Réalité contre fiction....

Etats-Unis : elle tue un des serial killers les plus recherchés du pays

Attaquée chez elle par un homme rencontré sur Internet, une Américaine a fini par le tuer. La police de Virginie-Occidentale a ensuite annoncé qu'il s'agissait probablement d'un des tueurs en série les plus recherchés du pays. 

27 Juil. 2015, 14h46 | MAJ : 27 Juil. 2015, 15h33
 
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Une Américaine, agressée chez elle par un homme, a fini par le tuer. La police a ensuite indiqué qu'il pourrait s'agir d'un des tueurs en série les plus recherchés du pays. 
Une Américaine, agressée chez elle par un homme, a fini par le tuer. La police a ensuite indiqué qu'il pourrait s'agir d'un des tueurs en série les plus recherchés du pays.  CBS

Cette Américaine a sans doute mis fin à la traque d'un des tueurs en série les plus recherchés des Etats-Unis. Agressée à son domicile de Charleston par Neal Falls, un homme qui avait pris contact avec elle sur Internet, Heather a réussi à le tuer alors qu'il avait fait tomber son pistolet.

 

Selon la police de Virginie occidentale, l'homme pourrait être lié à neuf disparitions de femmes dans trois autres Etats, rapporte la chaîne américaine CBS, relayée en France par Paris-Match

Les faits remontent au 18 juillet dernier. Neal Falls souhaitait passer la nuit avec une escort-girl lorsqu'il est arrivé dans la ville de Charleston. Après avoir pris contact avec Heather, il arrive à son domicile. Alors qu'elle ouvre la porte, Neal Falls est armé et prononce une phrase : «Vivre ou mourir», raconte la jeune femme. 

«Il était là pour me tuer»

«Quand il m'a étranglé, j'ai attrapé un râteau mais il a laissé tomber son pistolet en voulant m'enlever le râteau des mains. J'ai attrapé le pistolet et j'ai tiré derrière moi», détaille Heather. Celle-ci prend ensuite la fuite chez un voisin qui appelle les secours. «Elle avait des coupures et des marques sur tout le corps», explique le voisin. 

A leur arrivée, les forces de police découvrent le cadavre de Neal Falls et perquisitionne sa voiture. Les enquêteurs découvrent une machette, une pelle, des couteaux, des marteaux, des sacs plastiques ou encore une hache. Le même type d'armes a été découvert avec des corps démembrés près de Las Vegas, où Neal Falls habite, selon CBS. 

«Il semble que M. Falls soit un tueur en série, explique Steve Cooper, le chef de la police de Charleston. Je pense qu'elle a sauvé des vies en le tuant». «Je sais qu'il était là pour me tuer», ajoute Heather. La police de Virginie occidentale a demandé de l'aide au FBI dans son enquête. 

VIDEO. Elle tue un tueur en série sans le savoir
 

 

 

La réalité copie la fiction.....

 

"LES HEROS SONT TOUS MORTS"

Il se gara devant la maison, une allée empierrée, il descendit et ferma les vantaux en bois du portail. Il prit la mallette, l’enveloppa dans la veste et entra par le garage. Porte d’accès à la partie habitable. Il traversa la cuisine en direction du salon. Il voulait se servir un scotch avant de prendre une douche. Réfléchir encore.

Lucie.

Elle était assise dans le canapé. Il s’arrêta. Un coup au ventre, une décharge électrique qui courut en lui, comme s’il venait de toucher une clôture.

Il n’avait rien pressenti.

Il posa la mallette sur la table et la couvrit rapidement avec la veste.

« Qu’est-ce que tu fais là ? »

Il se reprocha la dureté de sa voix. Il n’avait rien deviné et ne le supportait pas.

« Je t’attendais. J’ai quelque chose d’important à te dire.

-Tu veux baiser ? lança-t-il sur un ton rieur. Il voulait se reprendre, cacher son inquiétude, ne pas laisser transparaître sa nervosité.

-Non, vraiment pas. Ni ce soir, ni plus jamais. Je te quitte. »

Elle s’était levée, elle avait pris son sac.

Elle posa les clés sur la table.

Il n’avait rien pressenti. Comme avec Chloé. Les femmes s’obstinaient à l’humilier. Une colère immense, une brûlure qui l’envahit et réveilla la douleur de son front. Comme si la colère était allée se nicher dans un antre fragilisé.

