8) La GTMC, le Causse Méjean

On est sorti des gorges du Tarn à St Enimie. On a commencé à monter.

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On a pris la route de St Chély sur Tarn, le col de Coperlac puis la montée jusqu'à Mas sur Chély. Seize kilomètres de montée pour commencer l'étape^^ Mais au moins, ça roulait !!

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L'arrivée sur le Causse est un régal.

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Il fait chaud mais il y a du vent et c'est plus agréable que la fournaise des gorges.

On traverse quelques hameaux complètement isolés. Des maisons en grosses pierres, toutes resserées les unes contre les autres, des fenêtres étroites...L'hiver est rude là-haut...

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Une des croix les plus célèbres des Cévennes. Hameau du Cros.

gtmc-ete-2012-080.jpgOn dit là-haut que les cloches des églises ne donnent pas l'heure mais guident les marcheurs perdus dans les tempêtes...J'aime le sourire de ce Christ.

gtmc-ete-2012-081.jpgLa vie est rude pour tous. Ce lézard a été pris par une pie grièche ou un geai. Il est planté sur un barbelé pour un prochain repas.

L'avantage des déplacements en vélo, c'est qu'on voit ce qu'aucun automobiliste ne verra jamais.

On passe vers les enclos des chevaux de Prezwalski.

Histoire

Le cheval de Przewalski serait l'un des précurseurs du cheval domestiqué. L'homme n'a toutefois jamais réussi à le domestiquer.

Il a été « découvert » tardivement, en 1879, par le colonel N. M. Przewalski. Cet explorateur russe le trouva en Dzoungarie, dans les montagnes qui bordent le désert de Gobi. Avant cet événement, l'espèce était considérée comme éteinte, décimée pour sa viande par les chasseurs mongols.

Le nom scientifique de l'espèce a été donné, en 1881, par I.S. Poliakov, conservateur du Musée zoologique de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg.

Après sa découverte, pour répondre aux demandes de différents zoos, et en raison de son caractère sauvage, les chasseurs en ont abattu des groupes entiers pour s'emparer de quelques chevaux. Cette chasse entraîna sa raréfaction à l'état sauvage, et les derniers individus sauvages ont été aperçus en Mongolie en 1969. À compter de cette date, l'espèce a été considérée comme disparue dans la nature.

L'espèce fut perpétuée par les spécimens des zoos. Tous les animaux actuels descendent d'un groupe de (selon les sources) 91 ou 122 reproducteurs (parmi les 31 animaux captifs vivants à la fin de la seconde guerre mondiale), eux-mêmes descendants de 13 reproducteurs capturés vers 19003. Il est probable que l'un de ces fondateurs était un hybride de cheval domestique4.

Vers 1977, il y avait seulement 300 animaux vivant en captivité à travers le monde3. Des programmes d'échanges de reproducteurs et d'expansion de la population ont alors été mis en œuvre par des zoos ou des fondations, et au début du XXIe siècle, l'espèce compte environ 1 800 individus3.

Réintroduction

Des projets ayant pour but de ramener l'espèce en Mongolie et de la relâcher dans la nature commencèrent à voir le jour. En 2010, trois opérations ont déjà été menées en Mongolie.

La « Fondation pour la préservation et la protection du cheval de Przewalski », créée aux Pays-Bas en 1977, amena les premiers animaux en Mongolie, en 1992, dans le parc national de Hustai. Il y en a eu 84 relâchés jusqu'en 20045. Les animaux amenés en Mongolie ont d'abord suivi une assez longue acclimatation, dans de grands enclos, avant d'être définitivement relâchés6. En 2008, cette population comptait « 192 individus dans 24 harems5 ».

Une seconde introduction a été menée dans le site de Takhin Tal (Gobi B) par l' International Takhi Group (ITG). « Entre 1992 et 2004, 90 chevaux nés en captivité ont été transportés [...] en Mongolie. [...] Trois autres mâles ont été transférés du parc national de Hustai vers Takhin Tal en 2007 [...]. Il y a actuellement [en 2008] 111 chevaux en liberté dans neuf groupes au sein de cette population5 ».

Le troupeau du Causse Méjean.

L'association française Takh7 a organisé une troisième opération de réintroduction à partir de sa création, en 19907. Des animaux provenant de divers zoos ont été placés en semi-liberté en Lozère, sur « le Causse Méjean, plateau calcaire traditionnellement tourné vers l'élevage du mouton », formant le « troupeau du Villaret7 », toujours actif. Après dix ans de préparation à la vie sauvage, « 22 fondateurs […] ont été transportés avec succès en 2004 et 20057 » dans le Khomiin Tal, près du parc national de Khar Us Nuur.

Fruits de ces diverses opérations, il y avait fin 2007 environ 330 chevaux vivant en liberté en Mongolie : 200 dans le parc national de Hustai, 110 dans le Gobi, et plus de 20 à Khomiin Tal (Mongolie occidentale8).

Toutes ces opérations rencontrent souvent au départ des difficultés importantes, les animaux rendus à la vie sauvage ne maîtrisant pas celle-ci. La difficulté à trouver l'eau, la nourriture, à s'adapter au climat ou à se défendre contre les prédateurs entraînent un assez fort taux de perte chez les animaux nés en captivité. La seconde génération, née en liberté, a des taux de survie beaucoup plus favorables.

Il existe enfin certains troupeaux vivant en semi-liberté dans des espaces clos, comme ceux de l'association takh sur le Causse Méjean, ou la réserve biologique des Monts d'Azur9 dans les Alpes Maritimes, qui a réintroduit une douzaine d'animaux dans une réserve de 700 hectares.


De très rudes montées dans des cailloux...

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L'eau des bidons est tiède ^^. On ruisselle de sueur.

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On traverse tout le Causse Méjean mais on se trompe à une intersection. Aucun panneau, deux pistes, on a pris la mauvaise. Six kilomètres à remonter avant de grimper le col de Perjuret. Grosse fin d'étape...On s'installe au début de la montée vers le Mont Aigoual.

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