Blog

  • Une danse céleste (sexualité sacrée)

    "Les philosophies orientales considèrent la sexualité comme un élément fondamental du développement physique, psychologique, émotionnel et spirituel. Dans ce contexte, la sexualité est considérée comme sacrée, participant à une véritable transformation intérieure capable de mener à l'Éveil. Extrait du livre « L’Eveil de la femme à la sexualité tantrique » de Shakti Malan, qui nous initie au pouvoir sacré de la sexualité féminine.
    © Lauren Sweet
    À quoi le féminin est-il réceptif – à quoi nous ouvrons-nous ? Il y a de nombreuses façons de répondre à cette question. L’une d’elles est de dire que nous nous ouvrons à la source, à l’essence, au divin, à tout ce qui est. Dans le Tantrisme hindou, la force transcendante est représentée par le Shiva lingam. Shiva est le principe mâle transcendant, tout entier dans sa focalisation sur un point. Son pénis est le symbole de l’énergie qui monte à travers les chakras.
    Lorsque Shiva pénètre Shakti, le principe féminin, elle ressent sa connexion à la source. Physiquement, dans notre corps, notre connexion à la source, à l’énergie de tout ce qui est, commence dans le périnée ou chakra de base. C’est là le point à partir duquel nous nous relions à la terre, à la grande source d’énergie à laquelle nous pouvons puiser. Lorsque le lingam s’élève dans la yoni de la femme, la kundalini monte depuis le chakra de base à travers tous les autres chakras. La montée d’énergie poursuit son chemin au-delà de l’endroit où s’arrête la pénétration physique. La tâche du masculin est de garder la concentration sur le fait de dresser son lingam. Sans chanceler ni se laisser distraire, il se concentre sur la force de transcendance qui s’élève à travers le corps. Dans la pratique Tantrique, cela veut littéralement dire que l’homme ne lâche pas la concentration portée sur son pénis. Lorsque la femme s’ouvre pour recevoir cette force transcendante, elle permet à sa propre énergie de s’élever à l’infini. En faisant cela, elle amène l’homme avec elle dans cette expérience. (…)
    Lorsque l’énergie sexuelle se déploie dans le corps d’une femme, la kundalini semblable à un serpent s’éveille et commence à se dérouler. Cela ressemble tout à fait à un serpent qui sort de son enroulement – un mouvement en rondeurs, qui part en spirale vers le haut. C’est ce mouvement qui va vous ouvrir à l’inconnu. Un phénomène curieux mais très clair dans la danse céleste est que l’énergie vous demande d’avoir confiance, d’abandonner complètement tout contrôle. Lorsque la kundalini commence à bouger, cela peut donner l’impression d’un courant qui ondule depuis la base du corps et qui monte. Elle peut vraiment bouger comme un serpent qui se déroule. Mais ce serpent, c’est la kundalini, la force universelle de vie. C’est l’ouverture à l’énergie de votre essence.
    En bougeant à travers votre corps, elle va mettre en mouvement l’énergie qui est prête à être transformée. Il peut en résulter des sensations physiques, des sentiments et émotions qui vous traversent, parfois fugitivement, parfois sur de plus longues périodes de temps. Si vous voulez permettre à la danseuse céleste de se manifester, tout ce que vous pouvez faire alors est de vous en remettre, dans la confiance et l’ouverture, au flux de votre propre force vitale. Cela peut vous donner l’impression que votre corps bouge avec des façons qui ne vous sont pas familières. Vous pouvez même ressentir des émotions que vous ne savez pas situer. C’est là la nature de la danse céleste. Elle vous amène au-delà du connu, au-delà du sentiment de soi qui vous est familier. C’est là, d’après mon expérience, une qualité essentielle du féminin. Lorsque nous nous ouvrons au féminin, nous accueillons la forêt sombre qui est au cœur de notre être. Nous entrons dans l’inconnu. Nous faisons preuve de notre bonne volonté à ne pas savoir : ne pas savoir où nous allons, ni même savoir que nous sommes là – à un moment donné de ce que nous vivons.
    Soyez même prête à laisser tomber tout attachement à votre apparence. Il m’est souvent arrivé dans la danse céleste avec un partenaire que l’homme ensuite, ou à ce moment-là, dise quelque chose sur le changement total qui se produisait dans mon apparence physique. Prenez-en considération à quel point, en tant que femmes, nous sommes attachées à notre apparence. Nous mettons une grande énergie à contrôler cette dimension de notre être. Nous évaluons et jugeons qui nous pensons être en fonction de ce que nous voyons dans le miroir. Notre identité égotique, notre sentiment de nous-mêmes, prend forme autour de la façon dont nous percevons notre reflet. En réalité, vous et moi ne sommes pas des formes fixes. Nous sommes des vagues d’énergie qui bougent et vibrent en permanence. Nous ne sommes pas ce que nous pensons. Nous avons des corps énergétiques qui vont bien au-delà des limites du corps physique. La danse céleste va vous demander d’être prêtes à abandonner de telles identifications, dans le ciel sans limites.
    Lorsque les vagues de l’énergie sexuelle commencent à monter dans le corps de la femme, cela déclenche spontanément dans tous ses muscles une danse de la création. Ses muscles bougent légèrement, sans effort ; ils expriment pleinement la jubilation, l’énergie qui circule à travers eux. À un moment donné, l’énergie arrive au chakra du cœur. La félicité qu’une personne ressent lorsque la kundalini remplit son cœur est difficile à décrire. C’est la pleine et délicieuse force d’amour qui monte en vous pour vous emplir sans fin. Lorsqu’on fait l’expérience de l’amour inconditionnel à ce degré de plénitude, il veut jaillir de nous. Chez une femme, l’énergie va de son propre gré bouger dans ses bras : ils vont commencer à flotter en l’air et s’animer en une danse spontanée de création. La kundalini court réellement dans tout notre corps, elle nous fait lever les bras et transporte tout notre être.
    Avez-vous déjà vu des images de déesses hindoues avec leurs nombreux bras déployés dans toutes les directions ? Je suis convaincue que cela doit être une représentation de la déesse dans sa danse céleste, la déesse en train de danser dans la béatitude du ciel de l’amour inconditionnel. Abandonnant passé et futur, elle crée spontanément, à partir de la profonde sagesse de l’âme. Que crée-t-elle avec cette énergie magique ? Spontanément, dans le moment présent, elle crée tout ce qui est à créer là. Elle crée ce qui n’existait pas auparavant. Laissant tomber la réalité partielle de l’ego pour la vérité intemporelle de l’âme, elle manifeste l’amour inconditionnel et l’envoie dans le monde.
    Extrait de "L'éveil de la femme à la sexualité tantrique",
    Shakti Mari Malan
     
