Tout le mal est là.

Le savoir et la compréhension sont deux choses tout à fait différentes. Seule, la compréhension peut mener à l'être. Le savoir est au service de l'avoir. Il n'est qu'une présence passagère, comme une matière putrescible. L'enseignement n'apprend aux enfants qu'à emmagasiner s'il ne prône que l'avoir. C'est une course à la surenchère. "Moi, je possède plus que toi." Société de consommation qui somme les cons de lui obéir.

Un nouveau savoir chasse l'ancien, comme l'ipod 324 chassera le modèle 323.

Le savoir aura permis d'établir une hiérarchie dans la capacité des individus à absorber les données comme un ivrogne se remplit. L'ivresse est douce, elle annihile les douleurs de cet être qui est plus vide que le néant.

La compréhension.

Elle s'installe lorsque les individus qui s'attellent au savoir entreprennent simultanément une observation interne des phénomènes générés par la difficulté liée au travail d'acquisition : toutes les émotions, le doute, la peur, le stress, l'estime de soi, la prétention, la volonté, l'opiniâtreté, le découragement, les intentions avouées, les intentions cachées, tout ce qui relève de l'existentiel et non du cognitif. Le bonheur n'est pas dans l'obtention d'une note ou d'un diplôme mais dans la compréhension de soi, dans cette connaissance dont on ne parle pas aux enfants.

Et c'est la cause essentielle du désastre.

Quand on a gavé pendant des années des individus qui se cherchent, jusqu'à leur donner le sentiment que ces connaissances sont une raison supplémentaire à leur perdition, il est vain de vouloir les maintenir dans un système qui les égare.

Tant qu'on ne prendra pas en considération la dimension existentielle de l'enseignement, on oeuvrera à la construction d'une société où cohabiteront des individus éteints, consuméristes, matérialistes, immatures et quelques individus révoltés, jusqu'à la folie, jusqu'au meurtre, jusqu'au suicide...

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