Naturisme et bienveillance

J'ai une discussion depuis hier sur une page Facebook de la fédération française de naturisme sur les valeurs du naturisme, sa différence avec le nudisme et ça m'interpelle au regard de ce que je lis. Et de l'absence de réponses également...Disons que plutôt qu'une discussion, il s'agit de ma part de pointer une autre façon de vivre le naturisme et ça ne doit pas trop plaire sur une page comptant des adhérents à la fédération...

Je m'explique. 

Le nudisme est présenté comme une volonté d'être nu au soleil dans une pratique essentiellement tournée vers un plaisir épisodique et plutôt solitaire ou en tout cas isolé et qui ne correspondrait en rien avec un mode de vie intégral.


Le naturisme est présenté comme une volonté de vivre nu dans les activités quotidiennes au milieu d'autres personnes partageant le même intérêt. Le naturisme prône l'acceptation de l'autre, sans aucun "jugement" sur son physique ni sur sa façon de vivre. Ce serait donc une "philosophie" bienveillante amenant les individus à vivre les uns avec les autres dans une complète acceptation de leurs corps. 

Bien, très bien. C'est joli tout ça...

Mais est-ce que cela ne viendrait pas cacher une absence profonde de respect envers la nature ? 

Houla, j'entends déjà les hurlements...

Je mets cet article pour clarifier les choses et j'y reviens ensuite...

Connaissez-vous la différence entre nudisme et naturisme ?

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Connaissez-vous la différence entre nudisme et naturisme ?

Pour beaucoup de personnes, les deux termes prêtent à confusion et sont souvent considérés à tort comme étant identiques. Même si le principe de nudité reste pareil, il existe cependant une différence infime entre les deux pratiques. C'est pourquoi, Naturisme.com vous propose de découvrir la distinction entre nudiste et naturiste.

 

Qu'est-ce que le nudisme ?

L'attitude du nudiste consiste à se mettre nu dans l'espace public et non dans un espace légal et réservé comme le camping naturiste. Bien sûr, il serait très réducteur de dire que le nudiste se limite au simple fait d'exposer sa nudité aux yeux de tous.

Aujourd'hui, la nudité est également utilisée dans le cadre d'un certain activisme politique. Dans les années 60, aux USA, on se servait déjà de cette pratique pour militer contre le conformisme et la société de consommation. La PETA a lancé, il y a quelques années, sa fameuse campagne publicitaire "plutôt à poil qu'en fourrure" où on pouvait voir des stars entièrement nues. La nudité sans intention naturiste est de plus en plus utilisée comme mode de revendications.

Le nudisme peut être réalisé de façon ponctuelle à l'occasion d'une manifestation, d'une baignade ou d'un événement. La manifestation internationale cyclo-nudiste ou World Naked Bike Ride, ainsi que les festivals mainstreams sont un très bon exemple de pratiques nudistes.

 

Le naturisme : un art de vivre

 

La nudité pour le naturiste est bien plus que le fait de se dévêtir, car il s'agit pour lui d'une approche comportementale, d'une véritable philosophie de vie.

Les centres naturistes se situent bien souvent à proximité des éléments (rivières, mer, forêts...) pour être en parfaite harmonie avec la nature. Pour les naturistes, vivre nus au grand air est une véritable source de bien-être, de liberté totale. Fidèle à des valeurs et des croyances qui prônent le respect de notre mère la Terre, le naturiste recherche un style de vie sain et rejette la surconsommation ou le gaspillage.

Le nudiste n'aura pas forcément la même préoccupation pour l'environnement et sa préservation que le naturiste.

Dans un village naturiste, vous découvrirez aussi qu'il n'y a plus d'étiquette vestimentaire, de barrière sociale et que tout le monde vit dans le respect de soi et d'autrui. Pour le naturiste, être nu, c'est aussi se mettre à nu et partager la vie en communauté sans craindre le jugement des autres."


