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  • Institut Momentum : l'Anthropocène

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    30 juin 2011

    Le Manifeste

     

    C’est à la veille du tremblement de terre qui a frappé le Japon et déclenché la catastrophe nucléaire de Fukushima que l’Institut Momentum s’est réuni pour la première fois, le 10 mars 2011. La double catastrophe qui frappe les habitants du nord de l’île de Honshu est aussi locale que planétaire. Elle manifeste la fragilité du système thermo-industriel. L’imbrication des éléments naturels avec les objets industriels fait de notre planète un laboratoire à ciel ouvert : aucun lieu de la Terre n’échappe plus à l’expérimentation. S’il y a bien un épicentre géologique naturel du tremblement de terre, la centrale de Fukushima, elle, représente l’épicentre symbolique de l’ère de l’Anthropocène. Cet accident convoque la réflexion et l’action. Fukushima marque la fin d’une ère, mais en inaugure une autre. Penser l’avenir par-delà les logiques de puissance qui ont dominé les Trente Glorieuses et la fin du XXème siècle, voilà le projet de l’Institut Momentum.

    L’action tellurique de l’humanité sur la Terre caractérise une ère nouvelle : l’Anthropocène. Cette appellation désigne l’époque d’accélération liée à la combustion du charbon et du pétrole dans les machines thermiques, qui a entraîné en moins de deux siècles une croissance et un développement sans précédent dans l’histoire humaine. Depuis les débuts de l’époque industrielle, l’humanité, ou une partie de l’humanité, s’est érigée en force géologique centrale et toute-puissante. Au point qu’aujourd’hui, tous les cycles de la biosphère sont modifiés par les activités humaines – cycle du carbone, de l’eau, du phosphore. La nature se reconstitue par endroits, mais le taux de gaz carbonique n’a jamais été aussi élevé dans l’atmosphère et va causer au cours de ce siècle une hausse de la température d’une rapidité inconnue depuis 800 000 ans. Pourra-t-on en sortir de l’impasse de l’Anthropocène ?

    L’Anthropocène, c’est aussi une ère d’exubérance qui abolit l’angoisse, où l’automobile et l’écran plat sont devenus des droits humains fondamentaux. Une ère d’addiction, où la production de moyens est devenue la fin de l’existence. Une ère d’accélération, où la croissance, qui repose sur le cycle sans fin de la production et de la consommation, doit produire toujours plus d’objets inutiles pour ceux qui en ont déjà trop. C’est la logique même du productivisme.

    L’année 2008 a marqué un tournant dans l’histoire de l’ère industrielle. La hausse du prix du pétrole a été telle qu’elle a déclenché une réaction en chaîne. Pour la première fois, l’énergie est apparue comme un facteur de basculement de l’économie. La crise des prêts hypothécaires aux Etats-Unis a suivi la flambée des cours du brut : elle résulte d’un enchaînement qui n’est pas fortuit. Le prix de l’énergie conditionne l’économie. La hausse du prix de l’énergie se fait sentir sur les cours des matières premières agricoles. Le risque systémique d’un collapse financier reste d’actualité.

    En même temps que ce vacillement de la finance mondiale se déroule une crise plus silencieuse, mais plus préoccupante, car il n’est pas possible de négocier avec celle-ci. Cette crise est celle de la nature et de l’ensemble des êtres vivants. L’emprise des sociétés industrielles sur les ressources naturelles épuise le sous-sol et les sols. Les rejets de ces sociétés dans les milieux excèdent la capacité des écosystèmes à se régénérer. Les stocks de poissons sont en diminution, ainsi que la biodiversité en général, les sols fertiles et les nappes aquifères.

    Cette dégradation rapide de l’écosphère se déroule en relation avec la diminution des ressources énergétiques et la dislocation du système financier. Ces trois domaines interconnectés ont atteint leur point de non retour au cours de la première décennie du 21ème siècle.

    Le pic pétrolier de brut conventionnel a été atteint en 2006, selon l’Agence internationale de l’énergie elle-même. Et le remplacement de cette énergie extraordinairement concentrée qu’est le pétrole demeure pour le moment un fantasme, sinon une illusion collective. La réponse ne sera pas technologique. Elle tiendra à l’organisation des sociétés elles-mêmes, au renforcement de leur résilience, au maintien de leur trame de sécurité.

    Le 21ème siècle ressemble ainsi à la sortie d’une parenthèse. L’exubérance énergétique du 20ème siècle est terminée. La majeure partie du pétrole facile à extraire a été brûlée en 200 ans d’ère industrielle. La fête est finie.

    Toutes les dettes accumulées, dette financière, dette énergétique et dette écologique nous reviennent aujourd’hui comme des bombes à retardement qui commencent à exploser. Les conséquences de la croissance exponentielle des économies industrielles avaient été annoncées dès 1972 dans le rapport Halte à la croissance ? : croissance démographique, industrialisation, pollution, production alimentaire et accélération de la dégradation des systèmes naturels.

    Les générations de ce siècle héritent de la dette de la gabegie industrielle. Celles du XXIIème siècle n’en auront pas fini de démanteler nos centrales nucléaires. Les sociétés vont être profondément transformées. Elles doivent se préparer à ce changement en se rendant moins dépendantes des ressources non renouvelables, et en consolidant leurs réseaux de solidarités, au sein de communautés humaines renforcées.

    Au stade actuel, les alertes lancées par les auteurs de Halte à la croissance ? en 1972 se confirment. Le temps des limites est notre temps. L’économie mondiale est entrée depuis 2008 en collision avec ces limites. La croissance voit aujourd’hui ses bienfaits menacés par les nuisances qu’elle engendre. Les coûts marginaux du développement productiviste dépassent désormais les bénéfices escomptés.

    Depuis 200 ans, et plus encore depuis le début du 20ème siècle marqué par les premières découvertes de gisements de pétrole, le formidable foisonnement démographique et technologique, les progrès dans les domaines de la santé, des transports et des communications, résultent de l’accès à une énergie bon marché, abondante et concentrée. Plus l’énergie est disponible, plus elle est rapide à extraire, plus d’autres ressources sont exploitées, dont les produits entraînent à leur tour plus de demande énergétique. La boucle des causes et des effets tourne de plus en plus vite.

    Le point de départ de l’Institut Momentum se fonde sur cette prise de conscience que nous vivons aujourd’hui la fin de la période de la plus grande abondance matérielle jamais connue au cours de l’histoire humaine – une abondance fondée sur des sources temporaires d’énergie concentrée et à bon marché qui a rendu possible tout le reste. A l’heure où les sources les plus nécessaires à cette abondance matérielle entrent dans un déclin inévitable et irréversible, nous abordons une période de contraction économique généralisée.

    La crise globale des systèmes naturels, énergétiques et économiques forme l’étoffe de notre époque singulière.

    Pour y réagir, nous sommes convaincus de la nécessité de contribuer à l’élaboration des transitions vers les sociétés de l’après-pétrole, les sociétés de sobriété.

    Mobiliser un nouvel imaginaire social

    Ces transitions ne se limitent pas à installer des éoliennes et des panneaux solaires, ou à réhabiliter les bâtiments. Développer les sources alternatives d’énergie et l’efficacité énergétique est important, mais cela ne suffira pas à constituer une transition pour deux raisons :

    • Aucune énergie alternative (renouvelable ou autre) n’est en mesure de fournir de l’énergie aussi bon marché et aussi concentrée que les énergies fossiles en temps et en heure, et dans le court délai qui reste.
    • Les infrastructures de transport, d’électricité, les bâtiments et les systèmes alimentaires ont été conçus en rapport avec les caractéristiques du pétrole, du gaz naturel et du charbon, et, en France, du nucléaire. Passer à des énergies différentes supposera de redessiner et reconfigurer la plupart de ces infrastructures.

    En France, le Grenelle de l’environnement n’a pas favorisé un nouvel imaginaire social. Il ne permet pas d’opérer les changements nécessaires, même s’il encourage les énergies renouvelables et la réhabilitation des bâtiments. Le Grenelle n’a pas opté, par exemple, en faveur de la démocratisation et la déconcentration des systèmes énergétiques.

    La transition post-pétrolière, post-nucléaire et post-carbonique s’attache à complètement redessiner et à repenser les infrastructures de la société mais aussi à œuvrer à un nouvel imaginaire social en se projetant dans un futur proche sans pétrole et sans énergies de stock.

    De même que l’économie agraire de 1800 était complètement différente de l’ère des énergies fossiles actuelle, de même l’économie post-fossile et post-fissile de 2050 diffèrera profondément du paysage contemporain.

    Cette différence se verra dans la conception urbaine, dans l’utilisation des terres, dans les systèmes alimentaires, dans la production manufacturière, les réseaux de distribution, les emplois, l’organisation des transports, les soins médicaux, le tourisme et autres. Cette transformation va également requérir de revisiter nos valeurs culturelles et économiques. Comme l’écrit le psychosociologue Harald Welzer, « la seule possibilité qui s’offre à nous, c’est de maintenir notre niveau de civilisation dans le domaine de la culture, de la santé, de la sécurité, de l’égalité, de la démocratie, et de freiner de façon radicale les aberrations du développement, et notamment une utilisation de l’énergie qui obère l’avenir, une mobilité tous azimuts et une culture de la disponibilité chronique »[1].

    Le temps est venu d’établir un régime de production et de répartition de l’énergie équitable et favorable à l’appropriation par les localités et les citoyens. Le temps est venu de solidarités et de démocraties fondées sur le partage et la coopération. Le temps est venu de poser un nouveau cadre pour l’économie afin de l’encastrer dans notre écosystème local et global.

