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  • Témoignages des rescapés.

    Je viens de lire un appel du gouvernement français à ne pas relayer les informations, "fausses et imaginaires" venant de Saint Martin... Sauf que les réseaux sociaux qui fonctionnent encore se chargent de décrire la réalité. J'avais écrit ici il y a quelques temps que les situations de crises majeures dépasseraient toutes les anticipations du gouvernement et que les exemples de Katrina et de la Nouvelle Orléans devaient servir de repères quant aux conséquences sur la population. Je ne me réjouis pas d'avoir eu raison sur les mouvements de pillages et de déliquescence de l'autorité.

    La seule autorité dans ce genre de catastrophes, c'est celle des armes. On peut imaginer par contre facilement que les plans de protection de l'Elysée sont bien affûtés...

     

    Je pose encore une fois la même question : qu'en sera-t-il en métropole, le jour où nous aurons un accident nucléaire majeur ?... J'ai demandé des réponses à divers organismes gouvernementaux. Je n'ai jamais eu la moindre réponse. Pourquoi ? Je n'ai pas le droit d'être informé en tant que citoyen ou est-ce que rien n'est prévu ?... J'ai découvert après moult recherches qu'il existe un groupe d'intervention en cas d'accident nucléaire,  la FARN (Force d’Action Rapide Nucléaire). "Chaque colonne est composée de 14 personnes qui sont des professionnels du nucléaire : 1 chef de colonne, 6 personnes spécialisées dans la conduite de l’installation, 5 personnes dédiées aux interventions et 2 personnes chargées de la logistique. Chaque colonne est dotée de matériels et d’une logistique adaptés aux situations que la FARN peut rencontrer."

     

    http://www.sfen.org/fr/rgn/la-farn-constitue-une-ligne-de-defense-ultime-de-la-surete-nucleaire-en-cas-daccident-philippe

     

    Rien sur un plan d'évacuation des populations concernées, absolument rien et ce n'est pas faute d'avoir cherché...Je rappelle que le gouvernement français a convoqué une cellule de crise cinq jours après le passage de l'ouragan...... Gestion de crise ?...

    Personnellement, je n'attends rien de leur part et j'anticipe... 

     

     


     

    SAINT-MARTIN LES HALLUCINANTS TÉMOIGNAGES DES RESCAPÉS : "C'EST LA GUERRE CIVILE"

    Alors que le Premier ministre a pris la parole pour rassurer les populations sur la présence et l'intervention de l'Etat dans les îles dévastées par l'ouragan Irma, les sinistrés, eux, laissent entendre une tout autre voix. Pillages, braquages, terreur : leurs récits sont hallucinants...

    Le Premier ministre a pris la parole au nom du gouvernement, samedi 9 septembre au soir, au sortir d'une réunion de crise. Il a tenu à assurer les populations sinistrées de "la mobilisation totale de l'Etat" pour leur venir en aide, martelant ainsi les propos déjà tenus par Nicolas Hulot la veille. Fustigeant ceux qui "voudraient faire vivre telle ou telle polémique", il a mis en avant les "très importants moyens déjà sur place" et annoncé l'envoi de forces supplémentaires, au secours des habitants.

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     Une habitante de Saint-Martin témoigne des scènes de pillages après l'ouragan, elle "craint" pour sa sécurité http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/des-bagarres-pour-une-tele-un-ventilateur-une-habitante-de-saint-martin-temoigne-des-scenes-de-pillages-apres-l-ouragan-irma_2362937.html#xtor=RSS-3-[lestitres …

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    "Des moyens continueront à être acheminés sur place", a-t-il annoncé, notamment des hommes du GIGN et du GIPN. Edouard Philippe s'est dit conscient "de la peur, de l'épuisement et de l'angoisse que suscite sur place et pour les familles des Antilles et de métropole la situation actuelle". Il a surtout défendu l'action de l'Etat, qui a su, selon lui, proposer des "réponses adaptées et rapides" à la catastrophe sanitaire et sociale engendrée par ce phénomène naturel d'une "intensité jamais égalée." Des termes qui semblent soigneusement choisis pour "excuser" ce que vivent les habitants.

    Sécurité et reconstruction : c'est l'obsession du Premier ministre, si l'on en croit ses déclarations, mais ce n'est pas l'impression qu'ont les sinistrés sur place... Et à côté des flux de messages paniqués, en provenance des îles, les tentatives lénifiantes du gouvernement pour rassurer font bien pâle figure...

    "Ici, c'est la guerre civile", s'écrie, sur les réseaux sociaux, un homme désespéré. Réussissant à capter des connections internet au nord de l'île, certains ont attendu de savoir qu'ils seraient finalement épargnés par l'ouragan José pour témoigner. "Ca ne va pas du tout", témoigne une sinistrée sur Facebook. Venez nous sortir de la merde !"

    "On entend des coups de feu toute la nuit. On tue, on vole !" Terrifiée, cette femme attend désespérément les secours et fustigent les moyens humains déployés. "Ils sont mal formés vos gendarmes, ils sont même pas foutus de prendre une pelle et un râteau pour nous aider".

