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  • Territorialisation.

    LE RECRUTEMENT FUTUR DES PROFESSEURS DES ECOLES PAR LES MAIRIES CONFIRME PAR L'ACADEMIE D'ORLEANS

    Le recrutement des professeurs des écoles par les mairies dans un avenir proche se confirme.
    Ils perdront donc leur statut d'agent de l'Etat pour un autre statut; reste à savoir lequel...
    La réforme des rythmes scolaires est le marchepied de ce projet du gouvernement. Les professeurs des écoles peuvent remercier leurs syndicats SNUipp et SE-UNSA d'avoir soutenu cette réforme.

    La perte du statut d'agent de l'Etat, ça signifie la redéfinition totale du métier : les rapports hiérarchiques, le temps de travail quotidien et hebdomadaire, la durée des congés, les salaires et le mode de progression, la sécurité de l'emploi ....

    Groupe facebook « Rythmes Scolaires : Arrêtez le Massacre ! »https://www.facebook.com/groups/609556085733767/
    Katherine, 23 mai 2014 :
    " Le 20 mai 2014 une délégation de parents d’élèves du giennois et de représentantes des Gilets jaunes 45 ont été, à leur demande, reçus à l’inspection académique par Mme l’Inspectrice d’Académie adjointe, l’Inspecteur de circonscription de Gien et deux conseillers pédagogiques chargés des rythmes scolaires
    [...] Relations écoles – communes : le tabou du recrutement des enseignants des écoles par les communes est ouvertement levé. Le nouveaux pouvoirs pédagogiques des maires, selon l’administration, cela fait désormais partie de leurs compétences !
    Pour Mme l’Inspectrice, il est bon que les communes soient de plus en plus investies dans l’éducation, et il serait même très bon qu'elles gèrent elles-mêmes les écoles.
    Pour l’administration, le recrutement des professeurs des écoles « est dans la logique des choses »."Rien de mal à ce que les maires recrutent les enseignants, un jour "
    Tout cela étant "en projet", et puis "c’est déjà le cas pour l’aide aux devoirs "
    Les conclusions que nous tirons de cet échange avec l'institution est que l'école publique est réellement en danger. Derrière la réforme des rythmes c’est bien du démantèlement de l'Ecole Service Public National, qu'il s’agit. "

    Au sujet des projets du gouvernement sur le changement de statut des enseignants en France ( d'agents de l'Etat à employés territoriaux ) à voir aussi:

    - Le rapport de la Cour des comptes de mai 2013 " Gérer les enseignants autrement" décrypté sur ce site:
    http://www.laviemoderne.net/grandes-autopsies/52-le-fabuleux-rapport-de-la-cour-des-comptes

    - La déclarations d'Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, président de l'Association des Régions de France, en janvier 2014: " « décentralisation totale de l'Éducation », « dans moins de temps qu'on ne croit ».
    http://www.sudouest.fr/2014/01/14/alain-rousset-croit-au-rebond-des-territoires-1428765-3900.php

    - La déclaration de la directrice de l'iFRAP dans l'émission "C dans l'air" ( la dose quotidienne d'idéologie libérale ) le 31 janvier 2013: « La question c’est surtout aussi de le gérer au niveau central. C’est à dire que, ce que ne veulent absolument pas les agents aujourd’hui, ce serait qu’on imagine que la gestion de l’école se fasse au niveau local totalement. Aujourd’hui on est arrivé à une situation un peu ubuesque, c’est à dire que les communes vont s’occuper des écoles du primaire, et alors elles vont financer la réfection des locaux etc, mais elles vont pas payer les professeurs. Et c’est la même chose pour les départements qui s’occupent des collèges, etc , etc régions, lycées. 
    Il y a plusieurs financeurs, et ça, ça casse encore plus la lisibilité du système et l’évaluation du système. 
    […] donc la question, c’est peut-être de décentraliser justement la gestion de l’école, et ça cassera beaucoup aussi de la difficulté à discuter sur cette question du service public, parce que gérer au niveau local, c’est aussi connaître les professeurs qui sont payés par les établissements. On aura moins de professeurs qui ne seront pas devant les élèves, on aura moins d’absentéisme. Donc, toutes ces questions là, c’est aussi la vague, la troisième vague de décentralisation que prépare le gouvernement, c’est décentraliser l’école. »
    http://www.ifrap.org/

    - Les déclarations de Claudy Lebreton (PS), président de l'Assemblée des départements de France, lors d'une conférence de presse le 6 mai 2014, qui s'est prononcé pour "une Education territoriale et non plus nationale".