    Le Moment de changer d’ère

    Le vent du changement est là. Le consumérisme connaît ses derniers feux, non pas en raison d’une prise de conscience, mais parce que la crise limite le pouvoir d’achat de chacun. Le moment historique que nous vivons demande un mode de pensée différent, et il ouvre aussi sur de nouvelles opportunités de résoudre des problèmes très pratiques. Par exemple, la réduction des emballages, la relocalisation de l’économie, l’autosuffisance énergétique des bâtiments sont maintenant des questions prises au sérieux, alors que, pendant des décennies, économistes et politiciens se moquaient de ces idées issues des mouvements écologistes et environnementalistes.

    Sans faire de bruit, un mouvement informel composé de citoyens engagés, de communautés, d’entreprises et d’élus a entamé la transition vers le monde post carbone. Ces acteurs précoces travaillent à réduire leur consommation, à produire localement nourriture et énergie, à investir dans l’économie locale, à réhabiliter des savoirs, à préserver les écosystèmes locaux. Pour certains citoyens, cet effort a principalement abouti à planter un jardin, à se rendre en vélo au travail, ou à cesser d’acheter dans les hypermarchés. Leurs motivations sont diverses : freiner le changement climatique, préserver l’environnement, la sécurité alimentaire, le développement économique local. L’essence de ces efforts est cependant la même : tous reconnaissent que le monde change, que la manière habituelle d’agir, fondée sur l’idée que la croissance de la consommation peut et doit continuer indéfiniment, ne fonctionne plus.

    Pris isolément, tous ces efforts sont loin de suffire. Mais une fois rassemblés, ils peuvent orienter la nouvelle société.

    Jusqu’à présent, la plupart de ces efforts ont été exprimés par des individus exceptionnels qui ont vite compris à quelle crise nous sommes confrontés. A mesure que le collapse va se dérouler, de plus en plus d’individus vont devoir subvenir à leur survie. Beaucoup d’entreprises multinationales, dont le chiffre d’affaires repose actuellement sur le prix relativement bas de l’énergie et des ressources naturelles, vont faire faillite, tandis que des entreprises locales et les coopératives vont se développer. Les gouvernements locaux, confrontés à la baisse des ressources fiscales, vont devoir trouver les sources d’énergie leur permettant de maintenir les systèmes de traitement de l’eau, les transports publics et les services d’urgence.

    Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est de clarté, de mise en œuvre, de coopération et de coordination. A partir d’une vision commune et d’une compréhension des défis et des solutions, nous pouvons établir la transition vers un monde équitable, soutenable, le monde d’après qui s’annonce à l’issue de l’ère de l’énergie bon marché.

    Reste que la transition est proposée depuis quatre décennies, sans résultats. A relire le rapport Meadows de 1972, les enjeux pressentis à l’époque sont aujourd’hui révélés. La société est plus réceptive qu’hier, fragilisée dans ses assises par la crise qui s’installe et va se révéler être une récession. Les stratégies de transition doivent aujourd’hui être pensées et proposées comme une alternative centrale et non marginale pour la société. Encore faut-il parvenir à établir des interconnexions entre les myriades d’initiatives et de réflexions qui, ici et là, forment une transition soutenable.

    Quel rôle pour l’Institut Momentum ?

    L’institut Momentum se consacre à répondre au défi de notre époque : comment organiser la transition vers un monde post-croissant, post-fossile et modifié par le climat ? Comment penser et agir les issues de l’Anthropocène ? Quelles sont les sorties de secours ? A quoi ressemblent des sociétés résilientes au temps de la triple crise, énergétique, économique et écologique ?

    L’objet de notre démarche est de constituer une communauté de contributeurs, composée d’experts reconnus ou émergents dans les domaines majeurs de la transition. Les contributeurs de l’Institut Momentum interviennent dans leur domaine d’expertise, en relation avec la pensée de la transition. Ils produisent des diagnostics, des analyses, des scénarios et des propositions originales sur les stratégies de transition et de résilience. L’Institut Momentum est là pour les susciter et les faire connaître aux individus, aux collectivités, aux entreprises et aux gouvernements. L’ensemble des contributeurs publiera un Annuel du Momentum, couvrant chaque thème principal et les initiatives les plus récentes pour répondre à la crise, dans un esprit cohérent voire holistique.

    Nous faisons une veille sur les thèmes tels que : restauration des écosystèmes, systèmes alimentaires, utilisation des terres, permaculture rurale et urbaine, énergie et autonomies énergétiques, économie coopérative, métiers de la résilience, solidarités pratiques, résolution de la dissonance cognitive, nouvelles formes de la démocratie.

    Nous avons aussi le souci de donner de la visibilité aux solutions émergentes, déjà mises en œuvre par les villes en transition, les coopératives de l’énergie, les Amaps, les entreprises d’insertion, les collectivités dotées d’éco-quartiers.

    La Revue durable est notre principal partenaire éditorial, en raison de la compatibilité évidente la vision de LRD, inlassablement dédiée depuis dix ans à la recherche de pistes originales et de foyers de création de résilience, et les thématiques portées par l’Institut Momentum. Nous sommes aussi en relation avec des publications tels que Silence, ou des revues telles qu’Entropia, avec le mouvement de la transition, avec l’Université populaire de permaculture et avec d’autres lieux de pensée tels que le Post Carbon Institute californien, la New Economics Foundation britannique, et, en France, avec l’association et l’institut Negawatt.

    Appel

    Tandis que les mauvaises nouvelles affluent de la centrale nucléaire de Fukushima, des scientifiques du climat, des géologues du pétrole et des économistes, la conscience se répand que les décisions que nous prenons aujourd’hui détermineront le visage du monde pour plusieurs générations voire plusieurs siècles. Ce moment historique de transition est une opportunité. Nous savons ce qui va arriver si les choses suivent leur cours.

    Mais si nous parvenons à les diffuser, les initiatives et les contributions pour imaginer et créer le monde d’après pétrole se répandront globalement et localement. Elles deviendront majoritaires, et les efforts que nous déployons aujourd’hui seront demain des lieux communs qui feront que nos efforts ne seront plus nécessaires. Entre temps, nous avons une chance, et c’est peut-être la dernière, de nous écarter du précipice. Un défi, un moment singulier, une fenêtre d’opportunité : le Momentum. Rejoignez-nous.

    www.institutmomentum.org


    [1] Le Monde, 26 mars 2011.

  • Collapsologie: Pablo Servigne

     

    "Dans les années 1960, pour chaque baril consommé, l'industrie pétrolière en découvrait six. Aujourd'hui, malgré une technologie de plus en plus performante, le monde consomme sept barils pour chaque baril découvert..."

     

     

     

    Comment tout peut s'effondrer : Petit manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes

     

    INFOSCRITIQUES (5)CITATIONS (9)

     

     

    Comment tout peut s'effondrer : Petit manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes par Servigne
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    ISBN : 2021223310 
    Éditeur : 
    SEUIL (09/04/2015)


    Note moyenne : 4.21/5 (sur 34 notes)

    Résumé :

    Résumé :

    Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d'éviter un tel scénario ?Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre?Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition, d'agroécologie et des mécanismes de l'entraide, il est l'auteur de Nourrir l'Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.

     

     

    CRITIQUES, ANALYSES & AVIS (5)AJOUTER UNE CRITIQUE

    Mimimelie
    Mimimelie30 décembre 2016

    ★★★★★

    ★★★★★

     

    Inutile de se cacher derrière son petit doigt, nous allons à la catastrophe, droit dans le mur et l'effondrement prochain de nos sociétés est désormais une certitude. Tel est le message des auteurs de cet ouvrage qui le moins que l'on puisse dire fait froid dans le dos.
    Les deux premières parties qui constituent en quelque sorte l'état des lieux, est très abondamment documentée d'analyses scientifiques, avec profusion de chiffres, schémas, graphiques… propres à nous convaincre que les auteurs ont fouillé leur sujet dans les moindres détails, mais peuvent aussi laisser perplexe lorsque, n'étant pas familiarisé avec ces sujets on n'a aucun moyen de les contredire. Cela m'a semblé un peu pesant à la lecture, sachant bien que je n'en retiendrai pas le dixième sauf à potasser le sujet pendant des semaines… et puis cette profusion gêne aussi il me semble pour l'incarnation du sujet, mais c'est très intéressant et puis, comment faire autrement ? 
    Quoi qu'il en soit, on n'en ressort pas sans pousser un « Oh la vache ! »
    Après donc tous ces arguments qui mènent à la conclusion que la croissance physique va inévitablement s'arrêter et que nous sommes dans un système de plus en plus complexe (interconnecté à la mondialisation) où la moindre petite perturbation peut faire basculer tout le système et donc nous confronter à un effondrement systémique global, les auteurs nous invitent en troisième partie à mieux comprendre ce qui arrive, comment en parler, et surtout comment le vivre, ce qu'ils ont défini sous le terme de collapsologie (du latin collapsus, « qui est tombé en un seul bloc »). 
    Cet ouvrage n'est certes pas le plus réconfortant à lire pour terminer l'année, mais je me consolerai en songeant que ce peut être pire si c'est en la commençant. Quoi qu'il en soit, il nous montre à quel point nos sociétés sont fragiles et fallacieuse notre croyance en la toute-puissance humaine, et qu'en tout état de cause, nous ne sommes pas toujours en mesure d'imaginer les conséquences de ce tout que nous faisons.
    Il faut signaler aussi l'excellente postface d'
    Yves Cochet (ancien ministre de l'Environnement, président de l'Institut Momentum) qui considère qu'il s'agit là du plus important des sujets qui soit (« Y a-t-il matière plus importante que celle traitée dans ce livre ? Non. Y a-t-il matière plus négligée que celle-ci ? Non plus. »), et décortique nos comportements face à cette perspective d'effondrement, notamment en analysant avec une grande finesse les conditions qui pourraient déterminer nos attitudes face à un effondrement « Chacun étant placé dans la même situation que les autres, l'effondrement sera réduit non pas en fonction de la volonté de tous, mais de leurs représentations croisées, c'est-à-dire en fonction des anticipations que chacun effectuera sur la capacité effective de ceux qui l'entourent à changer leurs vies. »

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    estellebd
    estellebd30 septembre 2015

    ★★★★★

    ★★★★★

     

    Voici un livre qui présente une théorie de l'effondrement de notre société en s'appuyant sur des données scientifiques et une réflexion sociologique.
    On ne peut pas dire que ce soit une lecture divertissante... Cependant, c'est une lecture intéressante et qui a le grand mérite (si toutefois elle est lue par un gand nombre) d'alerter et d'inquiéter au point que certains pourraient modifier quelques uns de leurs choix ou comportements.
    En effet, l'ouvrage fait prendre conscience (assez violemment peut-être) de l'urgence qu'il y a à protéger notre planète, son écosystème. Son intérêt réside, nous semble-t-il dans sa démonstration des conséquences économiques, politiques et sociales de l'effondrement. 
    Lien : 
    HTTP://IXELCOCCINELLE.EKLABL..

