Rejet du tourisme de masse

Ce mouvement de contestation prend de l'ampleur et personnellement, je trouve ça très bien. Les dégâts sur les lieux mêmes sont très importants. Et on peut rajouter bien entendu l'empreinte carbone liée aux innombrables voyages en avion.

Ce temps-là est révolu à moins que ces gens considèrent qu'ils ne sont pas concernés par l'état de la planète et les atteintes à la biodiversité.
je trouve totalement consternant qu'il y ait encore autant de gens à se payer des croisières quand on sait la pollution générée par ces bateaux. Même chose avec l'avion bien entendu. 

Sur place, ce sont les piétinements, les déchets, le bruit, la pollution des eaux, la bétonnisation, la déforestation, le déplacement forcé des populations autochtones. Il est impossible de dire : "je ne savais pas". Il conviendrait plutôt de dire "je m'en fous".Là, ça serait la vérité.

Pendant des années, j'ai partagé sur Facebook et sur mon blog des photos et des descriptifs de nos sorties en montagne, de nos raids à vélo, des sommets en ski de randonnée, des sorties en raquettes à neige. Je ne mets plus rien. Je ne veux pas participer à ça. Sur Facebook, j'ai effacé tout l'historique. Ici également pour ce qui concerne les descriptifs. 

Je suis allé mettre le feu aux poudres sur un groupe Facebook où les gens viennent partager leurs itinéraires. Je me suis fait incendier, accusé d'être un égoïste, un profiteur des beautés de la nature qui veut les garder pour soi. Non, je souhaite juste qu'elles restent dans le meilleur état possible. Et tout ce qui contribue au tourisme de masse va à l'encontre de cet objectif. Et d'ailleurs, les plus beaux itinéraires qu'on a connus sont ceux qu'on a découverts tout seul parce que la notion d'engagement et d'avenure était total. Mais qui a encore envie d'aventure dans un monde ultra sécuritaire ? Voilà la question...

La calanque d'En Vau en photo ci-dessous, je l'ai connue quand j'avais seize ans. Un stage escalade organisé par le club de Brest où j'étais affilié. On est venu aux vacances de la Toussaint. On était seul. Une dizaine de grimpeurs. J'y suis revenu en été deux ans plus tard et même en période estivale, il y avait très peu de monde. On voit ce qu'il en est aujourd'hui. J'imagine bien le nombre de déchets abandonnés partout. Et l'état des sentiers ravagés par des millions de pieds.

La croissance démographique et le fait qu'un très gros pourcentage de la population a une voiture et le partage sur les réseaux sociaux et les offices de tourisme. Beaucoup de causes pour des conséquences dévastatrices parfois. 

C'est désolant pour ce merveilleux site naturel mais d'un autre côté, il n'y a toujours personne dans des tas d'autres lieux que nous connaissons. Et dont je tairai le nom...

Calanques : surfréquentation du parc et accès limité en 2022

 

Par Volodia Petropavlovsky

Publié le 23 juillet 2021 à 20:22

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Victime de son succès, la calanque de Sugiton sera accessible sur inscription. Une décision qui s’inscrit dans une stratégie de « démarketing » du parc surfréquenté. 

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©ydecaseneuve - wikimedia commons

Le site attire trop de monde : l’an dernier, ils étaient près de 2500 par jour à se rendre à la calanque de Sugiton,  « menaçant la pérennité du couvert végétal est menacée, comme la régénération de la pinède », et laissant de nombreux déchets sur place. Face à cette sufréquentation, le parc national des Calanques a décidé de limiter l’accès à Sugiton à partir de 2022. Si les modalités ne sont pas encore clairement définies, l’on sait déjà que, dès février ou mars prochain, il faudra réserver son entrée gratuitement. Ce pass sera obligatoire pour les touristes comme pour les locaux, et réservable quatre semaines à l’avance. Avec cette mesure forte (une première pour un parc national français), le jauge devrait s’abaisser à 400 ou 500 personnes maximum par jour. 