    Définitivement, la réforme des rythmes scolaires n'est pas une gentille réforme pour le bien des petits enfants :

    "le but ultime de cette réforme - en dehors d'embaucher massivement et à grand frais des "jeunes" sans qualification pour faire baisser le chômage est surtout de constituer un vivier de personnel de garderie quand le gouvernement PS modifiera le statut de fonctionnaire d'Etat des professeurs. Face aux grèves massives, les élus locaux n'auront qu'à piocher dans le stock des animateurs recrutés pour assurer le Service Minimum d'Accueil. (on peut remplacer le PS par l'UMP ou l'UDI ou le FN, ça fonctionne aussi)."
    http://skhole.fr/a-l-ecole-des-nouveaux-rythmes-par-magali-gaubert#_ftnref17

    http://vigilance-rs.clicforum.fr/index.php
    https://www.facebook.com/groups/609556085733767/

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  • Le paradis

    A quoi ressemble le paradis ?

    http://www.inrees.com/articles/A-quoi-ressemble-le-paradis/

    L’anthropologue Michael Harner a collecté plus de 2500 récits de voyages chamaniques dans le monde d'en haut. Dans « Caverne et Cosmos », il en rapporte les similitudes. Que peut-on en apprendre ?
    © JeeYoung Lee
    Nous avons tous entendu parler d’un royaume situé au-delà des nuages, peuplé d’âmes défuntes et d’êtres spirituels. Un lieu idyllique bercé de douceur, d’amour, de lumière… Fariboles éculées, gentilles allégories, ou récit authentique d’un monde non-matériel ? 

    Anthropologue mondialement reconnu, Michael Harner a consacré sa vie à l’étude et à la pratique du chamanisme. Dans le cadre de sa fondation, il a initié des milliers d’occidentaux aux techniques du voyage chamanique dans les mondes d’en bas, « celui qui se situe en dessous de nous », d’en haut, « au-dessus de nous », et du milieu, « où nous vivons ». Tous expérimentent-ils la même chose ? Pour le savoir, Michael Harner a collecté plus de 2500 récits d’ascensions entreprises au son du tambour, sans l’aide de substances psychotropes, par des personnes qui n’en avaient généralement jamais fait l’expérience, et qui n’avaient reçu aucune information sur ce qui les attendait. 

    « On s’est contenté de leur expliquer comment parvenir à leur destination », indique l’anthropologue dansCaverne et Cosmos. La technique est simple : s’allonger calmement dans l’obscurité, se bander les yeux, visualiser son point de départ, puis répéter mentalement l’objectif de se rendre dans le Monde d’en haut et de l’explorer par l’esprit. Le son répétitif du tambour modifie l’état de conscience, jusqu’à ce que d’étranges images apparaissent, comme indépendantes de notre volonté, souvent bien différentes de ce qu’on avait pu mentalement en imaginer. Quel est donc cet univers subtil, appréhendé par le filtre complexe de notre subjectivité ? 

    Les barrières de la réalité ordinaire


    Première sensation : s’élever jusqu’à rencontrer une « zone de transition » : strate nébuleuse pour certains, membrane perméable pour d’autres… « J’escalade l’arc-en-ciel, témoigne un participant. Je sens qu’un pouvoir me tire vers le haut. En dessous, je vois les collines, une route. Je continue à grimper. Il y a des nuages au-dessus de moi. J’atteins le sommet de l’arc-en-ciel. Je pose le pied sur un nuage. Je suis étonné de voir qu’il supporte mon poids. » Ainsi franchit-il la lisière entre les mondes. Au fil de l’ascension, les niveaux s’enchaînent, toujours séparés par une fine couche. « J’ai l’impression que je cherche le soleil, poursuit le participant. Je franchis un autre niveau. Je me sens très puissant, mais très doux, aussi. Je continue à voler de plus en plus haut. Il y a toutes sortes d’énergies dans l’espace. Des vents solaires. De la lumière. Je ne fais que monter en flèche. On dirait que le temps ralentit. Tout paraît vraiment apaisé. Je vole, c’est tout. De plus en plus haut, une barrière après l’autre. Je ne sais pas s’il existe une limite au nombre de niveaux. » 

    Un lieu magique


    Le Monde d’en haut n’est pas qu’éther ; beaucoup disent y avoir perçu des paysages surprenants de beauté, dotés d’une grande sacralité : fleurs de lotus, montagne dorée émergeant de la brume, « splendide cascade bleu vif ornée de pierreries », prairies et forêts d’un vert « incomparable » sentant « divinement bon », ruisseaux de lumière, palais et cités de cristal… « J’avais l’impression de pénétrer dans un tableau, témoigne un participant. Les traînées de lumière et leurs couleurs étaient extraordinaires. » Un univers tout à la fois paisible et éclatant, apparaissant au fil des niveaux de plus en plus épuré et lumineux – comme si l’ascension permettait de se rapprocher d’une essence. 