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    Juchelle
    Juchelle30 décembre 2015

    ★★★★★

    ★★★★★

     

    c'est un livre qui tente d'exposer lucidement les faits, de poser des questions pertinentes, et de rassembler une boite à outils qui permette d'appréhender le sujet autrement que par les films catastrophe hollywoodiens, le calendrier maya ou la "techno-béatitude"

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    dupuisjluc
    dupuisjluc03 mai 2016

    ★★★★★

    ★★★★★

     

    Collapsologie, un terme qui désigne la capacité d'un système à s'effondrer et le système de notre civilisation industrielle actuelle est justement au bord de se collapser… Voilà la théorie qui est développée dans ce livre, bien écrit, bien documenté et bien étayé. On se rend vite compte que de la théorie à la pratique il n'y a qu'un pas et qu'il est pour bientôt, de notre vivant ou alors juste après…
    Si la première partie montrant les mécanismes attestant de l'imminence de la catastrophe est bien faite, je suis resté sur ma faim dans la partie traitant des conséquences et surtout des solutions possibles à cette problématique. Je sors un peu effrayé et désorienté de cette lecture… Et maintenant je continue comment ? Voilà la question qui me reste et je n'ai pas de réponse pour le moment. Ce livre aura au moins eu le mérite de me faire réfléchir au problème quelques instants !

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    Altutaravu
    Altutaravu31 mai 2016

    ★★★★★

    ★★★★★

     

    Je suis intéressé par cette question et en tant que scientifique, j'apprécie grandement cet ouvrage : une bible, littéralement.

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    CITATIONS & EXTRAITS (9) Voir plusAJOUTER UNE CITATION

    Mimimelie Mimimelie29 décembre 2016

    Plusieurs centaines de milliers de boulons, d’écrous et de rivets de tailles différentes, des dizaines de milliers de pièces métalliques pour les moteurs et la carrosserie, des pièces en caoutchouc, en plastique, en fibre de carbone, des polymères thermodurcissables, des tissus, du verre, des microprocesseurs... Au total, six millions de pièces sont nécessaires pour construire un Boeing 747.
    Pour assembler ses avions, Boeing fait appel à près de 6 500 fournisseurs basés dans plus de 100 pays et effectue environ 360 000 transactions commerciales chaque mois. Telle est l’incroyable complexité de notre monde moderne.

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    Mimimelie Mimimelie29 décembre 2016

    L’histoire du carbone et de son complexe techno industriel est probablement le plus grand verrouillage de l’histoire. « Les “conditions initiales”, l’abondance de charbon ou de pétrole, mais aussi des décisions politiques encourageant une source d’énergie plutôt qu’une autre [ont déterminé] les trajectoires technologiques sur une très longue durée. » Aujourd’hui, si on retire le pétrole, le gaz et le charbon, il ne reste plus grand-chose de notre civilisation thermo-industrielle. Presque tout ce que nous connaissons en dépend : les transports, la nourriture, les vêtements, le chauffage, etc. La puissance économique et politique des majors du pétrole et du gaz est devenue démesurée, à tel point que 90 entreprises mondiales ont été à elles seules responsables de l’émission de 63 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre depuis 1751. 
    Pire, les partisans de la transition énergétique (vers
    les renouvelables) ont besoin de cette puissance thermique pour construire un système énergétique alternatif. Le paradoxe est alors plutôt cocasse : pour espérer survivre, notre civilisation doit lutter contre les sources de sa puissance et de sa stabilité, c’est-à-dire se tirer une balle dans le pied ! Quand la survie de la civilisation dépend totalement d’un système technique dominant, c’est le verrouillage ultime.

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    LSH LSH04 septembre 2015

    Certes, la possibilité d'un effondrement ferme des avenirs qui nous sont chers, et c'est violent, mais il en ouvre une infinité d'autres, dont certains étonnamment rieurs. Tout l'enjeu est donc d'apprivoiser ces nouveaux avenirs, et de les rendre vivables.

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    Mimimelie Mimimelie27 décembre 2016

    Dans l’univers d’un élevage de dindes, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes : l’éleveur vient tous les jours donner des grains et il fait toujours chaud. Les dindes vivent dans un monde de croissance et d’abondance... jusqu’à la veille de Noël ! S’il y avait une dinde statisticienne spécialiste de la gestion des risques, le 23 décembre, elle dirait à ses congénères qu’il n’y a aucun souci à se faire pour l’avenir...

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    LSH LSH04 septembre 2015

    (...) l'utopie a changé de camp : est aujourd'hui utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant.

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    VIDEOS DE PABLO SERVIGNE (3) Voir plusAJOUTER UNE VIDÉO

    Vidéo de Pablo Servigne

    Est-il trop tard pour sauver le climat (et notre civilisation avec) ? Conférencier : Pablo Servigne, chercheur et co-auteur de "Comment tout peut s'effondrer. Petit manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes" Discutant : Yves Cochet, ancien député européen EELV

  • Enfance et écrans.

    L'immense nocivité des écrans sur le développement des jeunes enfants

    • Par lefigaro.fr
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    • Publié 
    L'immense nocivité des écrans sur le développement des jeunes enfants

     

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    FIGAROVOX/TRIBUNE - Les parents et enseignants sont confrontés à un nouveau défi de santé publique : l'utilisation massive et déréglée des écrans de toute sorte, qui représente un grave danger pour les jeunes enfants.


    Nathalie Vicarini, fondatrice-présidente de «Ensemble pour l'Éducation de la Petite Enfance», association d'Intérêt Général.

    Caroline Fel, maire-adjointe à Angers en charge de l'enfance et de la famille.

    Anne-Lise Ducanda, médecin de PMI dans l'Essonne, membre du collectif AS2E (Alerte Surexposition Enfants Ecrans).

    Madeline da Silva, maire-adjointe aux Lilas en charge de la petite enfance.


    L'éducation est la clé de la réussite individuelle, mais aussi de celle d'un pays tout entier.

    La démocratie, et particulièrement le modèle français, repose sur un principe, celui d'une éducation qui permette à chacun, quelle que soit sa place dans la société, de ne dépendre de personne pour former son jugement et, partant, d'être un citoyen libre.

    Tout ce qui vient remettre en cause l'éducation remet donc en cause les fondements même de notre modèle démocratique.

    La France, où les enfants de moins de 6 ans représentent 7% de la population, soit près de 5 millions d'enfants, est confrontée aujourd'hui à un défi majeur en termes d'éducation, donc de citoyenneté. La capacité des responsables politiques à s'en saisir de manière urgente et à y répondre de manière efficace sera déterminante pour les décennies à venir.

    Ce défi, c'est notre capacité collective à réguler l'utilisation des écrans par les très jeunes enfants, notamment les moins de 3 ans, en nous appuyant sur les parents pour y parvenir.

    En effet, depuis plusieurs années maintenant, les indicateurs passent au rouge les uns après les autres: augmentation du nombre d'enfants présentant, très jeunes, des troubles du comportement et/ou de la communication, augmentation très forte du nombre d'enfants présentant, corrélativement, des difficultés de concentration et d'apprentissage.

    Le phénomène est aussi visible dans les crèches que dans les écoles et lors des activités périscolaires. Le nombre de demandes pour inscrire les enfants en difficultés dans les dispositifs de soutien associant les familles, type PRE (Programme de Réussite Éducative), n'augmente pas: il explose.

    Une génération d'enfants tout entière est en train d'être sacrifiée, laminée par une utilisation massive et anarchique des écrans de toutes sortes, et une génération de parents est désemparée devant ce phénomène, encore trop peu décrit et pour lequel les réponses, pourtant simples, manquent.

    En effet, si les écrans ont des effets nocifs importants sur le développement cérébral, leurs effets, pour les enfants n'ayant aucun problème particulier d'apprentissage par ailleurs, disparaissent dans des délais assez courts, de l'ordre de quelques semaines, dès lors que les écrans sont supprimés et que l'enfant peut reprendre le cours normal de son développement, en jouant, en parlant avec les autres enfants et avec les adultes et en découvrant le monde qui l'entoure.

    Si la simplicité de la réponse paraît déconcertante, c'est pourtant le plus grand défi de notre pays, comme de tous les pays développés, pour les 10 ans qui viennent.

