Incendies et climat.

Quand j'ai lu qu'un incendie gigantesque frappait le Groenland, je ne l'ai pas cru... Et pourtant... Est-ce que dans notre imaginaire d'adultes la possibilité d'une telle situation existait ? Pas dans ma tête en tout cas. Pour moi, le Groenland ne peut pas être en flammes... C'est comme imaginer que les forêts de Norvège s'embrasent et que plus personne ne contienne l'incendie... Mais alors, si c'était impensable au Groenland, est-ce que ça devient possible n'importe où ? Quelques climatologues et autres scientifiques considèrent que les phénomènes de canicule et de sécheresse vont devenir la norme et s'amplifier année après année.

La population d'Athènes, c'est à dire urbaine et non au fin fond des montagnes de Corse ou de zones montagneuses désertifiées, découvrent la gravité de la situation. Marseille et d'autres villes méditérannéennes luttent tous les ans. Les pompiers se plaignent du manque de matériel et de sa vétusté. L'extension de l'urbanisation amplifie les risques, année après année. En observant toutes les situations d'incendies en Europe, il sera impossible en tout cas de dire qu'on ne pouvait pas prévoir...

 



L’île du Groenland elle aussi touchée par un énorme incendie visible depuis l’espace

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Photo satellite prise le 3 août 2017 Crédits : Landsat USGS © NASA

Bien que l’île du Groenland soit proche du Pôle Nord, celle-ci connaît une augmentation spectaculaire des feux ravageant ses terres. Les scientifiques s’inquiètent de cette situation que l’on impute pleinement au réchauffement climatique.

Les feux de brousse sont généralement associés aux zones sèches et chaudes, mais les inquiétudes concernant le Groenland se font de plus en plus sentir. Un incendie ayant débuté le 31 juillet 2017 a ravagé quinze kilomètres carrés de terre et les panaches de fumée ont été visibles depuis l’espace grâce aux satellites de la NASA, à environ 150 kilomètres au nord-est de Sisimiut (5 500 habitants) située sur la côte ouest de l’île. 500 hectares sont d’ailleurs toujours en flammes, menaçant la santé des habitants et les activités de l’aéroport Kangerlussuaq situé non loin.

Photo satellite prise le 3 août 2017
Crédits : Landsat USGS © NASA

Le nombre de feux de brousse touchant la plus grande île du monde a été multiplié depuis 2010 et plus fortement depuis 2015 avec un pic inédit atteint cette année. Cet été, la température tourne autour de 12 °C, des températures anormalement élevées à cette période et dans cette région du globe. Stef Lhermitte, professeur au Delft University of Technology, estime qu’il s’agit ici du « plus grand (feu) jamais enregistré par les satellites depuis 2000 ».

Alors que les causes du départ de feu restent encore à déterminer, les scientifiques estiment que le réchauffement climatique favorise ce type de catastrophe, car le Groenland est plus connu pour sa calotte polaire ! La fonte de la glace et du pergélisol ont mis à nu la végétation et permis un assèchement de la région. Bien que la végétation du Groenland soit en grande partie composée de toundra (herbes et mousses), de nombreuses zones sont dotées d’une végétation arbustive(bouleaux nains) parfois très dense.

Par ailleurs, les scientifiques indiquent que ces feux libèrent des quantités importantes de CO2 ainsi que des microparticules noires qui se déposent sur la couche de glace couvrant la région, ce qui a pour effet d’accélérer sa fonte.

Enfin, le réchauffement climatique apporte chaque année son lot de nouveautés, notamment quelques records atteints récemment dans la vallée de la Mort en Californie (États-Unis) comme l’indique ConsoGlobe. En juillet 2017, la moyenne des températures était de 41,89 °C, ce qui représente le mois le plus chaud jamais enregistré aux États-Unis et dans l’hémisphère nord-occidental.

 

 

Sources : Le Monde – ConsoGlobe – DN



Climat : 2050, l'alerte rouge

Les incendies, la sécheresse et la canicule de cet été pourraient devenir notre quotidien dans les années qui viennent.

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Et si cet été caniculaire devenait la norme ? C'est ce que prédisent certains climatologues si rien n'est fait pour stopper le réchauffement climatique. Depuis le XIXe siècle, la courbe de la chaleur n'a jamais cessé de grimper. Si cela continue, les records de températures pourraient exploser. Des températures dignes des déserts africains en France.