     
                                                                                        Shiva et Shakti
     
    Shiva et shakti

     

  • Déesse

    "Si l'amour vient du cœur, s'il est mieux qu'un sentiment, un engouement et un désir physique, il dure par-delà le conflit, la séparation, le trépas. Aimer est une grâce et une gravité.Mais prendre le risque de l'amour, ce “beau risque”, comme le disait Socrate à propos du mythe, agrée aux cœurs libres.
    Une femme, tout particulièrement, devrait inviter à cette aventure chevaleresque et à cette passion qu'est l'amour. Quand on considère le code de le Fin'Amor (“parfait amour”) des xiie siècle, quand on lit les poèmes et les romans courtois du XIIe et XIIIe siècles ainsi que les récits mystique des Fidèles d'Amour persans, c'est toujours la Dame - une femme “sage et belle”, autant dire éveillée - qui inspire et oriente chevaliers et troubadours dans leur quête.La Dame est la manifestation d'un amour infini, céleste, elle en est aussi la médiatrice.
    Toute femme devrait être consciente de ce rôle souverain. De nos jours, on a tendance à oublier que l'amour humain est d'abord une union mystique des âmes et des esprits.
    Ensuite seulement, et comme de surcroît, l'union des corps peut s'accomplir, tels un cantique et une prière. En s'affairant uniquement dans le sexuel, notre époque a tout inversé et tout saccagé ! Selon le Fin' Amor, né en pays d'Oc, les amants courtois vivent le « long désir », une approche infinie où jouent les affinités du cœur et des rêves : ils ont tout le temps puisque l'amour est éternel ! Dans cet art d'aimer - qui n'est pas révolu - il y a toujours trois présences : l'homme, la femme et le mystère de l'amour. Il y va de notre honneur de nous rendre digne de ce mystère, de nous affiner, de nous élever jusqu'à lui. Pour ma part, je vais au combat sans relâche pour sauver la beauté et le mystère de l'amour. C'est ma tâche de “guerrière spirituelle” qui consiste à répondre de l'Amour en un monde qui le profane et le crucifie... " 
    Jacqueline Kelen, interview au magazine "Clés"
    1621841 10202416930278681 1394545851 n

    Lire la suite

  • Conscience et sophrologie (santé)

     

    LA CONSCIENCE EN SOPHROLOGIE

     

    Définition

     

    La conscience en sophrologie englobe les aspects cognitifs (les pensées, croyances... conscientes ou non), conatifs (les affects et les émotions) et somatiques. Elle ne s'y conçoit pas comme une simple fonction de rationalisation.

    Pour le fondateur de la sophrologie, la conscience est

    "la force qui permet l'intégration de tous les éléments psychologiques et physiques de la personne humaine, c'est-à-dire la force qui l'anime. La sophrologie considère l'homme comme un être indivisible, original et transcendant (...)" (Caycedo, 1979).

    "la force responsable de l'intégration de l'existence de l'être"

    "Théorie" Caycédienne fondatrice de la sophrologie (1960) : 

     

    Etat et niveaux de conscience

    .

    A. Caycedo propose une distinction entre les états - variations qualitatives, axe horizontal du schéma - et les niveaux de conscience - variations quantitatives, axe vertical du même schéma de l'éventail. Ces éléments ne sont pas spécifiques à la sophrologie.

     

     Les états et les niveaux de la conscience

     

    Eventail de la conscience

     

    La sophrologie différencie

     Trois niveaux de conscience (variations quantitatives) : veille, sommeil et entre les deux : "niveau sophroliminal" (N.S.L.). C'est au "niveau sophroliminal" que les sensations corporelles sont le mieux perçues et intégrées. C'est à ce niveau que la dynamisation des structures de la conscience est la plus facile et efficace.

     Trois états de conscience (variations qualitatives) :

    1.  pathologique (C.P.), étudiée par la psychiatrie ;
    2.  ordinaire (C.O.), étudiée par la psychologie ;
    3.  "sophronique" (C.S.), étudiée par la sophrologie.

    Ces états de conscience peuvent être permanents ou transitoires. La plupart des êtres humains habitent le monde de la conscience ordinaire ou naturelle et ont trois possibilités existentielles.

    "Théorie" des possibilités existentielles de l'Être :

    1. rester toute la vie dans cette conscience ordinaire ;
    2. tomber dans le monde de la conscience pathologique à cause de la maladie mentale ou physique (maladie existentielle) ;
    3. conquérir le monde de la conscience sophronique (c'est à dire, harmonieuse et lucide), objectif fondamental de la sophrologie.
    4.  

    L'entraînement vise la découverte et la conquête de l'état de "conscience sophronique" à l'aide d'une dynamisation des structures positives au "niveau sophroliminal".

     

    LA PLACE DE LA SOPHROLOGIE DANS LA SOPHROLOGIE ANALYSANTE

    La sophrologie permet de placer le patient en "ondes Alpha", un espace intérieur de relaxation profonde, un regard intérieur dissocié de l'environnement quotidien, une dimension épurée, nécessaire à l'analyse.

