L'homme "capitalisé" (spiritualité)

.Cette anthropologie (moderne) n'offre pas non plus de contrepoids à l'économisme, qui n'était pas en germe chez les auteurs du 17e siècle, mais qui s'est imposé après la Révolution industrielle (..). Celle-ci est devenue le lieu d'expression de soi, d'un moi de plus en plus rivé à la consommation, occupé à produire, à se distraire, à remplir un vide que le système capitaliste entretient car la surproduction, l'obsolescence programmée des objets, le gaspillage et l'exploitation des autres hommes, des ressources et des animaux ne peuvent fonctionner que dans une société où les êtres tournent sans repos sur eux-mêmes, comme disait Tocqueville, sont isolés, désolés, divisés, mais obsédés par le regard d'autrui. (..) animés de désirs artificiels. Ces derniers sont créés de manière totalement factices par le marketing, mais ils s'appuient sur des ressorts psychologiques qui expliquent que le capitalisme, pourtant fondé sur une anthropologie fausse et fragile, survit et est même très efficace."

Corine Pelluchon


 Dans le monde occidentalisé et matérialiste, l'humain est au service du "capital" ce qui revient à dire que son existence est "capitalisée" de façon à péréniser un système qui apparaît désormais, de plus en plus clairement, comme totalement néfaste. Il ne reste plus qu'à accélérer son obsolescence en brisant les ancrages.

C'est l'adhésion à la simplicité volontaire et à un monde solidaire et non compétitif qui marquera le point de rupture.

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