    "Il y a plus de mille morts!"

    Au sein des sinistrés, la panique gagne. Nombreux sont ceux qui se plaignent de censure sur les réseaux sociaux et de manipulation sur les grands médias. "La vérité des choses est loin de ce qu'on nous dit, les gens ont peur, les gens sont armés. Il y a plus de mille morts, la marée redescend et les corps remontent à la surface. On va aller partout dire la vérité", témoigne un homme dans un message vocal. La jeune femme qui le relaie explique lors d'un direct sur les réseaux sociaux que nombre de messages ont été censurés, afin de cacher à la population l'horreur de la situation.

    " C’est la mort ici. On est enfermé dans la résidence, plus de logement, ça pue la pisse, la merde, l’horreur. On peut pas sortir dehors : coups de feu, coups de machette. Heureusement dans la résidence on est solidaire, mais on commence à devenir dingue ".

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    BFMTV @BFMTV

    Après le passage de l'ouragan Irma, Saint-Martin fait face aux pillages

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    Ce que dénoncent surtout les sinistrés, c'est le manque de gestion et d'anticipation de la crise côté français, alors que sur la partie néerlandaise de l'île, la situation semble bien mieux maîtrisée. L'armée sécurise les lieux, des unités spéciales ont été déployées et les secours n'ont pas traîné...

    "On n'a pas été fichus de sécuriser la seule armurerie de Saint-Martin. 250 détenus se sont échappés, on n'aurait pas pu anticiper de tels dangers?", s'indigne un habitant de l'île, lui-même armé pour protéger sa famille. Pour l'instant, la question reste en suspens. L'urgence est ailleurs. Mais le gouvernement d'Edouard Philippe le sait. Après la tempête, il faudra rendre des comptes sur la gestion et surtout la prévention de la crise...

  • Le chaos humain

    Le roman en cours est une projection sur le chaos humain lorsque tous les garde-fous sont tombés. Il n'est pas nécessaire que je cherche à imaginer ce qui est de l'ordre de l'envisageable. Il me suffit de lire les actualités. 


    Irma. Pillages, agressions et bandes armées : tensions à Saint-Martin

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    • Sur l'île dévastée de Saint-Martin, règne maintenant la loi du plus fort.
      Sur l'île dévastée de Saint-Martin, règne maintenant la loi du plus fort. | AFP

    Hervé HILLARD

    Sur l’île française de Saint-Martin, Irma a fait parler sa violence, l’homme laisse maintenant éclater la sienne. Au sein même des décombres et des ruines prolifèrent bandes armées, pillages, agressions. Le chaos. La loi du plus fort. Les autorités tentent de reprendre la situation en main, mais les témoignages glaçants se succèdent.

    « C’est la mort ici. On est enfermé dans la résidence, plus de logement, ça pue la pisse, la merde, l’horreur. On peut pas sortir dehors : coups de feu, coups de machette. Heureusement dans la résidence on est solidaire, mais on commence à devenir dingue ».

    « À Saint-Martin, ce n’est plus la force de la nature, mais la loi du plus fort. Mon père ne peut plus sortir, car dans les rues, les gens se baladent avec des armes et tirent sur la population pour récupérer des biens et des denrées alimentaires. Il dit également qu’il y a énormément de morts et non pas 8, puis 4. »

    Pillages, agressions, bandes organisées qui sillonnent l’île, cambriolent les maisons et fracturent les magasins, machettes et revolvers dans les rues : depuis mercredi et le passage de l’ouragan Irma sur l’île de Saint-Martin, les témoignages de ce genre se multiplient sur les réseaux sociaux.

    Suivez notre direct sur Irma

    Une évasion de détenus démentie

    Le chaos et la violence ont pris racine dans les décombres mêmes de l’ouragan. Plusieurs médias français, citant une femme capitaine de gendarmerie de la partie française de Saint-Martin, ont annoncé samedi que 250 détenus s’étaient évadés de la prison partiellement détruite de Pointe Blanche de Sint Maarten (partie néerlandaise), affirmant que des détenus auraient fracturé l’armurerie de la prison et se seraient emparés d’armes.

    Édouard Philippe a démenti l’information, affirmant qu’elle n’était « pas avérée par les autorités néerlandaises ». Ajoutant qu’il était en contact permanent avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

    Lequel a averti les auteurs de pillages dans la partie néerlandaise de l’île de Saint-Martin dévastée par l’ouragan Irma que la police et l’armée étaient « prêtes à agir pour réprimer ces actes ». Mais a aussi reconnu que les pillages n’étaient toujours pas « sous contrôle », soulignant que les circonstances étaient « compliquées ». Presque un aveu de faiblesse, d’impuissance.

     

    Un des innombrables témoignages qui circulent sur les réseaux sociaux.
    Un des innombrables témoignages qui circulent sur les réseaux sociaux. | Capture écran

     

    Des soldats en nombre suffisant ?

    Quelque 230 soldats néerlandais se trouvent sur l’île, et une centaine d’autres doivent y arriver d’ici lundi. Si nécessaire, 150 militaires supplémentaires seront déployés dans les Caraïbes, a indiqué M. Rutte.

