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  • Un vocabulaire révélateur

     

    Ce vocabulaire mensonger est bien évidemment le reflet de notre positionnement à l'égard de la nature.

    Mes parents passaient un temps infini à arracher ces "mauvaises herbes" qui abîmaient leur pelouse et à tenter de tuer ces "maudites taupes" qui défiguraient leur jardin, un jardin entièrement dédié à la décoration. Rien de consommable. Ils étaient fiers que leur jardin reçoive le prix du plus beau jardin dans la commune...

    J'étais jeune et je n'attachais aucun intérêt à ce jardin, ni d'ailleurs à l'idée d'y installer un potager. Il a fallu que je grandisse.

    Aujourd'hui, notre terrain nous nourrit et nous utilisons le paillage et le broyat pour limiter l'extension des adventices ("herbes envahissantes"). Les rats taupiers mangent une partie des légumes et tracent des galeries dans tous les sens. Rien à faire contre eux, il faut accepter le partage. On a installé divers abris naturels pour attirer des prédateurs : tas de pierres et de bois morts pour les serpents et les mustélidés. En espérant qu'un renard veuille bien venir se servir également :) Je vais ajouter deux nichoirs spécialement adaptés aux oiseaux noctures, chouettes et autres. On a un très grand tilleul pour les fixer.

    On ne peut pas chercher à profiter des bienfaits de la nature en excluant tout ce qui nous dérange. 

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    Animaux « nuisibles » et « mauvaises » herbes

    "L'emploi des mots, les psychologues nous le répètent depuis longtemps, influencent nos prises de position et notre comportement. Il y a des expressions qu'il importerait d'extraire de notre vocabulaire, à cause de leurs connotations négatives injustifiées.

    Dans un contexte écologique, je veux évoquer ici les expressions « mauvaises herbes » et « animaux nuisibles ». Ce sont, bien sûr, de vieilles expressions, nées dans des contextes aujourd'hui dépassés. Leur utilisation prolonge un état d'esprit que nous avons toutes raisons de vouloir faire disparaître, à cause des implications négatives nocives qu'ils perpétuent.

    Les mots « espèces nuisibles » et « mauvaises herbes » ne sont que le reflet d’un préjugé séculairement ancré, selon lequel les plantes et les animaux sont là pour nous servir ou nous réjouir, et que nous avons sur eux un droit discrétionnaire.

    Ces mots sont la traduction directe de notre égocentrisme (ou anthropocentrisme), de notre ignorance et de notre étroitesse d’esprit. Les animaux considérés comme nuisibles ne le sont que par nous, et il en est de même des herbes prétendues mauvaises.

    En réalité, nous ne sommes qu’une espèce parmi tant d’autres. Ajoutons, en passant, que, face aux extinctions multipliées d’espèces dont nous sommes aujourd’hui responsables, nous mériterions, seuls, le qualificatif d’espèce hautement nuisible à l’harmonie et à la préservation de la biodiversité."

    Les études scientifiques des dernières décennies ont profondément transformé notre regard sur la nature et sur les organismes vivants qui cœxistent avec nous.

    Sur notre planète, toutes les espèces vivantes sont intégrées dans des écosystèmes dont elles sont toutes dépendantes, et dans lesquelles elles jouent un rôle spécifique. Les populations sont maintenues en équilibre par un jeu permanent de reproduction et de prédation.

    Quelles sont les implications de ces réflexions dans le monde concret dans lequel nous vivons ?

    La prolifération de certaines espèces peut devenir indésirable par rapport aux objectifs des êtres humains : cultures, élevages, préservation de l'habitation et du territoire. Souvent ces proliférations sont dues à l'élimination, par notre zèle intempestif, des prédateurs naturels qui contribuaient à l'équilibre des populations.

    C'est ici que l'attitude globale face à la nature doit intervenir. Elle imposera ses exigences sur le choix de l'action à entreprendre. Une intervention peut-être justifiée, à la condition qu'une étude scientifique appropriée ait désigné sans ambiguïté l'espèce ou les espèces responsables du problème.(...)

    Mais revenons à notre question de vocabulaire. Que suggérer pour remplacer ces expressions ?

    Au lieu de « mauvaises herbes », on peut dire par exemple « herbes sauvages ». Dans notre jardin, nous utilisons « plantes non invitées ». Et l'on peut remplacer « animaux nuisibles » par « animaux indésirés ».

    Chacun ici peut faire preuve d'imagination. Toutes les suggestions sont bienvenues …"

    Hubert Reeves ( Astrophysicien et vulgarisateur scientifique)

  • TOUS, SAUF ELLE : le cerf

     

    Voilà ce que je tente de décrire : la reconnaissance, la vie commune, l'énergie similaire, la création.

    Cette tétralogie n'est pas une histoire apocalyptique, même si l'effondrement est général. Le chaos est le reflet de notre perdition.

    Mais il contient également l'ouverture vers un autre état de conscience. 

    https://i.la-croix.com/1400x933/smart/2020/02/12/1201077879/Cerf-elaphe-debout-fougeres_0.jpg

    Elle avait rejoint le potager.

    Alors que le soleil répandait sa chaleur sur la terre, elle avait senti dans le corps d’une tomate des parfums d’énergie, comme une vibration moléculaire, une agitation euphorique. Elle l’avait détachée de sa tige avec une infinie reconnaissance. Elle avait posé ses lèvres sur la peau brillante, une bise tendre et aimante. Panier en osier à la main, elle avait béni chaque offrande.

    Elle avait pensé alors à tous ces animaux abattus, chaque jour, à chaque instant et que personne ne remerciait. Il ne restait d’eux que le nom attribué aux diverses tranches dans leur présentoir.

    Rien de l’animal n’existerait plus.