 

Un autre extrait d'article :

"Comme le naturiste et le nudiste ont le même uniforme, on a du mal à les différencier. (...) Le naturisme, ce n'est pas seulement un bermuda qu'on enlève, c'est surtout un style de vie. C'est le respect de son corps et de la nature. Le naturiste se couche tôt, il mange bio, il fait du yoga, de la poterie et de l'aquarelle. Grégaire, il retrouve ses pairs dans un camping dans les Landes ou les Cévennes. Là, c'est en tenue d'Adam (ou d'Ève) qu'il fait du vélo et joue au volley. (...) Rien à voir avec le nudiste qui expose à la nature, et surtout au regard des autres, un corps soigné, bronzé, musclé, ferme, bodybuildé. Comme il n'a rien d'un ascète, (...) Il se pavane le jour et fait la fête la nuit. (...) C'est dans une crique protégée qu'il se déshabille, histoire de ne pas avoir de problèmes (...)".

 


 

Un autre article :

La différence entre nudisme et naturisme ?

Le nudisme, c’est tout simplement le fait de ne pas porter de vêtements ou de se baigner nu dans un espace public. Attention, comme indiqué dans l’article 222-32 du Code pénal, cette incartade peut vous coûter cher puisque "l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende."

Le naturisme, lui, va plus loin puisqu’il relève d’une approche comportementale. Les adeptes se veulent proches de la nature et recherchent un style de vie sain, un environnement naturel et préservé. La Fédération française de naturisme parle d'une manière de "vivre la nature, vivre son propre corps, vivre en famille, faire l'expérience de sa propre liberté. Être naturiste est le moyen le plus simple d'être humain".

A la différence du nudisme, le naturisme est encadré et pratiqué dans des espaces réservés et légaux." (et j'ajoute payant)

 


 

Je reprends donc mon propos. 

Vous avez pu constater à quel point les "nudistes" sont des pratiquants qui tombent sous le coup de la loi ( et donc, des gens peu fréquentables, des déviants en quelque sorte...) et que les naturistes, par contre, sont des gens sains, équilibrés, bienveillants, respectueux, des gens qui veulent vivre en harmonie avec la nature etc etc...

Je n'ai pas le droit de mettre ici des images présentant des centres naturistes avec leurs adeptes, malheureusement. J'aurais aimé pourtant, pour étayer tout ça...J'ai fréquenté deux fois des centres naturistes. J'en suis parti à chaque fois avant la fin de la semaine que j'avais prévu de passer. Pour plusieurs raisons : l'aménagement de l'espace naturel qui n'a plus grand-chose de naturel et pour la population que j'y croisais. 

A mes yeux, le naturisme est une philosophie qui va bien au-delà de la nudité. C'est un état de nature. Et notre état de nature implique le maintien de cet état. C'est à dire que les individus prônant le naturisme devrait faire en sorte que leur corps soit à l'image de ce que la nature leur a octroyé...

Je ne parle là que des individus possédant le potentiel initial et ne souffrant d'aucune pathologie conduisant à une dégradation de cet état naturel. J'étais très asthmatique quand j'étais enfant et on me donnait de la cortisone pour me "soigner"... A 14 ans, je pesais 64 kilos. J'en fais 56 aujourd'hui. 

Je sais qu'il existe malheureusement diverses maladies et diverses épreuves qui peuvent conduire à une dégradation du physique, sans que rien ne puisse être fait. 

Mais là, dans mon propos, je parle de ces individus naturistes qui font vingt, trente, quarante kilos de plus que leur poids de corps, qui vont passer leur séjour à manger comme quatre avec les amis qu'ils retrouvent, à prendre l'apéro et à buller à la plage, à enchaîner les barbecues et les soirées arrosées. A ces individus qui à travers le naturisme vont pouvoir rencontrer d'autres personnes leur ressemblant et donc à se sentir bien, sans aucun regard de jugement, sans culpabilité, sans aucune remise en question. Les valeurs du naturisme prônent la bienveillance, l'acceptation de l'autre dans ses différences, le non jugement, l'effacement des cadres hiérarchiques et sociaux, le banissement des a priori.

Le cadre de chez Renault côtoie l'ouvrier... Mais oui, bien sûr...Il faut voir les tarifs des centres naturistes...Les barrières sociales, elles sont toujours là, à l'entrée.

On peut me répondre dès lors qu'il s'agit de leur liberté et que je dois faire preuve de cette fameuse "bienveillance". Et c'est là, justement, que ça coince...

