Sylvain Tesson

« En ville, le libéral, le gauchiste, le révolutionnaire et le grand bourgeois paient leur pain, leur essence et leurs taxes. L'ermite, lui, ne demande ni ne donne rien à l'Etat. Il s'enfouit dans les bois, en tire substance. Son retrait constitue un manque à gagner pour le gouvernement. Devenir un manque à gagner devrait constituer l'objectif des révolutionnaires. Un repas de poisson grillé et de myrtilles cueillies dans la forêt est plus anti-étatique qu'une manifestation hérissée de drapeaux noirs.» Sylvain Tesson

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Sylvain Tesson : 16 belles pensées d'un Aventurier

21.12.2017, 01:024 commentaires

 

Sylvain Tesson : 16 belles pensées d'un Aventurier

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Parce que des fois, on enverrait bien tout bouler comme lui.

 

«Je m'étais promis avant mes quarante ans de vivre en ermite au fond des bois. Je me suis installé pendant six mois dans une cabane sibérienne sur les rives du lac Baïkal, à la pointe du cap des Cèdres du Nord. Un village à cent vingt kilomètres, pas de voisins, pas de routes d'accès, parfois, une visite. L'hiver, des températures de -30°C, l'été des ours sur les berges. Bref, le paradis.»

Sylvain Tesson, est un écrivain hors-norme, membre de la Société des explorateurs français, est un voyageur  à la plume inspirante. Entre sa traversée à vélo du désert central en Islande, son étape spéléologie à Bornéo, son tour du monde à bicyclette, sa traversée de l'Himalaya, à pied, ou encore l'exploration de l'Asie centrale à cheval, l'homme a de quoi nous enseigner. Voici une sélection quelques réflexions de l'aventurier, rédigées depuis une cabane au fond de la Sibérie ou simplement pendant ses aventures.

«On dispose de tout ce qu'il faut lorsque l'on organise sa vie autour de l'idée de ne rien posséder.» 

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« L'homme libre possède le temps. L'homme qui maîtrise l'espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on ne sait même plus qu'il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont.»

 

« Rien ne vaut de passer un bon moment avec soi même, à parcourir les rayonnages de sa bibliothèque intérieure. »

«Comment peut-on préférer mettre les oiseaux dans la mire d'un fusil plutôt que dans le verre d'une jumelle ? »

 

 « Lorsqu'on quitte un lieu de bivouac, prendre soin de laisser deux choses. Premièrement : rien. Deuxièmement : ses remerciements." L'essentiel ? Ne pas peser trop à la surface du globe. »

 

« En ville, le libéral, le gauchiste, le révolutionnaire et le grand bourgeois paient leur pain, leur essence et leurs taxes. L'ermite, lui, ne demande ni ne donne rien à l'Etat. Il s'enfouit dans les bois, en tire substance. Son retrait constitue un manque à gagner pour le gouvernement. Devenir un manque à gagner devrait constituer l'objectif des révolutionnaires. Un repas de poisson grillé et de myrtilles cueillies dans la forêt est plus anti-étatique qu'une manifestation hérissée de drapeaux noirs.»

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« Lire nous confirme que la solitude est un trésor. Un livre peut changer une vie. Et dire qu'il n'y a aucune mise en garde d'inscrite sur la couverture !»

 

 « S'asseoir devant la fenêtre le thé à la main, laisser infuser les heures, offrir au paysage de décliner ses nuances, ne plus penser à rien et soudain saisir l'idée qui passe, la jeter sur le carnet de notes. Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. »

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« Je préfère les natures humaines qui ressemblent aux lacs gelés à celles qui ressemblent aux marais. Les premiers sont durs et froids en surface mais profonds, tourmentés et vivants en-dessous. Les seconds sont doux et spongieux d’apparence mais leur fond est inerte et imperméable. »

 

« Au cours de ces journées là-haut, je me consacre à la pure réjouissance d'être. Tirer sur son clope, seul, devant le lac ; ne nuire à rien, ne subir le diktat de personne, ne désirer pas plus que ce que l'on éprouve et savoir que la nature ne nous rejette pas. Dans la vie, il faut trois ingrédients : du soleil, un belvédère, et dans les jambes le souvenir lactique de l'effort. Et aussi des petits Montecristo. Le bonheur est fugace comme une bouffée de cigare. »

En avant, calme et fou : Une esthétique de la bécane .

 « L'ermite ne s'oppose pas, il épouse un mode de vie. Il ne dénonce pas un mensonge, il cherche une vérité. Il est physiquement inoffensif et on le tolère comme s'il appartenait à un ordre intermédiaire, une caste médiane entre le barbare et le civilisé. »

 

 « L'espérance est une insulte à l'instant.»

 

 « Je préfère les natures humaines qui ressemblent aux lacs gelés à celles qui ressemblent aux marais. Les premiers sont durs et froids en surface mais profonds, tourmentés et vivants en dessous. Les seconds sont doux et spongieux d'apparence mais leur fond est inerte et imperméable. »

« Un ermite ne menace pas la société des hommes. Tout juste en incarne-t-il la critique. Le vagabond chaparde. Le rebelle appointé s'exprime à la télévision. [...] »


« L'ermite se tient à l'écart, dans un refus poli. Il ressemble au convive qui, d'un geste doux, refuse un plat. Si la société disparaissait, l'ermite poursuivrait sa vie d'ermite. Les révoltés, eux, se trouveraient au chômage technique. L'ermite ne s'oppose pas, il épouse un mode de vie. Il ne dénonce pas un mensonge, il cherche une vérité. Il est physiquement inoffensif et on le tolère comme s'il appartenait à un ordre intermédiaire, une caste médiane entre le barbare et le civilisé. Yvain, le chevalier fou d'amour, erre tout nu dans la forêt. Il rencontre un ermite qui le recueille, le soigne, le ramène à la raison et le reconduit à la ville. L'ermite, passeur des mondes. »

 

« Il est bon de n'avoir pas à alimenter une conversation. D'où vient la difficulté de la vie en société? De cet impératif de trouver toujours quelque chose à dire. »

 

 «  L'enfer, ce n'est pas les autres, c'est l'obligation de vivre avec eux. Le mieux consiste donc à construire un donjon solitaire avec le ciment de son rêve suffisamment solide pour que le ressac du monde extérieur s'y fracasse. »

« Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu. »

Dans les forêts de Sibérie

Sources :

Sur les chemins noirs - Sylvain Tesson

Dans les forêts de Sibérie - Sylvain Tesson

L'axe du loup - Sylvain Tesson

Une très légère oscillation  - Sylvain Tesson

En avant, calme et fou : Une esthétique de la bécane  - Sylvain Tesson

 

En lien avec avec les articles: 

Marc Aurèle - Pensées pour moi-même.  Extraits et citations inspirantes

 

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Tags : Changer de vie avec les livres, Déconditionnement, Hypnose, Inspiration, Sylvain Tesson

 

 

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Commentaires (2)

Thierry LEDRU
  • 1. Thierry LEDRU | 27/11/2019
Bonjour Nicole
Une amitié de haute valeur. Une trace hautement recommandable.
Nicole
  • 2. Nicole | 27/11/2019
Oui
Je rencontre l univers de Sylvain Tesson et il devient mon ami.

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