    Elle se réjouissait, en observant le potager, de ce flux de vie qui emplissait le lieu. Rien ici ne disparaîtrait jamais. La tomate était un élément du corps, une partie renouvelable, une offrande pour les soins prodigués. Elle avait vu les dizaines de petits sachets de graines collectées par Raymond et minutieusement étiquetés. Courges, courgettes, choux, tomates, aubergines, concombres, cornichons, fèves, haricots, lentilles, betteraves... Raymond lui avait expliqué le concept du potager permanent. « La terre nous nourrit, on l'aide un peu, on récupère les graines, celles des meilleurs plants, ceux qui seront donc le mieux adaptés, on n'achète rien, on laisse monter en graines certaines plantes et puis on les recueille et on les classe. C'est ça le travail du jardinier. Il entretient un peu, il organise, il arrose quand c'est nécessaire et il favorise le développement d'un potager permanent, un potager résistant, abondant. Il ne faut rien forcer, il faut observer. C'est la terre qui t'apprend à la soigner. »

    Elle aimait ce partage respectueux.

    Elle continua sa cueillette. Amoureusement.

    Lorsqu’elle se leva pour rejoindre le carré d’oignons blancs, elle sentit un regard posé sur elle, un contact qu’elle n’identifia pas, une présence secrète. Elle balaya lentement des yeux le paysage proche : la maison, la grange, le terrain attenant, les blocs rocheux puis l'orée de la forêt.

    Là, dans une immobilité totale, dans l’ombre des feuillages et le camouflage des couleurs, elle reconnut un cerf. À vingt mètres. La puissance de sa masse, l’ampleur de ses bois, la noblesse de son port de tête. Les yeux la fixaient. Aucun mouvement, rien, pas même un frémissement d’oreilles, pas un frisson, juste ce regard perçant, ces yeux ronds qui semblaient tracer dans les airs un invisible rayonnement.

    Elle sentit battre dans sa poitrine le cœur aimant de l’animal. Une sonorité de tambour sur laquelle elle s’accorda, une cohérence cardiaque, une ligne constituée de pulsations rondes et de silences allongés, comme un chemin dessiné sur l’écran du monde, à travers l'espace qui les séparait.

    Elle n’esquissa aucun geste, elle en élimina même la moindre pensée, que rien d’inquiétant ne soit diffusé par cette passerelle, par ce mélange unifié de leur écho, qu’aucun trouble émotionnel ne vienne féconder les peurs irréelles, que l’humain s’efface et qu’il ne reste qu’une vie commune.

    Elle ne chercha pas à exprimer clairement l’intensité des ressentis car elle connaissait l’empoisonnement inévitable.

    Ne pas réfléchir, ne rien vouloir d’autre que le silence intérieur, ne pas s’étourdir, ne chercher que la paix de la disparition.

    Ne plus être là, comme une forme humaine, mais se diluer dans la marée de molécules agitées, dans la convergence rétablie des entités similaires.

    Le cerf sortit du couvert des arbres, dans une série de petits pas majestueux. Le réseau de ses bois l’auréolait d’une couronne. Le soleil enflamma sa robe de coulures dorées.

    Laure s’appliqua à maintenir en elle le calme de son cœur.

    Le cerf avança de nouveau, quelques pas de plus puis il se figea, à quelques mètres, la tête haute, les yeux brillants. Une brillance de ténèbres, un noir piqueté d’étoiles.

    Elle connaissait ce regard. Il était en elle à tout jamais.

    Oui, évidemment.

    Il était là. Une certitude qu'il était inutile de vouloir expliquer.

    Il était là.

    Figueras.

     

  • Le loup, régulateur naturel

     

     

    Drôme : les chasseurs se plaignent de la diminution des sangliers causée par… les loups

     

    https://lareleveetlapeste.fr/drome-les-chasseurs-se-plaignent-de-la-diminution-des-sangliers-causee-par-les-loups/

     

    « Les loups s’attaquent aux proies les plus fragiles, ce qui permet à la nature de se régénérer et de permettre aux espèces d’être plus fortes. Le loup est la meilleure chose qui puisse arriver à un écosystème. »

    9 décembre 2022 - Laurie Debove

    Forêts est le seul livre en France à faire un tour d’horizon aussi complet sur notre monde végétal. Intelligence et communication, protection des forêts, déforestation… bien d’autres sujets vous attendent pour vous émerveiller et vous donner une dose d’inspiration positive.

    - Thème : Intelligence et communication, protection des forêts, déforestation, santé…
    - Format : 300 pages
    - Impression : France

     

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    C’est ce qu’on appelle « l’arroseur arrosé ». Alors que certaines fédérations de chasse refusent désormais de payer les dégâts causés par la prolifération des sangliers dans d’autres départements, celle de la Drôme se plaint de ne plus en avoir assez à chasser à cause du loup. Revenu en force sur le territoire, ce canidé sauvage régule bien mieux les populations d’herbivores que les humains armés.

    L’ingérence des chasseurs

    En quarante-cinq ans, le nombre de sangliers en France a été multiplié par vingt. Il y en aurait aujourd’hui entre 1 et 2 millions dans l’Hexagone. Dans les vignes, les prairies ou les champs de maïs, leur prolifération entraîne chaque année 20 à 30 millions d’euros de dommages agricoles en France.

    Dans les années 1960, les chasseurs avaient demandé à payer eux-mêmes le montant des dégâts causés par « le grand gibier » pour devenir les « régulateurs officiels » des herbivores des forêts. Seulement en 2019, l’indemnisation de ces dégâts a représenté un budget de 77,3 millions d’euros ce qui fait que les chasseurs ne veulent plus payer. Une demande rejetée en début d’année par le Conseil Constitutionnel.

