A l'école de la soumission

L’éducation nationale ou l’apprentissage de la soumission

 Fabrice Renault 5 juin 2015

     

apprentissage soumissionLe système détient dans « l’éducation nationale », une puissante machine à soumettre les volontés. Du positionnement de dominant à dominé adopté par le personnel, jusqu’aux programmes scolaires truffés d’inexactitudes : tout tend à obtenir de l’enfant l’asservissement et la soumission dont il devra faire preuve dans sa vie d’adulte. Le but étant bien qu’il prenne sa place, entre dans le rang et participe à l’effort national, comme les autres.

 

Tout un arsenal dédié est en place. Il casse l’intelligence, fait plier les volontés et inculque une vérité officielle. C’est l’apprentissage de la soumission. A tous, l’école apprend à se ranger et à se taire, écouter sans réagir, apprendre surtout sans trop réfléchir, accepter des « vérités » invérifiables, à être évalué, sanctionné et s’y plier.

Les insoumis n’ont par leur place


Les enfants les plus récalcitrants font plusieurs établissements desquels ils sont « virés » des uns après les autres. Ils sont redirigés quand c’est possible vers les institutions spécialisées. Mais bien souvent, ils sortent tout simplement du système scolaire avant l’âge légal. La société n’a que peu d’état d’âme pour les insoumis. Ces enfants là qui ont une répulsion naturelle de la domination et la soumission, n’ont pas leur place parmi les autres.

En proie à la propagande d’Etat


Oui les programmes scolaires transmettent une histoire révisée et manipulée. Cela pour servir « l’intérêt suprême » de la nation se chuchote-t-il. L’histoire du « père fondateur de l’Europe » est un cas d’exemple qui en dit long sur les manquements historiques qui caractérisent l’enseignement. Car depuis l’ouverture d’archives classées secrètes, on sait entre autres, que Robert Schuman travaillait pour la CIA.

Le personnel de l’éducation nationale, profs et encadrants sont des exécutants de cette propagande. Ils le sont de façon involontaire peut-être, mais ils ne sont pas trop regardants sur la situation historique. Certes, ils sont eux-mêmes conditionnés à être ceux qu’on attend qu’ils soient : un rouage de la machine infernale à produire autant de richesses que d’inégalités. La pérennité du système en place est ainsi assurée par des enseignants soumis qui soumettront à leur tour, en clamant combien leur travail est passionnant.

On pourrait évoquer tellement d’autres manquements et inexactitudes sur la guerre d’Algérie par exemple, ou le financement des principaux protagonistes de la deuxième guerre mondiale… Plus que des erreurs, ce sont des mensonges éhontés, des messages de propagande qui sont transmis aux enfants dans leur éducation scolaire.

 

 

Un diplôme contre une vie de soumission


Arrivent ensuite les diplômes. Le passeport quasi indispensable pour un travail. Bien que le travail salarié soit inégalitaire par essence, chaque enfant devenu adulte devra l’accepter. En bon élève sachant se plier aux règles telles qu’elles lui ont été inculquées par l’éducation nationale, il n’aura guère d’autres issues que d’accepter ce modèle de maître à esclave.

Esclave à vie d’une croissance économique dévastatrice


Bon esclave, il devra le rester sa vie durant. Il participera à créer de la richesse, produire toujours plus de richesses, quel qu’en soit le prix pour l’environnement, sa vie sociale ou sa santé. On n’accepte aucun avis divergeant : la croissance économique est tout. Personne ne doit y déroger. Le simple fait de parler de décroissance déclenche les foudres de l’establishment qui crie à la trahison ou invoque l’irresponsabilité, la folie ou le complotisme.

apprentissage de la soumission

Car les richesses qu’il crée ne sont pas les siennes. Mais ça aussi, on lui a appris à l’accepter. Les citoyens sont les esclaves dociles dont la société a besoin pour maintenir son fonctionnement parfaitement inégalitaire. L’éducation scolaire tient le rôle du négrier, arrachant l’individu à son cocon familial, pour fournir une main d’oeuvre prête à l’emploi, docile. L’école casse les caractères forts et envoi tout le monde au front. Le peuple est destiné à travailler pour une élite à laquelle il confère les pouvoirs et procure les richesses. Un vrai conte de fée pour les uns, un cauchemar pour nous autres.

Un bon citoyen est un citoyen bien conditionné


Les élèves devenus adultes sont des « citoyens » soumis à ce système inégalitaire – s’il en est un. Ils le subissent sans même oser le critiquer ni le remettre en question. Il n’existe qu’un seul choix de vie possible : celui qui prédomine. Il n’y a pas d’autre alternative, aucun modèle de société qui ne soit plus juste, rien qui puisse améliorer le sort de l’individu… la leçon apprise est bien retenue.

« Maître » ou « maîtresse », appelait-on les instituteurs à l’école. Eux ne semblent pas trouver cette appellation déplacée ou choquante, c’est pourtant bien le cas. Déjà tout petit donc, on apprend à reconnaître et nommer le maître et on se plie à son autorité. C’est un rapport de force qui est imposé, et de toute notre vie : il ne sera jamais à notre avantage.

Apprendre à accepter l’injustice


lol-punitionL’éducation nationale est également un lieu de pratiques punitives. La « sanction », un mot plus acceptable que « punition », décrit les mêmes pratiques répressives. Une belle entrée en matière pour l’adulte en devenir. Car il devra accepter les lois inégalitaires de la république et s’y plier au risque d’être confronté à la justice.