    De son côté, Édouard Philippe a lui aussi annoncé samedi soir l’envoi à Saint-Barth et Saint-Martin de 240 gendarmes supplémentaires.

    Suffisant ? À Grand-Case, sur l’île de Saint-Martin, les habitants expriment autant leur colère que leur désarroi. Nicolas, un fonctionnaire installé là depuis six ans, s’est rendu près d’une galerie marchande qui sert désormais de caserne aux secours. « On n’a ni information, ni adresse quant aux solutions pour les sans-abri. Je suis en colère après Paris et sa gestion de crise », répète-t-il, en pointant quelques militaires qui sont là mais « sans matériel ».

     

    Sur place, pompiers et gendarmes sont confrontés aux dévastations et aux pillards.
    Sur place, pompiers et gendarmes sont confrontés aux dévastations et aux pillards. | AFP

     

    Confusion et manque d’information

    Depuis qu’Irma a quasiment tout ravagé sur l’île, la confusion est partout : aux abords de l’aéroport de Grand-Case - en fait, une sommaire piste en bout de plage d’à peine deux kilomètres -, une centaine de personnes aux visages tendus et fatigués s’agrippent aux grilles dans l’espoir de partir, mais sont retenues par les militaires.

    « Après Irma, la population est dans un état psychologique médiocre. La moindre rumeur fait qu’ils se pointent tous à un endroit en espérant être évacués », déclare un capitaine de la Sécurité civile.

    À l’est de l’île, dans le quartier pauvre d’Orléans, le cyclone a complètement dévasté les baraques aux toits de tôle, alors que les collines qui entourent cette cuvette n’ont épargné que quelques rares habitations.

    État de tension permanent et panique

    L’état de tension permanente mâtinée de panique s’accentue brusquement lorsqu’au moins deux cents personnes attroupées bloquent les routes et se battent entre elles, parfois armées de machettes. Si l’origine du différend est inconnue, la rumeur évoque « une histoire de voiture ».

    À moins de 200 mètres, le désarroi gagne une longue file d’attente aux abords de l’ancienne gendarmerie. Le regard vide, les bras ballants trahissant un état de fatigue extrême, les habitants cherchent à se ravitailler en vivres et en eau.

    Résignée, souriante mais fataliste, Sidonie Jasaron, 67 ans, a pu rester dans sa modeste maison au toit en tôle, où elle est désormais réfugiée avec ses six enfants et petits-enfants. Mais Irma a fissuré l’habitation et la porte vitrée du rez-de-chaussée brinquebale.

    « Même si je voulais me déplacer, il n’y a pas de téléphone, il n’y a rien, je ne saurais pas où aller », fait observer celle qui habite Saint-Martin depuis plus de cinquante ans, et qui n’avait jamais vu un ouragan « aussi fort ».

     

    Un des innombrables témoignages qui circulent sur les réseaux sociaux.
    Un des innombrables témoignages qui circulent sur les réseaux sociaux. | Capture écran Facebook

     

    « Maintenant, l’école va se faire piller »

    Sur le front de mer, une femme, assise sur un banc pleure au téléphone. « On a tout perdu, tu sais, on n’a plus rien », dit-elle à son interlocuteur.

    Près d’une école où la Sécurité civile donne discrètement à manger, à boire à environ 70 personnes, principalement des enfants et des femmes, le monde se masse autour du bâtiment « pour savoir ce qu’il se passe ».

    C’est le concierge de l’établissement qui a ouvert les portes pour protéger les plus nécessiteux à l’intérieur du bâtiment, qui s’est retrouvé rapidement saturé.

    Alors que les militaires tentent de garder l’école, l’un d’entre eux désespère : « Putain, tout le monde a vu ce qu’on a livré… Maintenant, l’école va se faire piller ».

  • Le parfum des mots

    Résultat de recherche d'images pour "le parfum des fleurs"

     

    Hier, je suis resté très tard devant mon écran... Tentative d'écriture sur le roman en cours.

    Je sais ce que je veux raconter mais je n'ai pas trouvé les mots.

    Alors, je me suis arrêté et j'ai tenté d'analyser la situation. 

    Qu'est-ce qui m'empêchait de développer les images que je portais, d'avancer l'intrigue, de placer les personnages, de leur donner vie ?

    Comme souvent, j'ai lancé le dialogue intérieur, un dédoublement entre l'auteur et moi...

     

    "Pourquoi tu arrêtes d'écrire ?

    -L'écriture, justement. Tu sais bien que c'est l'écriture.

    -Quoi, l'écriture ? Tu sais construire une phrase pourtant ! Raconte, raconte et ne t'arrête pas à un mot ouà  une tournure !

    -Non, c'est impossible, tu le sais bien. Je n'ai pas le droit de me contenter de raconter une histoire.

    -Pas le droit ? Et qui t'en empêche ? C'est idiot comme réponse.

    -L'auteur, c'est l'auteur qui ne le veut pas. L'auteur doit prendre de la hauteur par rapport à son histoire sinon, il n'est qu'un raconteur.