    « Les chasseurs ont fait tellement de choses pour gonfler les populations en les croisant avec des cochons domestiques, le fameux cochonglier qui est une pratique aujourd’hui interdite sauf en enclos, ou en les nourrissant. Face aux dérives, un décret a été promulgué il y a un mois pour interdire aux chasseurs de nourrir artificiellement les sangliers pour les maintenir à un endroit fixe, preuve que même l’Etat cherche à reprendre la main sur cette situation catastrophique » explique Richard HOLDING, naturaliste et chargé de communication à l’ASPAS, pour La Relève et La Peste

    En plus d’interdire les tirs sélectifs épargnant les laies reproductives et les lâchers de sangliers, ce nouveau décret punit désormais le nourrissage des sangliers (betteraves, patates et baguettes de pain) par une amende de 750 euros. L’agrainage reste paradoxalement toujours autorisé, sauf dans certains départements qui prennent les choses en main comme l’Indre-et-Loire.

    Lire aussi : L’Indre-et-Loire interdit aux chasseurs de nourrir les sangliers pour limiter leur prolifération

    Dans la Drôme, au contraire, le nombre de sangliers a diminué de plus de la moitié depuis 2018 grâce aux loups qui sont de plus en plus présents dans le département. Mais au lieu d’accueillir avec plaisir cette aide inattendue, les chasseurs se plaignent d’avoir moins de sangliers à disposition : alors qu’ils ont tué 20 000 sangliers en 2018, ils en ont abattu deux fois moins en 2021 et ne devrait en tuer « que » 7000 à 8000 cette année.

    « Les chasseurs considèrent les loups comme des concurrents directs puisqu’eux ont besoin de chasser pour se nourrir et vont s’attaquer aux chevreuils, cerfs, chamois, mouflons ou sangliers. Leur prédation se voit clairement : j’ai moi-même eu l’occasion de l’observer en trouvant des crottes de loup pleines de poils de sangliers dans la nature. Les chasseurs sont de plus en plus mobiles avec le prix du permis de chasse divisé par deux en 2018 (de 400€ à 200€, ndlr).

    Ce cadeau de Macron a eu un impact assez énorme : avant, les chasseurs se contentaient de rester dans leur département car le permis national était beaucoup plus cher ; aujourd’hui, ils viennent de très loin pour chasser à la journée. On n’est plus du tout dans cette chasse à l’ancienne où les locaux chassent autour de chez eux, je croise partout des grands pick-ups de chasseurs avec des immatriculations d’autres départements. S’ils n’ont plus autant de gibier à disposition, cela casse le business de la chasse et rend les chasseurs en colère » analyse Richard HOLDING, naturaliste et chargé de communication à l’ASPAS, pour La Relève et La Peste

    Lire aussi : La cohabitation des loups et des ours est bénéfique pour les proies

    Le rôle essentiel des prédateurs naturels dans les écosystèmes

    L’argument avancé par les chasseurs n’est pourtant pas d’ordre économique mais écologique. Pour eux, la « présence excessive » du loup, soit environ 250 individus selon leurs estimations, serait une menace pour la faune sauvage qui risquerait de disparaître.

    « Clairement, la Drôme a de plus en plus de loups mais les loups ne connaissent pas les limites administratives et les meutes évoluent certainement à cheval entre plusieurs départements. Ils se déplacent de plusieurs dizaines de kilomètres par nuit, ce sont des animaux très mobiles. Quand ils chassent, ils vont rester plusieurs jours sur un secteur puis partir ailleurs pour se faire oublier et tromper la vigilance des animaux sauvages. Chaque meute a son propre territoire, donc une population de loups ne peut pas pulluler sur un secteur car ils sont vraiment dépendants de la quantité de gibier disponible. Même les naissances s’adaptent à ce facteur, un phénomène courant chez les renards et d’autres prédateurs » détaille Richard HOLDING, naturaliste et chargé de communication à l’ASPAS, pour La Relève et La Peste

    Pour les chasseurs, les loups seraient notamment responsables de la diminution des mouflons, qui seraient passés de 900 individus il y a 20 ans à seulement une quinzaine de nos jours. Or, le mouflon n’est pas originaire des Alpes. Il a été introduit petit à petit au milieu du XXe siècle, sans aucune étude préalable, pour des raisons cynégétiques.

    « L’espèce a été importée par les chasseurs, pour leur plaisir. Alors que le chamois, lui, est une espèce endémique qui souffre beaucoup du changement climatique et de la sur-chasse humaine. » rappelle Richard HOLDING, naturaliste et chargé de communication à l’ASPAS, pour La Relève et La Peste

    Lire aussi : En France, il y a plus de loups et moins d’attaques : un signe encourageant pour la coexistence

    Pourtant, Michel Sanjuan, vice-président des chasseurs de la Drôme en charge du loup et du grand gibier, explique à FranceBleu que « si on ne change pas le statut d’animal protégé du loup, on court à la catastrophe » et aimerait avoir l’autorisation d’abattre ce prédateur naturel.

    « Les loups s’attaquent aux proies les plus fragiles, ce qui permet à la nature de se régénérer et de permettre aux espèces d’être plus fortes. Le loup est la meilleure chose qui puisse arriver à un écosystème. Ils ont ce rôle de régulation qui les assainit et profite à la végétation car les cervidés et les ongulés deviennent plus méfiants et plus mobiles, ce qui laisse plus de marge aux forêts pour se régénérer. Le problème, c’est qu’en France on ne laisse pas assez de temps et d’espace à la régulation naturelle. Clairement dans les zones où les loups sont présents il faudrait arrêter tout type de chasse et voir le résultat » plaide à l’inverse Richard Holding

    On dénombrait entre 10 000 et 20 000 loups en France à la fin du 18ème sièclecontre 920 aujourd’hui. Malgré cela, des abattages légaux et illégaux de loups continuent d’avoir lieu dans le pays. Pour l’ASPAS, la solution n’est pas de les tuer, une bonne coexistence avec les éleveurs inquiets passe par le triptyque présence du berger, clôtures électrifiées et surtout chiens de protection.

    Les études le prouvent, il n’y a aucun risque les loups fassent mourir toute la faune sauvage dont ils dépendent. Il n’y a que l’espèce humaine qui soit assez stupide pour se condamner toute seule.

