Coronavirus : USA, diabète, NASH...

Les USA semblent "bien" partis pour exploser les compteurs de la mortalité...

Maintenant, il suffit de regarder les statistiques concernant le diabète de Type 1 et surtout celui de type 2 (NASH, ou maladie du foie gras) pour réaliser que 30 millions d'Américains sont concernés...30 millions...Si le taux de mortalité atteint 1% (ce qui serait "miraculeux"), on atteint 3 millions de morts...On entre dans le cauchemar absolu. Je n'aime pas parler de "juste retour des choses" ou d'imaginer une "revanche de la nature" ou je ne sais quelle autre justification à ce désastre. C'est uniquement un état de folie, des pathologies psychiatriques, un "vol au-dessus d'un nide de coucou". Juste un constat. Il n'est pas de mon ressort, ni de mes compétences intellectuelles d'aller identifier les raisons multiples de tout ça. Pour l'instant, on va se contenter de compter les morts...Il faudra bien en tirer les leçons quand on sortira de la sidération. On peut toujours commencer à y réfléchir...Mais le temps de l'action n'est pas encore venu...

 

Le diabète et le prédiabète touchent un Américain sur trois

  

  • Par   Aurélie Franc 
  • Mis à jour  
  • Publié 

Même si le rythme ralentit, le nombre de cas de diabète a encore augmenté aux États-Unis et la plupart des personnes concernées ignorent leur maladie.

Les États-Unis comptent plus de 30 millions de diabétiques - soit 9% de la population- et 84 millions de prédiabétiques. Cette maladie représente «un problème de santé publique grandissant», pointent les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), l’agence de santé publique américaine, dans un rapport s’appuyant sur des statistiques de 2015.

«Le rapport montre que le nombre de cas de diabète continue d’augmenter mais pas aussi rapidement que les années précédentes», rassure tout de même Ann Albright, docteur responsable de la section chargée du diabète aux CDC.

Le diabète de type 2, qui représente 95% des cas de diabète, est caractérisé par un excès chronique de sucre dans le sang (au-delà d’1g/l de sang à jeun). Dans une même situation, un prédiabétique aura un taux de sucre compris entre 1,05 g/l et 1,26 g/l, et le diabétique un taux supérieur à 1,26 g/l de sang.

À l’origine de ce dérèglement: le surpoids et la sédentarité. Selon le rapport, près de 88% des personnes diabétiques étaient en surpoids ou obèse et 41% d’entre elles étaient inactives, c’est-à-dire faisaient moins de 10 minutes par semaine d’activité physique modérée ou vigoureuse (marcher d’un pas vif ou danser par exemple).

Un quart des diabétiques ignorent leur maladie

Plus grave encore, un quart des adultes souffrant de diabète l’ignorent. Et parmi les prédiabétiques américains, seuls 11% sont au courant de leur condition. «Pourtant, s’il n’est pas traité, le prédiabète mène souvent à des diabètes de type 2 - forme la plus courante de la maladie - dans les cinq années qui suivent», note le rapport.

«Le diabète est un facteur qui contribue à tant d’autres pathologies», pointe Ann Albright. «En luttant contre lui, nous limitons d’autres problèmes de santé». Le diabète était en effet la septième cause de mortalité du pays en 2015.

Comme l’explique le Dr Dominique Simon, diabétologue, les risques liés à cette pathologie sont de deux natures: «il y a d’abord des complications micro-vasculaires, c’est-à-dire des atteintes des petits vaisseaux, qui sont spécifiques du diabète. Elles touchent notamment les reins (insuffisances rénales) et les yeux (cécité). Le diabète est également un des facteurs de risques de complications macro-vasculaires, c’est-à-dire liées aux gros vaisseaux, entraînant des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou des infarctus du myocarde par exemple.»

Inégalités sociales territoriales

La prévalence du diabète a été également étudiée en fonction des caractéristiques sociales, économiques et géographiques des États-Unis. Les États du sud-est du pays, plus pauvres, comptent davantage de diabétiques que ceux du nord. Par ailleurs, les personnes qui ont fait des études supérieures sont moins susceptibles d’être malades que les personnes qui n’ont pas dépassé le niveau du bac (7% contre 12%).