    -Qu'est-ce que tu as contre les raconteurs ? C'est bien de raconter des histoires et plein de gens sont heureux qu'il y ait des raconteurs.

    -Je ne dis pas le contraire mais quand j'écris, je ne m'adresse pas prioritairement aux gens.

    -Ah bon, et à qui alors ?

    -À moi. À celui qui a lu et aimé, passionnément, tous les auteurs éternels qui voguent dans les airs, comme des parfums. Le Clézio, Saint Exupéry, Hémingway, Conrad, Camus, Steinbeck, Hesse, Sartre, Buzzati, Schoendoerffer, Raspail, Proust, Yourcenar, Dostoïevski, Kafka, Faulkner, Gide, Malraux...Ils n'ont pas raconté des histoires, ils n'ont pas lancé des parfums éphémères, dispersés par les souffles du temps qui passe. Non, ils ont diffusé des senteurs qui ne s'effaceront jamais.

    -Et tu te mets à leur niveau quand tu écris ? Eh bien, tu ne manques pas d'air ! Quelle prétention !

    -Non, justement. Je n'ai aucune prétention envers eux. C'est juste envers moi. Me contenter de raconter des histoires, c'est comme si je lançais des pelletées de purin dans les délices de leurs parfums. Je n'ai pas le droit. Je serais prétentieux si je me satisfaisais simplement de formuler l'histoire que j'ai en tête. Tu vois, pour moi, les gens qui coupent les fleurs dans un pré pour égayer leur intérieur, c'est comme un écrivain qui arrache des mots pour se réjouir lui-même. C'est juste un assassin, un tueur de la beauté littéraire, tout comme le cueilleur des fleurs est un assassin de la beauté du monde.

    -Et donc, tu préfères ne rien écrire ?

    -Oui, c'est ça.

    -Mais tu sais qu'un jour, les fleurs fânent, naturellement. Ton histoire va disparaître comme une fleur desséchée si tu ne l'écris pas.

    -Non, elle restera simplement en terre. 

    -Et personne n'en profitera, même pas toi d'ailleurs. 

    -Il ne s'agit pas de profiter mais d'honorer. Quand je contemple une fleur, je ne profite pas juste de sa beauté. Je la bénis, je la remercie, je l'enlace de ma tendresse, je respire son parfum tout autant que ses couleurs, la douceur de ses pétales, la perfection de ses formes. Comme je le fais envers Nathalie. 

    -Et donc, tu voudrais que les gens bénissent ton écriture de la même façon que tu contemples une fleur ou Nathalie ?

    -Tu ne m'écoutes pas ! Je viens de te dire que je n'écris pas, prioritairement, pour les gens. C'est à ma propre exigence que je m'adresse et cette exigence doit se nourrir de la beauté de la littérature immortelle. Je suis immensément heureux bien entendu que des lecteurs ou lectrices aiment ce que j'écris, sinon je n'aurais jamais cherché à être édité mais je pense que tout cela ne doit pas changer mon écriture au risque que ça ne soit plus moi qui écris mais les lecteurs à travers ma plume...

    -Eh bien alors, pourquoi tu partages tes écrits si c'est pour toi ?

    -La nature ne fait pas pousser les fleurs à l'envers.

    -Quoi ? Je n'ai rien compris.

    -Le ciel n'est pas dans les racines.

    -Tu peux être plus clair ?

    -La beauté du monde n'est un secret pour personne dès lors que quelqu'un la regarde mais les regards humains ne constituent pas la beauté elle-même. 

    -Tu veux dire que tu écris comme si tu étais la nature et que tu cherches juste la beauté ? Même si personne ne te lit ?

    -C'est ça. Ce qui importe, c'est la beauté de la création. Toutes les créations de la nature sont visibles quand elles sont achevées.  

    -Mais comment peux-tu juger de la beauté de ta création si personne ne la contemple et ne te dit ce qu'il en pense ?

    -Si je ne sens pas les parfums des mots me remplir, c'est qu'il n'est pas temps d'éclore. Quand j'ai écrit "Kundalini", j'avais en moi le désir d'une littérature sexuellement transmissible. 

    -C'est à dire ?

    -Le parfum de l'amour. Je voulais diffuser des phéromones, des senteurs de corps aimantés, je voulais sur mes lèvres le goût de la peau, je voulais dans mes mots des étreintes qui emportent, des accouplements d'âmes et des coeurs en jouissance. Et quand je l'écrivais, j'avais des érections littéraires qui me remplissaient de bonheur, comme des poussées de sève, des ruissellements de nectars délicieux dans mes veines. Nathalie est une fleur divine pour mon âme, tu le sais. Je n'aurais pas pu me contenter de raconter ce parfum. Il fallait que je le sente, qu'il m'enivre, qu'il m'élève, comme la lumière solaire étire les fleurs des champs vers le ciel. C'est dans les vagues de ce parfum que je pouvais naviguer. 

    -Et celui que tu écris maintenant ?

    -Je cherche à saisir le parfum de l'esprit des hommes quand ils découvrent leurs errances, ce goût amer de l'insignifiance quand soudainement leur apparaît l'essentiel. Alors, je ne peux pas me contenter de raconter des faits. Les faits ne sont que le terreau. C'est le parfum des fleurs écloses qui m'importe. Et le temps que ça prendra n'a aucune importance.

