Qui est prêt à s'engager ?

Thierry Ledru

À l’instant · 

Ce constat du réchauffement climatique, les scientifiques en parlent et publient des études depuis trente ans mais de l'autre côté, on trouve les politiciens et les financiers qui ne s'intéressent qu'à la croissance du PIB et à l'économie (qui porte très mal son nom puisqu'elle n'économise rien du tout)...Du coup, la solution ne viendra jamais des gouvernements qui ne prendront pas le risque électoral de promouvoir la décroissance et donc, c'est à chaque individu de s'engager dans cette voie. Mais qui le veut réellement ?...Qui par exemple va décider de changer de régime alimentaire quand on sait de façon irréfutable que la consommation de viande a un impact considérablement dévastateur sur le climat ? Qui va décider de ne plus prendre l'avion pour aller visiter des pays exotiques quand on sait que la pollution atmosphérique des avions est gigantesque ? Qui va décider d'acheter du bio local quand on sait que de la viande venant des quatre coins du monde est vendue en France, tout autant que des fruits et légumes hors saison ou des fruits exotiques venus par cargos et que ces cargos représentent une pollution mille fois plus importante que les véhicules individuels ? Qui va demander aux gouvernements d'abandonner la promotion effrénée du véhicule individuel au profit du transport ferroviaire en relançant ces centaines de lignes abandonnées au profit des trains à grande vitesse entre grandes villes ?

Il suffit d'imaginer quelques secondes tous ces grands patrons d'industrie et leur pouvoir immense pour comprendre que tout ça n'arrivera jamais depuis le haut de la pyramide...Donc, soit on s'engage individuellement, soit on accepte le désastre en cours.

 

Le cercle arctique est en train de brûler

 

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Crédits : iStock

Une vague de chaleur intense alimente les feux de forêt en Europe du Nord, avec au moins 11 incendies qui font rage dans le cercle polaire, rapporte The Guardian. La Suède est le pays le plus touché.

De multiples communautés ont été évacuées et des milliers de personnes ont été invitées à rester à chez elles avec leurs volets et leurs fenêtres fermées pour éviter l’inhalation de fumées nocives. « C’est certainement la pire année que j’ai connue », explique Mike Peacock, chercheur universitaire et résident local. « Alors que nous sommes habitués à voir des incendies chaque année, 2018 s’annonce vraiment excessif ». Rappelons que le cercle arctique enregistre actuellement des températures localement supérieures à 30 °C – une tendance qui devrait se poursuivre dans les prochains jours.

Les climatologues préviennent par ailleurs que l’Arctique et d’autres régions qui connaissaient normalement une très faible activité de feu deviennent de plus en plus vulnérables aux incendies de forêt, peut-on lire dans The Guardian« Ce que nous voyons avec cette vague de chaleur mondiale, c’est que ces zones de vulnérabilité au feu s’élargissent maintenant, avec les landes au nord-ouest de l’Angleterre et maintenant ces feux suédois en sont une conséquence », note Vincent Gauci, professeur d’écologie à l’Open University, au Royaume-Uni. « Lorsque de tels écosystèmes riches en carbone connaîtront l’aridité et la chaleur et qu’il y aura une source d’inflammation, plus d’incendies se produiront ».

Irlande, Écosse ou Canada en passant par le Moyen-Orient, rappelons qu’il y a deux semaines, de nombreux endroits dans l’hémisphère Nord ont vu le thermomètre grimper, conduisant à des températures étouffantes. Quelques records ont d’ailleurs été établis : Denver, par exemple, a égalé son record historique de la plus haute température avec 40,5 °C le 28 juin. Montréal a également enregistré sa température la plus élevée jamais enregistrée depuis 147 ans, soit 36,6 °C le 2 juillet.

En Europe, Greycrook, en Écosse, a provisoirement établi sa température la plus chaude jamais enregistrée : 33,2 °C le 28 juin. Quriyat, à Oman, affichait le 28 juin dernier la plus chaude du monde (pour une ville) : 42,6 °C.

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Qui va considérer que le sort des oies bernaches mérite d'être pris en compte ? 

Les oies migratrices sont épuisées par le réchauffement climatique

 

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Crédits : Pixabay / Free-Photos

Chaque printemps, des milliers d’oies bernaches migrent depuis le nord de l’Europe et le nord-ouest de la Russie vers leurs aires de nidification d’été dans l’Arctique. Long de 3 000 kilomètres, le voyage prend habituellement environ un mois. Mais de nouvelles recherches ont montré que la hausse des températures dans l’Arctique pousse les oies à faire le voyage en une semaine. Et elles sont épuisées.

Vous retrouverez les oies bernaches (Branta leucopsis) en Europe, en Russie, au Royaume-Uni, au pays de Galles et dans l’Arctique. Jusqu’à ces dernières années, elles arrivaient dans l’Arctique au moment où la fonte des neiges exposait leurs sites de nidification et initiait la croissance des plantes. Les oiseaux pondaient presque immédiatement leurs œufs, qui pouvaient alors éclore une trentaine de jours plus tard. Mais au cours des dernières décennies, les choses ont changé. Les températures dans l’Arctique se réchauffent de plus en plus tôt dans la saison – environ un jour par an – ce qui exerce une pression considérable sur les oiseaux migrateurs.

Les oies essaient néanmoins de faire face. Les scientifiques ont découvert que les oiseaux partent toujours à peu près à la même période chaque année, mais ils ont raccourci leur temps de déplacement vers l’Arctique. Un voyage qui prenait en moyenne un mois prend maintenant environ une semaine seulement, le but étant de ne pas raccourcir le temps passé sur les sites de nidification.

Au lieu de déposer rapidement leurs œufs comme elles le font habituellement lorsqu’elles arrivent en Arctique, les oies épuisées ont en revanche besoin de plus d’une semaine pour récupérer et accumuler suffisamment d’énergie avant de pouvoir commencer à nicher. Au moment où les animaux sont prêts à pondre leurs œufs, les herbes et les plantes dont ils se nourrissent poussent déjà depuis quelques semaines. En conséquence, les oisons sortent de leurs œufs après la saison de croissance maximale plutôt que pendant celle-ci, ce qui entraîne chez eux un déclin du taux de survie.

Les chercheurs prédisent que les oies bernaches pourraient ne pas être en mesure de suivre un tel réchauffement continu, et que par conséquent leur population pourrait en souffrir. Pour elles, la clé serait de partir plus tôt.

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