    Une musique céleste


    Une autre surprise attend certains : la distinction très nette d’une musique, de chants « paradisiaques », de chœurs « absolument exquis », aussi clairement que si quelqu’un jouait dans la salle. « A mon grand étonnement, j’ai commencé à entendre de la musique alors que je me trouvais parmi les étoiles, explique un homme, psychologue de profession. J’ai cru que l’un des collègues du Pr Harner avait mis un enregistrement. J’ai été frappé par la beauté et la clarté du son. C’était tellement divin que j’aurais aimé pouvoir en retenir chaque note. » Michael Harner lui-même dit avoir fait l’expérience du « plus beau son » de sa vie alors qu’il « flottait dans les airs », la première fois qu’il a bu de l’ayahuasca (un breuvage psychotrope) chez les Conibo d’Amazonie. 

    Des esprits à visage humain


    « Un homme m’a rejointe, explique ensuite une participante. Il portait une cape bleue à galons d’or et une coiffe d’or, et il avait un aigle posé sur l’épaule. J’ai marché avec lui jusqu’a ce qui ressemblait à un palais majestueux, dans une longue salle où de très nombreuses personnes formaient un cercle. L’homme m’a dit qu’il était Odin. Je lui ai demandé qui étaient ces gens, il m’a répondu que c’était ma famille, et que j’avais déjà rencontré beaucoup d’entre eux. » Les occidentaux, comme les chamanes autochtones avant eux, visualisent souvent des esprits compatissants, semblant les attendre et les accueillir, sous la forme de déités anthropomorphiques, de personnalités décédées ou de parents défunts – un père, une mère, une arrière grand-mère qu’on reconnaît sans l’avoir jamais connue, avec qui on interagit « par une sorte de langage mental ».

    Le temple du savoir


    Certains ont aussi parfois l’impression, au gré de leur voyage, de pénétrer dans le temple du savoir, représenté selon les cas par une pagode bouddhiste, une sorte de « laboratoire d’enchanteur », ou un lieu ressemblant à la « bibliothèque d’Alexandrie ». Là, beaucoup disent voir des livres ou des parchemins couverts d’écriture et de symboles indéchiffrables. « Il se peut que les écrits qu’ils ont trouvés dans le Monde d’en haut soient en réalité le Livre céleste, remarque Michael Harner. Depuis la Mésopotamie antique, il est dit qu’il traite de divers sujets, parmi lesquels : les dieux, le mystère du ciel et de la terre, le destin, la sagesse, la loi de la terre et du ciel, la vérité, le secret de la création et l’origine de toute chose, la vie, la mémoire du bien et du mal accomplis. » Les étudiants de Michael Harner auraient-ils abouti au même endroit que Moïse et autres prophètes ? 

    Transformation intérieure


    Une chose est sûre : le son du tambour les emporte au pays de la bienveillance infinie. « J’ai senti l’amour de la forêt m’envahir tout entière, me nourrir et m’aimer, indique une femme. Puis j’ai vu des cercles entourant d’autres cercles, et encore des cercles, rien que des cercles d’amour, et combien nous ne sommes qu’amour. Je n’avais jamais vu ou éprouvé un amour de ce genre-là ! » L’univers tout entier paraît lui aussi « fondamentalement bon », comme une force de vie irrésistible, une pulsation qui englobe et unit tout. « On dirait qu’il n’y a pas d’intelligence individuelle, ici, aucune notion de séparation, poursuit un participant. Ce n’est qu’une présence incroyablement vaste, qui est, tout simplement. » Au gré du voyage, certains vivent aussi une métamorphose. « J’arrive près d’une fontaine aux teintes luminescentes et j’entends des voix, puis j’aperçois les visages d’un homme et d’une femme qui semblent me dire d’enlever mes vêtements et de m’avancer dans l’eau de la fontaine pour m’y purifier, explique un homme. Je palpe alors mon corps. Il est désormais transparent et rayonne d’énergie. Je deviens la fontaine. Tout se réarrange et j’ai la sensation d’être totalement libéré de la maladie. » L’expérience est troublante : devenir squelette, se sentir mort puis renaître, « transformé en énergie à l’état pur », doté d’une force et d’une compréhension nouvelles… « Je savais tout, je comprenais tout, dit un participant. J’éprouvais un sentiment de paix au-delà de tout ce qu’il est possible de croire. J’étais le pouvoir, la douceur, l’amour inconditionnel, la lumière, l’espoir, l’enthousiasme, la vie nouvelle, tout. » 

    Une expérience personnelle


    Ces récits, aussi étranges qu’ils paraissent, font écho à ceux des premiers mystiques, ainsi qu’à ceux des chamanes autochtones des 4 coins du globe. Leurs similitudes ancrent l’idée d’une expérience commune. Le vécu est réel, partagé, mais que démontre-t-il : l’existence du paradis dans un autre versant de la vie, ou simplement notre adhésion à un inconscient collectif, ancré dans nos têtes ? « Dans le monde d’en bas, les occidentaux n’ont pas trouvé l’enfer ! » rétorque Michael Harner, mais un univers très similaire à celui d’en haut, avec ses jardins d’Eden, ses musiques, ses esprits enseignants. 

