Manger les animaux (humanisme)

Personnellement, je ne comprends même pas qu'on puisse trouver "bon" un produit qui n'est qu'une accumulation de souffrances, jusqu'à la mort. Le foie gras est un condensé de tortures. Et il est bien connu que nous "portons" ce que nous mangeons. Imaginons que cette souffrance ingérée devienne visible sur nous, qu'elle se transforme en pustules, que notre foie se dérègle lui aussi jusqu'à la mort............. Il y a un moment où il n'est plus possible de dire :"Je ne savais pas".......

J'ai mangé des animaux pendant 52 ans et je ne cherche nullement à culpabiliser qui que ce soit. C'est juste un état des lieux, purement factuel. Il est impossible aujourd'hui de dire qu'on ne savait pas ou qu'on n'est pas responsable de cette souffrance. Tant qu'il y aura des consommateurs, des animaux seront tués.

Le bourreau qui exécute un condamné à mort n'est pas responsable de la mort de cet homme ou de cette femme mais il y participe.

Celui ou celle qui mange du foie gras entretient les mises à mort. Il ne sera pas le bourreau mais celui qui condamne l'animal aux mains du bourreau. Et c'est finalement bien  pire car sans juge, il n'y aurait pas de bourreau...

 

Il y a aujourd'hui toutes les informations nécessaires pour pouvoir s'interroger sur nos actes et leurs conséquences. C'est d'ailleurs l'intérêt majeur d'internet. Et une fois l'information reçue et croisée avec d'autres sources, une fois l'analyse complète effectuée du pourquoi du comment, il faut s'arrêter et se poser une seule question : Est-ce que je peux en toute conscience faire du mal ?

 

Il y a un calcul très simple et qui est assez "parlant"....

Si je considère qu'il me reste 30 ans à vivre, ça représente 10 950 jours. Sachant que je mangeais environ cinq fois de la viande par semaine (viande, charcuterie, poisson), sur 30 ans, ça fait 1560 semaines. Si je considère que mon achat de viande a contribué à la mise à mort d'un animal, combien d'animaux est-ce que ça représente ? Même si je ne le mangeais pas en entier, le fait que je sois consommateur participe à ce commerce. Les nombres qui s'affichent sont effrayants...

Imaginons maintenant que tous les animaux qui ont été abattus pour que je puisse les manger, intégralement ou pas, soient au préalable regroupés sur un terrain, vivants et si possible en bonne santé.

Imaginons que je puisse les voir, les entendre, croiser leurs regards, les regarder vivre....

Imaginons quelques instants la masse vivante que ça représente.

Imaginons maintenant que tous ces animaux soient abattus et découpés, là , sur ce terrain...

Imaginons les cris et les peurs, imaginons le sang et les ventres ouverts. 

Il y a ainsi, chaque jour, de par le monde des milliers de milliers de terrains similaires...

On ne parle pas de tranches de viande soigneusement présentée dans une barquette....C'est ça tout le problème.

On met des photos de cancers de la gorge sur les paquets de cigarette mais il faudrait également afficher la tête de l'animal sur la barquette.

C'est beau les yeux d'une vache, c'est étrange le regard d'un poisson, c'est totalement innocent le regard d'un mouton...On se réjouit de les voir courir dans les champs ou de les voir nager dans la mer. On ne les voit plus quand ils sont présentés en tranches....

Ces publicités de la sécurité routière qui mettaient en scène des accidents de la route. Ça nous marquait tous. La souffrance les pleurs, les deuils.... L'humain est empli de compassion. Mais celle pour les animaux est minutieusement étouffée par les marchands.

Imaginons que sur une barquette de moutons, on mette la photo de l'animal dans un champ. Son regard surtout...Et là, on verra les consciences humaines.

Personnellement, c'est lorsque je me suis attaché à visualiser ce regard quand je passais dans le rayon boucherie que j'ai fini par ne plus manger d'animaux.

Est-ce qu'il est compatible d'aimer les animaux et de les manger ?  

La dialectique est très hypocrite d'ailleurs. Surtout au regard des enfants. 

"Tu veux une cuisse ou un morceau de blanc, mon chéri.?

-Une cuisse, s'il te plaît"

 

"Tu veux quel morceau de ce poulet mort, mon chéri ?"

 

L'effet n'est plus le même.

Mais il s'agissait bien pourtant d'un poulet vivant et pas d'une cuisse qui courait toute seule dans un champ...

 

Je rappelle d'autre part qu'il est prouvé depuis quelques temps déjà que l'exploitation animale à des fins alimentaires est la source la plus désastreuse d'atteintes à la Planète. Plus encore que l'industrie....

Le sol se meurt

De notre responsabilité commune.

 

 

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