    Un défi en termes de santé publique, car les coûts associés au développement de ces troubles du comportement, qui peuvent ressembler à l'autisme, sont considérables (AVS à l'école, allocation enfant handicapé, services dédiés...)

    Un défi de société, car les enfants qui n'auront pas pu terminer leur développement cérébral, empêchés par les écrans, verront leur capacité à recevoir une éducation, et donc à devenir pleinement citoyens, remise en cause.

    Des observations sur le terrain prouvent qu'à 4 ans déjà, un enfant issu d'une famille d'un milieu moins favorisé a entendu 30 millions de mots de moins qu'un enfant issu d'une famille d'un milieu favorisé, ce qui entraîne des écarts importants puisqu'environ 500 mots parlés séparent déjà ces enfants à l'âge de 3 ans. Savoir exprimer ses émotions, ses besoins, c'est, dès le plus jeune âge s'inscrire dans la société comme futur citoyen, dans l'échange avec l'autre, prémisses à l'inclusion et à la réussite éducative et scolaire. Cet écart est encore renforcé par la présence des écrans dans la famille.

    Un défi de civilisation, enfin, car si la révolution numérique, qui est largement entrée dans nos sociétés modernes, est un progrès pour les adultes que nous sommes, si elle simplifie et booste l'activité économique, elle représente un danger pour nos enfants si nous ne l'accompagnons pas de mesures très fortes.

    La responsabilité politique est immense dans ce domaine.

    C'est pourquoi il est indispensable que soient mis en œuvre, dès maintenant:

    - Tout d'abord des études précises sur le taux de prévalence de ces troubles et leur augmentation exacte ces 10 dernières années, en s'appuyant sur l'expertise des médecins, des orthophonistes et des psychologues, notamment de PMI et réseau de médecins de ville, pour objectiver scientifiquement des constats partagés.

    - Ensuite, la tenue, dès la rentrée, d'États Généraux des Familles, afin de mettre autour de la table l'ensemble des acteurs concernés, aujourd'hui éparpillés dans 4 ministères différents, et les parents, afin de déterminer les axes d'une politique familiale innovante, qui prenne en compte à la fois la réalité de la vie quotidienne des familles et ses évolutions, et les enjeux nouveaux, liés aux nouvelles technologies, évoqués dans ce texte.

    - Enfin, un service public de soutien aux parents, en complément de l'école, qui permettra à l'Éducation Nationale de retrouver son rôle premier, celui de transmettre des savoirs, sans être saturée comme c'est aujourd'hui le cas, par les problèmes éducatifs et de comportement. Pour cela, il faudra s'autoriser des expérimentations, notamment en accompagnant les parents au quotidien dans le rapport aux écrans et en encadrant précisément leur usage dans les lieux dédiés à l'accueil des jeunes enfants et à l'éducation.

    En conclusion, rappelons-nous simplement ces mots d'Abraham Lincoln: «Vous trouvez que l'éducation coûte cher? Essayez l'ignorance.», et réfléchissons bien à nos priorités.

  • Épuisement des ressources naturelles

    L’ÉPUISEMENT DES RESSOURCES NATURELLES

     

    Le grand calendrier de l’épuisement des ressources naturelles, avec un zoom matière par matière. D’ici la fin du XXIe siècle, on peut attendre la fin du pétrole, platine, gaz, hafnium, or, sable…

    Rédigé par Jean-Marie, le 12 Jan 2011, à 16 h 16 min

    L'épuisement des ressources naturelles

     

    Avec l’explosion démographique et l’émergence de nouveaux géants économiques, l’impact de l’humanité sur l’environnement augmente régulièrement. À tel point qu’on entrevoit l’épuisement de certaines ressources naturelles, renouvelables et non renouvelables.

    Lesquelles ? Quand ? Petite visite des ressources de notre bonne vieille planète. Une série d’articles qui va nous mener jusqu’en 2350… bon voyage !

    Des ressources naturelles en voie de disparition annoncée

    Quelles ressources sont menacées par la pression humaine ?

    7 milliards d’habitants consomment la planète

    temps-horloges-montres-fin-des-ressources-00-banLa démographie est implacable : plus nous sommes, plus la pression que nous mettons sur nos ressources naturelles augmente.

     

    Croissance de la population mondiale (naissances - décès)

    Chaque jour, on compte 227.000 nouvelles personnes de plus dans le monde, soit 2,6 personnes par seconde (compteur)... autrement dit, la population mondiale s’accroît chaque année de près de 83 millions d’habitants grâce à un nombre de naissances supérieures à celui des décès.

    Depuis le 1er janvier

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    Depuis que vous êtes connecté

    67

    Cette statistique, et bien d’autres, vous est offerte par le Planetoscope


    On prévoit 9 milliards d’habitants d’ici 2050 et déjà, en 2008, le rapport Planète vivante WWF indiquait que l’empreinte écologique de l’humanité sur la planète a plus que doublé au cours des 45 dernières années en raison de la croissance démographique et de la hausse de la consommation individuelle.

     

    Une démographie dynamique

    Si l’on prend pour référence l’année 1963, la production industrielle mondiale affiche une croissance clairement exponentielle, malgré certaines fluctuations dues aux chocs pétroliers et à des crises financières.

    démographie galopante

    Le taux de croissance au cours des 25 dernières années a été en moyenne de 2,9 % par an (il a doublé en 25 ans). Le taux de croissance par habitant a, en revanche, été plus lent à cause de l’accroissement démographique : seulement 1,3 % par an (il a doublé en 55 ans)(4).

    L’empreinte écologique de l’humanité explose

    La planète n’arrive tout simplement plus à suivre …. et à satisfaire la croissance de nos besoins matériels.

    empreinte-ecologique-1961-2050

    Lire la suite : L’épuisement des ressources du sol

    Épuisement des ressources naturelles : les sols

    L’extension des zones d’habitation, l’artificialisation rapide des sols et des surfaces agricoles due à l’urbanisation menace tout d’abord la biodiversité, c’est-à-dire les ressources végétales (déforestation) et les espèces animales (disparition d’espèces).

    35 millions de km2, soit le 1/4 des terres émergées sont soumis à un phénomène de dégradation. Lors de la dernière mesure, en 1991, ce taux n’était que de 15 %.

    desert-sol-sec-epuisement-ressourcesDésertification

    On estime qu’un tiers environ de la superficie des terres émergées du globe, soit environ 4 milliards d’hectares sont menacés de désertification dont 600 millions d’hectares sont en voie de désertification dans le monde.

    • Près de 5 milliards d’hectares de terres sont fortement dégradés, ce qui correspond à 70 % des zones sèches de la Terre, d’après l’Unesco…
    • Au total, c’est l’équivalent de la surface agricole des États-Unis qui aurait été perdu(2), en 20 ans environ.

    Près de 27 000 km2 perdus chaque année… du fait d’une mauvaise gestion des sols.

    24 milliards de tonnes de sols fertiles disparaissent chaque année.

    41 % des terres de la planète sont constitués de zones arides ou semi-arides

    desert-epuisement-sols-ressourcesL’épuisement des végétaux

    Croissance démographique aidant, l’humanité n’a jamais autant mis à contribution la nature : quand 1 tonne de végétaux pousse, l’homme en utilise 250 kg.

    Un niveau record. Le pire taux de « prélèvement végétal » se passe en Inde (96,6 %), en Chine (89,7 %) et Europe occidentale (86,1 %)

    disponibilité des produits alimentaires

    empreinte-ecologique-biocapaciteLa production alimentaire face à la démographie

    On semble atteindre un pic de production alimentaire dans le monde. Selon la FAO, pour pouvoir accroître la production agricole mondiale de 70 %, pour nourrir tout le monde d’ici 2050, il faudra augmenter les surfaces de terres arables de plus de 100 millions d’hectares.

    démographie et ressources naturelles« La population mondiale augmente de façon exponentielle depuis le début de la révolution industrielle.

    Notez la forme de la courbe et le changement qui s’accentue avec le temps : ils sont caractéristiques d’une croissance exponentielle. Cet accroissement démographique est cependant en train de ralentir ; la courbe devient donc moins verticale, mais c’est à peine visible. En 2001, le taux d’accroissement démographique mondial était de 1,3 % par an, ce qui signifie que la population double en 55 ans »(3).

    L’abattage des animaux pour fournir de la viande représente plus de 1090 animaux par seconde soit 60 milliards d’animaux tués chaque année représentant 280 millions de tonnes (vs. 44 millons en 1950) selon la FAO.

    Lire la suite : L’eau future ressource rare ?

    L’eau, future ressource rare ?

    Depuis le début du XXe siècle, la consommation d’eau douce a été multipliée par sept sur la planète.

    • Au cours des trente dernières années, les quantités d’eau disponibles sont passées d’une moyenne de 12 900 m3 à 6800 m3 par habitant et par an.
    • La consommation d’eau sur la planète atteint 4 milliards de m3, ce qui supérieur aux capacités de renouvellement des réserves. Au rythme de croissance actuel, cette consommation atteindrait 4,7 milliards de m3 par an d’ici 2020.
    • L’eau non potable est la première cause de mortalité dans le monde, et tue 10 fois plus que les guerres.

    L’eau, renouvelable mais vulnérable

    eau-epuisement-ressources

    • L’agriculture est avide d’eau, prélevant à elle seule environ 70 % de l’eau douce de la planète. De leur côté, les industriels consomment 20 % de l’eau douce de la planète et nous, les particuliers, 10 %.

    Au global, les réserves d’eau par habitant et par an sont de 6.600 m3 en 2010, et les prévisions indiquent qu’en 2025 elles seront de 4.800 m3.