    Pour lui, l’expérience ne serait donc pas le fruit d’une « programmation » ni d’une « projection culturelle ». Est-elle imaginaire ? A cette question, l’anthropologue répond : faites-en vous-même l’expérience. « Près de 90% des occidentaux sont capables d’accéder au Monde d’en haut, s’ils se conforment sérieusement aux instructions. La pratique personnelle est ce qui fait la différence entre l’approche chamanique et la religion. »Si tout le monde ne voit pas la même chose, c’est que « personne n’est issu du même contexte. La réalité non-ordinaire est taillée sur-mesure pour s’adapter à chaque individu », afin d’en assurer la portée. « Ne vous découragez pas si votre premier voyage est vague ; cela évoluera avec la pratique, conclut Michael Harner dans Caverne et CosmosLe succès du voyage repose sur l’association de persévérance sans effort et de concentration détendue. » A vos tambours, prêts ?

    Caverne et cosmos, Michael Harner
    Mama Editions (Mars 2014 ; 436 pages) 



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  • Le couple et l'amour conscient (sexualité sacrée)

    L’amour conscient et les blessures du coeur

    http://presencedamour.over-blog.fr/article-22677236.html

    L’amour conscient se développe dans une relation où les deux conjoints partagent une communion d’être à être, car il s’agit d’amour de l’être et non de la personnalité. Dans ces moments de communion, je suis touché par les profondeurs de mon être et de celui de ma compagne en même temps. De jour en jour, notre vie intérieure commence aussi à se mouvoir en synchronie. Son visage est devenu pour moi plus familier que mon propre visage. Je partage ses désirs et je ne peux me séparer de sa souffrance. Il y a une telle interpénétration entre nous, si profonde, que je ne pourrais plus jamais être vraiment séparé d’elle.

    Et pourtant je suis séparé. Quelle que soit l’intimité de notre relation, nous ne pourrons jamais partager entièrement tous nos rôles : elle ne saura jamais vraiment ce que cela fait d’être moi et je ne saurai jamais vraiment ce que cela fait d’être elle. Malgré les moments d’unité ressentis quand nos êtres se touchent, l’union totale reste pour toujours inaccessible. Plus nous sommes proches, plus la moindre distance nous fait l’impression d’un énorme ravin.

    Il est tout aussi illusoire de vouloir s’accrocher à l’autre ou d’utiliser notre proximité pour nous protéger de la vérité de notre solitude. Nous sommes provisoirement prêtés l’un à l’autre par l’univers, ignorant quand il nous rappellera. Une telle expérience, où nous ne sommes ni entièrement séparés, ni entièrement seuls, me met en contact avec la fragilité du cœur. A réaliser que je ne vaincrai jamais complètement ma solitude en fusionnant avec l’être aimé, je me retrouve aux prises avec une souffrance fondamentale dont personne ne pourra jamais me sauver. Une partie de moi voudrait lui épargner sa souffrance et tout faire pour elle, mais il n’y a rien que je puisse faire pour la protéger de sa vie et de notre mort. Quand le cœur se sent à la fois plein et vide, je trouve la réponse à la question posée dans la chanson d’amour : « Pourquoi l’amour doit-il être aussi triste » ?

    Ce genre de tristesse n’est pourtant pas un problème. Selon Chögyam Trungpa, l’amour est « inconditionnel. Il a lieu parce que notre cœur est complètement à nu. » La musique des chansons d’amour  est souvent triste parce que l’amour que nous inspire l’autre réveille en nous un désir profond de fusion. « Vous voudriez faire couler le sang de votre cœur, donner votre cœur aux autres. » Le mot anglais pour triste, sad, est lié étymologiquement à satisfied (satisfait), ou sated, qui signifie littéralement « plein ». La tristesse de l’amour est une plénitude de sentiment qui naît de la soif d’ouverture et de lien. C’est pourquoi il y a dans l’amour une plénitude douce et triste du cœur qui ne demande qu’à s’épancher.