    Pour aller plus loin : Les prédateurs naturels sont bien plus efficaces que les chasseurs dans l’équilibre des forêts

  • Au-delà des romans

     

    L'Univers fournisseur officiel d'énergie

    Voilà ce sur quoi je veux travailler dans le tome 4 : l'énergie.

    Non pas la création d'énergie à des fins productivistes mais en tant que fondation de tout ce qui existe. Je pense qu'il est primordial, vital et urgent de changer notre rapport à la création. L'hégémonie destructrice de l'humanité est une folie absolue qui nous conduit, tous, à des temps douloureux. Cette fameuse "liberté" d'agir comme bon nous semble est l'élément premier de la situation actuelle. Non, nous ne sommes pas libres dans le sens où nos actes n'auraient aucune conséquence car il s'agit dès lors d'une liberté égocentrée, une exigence individuelle qui condamne l'ensemble.

    "Les héros sont tous morts" explore la dimension de la tentation.

    "Tous, sauf elle" établit les germes du chaos.

    "Le désert des Barbares" décrit l'effondrement.

    « Reset » développe les fondements d’une nouvelle conscience.

     

     

    Moi : entité mêlée à un environnement social et ne réagissant qu'à travers lui. (tome 1)


    Je : entité ayant décidé de se libérer de ce conditionnement. (tome 2 et 3)


    Soi : entité incluant le Je dans une osmose avec l'Un, c'est à dire l'ÉNERGIE. (tome 4)

     

    En 1942, Jacobson s'est aperçu que lorsqu'une personne s'imaginait en train de courir, l'image mentale de son corps en mouvement avait un impact sur son physique et ses muscles. On sait à quel point les sportifs professionnels usent de ces travaux sur la pensée.

    Bien avant Jacobson, les techniques du yoga avaient déjà découvert l'impact de la visualisation, utilisées maintenant dans diverses thérapies (la PNL, la sophrologie, l'hypnose, la méditation...)

    L'image mentale permet de développer le pouvoir créatif de l'individu et de le conduire vers des changements positifs de sa vie. Cette technique est appuyée par les découvertes de certains scientifiques "quantiques" comme Fritjof Cappra.

    D'après leurs travaux, notre univers physique ne serait pas constitué de matière mais d'une force appelée ÉNERGIE. La matière serait la forme la plus condensée de cette énergie mais elle se révélerait, à des niveaux d'analyse subtils, tels que les niveaux atomiques, sous la forme de particules de plus en plus fines, les unes à l'intérieur des autres, pour finalement se réduire à l'état d'énergie pure.

    D'un point de vue physique tout ce qui existe serait énergie et l'être humain ferait partie intégrante de cette énergie. L'énergie émet des vibrations, à des vitesses différentes, qui lui conféreraient des qualités différentes, du plus subtil au plus grossier. La pensée, serait selon les philosophies orientales et certains physiciens quantiques, une énergie relativement subtile. Il s’agirait donc d’apprendre à maîtriser de l’énergie.

    Une des lois de l'énergie est qu'un niveau vibratoire d'énergie tend à attirer l'énergie de même qualité et de même vibration. Ainsi, selon cette approche, quelqu'un qui développe sans cesse des énergies négatives attirera les personnes émettant le même type d'énergie. L'inverse est évidemment possible.
     

    Cette théorie rejoint le concept de synchronicités décrit par Jung. Il existe une coïncidence significative ou une correspondance entre deux évènements physiques qui ne sont pas causalement reliés l'un à l'autre, des idées analogues ou identiques se présentant simultanément à différents endroits. Ni les unes, ni les autres de ces manifestations ne peuvent s'expliquer par la causalité sur laquelle repose notre vision cartésienne du monde physique.

    Ainsi nos pensées mobiliseraient une énergie qui tendrait à attirer et à créer la forme correspondante sur le plan matériel.

    Selon Shakti Gawain, ce processus est un processus d'ouverture de la conscience au cours duquel l'individu découvre ses inhibitions, ses limites, ses conditionnements et parvient à les dépasser.

    Abraham Maslow a également travaillé dans cette voie." Vers une psychologie de l'être". Bien d'autres encore.

    Chaque "école" de pensée use de termes différents mais l'idée reste la même.

    L'énergie.

    Les scénarios de ces quatre tomes sont des supports mais ils n'ont aucun intérêt en eux-mêmes.

    Je ne veux pas écrire des histoires qui n'auraient aucun prolongement existentiel. Il en est du sens de la création artistique. 

  • Avatar 2 : une analyse

     

     Un article ajouté/rédigé par  | 03/01/2023 | Lu 266 fois

    https://www.legaliondesetoiles.com/Avatar-La-Voie-de-l-Eau--Avatar-The-Way-of-Water--2022_
     

    ⚓️TAGS : 2022AVATARBritain DaltonCCH PounderCHRONIQUES TERRIENNES EN PARLECliff CurtisGiovanni RibisiJames Cameron (réalisation)James Cameron (scénario)Joel MooreJosh Friedman (scénario)Kate WinsletMatt GeraldMichelle YeohOona ChaplinSam WorthingtonSigourney WeaverStephen LangZoe Saldana

     

     

    Affiche et synopsis

    AUTRE(S) ARTICLE(S) :

     Avatar | 2009

    Avatar : La Voie de l'Eau | Avatar : The Way of Water | 2022

    Avatar : La Voie de l'Eau | Avatar : The Way of Water | 2022

    Présentation

    Le film événement de cette année c'était la suite d'Avatar sorti en 2009. Inutile je crois de préciser de quoi je parle, il est impossible de passer à côté du premier film culte alors rentrons dans le vif du sujet : voir Avatar 2 "La voie de l'eau" au cinéma, cela en vaut-il la peine ?