    • Inquiétant car elles étaient de 15.000 m3/an/hab en 1995. Le risque de pénurie existe quand ces réserves atteignent 1.700 m3/an/hab.

    La croissance de la population mondiale augmente les besoins en eau de 64 milliards de mètres cubes chaque année, soit plus de 2 millions de litres chaque seconde… en plus !

    Entre 1991 et 2000, les sécheresses ont entraîné la mort de plus de 280.000 personnes ; elles représentent 11 % de l’ensemble des catastrophes naturelles liées à l’eau. 

    Lire la suite : La fin des ressources minières ?

    Il n’y a pas que les sols ou l’eau qui se raréfient sous la pression démographique de l’humanité. Les ressources minières sont elles aussi en ligne de mire car elles n’ont jamais été autant consommées.

    Merci à la mondialisation et à l’enrichissement des pays anciennement « en voie de développement ».

    La fin des ressources minières, c’est maintenant

    Contrairement à la flore, à l’eau, aux sols, à l’air, qui sont des ressources naturelles renouvelables, certaines ressources, une fois épuisées, le restent à jamais. C’est le cas des minéraux.

    Les ressources non renouvelables

    Ce sont principalement des matières premières minérales et les combustibles fossiles (pétrole, charbon), qui se trouvent dans des gisements issus de l’histoire géologique de la Terre et correspondant à un stock exploitable et épuisable.

    fin-ressources-minièresLes ressources renouvelables se détériorent

    Ces ressources se consomment sans s’épuiser car elles peuvent se régénérer en permanence. il s’agit notamment de l’air, de l’eau, des sols (terres cultivables) ou encore des ressources biologiques (flore, faune – forêts, pâturages, pêcheries maritimes, biodiversité animale et végétale). Pour autant, on peut les polluer et les endommager gravement, les rendre inutilisables.

    L’explosion de la production et de la consommation de ressources

    L'explosion de la production et de la consommation de ressourcesSource : Les limites à la croissance(dans un monde fini)s ur le rapport Meadows

    La fin des métaux, c’est déjà commencé

    Puisqu’on connait le stock de ressources naturelles à notre disposition ainsi que leur vitesse d’exploitation, on peut facilement en déduire la date d’épuisement théorique.

    L’économie moderne et l’économie verte dépendent des métaux rares

    À la base de notre économie moderne, des industries informatique, automobile, électronique, pétrochimique, etc, il y a les gisements métalliques et énergétiques

    • Il faut savoir qu’ils auront pour l’essentiel été consommés d’ici 2025, date de la fin de l’or, de l’indium et du zinc !

    D’ici 2158, date de la fin du charbon, bien des matières premières auront disparues. Or d’elles dépendent la fabrication de nombre de produits écologiques comme les panneaux solaires entre autre.

    Comment estimer les ressources disponibles

    On considère 3 niveaux de ressources, 3 niveaux de réserves, “les 3P” :

    • Réserves prouvées (avérées) ;
    • Réserves probables (certitude de l’existence de la réserve mais incertitude quant à son étendue) ;
    • Réserves possibles (incertitude quant à l’existence de la ressource et pas encore de moyen technique pour vérifier l’hypothèse).

    L’épuisement des ressources minières ne signifie pas pour autant la disparition des minerais, qu’on trouverait en quantités diffuses sur la planète, mais que leur exploitation à l’échelle industrielle n’est plus possible. Les estimations varient d’ailleurs au fil du temps en fonction des découvertes et des réévaluations des réserves, comme le montre l’exemple du zinc (voir ci-dessous) ou du pétrole.

    • Un métal est déjà épuisé depuis 1980 !
      Savez-vous lequel ?  Non ?

    Lire la suite : Le calendrier de disparition des minerais entre 2012 et 2087

    Parmi les ressources naturelles les plus menacées d’épuisement, il y a les ressources minérales. L’exploitation minière connaît un âge d’or dans le monde entier grâce à la forte croissance économiques des nouveaux géants que sont le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et bien sûr la Chine.

    fin des ressources naturelles épuisement terre argent métaux rares

    Le calendrier de disparition des minerais

    Un minéral a déjà disparu : il s’agit de la cryolithe, qu’aujourd’hui on doit élaborer artificiellement faute de gisement encore exploitable. Faisons un tour d’horizon des fins d’exploitation annoncées :

    1980 : la fin de la cryolithe

    La cryolithe est composée de fluorure double de sodium et d’aluminium, de formule NaAlF également noté 3NaF, AlF. La cryolithe est principalement utilisée pour la production d’aluminium et dans l’industrie des céramiques. La cryolithe a été découverte sur la cote ouest du Groenland. C’est un minéral rare arrivé au bout de ses réserves ; aussi, pour faire face aux besoins de l’industrie, la cryolithe est désormais produite artificiellement. La dernière mine de cryolithe en activité, située au Groenland, a fermé dans les années 80.

    Le terbium en danger critique de disparition

    Le terbium est un élément chimique, de symbole Tb et de numéro atomique 65. Activateur des phosphores verts pour tubes cathodiques sous forme d’oxyde Tb2O3, le terbium est utilisé dans les lampes à basse consommation dont les ventes vont exploser puisqu’elles deviennent obligatoires dans différents pays. Il n’y aurait pas d’ampoules à basse consommation sans terbium car le terbium permet de réduire de 80 % la consommation d’électricité. Une terre rare qui valait déjà la bagatelle de 40 dollars le gramme en 2015. Une publication du Centre national de la recherche scientifique français avait même prévu son épuisement pour 2012.

    2018 : la fin du hafnium

    Les gisements  de hafnium exploitables à un coût acceptable, seront épuisés en 2018. Le hafnium est utilisé pour les processeurs, comme isolant remplaçant le dioxyde de silicium SiO2. Le hafnium qui absorbe les neutrons 600 fois mieux que le zirconium est utilisé dans les centrales nucléaires et les sous-marins nucléaires.

    Le hafnium a une résistance exceptionnelle à la corrosion, il possède également un grand pouvoir d’absorption des neutrons rapides. Le hafnium sert à contrôler la recristallisation des filaments de tungstène mais son application principale est comme barre de contrôle de réactivité dans les réacteurs nucléaires du fait de sa capacité à absorber les neutrons. En 2008, Intel affirme avoir réduit de 40 % la consommation électrique de ses puces en un an grâce à l’hafnium

    A lire aussi : 

  • Bushcraft et preppers.

    « La majorité de nos lecteurs sont des personnes qui s'interrogent sur l'avenir et qui n'ont pas spécialement confiance dans les solutions que nous propose le système actuel. Le lecteur de Survival n'est pas un excité paranoïaque, mais quelqu'un de prévoyant qui a peur que l'État ne puisse pas le protéger en toutes circonstances », décrit Berrafato.

     

    SURVIVALISME

    Photo : Franck Morin

    Dans le cerveau des survivalistes français

    Jul 19 2017, 9:41am

    Avec les preppers qui prônent l’autonomie et le retour à la nature – et ceux qui en ont carrément fait un business.

    « On n'a rien à voir avec les survivalistes américains qui se font construire des bunkers », clarifie un utilisateur anonyme qui se revendique preppers sur le forum France Survivalistes. Un autre décrit sa grand-mère comme un modèle à suivre. « Elle n'achetait rien de tout préparé, elle a tué et cuisiné des poules, des lapins et des cochons toute sa vie […] Maintenant, on achète du poulet pourri plastifié et les enfants n'imaginent même pas qu'un piaf puisse se manger ». Comme leur nom le suggère, les preppers se préparent aux crises du quotidien. Ils ne craignent pas une guerre apocalyptique ou l'arrivée imminente de zombies en quête de chair fraîche, et vous ne trouverez pas d'AK-47 accrochés au mur ou de masques à gaz chez eux. 

    Cette communauté bien connue se regroupe sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook pour échanger des astuces ou se rencontrer. Les preppers se retrouvent sur des forums de survivalistes français regroupant des milliers de membres ou sur des groupes réservés à leur branche. De la 
    Lorraine à la Guyaneen passant par l'Essonne, de nombreux survivalistes français se réunissent selon leur lieu d'habitation. Si cette mouvance est née dans les années 1990 au Canada, elle s'est très rapidement exportée en France. À rebours de leurs homologues américains, les preppers français prônent le plus souvent l'autosuffisance et la vie en parfaite harmonie avec la nature. 

    Dans cette branche du survivalisme, les gens cherchent simplement à vivre et s'adapter à chaque situation qui perturbe son quotidien. Ils espèrent être prêts en se reprochant de la nature et des méthodes de nos aïeux. Bertrand Vidal, sociologue de l'imaginaire, s'est spécialisé dans le survivalisme. « Il y a une forme de nostalgie fondée sur l'idée que c'était mieux avant », nous a-t-il expliqué. Les preppers français s'inspirent de différentes solutions – comme la décroissance ou la permaculture – pour faire face à une société consumériste qui ne pourrait rien pour eux en cas de crise. 

    Julien lors d'un entraînement en forêt. Photo publiée avec son aimable autorisation

    À Orléans, Julien, 43 ans, en a fait son mode de vie. Sa queue-de-cheval et son bouc lui donnent des faux airs de hippie. Animateur nature depuis 20 ans, son métier colle parfaitement à son image décontractée. Il fait découvrir les milieux naturels aux enfants, et souhaite même monter une petite entreprise « pour apprendre aux personnes à mieux se préparer en cas de crise. Ils apprennent à se débrouiller sans électricité, à vivre dans la forêt avec le minimum d'outils ». Depuis une dizaine d'années, Julien se considère comme un prepper. C'est au Québec qu'il a découvert cette philosophie. D'abord en passant par le survivalisme avec des stages de survie, il a ensuite bifurqué vers le Bushcraft – à savoir le réapprentissage d'une vie avec la nature. Julien préfère passer le plus de temps possible dans la nature, généralement en forêt, pour se familiariser avec ce genre d'environnement. « L'Homme moderne s'est séparé de la nature et est devenu tellement anthropocentrique qu'il a voulu modifier son environnement. Je cherche à redevenir autonome, ce qui m'empêche d'avoir peur même s'il y a une instabilité grandissante dans le monde » assure-t-il.