    Ma solitude étant ce qui m’incite à sortir de moi-même, elle n’a pas besoin de m’isoler. Simple présence à la vie, elle est ce que je partage avec toutes les créatures de la terre. Elle est une profondeur intérieure d’où jaillit une quantité de trésors : l’envie de se donner totalement, d’écrire un poème ou une chanson, d’offrir quelque chose de grand ou de beau pouvant toucher la personne que j’aime dans sa superbe solitude. De là le plus beau cadeau que je puisse offrir : moi-même, la totalité de ce que je suis, dans tout mon désir de vivre et de mourir aussi pleinement que possible.

    C’est quand nous sommes capables d’apprécier notre solitude que nous pouvons être nous-mêmes et nous donner vraiment plus, sans avoir besoin des autres pour nous sauver ou nous procurer une bonne opinion de nous-mêmes, notre désir étant au contraire de les aider à devenir davantage eux-mêmes. L’amour conscient serait ainsi un cadeau provenant de nos blessures du cœur.

    Toutes les grandes traditions spirituelles nous enseignement que la poursuite obsessionnelle du bonheur personnel ne peut conduire à une vraie satisfaction car les désirs personnels se multiplient sans fin, créant ainsi une insatisfaction permanente. Le vrai bonheur, que personne ne pourra jamais nous prendre, vient de l’ouverture du cœur que l’on sent irradier autour de nous et qui se réjouit du bien-être des autres. Chérir la croissance de ceux que nous aimons nous permet d’exercer nos capacités plus vastes et nous aide à mûrir.

    Dans un essai écrit dans les années vingt, Orage affirmait que l’amour conscient est quelque chose d’extrêmement rare. La sagesse, la vérité ou la créativité n’étant généralement pas ce que les gens attendent en premier lieu des relations amoureuses, ils recherchent avant tout des relations fondées sur la camaraderie ou des intérêts communs. Mais si l’amour conscient est encore rare aujourd’hui, ce n’est plus une possibilité aussi éloignée car l’amour non conscient ne fonctionne plus aussi bien. De plus en plus de couples s’apercevant qu’une relation est plus excitante quand elle les aide à développer leurs ressources les plus profondes et leurs meilleures qualités, on pourra voir dans l’amour conscient non plus un luxe mais une nécessité.C’est pourquoi toutes les difficultés rencontrées dans une relation nous offrent l’occasion rare de découvrir que l’amour est un chemin sacré qui nous invite à cultiver la totalité et la profondeur de ce que nous sommes.

    L’autre rive de l’amour

    Au final, l’amour conscient nous conduit au-delà de nous-mêmes, etil renforce notre lien avec la vie. L’amour entre deux êtres n’a pas la place de grandir sans cette vision plus large. Un tel amour nous donne un sentiment de parenté avec la vie dans sa totalité, ce que Teilhard de Chardin appelle « un amour de l’univers ». Ce n’est qu’ainsi que l’amour, comme il le dit, « se transforme en lumière et en puissance infinies. »


    Le chemin de l’amour s’élargit en cercles de plus en plus larges. Il commence à la maison – où l’on doit d’abord trouver sa place, se faire un ami de soi-même et découvrir la richesse intrinsèque de notre être dissimulée sous des couches de confusion de d’illusions égocentriques. Si nous parvenons à apprécier la nature fondamentalement bonne qui est en nous, nous verrons que nous avons plus à offrir que nous ne le croyions à notre partenaire amoureux.


    En outre, un homme et une femme attachés au développement de leur conscience et de leur esprit voudront naturellement partager leur amour autour d’eux. Les nouvelles qualités qu’ils ont cultivées en eux – la générosité, le courage, la compassion et la sagesse – peuvent s’étendre au-delà du cercle de leur relation. Ces qualités sont l’enfant spirituel d’un couplece que leur union apporte au monde. Un couple peut ainsi s’épanouir quand leur vision et leur pratique n’est plus seulement focalisée sur eux-mêmes, mais qu’il y a un sentiment plus large de communauté et de don de soi.


    Dès lors, l’amour d’un couple peut continuer à s’élargir, comme le suggère Teilhard. Plus l’amour qu’éprouvent deux êtres est profond et passionné, plus ils se sentiront concernés par l’état du monde dans lequel ils vivent. Ils auront conscience de leur lien avec la terre et feront de leur mieux pour protéger ce monde et tous les êtres vivants qu’ils peuvent aider. Aimer la totalité de la création est l’expression la plus élevée de l’amour, qui enracine et enrichit la vie du couple. C’est le grand amour et la grande voie, menant au cœur de l’univers.

