Sponsoring VS Marketing.

Je pense qu'un jour, on verra des grandes entreprises, multinationales ou autres, entrer dans l'école par des "partenariats..." Du sponsoring en échange du marketing...Je sais bien que tout le monde rigole quand je dis ça, que c'est impossible, que l'Etat ne mêlera pas l'école et l'économie, que les communes ne laisseront pas entrer les prédateurs dans les cours d'école...

J'aimerais me tromper. 

Valse des appels d'offres autour des rythmes scolaires

2 millions d'euros. C'est le coût moyen de la réforme pour les grandes villes passées aux 4 jours et demi *. Ce sont aussi une opportunité unique pour les entreprises concernées.

Le coût est une chose, le tempo de l'application de la réforme des rythmes scolaires une autre. Pour bâtir un projet en un temps record, la majorité des maires ont en effet préféré attendre 2014 pour se lancer. Non sans difficulté : les appels à projets en direction des associations, chargées d'animer les trois heures hebdomadaires libérées, ont parfois été publiés dans la précipitation. La Ville de Lyon, qui a opté pour des activités le vendredi après-midi, n'a pas lancé d'appel à projets, mais signé une convention. « Un appel à projets est très chronophage : les associations n'avaient absolument pas envie de devenir nos prestataires », rapporte Anne Brugnera, adjointe à l'éducation. A charge pour la trentaine d'associations partenaires de proposer des activités aux petits Lyonnais.

Financer la réforme

« Nous percevons les fonds de l'Etat et les reversons aux associations partenaires qui paient les animateurs », détaille l'adjointe. Les recettes perçues par la Ville regroupent les fonds versés par l'Etat (1,7 million d'euros), ceux de la caisse d'allocations familiales (CAF) avec la prestation de service ordinaire (3,3 millions) et la participation des parents (3,2 millions), soit quelque 8 millions d'euros. A ce stade, la Ville n'a perçu qu'un premier versement de 3 millions d'euros « qui aidera les associations ». Quelle sera la charge pour la collectivité ? La mairie, qui comme 38 % des grandes villes a choisi de faire payer les parents, assure qu'elle n'a pas encore fait le calcul... A Montpellier, le maire Philippe Saurel estime entre 2 et 2,5 millions d'euros par an le coût net de la réforme. La Ville verse 2,5 millions aux associations et évalue ses dépenses de personnels entre 1,7 et 2 millions. Côté recettes, la Ville perçoit 1,8 million d'euros du fonds d'amorçage et 300.000 euros de la CAF. Un appel d'offres a été lancé au début de l'été : 147 projets présentés par une centaine d'association ont été retenus. La municipalité fait aujourd'hui intervenir 300 animateurs par jour dans ses écoles. « Nous avons eu beaucoup de mal à recruter. Nous avons même été obligés de diffuser des appels dans la presse ! » se désole Philippe Saurel, qui aurait préféré du « temps pour peaufiner ses appels d'offres ».
 
Cette réforme impacte les collectivités bien au-delà du seul aspect financier. « Les modes d'organisation du travail ont évolué, mais également le volume horaire de certains personnels, notamment les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), qui ont vu leur charge de travail se développer », relève ainsi le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale dans un rapport d'étape daté de juillet. « Les personnels auditionnés souffrent d'un déficit de formation pour faire face à la demande de l'Etat », complète Martial Meurice-Ternus, chargé de mission.

Les prochains chantiers

La formation des animateurs et de leurs personnels : c'est bien le prochain chantier auquel vont s'attaquer les collectivités. Confrontées aux compétences variables des animateurs et à un fort turn-over, les communes vont engager dans les mois à venir de vastes plans de formation. A Lyon, seule la moitié des 1.500 animateurs recrutés cet été a le brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur (Bafa). La mairie a organisé une première formation à la Toussaint, dans les Maisons de l'emploi, et un appel d'offres sera lancé en 2015. A Montpellier, plusieurs appels à projets sont en cours, affirme la mairie. A Paris, ville pionnière dans la mise en oeuvre de la réforme, le budget formation du pôle animation a augmenté de 60 % en 2013 et la mairie va proposer avec la CAF un parcours de formation « rythmes scolaires » pour les personnels concernés.

Les acteurs de la formation en embuscade

Signe des temps, l'Ifac, institut de formation, d'animation et de conseil, s'est récemment doté d'un nouveau catalogue de formation pour accompagner la réforme sous tous ses aspects : RH, formation, financement, management. Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) a également enrichi son offre, à destination des agents et des cadres chargés d'orchestrer les nouveaux rythmes scolaires. Ces formations sont gratuites pour les collectivités. Pour des besoins spécifiques, tels que ceux liés à la mise en place de la réforme, des appels d'offres sont publiés par le CNFPT. Les prestataires sont les associations d'éducation populaire et les cabinets privés. « Les montants de ces marchés varient beaucoup en fonction du besoin, de la durée et du nombre d'agents concernés », souligne Anne Aba-Péréa, responsable du pôle de compétences action éducative de l'Inset-CNFPT de Nancy. Et de citer le marché lancé en 2014 par la délégation Rhône-Alpes Grenoble du CNFPT pour un montant de 147.000 euros. Il s'agissait de répondre à un « besoin particulièrement important de demandes de formation pour cinq départements ».
Marie-Caroline Missir
*Source : AMGVF

LE 26/11 À 00:19
 Valse appels d'offres autour rythmes scolaires Valse des appels d'offres autour des rythmes scolaires1 / 1

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/0203960757384-valse-des-appels-doffres-autour-des-rythmes-scolaires-1068269.php?KkZwRIlbAsU4eBVR.99

Valse des appels d'offres autour des rythmes scolaires

2 millions d'euros. C'est le coût moyen de la réforme pour les grandes villes passées aux 4 jours et demi *. Ce sont aussi une opportunité unique pour les entreprises concernées.