    Pour se préparer à une éventuelle crise économique, Julien revoit sa manière de consommer. « J'ai quinze poules, deux canards, un potager et une réserve d'eau de pluie de 5 000 litres ». À terme, son rêve est d'avoir une maison parfaitement autonome, sans le moindre objet électronique. « Je ne veux pas être esclave de notre système et des technologies, et me retrouver désespéré si je perds mon portable », insiste-t-il. Il apprend à se passer de Google Maps, et autres applications qui visent à simplifier notre quotidien. Régulièrement, il passe des journées et des nuits en forêt pour mettre en pratique son apprentissage. Il chasse, allume son feu et se crée un abri pour dormir à l'aide de branches en bois ou de bâches en plastique. 

    Comme Julien, Nicolas aimerait que son fils suive sa voie dans le milieu du survivalisme. Âgé de 31 ans, ce chef d'entreprise très méfiant oscille entre la capitale et ses entrepôts dans le sud de la France. Il ne croit pas en la fin du monde – ou du moins « si ça arrive, on ne pourra pas l'éviter », selon ses termes. Nicolas aime se parer à toutes les difficultés du quotidien. « Chez les preppers, il faut savoir anticiper le lendemain. Lorsque j'ai vécu un divorce, ça m'a aidé à remonter la pente ».

    Prepper depuis dix ans, l'élément déclencheur a été la naissance de son fils. « Je ne veux pas dépendre de qui que ce soit pour nourrir mon enfant. » Il est devenu autonome en nourriture pour huit mois. Dans sa cave s'entassent des bocaux de toutes sortes : pâtes, riz, haricots, pois chiches et autres aliments à longue conservation. Grâce à son métier, il a accès aux ventes de produits en gros et à l'alimentation sous vide. Nicolas possède également une réserve d'eau pour un mois et un appareil pour filtrer les liquides, y compris l'urine. Très lucide, il tient à redorer l'image des survivalistes. « On est tous différents mais on se retrouve sur un point : le côté un peu angoissé ». Au quotidien, il s'entretient mentalement mais aussi physiquement. Depuis plusieurs années, Nicolas pratique le Krav Maga, un art martial d'autodéfense israélien. L'homme d'affaires craint le lendemain et veut s'y préparer. La crue centennale à Paris l'interpelle, et il sait déjà où il ira lorsqu'elle arrivera : dans une maison secrète, quelque part en province.

    Un prepper lors d'une séance d'entraînement. Photo : Franck Morin


    Certains ont flairé le business autour de ce mode de vie. Le groupe Facebook Survivalisme en France compte par exemple près de 9 000 membres. Des potentiels lecteurs pour Laurent Berrafato, rédacteur en chef du magazineSurvival ou « le guide de survie en milieu hostile ». Dans ses unes, on retrouve des titres plus ou moins inquiétants : « Maîtriser la nature » avec sa liste indispensable d'accessoires pour vivre dans la nature, « Protéger sa famille » et les attitudes à adopter face aux dangers nucléaire ou terroriste, ou encore «Êtes-vous prêts ? » qui comprend un guide pour commencer son stockage alimentaire. Au fil des pages, le lecteur apprend à trouver une source d'eau, à s'équiper ou à faire BAD (Base Autonome Durable). Face à une forte demande, ce trimestriel né en février 2016 s'est vite transformé en bimestriel. 

    Aujourd'hui, le magazine est tiré à plus de 30 000 exemplaires, à 7,50 euros l'unité. « La majorité de nos lecteurs sont des personnes qui s'interrogent sur l'avenir et qui n'ont pas spécialement confiance dans les solutions que nous propose le système actuel. Le lecteur de Survival n'est pas un excité paranoïaque, mais quelqu'un de prévoyant qui a peur que l'État ne puisse pas le protéger en toutes circonstances », décrit Berrafato. À son grand étonnement, il reçoit beaucoup de courrier en provenance de ses lectrices. « Dans mes abonnés, j'ai 30 % de femmes », fait-il remarquer.


    Du haut de ses 30 ans, Alexandra, assistante maternelle, se revendique prepper. Cette jeune mère s'exprime avec assurance. Avant même de connaître le survivalisme, elle faisait preuve d'une grande prévoyance : « Je faisais attention à mon argent, je me donnais des objectifs quotidiens. C'est mon conjoint qui m'a donné les termes. » C'est dans la ville du Mans, dans la Sarthe, qu'elle élève ses deux filles de cinq ans et six mois. « La grande a toujours un sifflet et de secours sur elle, elle a une cachette dans la maison en cas de danger, et je commence à lui apprendre à amener des objets de première nécessité. »

    Dans son cagibi se trouve sa réserve de conserves, de compotes pour ses enfants et d'eau pour deux mois. Ce n'est pas suffisant pour Alexandra, qui aimerait investir dans une BAD. Terme très utilisé chez les survivalistes, le but est d'avoir un logement de sécurité avec des vivres où se réfugier en cas de crise. « On aimerait un chalet pour pouvoir planter des légumes et avoir une réserve d'eau et un groupe électrogène » affirme-t-elle en caressant sa chevelure blonde. 

    Loin de l'image des prédicateurs d'Apocalypse, les preppers représentent un survivaliste à la française soucieux de son avenir et à la recherche d'une autonomie perdue. Bertrand Vidal, sociologue de l'imaginaire et spécialiste du survivalisme, explique difficilement cet enthousiasme pour le mouvement dans l'hexagone. À l'ère des applications qui nous assistent au quotidien et de l'alimentation surgelée, les Français souhaitent peut-être renouer avec l'héritage rural qui a longtemps fait la fierté du pays.

  • Film : "21 nuits avec Pattie"

    Durée 115 mn

    Nationalité : français

     

    Avec Karin Viard (Pattie) , Isabelle Carré (Caroline) , Sergi López (Manuel) ... Voir la distribution

     

    Synopsis

    En plein été, Caroline, Parisienne et mère de famille d'une quarantaine d'années, débarque avec sa valise dans un petit village du Sud de la France. Elle doit organiser dans l'urgence les funérailles de sa mère, Isabelle, avocate volage, qu'elle ne voyait plus guère. Elle fait bientôt la connaissance de Pattie, une femme de ménage amie de sa mère, qui aime raconter à qui veut bien l'écouter, et avec moult détails et mots très crus, ses aventures amoureuses avec les hommes du coin. Alors que toute la vallée se prépare pour les fameux bals du 15 août, Caroline découvre, le soir même de son arrivée, que le corps de la défunte a disparu...


     

    Un film "ré-jouissant" :) Des dialogues emplis de désirs, de plaisirs, de libération, d'exploration, des retrouvailles avec une sensualité "naturelle" au coeur des montagnes.  

    Des femmes qui se livrent et se délivrent...


     

    CRITIQUES

    | Genre : hymne à la nature (féminine).

    Il était une fois Caroline, une jolie jeune femme en panne de désir. Arrivée dans la maison de sa mère, qui vient de mourir, elle n'a pas l'intention de s'attarder : une fois enterré cette « libertine » qu'elle a très peu connue, elle repartira comme elle est venue. Mais le corps de la défunte disparaît. Caroline est contrainte de rester. C'est le 15 août, il fait chaud, l'eau du torrent et le vin sont bien frais. Pattie, la femme de ménage, aime faire l'amour avec tous les gars du village et en faire le récit détaillé. Surgit un ex-amant de la morte, qui ressemble à l'écrivain Jean-Marie Gustave Le Clézio.

    Les frères Larrieu reviennent dans leurs chères montagnes du Sud-Ouest pour continuer d'explorer leur trinité païenne : la nature, le sexe, la mort. Cette fois sous la forme d'une fable onirique, avec un joli retour aux sources du cinéma fantastique : un fantôme danse, en transparence sur l'écran, et c'est dans une forêt de conte de fées qu'un orage, libérateur, finit par éclater.

    Jamais les Larrieu n'ont filmé une nature aussi magique, et leur douce lumière auréole Isabelle Carré telle une Alice au pays des merveilles. Ce qui ne les empêche pas de rester de sacrés paillards : on n'oubliera pas de sitôt le personnage dionysiaque composé par Denis Lavant... Mais ce voyage aux confins du désir féminin est, surtout, un éloge de la parole, qu'elle soit littéraire ou triviale : Karin Viard balance comme personne des tirades extrêmement crues. Et à la fin de leur conte si personnel sur l'extase, les cinéastes font de Caroline une femme, une vraie. — Guillemette.

     

  • Suicides professionnels

    "Mes enfants, vous allez à l'école pour avoir un travail et pouvoir gagner votre vie"...

     

    "Gagner sa vie..." 

    Cette phrase est fondamentalement une absurdité mais lorsque cette nécessité d'avoir un revenu conduit à la mort, elle en devient un scandale, une honte absolue, une atteinte aux valeurs humaines les plus profondes. De très nombreux secteurs sont concernés : l'enseignement, la santé, la Poste, la police, le secteur agricole, le secteur industriel en général. 