    Oui et non : cela dépend sûrement de votre affection pour le premier film, de votre amour du cinéma, et des conditions pour le voir. Si vous n'avez pas aimé le premier film, en toute logique vous n'aimerez pas ce deuxième, qui est une caricature (en ultra pire) du premier. Si vous avez aimé le premier vous pourriez aimer le deuxième. Côté conditions, je l'ai vu en 3D HFR, normalement c'est le nec plus ultra : le principe est de filmer avec plus d'images à la seconde pour que ce soit plus confortable. Sauf qu'il m'a fallu presque une heure pour m'y habituer. Les gros plans ça allait, le mouvement ça allait, mais associez les deux : c'était flou ! Je n'ai pas compris pourquoi, mais c'était très désagréable. De plus, pour la première fois depuis que je vais au cinéma j'ai dû mettre mes bouchons d'oreilles tellement c'était fort. Autant dire que le matraquage visuel et auditif était éprouvant, cela a même rendu malade mon accompagnatrice. Cela va avec le reste du film qui veut tellement en mettre plein la vue qu'il est too much.

    Lire la suite de l’article de Marguerite Roussarie pour le Galion des Etoiles :

    Avatar : La Voie de l'Eau | Avatar : The Way of Water | 2022 (legaliondesetoiles.com)

  • Requiem pour Âmes d'Ombre | Jean-Michel Archaimbault | 2011

     

    Requiem pour Âmes d'Ombre | Jean-Michel Archaimbault | 2011

    Requiem pour Âmes d'Ombre | Jean-Michel Archaimbault | 2011

     

     

    Ces textes ne sont pas que des écrits. Ce sont également des œuvres musicales.

    Il m'est arrivé au moment où je tournais une page de prendre conscience que je ne savais pas de quoi parlait ce que j'avais lu. Car au-delà du récit, j'étais subjugué par la beauté de la musique.

    Je sais que Jean-Michel Archaimbault est féru de musique classique. Personnellement, je n'y connais rien, au point que je ne suis pas certain de citer dix œuvres et leurs compositeurs. Mais j'aime la musique, une autre musique. Et je sais que certaines m'emportent, littéralement, dans un autre espace, une absence de pensées, une réjouissance sensorielle.

    Voilà ce qui m'est arrivé, à maintes reprises, en lisant les textes de ce recueil. Je ne lisais pas, j'écoutais. Je me délectais de la parfaite association de mots, de l'exquise mise en forme, de la richesse du vocabulaire, tout cela mixé dans un concerto permanent. Mais, dans cet état-là, je ne pense pas, je n'en perçois même aucune tentative, elles sont refoulées par la puissance émotionnelle. Je ne suis pas un cerveau qui lit mais un organisme récepteur constitué de fibres, de chair, de sang, de nerfs, de ligaments, de particules, d'atomes et jusqu'à l'infini petit de cet organisme, la musique m'envahit.

    Voilà pourquoi, parfois, au moment où je tournais la page, je réalisais que je devais relire. En n'écoutant pas la musique.

    Je ne saurais donner un palmarès entre cette magnifique musique et les histoires elles-mêmes parce qu'elles sont bien évidemment indissociables. L'une nourrit l'autre. Un autre auteur ne possédant pas la musique n'écrirait peut-être rien de bon avec ces histoires. Non pas qu'elles n'ont pas d'intérêt, loin de moi cette idée, mais elles n'existeraient pas de la même façon, avec la même pureté, avec cette âme.

    Ces textes sont habités. De l'âme de l'auteur et de tous les êtres dont il a croisé la route ou de tous les êtres qu'il s'est efforcé de rencontrer en empruntant des routes inconnues. Des voies oniriques ou des rêves éveillés, des imaginations si fortes qu'elles arrachent leur possesseur à la réalité. Et il est très délicat de parvenir à saisir le seuil entre ces deux mondes. Les espaces sont fluctuants, des éclaireurs ont l'habitude de pousser des explorations déconcertantes dans le territoire voisin. Conscient et subconscient ne sont pas deux entités séparées, elles s'entremêlent, elles s'attirent et se repoussent, elles se fuient et se recherchent.

    Je pourrais penser que Jean-Michel Archaimbault vit entre deux mondes.

    Le monde contemporain et le monde du futur. Mais également le monde contemporain et le monde de l'enfance.

    SEENTHA, un roman de l'auteur, reliait notre époque à des mondes lointains, non seulement dans la distance mais également dans le temps. A des millions d'années lumière et dans des millions d'années.

    SEENTHA de Jean-Michel ARCHAIMBAULT

    Ce REQUIEM POUR AMES D'OMBRES relie le monde adulte et le monde de l'enfance. Un monde empli d'émotions, le monde parallèle de l'imaginaire. Et je me suis vu dans ces récits, plus d'une fois. Le texte « les angles interdits ». Fabuleux récit où j'étais là, c'était moi. Je l'ai vécu cette émotion-là, cette peur du lieu étrange, de l'intuition du danger, de cette précognition merveilleuse que tout enfant va devoir abandonner devant les coups de boutoir de la rationalité.

    Jean-Michel Archaimbault n'invente rien, c'est ça qui est fabuleux. Il ne peut pas inventer ça et le raconter aussi bien. Quand j'ai cette idée-là en tête, je sais que je suis en présence d'un très bon texte, pour moi.

    Je sais ce dont j'ai besoin pour qu'une lecture m'emporte : qu'il s'agisse d'un film, que je sois transporté devant un écran et que je ne me sente plus lire parce que je suis totalement absorbé et nourri par la puissance des images. Il y a la musique, la mise en scène, le jeu des acteurs, le montage, la qualité de la lumière dans les scènes descriptives, la justesse des dialogues, le plaisir délicieux de la voix off, la beauté des paysages, la finesse de leur observation.

    Voilà, je suis au cinéma et quand je ferme le livre, je le pose et j'attends, le temps qu'il faut, que la salle se vide et que je retrouve le silence pour écouter à nouveau la musique des mots et leur enchantement.

    « L'inconnu sur la Terre » de Le Clézio ou « L'enfant et la rivière » de Bosco, voilà où j'étais dans les descriptions de la nature. Parfois magiques, parfois inquiétantes, les natures vivantes de l'auteur sont fines, précises, visuelles, immensément visuelles. On en sent tous les parfums.

