Avant la pensée...(spiritualité)

La pensée n'est pas à la source de la vie, elle ne fait que la commenter ou la compliquer ou l'effacer même...

 

Je sais d'où venaient, enfant, ces moments de contemplation qui me liquéfiaient jusqu'aux larmes.

Ce souvenir insaisissable, irrémédiablement enfoui, dans un Inconscient vorace, ces perceptions remontées à la surface, cet état de paix indescriptible... 

C'était la Vie en moi, avant la pensée. La plénitude.

Nous existons avant même d'y penser et nous passons, pourtant, le reste de notre vie à penser à notre existence. Mais, dans cette démarche-là, nous ne retrouvons pas la plénitude.

 

La Nature, la contemplation, la méditation, l'Amour... Un retour vers l'état originel. Avant la pensée.

La famille, le travail, l'argent, les projets, l'actualité, le monde agité des Humains qui pensent...

Nous avons réduit notre existence à la pensée. La pensée établit le cadre et dans cet espace délimité, la Conscience du Vivant n'est pensée qu'à travers des filtres modélisés.

 

C'est effrayant de constater que nous considérons notre modèle éducatif comme une voie de croissance intérieure...Si je repense à tous les enseignements que j'ai reçus ou à ceux que j'ai moi-même cherché à acquérir, je réalise combien la plénitude n'y trouve aucune place...C'est une course sans fin à l'accumulation de pensées, de connaissances livresques, cette fameuse "culture générale" et celle plus redoutable encore de culture professionnelle.

Personne ne m'a jamais expliqué qu'il est bon, sain et naturel de chercher à rétablir en soi l'absence de pensées, l'absence de tourments, de volonté, de projections...Qu'il est sain et juste de plonger dans cet Inconscient archaïque, de retrouver en soi celui qui est. Et non, uniquement celui qui pense.

 

J'étais assis sur un gros rocher au bord de l'Océan et je regardais les vagues. J'avais dix ans et je ne comprenais rien à cette tristesse qui m'envahissait parfois. Comme un sentiment de deuil. 

C'est moi que j'avais perdu, le Moi dans la paix, le Moi, avant la pensée. 

 

Je suis heureux d'avoir pu retrouver en moi l'instant originel de paix absolue. 

Au coeur des montagnes, au coeur de l'Amour pour Nathalie, pour les enfants, pour la vie entière.

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