    Elle permet :

    l'ouverture de conscience

    l'accès aux ressources personnelles

    Elle permet de poser des ancrages nécessaires lors d'émergences de souvenirs ou d'émotions fortes. 

     

    L'analyse proprement dite (la régression) ne peut et ne doit commencer qu'une fois que des ancrages clefs, des ressources, sont identifiés et maîtrisés par le patient. Cela est du domaine de la sophrologie.

    La sophro-analysante utilise donc la sophrologie afin de préparer le patient aux changements analytiques, aux prises de conscience.

    On peut schématiser une séance de cette façon :

    INDUCTION

    RELAXATION MUSCULAIRE

    RESPIRATION

    VISUALISATIONS ÉVENTUELLES

    PASSAGE EN ONDES ALPHA

    OUVERTURE DE CONSCIENCE (zone de dialogue subconscient/inconscient)

    COMPRÉHENSION

    ACTION THÉRAPEUTIQUE

    ACTION ANALYTIQUE

    REPRISE

    ANCRAGE DES NOUVELLES COMPRÉHENSIONS ET RESSOURCES

     


     

  • L'Analyse Transactionnelle (1)

     

    L’ANALYSE TRANSACTIONNELLE

     

    Eric Berne, fondateur de l'Analyse Transactionnelle

     

    Biographie

    Eric Berne est né le 10 mai 1910 à Montréal, Québec, Canada. Dénommé Leonard Bernstein Eric, fils de David Hillel Bernstein, un médecin généraliste, et de Sara Gordon Bernstein, écrivain professionnel et éditrice.   Les parents de David et Sara avaient immigré au Canada en provenance de la Pologne et de la Russie. Eric était proche de son père et a évoqué avec émotion les moments où il l'accompagnait pendant ses visites au domicile de ses patients. Le Dr. Bernstein est mort de la tuberculose à l'âge de 39 ans alors qu'Eric n'avait qu'une dizaine d'années.  Mme Bernstein a alors pris en charge, ses deux enfants, Eric et sa jeune sœur. Elle a encouragé Eric à suivre les traces de son père et à faire des études de médecine.

    En 1935, Berne a obtenu son doctorat en médecine à l'Université McGill de Montreal. Puis il est parti travailler aux Etats-Unis à l'hôpital d'Englewood dans le New Jersey. En 1936, il est devenu interne à la clinique psychiatrique de l'Université de Yale. Au début des années 40, il a obtenu la nationalité américaine et a transformé son nom de Bernstein en Berne. Il a épousé sa première femme Ruth dont il aura deux enfants. Il a exercé alors en tant que psychiatre au MONT ZION Hospital de New York et a ouvert un cabinet privé dans le Connecticut. En 1941, il a commencé sa formation de psychanalyste à l'Institut Psychanalytique de New-York et a par la suite entamé une analyse avec Paul Federn (un des premiers disciples de Freud) qui a émigré aux Etats Unis pour échapper au National-Socialisme

    http://www.ifat.net/histoire_at.php

    Les concepts d'origine de l'analyse transactionnelle

    Les besoins de base Les états du moi Les transactions Les jeux psychologiques Le scénario

    Les besoins de base

    Eric Berne, psychiatre américain, fondateur de l'Analyse Transactionnelle a introduit dans son livre « Analyse Transactionnelle et Psychothérapie »  l'esquisse d'un système cohérent de psychiatrie individuelle et sociale.

    La théorie de l'Analyse Transactionnelle est conçue comme une théorie scientifique. C'est une théorie permettant d'analyser les dynamiques intrapsychiques (ce qui se vit dans le psychisme de la personne) et les dynamiques interpersonnelles (ce qui se vit dans la relation avec les autres). C'est aussi une approche psychothérapeutique spécifique. Pour Eric Berne, le contrat est à la fois un cadre et un processus thérapeutique fondamental. Pour lui, c'est la personne qui accepte de changer et de guérir.

    À la base de la théorie :

    • un postulat : chaque personne fait de son mieux dans la situation telle qu'elle la perçoit. En bon Américain, Eric Berne dit : chacun est OK.
    • un modèle : la structure fondée sur les trois états du moi (Parent, Adulte, Enfant).
    • des lois : les trois lois de la communication relatives aux échanges mis en œuvre, nommés « transactions ».
    • une dynamique : le besoin de reconnaissance commun et nécessaire à toute personne humaine.

    Les besoins de base

    Eric Berne1 s'est interrogé sur nos besoins vitaux. Par analogie à la nutrition, il les a appelés "soifs" en montrant ainsi à quel point ils sont fondamentaux.

    Avons-nous, au-delà de l'eau, de la nourriture ou de l'air, d'autres besoins tout aussi importants, et donc vitaux ?

    Oui, répond Eric Berne qui a identifié trois soifs fondamentales chez tout être humain :

    • La soif de stimulation
    • La soif de reconnaissance
    • La soif de structure

    Pour survivre, l'être humain est dans la nécessité de satisfaire ses soifs fondamentales, il va, en conséquence, utiliser une grande partie de son temps et de son énergie pour y parvenir. Que nous en ayons conscience ou non notre activité quotidienne, pour une bonne part, est orientée vers la satisfaction de ces trois soifs. Connaître nos besoins nous permet de satisfaire nos soifs avec plus d'efficacité. Ainsi réussissons-nous à nous maintenir en bonne santé morale et physique.

    Le besoin de stimulation 

    Dès sa naissance, l'enfant reçoit de nombreuses stimulations de toutes sortes : il est touché, nourri, manipulé, caressé, il sent les parfums, entend des sons, voit lumières et ombres, il goûte le lait. Il entre en contact avec le monde avec ses cinq sens.