Seul le fond de la calanque sera soumis à cette autorisation, les sentiers en hauteurs devraient être toujours libres d’accès.

Une stratégie de démarketing du parc 

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© capture d’écran.- parc national des Calanques

Créé en 2012, le parc national des Calanques accueille chaque année près de 3 millions de visiteurs, contre 1 million il y a une dizaine d’années. Cet afflux de masse, particulièrement l’été, s’est accentué depuis le début de la pandémie. « La crise sanitaire a joué un rôle primordial et a donné envie aux gens de renouer avec la nature. On s’est retrouvé avec des phénomènes nouveaux comme la queue pour accéder à la plage d’En Vau », explique Zacharie Bruyas, en charge de la communication du parc, à France Télévisions. 

Un attrait renforcé par les réseaux sociaux selon le parc, notamment les post instagram de mer turquoise et de paysages paradisiaques. Depuis l’hiver dernier, un stratégie de « démarketing » est à l’œuvre, autant pour faire prendre conscience aux usagers de la fragilité du milieu que pour dissuader un grand nombre d’entre eux de s’y rendre. 

Dans l’onglet « plages et baignade » du site web du parc, on peut par exemple lire les descriptions suivantes : 

« Massif montagneux en bord de mer, les Calanques offrent peu de plages. Situées au creux des criques, dénuées d’équipements, elles sont souvent difficiles d’accès, exiguës et prises d'assaut pendant la période estivale. »

 

« Tous les lieux de baignade populaires du Parc national sont difficiles d’accès, de taille réduite et surfréquentés en été. Vous n’y trouverez ni commerces, ni points d’eau, ni toilettes, ni poubelles. » 

 

 

4 nouveaux mouvements de contestation contre "le tourisme qui détruit le monde"

"La montée du ressentiment contre les touristes est un problème à prendre au sérieux" avance le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme.

 

Eddy FougierPolitologue, consultant

"Le tourisme détruit le monde!", c'est ce que l'on pouvait lire sur les planches protégeant la vitrine d'une agence de voyages locale à Valence dans la Drôme où s'étaient réunies le 2 février plus de 5000 personnes dans le cadre des mobilisations hebdomadaires de gilets jaunes. Jusqu'alors, lorsque l'on pensait contestation de l'activité d'entreprises et d'autres acteurs économiques, on pensait aux activités extractives, au nucléaire, à l'agrochimie, aux biotechnologies (OGM), à la finance ou encore à la "malbouffe", mais assez peu au tourisme, a fortiori dans un pays qui s'enorgueillit d'être la première destination mondiale du tourisme international. Est-ce en train de changer?

On ne peut pas dire à proprement parler que l'on assiste à un tourismebashing en France, mais on peut tout de même remarquer à propos de ce secteur que l'on retrouve les quatre formes de critiques courantes des activités des entreprises. Certaines de ces critiques relèvent de la "tourismophobie", pour reprendre l'expression de Paul Arseneault, c'est-à-dire d'un rejet de l'industrie touristique, de ses partenaires institutionnels (administration publique, municipalité, offices du tourisme) ou commerciaux (hôtels, AirBnb, transporteurs), tandis que d'autres prennent la forme d'une "touristophobie", soit d'un rejet des touristes en tant que tels, ce rejet pouvant aller jusqu'à des agressions dans certains cas.

