Tantrisme (2) (sexualité sacrée)

Le tantra pour célébrer l'amour

 

Par Catherine Maillard

 
 
 
 
Les hommes et les femmes ont changé, les couples et leur sexualité aussi... le tantra, une pratique spirituelle basée sur l'énergie sexuelle peut opérer une véritable révolution. </p> <p>Le point sur un nouveau comportement sexuel.

Le tantra, une pratique spirituelle basée sur l'énergie sexuelle peut opérer une véritable révolution érotique. Et si finalement c'était plus simple qu'on ne le croit. Démonstration !

« Quand nous nous sommes connus, notre liaison était torride, et nos ébats sans fin. Puis avec le temps, le désir s'est émoussé et ses assauts virils avec. Une amie m'a parlé d'un stage de tantra qu'elle avait fait, qui a révolutionné sa sexualité. J'y suis allée, seule. Et effectivement j'ai découvert de nouvelles saveurs et une autre communication dans mon couple. » Comme beaucoup d'autres femmes, Sandrine est venue au tantra parce que ses ébats se sont essoufflés. « C'est une dimension plus sensuelle, au-delà du traditionnel va-et-vient. Là où nous focalisons notre attention sur les organes génitaux, le tantra fait vibrer le corps dans sa globalité, » explique Diane Bellego, psychothérapeute, spécialisée en tantra. Le tantra nous vient de l'Inde, il y a plus de quarante siècles. Cette philosophie qui utilise l'amour charnel dans une perspective d'ouverture spirituelle, est en quelque sorte la voie vers une sexualité différente. Lorsque l'âme est reliée au corps, l'union sexuelle va au-delà de la recherche du plaisir, elle devient la fusion de shakti, le principe féminin, et shiva le principe mâle. Basée sur la respiration, l'éveil des sens et de ses centres d'énergie, elle peut être une merveilleuse clé d'épanouissement sexuel.

La femme mène le bal

La femme est au centre du tantra. « Je suis devenue plus sûre de moi, dans ma façon d'exprimer mon désir. Je n'attendais plus que ce soit lui qui m'amène sur la rive du plaisir. La source est en moi, » témoigne Sandra 33 ans. Shakti, l'énergie féminine est à l'origine de la création et c'est donc à la femme, la déesse, que revient l'initiative pendant la danse de l'amour. L'homme n'est pas passif, loin de là, mais il quitte son attitude essentiellement active que lui propose la sexualité occidentale. « Pour atteindre la jouissance, la femme a besoin de davantage de temps, et de lenteur, d'une rencontre avec l'autre qui ne soit pas basée en majeure partie sur les organes génitaux, dans une tension uniquement sexuelle,» explique Bhagvati Granier, animatrice de stages de tantra. Une frénésie active n'est plus de mise, plutôt la douceur et la réceptivité. La femme accomplit les gestes de l'amour, guide et accompagne, donne le rythme, profondément à l'écoute de son désir intérieur. En conséquence, les mouvements sont plus subtils et elle peut ralentir le rythme, là où l'homme en proie à l'excitation l'accélèrerait. Et l'acte sexuel est évidemment plus long.

C'est donc aussi pour l'homme, l'occasion de se libérer du poids de ses responsabilités masculines. Là où les magazines disent qu'il faut la faire jouir aussi fort que Rocco Sifredi, avec la sophistication d'un Casanova, les tantrika lui proposent de se relaxer, prendre son temps, faire l'amour sans but précis, s'autoriser à être réceptif.

Respirer, c'est jouir de la vie

« Les exercices de respiration face à face, pendant un stage de tantra, les yeux grands ouverts, m'ont permis d'être plus à l'aise avec le 