    « Les angles interdits »

    extrait :

    À quelques mètres, sous les deux très gros tilleuls qui ombrageaient la façade de l'extension récemment adjointe au pavillon, il y avait un puits. Je ne risquais pas de m'en approcher de trop près, ni de séjourner trop longtemps dans les parages. L'endroit avait été décrété dangereux, mortel, par les adultes de la famille. Dans le puits habitait la Vieille, une créature noire, redoutable et affamée dont j'étais convaincu qu'elle m'attraperait si je passais à portée de ses longs bras aux mains crochues. Tout le monde était donc rassuré, je ne tomberais pas dans ce trou d'eau froide. »

     

    « Lady D'arbanville »

    extrait :

    J'avais erré sans but, à l'heure du crépuscule, sur les vastes terrasses au-dessus des jardins délaissés. Jadis, en pleine vigueur, leurs profusions de plantes et d'essences s'emmêlaient en un tapis chaotique et moribond, déroulé en pentes lasses jusqu'à la rivière en contrebas.

    Fait exceptionnel, il ne pleuvait pas.

    Loin d'ici , sur l'autre berge, par-delà l'îlot minuscule qui portait encore les ruines d'une très vieille tour, les lumières tremblantes de la cité coloraient de soufres oppressants les éternels nuages lourds qui ne se dissipaient plus, même lorsque des vents furieux tentaient de les entraîner dans leurs colères. Ce soir, le ciel grisâtre affichait par endroits des nuances diaprées, subtilement mouvantes. Le phénomène, aussi fascinant qu'inédit, était d'observation assez récente. »

    Une particularité qui m'a frappé, c'est cette qualité de l'auteur à décrire la réalité et le monde imaginaire en les ajustant si adroitement qu'il est parfois difficile de savoir quand le récit vient de basculer dans l'un ou dans l'autre.

    On ne sait plus où on est et c'est magique.

    Le monde intérieur de Jean-Michel Archaimbault a des horizons magnifiques et des lieux secrets, des espaces lumineux et des zones d'ombres, des zones d'ombres emplies d'âmes.

     

     

     

    https://www.legaliondesetoiles.com/Requiem-pour-Ames-d-Ombre--Jean-Michel-Archaimbault--2011_a4768.html

    Requiem pour Âmes d'Ombre | Jean-Michel Archaimbault | 2011

     

     Un article ajouté/rédigé par  | 29/08/2022 | Lu 304 fois


     

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    Requiem pour Âmes d'Ombre | Jean-Michel Archaimbault | 2011

    Requiem pour Âmes d'Ombre | Jean-Michel Archaimbault | 2011

    Je « L »’avais repéré, voici déjà quelque temps. La convention SF de 2022 à Bergerac ayant été l’occasion de revoir Jean-Michel Archaimbault, j’ai bondi sur ladite occasion pour m’emparer de ce recueil et le faire dédicacer puisqu’il promettait de me faire découvrir une autre facette – plus sombre ? plus étonnante ? – de l’auteur. Dans la foulée, je me jurais – croix de bois, croix de fer – d’en écrire la « critique » qui s’imposait à moi.

    J’avais alors le mince espoir que les textes ne m’emporteraient pas autant que l’avais fait Seentha, SF-Opera baroque et flamboyant qui m’avait tellement envoûté que je m’étais retrouvé incapable d’en parler correctement.

    Évidemment, l’espoir était ridicule… mais, car il y a un « mais » et il n’est pas des moindres donc : parce qu’il s’agit là de nouvelles, il est vite apparu qu’il serait plus facile d’en écrire les retours, et ce non pas à pas, mais presque.

    J’attendais un changement de registre, de ton, de point de vue, devinant, et par le titre et par cette sombre couverture, que je ne devrais pas être déçu. Ce qui fut le cas.

    Lire la suite de l’article de J.C. Gapdy pour le Galion des Etoiles :

    Requiem pour Âmes d'Ombre | Jean-Michel Archaimbault | 2011 (legaliondesetoiles.com)

  • Amour et liberté

    Un meurtrier ne tue pas par méchanceté mais parce qu’il aime les impulsivités qui le domine, parce qu’il aime les actes dans lesquels il se retrouve, dans lesquels il se sent exister. Sa victime n’est pas un ennemi mais l’opportunité de s’aimer davantage.

    Un militaire peut tuer par amour pour sa patrie, par amour pour les ordres, par amour pour les armes, par amour pour les idées qui le conditionnent.

    Les marins d’un baleinier tuent par amour pour l’argent.

    Les politiciens mentent par amour du pouvoir.

    Les dictateurs tuent par amour d’eux-mêmes.

     

    Nos actes sont en grande partie générés par cet amour que nous nous portons. Amour pour nos idées, nos passions, nos obsessions, nos certitudes, amour de la confrontation, toujours ce désir de convaincre… Tout est porté par cet amour pour nous-mêmes.

     

    Lorsque nous aimons une autre personne, ne cherchons-nous pas en priorité à recevoir ce qui nous conforte dans cet amour narcissique ? Que l’autre en vienne à ne plus apporter cette nourriture égotique et nous le repousserons. Et si l'amour est vraiment là et qu'il reste à s'en réjouir, il convient d'accepter l'idée que même celui qui aime l'autre, aime ce qu'il fait et s'aime à travers cet amour qu'il donne. Il ne s'agit nullement d'une critique ou d'une présentation qui se voudrait cynique et désabusée. Pour moi, il n'y a rien de néfaste dans cet état de fait. C'est juste une réalité.

     

    Nous sommes des toxicomanes de l’amour propre. Cet amour qui nous forme, qui nous identifie, qui nous remplit, qui nous conditionne. Personne d’autre que nous n’en est responsable. Personne d'autre que nous n'est à même de travailler sur cette affliction... Encore faut-il l'admettre. 

     

    L’état de la planète, l’état de l’humanité ne sont-ils pas les reflets de cet amour personnifié, individualisé, détourné ?