    Les sensations fortes, devenues perceptions, vont accompagner son évolution et son développement tout au long de sa vie.

    La personne satisfait sa soif de stimulations en utilisant ses cinq sens, et ainsi entretient sa relation avec son environnement. Pour Eric Berne, la soif de stimuli conduit l'individu à l'activité sociale, dans le but d'éviter la privation sensorielle qui provoque la perte de sens et conduit à la pathologie.

    Le besoin de reconnaissance

    La soif de reconnaissance correspond au besoin de l'individu d'être accepté et reconnu par les autres en tant que lui-même, à la fois être humain singulier, spécifique, mais aussi semblable aux autres.

    Sa satisfaction permet l'élaboration, par la personne, de son image, de son psychisme. Pour la satisfaire, la personne met en œuvre des comportements et des conduites qui lui permettent d'établir une relation avec les autres. Dans son livre « Que dites-vous, après avoir dit Bonjour ? »2 Eric Berne explique la manière que nous avons d'entrer en contact et en relation avec les autres.

    Tout moyen est utilisable, aussi bien les coups que les caresses appelées « strokes » car le besoin de reconnaissance est si profond et si vital que la personne vit l'indifférence comme insoutenable.

    Le besoin de structure 

    Pour Berne, l'être humain a le besoin vital de se positionner dans l'espace et dans le temps. Au fil du temps, selon la façon dont nous structurons nos relations, nous obtenons soit des stimulations, soit de la reconnaissance, et ce, en fonction de besoins dont nous avons plus ou moins conscience.

    Comment structurons-nous notre temps dans la relation avec l'autre ?

    Eric Berne classe six manières de s'impliquer dans une relation avec un ordre croissant de stimulations obtenues et de risques pris pour les obtenir.

    Cette façon de structurer le temps permet à la personne de choisir le mode approprié qu'elle est prête à engager dans la relation aux autres pour satisfaire ses soifs vitales.

    • Le retrait. La personne utilise son temps pour être en contact avec elle-même, elle est avec les autres mais ne communique pas avec eux, et reste dans ses pensées.
    • Le rituel. La personne entre en relation avec les autres de façon stéréotypée. Elle utilise des formules simples et complémentaires : « bonjour, ça va ? » « ça va, et vous ? ». Ce sont des habitudes culturelles.
    • Le passe-temps. La personne passe le temps, elle échange des informations avec son interlocuteur, elle discute sans trop s'impliquer dans la relation. La conversation est balisée, elle se fait "toute seule", sur des sujets comme la météo, le dernier film, ou les voisins … C'est le moment où la personne repère les partenaires possibles avec lesquels elle pourrait aller plus loin dans la relation.
    • L'activité. La personne instaure une relation qui est orientée vers une tâche à réaliser ensemble. La conversation, les gestes sont dédiés à cette réalisation : une randonnée, l'élaboration d'une maquette, d'un site internet…. C'est une manière d'échanger avec des personnes pour obtenir un résultat, un bénéfice, une production ou une concrétisation … au travail, en famille, etc.
    • Les jeux. La personne établit des séquences relationnelles où la relation et où ses échanges avec l'autre sont très intenses, récurrents et génèrent beaucoup de stimulations, mais aussi, où la fin est prévisible et négative. Eric Berne a nommé ces séquences « jeux psychologiques ».
    • L'intimité. La personne établit une relation sincère et exempte de volonté manipulatoire où les interlocuteurs échangent sur ce qu'ils ressentent, et s'impliquent (joie, tristesse...). C'est le mode le plus risqué de communication parce que les personnes montrent leur vulnérabilité, se livrent. C'est un vécu dans l'instant. L'échange est direct et spontané. Structuration du temps rare, de courte durée, et de grande intensité.

    L'analyse transactionnelle (AT) est au départ une forme de psychothérapie. Mais c’est aussi une théorie de « psychiatrie sociale » (selon les mots de son concepteur) parce qu'elle propose d’étudier le psychisme des personnes en analysant leurs relations sociales. Elle tire d'ailleurs son nom du mot « transaction » qui, en anglais, désigne un échange, verbal ou pas. On a souvent qualifié cette approche de « version populaire de la psychanalyse »1.

    Les analystes transactionnels expliquent les dysfonctionnements, les comportements inadéquats, les maladies psychosomatiques et même les névroses et les psychoses par des notions de « décisions précoces » et de « scénarios de vie ». Dès l’enfance (de 3 ans à 8 ans), on ferait nôtres des décisions, des renoncements et des « choix douloureux ». On se créerait ainsi des « scénarios de vie » plus ou moins permanents. On ferait cela parce que, à cet âge, on dispose de ressources et de moyens d’action nécessairement réduits. Ces scénarios serviraient de mécanismes de défense ou de solutions de moindre mal devant les pressions de l'entourage ou des situations adverses.

    Plus tard, après avoir développé d'autres dimensions de sa personnalité et acquis de nouvelles compétences, on pourrait réévaluer ces décisions et faire les modifications nécessaires pour mieux s’épanouir. Cela demande toutefois de prendre conscience de ses décisions précoces et de ses scénarios de vie. C’est, entre autres, ce que propose l’analyse transactionnelle.

    L’approche est utilisée en travail psychothérapeutique auprès d’individus, de couples et de familles. Diverses disciplines, comme le travail social, l’éducation et le développement organisationnel, font appel à l’analyse transactionnelle. On l’utilise notamment comme outil de formation continue ou pour désamorcer des crises qui cachent des problèmes de communication.

    À quel moi parles-tu?

    Le concept de base de l'analyse transactionnelle est celui des 3 états du moi, formés au cours de la petite enfance et qui constituent la structure de toute personnalité : ce sont le Parent, l’Adulte et l’Enfant. On les représente généralement par 3 cercles superposés. Tous les 3 sont aussi importants l'un que l'autre. Ce qui se passe dans nos rapports interpersonnels et dans nos vies dépend en grande partie de l’état du moi à partir duquel nous agissons, dans telle ou telle situation.