Pour que la planète reste vivable

"Si on réussit à maintenir le réchauffement climatique à deux degrés, on pourra s'y adapter. (...) Si on veut réussir, c'est aujourd'hui qu'il faut agir", déclare le climatologue Jean Jouzel. Dès 2050, les conséquences pourraient être dramatiques. Le niveau de la mer devrait monter de 40 centimètres à un mètre avec, dans ses premières victimes, l'île de Sein en Bretagne. L'intensification des sécheresses frapperait l'agriculture. Pour que le réchauffement climatique ne dépasse pas les deux degrés, il doit diminuer dès 2020. Un ralentissement indispensable pour que la planète reste vivable.

 



De violents feux de forêt ravagent le sud de l’Europe

De violents incendies de forêt font rage depuis plusieurs jours dans le sud de l’Europe, notamment au Portugal, en France, en Italie et en Croatie où les flammes ont atteint la banlieue de Split, la deuxième ville du pays.

Par Afp | 

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La côte de l’Afriatique (Croatie) en proie aux flammes. De violents incendies de forêt font rage depuis plusieurs jours dans le sud de l’Europe, notamment au Portugal, en France, en Italie et en Croatie. PHOTO AFP

La côte de l’Afriatique (Croatie) en proie aux flammes. De violents incendies de forêt font rage depuis plusieurs jours dans le sud de l’Europe, notamment au Portugal, en France, en Italie et en Croatie. PHOTO AFP

En Croatie, plusieurs dizaines de feux de forêt se sont déclarés depuis dimanche dans la région de Split, sur la côte de l’Adriatique, détruisant environ 4.500 hectares de pinède, de broussailles et d’oliviers, selon les services de secours. Environ 80 personnes, principalement des pompiers, ont été légèrement blessées et plusieurs maisons ont brûlé. Environ 400 pompiers et 100 militaires sont mobilisés.

Lundi soir, l’incendie a atteint la banlieue de Split, détruisant plusieurs voitures et entraînant l’évacuation d’un centre commercial. Une décharge publique a pris feu et la ville était noyée sous une épaisse fumée noire. Les pompiers ont toutefois réussi à prendre le contrôle de l’incendie dans la nuit de lundi à mardi.

 

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Le sud de l’Europe en flammes

Au Monténégro voisin, plusieurs autres incendies de forêt ont notamment entraîné l’évacuation d’une centaine de campeurs sur la péninsule de Lustica, dans l’ouest du pays, mais la situation s’améliorait mardi grâce à une accalmie des vents, selon les autorités. Le Monténégro avait lancé lundi un appel à l’aide internationale pour lutter contre les incendies. Ces derniers étaient tous sous contrôle mardi matin, selon les services de secours locaux.

Au Portugal, où l’incendie de forêt le plus meurtrier de l’histoire récente du pays avait fait 64 morts et 254 blessés fin juin dans la région centrale de Pedrogao Grande, trois incendies majeurs dans le nord mobilisaient à eux seuls mardi près de 1.400 pompiers et une douzaine d’avions ou hélicoptères bombardiers d’eau.

Celui qui faisait rage depuis dimanche dans la commune d’Alijo, dans le district de Vila Real, était maîtrisé sur 80% de son périmètre mardi matin par près de 600 pompiers, a annoncé la Protection civile. La veille, les flammes avaient redoublé d’intensité et menacé plusieurs habitations. Plusieurs centaines de pompiers luttaient également contre les flammes à Mangualde, près de Viseu, et dans la région de Guarda. Ces régions connaissaient mardi une météo plus clémente, avec des températures maximales qui devaient rester en-dessous des 30°C contre plus de 35°C les jours précédents.

En Italie, les incendies continuent avec quelque 1.030 interventions des pompiers lundi sur tout le territoire. Une des régions les plus concernées est celle du Latium, autour de Rome, avec notamment l’incendie d’une pinède sur le littoral, un parc naturel très connu des Romains, où un pyromane présumé a été arrêté. Les feux ont été éteints ou maîtrisés après intervention notamment de moyens aériens, hélicoptères ou Canadairs, mais d’autres foyers étaient signalés mardi en Calabre dans la province de Cosenza (sud).

Le feu a également repris lundi aux abords de Naples, près du quartier résidentiel de Posillipo, qui n’a toutefois pas été évacué. Une personne est morte lundi en tombant de son toit dans la région de Naples après l’avoir escaladé pour se rendre compte de la progression d’un incendie de forêt non loin de son habitation.

La France n’est pas épargnée

 

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Les feux se multiplient aussi dans le sud de la France en raison de vents, de la chaleur et de la sécheresse, notamment au nord de la ville de Nice et en Corse. Mardi matin, plus de 450 pompiers luttaient toujours contre un violent feu de forêt au nord de Nice, (sud-est), qui a ravagé 100 hectares mais ne progressait plus.

Lundi, quelque 200 hectares de maquis ont été détruits à proximité de Bonifacio, en Corse du Sud. Et le week-end dernier, 800 hectares sont partis en fumée près d’Aix-en-Provence (sud-est), un incendie probablement causé par un mégot mal éteint.