Ce comportement consumériste à travers une alimentation dénaturée et considérablement excessive est le contraire de la bienveillance envers l'ensemble des humains qui, eux, ont décidé d'avoir un comportement responsable, conscient, altruiste.

J'ai à maintes reprises ici écrit à quel point l'alimentation des sociétés capitalistes représentait un désastre pour la planète. Je n'y reviendrai pas. Il existe dans le comportement des individus une prise de possession des ressources de la Terre qui n'a plus rien de censé. Où est la bienveillance dès lors envers les animaux et les humains qui souhaiteraient pouvoir vivre dans cet état de respect, de mesure, de bon sens, de protection et de continuité ? Il n'y a aucune bienveillance chez ces naturistes mais uniquement une volonté de se dédouaner de toute remise en question, de tout regard objectif. Quitte à participer à la mise en danger de tous. 

"Ici, je suis bien parce que tout le monde m'accepte comme je suis. Et tant pis si ça ne plaît pas aux autres, aux "textiles" ou aux nudistes ou à tous ceux qui ne vivent pas comme moi."

 

Il y a selon moi dans ces centres une négation de la réalité. De la réalité des individus, de leur état tout autant que celui de la planète. Il s'agit juste d'un commerce, d'une illusion qui rapporte. Il n'y a rien de "naturiste" là-dedans. 

L'esprit naturiste, tel que je le conçois, c'est celui de la simplicité volontaire, et non celui de la reproduction d'une vie quotidienne avec la simple liberté d'être nu.  

Pour ne pas être taxé d'eugénisme, je redis encore une fois que je ne parle là que des individus qui ont le choix d'une vie équilibrée et qui ne souffrent d'aucune pathologie ayant porté atteinte, de façon irrémédiable, à leur potentiel naturel d'équilibre. 

J'ai connu trois périodes dépressives dans ma vie. A 25 ans, première hernie discale, opération manquée. Une lourde chute en montagne ajoutée à la pratique immodérée du sport d'endurance depuis le jour de mes 15 ans où j'ai décidé que je ne voulais plus de cortisone. 

C'est très douloureux à 25 ans de s'entendre dire par le milieu médical que la pratique des sports de montagne sera fortement impactée...J'ai pesé jusqu'à 85 kilos... Et puis je me suis "remis en selle..." Parce qu'il n'y avait rien d'irrémédiable à mes yeux. Parce que je le voulais. Parce que c'était encore possible.

Et tout a recommencé à 37 ans, deuxième opération... Deux hernies. La première mal opérée et une autre à l'étage au-dessus. Et j'ai tout reperdu de nouveau, tout ce que j'aimais le plus dans ma vie sportive...Et je me suis "remis en selle", encore une fois...C'est long, difficile, chaotique. Mais c'était toujours possible...

Et tout a recommencé à 44 ans. Trois hernies discales...Impossibilité de m'opérer... Et je me suis "remis en selle". Encore une fois. Et c'était toujours aussi chaotique.

Mon dos est en miettes et je dois vivre avec. Et maintenant, j'ai une sténose canalaire lombaire. Et personne ne sait où ça va me mener. Mais je marche toujours. Et je cours et je skie et je fais du vélo et je tronçonne le bois de chauffage...

Alors quand je lis que le naturisme est une voie d'acceptation des déséquilibres alimentaires quand ils ne sont que le résultat d'une faiblesse psychologique, je n'éprouve aucune bienveillance envers ces gens. Parce que leur comportement a des conséquences planétaires et qu'ils refusent de l'entendre. Et je ne parle pas de ceux qui vont prendre l'avion tous les ans pour aller dans un centre naturiste exotique, sous les tropiques, à Noël et ailleurs encore en été.

Ces gens-là n'ont rien compris au naturisme. Ce sont juste les mêmes consommateurs que les autres. Je pourrais parler aussi de l'impact écologique de ces centres naturistes qui s'implantent, bien évidemment, dans des coins merveilleux. De la consommation électrique, du bétonnage, du goudronnage, de l'arrosage estival des pelouses, des piscines chlorées, des palissades en plastique pour séparer les emplacements des mobilhomes et des caravanes... Je sais qu'il existe des centres qui n'ont pas cette optique et qui tentent de s'inclure dans le milieu avec le moins d'impact possible. Heureusement que ceux-là existent.