    • L'état Enfant est celui d'où provient notamment la créativité, le jeu, l'intuition, les pulsions et les sentiments. S'il peut être spontané, intuitif et créateur, l'Enfant peut aussi être capricieux, rebelle ou soumis.
    • L'état Parent, pour sa part, est responsable, réconfortant et protecteur. Il représente le sens éthique et les normes, ce qui constitue la base du respect de soi et d'autrui. Il est « civilisé », mais peut être critique, dévalorisant et contraignant.
    • Quant à l'état Adulte, il sert de fonction équilibrante entre le Parent et l'Enfant, sachant quand lâcher du lest à l'un ou à l'autre. Il évalue, réfléchit et fonctionne de manière rationnelle en fonction de la situation du moment. L'état Adulte est un genre d’ordinateur : il n'est ni négatif ni positif.

    Dans le cas d’un psychisme « idéal », chaque état occupe la bonne place au bon moment. Par exemple, si à l’intérieur d’une personne le Parent peut poser des limites à l'Enfant, cette personne pourra s’éclater dans une fête sans pour autant perdre la tête. Ou elle pourra énoncer des idées originales, voire farfelues, dans une réunion de travail sans que le Parent muselle l'Enfant.

    Mais il arrive souvent que l'un des états soit atrophié, ou trop omniprésent, ou qu'il ne comporte que sa dimension négative. Si l'état Adulte est « contaminé » par certains aspects du Parent ou de l'Enfant, la personne n'aura pas accès à ses pleines ressources « adultes ». Des personnes peuvent être « figées » dans un état particulier. Certaines seront toujours renfrognées, comme le Parent critique, par exemple. D’autres réagiront inexorablement de la même façon, peu importe que cela soit approprié ou non (en éternel Enfant soumis, par exemple).

    Lorsque 2 personnes échangent entre elles, une grande variété de « transactions » peuvent avoir lieu. Cela dépend de l'état d'être à partir duquel chaque personne s'exprime; de l'état d'être auquel on croit s’adresser; et de l'état d'être réel de la personne qui répond. Les échangesparallèles ou complémentaires ne créent généralement pas de conflits : par exemple lorsque le Parent parle à l’Enfant et que l’Enfant répond au Parent; ou lorsque le Parent s'adresse au Parent qui répond en Parent. Mais cela ne signifie pas nécessairement que ces échanges sont sains.

    Les malaises psychiques, les conflits et les ruptures surviennent lorsque les transactions sont croisées : par exemple, un Adulte demande une information factuelle à l'autre Adulte qui, se pensant pris en défaut, réagit plutôt en Enfant soumis à un Parent. Les possibilités de transactions croisées sont considérables et donnent lieu à toutes sortes de frustrations, de malentendus, de manipulations... Sans s'en rendre compte et sans comprendre ce qui pousse l'autre à réagir d'une telle façon, les gens sont donc très souvent engagés dans des transactions dysfonctionnelles.

    À ces notions de base, beaucoup plus complexes que ce résumé ne le laisse deviner, se greffe une foule de concepts susceptibles de révéler le psychisme de l’individu. Mentionnons les transactions à double fond (avec degré apparent et degré caché); les stratagèmes (games) qui sont des transactions truquées en vue d'un bénéfice; les échanges de signes de reconnaissance, réussis ou pas; les rôles dramatiques (persécuteur, sauveteur, victime); les scénarios de vie et les contre-scénarios, etc.

    Prendre la responsabilité du changement

    Élaborée par le psychiatre Eric Berne (1910-1970) au cours des années 1950, l'analyse transactionnelle s'appuie sur une prémisse incontournable : chaque personne est « fondamentalement correcte », elle a de la valeur, de l'importance et de la dignité, et elle a la capacité de penser et de choisir. Cela situe l'approche dans le courant de la psychologie humaniste.

    Eric Berne a beaucoup insisté sur la responsabilité de la personne dans la mise en place de son histoire de vie et dans sa capacité à changer. Il croyait qu'avec une aide compétente, toute personne peut retrouver ses capacités originelles, qui n’attendraient que d'être délivrées des interdictions créées par les scénarios qu’elle a construits. Berne souhaitait permettre à ses clients de dépasser la souffrance psychologique et d'atteindre une maturité qui se caractérise par une grande capacité de conscience, d'autonomie et de spontanéité.

    Comme dans de nombreuses psychothérapies de type humaniste, il s'agit ici d'aider le client à :

    • prendre conscience de ses comportements;
    • revoir dans quel contexte (généralement familial ou culturel) les attitudes problématiques ont été adoptées;
    • prendre la décision de se reconstituer des frontières interpersonnelles saines;
    • organiser de façon intégrante les divers éléments de sa vie émotionnelle, intellectuelle et relationnelle, pour avoir une existence plus satisfaisante dans le présent.

    Le pour et le contre

    L'analyse transactionnelle possède de grandes qualités et des outils remarquablement efficaces, ce qui ne l'empêche pas d'être critiquée, notamment pour son manque d'hypothèse centrale. On fait aussi remarquer que la description des différents états (Parent, Adulte et Enfant) ne correspond à aucune réalité biochimique ou physiologique. On lui reproche enfin de ne pas tenir compte de la dimension sociologique des problèmes humains, et de négliger l'importance de l'imaginaire et des fantasmes. Il faut dire aussi que son jargon et ses aphorismes, humoristiques à la manière américaine, sont parfois perçus comme simplistes (et souvent incongrus en français!).