    -Tu sais que tu peux mourir avant que les parfums ne s'envolent ?

    -Oui, et alors ? Je préfère mourir sans avoir saisi le parfum que de couper les fleurs pour m'en approprier follement les effluves de leur mort.

    -Tu veux dire que les raconteurs d'histoires sont des assasins des parfums des mots.

    -Oui, parfois. Ce qu'ils aiment, c'est l'odeur de leur statut d'écrivain.

    -Et toi, tu n'es pas un écrivain ? 

    -Non, je suis un amoureux des parfums mais je sais qu'ils n'ont pas besoin de moi pour exister. Je peux chercher à constituer des bouquets de senteurs mais ce travail intérieur ne contribue pas à l'existence du parfum. Tout est là, dans les molécules, dans les atomes, dans le flux vital qui se nourrit de la lumière du monde. Le jardinier qui se glorifie de la beauté des roses n'aime pas les roses ; il n'aime que son travail sur les roses. Je ne peux pas être heureux de mon travail sur les mots si ce labeur n'a pas de parfum. Imagine une fleur qu'un jardinier aurait gavé d'intrants artificiels. Quel serait son parfum ? Imagine une histoire qu'un auteur se serait forcé à écrire, comme si l'image du livre dans ses mains avait plus d'importance que le parfum ? 

    -Oui, je comprends.

    -Bon, alors, on est en paix toi et moi ?

    -Oui.

    -Alors, l'émergence du parfum devient possible. C'est le plus important."


     


     

  • L'école de l'auto-suffisance

    Si j'avais 20 ans aujourd'hui, je ne bosserai pas dans l'enseignement public mais dans le privé et dans ce type de structure, quitte à la créer. Mais le problème, c'est que je dis ça avec 35 ans d'enseignement derrière moi... A 20 ans, je n'étais pas l'enseignant que je suis aujourd'hui. Il faudrait vivre à l'envers en fait : Être ancien, rempli de milliers d'expériences et de savoirs et passer le reste de sa vie à les appliquer jusqu'à être assez jeune et plein d'énergie pour se lancer dans sa propre structure...

     

    NI CLASSE, NI DEVOIRS : DANS CETTE ÉCOLE LES ENFANTS ÉTUDIENT LA NATURE

    En Nouvelle-Zélande, les élèves de la Deep Green Bush school apprennent à survivre en pleine nature pour se préparer au défi climatique.

    Par

     Victoria Ouicher

     -

    Pas de leçons, ni de devoirs, à quoi peut bien ressembler la vie dans cette école de Nouvelle-Zélande ? Les élèves de Deep Green Bush school, comprenez « l’école des buissons verts foncés » passent la majeure partie de leur temps en extérieur. Ils explorent la nature, apprennent à pêcher, à chasser, à fabriquer des pièges et à allumer des feux… Le but : leur offrir la possibilité de vivre en auto-suffisance.

    Dans cette école, idéalement située dans une forêt de kauris, des conifères endémiques du nord de la Nouvelle-Zélande, près d’Auckland, les devoirs, les récitations et les salles de classe ont été totalement bannis. Leur credo : enseigner aux enfants l’école de la vie. Car ici, l’expérimentation personnelle prime sur les savoirs abstraits, comme l’explique Joey Moncarz, cofondateur des lieux, au Guardian :

    « On nous appelle ‘école’, mais rien ne ressemble à une école ici. On ne fait pas des trucs comme dire aux enfants que c’est l’heure d’écrire ou d’apprendre les maths. Quand ça les intéresse de le faire, ils le font. »

    Joey Moncarz a enseigné pendant cinq ans dans une école traditionnelle, avant de se décider à monter sa propre structure inspirée de certaines écoles expérimentales scandinaves ou américaines. Sa volonté est de préparer les enfants aux défis de demain, et en particulier au changement climatique. Ainsi, l’étude de la nature prime sur tout le reste. Pour autant, pas question de faire l’impasse sur l’écriture, la lecture ou l’arithmétique. Les enfants sont invités à les apprendre à leur propre rythme, sans suivre nécessairement le programme imposé par l’éducation nationale. Et ils sont bien plus épanouis de cette façon.

    « Ces parents voyaient leurs enfants malheureux et stressés dans le système éducatif classique et ils ont commencé à s’interroger : est-ce normal ou juste pour des enfants de rentrer à la maison stressés et malheureux ? Pour avoir enseigné dans une école classique, je dois dire que la plupart des enfants sont stressés et malheureux. »

    Cette école indépendante n’a pas rempli tous les critères pour être reconnue par le Ministère de l’Éducation. Mais ce dernier se réserve un droit de regard afin de s’assurer que les enfants soient armés pour s’intégrer à la société moderne. Pour Joey Moncarz, l’objectif est très clair :  « Nous ne voulons pas être un genre d’école, nous voulons remplacer les écoles mainstream » .