« Qu’est-ce que c’est que ce délire ? C’est parce que je suis allé courir que tu me fais une crise ? J’ai besoin de décompresser, tu le sais bien pourtant !

-Rien à voir. Je sais bien que ton boulot est stressant et que tu lui accordes une place immense. C’est bien ça le problème d’ailleurs. Moi, je ne suis rien qu’un substitut, un produit de remplacement quand tu n’as pas le temps d’aller te vider là-haut. Alors, tu me baises et tu te vides. J’en ai marre de ça, c’est sans espoir. Je ne compte pas pour toi. J’en ai marre que tout soit sali, j’ai besoin d’amour, un véritable amour. »

Il n’avait rien pressenti et c’était insupportable. Bien pire que tout. Comme si les femmes détenaient un pouvoir plus puissant que le sien, comme si, à tout jamais, il ne serait que le dindon de la farce, celui qui ne voit rien venir, qui ne comprend rien, qui ne serait qu’un jouet dans leurs mains. La brûlure dans son crâne s’amplifia. Il savait comment l’éteindre.

Elle n’aimait pas son silence, elle devinait des crispations redoutables. Elle n’avait plus rien à dire. Elle voulut quitter la maison, s’éloigner, ne plus le voir, l’oublier.

Elle ne vit pas le coup venir. Une claque monumentale. Elle tomba au sol et il se rua sur elle.

« T’es qu’une salope, comme toutes les autres, toujours à m’humilier, c’est ça qui te fait jouir, hein, c’est ça ? »

Elle chercha à se redresser mais un coup de pied dans le ventre lui coupa le souffle.

Il hurlait.              

« Tu t’es foutue de ma gueule hein, t’en as bien profité, t’as bien caché ton petit manège. Et maintenant, tu me jettes comme une merde. Tu m’as manipulé pour que je ne devine rien.

-Arrête, lâcha-t-elle en se glissant sous la table.

-Sors de là, salope, je vais te montrer ce que ça coûte de te foutre de moi. »

Elle se releva en saisissant la mallette posée à l’extrémité de la table, elle la jeta au sol en courant vers la cuisine. Porte d’entrée inaccessible, il lui barrait la voie.

« Putain, touche pas à ça! »

Il ramassa la mallette avec délicatesse, comme un animal blessé, un objet précieux, une marque de tendresse, un amour absolu. Il la reposa sur la table, respectueusement et se tourna vers Lucie. Une rage totale. Des affronts qu’il fallait laver.

Elle espérait sortir par la baie vitrée de la cuisine. Il était dans son dos.

Elle saisit le couteau à pain posé sur le buffet américain et le serra contre son ventre.

« Cette fois, tu vas t’en souvenir un bon moment ! » hurla-t-il en se précipitant dans la pièce.

La porte était fermée à clé. Elle n’aurait pas le temps. Son cœur battait à la rendre sourde. Elle devinait les coups à venir. Et elle n’en voulait plus. Elle se retourna brusquement au moment où il arrivait sur elle, la main levée.

Il s’empala sur le couteau. Milieu du ventre. Il ouvrit la bouche mais rien ne sortit. Elle se dégagea sur le côté, incapable de soutenir ce regard de fou. Et le rictus de sa bouche.

Il serrait le manche du couteau, incrédule.

Il n’avait rien pressenti et c’était pire que tout.

Il tomba en avant, sur le ventre. La lame le traversa de part en part.

Elle tituba jusqu’au salon, assommée par la vision, anéantie par le drame.

Elle se dirigeait vers la porte d’entrée lorsque le téléphone sonna. Elle s’arrêta, comme figée par une présence, comme si l’appareil transférait les images, comme si le meurtre était déjà diffusé sur les ondes. Une terreur en elle, un flot d’images chaotiques, l’arrestation, la prison, un tribunal, meurtre d’un policier, condamnation à perpétuité, trouver des témoignages, des soutiens, une femme battue, il était fou de colère, elle s’était défendue.

La sonnerie perdurait. Un électrochoc. Un lien salvateur qui la protégeait de la crise de nerfs.

Réfléchir…

Thomas.

Elle s’appuya contre le mur du hall, terrifiée à l’idée de voir Lucas surgir, comme un diable immortel.

Téléphone portable. Joindre Thomas. Le seul qui pouvait la sauver.

 

Les heros sont tous morts

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