    Mais l'analyse transactionnelle a d'ardents défenseurs : n'est-elle pas, comme Berne l'avait voulu, accessible aux gens de tous âges et de toutes conditions sociales? Et puis, comme dit un théologien et psychanalyste : « Cette thérapie, apparemment superficielle puisqu'elle porte plus sur les rôles que sur les instances psychiques profondes, est cependant très importante dans les perspectives des thérapies transpersonnelles. D'abord parce qu'elle valorise le moi-Adulte, autonome, capable de juger par lui-même. Puis, parce qu'elle préconise l'acceptation inconditionnelle d'autrui2. »

    http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=analyse_transactionnelle_th

    Quels rôles jouez-vous dans votre vie ?

    Chaque jour, nous sommes amenés à jouer des rôles multiples. Au gré des situations et des personnes rencontrées, nos attitudes varient, plus ou moins consciemment. C'est ainsi que nous exprimons notre personnalité.

    Selon la théorie de l' Analyse Transactionnelle, nous pouvons nous trouver tour à tour dans les personnages du "Parent", de l'"Adulte" ou de l'"Enfant" et, dans la logique de chacun de ces rôles, nous placer dans un rapport de domination, d'échange ou de soumission, exprimer librement nos émotions ou au contraire les retenir. La vie peut ainsi se comparer à un théâtre dans lequel nous portons différents masques selon les circonstances mais toujours en suivant un script bien établi.

    Comprendre ces jeux de communication (ces "transactions") et les décrypter, analyser nos comportements, nos paroles, nos émotions : ceci peut nous éviter de devenir prisonnier d'un type de réaction, et de rejouer toujours la même scène et le même rôle dans un film qui ne correspond pas forcément à notre réalité profonde.

    Mieux nous connaître, savoir comment les autres nous perçoivent peut nous détourner des pièges dans lesquels nous tombons, nous empêcher de reproduire trop souvent les mêmes erreurs et de revivre les mêmes scénarios dans nos relations aux autres, en couple, en famille, ou dans notre contexte professionnel...

    Depuis plus de quarante années l'approche de l’Analyse Transactionnelle est ainsi utilisée pour le développement de soi, les bilans de compétences, la dynamique des groupes…

    http://www.analyse-transactionnelle.com/

     

    LA SOPHROLOGIE ANALYSANTE

     

    Elle permet de dénouer les nœuds du passé, dans le présent, pour libérer le futur.

    Il s’agit donc de revenir sur des moments difficiles, limitants, conscients ou inconscients, sur des interprétations, des « réalités » fabriquées, des scénarios répétitifs, que nos cellules ont enregistrées, afin de les revivre autrement, sereinement, dans un état de conscience libérateur.

    L’obtention de la détente nécessaire s’obtient par des techniques issues de la sophrologie et de la méditation, des exercices corporels qu’il s’agira d’acquérir et de maîtriser. L’autonomie de l’individu reste un objectif prioritaire. Le thérapeute est un accompagnant mais non un « Maître. »

    L’embryon, le fœtus, le bébé, le jeune enfant, l’adolescent…tous ces états de l’individu sont des éponges à émotions, ils captent le vécu avec une logique archaïque. Culpabilité, peur, colère, frustration, manque, tristesse, sentiment d’abandon, d’injustice, de solitude, d’incompréhension, de rejet, toutes ces émotions sont perçues par le corps et enregistrés comme matériel de référence. Ils construisent une vision limitative de la réalité et nourrissent l’existence de leurs fardeaux.

    Ces émotions qui s’intègrent dans des schémas de pensées, des croyances, des certitudes acquises, se répètent encore et encore dans la vie adulte et deviennent des scénarios que l’individu rejoue sans cesse sans pouvoir s’en libérer car ils sont la plupart du temps inconscients ou simplement parce qu’ils entretiennent une identification dans laquelle l’individu se sent exister même si cela l’enferme…

  • Jacques Flament Editions

    Je connais Jacques personnellement et s'il y a bien quelques individus amoureux des livres, il en fait partie. S'il y a bien une maison qui mérite d'être soutenue, c'est la sienne. 


    Jacques Flament Editions

    80 auteurs. 145 ouvrages. 2 revues. 23 collections.