    Nous avons appris à aimer ce que nous portons, appris à respecter les valeurs que nous avons reçues. Il ne s’agit que d’amour et nous aimons ce fonctionnement.

     

    Ne devrions-nous pas apprendre à ne plus aimer ?

    Cet ego qui fait qu’un industriel n’ira jamais contre son amour et sa fascination pour l’argent, le pouvoir, sa capacité à transformer la matière en valeur ajoutée, sans aucune considération pour l’équilibre ou le respect de la vie, cet amour qu’il porte et qui détruit, la solution ne serait-il pas de l’en priver ?

    Mais c’est évidemment impossible… Le mal est fait et c’est pour son bien. Pourquoi s’en priverait-il ?

    Alors ne devrions-nous pas apprendre à nos enfants à ne pas aimer ?

    L’expression est trop effroyable…

     

    Alors c’est qu’il faut aimer autrement.

    Ou commencer à aimer vraiment.

    Il ne s’agit pas de s’aimer soi mais d’aimer ce qui vit en soi. Et dès lors, cet amour devient universel puisque ce qui vit en soi vit de la même façon où que je sois.

    L’industriel ne pourrait plus détruire ce qui est en lui.

    L’enfant ne pourrait plus détruire gratuitement la vie de cette plante qu’il arrache.

    L’agriculteur ne disperserait plus d’engrais chimiques au cœur de la vie qui est en lui.

    Les Amérindiens connaissaient cet amour. Nous n’y avons vu que des « sauvages. » Les Aborigènes, les Inuits, les Tchouktches, les Lapons, les Mentawais, les Kogis… Nous les exterminons à travers la mondialisation car ils sont les images maintenues de notre violence et c’est insupportable à contempler.

     

    Nous ne sommes que des images multiples de la vie. Nous n’existons pas individuellement autrement que sous la forme d’images. La source est commune, les gouttelettes sont innombrables.

    Nous avons appris à aimer les gouttelettes jusqu’à oublier l’océan. Et chaque gouttelette, lorsqu’elle en vient à n’aimer qu’elle, porte en elle la destruction de l’océan, son assèchement.

     

    Nous ne savons pas aimer parce que nous sommes enfermés dans notre amour pour nous-mêmes.

    Beaucoup pensent qu'il s'agit de liberté.

     

    "La vie en société me permet de vivre comme je l'entends, dans le respect des lois et ça me convient."

     

    Mais il n'y a pas eu de choix. Le lieu de naissance ne nous appartient pas. Tout ce que nous connaissons dans notre début d'existence conditionne la suite, c'est inévitable. Nous nous adaptons à notre geôle originelle. Et il arrivera même un moment de l'existence où la personne sera en mesure, si tout se passe pour le mieux, de quitter ce lieu, d'aller chercher une autre terre, voir si c'est plus vert ailleurs. C'est une liberté que certains n'ont même pas. A moins de risquer sa vie.

    Nous sommes donc libres, selon la majorité. 

    Nous sommes libres par exemple de prendre l'avion pour aller passer les fêtes de fin d'année dans un pays exotique. Juste un exemple de tout ce que notre liberté nous autorise. Et tout est pour le mieux puisque j'en suis heureux. Cela signifie donc que notre liberté de nous comporter comme bon nous semble, dans la limite des lois, n'induit aucune restriction quand il est pourtant évident que cela porte atteinte à tous, c'est à dire à la Terre et au clan.

     

    "Les Kogis ne prennent pas l'avion.

    -Oui, mais ce sont des sauvages qui se contentent de leurs montagnes. Ils ne voient pas l'intérêt de voyager. 

    -Si, ils voyagent, ils se déplacent même beaucoup, mais à pied.

    -Ils vont à pied parce qu'ils n'ont pas les moyens de prendre l'avion. Ils ne sont pas libres de faire tout ce que nous on peut faire.

    -Ils sont libres autrement."

    Etc etc etc... Discussion sans fin.

     

     

    Un iceberg fondu n’a pas disparu, il a juste réintégré la source.

    C’est cette disparition qui nourrit notre peur. On apprend aux enfants à se lancer dans le monde comme autant de gouttelettes uniques. L’erreur est effroyable et il y a parmi eux les futurs industriels, les futurs baleiniers, les futurs financiers, les futurs politiciens, les futurs assassins, tous ceux qui vivront dans l’hallucination de leur amour pour eux-mêmes.

     

    L’humanité ne connaîtra l’amour que lorsqu’elle aura disparu dans l’océan d’amour pour la vie.

    Ça prendra le temps qu’il faudra. Et si l’humanité n’y parvient pas et se condamne, ça n’a aucune importance pour l’océan de vie. Son imagination est sans limite.

    Il ne s'agit donc pas de ne pas s'aimer mais d'aimer ce qui vit en tout.
    Dès lors il est possible et même sain de nous aimer puisque cette vie a jugé bon et sain de vivre en nous.
    Au lieu d'être le point central de notre amour nous en devenons l'élément secondaire mais pourtant indispensable.
     
    Aimer l'océan avant d'aimer la gouttelette. 

  • Alex Honnold : hors catégorie.

     

     

    Pourquoi Alex Honnold se met aussi à la course à pied ?

     

    Alex Honnold

    La rédactionLa rédaction

    28 décembre 2022

     4 minutes

    https://www.outside.fr/pourquoi-alex-honnold-se-met-aussi-a-la-course-a-pied/nocache/

     

    Grimpeur de légende, Alex Honnold s’avère être un coureur aussi rapide que discret. Son dernier exploit en date ? La HURT (Honnold Ultimate Red Rock Traverse), un challenge combinant 56 kilomètres, 23 sommets, 14 ascensions, pour plus de 7000 mètres de dénivelé positif en un peu plus de 32 heures. Interviewé par Outside, il dévoile comment et pourquoi il combine performance extrême en escalade et course à pied.

