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  • Fraude fiscale

    Mail à adresser à son député pour l'inciter à 
    voter contre la fraude fiscale lors de la prochaine séance plénière.

    "Madame la députée, Monsieur le député

    J'apprends avec stupeur et mécontentement que des membres de la commission des lois ont voté un amendement visant à maintenir le « verrou de Bercy », mesure qui oblige à avoir l'accord du ministère des finances pour pouvoir poursuivre un fraudeur du fisc !

    Messieurs les sénateurs ainsi que les 24 députés qui ont voté au contraire pour la suppression de ce verrou de Bercy ont bien compris le lien qu’il peut y avoir entre cette disposition et la confiance des Français envers les hommes politiques.

    Je suis particulièrement déçu que certains députés, en particulier ceux de la majorité présidentielle se fassent ainsi les défenseurs de la fraude fiscale, alors que celle-ci nous coûte 80 milliards d’euros par an dans une période où l’on cherche à faire des économies.


    Ceci est certainement le problème le plus urgent à traiter vu la perte financière qu’il impose à notre pays !


    Les coupes budgétaires récentes entraînent souvent une surcharge de travail dans certains secteurs qui conduit parfois au suicide ! De plus dans le domaine de la santé la diminution des budgets provoque une augmentation des décès des patients ! Voir l’étude ici

    https://www.sciencesetavenir.fr/…/hopitaux-infirmiers-surch…


    De ce fait reporter cette mesure, ne pas profiter de cette occasion sera perçu par bon nombre de citoyens comme criminel !


    J'espère que vous entendrez l’exaspération et le vent de colère que l’on sent monter dans le pays, afin de résoudre les difficultés par les voies les plus paisibles possibles.

    Je serai extrêmement attentif à votre vote sur ce sujet lors de la séance publique.

    Veuillez agréer, Madame la députée, Monsieur le député, l'expression de mes respectueuses salutations."

     

    Trouver l'adresse mail de son député ici :

    Recherche d'un député par commune ou département - Assemblée nationale

     

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  • "Je veux arrêter d'être prof"

    "Je veux arrêter d'être prof: j'adore mes élèves, mais j'ai du mal avec l'Education nationale"

     

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    Les résultats d’admission du CAPES 2017 sont tombés la semaine dernière et 1.300 postes restent vacants à l’issue de ces épreuves, selon Le Monde. Fatima Aït Bounoua est venue expliquer les raisons d’un tel désamour pour cette profession, ce mardi, dans les Grandes Gueules.

     

    Cette année encore, des milliers de places de profs sont restées vacantes à l’issue du CAPES 2017. Une impopularité de la profession toujours plus grandissante qui devient sérieusement problématique. Fatima Aït Bounoua, elle-même professeur de lettres, a apporté son analyse dans les Grandes Gueules, ce mardi.

    Pour Fatima Aït Bounoua, les premières explications résident dans les réformes menées par le précédent ministère de l’Education mais aussi dans la faible attractivité financière. "Pour l’allemand et les lettres classiques, ce n’est pas un hasard. Vous n’êtes pas sans savoir que la réforme portée par l’ancienne ministre s’est attaquée à l’allemand et au latin. Donc effectivement, c’est un peu logique que certains se disent qu’être prof de latin n’ait pas d’avenir. Pour les maths, ce n’est pas non plus surprenant, le recrutement a changé et se fait après la licence. Pour le même nombre d’années d’études, en faisant un parcours scientifique, c’est plus attractif d’aller vers un métier d’ingénieur, où on est nettement mieux payé, que prof en commençant à 1500 euros".

    "Il y a l'idée qu'être prof est socialement bas"

    Si le point des salaires a son importance, ce n’est pas le seul. L’image sociale négative qui entoure la profession compte probablement davantage, pour Fatima Aït Bounoua. "L’attraction financière, oui, mais il y a aussi le regard social. Il y a l’idée qu’être prof est socialement assez bas et je me suis rendue compte qu’on avait vraiment changé de génération. Alors qu'à mon époque, en étant fille d’ouvrière, être prof représentait l’ascension sociale, c’était être utile, transmettre le savoir, quelque chose de magnifique.", détaille-t-elle.