  • Les rêves

    Lapartdureve101

    Très étrange ce que je vis la nuit...Habituellement, je ne me souviens que très rarement de mes rêves mais depuis quelques jours, toutes les images restent ancrées au niveau conscient, avec une force émotionnelle immense, comme un vécu, comme une expérience réelle, intégralement ressentie...

    J'ai cherché à analyser ces "histoires" et ce que je découvre me stupéfie... Je n'avais jamais vraiment essayé d'expliquer mes rêves au regard de l'insignifiance des souvenirs mais en ce moment, cette impression très forte de "vivre" quelque chose d'étrange m'a poussé vers ce travail. Je sais que tout ça est insuffisant et qu'il y aurait des approfondissements nécessaires mais rien que ça est tellement bouleversant... 

    ...

    DICTIONNAIRE DES SYMBOLES :

    Interprétation :

    LES MONSTRES


    Le rêve des monstres. Je "tuais" des individus parce que je "savais" qu'ils n'étaient pas les humains que je voyais, qu'ils cachaient derrière leurs masques une réalité inavouée. Lorsque je plantais la lame de mon couteau dans leur corps, ils se transformaient et se découvraient, haineux, difformes, les yeux injectés de sang...Ils hurlaient et leur violence me sidérait. Ce Mal incarné me raidissait jusqu'à la nausée et j'ai décidé à un moment de sortir du rêve. Je me suis dit que ça suffisait et que je devais me libérer...

    Le monstre symbolise le gardien d'un trésor, comme le trésor de l'immortalité par exemple, c'est à dire l'ensemble des difficultés à vaincre des obstacles à surmonter, pour accéder enfin à ce trésor immatériel et spirituel. Le monstre est là pour provoquer l'effort, pour vaincre la peur, pour tendre vers l'héroïsme. Il intervient dans de nombreux rites initiatiques. Il appartient au sujet de faire ses preuves, de donner la mesure de ses capacités et de ses mérites. Il faut vaincre le dragon, le serpent, les plantes épineuses, toute espèce de monstre, y compris soi-même, pour posséder les biens supérieurs que l'on convoite.

    Dans de nombreux cas, le monstre n'est en effet que l'image d'un certain moi, ce moi qu'il faut vaincre pour développer un moi supérieur. 

    En tant que gardien du trésor, le monstre est aussi signal du sacré. Là où est le monstre, là est le trésor. On ne s'en empare que par un acte héroïque. Le monstre tué, qu'il soit extérieur ou qu'il soit intérieur à nous-mêmes, libère l'accès au trésor. 

    LA MER

    Je volais au-dessus d'une mer noire qui jetait sur une falaise des vagues immenses frangées d'écume. Je regardais, impressionné, ce spectacle surpuissant.

    Symbole de la dynamique de la vie. Tout sort de la mer et tout y retourne ; lieu des naissances, des transformations et des renaissances. Eaux en mouvement, la mer symbolise un état transitoire entre les possibles encore informels et les réalités formelles, une situation d'ambivalence qui est celle de l'incertitude, du doute, de l'indécision et qui peut se conclure bien ou mal. De là vient que la mer est à la fois l'image de la vie et celle de la mort. 

    Des monstres surgissent de ses profondeurs, images du subconscient, source lui aussi de courants qui peuvent être mortels ou vivifiants.

    LA CHAUVE-SOURIS

    Elle courait sur le mur de la chambre tapissée de moquette. Parfois, elle s'envolait et traversait la pièce. Elle cherchait une sortie et je ressentais sa peur. J'ai pris une couverture et j'ai réussi à l'envelopper, délicatement, j'ai vu ses yeux qui me regardaient, vifs, brillants. Je l'ai libérée par la fenêtre.

    La chauve-souris symbolise un être dont l'évolution spirituelle aurait été entravée...

    L'ESCALIER

    Je descendais les escaliers d'un immeuble gigantesque, une tour sans fin, je sautais les marches avec une vitesse stupéfiante, empli d'une force et d'une assurance incroyable, je savais que des monstres me poursuivaient, je les sentais mais ils n'arrivaient pas à me rejoindre. Je sautais de plus en plus de marches, jusqu'à sauter d'un palier à un autre, je ressentais une joie immense, une énergie inépuisable. Je suis arrivé dans une cave sans lumière mais je parvenais à me déplacer sans problème, je devinais les murs, je parcourais les noirceurs silencieuses, il n'y avait plus personne à mes trousses. Et puis, j'ai entamé le chemin inverse mais avec une vitesse hallucinante. Je me suis retrouvé en haut de la tour et je regardais le vide. J'ai sauté en ouvrant les bras et j'ai volé. J'ai eu peur une seconde et puis je me suis laissé porter, sans rien faire. J'observais. 