    « Je n’ai jamais été un grand coureur », nous avoue Alex Honnold, 37 ans. Certes, son niveau en la matière n’égale pas ses performances en escalade, son sport de prédilection, mais il est tout de même venu à bout de deux marathons et deux 50 km. En novembre dernier par exemple, le grimpeur a couru les cinquante kilomètres du Red Rock Canyon, terminant à la cinquième place, en 5h23. Un ultra organisé dans le Nevada, aux Etats-Unis, autrement dit, pratiquement dans son jardin. De quoi faciliter la logistique, surtout avec un bébé à la maison.

    « Courir, c’est facile » détaille le grimpeur. « Parce que tu peux couvrir très rapidement une grande distance, le tout de façon relativement décontractée ». Bien sûr, courir est facile. Surtout si on compare ça à l’ascension, en solo intégral, d’El Capitan, le plus gros monolithe d’Amérique du Nord.

    En octobre dernier, Alex Honnold a bouclé la HURT (Honnold Ultimate Red Rock Traverse, plutôt bien nommée : « Hurt » signifiant en anglais « faire/avoir mal ») ), un challenge stupide qu’il a concocté lui-même en combinant 56 kilomètres, 23 sommets, 14 ascensions, pour plus de 7000 mètres de dénivelé positif en un peu plus de 32 heures, près de chez lui, du côté de Las Vegas. La course étant plus pour le grimpeur un moyen de couvrir rapidement de longues distances qu’un outil d’entraînement destiné à l’escalade.

    « Ce n’est tout simplement pas très utile pour progresser en escalade, parce que ça fatigue beaucoup », nous confie-t-il. Sans compter que « juste après avoir couru, je grimpe très mal « . Voilà qui nous rassure : Alex Honnold lui aussi a des limites !

    « C’est un mouvement tellement fondamental »

    Mais le grimpeur n’a jamais oublié ce que lui a confié un jour Corand Anker, son ami avec lequel il grimpe aussi parfois : l’alpiniste mettait un point d’honneur, à l’époque où ses enfants étaient encore jeunes, de courir un ultramarathon et de gravir El Capitan (le grand mur de 1000 mètres dans le parc national du Yosemite) une fois par an. Un défi personnel qu’Alex interprète comme un bon indicateur de condition physique de base. Rappelons tout de même qu’en escalade, il s’agit d’un objectif pour lequel la plupart des grimpeurs s’entraînent pendant des années et qu’en course à pied, seul 0,03% de la population américaine atteint !

    Pour s’entraîner dans la perspective de sa longue traversée, Alex Honnold s’est retrouvé plus d’une fois à miser sur le « fast and light », autrement courir aussi légèrement équipé que possible pour gagner en vitesse. Du trail running, quoi. Une étiquette qui passe carrément au-dessus de la tête du grimpeur car pour lui, ce qui compte, c’est l’efficacité. « En fait, si je courais aussi vite, c’était souvent pour rentrer à temps dîner à la maison », se souvient-t-il. « La perspective d’un bon repas a d’ailleurs motivé la plupart de mes performances ! « , dit-il en riant.

    « J’ai toujours eu beaucoup de respect pour les coureurs et la course en général », souligne-t-il. Il regrette d’ailleurs de ne pas avoir pris l’option athlètisme au lycée, elle lui aurait sans doute donner une meilleure base en aérobie, confie-t-il. . « Le mouvement de la course est tellement fondamental. M’y mettre aujourd’hui est sans doute ma façon de compenser un peu, maintenant que je suis adulte ».

    « J’ai toujours eu la caisse pour marcher en montée toute la journée, mais la course me met vraiment KO »

    Impossible cependant pour Alex d’estimer son volume d’entraînement en course à pied. Tout est fait aux sensations. Etonnant, quand on sait qu’il calcule tout avec précision lorsqu’il s’agit d’escalade. Il garde tout de même une approche générale : 5 à 6 km plusieurs fois par semaine, et quelques sorties à deux chiffres en montagne. occasionnellement un footing pendant les jours où il est en récup grimpe. Tout cela s’est construit sur des années d’entraînement aérobiques non spécifique autour de sa pratique de l’escalade et des marches d’approche en direction des falaises.

    En guise d’entraînement spécifique pour son défi des 50 km, il a fait « une unique sortie longue » sur terrain plat. J’ai toujours eu la caisse pour marcher en montée toute la journée, mais la course me met vraiment KO ». On peut s’interroger si un entraînement plus spécifique ne l’aiderait pas à surmonter ce ressenti, mais cela pourrait aussi nuire à ses performances en escalade.

    Interrogé sur son travail mental, et notamment sur le recours en course à pied à des outils qu’il utiliserait en escalade, Alex Honnold nous a répondu qu’il n’en avait pas vraiment besoin. « Là, il s’agit surtout d’aligner les kilomètres », explique-t-il. Reste que même si la course lui semble relativement facile (par rapport à un solo à des centaines de mètres au-dessus du vide), il admet avoir traversé des moments difficiles pendant ces 50 km. « Je ne peux pas vraiment dire que j’aie l’impression de voler », raconte-t-il. « J’aimerais bien que courir ne soit que joie sans effort, mais non, ce n’est pas exactement comme ça que ça se passe… ”

    Le grimpeur a également appris à utiliser l’équipement de course, notamment les guêtres et les flasques. Mais aussi, sur certaines sorties très verticales, un gilet de course léger ; sans parler des gels et autres collations que connaissent bien les coureurs d’ultra. Cela dit, s’il a bien l’intention de se tenir à son défi annuel « El Cap and Ultra » à la Conrad Anker, ne comptez pas le voir de sitôt au départ de la Western States (161 km, 6000 D+).

    « Je ne courrai jamais sérieusement », précise Alex qui a l’intention de s’en tenir à ses quelques sorties par semaine (au maximum), et ne se montre nullement tenté d’adopter le volume de course nécessaire pour passer la barre des 50 kilomètres.

    Photo d'en-tête : Jimmy Chin

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