    À heure de l'hystérie généralisée (plus de 60 000 ouvrages sont publiés chaque année), une fois n'est pas coutume, je vais donner un coup d'encensoir à Jacques Flament Editions, car elles (j'emploie à dessein le féminin) en ont bien besoin.
    Non pas que je sois coutumier de l'autocélébration, mais juste pour expliciter en quelques mots (même si certains trouveront cela trop long) le travail de petits éditeurs comme moi.
    Jacques Flament Editions ne veut pas jouer dans la cour des grandes. Elles font de l'industrie, nous faisons de l'artisanat. 
    Notre modeste ambition, pour ceux qui participent avec moi activement à cette aventure, est de faire un travail de qualité avec les moyens qui sont les nôtres et de servir de tremplin à l'un ou l'autre de nos auteurs qui rejoindra un jour l'une des grandes maisons via JFE. Point. 
    Et je serai le plus heureux des hommes lorsque l'un d'eux me dira un jour avoir été accepté chez l'une de mes célébrées et reconnues consœurs.
    En créant cette maison d'éditions il y a cinq ans, j'ai choisi un modèle bien précis de fonctionnement pour diffuser les ouvrages : 
    - le site internet JFE ;
    - Amazon ;
    - les libraires qui acceptent de vendre nos ouvrages avec seulement (!) une marge de 20 % (beaucoup de libraires nous font confiance mais ce n'est malheureusement pas le cas de tous, certains considérant parfois avec mépris notre travail pour si peu de gains et que devoir faire l'effort de nous commander l'ouvrage autrement que par leur système de distribution habituel est au-dessus de leurs forces ! ; nous avons par contre en grande estime ceux qui jouent le jeu et sont ainsi les partenaires de notre reconnaissance).
    Je crois que ce modèle hybride que nous avons adopté (internet + libraires comme intermédiaires directs), avec les nouvelles technologies qui se développent de façon exponentielle, est un modèle qui est amené, à l'avenir, à se généraliser, comme dans beaucoup d'autres secteurs de la vie économique qui tendent à se passer de trop nombreux intermédiaires pour relier directement producteurs et consommateurs. Malheureusement trop peu de lecteurs potentiels lui font confiance. Parce que nous sommes autodiffusés, nous sommes parfois assimilés aux auteurs autoédités qui grossissent le magma de l'offre littéraire, magma où l'on trouve, il est vrai, le meilleur mais aussi parfois le pire. 
    J'essaie personnellement de donner à cette maison d'éditions qu'est JFE un seuil de qualité des ouvrages publiés tout à fait acceptable en comparaison des grandes maisons qui sont censées accueillir la crème des auteurs. Nous sommes juste une solution alternative (et peut-être provisoire) pour les auteurs de talent qui n'ont pas les relations nécessaires pour intégrer un système plus visible, médiatisé. Et si je concède que nous sortons parfois des ouvrages plus "grand public" (ce qui ne veut pas dire de mauvaise qualité) pour pouvoir garder la tête hors de l'eau, nous ne sommes pas des marchands de soupe, et nombre d'ouvrages publiés chez JFE n'ont rien à envier à des ouvrages publiés dans de très grandes maisons concélébrées par la messe médiatique.
    Notre problème est donc simplement un manque de visibilité et de reconnaissance. 
    Vous êtes là aussi pour essayer de pallier ce manque puisque vous lisez cet article.
    Partagez et demandez de partager à vos amis via Facebook ou par simple mail dans vos réseaux respectifs cette petite mise au point à la veille des fêtes et des cadeaux de fin d'année.
    Je rêve qu'un jour une maison comme la mienne fasse le buzz en recueillant l'adhésion de dizaine de milliers de personnes comme nombre d'imbécillités audiovisuelles le font très souvent sur la Toile. Les auteurs que nous défendons méritent eux aussi d'avoir une petite chance de vivre à travers leur travail d'écriture. Et Internet peut-être un outil formidable pour défendre des projets culturels de qualité comme le nôtre.
    D'avance merci d'y participer.

    Des humains. Des histoires. Des livres de papier.

    Jacques Flament et toute son équipe vous souhaitent la bienvenue sur le site de leur maison d'édition indépendante.

    Pourquoi choisir les mots dans un monde qui a tendance à banaliser l’écrit au profit d’un flot coloré d’images animées, parfois bien insipides et médiocres dans leur réalité numérique ou télévisuelle ?

    En toute modestie, pour marcher à contre-courant, contre le vent de l’asservissement, de l’abrutissement, faire acte de résistance et rejoindre ainsi la lutte pacifique de ceux qui refusent la médiocratie envahissante.
    Combat rétrograde diront certains, combat actuel et impératif diront ceux qui prônent l’indignation radicale. Qu’importe dirons-nous, pourvu que la faim soit dévorante.
    Les mots sont de la magie pure, des fragments d’utopie et l’utopie, la nourriture des rêves.

    Mais pourquoi, aussi, choisir le papier alors que notre monde a tendance à se virtualiser, se dématérialiser ?
    Tout simplement parce que nous aimons les objets que l’on nomme livres, des objets qui respirent, sentent bon, sont agréables au toucher et des présences rassurantes face à ce monde qui a tendance à se dématérialiser. Cela dit, notre démarche ne dédaigne pas le progrès. Pourquoi en effet ne pas se servir des nouvelles technologies pour diffuser cet objet-fétiche qu’est le livre en papier ? C’est tout notre propos : en totale indépendance, vendre des livres fabriqués de façon classique, en dehors de la filière classique de diffusion (trop coûteuse pour les petits éditeurs), sans pour autant faire l’impasse sur les libraires.

    L’ÉDITION DIFFÉREMMENT …

    Un canal de vente principal (internet), une collaboration durable avec les libraires (voir onglet libraires), des ouvrages disponibles en version papier répartis en collections rétrospectives ou contemporaines, clairement typées par leur présentation et leur contenu, tel est le cadre résolument différent et innovant de Jacques Flament Editions, structure légère et farouchement indépendante qui naquit en 2010.
    Nous revendiquons notre système atypique d’autodiffusion producteur de marge, pour différentes raisons :
    - nous nous réclamons de cette mouvance du (e-)commerce actuel qui souhaite traiter directement du producteur (l’éditeur) au consommateur (le lecteur) en occultant nombre d’intermédiaires qui n’ont rien d’indispensable pour produire des ouvrages d’une qualité aussi bonne que ceux qui sortent des circuits traditionnels ;
    - nous souhaitons générer une marge suffisante (que nous n’aurions pas en passant par la filière classique) pour subsister de façon pérenne dans la jungle éditoriale et ne pas rejoindre le cimetière des petits éditeurs morts étouffés par ces différents intermédiaires ;
    - grâce à cette marge, nous pouvons octroyer des droits aux auteurs qui nous ont fait confiance, et ce dès le premier exemplaire vendu, et nous pouvons publier des ouvrages différents, non étiquetés comme produits de masse, aux tirages initiaux limités (et donc plus cher à l’impression).

    Nous sommes convaincus qu’il existe une place pour une production éditoriale indépendante de ce type et mettons en œuvre les ressources nécessaires pour la rendre visible avec les moyens originaux qui sont nôtres et en respectant une charte de qualité à la fois sur le fond et sur la forme.

    Artisans du livre, en marge des circuits industriels traditionnels, loin géographiquement du sérail parisien, nous assumons pleinement notre différence en proposant trois axes de recherche :
    - mettre à jour des voix nouvelles originales, ;
    - rééditer des ouvrages injustement oubliés ;
    - proposer une évasion alternative au sens large du terme.

