Nucléaire / Diesel

Dans le cas de panne sur le réseau électrique national et l'impossibilité d'alimenter en courant les centrales nucléaires qui le produisent...EDF a l'obligation de maintenir en état des moteurs diesel chargés de produire l'électricité nécessaire au refroidissement du combustible des réacteurs. Si ces moteurs de secours venaient à être inopérants, les réacteurs entreraient en fusion.

Eh bien, depuis le mois de juin 2017, EDF doit intervenir sur huit installations défectueuses et aujourd'hui, deux autres centrales ont été déclarées également en situation risquée (niveau 2 sur 8).

 


 

PARIS (Reuters) - EDF a annoncé lundi avoir étendu à deux autres centrales nucléaires son enquête sur l'indisponibilité potentielle de sources électriques en cas de séisme, dans le cadre d'un événement de sécurité signalé en juin à l'Autorité de sûreté nucléaire.

L'électricien public ajoute que les travaux nécessaires de mise en conformité ont déjà été lancés et que l'extension de l'enquête n'affectera pas la production.

"Les analyses ont mis en évidence que la robustesse des ancrages de certains matériels auxiliaires des diesels (de secours) ne pouvait être démontrée sur les unités de production n°1 et 2 de Fessenheim et n°2 et 5 de Bugey, en cas de séisme (...), tandis que la caractérisation des unités de production n°3 et 4 de Bugey est en cours", précise EDF.

"Par conséquent, EDF a déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) (...) une mise à jour de l'événement significatif de sûreté 'générique' de niveau 2 du 20 juin 2017, afin d'y intégrer les centrales de 900 MWe de Bugey et Fessenheim."

Cet événement est classé au niveau deux sur l'échelle INES (échelle internationale de classement des événements nucléaires) qui en compte sept.

(Benoit Van Overstraeten, édité par Dominique Rodriguez)


 

ARTICLE DE JUIN

LEAD 2-EDF alerte l'ASN sur huit centrales nucléaires, travaux en cours

Rédaction Reuters

3 MINUTES DE LECTURE

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(Actualisé avec communiqué de l‘ASN)

PARIS, 20 juin (Reuters) - EDF a signalé mardi à l‘Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un “événement significatif de sûreté” lié à des risques en cas de séisme pour huit de ses centrales nucléaires françaises, pour lequel le groupe a d‘ores et déjà réalisé ou entrepris des travaux.

Cet événement est classé au niveau deux sur l’échelle INES (échelle internationale de classement des événements nucléaires) qui en compte sept, a précisé l’électricien public dans un communiqué.

“Les défauts à l‘origine de cette déclaration n‘ont eu aucun impact sur la sécurité des salariés ni sur l‘environnement”, a également fait savoir EDF.

Dans quatre centrales - Paluel (Seine-Maritime), Penly (Seine-Maritime), Flamanville (Manche) et Golfech (Tarn-et-Garonne)-, EDF explique que, dans le cas d‘un séisme d‘une ampleur exceptionnelle, la robustesse de certaines structures métalliques n‘a pu être démontrée.

Pour ces centrales, le groupe ajoute avoir d‘ores et déjà effectué les travaux nécessaires, qui concernent des diesel de secours devant permettre de fournir de l’électricité aux réacteurs en cas de coupure de courant sur le réseau électrique national, garantissant ainsi un refroidissement du combustible.

EDF a également identifié des défauts sur des ancrages de matériels dits “auxiliaires” assurant le fonctionnement des diesel de secours de l‘unité de production n°3 de la centrale de Paluel.

En conséquence, il a étendu la déclaration d’événement “significatif” de sûreté des quatre premières centrales à l‘ensemble des vingt réacteurs de 1.300 mégawatts (MW) du parc français, que les défauts soient avérés ou non, et a engagé un programme de renforcement des équipements concernés, censés assurer la tenue des installations aux séismes.

Les centrales de Belleville-sur-Loire (Cher), Cattenom (Lorraine), Nogent-sur-Seine (Aube) et Saint-Alban (Isère) sont donc elles aussi concernées par le risque dit “générique”, c‘est-à-dire commun à plusieurs sites.

L’ASN, dans un communiqué séparé, a confirmé qu‘elle demandait à EDF de renforcer les ancrages de tous les systèmes auxiliaires des diesel de secours des 20 réacteurs concernés, sous trois semaines pour au moins l‘un des deux diesel et sous un mois et demi pour les deux diesel.

Fin avril, EDF avait déjà déclaré un “événement significatif de sûreté générique” de niveau 1 concernant les ancrages de certaines structures métalliques des diesels de secours de douze réacteurs.

Fin 2016 et début 2017, le groupe avait dû procéder aux contrôles d‘une douzaine de réacteurs dont les générateurs de vapeur présentaient des concentrations en carbone trop importante, une anomalie là aussi “générique” qui aurait pu le contraindre à arrêter simultanément une dizaine d‘unités au moment où la consommation d’électricité était au plus haut.

La note d‘information d‘EDF :

bit.ly/2sms9a9 (Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez)

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