Je sais qu'il existe, bien évidemment, des naturistes qui sont engagés dans une voie de réflexion profonde, avec une alimentation raisonnée, un entretien réel de leurs corps, une recherche d'harmonie avec la nature. Ils existent, heureusement.

Maintenant, pour quelles raisons ne peuvent-ils pas vivre cette philosophie à l'extérieur de ces centres, en pleine nature, pourquoi ce désir de nudité reste-t-il encore aujourd'hui aussi vilipendé, montré du doigt, condamné même parfois, sans qu'il n'y ait eu pourtant aucunement l'intention de blesser ou de porter atteinte à autrui? 

Parce que nous vivons dans une société carcérale, avec un nombre considérable d'individus mal dans leurs corps et dans leurs têtes, avec des règles morales qui relèvent de l'idiotie. Parce qu'il existe aussi des individus frustrés qui deviennent des dangers, parce que le monde dans lequel ils ont été élevés a souillé leur nature. Parce qu'il existe aussi des individus qui vont utiliser la nudité, la sexualité, l'image des corps et particulièrement de la femme comme une source de frustration et que cette frustration contribuera à des ventes de leurs produits...Les femmes potiches au salon de l'automobile...Effarant...Toutes ces publicités dans lesquels les corps féminins sont utilisés. Et c'est le nudiste au bord d'un lac de montagne qui va être taxé de perversité...

Je ne pense pas que les centres naturistes puissent changer le comportement des gens au regard de la nudité. Puisque les naturistes vivent en vase clos. Ils profitent d'un lieu confiné...Et se réjouissent de l'être parce qu'ils y sont nus.

Personnellement, je pourrais me mettre nu en photo sur ce blog sans que ça ne me pose le moindre problème. Je n'y attache aucune importance. C'est toujours moi avec mon nez, mes dents, mes bras, mes jambes et mon sexe. Où est le problème ? Comment est-il possible que ça soit devenu un problème ? Ca reste pour moi un mystère insoluble. Je serais immédiatement censuré et il est même probable que certains en me lisant considèrent que je suis dès lors un exibitionniste.

Du coup, je ne le fais pas, par bienveillance envers tout le monde.

C'est étrange finalement cette "bienveillance" qui veut qu'on pense aux autres jusqu'à s'interdire de vivre comme on l'entend... 

 

 

 

 

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Commentaires (7)