On a ainsi pu voir émerger ces dernières années en France, comme ailleurs, quatre formes de contestation du développement de l'activité touristique de masse. La première de ces critiques est de nature intellectuelle. Elle est émise par des chercheurs et des universitaires. Elle peut être indirecte, à l'instar de ces chercheurs de l'université de Sydney qui ont publié en 2018 une étude dans la revue Nature Climate Change sur la base d'une évaluation des émissions de gaz à effet de serre du secteur touristique (qui représenteraient 8% du total des émissions de GES), ou bien plus directe. Certains universitaires développent, en effet, une critique d'ordre éthique du tourisme. C'est le cas du sociologue Rodolphe Christin, auteur d'un Manuel de l'anti-tourisme (Editions Ecosociété, 2018), de L'Usure du monde. Critique de la déraison touristique (Editions L'échappée, 2014) et qui a co-dirigé avec Philippe Bourdeau un ouvrage collectif intitulé Le tourisme: émancipation ou contrôle social? (Editions du Croquant, 2011).

La seconde forme de contestation émane du monde des ONG et des associations à l'instar des associations britanniques Tourism Concern, qui publie notamment un Guide du voyage éthique, ou The Travel Foundation ou en France, de l'Association pour le tourisme équitable et solidaire. Ces associations jouent un rôle de "vigie éthique" face à un certain nombre de dérives du tourisme de masse et tendent à défendre un tourisme durable ou un tourisme équitable et solidaire. Cette critique peut être aussi le fait d'autres types d'associations qui ont été amenées à s'intéresser au tourisme, comme des associations environnementalistes –l'association France nature environnement (FNE) a publié en 2015 une étude dans laquelle elle estimait qu'un paquebot à l'arrêt polluait autant qu'un million de voitures (en termes d'émission de particules fines et de dioxyde d'azote), l'ONG allemande Nabu a, quant à elle, mesuré les émissions de particules fines des paquebots à Marseille et l'ONG World Animal Protection a dénoncé les selfies de touristes pris avec des animaux sauvages qui feraient l'objet de maltraitance.

La troisième est une critique des activités ou de projets de nature touristique à un échelon local par une partie des riverains dans une logique de type NIMBY (Not In My Back Yard, pas dans mon arrière-cour ou à côté de chez moi), et notamment par des agriculteurs qui voient une partie de leurs terres expropriées, mais aussi par des élus locaux. Des habitants de grandes villes comme Barcelone, Venise ou Dubrovnik se sont, en effet, mobilisés depuis 2015-2016 contre les effets d'un "surtourisme": détérioration des lieux visités, nuisances diverses (bruit, pollution, incivilités), impact sur le prix des loyers, etc. En France, on a pu voir un tel phénomène à Marseille où des habitants des quartiers nord, notamment réunis dans l'Association Cap au Nord, se plaignent de l'impact environnemental des grands paquebots de croisière. Une partie des riverains se sont opposés également à divers projets de nature touristique –projet de Center Parcs en Forêt de Poligny dans le Jura ou à Roybon en Isère (projet actuellement bloqué), de station de ski sous dôme à Elancourt dans la région parisienne (projet qui a été abandonné), de parc à thème autour du roi Arthur (Avalonys) à Guipry-Messac en Ille-et-Villaine (projet abandonné dans ce lieu) – ou à des projets visant à attirer de nombreux touristes, comme Europacity, un projet d'espace commercial et de loisirs dans le triangle de Gonesse comprenant notamment des hôtels et des restaurants. Enfin, des élus locaux ont à plusieurs reprises dénoncé l'impact du développement des locations meublées saisonnières de type AirBnb dans leur ville, notamment sur la disponibilité des logements pour la location, sur les prix des loyers et la désertification des centre-villes. Ce fut le cas d'Anne Hidalgo à Paris, comme des municipalités d'autres villes comme Amsterdam, Barcelone, Berlin ou Londres.