 

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Nouvel incendie en Corse-du-Sud : déjà 130 hectares détruits

Un incendie est en cours mardi après-midi entre Loretto di Tallano et Fozzano, en Corse-du-Sud. Le feu a déjà détruit 130 hectares.

Un bombardier d\'eau au Cap Corse, entre Sisco et Corbara, le 12 août 2017.
Un bombardier d'eau au Cap Corse, entre Sisco et Corbara, le 12 août 2017. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

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Un incendie s'est déclaré mardi 15 août dans l'après-midi entre Loreto-di-Tallano, et Fozzano, deux communes de Corse-du-Sud situées à une vingtaine de kilomètres à l'est de Propriano.

Le feu, survenu à 11h45, a déjà détruit 130 hectares, selon le Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) de Corse-du-Sud. Les flammes ravagent une zone à fort relief, dont l'accès est difficile et ne se fait que par une route départementale.

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 Loretto di Tallano, 130 ha parcourus, 4 canadairs, 3 trackers et une centaine d'hommes à pied d'oeuvre @sdis2a

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Deux canadairs attendus en renfort

Les pompiers - une centaine sur place - estiment que le feu ne sera pas maîtrisé avant la nuit. Ils sont aidés par des bombardiers d'eau, des avions de la sécurité civile, et deux canadairs sont attendus. Les renforts envoyés par le continent lors des précédents incendies sont également venus leur prêter main forte. 

L'île de beauté est particulièrement touchée par les incendies depuis le début de l'été : le Sdis de Haute-Corse a estimé la surface brûlée entre le premier juillet et le 15 août à 4 345 hectares. Pour comparaison, en 2016, à la même période, 900 hectares étaient partis en fumée, soit presque cinq fois moins. Les deux plus gros feux de l'été 2017, déclenchés dans le Cap Corse, près de Sisco et de Pietracorbara, ont dévasté 2 000 hectares à eux seuls en quatre jours. 

 

 

Grèce : le feu aux portes d’Athènes

En Grèce, les incendies mobilisent les pompiers et les secours. Un feu se propage aux alentours d’Athènes, la capitale, dans une zone très urbanisée.

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Impossible à maîtriser depuis 48 heures, un incendie se rapproche d’Athènes. Il est ce lundi 14 août au soir à une quarantaine de kilomètres de la capitale de la Grèce. Plus de 150 pompiers sont mobilisés, appuyés par des avions bombardiers d’eau. Des dizaines de maisons ont déjà été ravagées par des flammes. Ce lundi matin, un village entier de 900 habitants a même été évacué. "C’était un désordre terrible, on pouvait voir des maisons en feu, des gens qui courraient, des gens qui étaient désespérés, c’était le chaos", raconte une habitante.

Aucun blessé à déplorer

Depuis dimanche 13 août, la Grèce est le théâtre de 91 feux de forêt. De nouveaux foyers d’incendie se sont déclarés cet après-midi dans le Péloponnèse, et près de Thessalonique. Aucun blessé n’est à déplorer pour l’instant, mais la Grèce vit dans la hantise d’un scénario meurtrier, comme en 2007, lorsque 77 personnes avaient péri.

 



Incendies: le Portugal demande l'aide de l'Europe

  • Par Le Figaro.fr avec Reuters
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Le Portugal a sollicité l'aide de ses partenaires européens alors que des milliers de pompiers sont mobilisés pour lutter contre les feux de forêt qui risquent de s'aggraver dans les prochains jours.

Le temps exceptionnellement chaud et sec depuis le début de l'été a déjà provoqué fin juin l'incendie le plus grave de l'histoire du pays, qui a entraîné la mort de 64 personnes.

» Lire aussi - Incendie au Portugal: après les larmes, la colère

La ministre portugaise de l'Intérieur, Constança Urbana de Sousa, a annoncé dimanche avoir demandé "par prudence" l'aide de l'Europe, samedi soir, en raison des prévisions météorologiques défavorables - vent fort et températures élevées - pour les prochains jours.

Selon les services d'urgence, pas moins de 268 foyers ont démarré samedi, le nombre le plus élevé en une seule journée cette année, et 6.500 pompiers ont été mobilisés pour tenter de les contrôler.

L'état d'urgence a été décrété dans la région de Coïmbra, dans le centre du pays, alors que le vent devrait s'intensifier dès la fin de la journée de dimanche.

Plus de 140.000 hectares de forêt ont déjà brûlé cet été au Portugal, plus de trois fois la moyenne annuelle des dix années écoulées, selon les données de l'Union européenne.



 

 

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