Farine animale

Un potager, une canne à pêche pour aller dans les torrents de montagne, cueillir les champignons et les fruits de saison dans les forêts, élever quelques poules...
Ceux-là survivront.
Les autres consommateurs ne sauront pas de quoi ils mourront. On leur parlera de cancer sans doute. Mais ils ne sauront pas d'où il vient réellement. Aujourd'hui, les causes de mortalité sont bien moins claires qu'il y a cinquante ans...
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Les farines animales réintroduites pour nourrir les poissons

Créé le 14-02-2013 à 16h27 - Mis à jour à 17h08

Le recours à ces farines était prohibé dans l'UE depuis la crise de la "vache folle". Elles pourront à nouveau être utilisées pour la pisciculture à compter du 1er juin.

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Un employé de la Sogéma pose, le 22 avril 2002, au port fluvial de Strasbourg, lors du chargement de farines animales dans un camion citerne étanche. (AFP PHOTO THOMAS WIRTH)

Un employé de la Sogéma pose, le 22 avril 2002, au port fluvial de Strasbourg, lors du chargement de farines animales dans un camion citerne étanche. (AFP PHOTO THOMAS WIRTH)
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Les poissons d'élevage pourront à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volailles à compter du 1er juin, annonce ce jeudi 14 février la Commission européenne. Ce mode d'alimentation était prohibé dans l'UE depuis la crise de la "vache folle".

Approuvée par les experts des Etats membres en juillet 2012, la mesure autorise le recours aux protéines animales transformées (PAT) dans l'alimentation des poissons d'élevage et des autres animaux de l'aquaculture.

"Elle améliorera la durabilité à long terme du secteur de l'aquaculture, car ces PAT pourraient être un substitut précieux aux farines de poisson, qui sont une ressource rare", indique la Commission. "Elle est conforme aux avis scientifiques les plus récents selon lesquels le risque de transmission d'ESB entre animaux non-ruminants est négligeable pour autant qu'il n'y a pas de recyclage entre les espèces" [cannibalisme, NDLR], souligne Bruxelles.

L'utilisation des farines animales pour les ruminants est interdite depuis 1997 en raison des risques de contamination par l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou "maladie de la vache folle". L'interdiction avait été étendue en 2001 aux aliments pour tous les animaux de consommation.

Une réintroduction pour les volailles et les porcs ?

"La situation épidémiologique actuelle de l'ESB montre que l'UE est désormais dans la phase finale de l'éradication de l'ESB au sein de son cheptel bovin", souligne la Commission.

En juillet 2010, Bruxelles avait décidé d'entamer une réflexion sur les assouplissements pouvant être apportés à l'interdiction des farines animales dans l'alimentation des animaux.

Ainsi, après l'autorisation des farines pour poissons, la Commission "entend proposer une autre mesure pour réintroduire l'utilisation des PAT de porc et de volailles pour les volailles et les porcs". Le cannibalisme (à l'intérieur de mêmes espèces) étant interdit, les volailles ne pourront pas être nourries avec de la farine de volailles, mais en l'occurrence de porc, et inversement.

Mais cette autorisation ne devrait pas intervenir avant 2014, selon un porte-parole de l'exécutif communautaire.

Les PAT resteront en revanche interdits dans l'alimentation des ruminants (bovins, ovins et caprins), de même que les PAT de ruminants à destination des animaux d'élevage non-ruminants.

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Commentaires (2)

Thierry
  • 1. Thierry | 15/02/2013
ALIMENTATION - Les six carcasses seront détruites...

Des traces d’un médicament vétérinaire impropre à la consommation humaine, le phenylbutazone, ont été retrouvées dans huit carcasses de chevaux abattus en Grande-Bretagne et six d’entre elles seraient entrées dans la chaîne alimentaire française, a annoncé ce jeudi le ministre de l’Environnement britannique, David Heath, cité par le Guardian. Une information confirmée par l'Agence de sécurité alimentaire britannique (FSA).

Dans une conférence de presse ce jeudi, le ministre de l'Agriculture français Stéphane Le Foll a affirmé que trois carcassess ont été «localisées» dans le Pas-de-Calais. Le ministre a précisé qu'elles n'avaient pas été utilisées dans l'industrie agro-alimentaire et qu'elles vont être détruites. «Il s'agirait de trois carcasses (...) Ces carcasses ont été repérées dans un établissement du Pas-de-Calais et elles ne sont pas entrées dans la chaîne alimentaire. Elles seront détruites», a déclaré Stéphane Le Foll, au cours d'une conférence de presse dédiée à l'enquête sur le scandale de la viande de cheval.

Le ministre a précisé de l'affaire de la viande importée du Royaume-Uni n'avait rien à voir avec ce scandale et que les doses de phenylbutazone contenues dans les carcasses ne présentaient pas de risque sanitaire majeur.

La FSA dit avoir testé 206 carcasses entre le 30 janvier et le 7 février, et que huit d'entre elles ont réagi positivement. Elle a précisé que les six exportées en France provenaient d'un abattoir situé à Taunton, dans l'ouest de l'Angleterre.

David Heath a précisé que les carcasses envoyées en France l'ont été ces dernières semaines et qu'un rappel a immédiatement été prononcé. Le cheval retrouvé dans les lasagnes Findus commercialisées en Grande-Bretagne ne contenait pas ce médicament. Les autorités sanitaires britanniques ont dit ce jeudi qu'elles collaboreraient avec les autorités françaises pour retracer le parcours des six carcasses.
Plusieurs avertissements sans suite

Une responsable de l'opposition britannique a accusé le gouvernement de «complaisance catastrophique», indiquant qu'elle avait soulevé le problème du phenylbutazone il y a trois semaines. En juillet dernier, un comité vétérinaire avait déjà averti le gouvernement à plusieurs reprises du risque que pouvait provoquer l'entrée de ce médicament dans la chaîne alimentaire.

Le gouvernement britannique a préféré se référer à une responsable médicale affirmant qu'il y avait «un risque très faible que cela cause des problèmes pour la santé». Le phenylbutazone est un anesthésiant anti-inflammatoire pour les chevaux de course interdit aux animaux destinés à la consommation humaine en raison de sa dangerosité potentielle.

Cette découverte intervient moins d'une semaine après le retrait par l'entreprise alimentaire Findus de milliers de lots de «lasagnes de boeuf» composés majoritairement de viande de cheval.
C.C. avec Reuters
JM
  • 2. JM | 15/02/2013
Salut Thierry,
Bon j'y connais rien en champignons donc j'en resterai aux châtaignes. Pour les poissons, on nous a rappelé aussi cette semaine que le comportement de carpes suédoises avait été profondément modifié par l'absorption de résidus de benzodiazépines (et autres joyeusetés) issus des stations d'épuration elles mêmes alimentées par les toilettes et les ordonnances "pour aller moins mal docteur". Alors, la canne à pêche c'est même pas sûr ... Pffff

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