     

     

    "Lorsqu’on dit prof maintenant, on pense aux Profs, du film avec Kev Adams, avec le côté tir-au flan et ridicule ou Entre les murs, le professeur soit victime, soit tyran. Une image très négative du prof qu’est pas forcément attractive, et il y a une forme de réalité. Les clichés, même hyperboliques partent d’une réalité.", a-t-elle poursuivit.

    "On a transformé la bienveillance en laxisme"

    Une image dégradante qui pousse à présent Fatima Aït Bounoua à changer de vie. "Si je change de métier, parce que j’ai l’intention de changer de métier alors que j’adore ma matière, j’adore les élèves mais j’ai du mal avec l’Education nationale et j’ai du mal avec le déni. On a transformé le mot bienveillance en laxisme."

  • Budget de l'état

    Comment trouver 32,5 millions € par mois sans ponctionner les bénéficiaires APL ?

     

    Ce samedi 22 juillet, le gouvernement a annoncé une baisse uniforme des APL de 5 euros par mois pour les 6,5 millions de bénéficiaires, par mesure d’économie budgétaire. Une décision décriée qui suscite la polémique. Pour alimenter la discussion, voici six mesures alternatives qui permettraient de générer le même montant "d'économie".

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    (comme tout travail de ce type mené sur un coin de table, il est discutable par bien des aspects - il nous semble néanmoins utile pour rendre compte du choix, politique, de baisser les APL, plutôt que prendre une autre mesure).

     

    325millions

     

    COMMENTAIRES

     

    Le budget annuel des 577 députés de l' Assemblée nationale s'élève à 564 millions d'euros pour l'exercice de leur mandat.

    Le budget du Sénat s’établit à 333,4 millions d’euros pour l’exercice 2015, en progression de 0,41 % par rapport à 2014

    Donc près de 1 Milliard d'Euros, on devrait pouvoir leur demander de faire quelques économies sachant qu' "Un rapport sur les comptes du Sénat en 2015 révèle les frais de fonctionnement disproportionnés du palais du Luxembourg. Les sénateurs sont loin de se serrer la ceinture, puisque leurs notes d'hôtel, de taxi ou d'avion ont connu une augmentation spectaculaire."

    Juste en complément de vos excellentes solutions.


     

    LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE de Sauria Redjimi,

    LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET AU MINISTRE DES COMPTES PUBLICS sur la baisse des APL: Monsieur le Président de la République Française, Monsieur Macron, Monsieur le Ministre des Comptes Publics, Monsieur Darmanin,

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    • 8 RECOMMANDÉS

    LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET AU MINISTRE DES COMPTES PUBLICS sur la baisse des APL:

    Monsieur le Président de la République Française,
    Monsieur Macron,

    Monsieur le Ministre des Comptes Publics,
    Monsieur Darmanin,

    La presse et l’opinion publique s’émeuvent de cette annonce de réforme de baisse des allocations logement prévue par votre gouvernement à la rentrée prochaine.
    Consciente qu’il faille faire des efforts et que la situation des comptes publics est préoccupante, je suis néanmoins dans l’obligation de m’ériger contre cette annonce unilatérale.
    En effet, la démocratie, et nos principes fondamentaux, nous protègent depuis des lustres contre une pression minoritaire qui s’exercerait sur une majorité. C’est en ce sens que le peuple français se voit jouir de droits fondamentaux et d’une certitude que la majorité sera toujours protégée et représentée. C’est pourquoi, cette proposition d’effort demandé aux 6,5 millions de français ne peut être justifiée que si elle fait écho à un effort réciproque de nos 700 000 élus locaux.
    J’attire votre attention que l’opinion publique peut être compréhensive, voire docile, que si elle perçoit une justesse, sinon une justice, dans le propos. Le quotidien de ces foyers et ménages subira de plein fouet cette baisse mensuelle de 5€ ôtés de leurs allocations. Mais cet effort peut être mieux expliqué, justifié et intégré que s’il est délimité d’abord dans le temps et ensuite partagé par nos représentants.

