Les épiceries

Dans notre raid à vélo, on a le plus souvent traversé des petits villages ou petites villes, parfois des hameaux et aucun supermarché ne s'y trouvait, juste des épiceries. Des produits régionaux y étaient vendus, légumes, fruits, charcuteries, confitures, yaourts, pâtisseries...Des boulangeries proposant des "sandwichs maison", des gâteaux secs (les Croquants de Besse, hummm !!)

Tout ce qui constitue les éléments essentiels. Aucun superflu. Les magasins étaient remarquablement bien organisés, chaque espace dédié et parfaitement exploité, des commerçants qui savaient exactement ce qu'ils proposaient et toujours avenants, chaleureux, curieux même parfois de nos tenues de cyclistes et désireux de discuter un moment. Certains nous remplissaient nos bidons ! Que du bonheur. On apprenait que les producteurs amenaient eux-mêmes leurs marchandises ou que le propriétaire du magasin allait se fournir directement à l'exploitation. Pas d'intermédiaire, pas de hausse de prix...La rumeur disant que ces épiceries ont des prix prohibitifs est absolument injustifiée. D'ailleurs, en ne proposant que l'essentiel, le client n'est pas amené à acheter tout et n'importe quoi comme il le ferait dans un supermarché...Au final, les dépenses sont bien moins importantes dans une épicerie. Sans parler bien entendu de la qualité des produits ! Et ces rencontres avec les gens du pays ! Ces discussions, cette humanité, cette chaleur ! Allez donc trouver l'équivalent chez Carrouf...

Le problème est de taille...Au nom de la diversité, de l'offre, du choix, de pléthore de produits, les supermarchés ont effacé du paysage français un nombre considérable d'épiceries. Sauf dans ces régions qui subissent une désertification et dans lesquelles s'accrochent les amoureux de la terre. 

En passant à Florac, on était au bout de nos réserves alimentaires et il a bien fallu qu'on s'arrête refaire le stock. Un supermarché...J'ai regardé les provenances des produits : des gâteaux néerlandais, des yaourts espagnols, des pommes de Nouvelle Zélande !! Pour la charcuterie, impossible de connaître la provenance, mieux vaut ne pas en acheter...Florac est entourée de terres cultivées, de fermes laitières, de vergers, d'agriculteurs, de bergers... Ce système commercial est une aberration. Il tue les producteurs régionaux et il propose des aliments dont il est impossible de connaître les qualités nutritives, sans parler de la toxicité...On peut évidemment rajouter à la liste des griefs une pollution gigantesque au regard des distances parcourues par ces produits...Des pommes de Nouvelle Zélande, c'est n'importe quoi !! La France est un pays qui produit des pommes que je sache ! Je ne veux manger que ce qui est produit ici. Et qui n'a pas été trimballé dans des camions ou des bateaux frigorifiques. 

On me répondra que ce sont les exploitants de grandes surfaces qui suivent les attentes des consommateurs...Eternel dilemme dans la recherche des causes et des responsabilités.

Aux consommateurs par conséquent de boycotter et d'effecteur un tri extrêmement minutieux. C'est la seule solution.

Je conseille l'épicerie du village de Camprieu au pied du Mont Aigoual ! Un grand bonheur ! ^^

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Commentaires (1)

tei
  • 1. tei | 22/08/2012
heureusement les consom acteurs finissent par être un peu entendus.regardes le bio maintenant présent partout, heu tellement présent d ailleurs que l on se pose des questions...
mais l essor des AMAP, de la vente directe producteurs, de la cueillette sur place...c est peut etre le bon coté de" la crise"
une prise de conscience

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