    Livres de qualité, présentations soignées, petits tirages rapidement renouvelables, voilà clairement assumées les balises de notre chemin de traverse tourné vers un simple objectif : rejoindre le cercle de ceux qui aiment les livres et leurs auteurs, prennent du plaisir à les fabriquer sans l’obsession constante de la recherche du profit, et dont l’ambition première est de partager passion des mots et plaisir de la découverte.

    Jacques Flament

    Lire la suite

  • L'intuition (Victor Hugo)

    « C’EST PARCE QUE L’INTUITION EST MYSTÉRIEUSE QU’IL FAUT L’ÉCOUTER »

    « C’est parce que l’intuition est mystérieuse qu’il faut l’écouter »
    http://www.jeanbaptistelc.fr/cest-parce-que-lintuition-est-mysterieuse-quil-faut-lecouter/#.VD4osilVX-k.facebook

    « Vous êtes-vous parfois replié en vous-même, plongeant vos yeux dans votre propre mystère, songeant et sondant ? Qu’avez-vous vu ? Une immensité. Une immensité, noire pour quelques-uns, sereine pour quelques autres, trouble pour la plupart.

    Presque tous les penseurs qui se recueillent et méditent aperçoivent en eux-mêmes (c’est-à-dire dans l’univers, l’homme étant un microcosme) une sorte de vide d’abord terrible, toutes les hypothèses des philosophies et des religions superposées comme des voûtes d’ombre, la causalité, la substance, l’essence, le dôme informe de l’abstraction, des porches mystérieux ouverts sur l’infini, au fond, une lueur. Peu à peu des linéaments se dessinent dans cette brume, des promontoires apparaissent dans cet océan, des fixités se dressent dans ces profondeurs ; une sorte d’affirmation se dégage lentement de ce gouffre et de ce vertige.

    Ce phénomène de vision intérieure est l’intuition.

    …L’intuition est à la raison ce que la conscience est à la vertu : le guide voilé, l’éclaireur souterrain, l’avertisseur inconnu, mais renseigné, la vigie sur la cime sombre. Là où le raisonnement s’arrête, l’intuition continue. L’escarpement des conjectures ne l’intimide pas. Elle a de la certitude en elle comme l’oiseau. L’intuition ouvre ses ailes et s’envole et plane majestueusement au-dessus de ce précipice, le possible. Elle est à l’aise dans l’insondable ; elle y va et vient ; elle s’y dilate ; elle y vit. Son appareil respiratoire est propre à l’infini. Par moments, elle s’abat sur quelque grand sommet, s’arrête et contemple. Elle voit le dedans.

    Le raisonnement vulgaire rampe sur les surfaces ; l’intuition explore et scrute le dessous.

    L’intuition, comme la conscience, est faite de clarté directe ; elle vient de plus loin que l’homme ; elle va au delà de l’homme ; elle est dans l’homme et dans le mystère ; ce qu’elle a d’indéfini finit toujours par arriver… Et c’est parce qu’elle est surhumaine qu’il faut la croire ; c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter ; c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse. »

    Victor Hugo

    Cet extrait des Proses Philosophiques (1860-1865) de Victor Hugo illustre toute la dimension spirituelle de l’intuition, celle qui nous relie à la conscience, à la lumière, au mystère et à la sagesse. L’intuition va à l’essentiel en dirigeant notre regard vers notre intériorité, qui à son tour, nous rend disponible au monde extérieur. « Chose inouïe, c’est au dedans de soi qu’il faut regarder au dehors » écrit Victor Hugo dans un autre recueil de textes poétiques.

    Source: www.histoiredintuition.com

  • L'enracinement

    Arbre 10

                                                                                                                                  L’ENRACINEMENT

     

    Vous prenez une position verticale, les pieds ancrés au sol, vous cherchez un équilibre parfait et vous entamez une respiration lente et profonde.

    Maintenant que vous avez trouvé votre position idéale, que vous sentez votre corps parfaitement stabilisé, vous fermez les yeux et vous suivez de votre regard intérieur le mouvement de votre ventre à l’inspiration et à l’expiration.

    Inspiration par les narines, votre ventre se gonfle.

    Expiration, il se vide.

    Sur un rythme calme, lent et profond.

    Vous laissez votre langue se poser derrière les incisives du bas.

    Vous recueillez les sensations de votre corps, toutes les sensations, vos épaules se relâchent, votre visage se détend, vos bras pendent le long de votre corps et vous devinez peut-être des picotements au bout des doigts, vous suivez le trajet de l’air de vos narines à vos poumons à l’inspiration puis de vos poumons à votre bouche légèrement entrouverte à l'expiration. L’air qui entre est un courant légèrement froid et celui qui sort est tiède, réchauffé par la vie en vous.

    Concentrez-vous quelques instants sur cette différence de température, cherchez la précision des sensations, observez votre être intérieur.

    Vous pouvez imaginer maintenant que vos pieds sont des racines qui s’infiltrent dans le sol. Des racines solides qui s’entremêlent et descendent au cœur de la Terre. Des sèves nourricières montent en vous, elles ruissellent dans votre corps et vous pouvez imaginer votre être entier qui devient un arbre, un arbre solide, un tronc élancé qui dresse ses branches vers la lumière. Vous pouvez sentir cette force en vous.

    La vie de l’arbre, capable de résister aux plus redoutables tempêtes, cette vie est en vous.

    Laissez-vous envahir par cette force et cette énergie.

    Laissez monter en vous cet amour de la vie.

    L’arbre est relié à la Terre et au Ciel.

    Cherchez en vous cette rencontre, cette conscience de votre place sur la Terre.

    Observez ce qui se passe en vous.

    Inscrivez les sensations dans votre corps et votre mémoire.

    Vous savez maintenant qu’il y a cet espace de paix et de force en vous. 

    Lire la suite