    Cette volonté n’est pas totalement dénuée de sens. Car, « pour réussir dans la société moderne, il y a tout un champ de compétences à développer, mais seulement quelques-unes peuvent être déployées à l’extérieur » rappelle David Berg, chercheur en éducation à l’université d’Otago (Nouvelle-Zélande) au Guardian. En réalité, les individus souffrent d’être totalement déconnectés de la nature et de la vie en extérieur de manière générale.

    Et si cette école peut sembler extrême pour certains, elle tente d’apporter une solution au problème de déconnexion avec l’environnement et cela reste une bonne chose.

  • "Une idée folle" (film)

    Le film « Une idée folle » diffusé sur le site du « Monde »

     

    Du jeudi 7 septembre 17 heures au dimanche 10 septembre minuit, découvrez le film documentaire de Judith Grumbach, en exclusivité et en diffusion gratuite sur le Monde.fr

    LE MONDE |  • Mis à jour le 

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    Tourné dans neuf établissements scolaires, publics et privés, de la maternelle au collège, « Une Idée Folle » interroge le rôle de l’école aujourd’hui à travers le témoignage d’enseignants, d’enfants, de parents ainsi que d’experts de l’éducation.
    Tourné dans neuf établissements scolaires, publics et privés, de la maternelle au collège, « Une Idée Folle » interroge le rôle de l’école aujourd’hui à travers le témoignage d’enseignants, d’enfants, de parents ainsi que d’experts de l’éducation. CAPTURE D'ÉCRAN "UNE IDÉE FOLLE"

    Le Monde, Horizons productions et Ashoka ont noué un partenariat pour diffuser gratuitement sur le Monde.fr Une idée folle, un film documentaire de Judith Grumbach qui pose la question du rôle de l’école au XXIe siècle.

    Tournée dans neuf établissements scolaires, publics et privés, de la maternelle au collège, Une idée folle interroge le rôle de l’école aujourd’hui à travers le témoignage d’enseignants, d’enfants, de parents ainsi que d’experts de l’éducation.

    A quels défis les citoyens de demain devront-ils faire face et comment les y préparer ? En cultivant l’empathie, la créativité, la coopération, la confiance en soi chez les élèves, en parallèle des savoirs fondamentaux, répondent ces enseignants qui ont à cœur d’essayer de former une future génération de citoyens peut-être plus épanouis et responsables…

    Ce film sur la capacité de l’école à mettre en œuvre de nouvelles solutions face aux défis d’aujourd’hui, Le Monde a eu l’envie de le faire connaître, non seulement pour le diffuser auprès de ses lecteurs, mais aussi pour ouvrir le débat sur le rôle de l’éducation et de l’école au XXIe siècle.

    En marge de cette projection gratuite sur le site, Le Monde organise un tchat avec la réalisatrice pour échanger avec les internautes le 8 septembre, et un débat en ligne le 9 septembre.

    Dans le cadre du Monde Festival un débat sur le thème « Peut-on apprendre à être créatif ? » aura lieu dimanche 24 septembre, de 11 h 30 à 13 heures, à l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille.


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2017/08/30/le-film-une-idee-folle-diffuse-sur-le-site-du-monde_5178437_1473685.html#M7o4yjCIzjR7CcYh.99

  • De l'attention à la concentration

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    Avec ces deux termes, on est face à un problème majeur dans une classe, avec de jeunes enfants.

    La concentration et la capacité de s'extraire de l'attention lorsqu'elle n'est pas nécessaire et même néfaste est un enjeu crucial pour la qualité du travail.

    « Si vous faites attention, vous ne pouvez pas être concentrés. »

     

    Un travail en classe sur cette idée que l’attention est une nécessité mais pas le chemin unique vers la performance.

     

    « Fais attention quand tu écris, quand tu calcules, quand tu apprends ta leçon…! »

     

    Non justement. 

    Lorsque nous faisons attention, nous sommes à l’écoute de tout ce qui nous environne, dans un florilège de perceptions liées à nos sens, attentifs justement à ne rien laisser passer, une discussion, un bruit, un mouvement, tout ce qui peut nous remplir de cette activité ambiante, une espèce de « caméra sensorielle », capable de distinguer le moindre déplacement, le moindre son, la moindre odeur, le moindre frôlement. Il faut imaginer un réseau routier sur lequel notre attention bifurquerait et souvent de façon anarchique. Il est très long et ardu d'apprendre à "conduire".

     

    La concentration implique au contraire l’établissement d’un horizon limité, une interdiction de changer de chemin, comme si une voie unique était tracée et qu’elle devait être empruntée sans aucune interférence, dans le refus de toutes perceptions étrangères, une camisole sensorielle, uniquement attachée à la validation du travail entamé. Il n’y a qu’un objectif et rien ne doit s’y greffer.

     

    Le silence et la solitude sont des alliés de choix. On peut dès lors se demander comment 28 enfants dans une classe peuvent y parvenir…Quand je vois d’ailleurs la difficulté pour un groupe d’adultes à rester « concentré », il y a une certaine aberration à en attendre davantage d’un groupe d’enfants.