Le taux de diabète augmente également avec l’âge: alors que seuls 4% des Américains de 18-44 ans sont diabétiques, cette maladie touche 25% des plus de 65 ans.

 

 

Philippe Corbé 
édité par Quentin Marchal

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Face à l'épidémie de coronavirus, la situation se complique jour après jour à New York où l'armée vient d'envoyer un navire hôpital. Amarré dans le port de Manhattan, ce bateau doit permettre de soulager les hôpitaux de la ville américaine, qui sont totalement débordés devant l'afflux de malades. Un chiffre glaçant vient d'ailleurs résumer toute l'ampleur de la catastrophe puisque actuellement, une personne meurt du Covid-19 toutes les trois minutes à New York.

Dans le reste du pays, l'État du Michigan est également un des plus touchés comme le déplore cette infirmière, qui est désormais obligée de choisir les patients qu'elle doit sauver : "C'est effrayant, ça devient comme en Italie. Mon patient a pris le dernier respirateur disponible dans l'hôpital ce qui veut dire que nous allons maintenant prendre des décisions de vie et de mort". 

Elle fait part du climat macabre qui règne dans son hôpital : "En arrivant, vous serez triés, soit il est nécessaire de vous intuber, soit vous rentrez chez vous pour mourir. C'est vraiment angoissant et on doit décider de la vie et de la mort des gens"

 

 

Un hôpital flottant installé sur un navire militaire américain arrive à New York, alors que l\'épidémie de coronavirus flambe aux Etats-Unis.
Un hôpital flottant installé sur un navire militaire américain arrive à New York, alors que l'épidémie de coronavirus flambe aux Etats-Unis. (BRYAN R. SMITH / AFP)

"On essaye de survivre, ici. C’est très dur, à la fois émotionnellement et physiquement. La situation est vraiment catastrophique." L'épidémie de coronavirus s'emballe aux États-Unis, comme le décrit ce médecin joint par franceinfo. Et cette vague se ressent notamment à New York, où l'on est passé de 463 cas diagnostiqués il y a deux semaines à plus de 36 000 lundi. Comme en Italie, alors que le pic n'est pas passé, une surchauffe des hôpitaux est en marche.

>> Coronavirus : suivez les dernières informations sur l'épidémie de Covid-19 dans notre direct

Lundi, un navire-hôpital de la Navy a accosté dans le port de Manhattan pour soulager les hôpitaux de la ville, qui sont déjà saturés. Le docteur Jason Shatkin travaille au service des maladies pulmonaires du Valley Hospital, dans le New Jersey, juste en face de la presqu'île de Manhattan. Dans cet hôpital, les 54 lits de soins intensifs sont déjà tous occupés. "Dans tous les hôpitaux de la région, partout, on constate une augmentation du nombre de malades, raconte le médecin new-yorkais. Si ça continue comme ça toute cette semaine, les hôpitaux vont être complètement saturés. Et on sera amenés à faire des choses que jamais on n'a vues ici auparavant. Comme retirer un respirateur à un patient, pour le donner à quelqu’un d’autre, qui aura plus de chance de s’en sortir."

Un médecin new-yorkais partage sa détresse face au coronavirus, au micro de Grégory Philipps

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Un appel aux New-Yorkais pour rester confinés

Le docteur Shatkin sait très bien que le pic épidémique ne sera pas atteint avant encore 10 ou 15 jours. Alors il tient à s’adresser aux New-Yorkais : "Restez chez vous. N’allez pas jouer au basket-ball dans les parcs. Ne vous rassemblez pas avec d’autres. Restez à la maison. Éloignez-vous des autres."

Si personne ne sort pendant au moins deux semaines, alors ce virus disparaîtra. Et nous on ne sera plus obligés de voir un homme de 44 ans, le père de cinq enfants… mourir. Ces gens… meurent. Même les plus jeunes meurent. Restez chez vous !Le docteur Jason Shatkinà franceinfo

En temps normal, l’état de New York regroupe 53 000 lits d’hôpital. Le gouverneur État estime qu’il en faudrait trois fois plus pour faire face à cette crise.

 

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