Le coût est une chose, le tempo de l'application de la réforme des rythmes scolaires une autre. Pour bâtir un projet en un temps record, la majorité des maires ont en effet préféré attendre 2014 pour se lancer. Non sans difficulté : les appels à projets en direction des associations, chargées d'animer les trois heures hebdomadaires libérées, ont parfois été publiés dans la précipitation. La Ville de Lyon, qui a opté pour des activités le vendredi après-midi, n'a pas lancé d'appel à projets, mais signé une convention. « Un appel à projets est très chronophage : les associations n'avaient absolument pas envie de devenir nos prestataires », rapporte Anne Brugnera, adjointe à l'éducation. A charge pour la trentaine d'associations partenaires de proposer des activités aux petits Lyonnais.

Financer la réforme

« Nous percevons les fonds de l'Etat et les reversons aux associations partenaires qui paient les animateurs », détaille l'adjointe. Les recettes perçues par la Ville regroupent les fonds versés par l'Etat (1,7 million d'euros), ceux de la caisse d'allocations familiales (CAF) avec la prestation de service ordinaire (3,3 millions) et la participation des parents (3,2 millions), soit quelque 8 millions d'euros. A ce stade, la Ville n'a perçu qu'un premier versement de 3 millions d'euros « qui aidera les associations ». Quelle sera la charge pour la collectivité ? La mairie, qui comme 38 % des grandes villes a choisi de faire payer les parents, assure qu'elle n'a pas encore fait le calcul... A Montpellier, le maire Philippe Saurel estime entre 2 et 2,5 millions d'euros par an le coût net de la réforme. La Ville verse 2,5 millions aux associations et évalue ses dépenses de personnels entre 1,7 et 2 millions. Côté recettes, la Ville perçoit 1,8 million d'euros du fonds d'amorçage et 300.000 euros de la CAF. Un appel d'offres a été lancé au début de l'été : 147 projets présentés par une centaine d'association ont été retenus. La municipalité fait aujourd'hui intervenir 300 animateurs par jour dans ses écoles. « Nous avons eu beaucoup de mal à recruter. Nous avons même été obligés de diffuser des appels dans la presse ! » se désole Philippe Saurel, qui aurait préféré du « temps pour peaufiner ses appels d'offres ».

Cette réforme impacte les collectivités bien au-delà du seul aspect financier. « Les modes d'organisation du travail ont évolué, mais également le volume horaire de certains personnels, notamment les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), qui ont vu leur charge de travail se développer », relève ainsi le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale dans un rapport d'étape daté de juillet. « Les personnels auditionnés souffrent d'un déficit de formation pour faire face à la demande de l'Etat », complète Martial Meurice-Ternus, chargé de mission.

Les prochains chantiers

La formation des animateurs et de leurs personnels : c'est bien le prochain chantier auquel vont s'attaquer les collectivités. Confrontées aux compétences variables des animateurs et à un fort turn-over, les communes vont engager dans les mois à venir de vastes plans de formation. A Lyon, seule la moitié des 1.500 animateurs recrutés cet été a le brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur (Bafa). La mairie a organisé une première formation à la Toussaint, dans les Maisons de l'emploi, et un appel d'offres sera lancé en 2015. A Montpellier, plusieurs appels à projets sont en cours, affirme la mairie. A Paris, ville pionnière dans la mise en oeuvre de la réforme, le budget formation du pôle animation a augmenté de 60 % en 2013 et la mairie va proposer avec la CAF un parcours de formation « rythmes scolaires » pour les personnels concernés.

Les acteurs de la formation en embuscade

Signe des temps, l'Ifac, institut de formation, d'animation et de conseil, s'est récemment doté d'un nouveau catalogue de formation pour accompagner la réforme sous tous ses aspects : RH, formation, financement, management. Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) a également enrichi son offre, à destination des agents et des cadres chargés d'orchestrer les nouveaux rythmes scolaires. Ces formations sont gratuites pour les collectivités. Pour des besoins spécifiques, tels que ceux liés à la mise en place de la réforme, des appels d'offres sont publiés par le CNFPT. Les prestataires sont les associations d'éducation populaire et les cabinets privés. « Les montants de ces marchés varient beaucoup en fonction du besoin, de la durée et du nombre d'agents concernés », souligne Anne Aba-Péréa, responsable du pôle de compétences action éducative de l'Inset-CNFPT de Nancy. Et de citer le marché lancé en 2014 par la délégation Rhône-Alpes Grenoble du CNFPT pour un montant de 147.000 euros. Il s'agissait de répondre à un « besoin particulièrement important de demandes de formation pour cinq départements ».
Marie-Caroline Missir
*Source : AMGVF

LE 26/11 À 00:19
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