     

    Cette fameuse attention est d'ailleurs très représentative de cette dispersion ambiante. Les marchands, les médias, les autres, les contraintes sociétales, sont des éléments perturbateurs.

    Les marchands sont d’ailleurs passés maîtres dans l’art d’entretenir l’attention.

    « Attention, ce nouveau smartphone va révolutionner votre vie, attention cette nouvelle voiture sera une compagne fidèle, attention cette nouvelle série télé est un évènement, cette télé réalité va vous bouleverser, attention, attention, attention, ne manquez pas tout cela, vous le regretteriez. Soyez dans le coup ! Restez avec nous, ne nous quittez pas, il n'y a rien de mieux ailleurs.»

    La dialectique utilisée par ces entités extérieures est de plus en plus injonctive et même culpabilisante.

    "N'oubliez pas d'aller voter..."

    "N'oubliez pas d'allumer votre télé à 21h, mardi soir..."

    "N'oubliez pas de réserver vos places pour le prochain PSG-OM".... 

    Oui, merci, mais je peux aussi ne pas oublier de ne pas y aller. Il ne s'agit pas d'un oubli mais d'un choix volontaire.

    L'attitude qui consiste à considérer que "l'autre" n'est pas capable de prendre une décision raisonnée m'énerve au plus haut point.

    ....

    L’attention est un phénomène tourné vers l’extérieur quand la concentration est une plongée intérieure. Dès lors, la concentration est un ennemi de la consommation.

    Un ermite silencieux est un citoyen économiquement sans intérêt.

     

    La concentration implique une observation de soi afin de ne pas quitter la voie intérieure. Alors que ce monde moderne est une ouverture constante sur l’extérieur.

    Bien sûr qu’il est profitable de faire attention lorsqu’on marche en forêt. Il n’est pas question de le nier ou de rejeter ces bonheurs multiples. On peut par contre y adjoindre une certaine concentration dans la plénitude qu’on y trouve. Comme si la nature ramenait immanquablement l’individu vers soi. Une boucle en quelque sorte. Marcher en montagne est autant une ouverture aux sens qu’un état de méditation dans l’intériorisation que l’activité déclenche. Encore faut-il aller marcher avec des personnes oeuvrant à l’exploration intérieure et non aux commentaires des dernières nouveautés technologiques ou de la campagne présidentielle…Il y a des sujets de discussion qui sont des insultes aux arbres.

     

    Cette attention pourrait être visualisée sur un plan horizontal, une espèce d'extension destinée à capter tous les éléments générés par les esprits engagés dans le même fonctionnement. Il y a bien entendu la satisfaction d'être intégré à une activité commune, une reconnaissance, le phénomène de l'identification etc etc...

    La concentration implique au contraire un mouvement vers le centre. Une plongée verticale déclenchant simultanément une élévation du même ordre. Les perceptions environnementales ne sont plus des interférences dispersives, ce que je nomme en classe "les parasites"  mais des phénomènes aléatoires qui s'estompent naturellement.

    Juste des risées sur l'Océan intérieur. 

    Ce matin, je leur ai fait écouter la radio mais avec un réglage insuffisant et par conséquent, des "parasites" qui empêchent une réception idéale. Et je leur ai expliqué.

    Il en est de même lorsqu'ils travaillent et qu'ils restent dans un état "d'attention" et non de "concentration". 

    L'agitation, l'observation des autres, les bavardages, l'alternance de mise au travail et d'arrêt, pour X raisons, tout cela contribue à une qualité moindre dans la résolution de la tâche. 

    Il est très difficile pour un jeune enfant de parvenir à lier un état d'attention et un état de concentration et c'est systématiquement la concentration qui en pâtira.

    Il y a longtemps déjà, une dizaine d'années, que j'ai constaté une baisse dans la concentration et une "agitation chronique" chez beaucoup d'enfants, une incapacité à s'astreindre à un travail qui dure sans sortir de l'état de concentration, comme si l'agitation intérieure de l'esprit ne pouvait être réduite.

    Ils sont comme "possédés" par une absence personnelle de possession...

    Ils ne sont pas en eux mais constamment "à l'extérieur d'eux-mêmes."

    Au tennis, j'ai pu constater avec précision la difficulté de la tâche lorsqu'il s'agit de lier l'attention à la concentration et la maîtrise intérieure que cela nécessite. Lorsque je joue avec Nathalie, je dois observer son positionnement pour déterminer la trajectoire de la balle que je vais frapper. Je suis donc dans un état d'attention mais lorsque je vais frapper la balle, je dois basculer dans un état de concentration absolu et ne pas quitter la balle des yeux au moment où je la frappe. Sitôt que la balle part de ma raquette, je dois de nouveau entrer dans l'attention puisque la suite dépend du déplacement de Nathalie.

    Il faut imaginer la tension que cela représente dans un match opposant des joueurs professionnels... C'est hallucinant.

     

    Il est impossible de considérer que de jeunes enfants ont la capacité à gérer les deux états dans une situation donnée.

    Il faut donc qu'ils prennent conscience que la concentration est un état intérieur qu'ils ne connaissent pas réellement et leur permettre de le saisir, de le ressentir, d'en explorer l'immensité.

