Ouverture de la chasse : 1er juin...

Le gouvernement veut que la chasse commence deux mois plus tôt

 

Durée de lecture : 2 minutes

18 février 2020
 

    
 

Le gouvernement veut que la chasse commence deux mois plus tôt

L’État s’apprête à simplifier par décret la possibilité de commencer à chasser à partir du 1er juin, au lieu du 15 août aujourd’hui. Dans un communiqué, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) appelle à « s’opposer en masse à cette nouvelle régression ou il ne restera bientôt plus que les mois d’avril et de mai pour profiter d’une nature sans chasse en France ».

Chasser le sanglier ou le chevreuil à partir du 1er juin était déjà possible, mais strictement conditionné à l’obtention d’une autorisation individuelle préfectorale de chasse anticipée. « Dans les faits, la majorité des chasseurs attendait la fin des vacances d’été pour ressortir le fusil, indique l’association. Grâce à un nouveau décret en préparation, plus besoin d’autorisation préalable : feu à volonté dès le 1er juin. »

Concrètement, il s’agit d’un décret « relatif à la maîtrise des populations de grand gibier et de leurs dégâts », qui vise à « améliorer la situation », selon les mots du gouvernement : « Estimés à 30 millions d’euros par an, les dommages agricoles dus au grand gibier sont en hausse et essentiellement concentrés sur 15 % du territoire. La maîtrise des populations de grand gibier et notamment du sanglier est un enjeu de premier ordre. »

  • Télécharger le projet de décret :

Pour la LPO, « si l’explosion démographique des sangliers en France [est] bien réelle, les chasseurs en sont d’abord à l’origine. Nourrissage, préservation des laies reproductrices, lâcher d’individus élevés en captivité, importation des pays de l’Est, chasse en enclos, hybridation avec le cochon, tout a été fait au cours des cinquante dernières années pour favoriser la prolifération de l’espèce en France. »

Côté solution, la LPO prône entre autres « l’interdiction totale de l’agrainage des sangliers et de leur élevage ou importation »« laisser leur prédateur, le loup, se développer au lieu de vouloir en tuer toujours plus » et « une refonte du modèle agricole intensif qui encourage l’expansion continue des productions céréalières, en particulier du maïs, très apprécié par les sangliers. »

Ce projet de décret est ouvert à la consultation publique sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire jusqu’au 3 mars. La LPO invite les citoyens à y déposer un commentaire.

  • Source : LPO.

 

Décret relatif à la maîtrise des populations de grand gibier et de leurs dégâts

 

Du 11/02/2020 au 03/03/2020 - 1790 commentaires

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Estimés à 30 millions d’euros par an, les dommages agricoles dus au grand gibier sont en hausse et essentiellement concentrés sur 15% du territoire. La maîtrise des populations de grand gibier et notamment du sanglier est un enjeu de premier ordre. Le projet de décret relatif à la maîtrise des populations de grand gibier et de leurs dégâts propose de nouveaux outils pour améliorer la situation.

Le Gouvernement a décidé en 2018 d’impliquer directement les parties prenantes concernées pour trouver des solutions viables à travers un comité de lutte national contre les dégâts de gibier.

Les lignes directrices avaient été clairement définies : réflexion sur les modalités nouvelles d’incitation à la maîtrise des populations de grand gibier, prévention des dégâts agricoles et forestiers et leur indemnisation ainsi que prévention du risque sanitaire.

Les résultats des travaux de la mission parlementaire confiée en novembre 2018 au député Péréa et au sénateur Cardoux ont pris en compte dans la loi du 24 juillet 2019 portant création de l’Office français de la biodiversité, modifiant les missions des fédérations des chasseurs et renforçant la police de l’environnement.

Un groupe de travail associant les différentes structures agricoles, cynégétiques et forestières a été réuni le 10 janvier 2020 pour étudier le présent projet de décret d’application de cette loi.

Il présente des mesures réglementaires sur :
• la gestion y compris sanitaire, des enclos cynégétiques,
• une nouvelle mission de prévention de la formation spécialisée indemnisation des dégâts de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage,
• la définition du nombre minimal et maximal d’animaux à prélever sur les territoires identifiés en déséquilibre sylvo-cynégétique par le comité paritaire de la commission régionale de la forêt et du bois,
• l’encadrement des consignes de tirs,
• l’encadrement de la participation territoriale,
• la suppression de l’autorisation individuelle de chasse anticipée pour le sanglier et le chevreuil,
• la transmission au représentant de l’Etat, des données de prélèvements et de dégâts,
• l’avis des centres régionaux de la propriété forestière lors de la création des associations communales de chasse agréées.

Consultation

Le projet de décret a été soumis à l’avis du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage. Il a reçu un avis favorable le 5 février 2020.

Il est soumis à l’avis du Conseil d’État.

Le projet de décret est téléchargeable en pièce jointe.

