Le principe anthropique fort

C'est sidérant d'imaginer que parfois les humains qui ont un peu de temps à consacrer à la lecture ne savent pas vers quel sujet se porter au point qu'ils vont allumer la télévision. Sur la problématique du principe anthropique, il existe des quantités d'articles sur le net et sans même avoir une quelconque intention d'affirmer quoique ce soit, il semble tout de même que l'émergence de la Vie représente un sujet honorable pour qui dispose de quelques minutes, voire de quelques heures... Juste pour se poser la question : "Mais bon sang, pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien et comment c'est possible que je sois là à me poser cette question ?".........

Dans l'idée d'un hasard créateur de l'Univers, il est incontournable d'envisager dès lors l'existence d'autres Univers parallèles. (10 puissance 60)...

Dans l'idée d'une nécessité, il est inévitable d'accepter le principe créateur. Celui-ci est réprésenté par les lois physiques de la Nature et non pas un Dieu à l'image de l'homme...

http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/anthropic.html

"Si la densité critique de l'Univers avait été un tant soit peu différente, l'Univers n'aurait jamais évolué jusqu'à l'état actuel. Une seconde après le Big Bang, l'Univers était déjà en équilibre et l'écart avec le seuil critique était de 10 puissance 15... Si l'Univers est tel qu'il est aujourd'hui, c'est justement parce que les constantes de couplage qui mesurent l'influence des différentes interactions ont été ajustées avec une précision telle qu'on peut réellement se demander quel mystère se cache sous cette précision d'horloger...Hubert Reeves a démontré et d'autres astrophysiciens également, qu'à l'époque de la genèse de l'Univers, la moindre déviance des constantes de couplage aurait provoqué l'instabilité des nucléons et aurait condamné l'évolution cosmique..."

Quelle est la différence entre le principe anthropique faible et le principe anthropique fort ?

"Le principe anthropique se trouve dans la reconnaissance du fait qu’un nombre limité d’univers possibles (parmi tous les univers théoriquement possibles) sont favorables à l’émergence de la vie. Le principe dit faible propose que l’univers que nous habitons doit avoir les caractéristiques d’un univers permettant notre évolution, et donc l’observation de ce même phénomène. Ce principe est généralement admis par les philosophes et par les astronomes. Le principe dit fort, énoncé par Brandon Carter, est plus spéculatif. Étant données toutes les coïncidences dans la nature, apparemment sans connections entre elles, et qui ont donné lieu à l’émergence de la vie, l’univers DOIT promouvoir le développement des observateurs. Autrement dit, le principe anthropique fort propose une forme de destin universel où la présence éventuelle de l’observateur est nécessaire, tandis que le principe anthropique faible propose que seulement un univers habitable par la conscience pourrait être observé. "


 

http://www.atoi2voir.com/spiritualite/temoignages-sur-dieu/temoignages-existence-de-dieu-science-et-foi/1120-je-ne-crois-pas-au-hasard-dans-lunivers/

L’astrophysicien Trinh Xuan Thuan explique comment il ne croit plus au hasard, mais en une intelligence qui a créé l’univers : Dieu

Trinh Xuan Thuan

L’astrophysicien Trinh Xuan Thuan nous explique une constatation acceptée par tous les chercheurs, appelée principe anthropique : « l’univers se trouve avoir, très exactement, les propriétés requises pour engendrer un être capable de conscience et d’intelligence (l’homme) ».

Il se base sur un impressionnant calcul de probabilité : «Les astrophysiciens peuvent jouer aux dieux créateurs en construisant des modèles d’univers, chacun avec sa propre combinaison de constantes et de conditions initiales, grâce à la puissance des ordinateurs modernes. La question … qu’ils se sont posée pour chaque modèle d’univers est : héberge-t-il la vie et la conscience après une évolution de 13,7 milliards d’années ? La réponse est … : la vaste majorité des univers possède une combinaison perdante (…) – sauf le nôtre (…) La précision stupéfiante du réglage de la densité initiale de notre univers est comparable à celle que devrait montrer un archer pour planter une flèche dans une cible carrée d’un centimètre de côté qui serait placée aux confins de l’univers, à une distance de quelque 14 milliards d’années-lumière.»(1)

«Aucun scientifique ne contestera le réglage très précis des constantes physiques et des conditions initiales de l’univers pour permettre notre existence (…) Les débats surviennent quand il s’agit d’aller plus loin, quand on aborde le principe anthropique fort (…): ce réglage est-il dû au seul hasard ? Ou bien résulte-t-il de la nécessité, si bien que les valeurs des constantes … sont les seules permises ? Disons le tout de suite : la science est incapable de trancher entre ces deux propositions.»(2)

Trinh Xuan Thuan a pris partie pour l’hypothèse «forte»:

«Une autre raison pour laquelle je m’insurge contre l’hypothèse du hasard est que je ne puis concevoir que toute la beauté, l’harmonie et l’unité du monde soient le seul fait de la chance (…) Je pense qu’il faut parier, comme Pascal, sur l’existence d’un principe créateur (…) mais c’est un postulat que la science est incapable de démontrer, qui relève de la métaphysique».(3)

«Certains avancèrent que l’émergence de l’intelligence et de la conscience dans l’Univers n’était qu’un simple fait dû au hasard (…) L’univers n’avait que faire de notre présence. Il s’en souciait comme d’une guigne (…) Jacques Monod: ‘ L’homme est perdu dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard ’ (…) Steven Weinberg: ‘ Plus on comprend l’Univers, plus il nous apparaît vide de sens ‘… je ne suis pas d’accord avec cette vision désespérante du monde».(4)

La «complémentarité des approches scientifique et spirituelle est très importante. Je suis persuadé que la science n’est pas la seule fenêtre qui nous permet d’accéder au réel. Ce serait arrogant, de la part d’un scientifique, d’affirmer le contraire (…) La science nous apporte des informations, mais n’a rien à voir avec notre progrès spirituel et notre transformation intérieure (…) Confronté à des problèmes éthiques et moraux, notamment en génétique, le scientifique a besoin de la spiritualité pour l’aider à ne pas oublier son humanité»(5)


 

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