    Si je leur propose de colorier un mandala mais que je n'explique pas la finalité de ce travail, ils vont passer leur temps à demander aux autres de leur montrer leur feuille afin qu'ils puissent en faire autant... Ils seront dans l'attention et lorsqu'ils reprendront leur coloriage, ça sera durant trente secondes et au maximum pour deux minutes.

    J'ai déjà fait le test avec ma montre... C'est terrifiant... 

    C'est même à se demander s'ils ont conscience de ce que signifie l'expression "être en soi"...

    "Ça se trouve où ?" ....

     

    Bon, on va reprendre tout ça, lentement...

    Ce matin, je leur ai donc expliqué la pratique de "la pensée jaune fluo". 

    Dans le cas d'un mandala, il s'agira "d'écrire intérieurement" sur un écran imaginaire, en soi, la phrase : "Je me concentre pour colorier".

    Cette phrase est peinte en jaune fluo. Si une autre phrase survient, elle n'est pas coloriée et n'a donc aucune raison de rester affichée sur "l'écran." La phrase jaune fluo est un rappel à l'ordre intérieur.

    Si l'enfant a besoin de tailler son crayon, il doit le faire en silence, sans une agitation inutile et perturbatrice pour les voisins et voisines. Toutes les phrases prononcées qui n'ont aucune nécessité sont tues.

    "Tiens, je vais continuer en vert.

    Où est-ce que j'ai mis ma gomme ?

    Tu en penses quoi si je mets du bleu ici ?"

    ...

    L'objectif intérieur, c'est de ne pas quitter l'observation de sa propre concentration. Et c'est éminemment difficile quand déjà, on ne parvient pas à identifier l'état de concentration.

    On va donc démarrer la méditation. 

    C'est indispensable pour tout le reste. 

    Ils doivent explorer "l'invisible" en eux et s'extraire du "visible" qui les aimantent... Je vais d'ailleurs utiliser un aimant et une boîte de punaises pour leur montrer l'effet de masse générée par l'attention...

    "L'attention agit sur vous comme un aimant qui vous attire et si vous ne développez pas en vous la force de la concentration, vous ne serez, toute votre vie, que des punaises collées, les unes aux autres, sans plus aucune liberté..."

  • Aujourd'hui

    Dans un échange sur Facebook, j'ai écrit ça hier : "Quand tu entames une année scolaire, tu acceptes l'idée que la journée ne s'arrêtera pas à la sonnerie de 16h30 mais qu'elle continuera toute la nuit et que le lendemain, cette nouvelle journée viendra s'ajouter à la première et après quelques temps, tu t'apercevras que tu as trente journées qui tournent dans ta tête, non stop, jours et nuits et que chacune des trente journées contient vingt, trente ou cinquante éléments très importants qu'il ne faut pas oublier alors cette première journée de classe n'était que le début d'un prochain capharnaüm :) 28 enfants finalement, un a déménagé et on a l'appris ce matin...Eh bien, quand je me suis assis face à eux, j'ai eu l'impression de n'avoir jamais arrêté ce métier...J'étais là comme si ces trois années passées n'avaient pas existé. Et ça a été un très beau cadeau."

     

    Ce soir, Nathalie et moi, on avait décidé de commencer des cours de yoga avec une enseignante diplômée. Après quelques minutes, je me suis aperçu que je pensais à mes élèves....

    "Ah, tiens, c'est bien ça, il faudra que je le fasse avec la classe.

    Oui, très bien ça aussi mais il faudra que je change la consigne, il faut qu'ils visualisent davantage, je leur dirai de fermer les yeux et de les retourner à l'intérieur.

    On finira la séance avec de la musique douce pour leur montrer l'intérêt de ce genre de musique. Musique relaxante

    et patati et patata..."

    Bon, j'ai souri intérieurement parce qu'en fait, ça me faisait très plaisir. J'ai toujours été comme ça et même après trois années "d'absence", tout est toujours là, cet engagement permanent pour leur apporter ce qui peut contribuer à leur bien être alors qu'ils ont parfois de l'école l'image d'un calvaire...

    Je me suis quand même dit à un moment que j'étais là d'abord pour moi et je me suis concentré en retournant les yeux à l'intérieur :) 

    Concentration mindfulness

  • Concours photo

    Une de mes très nombreuses photos de montagne est en finale dans un concours.

     

    CONCOURS PHOTO FINALE. 
    A vous de choisir notre dernier gagnant parmi ces finalistes !
    La photo qui aura reçu le plus de like samedi à midi, sera la dernière photo gagnante.
    Cliquez sur les photos pour les voir et les liker individuellement.
    Bonne sélection !

    Vous pouvez trouver la page facebook en cliquant sur une photo ci-dessous, vous serez redigiré vers la page du concours. Il y a d'ailleurs de très belles photos : Merci :) 

    https://www.facebook.com/BanffFrance/photos/a.254746981400621.1073741829.215702725305047/762728927269088/?type=3&hc_location=ufi

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    Thierry Ledru

     

     

     

     

    Voilà ma photo :) Lever de lune sur la Chartreuse.

     

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