"La ferme des animaux" de G Orwel

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La Ferme des Animaux par Orwell
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Jean Queval (Autre)

ISBN : 2070375161 
Éditeur : GALLIMARD (04/01/1984)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 3758 notes)

Résumé :

Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule de Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement:
“Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d’alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux.”
Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : 
“Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres.”

 

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peloignon
peloignon17 décembre 2012

★★★★★

★★★★★

 

Ce petit livre, dont le titre sonne comme un petit conte pour enfants sans prétention, est une des meilleures fables politiques jamais écrites.
L'humour, l'élégance et la simplicité de l'écriture d'Orwell contribuent grandement au succès du livre, en lui permettant d'aborder des questions politiques et historiques avec beaucoup de finesse et d'acuité, sans que la lecture devienne désagréable, bien au contraire.
On reconnaît aisément les différents types sociaux derrière chaque espèce animale de la ferme. Quel beau et touchant personnage que ce Boxer, représentant de la paysannerie irréductiblement fidèle au chef, qui abuse pourtant d'elle sans aucun scrupule! 
On voit aussi apparaître très clairement des personnalités politiques précises derrière certains animaux, comme Lénine derrière Old Major, Staline derrière Napoléon ou encore Trotski derrière Snowball.
La dynamique interne de la petite révolution est aussi présentée de manière tout à fait convaincante.
Orwell arrive ainsi avec une facilité étonnante aux fins de critique politique qu'il se propose. Il reconnaît la méchanceté égoïste intrinsèque qui se cache derrière l'idéologie capitaliste et préfère une forme plus juste et honnête de socialisme. Par contre, il s'opposera toujours aux idéologies de gauche comme de droite, car leur extrême opposition n'est jamais qu'une apparence illusoire : en réalité, ce sont deux chemins qui mènent exactement au même point d'inhumanité bestiale.

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garrytopper9
garrytopper909 avril 2015

★★★★★

★★★★★

 

Mon premier livre de George Orwell. Il n'est jamais trop tard pour commencer après tout ? Et surtout il faut lire ce livre, vous voyez, ce livre m'a tellement passionné qu'il rejoint mon top dix, voir mon top cinq des meilleurs livres. 
Alors que l'on s'attend à une petite histoire sympathique, on a droit à une critique politico-sociale d'une incroyable justesse. Ce livre comment malgré toutes les belles promesses, et les bonnes volontés le système évolue toujours dans un totalitarisme plus ou moins avoué. 
Dans ce livre, les secrets, les règles, les privilèges, qu'on certaines personnes de part leur rang ou leur argent sont clairement montré du doigt. Et ce n'est pas parce que ce sont des animaux que cela rend la chose plus facile, moins réaliste. 
Chaque animal a sa place et son rôle et cela les chefs l'ont bien compris. Les moutons sont les meilleurs représentants de l'effet mouton dans notre société. Les termes abordés sont criants de vérité, on retrouve notamment le culte du chef tout puissant, la réécriture de l'histoire par les vainqueurs, le travail supplémentaire, la recherche du profit à tout prix, et la propagande. 
Honnêtement je ne m'attendais pas à cela en commençant cette lecture. D'ailleurs je trouve la fin très dure car je trouve que le livre se termine sans aucun espoir. L'esclavagisme arrive et la meilleure ferme est devenue la ferme des animaux, tous les fermiers alentours voulant s'en inspirer afin d'avoir de meilleurs rendements…Un constat pessimiste mais terriblement réaliste. 
Gorge Orwell nous montre que trop souvent ceux qui se soulèvent contre l'oppresseur finissent par le devenir eux-même…

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lehane-fan
lehane-fan18 octobre 2011

★★★★★

★★★★★

 