La justice qui n’a de juste que le nom. Puisqu’elle n’est indépendante de l’Etat que sur le papier, dans la constitution. Puisqu’elle applique des lois écrites par des privilégiés, pour des privilégiés. Puisqu’elle rend des verdicts indépendamment du fait qu’une des deux parties peut dépenser beaucoup d’argent pour se payer les meilleurs avocats.

Une institution judiciaire qui à n’en pas douter tient également son rôle dans cette usurpation gigantesque que l’on appelle la démocratie républicaine.


Après propos :

Ce pamphlet n’engage que son auteur. Il est inspiré d’une histoire vraie. Celle d’une scolarité « normale » qui amène à une vie normale. Si vous l’avez lu jusqu’à son terme, c’est peut-être que vous y avez trouvé quelques similitudes avec une histoire que vous connaissez bien : la vôtre ?

Mais quoi qu’il en soit,  personne n’est forcé d’adhérer aux idées qui y sont développées. Toutefois il est important de pouvoir exprimer un avis contestataire quand bien même s’agit-il de remettre en question la sacro-sainte institution qu’est l’éducation nationale.

 

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44 Commentaires

  1. Bourliguette

    5 juin 2015 à 10 h 26 min

    Très bien de dénoncer, mais où sont les solutions et les possibilités de faire autrement ?

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    • cacahuète

      9 juin 2015 à 8 h 15 min

      Bonjour,
      J’ai descolarisé mes 2 enfants, l’ief( instruction en famille) est sans doute une des solutions… l’enfant pense par lui même, s’intéresse a plein de choses et progresse vite ..

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      • clmasse

        21 juin 2015 à 23 h 18 min

        l’ief c’est bien, mais c’est l’école qui permet la socialisation et l’intégration, sinon bien sûr personne n’y enverrait ses enfants.

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        • Oud

          24 juin 2015 à 22 h 48 min

          Ha ha, vous avez appris ça à l’école ? Relisez l’article encore une fois.

          Répondre

        • Ha

          24 juin 2015 à 23 h 27 min

          L’école socialise ? Ah oui ? Depuis quand ? Elle punit, n’écoute pas, c’est la loi du plus fort, du meilleur, quand un enfant est différent on ne sait plus quoi en faire LOL on incrimine le parent dans ces cas-là. C’est ça la socialisation ? Non l’école, à la base sert uniquement à instruire, chose qu’elle ne fait plus depuis longtemps. Heureusement qu’n attends pas après l’école pour avoir une vie sociale c’est bien aux parents qui élèvent leurs enfants non ? Les parents vont au parc, partent en vacances quand c’est possible, reçoivent des amis qui eux ont des enfants, ils font et organisent des sorties pédagogiques, vont aux parcs d’attractions etc etc la socialisation se fait malgré tout. Les parents ont une vie, heureusement, les enfants suivent. Je fais l’IEF par contrainte, mon fils était scolarisé, il est asperger et était rejeté des autres même de l’instite qui lui avait donné un vilain surnom. J’ai fais la rencontre de beaucOup de parents qui ont le même genre d’histoire à raconter, des centaines. Mes deux autres grands sont scolarisés et franchement ils n’ont jamais rien fait de plus en sortie et au contact avec les autres, de plus que nous les parents. Sorties au zoo ? On le fait. Les musées ? On le fait. La piscine ? On le fait aussi et même qu’ils vont au sport ( pareil pour le petit qui est désco ). Y’a une vie en dehors de l’école et oui :) A l’école ils sont parqués point barre. Les parents bossent, faut bien les instruire et les occuper ces petits. Mais sinon les parents sont tout autant capable de socialiser et d’instruire leurs enfants eux-même.http://cnt.ait.caen.free.fr/cas/36-ecole_soumission.pdf

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          • gui

            20 juillet 2015 à 7 h 00 min

            Genial!!!!

          • steppe

            20 août 2015 à 15 h 07 min

            Je suis d’accord que sur le principe, l’école doit « INSTRUIRE », et non éduquer (ça c’est le boulot des parents). Je suis d’accord sur le fait que l’instruction est oubliée depuis longtemps. Par contre, hélas, dans votre dernière phrase « Mais sinon les parents sont tout autant capable de socialiser et d’instruire leurs enfants eux-même »: comment des parents en absence de repère, en marge de la société (financière, illettrisme, chômage, manque de culture et d’ouverture, issue d’autres cultures, etc) peuvent apporter ce que vous dites? Il y a une réalité de terrain, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne, en ce sens, l’école peut apporter un peu « d’autres choses » à ces enfants, les sortir du quotidien. Attention, je ne dis pas que l’école et super, loin de là. Ayant un enfant « différent », qui ne rentre pas dans le moule, je porte aussi mon fardeau auprès de ces personnes de l’éduc N. Autre débat. La socialisation existe avec l’école. Le sens critique, la découverte, l’épanouissement peut se faire avec les parents, famille et amis. Mais je le répète: nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne.

        • DESIRE

          25 juin 2015 à 12 h 19 min

          FAUX clmasse !!!!
          http://association-unie.blogspot.fr/2014/01/socialisation.html

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        • céline

          26 juin 2015 à 6 h 28 min

          La socialisation si l’école le rendant possible ça se saurait….combien d’enfants y sont insociable mais comme on l’impose ils s’y font tant bien que mal…

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        • miranda gomez

          16 août 2015 à 18 h 35 min

          la vie sociale existe en dehors de l’ecole faut pas exagerer !

          l’ecole est un lieu qui fait croire aux parents que sans elle on ne sera rien plus tard ..

          hahahhahhh !! l’instruction est obligatoire mais certainement pas l’ecole :-)

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      • DESIRE

        25 juin 2015 à 12 h 26 min

        Vive l’IEF cacahuète 
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