En application du dernier alinéa du II de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Eté meurtrier

La solution n’est certainement pas de prolonger la période de chasse pendant l’été, engendrant un dérangement pour l’ensemble de la faune sauvage en pleine période de reproduction ainsi qu'une interdiction supplémentaire de la fréquentation de la nature et des dangers croissants pour les non chasseurs. Dix accidents mortels ont eu lieu lors de la saison de chasse 2019-2020, toujours en cours, contre 7 la saison précédente.

Les solutions sont plutôt l’interdiction totale de l’agrainage des sangliers et de leur élevage ou importation dans un but cynégétique, la fin des enclos de chasse desquels ils s'échappent ; ainsi que laisser leur prédateur le loup se développer au lieu de vouloir en tuer toujours plus. Résoudre durablement cette problématique passe également par une refonte en profondeur du modèle agricole intensif qui encourage l’expansion continue des productions céréalières, en particulier du maïs très apprécié par les sangliers et dont la France est le premier pays exportateur en Europe."

Les renards seraient aussi concernés par une telle libéralisation de la période de chasse, alors que plus d’un demi-million sont déjà inutilement exterminés chaque année en France. Un renard consomme pourtant 4 000 rongeurs par an, ce qui en fait un véritable allié de l’agriculture !"

https://paca.lpo.fr/protection/engagements/actualite/11240-le-gouvernement-veut-offrir-l-ete-aux-chasseurs?fbclid=IwAR2EDMYLgee8rKSFYmzaXIHTTjiGdyHVD1CByMIkFoHi3Dbce7GB69GDpE8

 


 

 

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Commentaires (7)

Thierry LEDRU
  • 1. Thierry LEDRU | 05/03/2020
Bonjour François
Pour moi non plus, il n'y a rien de clair dans ce texte ni dans tous ceux que je trouve sur le net et même ceux émanant du GVT. J'ai l'impression d'un sacré pataquès. Ma fille vit en Lozère et elle connaît plusieurs chasseurs et même entre eux, ils en arrivent à s'y perdre d'un groupe de chasse à un autre...
Je surveille les ajouts de textes mais le dernier n'est pas plus clair pour moi...

Publics concernés : tous publics, dont chasseurs, piégeurs, agriculteurs, sylviculteurs et usagers de la nature.
Objet : extension de la période de chasse du sanglier.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : le décret modifie l'article R. 424-8 du code de l'environnement qui définit, pour certaines espèces de gibier chassable, dont le sanglier, les dates d'ouverture et de fermeture de la chasse. Le décret modifie la date de fermeture de la chasse du sanglier, espèce très abondante en France et responsable de dégâts agricoles significatifs au printemps, qui est désormais fixée, au plus tard, au 31 mars et non plus au dernier jour de février. La date d'ouverture de la chasse du sanglier, reste inchangée, au plus tôt le 1er juin de l'année.
Références : le code de l'environnement modifié par le décret peut être consulté, dans sa rédaction issue de cette modification, sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr).
Francois
  • 2. Francois | 05/03/2020
Bonjour,

J'ai examiné le decret et j'avoue que je n'arrive pas a voir la modification des dates dela periode de chasse.
Si quelqu'un peut m'eclairer, je dois rater qqch
Thierry LEDRU
  • 3. Thierry LEDRU | 20/02/2020
Il est clair également que ce texte n'arrive pas n'importe quand. Le gouvernement cherche des votes pour les prochaines municipales...Le lobby des chasseurs est très puissant...Emmanuel Macron est un grand ami de Thierry Coste, "conseiller du président sur la chasse et la ruralité".
https://www.20minutes.fr/politique/2220187-20180214-pourquoi-emmanuel-macron-fait-cour-chasseurs
Projet politique avant tout...
Ce qui est encore plus pitoyable.
Mont
  • 4. Mont | 20/02/2020
Vu tous les dégâts que nous,les humains ,avons occasionnés sur tout le vivant ,la nature ,les écosystèmes , on est sidéré de constater que non seulement on n'essaye pas de reparer ,mais qu'on puisse encore continuer dans une logique de destruction, celle qui nous entraîne irrémédiablement vers le désastre , et céla malgré les avertissements des scientifiques
Thierry LEDRU
  • 5. Thierry LEDRU | 20/02/2020
Merci pour vos commentaires. Mais quand je lis les commentaires sur le site du gouvernement, je réalise à quel point notre lutte pour le respect du monde vivant est loin d'être gagné... J'ai l'impression que nous ne sommes qu'une minorité et c'est désespérant...
Obelix31
  • 6. Obelix31 | 20/02/2020
Le renard devrait être protégé, d'autant plus que son régime alimentaire en fait notre meilleur allié pour la lutte contre la MALADIE DE LYME!
De nombreuses sources en attestent.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/photos-renard-meilleur-allie-contre-maladie-lyme-1620617.html
HOTE Christine
  • 7. HOTE Christine | 20/02/2020
Protégeons ce qu'il peut encore l'être. Les lieux sauvages se raréfient et nous détruisons encore et encore.

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