Petit précis de littérature devenu , à juste titre , un incontournable Classique avec un K majuscule...ou peut-etre un Q , je ne sais plus...
La Ferme des Animaux ne m'a jamais attirée plus que ça , la faute en incombant certainement aux dizaines de rediff. des pérégrinations de la famille Ingalls dont j'ai été abreuvé jusqu'à plus soif...Naaan , Laura , je peux pas te laisser dire ça . Nellie Oleson n'est pas méchaaaante , elle est juste conne , jalouse , peste , vicieuse mais pas méchaaaante...Bref , saturation totale de tout ce qui pouvait toucher de pres ou de loin à un récit à caractere champetre , aussi profond soit-il...
Errare Humanum Est ! Erreur réparée ! Plaisir maximal ! 
Le Girl Poweeer est mort , place au Pig Power . Napoleon et Boule de Neige ont décidé , à la mort de Sage l'Ancien ( Sus Scrofa Domesticus également de son état ) d'appliquer pleinement ses préceptes à savoir que l'homme est mauvais pour le deux pattes et decident ainsi , aidés en cela par tous les animaux de la ferme , de s'en affranchir ! Jones et sa femme sont donc violemment priés de décamper , laissant désormais le champ libre à nos deux leaders non-charismatiques autoproclamés et désormais en charge de gerer le quotidien de l'exploitation et de tous leurs occupants . 
Des animaux parlant et conversant avec l'humain ne me dérangeaient pas quand j'avais...quatre ans . J'avais pour habitude , à l'époque , de guetter fébrilement le wagon de dessins animés du club Dorothée en réclamant impatiemment mon gouter journalier ! Une généreuse tartine de tripes au saindoux constituait immanquablement mon quatre heures à moteur , ceci expliquant cela...Le début fut donc quelque peu déroutant mais la force et l'intelligence du propos ici présent suffisent à focaliser le lecteur sur la démonstration plutot que sur les acteurs . 
Et le propos justement , quel est-il ? En à peine 150 pages , Orwell nous démontre magistralement que , placé dans un contexte particulier , tout un chacun , des lors qu'il est porté par une majorité , est à meme de devenir le libérateur tant espéré . Un prophete qui rapidement prendra les traits d'un dictateur , une fois le ou les opposants placés sous l'éteignoir . le fait d'utiliser la métaphore animaliere donne à ce récit un caractere intemporel ! Une situation que l'on a connu ( Staline , Hitler , Mussolini..) , que l'on connait toujours ( Castro , Kim Jong Il ...) et sans etre un voyant du niveau de la fille qu'a une chance sur deux de mettre dans le mille mais qui se plante systématiquement , j'ai nommé la tres naturelle Elizabeth Tessier ( ce qui me permet encore de décocher quelques sourires sans faire craindre à mon interlocuteur que mes coutures ne lui petent à la gueule ! ) , que l'on connaitra encore . 
Orwell démonte un à un les mécanismes du totalitarisme . Et notamment leurs dérives inhérentes . 
Premiere étape : un hymne glorifiant le combat victorieux et l'entrée dans L Histoire 
Deuxieme étape : les tables de la loi . Ici , point de Décalogue mais sept lois ayant la particularité d'évoluer au gré du gentil dictateur sachant que ce dernier a plutot l'humeur changeante et arrangeante . 
Puis vient le temps du sacre . Les opposants ou les fideles de la premiere heure susceptibles de s'en réclamer n'etant plus là pour l'invalider ! Entouré de sa garde rapprochée , le gentil dictateur prendra bien soin d'abreuver le bon peuple de tous ses bienfaits tout en lui présentant systématiquement le traitre de service , éxutoire tout désigné de tous leurs malheurs . Puis viendra la megalomanie galopante assortie d'une legere paranoia exterminatrice . Un gouteur pour chaque plat , on ne sait jamais . Une rumeur , un bruissement de complot et c'est la disparition définitive des pseudo bélligérants , on ne sait jamais...
Le gentil dictateur sait également s'entourer d'orateurs à la verve convaincante ! le lavage de cerveaux fait partie intégrante du processus ! le gentil dictateur est doté d'une modestie qui n'a d'égale que son altruisme . Il aime le faire savoir à l'envi ! 
Orwell , de façon concise et méthodique , nous délivre un petit bijou fabulatoire à haute teneur en causticité ! 

La Ferme des Animaux ou " Comment devenir un gentil despote " pour les nuls . 
Et m'sieur Orwell , visiblement , dans le cochon , tout n'est pas bon...

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dgwickert
dgwickert29 mars 2017

★★★★★

★★★★★

 

Waouh ! ça dépote ! Angleterre, 1945. Suite au discours d'un vieux porc, les animaux de la Ferme du Manoir s'interrogent sur leur condition, et décident de chasser les humains de la ferme. Une fois maîtres des lieux, deux cochons, Boule de Neige et Napoléon, prennent les choses en main pour faire fonctionner la ferme, libérés de l'esclavage imposé par l'homme. Boule de Neige a plein de projets, mais Napoléon a d'autres idées derrière la tête.
Achevé en 1944, aucun éditeur n'a osé publier ce pamphlet allégorique contre Hitler et Staline, pas encore "débarqués".
Tous les symboles facho-staliniens y sont :
la préparation minutieuse de l'arrivée au pouvoir ;
la "nuit des longs couteaux" ;
la svastika et les symboles du totalitarisme ;
Joseph Goebbels et la manipulation d'information ;
Munich 1938 et les promesses bafouées ;
les SS ;
le bouc émissaire polonais ;
les confessions publiques ;
le stakhanovisme ;
les soupçons à outrance et l'exécution des traîtres ;
la diffusion de rumeurs ;
enfin, l'hypocrisie des puissants et leur vrai visage de malade, terrifiant.
Vers les trois quart du livre, des animaux, embrouillés par les discours manipulateurs de Brille-Babil. se demandent s'ils sont vraiment plus libres, et si la vie s'est vraiment améliorée...
Bref, un chef d'oeuvre, très rapide à lire, presque aussi bon que SA MAJESTE DES MOUCHES auquel il me fait penser !

