"Pour le bien des enfants..." (école)

Et donc, jusqu'ici, mes élèves souffraient le martyre et je n'oeuvrais pas à leur bien-être.

Qu'ils aillent tous se faire foutre ces politiciens vérolés.


Le décret sur les rythmes scolaires est maintenu

"Le décret sur les rythmes est maintenu"... Il aura fallu que l'entourage du ministre de l'éducation nationale, Benoît Hamon, explicite la formule ambiguë utilisée par le chef du gouvernement lors de son discours de politique générale. Manuel Valls venait de jeter un doute en déclarant qu'il proposait un  "assouplissement du cadre des rythmes". En dépit de son habillage simple, la formule n'était pas immédiatement lisible. Elle est restée ambiguë jusqu'aux précisions de la rue de Grenelle.

Selon l'entourage de Benoît Hamon, il n'y aura donc "ni retrait, ni report, ni libre choix. L'assouplissement vise à l'application pleine et entière du texte du 24 janvier 2013 qui cadre la réforme des rythmes scolaires." Pour le premier ministre comme pour le ministre de l'éducation nationale, la concession se limite donc à une prise en compte des difficultés rencontrées par quelques communes dans cette mise en place avec l'"obligation maintenue pour toutes les communes d'appliquer le texte à la rentrée 2014".

Une aide des services rectoraux

A l'heure actuelle, 4 000 communes appliquent cette réforme, qui allège journée et classe et remet des cours une demi-journée de plus. Il en reste 20 000 dont le passage est prévu à la rentrée. Comme l'a rappelé Manuel Valls, 92 % ont établi un projet, 3 % ont du mal à trouver une organisation et 5 % font de la résistance.

Benoît Hamon assure donc que "les recteurs et les services de l'inspection académique disposent des adaptations juridiques nécessaires" pour aider les communes qui peinent le plus à boucler leur projet, mais aussi pour permettre aux communes qui avaient déjà un projet pédagogique ayant nécessité un aménagement des rythmes, de le conserver. Il ne s'agit pas de pénaliser les acteurs qui avaient déjà œuvré pour la réussite de l'enfant en leur demandant de changer de formule, explique en substance l'entourage de Benoît Hamon. Le décret du 24 janvier était notamment critiqué parce qu'il cassait des formules qui, sur le terrain, fonctionnaient.

Cet "assouplissement du cadre" ne passera ni par l'entrée dans un statut d'expérimentation, ni par une quelconque réécriture du décret, comme le demandait le SNUipp, le principal syndicat du premier degré, depuis le début.

Le premier ministre a par ailleurs rappelé que "l'aménagement des rythmes scolaires est une bonne réforme car avec elle beaucoup plus d'enfants ont accès à des activités périscolaires, sportives, culturelles très complémentaires de l'éducation donnée par les enseignants".

Maryline Baumard

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