Thierry LEDRU
  • 1. Thierry LEDRU | 28/04/2020
Bonjour Patrice
Merci pour votre commentaire.
Vous écrivez " je ne comprends pas pourquoi la façon de manger rentre dans les critères du naturiste? "
Il s'agit pour moi d'une dimension considérablement importante.
L'impact de notre alimentation sur la planète est immense, considérable, autant dans l'exploitation des surfaces que dans l'énormité du commerce que cela génère.
Je me permets de vous mettre ici un extrait d'un de mes romans dans lequel le naturisme tient une place prépondérante :
"KUNDALINI : " « Elle n’aurait jamais pensé que le naturisme puisse être finalement aussi dérisoire au regard de la nudité intérieure. Il était si facile de retirer des vêtements. Mais comprendre ce qui se tenait caché à l’intérieur de l’enveloppe, parvenir à retirer toute les épaisseurs de pensée fossilisées, d’émotions enkystées, les portes des passés gangrenés, c’était autre chose qu’un simple déshabillage. Combien d’humains parvenaient à une réelle nudité, à une connaissance intégrale, l’effeuillage achevé des couvertures artificielles, des épaisseurs accumulées comme autant de protections illusoires. L’objectif ultime d’une vie n’était-il pas de mourir aussi nu qu’au premier jour ? Vierge de tout. S’envoler dans une nudité achevée. Libre comme l’air. L’âme légère ». (p. 238)
En quoi l'alimentation trouve une place dans cette démarche de "dépouillement" ? Pour la simple raison qu'elle n'est souvent pas consciente, qu'elle est imbriquée dans un ensemble de conditionnements, qui sont autant de "vêtements", comme des épaisseurs ajoutées. Il ne s'agissait pas ici de pointer du doigt les gens en surpoids, comme il m'a été reproché, mais d'amener à une réflexion intense quant à la suralimentation et ce qu'elle représente dans le "pillage" qui est fait des ressources de la planète. Cette suralimentation est le symbole même de ce conditionnement matérialiste de nos sociétés modernes. Prendre beaucoup plus que ce qui est nécessaire, quitte à dégrader l'environnement lui-même. L'expression "être un bon vivant" est à mes yeux l'inverse même de la bonté dès lors que cette attitude contribue à porter atteinte à la vie de façon immodérée et injustifiée. Se nourrir pour vivre et jamais l'inverse. Se pose alors ce problème délicat entre la tolérance envers les autres et la responsabilité de chacun aux yeux de tous. Sommes-nous encore dans une situation où cette tolérance est acceptable ou la situation est si grave que la responsabilité de chacun doit être demandée ? Et puisque la tolérance reviendrait à accepter que certains soient de "bons vivants" ne pouvons-nous leur demander de se montrer tolérant envers ceux qui tentent de ramener les comportements à leur juste mesure ? Sur la page FB de la FFN où cet article a été posté, il m'a été demandé par une adhérente de "disparaître, de me faire invisible. " Cette tolérance qu'on me réclame, on ne me l'accorde pas. Oui, je sais, que mon propos dérange, heurte, choque parce que beaucoup interprète cela comme une "grossophobie". Il ne s'agit pas de cela car je sais, comme je l'ai écrit, que toutes les situations ne sont pas de la responsabilité des individus concernés. C'est aux autres que je m'adressais. En quoi est-il absolument vital de s'alimenter au-delà des besoins ? En quoi cette suralimentation génère des effets destructeurs ? Je n'ai pas abordé dans cet article l'alimentation végétale et la souffrance animale. Bien qu'il existe des élevages qui se disent respectueux de l'animal, aucun animal ne souhaite finir dans une assiette. Mon médecin généraliste me disait il y a quelques temps qu'il était fortement inquiet de l'accroissement de personnes en surpoids et même chez des enfants. Et combien il était difficile d'aller leur proposer de changer de régime alimentaire.
Pour ce qui est du milieu naturiste, je pense que celui-ci devrait être porteur d'une recherche d'équilibre à travers la "simplicité volontaire" et que le problème de l'alimentation est une voie incontournable.
Bien cordialement
Thierry
Patrice
  • 2. Patrice | 28/04/2020
Bonjour,tres intéressant,je me croyais nudiste,mais en faite je suis naturiste,je pratique tout le temps seul où quelque fois avec des amis,mes l'essentiel est le respect des autres de la nature et de soi.Se sentir libre est le principale.mais je ne comprend pas pourquoi la façon de manger rentre dans les critères du naturiste? Il y a des élevage écologique et non intensifs qui respectent des critères importants. Cordialement Patrice.
Thierry LEDRU
  • 3. Thierry LEDRU | 26/04/2020
Bonjour Donès
J'ai effectivement omis de répondre plus précisément à Hervé.
Je suis intégralement opposé à toutes distanciations, catégorisations, étiquetages, constitution d'entités sociales dès lors que cela n'a pour effet que de créer des dissensions, des conflits d'ego.
Quand on me demandait ce je faisais comme métier, j'avais l'habitude de répondre "je suis instituteur". Mais c'est faux : Je ne suis pas instituteur ; j'exerce le métier d'instituteur. Je ne suis donc pas davantage "naturiste" ; j'aime être nu dans certaines circonstances. Je n'ai pas créé volontairement ces étiquettes, ces catégories. Je les subis moi aussi. Elles font partie de notre langage parce qu'elles correspondent à tous les conditionnements que nous avons adoptés.
Maintenant, l'utilisation de ces "identifications" s'avèrent inévitables dès lors qu'il s'agit d'analyser le comportement des individus. Il ne serait pas possible d'échanger sur un sujet précis sans utiliser les termes associés.
Ça ne signifie pas que j'adhère à l'élaboration de ces catégories.
Je pense même, pour en revenir au sujet premier de cet article que celui-ci n'aurait pas eu lieu d'être si les distanciations sociales n'avaient pas été instaurées...Pour la seule raison que chaque individu, dans le passage à l'acte et même dans sa pensée, serait amené à se demander quel va être l'impact sur la totalité du monde vivant. Dès lors la bienveillance serait avant toute chose la capacité à se positionner au regard de l'ensemble de la création et non seulement au regard de la catégorie dans laquelle on se sent exister.
C'est une problématique qui mériterait d'être approfondie :)
Bien à vous
Thierry
donès
  • 4. donès | 26/04/2020
Bonjour à vous !