    L'escalier est le symbole de la progression vers le savoir, de l'ascension vers la connaissance et la transfiguration. S'il s'élève vers le ciel, il s'agit de la connaissance du monde apparent ou divin ; s'il rentre dans le sous-sol, il s'agit du savoir occulte et des profondeurs de l'inconscient.

    Vivement la nuit prochaine...


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  • L'écheveau de la complexité

    Voilà TOUT ce qu'il faut comprendre.
    Voilà tout ce que les Puissants ne veulent pas qu'on comprenne.

    Mais si on s'endort en regardant des matchs de foot en buvant de la bière, nous sommes complices.

    Il faut choisir.
    Chercher à comprendre jusqu'à s'en rendre malade ou avaler la pilule du bonheur fabriquée par les Maîtres.

    Je voudrais même une fois réduit en cendres que mes poussières dispersées cherchent encore à comprendre...

     

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  • Problème récurrent

    Je sais très bien que tous mes textes passés cherchent à trouver la paix intérieure par l'analyse lucide des phénomènes émotionnels et le chaos des pensées et que je suis en ce moment dans ce chaos lui-même...Je sais très bien que je lutte contre des forces gigantesques, des pouvoirs coercitifs mis en place par des individus manipulateurs. Mais le peuple est responsable et lui seul puisqu'il cautionne par des votes et des illusions démocratiques des fonctionnements pervers. 

    Peillon a détruit l'Education nationale et il s'en va. Aucun problème pour lui, une place de député l'attend ou la responsabilité d'un bureau quelconque subventionné par l'argent collecté par le gouvernement sur le dos de la masse aveugle. 

    Je refuse de collaborer et je demande au regard de ma carrière un autre poste. L'institution me le refuse et elle décide de me mettre en congé maladie parce que je la dérange. J'ai voulu démissionner pour ne pas être un poids mort et respecter mes convictions mais la loi est bafouée et l'indemnité de départ volontaire est suspendue. 

    Ils font ce qu'ils veulent. Nous sommes dépendants au même titre que les esclaves. Oh, bien sûr, on ne nous fouette pas mais les Puissants envoient les forces armées pour préserver leur intégrité et leurs Privilèges. Et le Peuple soumis continue à voter pour leurs Maîtres en croyant posséder une liberté de choix.

    J'entends des "citoyens" hurler à la honte parce que le FN monte en puissance mais ces mêmes personnes ont-elles chercher à comprendre réellement les raisons de cette colère ? Je me fous de tous les partis. Droite, gauche, extrême droite, extrême gauche, extrême centre de la droite ouvrière, extrême gauche de la droite centriste, Parti républicain de la dictature ou dictature démocratique ... Rien n'est vrai. Tout est subventionné, tout est cartographié, identifié, légiféré pour que le système se maintienne, pour que le Peuple continue à bénir son asservissement. Ils sont TOUS  alliés entre eux puisqu'ils participent tous à ce système. Leurs paroles ne sont que des emballages, le colis seul les intéresse. 

    Le gigantisme et la complexité des structures étatiques sont volontaires. Il s'agit d'amener les individus lambda à déposer les armes par lassitude en entretenant ce sentiment nauséeux de ne rien y comprendre. 

    L'Union européenne n'est qu'une pieuvre dont les tentacules croissent et étouffent sous des décrets et des lois toute tentative de compréhension.   

    Combien sont-ils aujourd'hui à comprendre ce système ? Combien sont-ils à chercher même à le comprendre ? 

    La coupe du monde de foot va débuter. Tout va bien.

    Combien de temps ça va durer ? Faut-il donc que nos enfants et les générations à venir héritent de cette faiblesse chronique des Peuples à se gouverner eux-mêmes ? 

    Les Puissants affirment que seul le gigantisme peut préserver la Paix. Non, c'est leur croissance qu'ils veulent préserver et si la guerre doit participer à cette croissance, ils trouveront de quoi la justifier.

    Même si je me trompe, même si la colère m'aveugle, je continuerai à GUEULER jusqu'à la mort parce que si je ne le faisais pas, j'en crèverais le jour même. 

    Lui savait le dire bien mieux que moi...

     

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  • Les forces armées

    "Sérénité et respect" ???

    Mais quel respect les politiciens accordent-ils au Peuple ? Aucun. Il ne faut pas se leurrer. Les discours sont essentiellement électoralistes. Leurs intentions sont pécunières. Je renvoie à l'article sur M. Longuet qui se plaint de ne pas pouvoir vivre avec son "indemnité" de 6000 euros. 

    Je m'interroge par contre sur le rôle des forces armées. Qui doivent-elles défendre finalement ? Les politiciens ? Ou la population ?