désir de l'homme. Y compris quand ce n'est pas le mien, » raconte Sophie, 30 ans. Dans le tantra la respiration est au centre de la sexualité. Respirez mieux, vivez mieux, jouissez mieux ! Avez-vous déjà essayé d'harmoniser votre souffle à celui de votre partenaire ? Les bienfaits sont multiples. A commencer par habiter son corps, ici et maintenant, un des principe fondamental du tantra. « Lorsque vous faites l'amour, ce n'est pas temps de penser à hier ou de prévoir pour demain », précise Bhagvati Granier. Une attitude bien plus fréquente qu'il n'y paraît, et qui a entre autre pour conséquence nombre troubles du désir. Au contraire, le travail sur le souffle, permet de quitter son mental et ses nombreuses pensées parasites pour enfin revenir dans ce corps sacré, divin, qui comporte jardins rivières et sanctuaires. Et donc de ressentir. Profonde inspiration, large expiration, et l'attention est bien obligée de se porter sur notre temple, le centre de nos ébats. « Grâce au tantra, je me suis retrouvée. Avant quand je faisais l'amour, j'étais concentrée sur mon partenaire, attentive à l'amener sur les crêtes de l'orgasme et je m'oubliais. J'étais coupée de mon plaisir et de mon corps, » confie Michèle 27 ans. » D'abord s'écouter soi, propose le tantra, pour ensuite goûter à deux à l'extase...

L'éveil des sens

« Ici, il ne s'agit pas de se détourner du corps mais de le vénérer, de le sublimer, d'en faire le temple où se déroule la célébration de la vie, » propose Diane Bellego. Pour entretenir la flamme et lutter contre l'érosion du désir, les tantrika préconisent de nouvelles habitudes amoureuses sur la base de plus de sensualité. « Atteindre l'extase dans le tantra ne peut se faire sans la participation de nos cinq sens, » soutient Diane. Trop souvent nous banalisons notre enveloppe. Le tantra, une approche plus sensuelle que sexuelle, englobe le corps dans sa totalité, et privilégie la réceptivité. C'est-à-dire mobiliser ses cinq sens, la vue, le goût, l'odorat, le toucher l'audition. « Osez, par exemple, le langage érotique : tendre, câlin, ou franchement cru,» suggère Diane Bellego. Murmurez-lui son prénom sur tous les tons, en ronronnant, roucoulant... On oublie souvent le pouvoir érotique du verbe, or les mots sont de véritables aliments du désir. Elle recommande aussi d'autres préliminaires, comme toucher l'autre différemment. « j'ai découvert la lenteur, témoigne Michelle ». Vous pouvez explorer la peau de l'autre centimètre par centimètre. Dans le tantra on s'aventure sans boussole, dans une lente exploration, comme on parcourt un sentier... le courbure du cou, les aines vallées. La sensualité est un mélange de menus plaisirs, massages, musiques, et autres douceurs qui s'exprime avec lenteur et volupté. En règle générale, la pénétration est au cœur des ébats sexuels et nous avons pour habitude d'être efficace et focalisés sur les zones érogènes. Là c'est le corps tout entier qui est en jeu (doigts de pieds, oreilles, derrière les genoux) avec comme seule consigne : ne rien attendre, ne rien provoquer, juste ressentir...

L'orgasme à répétition

« J'aime mon mari et malgré tout 

ma jouissance me laissait sur ma faim. Depuis le tantra, mes orgasmes sont déferlants et surviennent à répétition. Il y a davantage que le sexe en jeu, il y a le souffle de l'autre, le regard, le toucher, ce sont deux corps qui dansent », confie Michelle 37 ans. Au lieu d'une détente génitale localisée, certes fort agréable, vous faites l'expérience d'une série prolongée de « vagues de plaisir subtiles, continues qui gagnent le corps en entier, vous donne l'expression de vous fondre en votre partenaire, » assure Bhagvati Granier. Cette possibilité de jouissance très particulière, s'obtient bien sûr après s'être familiariser avec les différentes pratiques tantriques (le souffle, l'éveil des sens...) En fait que se passe-t-il ? l'énergie sexuelle, la kundalini, remonte le long de votre colonne vertébrale, telle un frisson voluptueux, pour rayonner finalement dans tout votre corps. Là ou d'habitude le jeu s'arrête, après l'orgasme, dans le tantra il commence : l'énergie des deux amants se mélange et fusionne. La communion sexuelle devient alors une expérience d'intimité profonde qui ouvre sur une rencontre d'un autre type : une communion sacrée.

 

 

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