 

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Sando
Sando15 octobre 2015

★★★★★

★★★★★

 

Avant de s'éteindre, Sage l'Ancien, un cochon respecté par tous les animaux de la ferme, confie à ses compagnons son rêve d'un avenir débarrassé de l'Homme, où chaque bête vivrait des fruits de son propre labeur, libre et indépendante. Cet appel à la révolte, bien qu'effrayant pour ceux qui n'ont toujours connu que la domination des hommes, va peu à peu faire son chemin, jusqu'au jour où tous les animaux, d'un mouvement commun, se soulèvent et parviennent à chasser leur propriétaire et ses employés de l'exploitation.
Fière de cet exploit, la petite communauté décide de s'organiser autour des trois cochons qui savent lire et écrire : Napoléon, Boule de Neige et Brille-Babil, qui décident alors d'établir sept commandements qui régiront la vie à la ferme, basés sur l'égalité, la solidarité et le rejet de tout ce qui appartient au monde humain. Mais, très vite, certaines prérogatives apparaissent, améliorant les conditions de vie des cochons au détriment des autres animaux et menaçant l'harmonie de la ferme…

« La ferme des animaux », est une fable politique publiée en 1945 et qui s'est depuis élevée au rang de classique de la littérature. George Orwell, comme Esope et La Fontaine avant lui, fait parler des animaux pour élaborer à travers eux une critique virulente du régime de l'URSS et plus particulièrement du stalinisme, dénonçant cette politique hypocrite qui, sous prétexte de partage et d'égalité, s'approprie le pouvoir et manipule le plus grand nombre.
A travers l'histoire de ce soulèvement des bêtes contre l'homme, il décortique les mécanismes du totalitarisme dénonçant la montée au pouvoir d'une minorité, la mise en place d'un système de propagande, l'exploitation des plus faibles et l'éviction des rivaux... Ce que j'ai trouvé particulièrement fort, c'est cette capacité de George Orwell à s'emparer d'un sujet pourtant complexe et d'en faire un roman plaisant à lire, facile à comprendre et accessible par le plus grand nombre. Un texte passionnant et intemporel, impressionnant de part son acuité, qui fait partie des oeuvres à avoir lu absolument !

Challenge Variétés : un livre avec des personnages non-humain

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CITATIONS & EXTRAITS (184) Voir plusAJOUTER UNE CITATION

Lilionie Lilionie17 août 2017

Toute l'année, les animaux trimèrent comme des esclaves, mais leur travail les rendaient heureux. Ils ne rechignaient ni à la peine ni au sacrifice, sachant bien que, de tout le mal qu'ils se donnaient, eux-mêmes recueilleraient les fruits, ou à défaut leur descendance - et non une bande d'humains désoeuvrés, tirant les marrons du feu.

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Prudence Prudence09 août 2017

S'étranglant presque, et montrant un triple menton violacé, il finit par dire: "Si vous avez affaire aux animaux inférieure, nous c'est aux classes inférieures." Ce bon mot mit la tablée en grande joie. Et de nouveau Mr. Pilkington congratula les cochons sur les basses rations, la longue durée du travail et le refus de dorloter les animaux de la Ferme.

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Prudence Prudence09 août 2017

A l'en croire, il existait un pays mystérieux, dit Montagne de Sucrecandi, où tous les animaux vivaient après la mort. D'après Moïse, la Montagne de Sucrecandi se trouvait au ciel, un peu au-delà des nuages. C'était tous les jours dimanche, dans ce séjour. Le trèfle y poussait à longueur d'année, le sucre en morceaux abondait aux haies des champ.

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Prudence Prudence09 août 2017

Une fois délivrés de l'engeance humaine -des bons à rien, des parasites-, chacun d'eux reçut en partage une ration plus copieuse.

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Prudence Prudence09 août 2017

De tous les animaux de la ferme, il était le seul à ne jamais rire. Quand on lui demandait pourquoi, il disait qu'il n'y a pas de quoi rire.

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