    Non, les politiciens ne font plus partie de la population, ils vivent dans un autre monde. Un monde irréel qu'ils ont créé avec la bénédiction du Peuple. Ils devraient nous représenter et ils n'entendent rien. Ils se contentent d'écouter et de délivrer des discours travaillés dans des bureaux luxueux ou sur les banquettes en cuir de leurs voitures de fonction, des discrours écrits par des "nègres" qui compilent des notes et des dossiers. Eux finalement connaissent un peu la réalité. Les politiciens se contentent de réciter la leçon. 

    Le jour où les forces armées prendront conscience qu'elles sont manipulées par des voyous et qu'elles se trompent de cibles...

    Les politiciens devraient vivre dans la peur. Non pas celle de ne pas être réélu ou de ne pas obtenir un poste réservé (et ils sont nombreux), mais une peur physique...Le jour où ils sauront qu'ils ne sont plus protégés par les forces armées et que le respect est une notion qui se mérite sans être un dû, là, on verra vraiment ceux et celles qui sont prtêts à servir le Peuple.

    Ils ne devraient pas être protégés, ils devraient vivre dans la crainte, une crainte psychologique constante. Tout comme l'ouvrier qui craint jours et nuits de perdre son emploi en sachant que pour lui, rien n'est réservé, aucune issue de secours luxueuse...Il perdra tout.

    Les politiciens ne perdent jamais.

    Ils s'entretiennent eux-mêmes en faisant voter des lois, des décrets, des amendements, des textes sur lesquels nous n'avons plus aucun pouvoir.

    Ils devraient vivre dans la peur. Comme le Peuple. Et les forces armées si elles se respectaient elles-mêmes retourneraient leurs boucliers. C'est le peuple qu'elles doivent protéger.

    Un jour, j'écrirai un roman où les têtes couronnées tomberont. À défaut de pouvoir user d'une arme. 

    Pour l'instant, j'ai trop de rage en moi pour que les mots s'alignent... 

    Tensions à Rodez, le ministre de l'Agriculture demande "le respect"

    Edité par 
    le 30 mai 2014 à 13h16 , mis à jour le 30 mai 2014 à 15h39.
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    FAITS DIVERSL'inauguration du musée Pierre Soulages a été mouvementée pour le Président. En marge d'une manifestation d'intermittents devant le musée vendredi, la Confédération Paysanne a "mis en garde à vue" un conseiller de François Hollande, avant de le libérer en début d'après-midi.

    Les policiers ont fait usage de lacrymogènes ce vendredi matin à Rodez pour tenir à distance des manifestants qui voulaient s'inviter à l'inauguration par le président François Hollande du musée Pierre Soulages. Un important cordon de police a été mis en place sur l'avenue menant au musée pour faire barrage aux manifestants, des intermittents et précaires, des agriculteurs et des métallurgistes. Les manifestants se chiffraient eux-mêmes entre 200 et 300.

    En parallèle de cette manifestation, c'est la Confédération Paysanne qui a également joué les trouble-fête en "gardant à vue", selon ses propres mots, le conseiller agriculture de François Hollande. L'organisation rurale avait rendez-vous avec Philippe Vinçon pour évoquer, entre autres, le chantier des Mille vaches, nouvelle ferme-usine installée dans la Somme, et l'arrestation de ses militants le 28 mai dernier alors qu'ils participaient à une opération de démontage de la salle de traite de l'usine.

    Retenu dans son propre bureau, Philippe Vinçon a été libéré en début d'après-midi. Au micro de LCI, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a évoqué davantage une "discussion" lors d'une réunion programmée plutôt qu'une "séquestration". Il s'en est également pris à la Confédération Paysanne qui faisait porter au gouvernement le projet des Mille vaches. "C'est totalement faux", a rétorqué le ministre. "Il faut revenir au respect et à la sérénité".


    Au terme de 48h de garde à vue, cinq militants de la Confédération paysanne ont été déférés devant le parquet d'Amiens. Ils sont poursuivis pour dégradations, vols et recels aggravés et sont convoqués le 1er juillet au tribunal correctionnel d'Amiens. Le fait de retenir Philippe Vinçon avait pour but d'obtenir la libération de leurs militants. Avant de finalement le libérer en début d'après-midi. "Nous avons décidé de rendre sa liberté à M. Vinçon car le tribunal d'Amiens est en train de libérer nos camarades", a annoncé devant la préfecture Christian Roqueirol, membre du comité national de la Confédération. Le conseiller présidentiel "aura compris qu'il y a autre chose à soutenir en France que la ferme des Mille vaches et l'agriculture industrielle", a lancé M. Roqueirol.

     


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