C'est si beau

Ces humains qui agissent...

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De ses propres mains, Jadav Payeng a fait pousser une forêt à partir d’un banc de sable de 550 hectares au milieu du fleuve Bramaputra, en Inde. Le site héberge plusieurs animaux dont des espèces en danger de disparition. L’endroit se trouve à Jorhat, à 350 kilomètres du chemin de Guwahati, difficile d’accès.

 

1979 : début de la construction !

Il y a 33 ans, à cet endroit, les inondations avaient chassé les serpents d’un grand banc de sable. Après l’évaporation des eaux, Payeng, alors âgé de 16 ans, a retrouvé un site recouvert de reptiles morts. Choqué, il a décidé d’intervenir, ce qui a modifié le cap de sa vie. En ce temps-là, le jeune homme avait volontairement abandonné ses études, sa famille pour vivre seul sur le site au banc de sable ! Il arrosait, taillait les plantes matins et soirs. Après quelques années, le banc de sable s’est transformé en une forêt de bambou.

« Les serpents étaient morts de chaleur, il n’y avait aucun arbre pour les protéger. Je me suis mis à pleurer en voyant tous ces corps sans vie. C’était une véritable boucherie. J’ai ensuite alerté le Ministère des forêts pour lui demander s’ils pouvaient planter quelques arbres. Ils m’ont répondu que plus rien n’allait pousser ici, qu’ils allaient toutefois faire un essai avec des bambous. C’était dur à réaliser, mais je l’ai fait ! Il n’y avait personne pour m’aider », raconte Payeng, qui a aujourd’hui 47 ans.

coupcoeur-payeng2« J’ai donc décidé de faire pousser de véritables arbres. Je les ai ramassés pour les planter sur le site ! J’ai aussi ramené de mon village des fournis rouges : elles ont des propriétés bénéfiques pour le sol. Mais elles m’ont piqué plusieurs fois ! », rajoute-t-il.

Très rapidement, toute une série de fleurs et d’animaux se sont éparpillés sur le banc de sable, même certains en voie de disparition comme le rhinocéros et quelques tigres.

« Au bout de 12 ans, on pouvait voir arriver quelques vautours ! Les oiseaux migrateurs commençaient à se poser en masse. Les cerfs et le bétail ont attiré ces prédateurs », explique l’indien.

Une forêt construite dans la discrétion la plus totale

Le Ministère des forêts d’Assam n’avait pas entendu parler du bois de Payeng avant 2008, soit 29 ans après le début de sa construction !

Gunin Saikia, conservateur assistant de ces forêts s’en est rendu compte lorsqu’un troupeau d’éléphants sauvages a trouvé refuge dans ce bois, après avoir ravagé les villages voisins. Ils ont également détruit la cabane de Payeng.

C’est à ce moment-là que Saikia a rencontré le héros pour la première fois : « Nous étions très surpris de trouver une forêt si dense sur un banc de sable ! Les habitants dont les maisons ont été détruites par les éléphants souhaitaient faire raser le bois mais Payeng a répliqué qu’il faudrait lui passer dessus avant.  Quand on a vu ça, on a décidé d’apporter notre contribution au projet. Cela fait trente ans qu’il est là, dans n’importe quel autre pays, il serait considéré comme un héros.»

Payeng porte un véritable intérêt au développement de la nature et défendra coûte que coûte son propre bois, comme si c’était ses enfants.

Sources : Reporte Ciencia, Courrier International, Tree Hugger, Times of India 

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