Enfin, la quatrième forme de contestation correspond à des actions directes menées par des individus ou des groupes radicaux contre des activités ou des projets touristiques dans une logique généralement anticapitaliste. En France, cela concerne plus particulièrement des projets touristiques assimilés par ces activistes à ce qu'ils appellent des "grands projets inutiles imposés". Le cas le plus emblématique est bien évidemment celui du projet de Center Parcs à Roybon qui a été bloqué depuis 2014 à la fois d'un point de vue pratique avec la mise en place par ces activistes d'une Zone à défendre (ZAD) et d'un point de vue juridique. Ces actions de blocage, voire de sabotage, peuvent concerner aussi des projets susceptibles de favoriser les flux de touristes, comme des aéroports (Notre-Dame-des-Landes) ou des lignes de TGV (par exemple la ligne Lyon-Turin). À l'étranger, des actions directes antitouristiques quelquefois violentes ont pu être menées notamment en Espagne ou aux Etats-Unis. Le groupe anticapitaliste et indépendantiste catalan Arran a perpétré des actes de vandalisme contre des installations touristiques ou des actions "coup de poing" dans des lieux touristiques: prise d'assaut d'un bus de touristes à Barcelone ou irruption dans un restaurant à Palma de Majorque avec un déploiement de banderoles, des jets de confettis et l'utilisation de fumigènes. Aux Etats-Unis, un groupe animaliste radical a provoqué en 1998 un incendie de cinq bâtiments et de quatre remonte-pentes dans une station de ski du Colorado pour dénoncer un projet d'extension de la station dans une zone d'habitat naturel du lynx d'Amérique du Nord.

Tout ceci reste néanmoins très minoritaire. Mais, on ne peut qu'être d'accord avec Taleb Rifai, le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), lorsqu'il affirme que "La montée du ressentiment contre les touristes est un problème à prendre au sérieux", d'autant plus si ce rejet du tourisme et/ou des touristes tend à coïncider avec d'autres tendances négatives pour le tourisme, comme l'impact du changement climatique, les actions terroristes visant des zones touristiques ou l'évolution du prix de l'énergie (et donc des coûts de transport).

 

Barcelone, Venise… Ces villes européennes en guerre contre le tourisme de masse

Publié le : 11/08/2019 - 17:55

Venise veut s'unir avec d'autres ports contre les dangers des paquebots géants. Sur cette photo, le bateau de croisière MSC Magnifica, le 9 juin 2019 à Venise. MIGUEL MEDINA / AFP

Texte par :David Pauget

Dès septembre prochain, Venise va instaurer une taxe à l'entrée de la ville pour tenter d’endiguer le tourisme de masse dont elle souffre. Elle n’est pas la seule à renforcer sa législation en Europe.

Des hommes au visage masqué en train de taguer, crever les pneus et casser au marteau le pare-brise de voitures de location. La scène a eu lieu à Palma de Majorque, en Espagne. Ces actes de vandalisme ont été filmés et diffusés sur les réseaux sociaux le 5 août par le mouvement d'extrême gauche Arran, qui milite chaque été contre le tourisme de masse.

Pour cette organisation, le tourisme est synonyme de pollution, de dénaturation du cadre de vie et d’augmentation des loyers. Au-delà des actions de mouvements extrémistes, la lutte contre le tourisme de masse s’intensifie, en Espagne comme dans d’autres villes européennes.

Des villes submergées par les touristes

Dans le centre-ville de Barcelone, difficile de passer à côté des nombreuses banderoles « Tourist, go home » (« Touriste, rentre chez toi »). La capitale catalane, de 1,6 million d'habitants, reçoit environ 30 millions de visiteurs par an.

Depuis plusieurs années, la ville voit ainsi fleurir des mouvements de contestation contre le tourisme. Les Barcelonais dénoncent notamment le développement sans fin des locations Airbnb, augmentant les loyers, ce qui a pour conséquence de les chasser du centre au profit des touristes.

 

L’exemple le plus frappant reste Venise. Chaque année, la ville accueille près de 30 millions de visiteurs. Les Vénitiens, eux, ne sont plus que 55 000 (soit un habitant pour 550 touristes !). Pour la « Sérénissime », classée au patrimoine mondial de l'Unesco, c’est un flux incessant abîmant ses fondations, de plus en plus fragiles.