    Il faut évidemment relier ce stress à la faiblesse des revenus quand ces revenus permettent à peine de survivre.

    Le jour où les banquiers stressés se suicideront, c'est qu'il y aura eu une hécatombe dans le monde ouvrier...

    Carlos Ghosn, patron de Renault, gagne 7 MILLIONS par an...

    Un salarié Renault sur le site de Cléon (Seine-Maritime), le 6 juin 2017. ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

    Pour les syndicats, ces suicides seraient à relier aux conditions de travail dans un contexte de production intensive. Ils dénoncent notamment l'accord de compétitivité signé en 2013 qui a entraîné de nombreux départs et accentué la charge de travail. "Depuis 2013, 8.000 emplois sur 34.000 ont été supprimés", précise William Audoux, délégué CGT du site de Cléon (Seine-Maritime), où 10 suicides ou tentatives ont été recensés en près de quatre ans.

    "LES CADENCES SONT INFERNALES"

    Sur le site, où près de 5.000 salariés construisent les moteurs du groupe, un employé de 35 ans, père de deux enfants, s'est pendu en avril. "Tu expliqueras ça à mes filles Carlos (prénom de Ghosn, PDG de Renault)", a-t-il laissé dans une lettre.

    Le dernier drame connu remonte au 3 avril à Sandouville (Seine-Maritime). Un père de famille d'une quarantaine d'années a tenté de se pendre dans un atelier. "Il portait autour du cou une pancarte où il avait inscrit les noms de ses chefs d'atelier avec cette mention : 'ils m'ont tué'", écrit le quotidien. Une autre employée a également voulu mettre fin à ses jours à Noël dernier.

    "Pour nous, ces tentatives sont liées à Renault", assure Nicolas Guermonprez, délégué CGT. "Les cadences sont infernales. En 2007, le projecteur avait été mis sur le malaise des cadres (trois suicides d'octobre 2006 à février 2007, ndlr), on a oublié celui des ouvriers".

    "DES CAS D'ÉPUISEMENTS PROFESSIONNELS FONT JOUR"

    Sur les 9.600 employés du Technocentre Guyancourt (Yvelines), 136 burn-outs ont été par ailleurs diagnostiqués en 2016, selon plusieurs rapports de la médecine du travail de Renault consultés par Le Parisien. Un ingénier est également mort après un malaise lors d'un entretien disciplinaire.

    "Malgré les embauches récentes et leur signal positif, la charge de travail reste très élevée dans de nombreux secteurs, et ce depuis plusieurs années", écrit un médecin. "La résistance physique et psychique des salariés s'en trouve diminuée et des cas d'épuisements professionnels font jour également dans des secteurs jusque-là épargnés".

    Une alerte psychosociale a été lancée au début de l'été dans l'usine de Maubeuge (Nord), où aucun suicide n'est cependant à déplorer. "Les burn-out se multiplient à cause de cette course à l'hypercompétitivité", explique Samuel Beauvois, délégué syndical chez SUD. "Si rien n'est fait, dans un an on aura une vague de suicides".

    "DES CAS INDIVIDUELS"

    Renault a répondu au Parisien en contestant la dégradation des conditions de travail avancée par les syndicats. "Nous contestons le fait d'agréger des cas individuels", explique également le constructeur. "Chaque cas est unique, différent et attaché à une histoire personnelle". Le groupe met en avant la relance du dialogue social au niveau local et central dans le cadre de l'accord Cap 2020. Ce dernier s'est traduit par "la mise en place de commissions afin de pouvoir discuter des problèmes, notamment ceux liés à la qualité de vie au travail", explique-t-il.

    Renault se questionne cependant sur le recours systématisé à l'intérim (45% des effectifs industriels du groupe). "C'est un sujet. Mais le rapprocher d'une liste de suicides n'a là encore pas de sens", répond le constructeur. "Néanmoins, nous avons comme objectif de diviser par deux le nombre de nos intérimaires d'ici à 2020 grâce aux embauches et aux gains de productivité".

     

     

    La rémunération totale de Carlos Ghosn passe de 2,67 à 7,22 millions. La nouvelle passe mal car les autres salaires du groupe sont, eux, gelés

     

    Le constructeur français Renault envisage de verser à son patron Carlos Ghosn un "package" de 7,2 millions d’euros au titre de l’année 2014 en raison de l’amélioration des performances de la marque, notamment sur le marché français (+5,1%).  Soit une hausse de 167%, presque trois plus que les 2,67 millions versés en 2013.

    L’an dernier, le groupe a publié un chiffre d’affaires en hausse de 0,3% à 41 milliards d’euros, et un bénéfice de 1,9 milliards d’euros, trois fois plus qu’en 2013.

    D’après le document de référence mis en ligne par le groupe, Carlos Ghosn percevra donc une part fixe de 1,23 millions euros inchangée depuis 2011, ainsi qu’une part variable qui augmente  de 31% par rapport à 2013 et se chiffre à 1,81 million (soit 147,5% du fixe).

    Sud Ouest

    Une rémunération "théorique"… pour l’instant

    A cela s’ajoute 100 000 "actions de performance" (qui ont remplacé les stock-options) attribuées à une valeur de 41 € l’unité soit 4,1 millions d’euros. De quoi réaliser une jolie plus-value si le cours actuel à un peu plus de 80 € se maintient. Carlos Ghosn ne pourra toutefois toucher ces actions qu’en 2018 et sous certaines conditions (rester dans le groupe Renault jusque là et maintenir un haut niveau de performances).

    Anticipant les critiques, les administrateurs rappellent que cette rémunération n’est pour l’instant que théorique puisqu’elle peut varier en fonction des résultats futurs et du cours de l’action du constructeur. Elle doit par ailleurs encore être soumise au vote des actionnaires de Renault lors de l'assemblée générale du 30 avril prochain.

    Il n’empêche. Son montant passe mal alors que Carlos Ghosn a instauré le gel des salaires dans le cadre d’un accord de compétitivité signé en 2013 au sein du groupe. Selon les Echos, les représentants des salariés au conseil d’administration ont d’ailleurs voté contre ce " package", tout comme les représentants de l’État.

    15 millions avec Nissan

    La rémunération proposée par Renault est indépendante de celle que Carlos Ghosn perçoit en tant que président de Nissan. En 2013 le groupe japonais lui avait versé près de 7,6 millions d’euros et 7,2 millions en 2012.

    Si son salaire japonais reste à ce niveau pour  2014, il recevrait donc près de 15 millions d’euros en tant que président et directeur général de l’Alliance Renault-Nissan.

  • FAC au tirage au sort

    Manche : il a 18,34 de moyenne au bac mais est recalé à la fac

    Manche : il a 18,34 de moyenne au bac mais est recalé à la fac

    "J'étais un peu déçu quand j'ai appris la nouvelle. J'avais fait plusieurs salons de l'étudiant et on m'avait dit comment les choses fonctionnaient. Je connaissais les règles du jeu", rapporte Titouan Le Pelley, lycéen à Granville (Manche).

     - Hugo Charpentier

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    Fan de handball, Titouan Le Pelley, ancien élève du lycée Julliot de la Morandière de Granville (Manche) souhaitait intégrer une fac de STAPS à Caen (Calvados). Après avoir obtenu, le mercredi 5 juillet 2017, son bac S avec mention très bien, le jeune homme se retrouve sur liste d'attente pour son admission à la faculté.

    Quand il s'agit de handball, Titouan Le Pelley est un indéboulonnable. À 17 ans, ce jeune de Granville (Manche) est au gymnase pour s'entraîner environ 10 heures par semaine. En plus d'évoluer avec l'équipe senior de Nationale 2, le jeune homme est aussi arbitre et coach dans les petites catégories.

    18,34 de moyenne au bac

     

    Après le lycée, c'est donc tout naturellement que le garçon a souhaité s'orienter vers une licence de STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) à Caen (Calvados). Excellent élève, Titouan était persuadé que son admission ne poserait aucun problème. Sauf que voilà: après avoir décroché son bac scientifique, le mercredi 5 juillet 2017, au lycée Julliot de la Morandière, avec mention très bien et une moyenne générale de 18,34, le garçon n'est même pas sûr de pouvoir intégrer la filière qu'il convoite.

    Admissions sur tirage au sort

    "Au début de l'année 2017, j'ai déposé des demandes via un portail internet qui permet à chaque élève d'entrer ses voeux pour son parcours d'études après le lycée. J'ai mis une Fac de physique et les STAPS à Caen, Rennes, Bordeaux…" rapporte Titouan. Plus tard, le Granvillais a été informé qu'il était sur liste d'attente dans toutes les facultés. Comme l'explique son père, Olivier: "Cette année, à cause d'un nombre de demandes plus important que le nombre de places, l'inscription se fait sur tirage au sort. Les notes n'entrent pas en ligne de compte et la liste des admis se fait par informatique."

    "Il est tellement motivé qu'il était prêt à redoubler sa terminale"

    "J'étais un peu déçu quand j'ai appris la nouvelle. J'avais fait plusieurs salons de l'étudiant et on m'avait dit comment les choses fonctionnaient. Je connaissais les règles du jeu", rapporte le jeune homme qui ajoute: "Il ne faut pas être négatif. Ces tirages aux sorts permettent à des élèves qui ont de moins bonnes notes d'être admis malgré leur dossier."

    "Aujourd'hui, il faut reconnaître que Titouan est sur le carreau. Mais il est tellement motivé qu'il était prêt à redoubler sa terminale", confie le père du jeune homme. Grâce à ses bonnes notes, le garçon fait partie des élèves éligibles au dispositif "meilleur bachelier". Destiné aux lycéens les mieux notés de chaque filière, celui-ci permet d'obtenir des places prioritaires afin d'intégrer certaines écoles comme les grandes prépas, BTS ou IUT. Oui mais voilà: la filière STAPS n'est pas concernée par ce dispositif.

