Le destin (1)

Le destin désigne, au moment présent, l'histoire future d'un être humain ou d'une société telle qu'elle est prédéfinie par une instance qui est soit considérée comme supérieure aux hommes (éventuellement divine) dans les conceptions finalistes du Monde, soit comme immanente à l'univers (éventuellement la Philosophie de l'histoire ou la nature) dans les conceptions déterministes.

Face à son destin

Dans ces conceptions, il est souvent considéré comme très difficile – voire impossible – à un homme ou à une société d'échapper à son destin, au moins dans ses grandes lignes. La notion de destin s'oppose ainsi à celle de libre arbitre.

wikipedia


À COEUR OUVERT

Coeur188

"Nous vivons dans des schémas de pensées, des répétitions rassurantes sur lesquelles nous bâtissons l’identification qui nous convient et que les autres adoptent. C’est l’habitude. Un leitmotiv ronronnant. Tout ce qui porte atteinte à cette mélodie connue est considérée comme une agression, une atteinte à cette liberté que nous croyons posséder. Alors, nous renforçons les défenses. Accumulation de biens, accumulation de relations, accumulation de connaissances. Mais il n’y a aucune compréhension interne. Tout cela reste tourné vers l’environnement immédiat, une scène onirique. Personne n’est là, réellement. C’est un théâtre de marionnettes. La révélation du drame vient fermer le rideau, les acteurs disparaissent, le jeu s’arrête, le public a quitté la salle, les lumières se sont éteintes. Si les résistances sont suffisamment puissantes, l’individu concerné prend peur. Il appelle au secours, il crie, il hurle, il maudit la vie et ses épreuves. Mais si la rupture est totale, la porte s’ouvre. L’individu découvre une autre forme de perception. Il ne comprend rien mais pourtant, tout tombe en lui comme dans un puits ouvert. Plus aucune résistance. À cœur ouvert. C’est ainsi que je nomme cet état.

-Et pourquoi dites-vous qu’il n’y a pas de hasard ?

-Parce que c’est une intention. Celle de la vie elle-même. Elle a un projet. L’extrême complexité du phénomène vivant ne peut pas être vide de raison. Non pas une raison cartésienne et castratrice mais une raison comme un objectif. Il y a une raison à tout ça.

-Et le drame serait une ouverture ?

-Parce que nous rejetons d’emblée l’idée d’une exploration. Le paradigme établi sert de modèle éducatif. Nous nous sommes trompés.

-Cela signifierait que la vie n’a pas su prévoir ce qui arriverait ?

-Peut-être avions-nous le potentiel et qu’elle nous a laissé le choix de nous en servir. Certains y parviennent sans attendre. D’autres sont sur le seuil. Ils ont juste besoin d’une aide provisoire, un coup de pouce de ce destin qui n’en est pas un.

-Pas de destin non plus alors ? Tout comme le hasard ?

-Non, évidemment. Mais il y a une volonté qui ne nous appartient pas. L’idée de destin suppose que nos vies sont écrites d’avance. Ce qui existe, ce n’est pas un destin fixe et irrémédiable, mais des tendances, des influences profondes, liées à notre passé, nos racines, notre milieu social, notre époque, toute notre éducation. Le destin qui concerne notre futur est une invention du passé. Tout ce qui a été vécu est projeté dans l’avenir si l’individu n’en a pas conscience. C’est comme s’il polluait à priori un espace vierge. Il n’y a rien d’écrit mais il existe un réseau gigantesque d’influences. Il dépend de chacun de les identifier et de s’en extraire si nécessaire. Le destin n’existe pas fondamentalement, c’est l’apathie spirituelle qui le créé. C’est là que je pense que se situe la volonté de la vie. Que nous devenions lucides. Le destin est une vision étroite de nos existences. La volonté de la vie est de nous apprendre à aller voir plus haut."


Si je considère qu'au ciel tout est écrit et que je suis soumis à un destin, il est totalement antinomique de se croire doué d'une puissance capable de changer ce destin. Car un destin qui pourrait être changé ne serait pas un destin. L'éventuel changement du destin annihile l'idée même du destin.

Si je considère que je possède la puissance nécessaire pour changer mon destin, il est possible que je m'illusionne car ce changement au regard d'un parcours bien tracé n'est peut-être que la continuité même de mon destin. Je crois être intervenu alors que je ne fais que suivre ce qui est déjà tracé.

Le fait que je quitte l'enseignement alors que tout pouvait laisser supposer que je continuerais ainsi jusqu'à l'âge de la retraite n'est sans doute pas une intervention de ma part sur une destinée toute tracée mais la suite programmée de mon parcours. Sans que je ne puisse aucunement ni le prévoir, ni même m'y opposer...

"Tout ce qui ne parvient pas à la conscience revient sous la forme du destin."

Carl Gustav Jung

Je pense que c'est là que se situe le libre arbitre. Dans le CHOIX d'analyser la vie, non pas seulement dans ses événements quotidiens mais dans la compréhension profonde de nos actes et de nos pensées. 

Nous sommes libres de comprendre les raisons de nos chaînes...

Le destin est-il nourri par la logique du hasard? ...

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