Comment enrayer le phénomène ? « Le problème est que, pendant des décennies, les élus ont considéré que le tourisme était forcément bénéfique, sans se préoccuper des conséquences réelles en termes de bénéfices locaux », explique Saskia Cousin, anthropologue, spécialiste des questions de tourisme. « Le problème, ce ne sont pas les touristes, mais la mise en œuvre de régulations. Aucune ville n’accepterait une industrie sans aucune norme et régulation. Or, avec les croisières et les plateformes type Airbnb, c’est bien ce qui s’est passé. »

Des mesures pour limiter l’afflux de touristes

Face aux risques découlant du tourisme de masse, de plus en plus de villes européennes commencent à se ressaisir. Toujours à Venise, les images de paquebots hors de contrôle, en juin et juillet derniers, avaient fait le tour des réseaux sociaux et relancé les polémiques. Pour éviter de nouveaux incidents, Venise a lancé le 1er août un appel aux autres ports historiques européens. Le but : unir leurs forces contre les multiples dangers que posent les paquebots géants.

De plus, la mairie a décidé qu’à partir de septembre prochain, chaque visiteur devra s’acquitter d’une taxe, comprise entre 2,50 et 10 euros selon la période de l’année, qui servira à l’entretien de la ville. Elle devrait rapporter quelque 50 millions d'euros par an

À Barcelone, à la suite de son élection comme maire en 2015, Ada Colau avait déclaré qu’elle agirait pour faire en sorte que sa ville ne devienne pas « un magasin de souvenirs bon marché ». Depuis, les amendes se sont multipliées contre les locations illégales (600 000 euros d’amende en 2016) dans le but de réguler l’activité.

Ceux qui voyagent le plus, ça reste les catégories sociales supérieures.

Bertrand Réau

David Pauget

La municipalité d'Amsterdam aux Pays-Bas a aussi adopté, en mai 2018, des mesures pour endiguer le tourisme de masse : locations limitées à 30 jours par an, augmentation des taxes touristiques, cars touristiques bannis du centre-ville.

Cette dernière mesure a d’ailleurs inspiré la ville de Paris. Début juillet, la mairie a annoncé que ces véhicules n’étaient « plus les bienvenus dans l'hypercentre », De plus, depuis le 1er janvier 2019, les locations sur la plateforme dans la capitale sont limitées à 120 nuitées par an, et un numéro d'enregistrement est exigé.

1,8 milliard de touristes dans le monde d’ici à 2030

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Le phénomène est tel que des lieux, pendant longtemps peu visités, commencent à y être confrontés. En Islande, le nombre de touristes a été multiplié par quatre en quelques années, passant de 500 000 visiteurs en 2010 à 2,4 millions de touristes en 2018. Le gouvernement a ainsi décidé de limiter l’accès à certains sites comme la station thermale du Lagon bleu.

« Peu de lieux sont finalement concernés », nuance Philippe Violier, directeur de la section tourisme et culture à l'université d'Angers. « Il y a largement plus de lieux dans le monde qui aimeraient avoir des touristes. Ils sont toujours trop ou pas assez. »

Le risque avec les mesures prises contre le surtourisme, selon Philippe Violier : qu'elles soient socialement discriminatoires. « Il est possible d’essayer d’anticiper, d’agir pour que la vie des habitants soit possible avec le tourisme... mais cela demande de la réflexion, or nous en manquons. Des solutions peuvent être trouvées à condition de les chercher plutôt que de condamner en bloc le tourisme de masse qui reste une conquête sociale et un levier de développement économique. »

1,2 milliard de touristes ont voyagé à travers le monde en 2016, selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). Selon les prédictions, ce chiffre devrait augmenter de 3,3 % par an dans les dix prochaines années, pour atteindre 1,8 milliard d’ici à 2030.

►À lire aussi : Faut-il interdire le tourisme ?

 

 

 

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