    Un dernier ballottage est prévu le vendredi 14 juillet 2017 et Titouan saura à ce moment-là s'il peut ou non intégrer la fac de Caen en STAPS. "Si je ne suis pas pris, j'irai en licence de physique en attendant qu'une place se libère suite à des désistements en cours d'année", note le garçon qui, avec ses parents, envisage également de passer par un recours administratif.

     


    RÉACTIONS

    Marc HAMEAU

     

    13 juillet 2017 , 21:09

    Titouan est un élève doué, sympa et modeste, soutenu par son club et unanimement par ses enseignants. Ce système de tirage au sort se révèle absurde et injuste ; j'espère qu'il aura gain de cause et qu'il pourra aller en STAPS, il le mérite ! Marc HAMEAU, professeur de mathématiques au Lycée de La Morandière, Granville 
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    COKELUNDE

     

    14 juillet 2017 , 04:21

    Décevant pour un élève motivé et compétent ! Bon courage Titouan. Tu sais rester positif. Bravo ! 
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    jean-jacques Gendre

     

    15 juillet 2017 , 03:51

    C'est honteux, j'en connais un il y a deux ans qui est entré en STAPS, à Paris , alors même qu'il a eu son BAC de justesse , aux alentours de 10 de moyenne , donc sans mention. Résultat la première année il a eu du mal à valider son dernier trimestre , il a du repasser une épreuve de rattrapage, cette année je n'ai pas de nouvelle. Le tirage au sort est une fumisterie , il empêche de très bons élèves d'aller en FAC , alors que ceux qui n'ont pas les capacités y vont. La faute à qui , je pense au Bac, trop facilement donné, trop de bacheliers , alors que les filières professionnelles sont délaissées. 
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    Vernejoul Colette

     

    15 juillet 2017 , 08:18

    Ce système de tirage au sort est parfaitement injuste et inadapté . Prenez un Bon Avocat et ne vous laissez surtout Pas Faire ! Avec touts mes encouragements et mon affection aussi ; Colette . 
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    rycart

     

    15 juillet 2017 , 10:52

    Et je connais un "idiot gentil" ayant eu péniblement son bac au rattrapage, admis à un STAPS ! 
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    Shangrila

     

    15 juillet 2017 , 11:18

    Le mérite n'étant pas à la mode les carrières se détermineront désormais comme au Loto ! Je pense que je regarderai avec un peu de méfiance désormais un professionnel, n'étant pas sure qu'il n'aura pas obtenu son diplôme dans une pochette surprise (voir les diplômes obtenus en juin 1968) !!! 
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    olivier

     

    15 juillet 2017 , 11:28

    On marche sur la tête dans ce pays , exemple concret avec ce jeune étudiant dont le profil colle exactement avec la filière STAPS bac S mention Tb plus niveau N2 en hand, le pauvre est en liste d'attente. Devant lui des étudiants qui n'ont jamais touché un ballon ou qui ne savent même pas nager avec des bacs ou ils n'ont aucune chance de valider leurs premières années..... Lamentable, ce pays devient fou...il ne faut surtout plus faire de sélections cela va déstabiliser nos chers enfants..... tous ces jeunes qui vont abandonner à la toussaint car ils vont se rendre compte qu'ils sont mal orientés ayant pris des places pour rien. .......STAPS cette filière devient une usine à fabriquer des licences pour se retrouver au chômage....On ment à nos jeunes .....le bon sens serait de remettre des sélections physiques et des entretiens de motivation mais cela dépasse nos technocrates .....Pauvre France ! 
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    GOUIRAN GOUIRAN Brigitte

     

    15 juillet 2017 , 12:18

    C'est scandaleux de voir une si forte moyenne au bac et se retrouver sur la liste d'attente pour rentrer à la Fac ! Les places sont pour les pistonnés ou quoi ???? A méditer ... Courage à ce jeune homme qui mérite sa place à la FAC ... 
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    BERNARDI JEAN LOUIS

     

    15 juillet 2017 , 12:40

    Et si avant de vouloir organiser les jeux olympiques pour engraisser les banques et autres parasites, cet argent était utilisé pour nos FAC a bout de souffle ! 
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    Aronssohn

     

    15 juillet 2017 , 19:28

    Je suis scandalisé ! Dans une spécialité aussi particulière l'investissement personnel devrait compter pour beaucoup ! Le tirage au sort, c'est un peu la façon d'attribuer le bac à des illettrés ! 
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    Xtophe

     

    16 juillet 2017 , 14:39

    Le système éducatif français, déjà médiocre, avec des enseignants mal formés aux méthodes pédagogiques, devient totalement aberrant. Des élèves poussés vers le bac sans que des débouchés universitaires soient suffisants, et désormais le tirage au sort qui va énormément encourager les élèves à travailler. Les politiques sont-ils en dessous de tout ou ont ils anticipés le démantèlement du système éducatif républicain ? Une politique moderne de "du pain et des jeux" : sport, TV et loto. Des enseignants (dans leur ensemble) et leurs syndicats incapables d'une vision "moderne" du système éducatif. Tout cela au sein d'un système social qui se délite. L'évolution de la pensée sociologique et philosophique n'a pas suivie celle de la technologie et il se crée ainsi à nouveau un monde contre lequel nous avons lutté durant des siècles. Get-up, stand-up, don't give-up the fight. 
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    John

     

    16 juillet 2017 , 19:47

    Merci Najat... Preuve est désormais faite que l'égalitarisme voulu par le PS est finalement lieu de nombre d'injustices flagrantes. Tout mon soutien à ce jeune. 
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    Nicolaos

     

    16 juillet 2017 , 21:13

    C'est quand même incroyable ce tirage au sort. Il se peut que les moins bons élèves retenus abandonnent en cours de 1ère année. Qui a pondu cette façon de faire ? 
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    Olive

     

    16 juillet 2017 , 23:10

    Du grand n'importe quoi! 
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    Charlotte

     

    17 juillet 2017 , 17:56

    Le tirage au sort est un procédé absurde et injuste. Ceci dit, Titouan serait peut-être plus utile à la société en faisant des études de sciences ou dans un autre domaine où on a besoin de matière grise. Parce que, honnêtement, avec 18,34 de moyenne, le STAPS c'est du gâchis... 
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    Sacha

     

    17 juillet 2017 , 20:15

    Je suis prof d EPS depuis 30 ans...cette année j ai 9 élèves qui ont demandé à intégrer une licence STAPS, seul deux ont été sur pris... Un élève de STMG qui a eu son bac au rattrapage et qui est dispensé d EPS et un bac pro hôtellerie qui a passé ses épreuves D EPS en candidat libre...les 7 autres sont soit en S ou ES , 5 d'entre eux ont une mention ,dont 2 très bien...Il sont très investis dans le monde associatif...en bref de superbes profils pour la filière , et obtenir le CAPES ou l'agrégation ( le reste des débouchés ne permettent pas aux étudiants d'avoir une situation pérenne ....) Je pense que la volonté politique est simplement de ridiculiser notre filière tout en espérant que nos jeunes bacheliers ne fassent plus d études ....vous inquiétez pour les enfants de nos élites politiques , ils ont des places réservés pour leurs chers enfants ... 
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    Steve

     

    17 juillet 2017 , 21:36

    C'est scandaleux . Je passe mon bac S l'année prochaine . Je me demande comment ça sera. On nous demande de travailler dur pour intégrer les meilleures écoles de France, si c'est pour avoir le bac avec une bonne mention comme celui-ci et être mis en liste d'attente alors ça ne sert à rien. 
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    Raphaël

     

    18 juillet 2017 , 00:28

    Je ne pense pas que ce soit si mauvais. C'est plutôt positif de ne pas pousser les citoyens à un carriérisme excessif. L'extrême inverse, c'est la P1 : apprendre des tas de choses inutiles. Par contre, le tirage au sort est une mauvaise option. Il me semble qu'il faudrait une sélection au mérite, sur dossier. Et il faudrait encourager les projets extra scolaires type correspondance à l'étranger, qui ont un intérêt en terme de richesse et de stabilité de la société. 
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    Thierry B

     

    18 juillet 2017 , 00:36

    Félicitations au bachelier ... et pas à APB. Avec un tel score en S, pourquoi ne part-il pas en hypotaupe ou en école postbac ? C'est nettement plus sûr et plus juste que APB. 
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    Aurélie

     

    18 juillet 2017 , 08:04

    À l'étranger on t'accueille à bras ouverts avec un tel dossier. 
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    dutartre

     

    18 juillet 2017 , 09:42

    Tant que tout le monde hurlera contre une sélection à l'entrée de l'université il n'y aura pas de solution. Ce n'est pas scandaleux qu'on exige un certain niveau des étudiants pour accéder au supérieur. 
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    Bourdellot

     

    18 juillet 2017 , 15:28

    Ce qui est scandaleux, c'est qu'il n'y ait pas suffisamment de places, y compris à l'université. Le problème du tirage au sort, n'est qu'une diversion pour masquer la baisse ahurissante des crédits de l'enseignement supérieur. Le nombre de bacheliers cette année comme les suivantes n'est pas une surprise. La question est de savoir si nous voulons vraiment nous donner les moyens de les former. Oh, surprise également, le gouvernement annonce qu'il prévoit de baisser les crédits de l'enseignement supérieur de 330 millions...en pestant sur ces maudits tirages au sort qui ne donnent pas de place aux étudiants.