Intéressant tout cela... je ne m'étais penché sur ce sujet.

J'ai connu la maladie qui fait prendre 30 kilos d'un seul coup,pas facile à vivre! Le regard des autres et de soi mème...

Article de fond de Thierry très précis et interressant, je suis toutefois totalement d'accord avec Hervé !

Pourquoi les "cases"?

Tous différents,fort heureusement,attention aux amalgames..!

On est toujours le "con" de quelqun...

Bonne journée !
Thierry LEDRU
  • 5. Thierry LEDRU | 25/04/2020
Bonjour
Merci pour vos commentaires auxquels j'adhère intégralement.
Une personne a posté cet article sur la page Facebook de la FFN et les réponses ont fusé...Ce qui en ressort principalement, c'est que je suis une personne intransigeante, suffisante, adepte du jugement, que je manque de tolérance. D'autres ont au contraire reconnu qu'il existe une dissonance entre le fait de se dire "naturiste" et de l'autre de ne pas appliquer cette philosophie à l'égard de la nature, dans son entièreté, c'est à dire de ne pas accepter de subir des injonctions consuméristes, qu'elles soient alimentaires ou autres. On me reproche de pointer du doigt les gens en surpoids même quand ils souffrent de diverses pathologies et de contribuer à ce qu'elles soient rejetées par la société civile. Lecture partielle de mon article...Je comprends que cela touche et exaspère et cela met en exergue le fait qu'il est délicat de chercher à atteindre la dimension réflexive des individus dès lors qu'ils se sentent agressés. Ce qui n'était aucunement mon intention. Il est clair également que ma façon de m'exprimer ne plaide pas pour la sérénité des lecteurs quand ils se sentent par conséquent agressés. C'est une leçon que je dois retenir. J'ai pourtant bien précisé que je n'adressais ces "reproches" qu'aux personnes étant dans une situation de totale intégrité de leur être. J'ai moi-même souffert d'épisodes douloureux et je sais combien il est difficile de s'en remettre. Je vais essayer de compiler tout cela pour en écrire un deuxième article car certaines réponses sont éminemment intéressantes et contribuent à approfondir la réflexion.
Bien à vous.
Dotrimont
  • 6. Dotrimont | 25/04/2020
Bonjour,
je suis bien d’accord ! Personnellement, je pourrais me mettre nu (avec mon corps qui ne me plaît pourtant pas, avec les quelques dents qui me restent (puisqu’on en parlait...), avec mon sexe, qui n’a rien d’un format de film porno).
Et je me dis « nudiste » car les naturistes me semblent « trop parfaits pour être honnêtes » (pas tous heureusement !). Mais déjà, cette « obligation morale d’être en accord avec la nature » et puis manger des aliments super-industriels... issus de l’exploitation animale... il y a un problème dans le texte...
Alors, oui, je suis vegan (et nudiste) car j’ai ce respect de l’animal et depuis que j’ai découvert qu’il était possible d’être végétalien et, comme depuis toujours je suis contre la fourrure, l’expérimentation animale, la vivisection, etc, C.Q.F.D.
En accord avec la nature : le lion mange la gazelle, le chat mange la souris, mais l’homme n’a pas besoin de construire des camps de concentration pour l’élevage intensif !
Alors, l’accord parfait avec la nature des naturistes, je ne m’y suis jamais retrouvé !
Herve Drechou
  • 7. Herve Drechou | 25/04/2020
Bonjour, je viens de lire avec attention vos propos. Belle reflexion à laquelle j'adhère..rais volontiers. Je voudrais juste pour ma part la suppression totale et definitive des "cases" et vivre en harmonie avec mon propre être. Nudiste, naturiste, a poil, sans poil, gros, grand, sec... vieux, jeune, beau, moche, pauvre, riche.... textile, pas textile, gay, pas gay.. bordel.. on ne pourrait pas juste dire.. des femmes et des hommes ?!... pourquoi toujours caser, classer, ranger...

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