    Pourquoi nos représentants ? Pourquoi nos élus locaux ? D’abord, la réponse à cette question n’est pas aléatoire. Pas plus que le choix des allocataires et bénéficiaires des allocations logements. Mais ce choix s’explique aussi parce que nous sommes, nous, élus locaux, majoritaires dans la représentativité des institutions républicaines. Et que c’est à la majorité de faire des efforts dans l’intérêt collectif de la France.

    Cette baisse de 5€ représente pour les comptes publics une économie mensuelle de 32,5 millions d’euros. Je vous propose de faire une économie de près de 78 millions d’euros mensuels ! 
    Et cela uniquement en partageant l’effort et la volonté de redresser la crédibilité des comptes et d’assainir la France en incluant une autre majorité ; nous, les élus locaux.

    577 députés à 7.000€ par mois coûtent à la France plus de 4 millions d’euros. 947 maires de communes de plus de 100000 habitants à près de 4.500€ par mois coûtent à la France près de 4,3 millions d’euros. Les 36.000 autres maires des autres communes coûtent 60 millions d’euros par mois à la France pour une indemnité mensuelle allant de 600€ à 3.000€. Les 90000 adjoints aux maires indemnisés en moyenne 1000€ par mois coûtent par mois près de 110 millions d’euros. Les 423.000 conseillers municipaux coûtent plus de 50 millions d’euros par mois pour une indemnité mensuelle de 120€. Enfin, les 38.000 conseillers intercommunaux coûtent 57 millions d’euros par mois pour une indemnité mensuelle moyenne de 1.500€.
    En somme, près de 700.000 élus locaux coûtent plus de 255 millions d’euros par mois. Le nombre d’élus est explicable, au regard des fonctions, de la responsabilité et du temps passé dans l’exercice de nos fonctions. Cela n’est aucunement à remettre en question. Par contre, nous demander de participer aux efforts budgétaires est pertinent, voire obligatoire.
    N’oublions jamais que nos indemnités nous sont versées car notre République nous permet d’exercer ce pouvoir de représentativité. Nous avons été élus par nos concitoyens, aussi par ces 6,5 millions de français qui vont devoir faire des efforts pour la France. Nous leur devons une réciprocité, une mutualité des efforts. Nous leur devons un soutien en gage de prise de conscience de l’état de la France, en témoignage de participation à vouloir ériger notre pays à la place qu’elle mérite.
    Ne pas le faire reviendrait à trahir la confiance donnée par voix de vote et à relativiser la pertinence de vouloir agir vite et bien dans l’équilibre budgétaire.

    Cette mesure de baisse de 5€ des APL fait une économie de 32,5 millions d’euros. Ma proposition de baisse des indemnités des élus ferait une économie de 45 millions d’euros, supplémentaires. Il n’est pas question de favoriser une mesure plutôt que l’autre. Je propose d’unir conjointement ces efforts et de les limiter dans le temps. Sur la période de votre mandat présidentiel, Monsieur le Président de la République, ce ne sont pas moins de 4,6 milliards qui pourraient être économisés.
    Et comment ? En baissant de 15% les indemnités des élus, moyenne pondérée selon le nombre d’élus et de leurs indemnités. Un président des chambres passerait ainsi de 20000€ à 17000€, un député passerait ainsi de 7000€ à 5950€, un maire de 4500€ à 3825€, un conseiller municipal de 120€ à 102€…

    Nous avons la Liberté, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre des Comptes Publics, et cette liberté à un coût,
    Nous brandissons l’Égalité, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre des Comptes Publics, et cette égalité à un visage,
    Nous avons la Fraternité, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre des Comptes Publics, et cette fraternité à aujourd’hui une tribune.

    Vous avez souhaité rassembler les Français Monsieur le Président. Vous avez désiré mettre en marche la France. Vous avez une vision louable pour laquelle vous avez obtenu l’adhésion de notre peuple. N’oublions pas que le voyage est aussi important que la destination. Ne mettons pas dès lors en marge certains, quand bien même sommes élus, alors que le peuple est en marche !

    Sauria Redjimi,
    Conseillère Municipale
    Ville de Roubaix
    Région Haut de France

     


     

     

  • Des animaux et des hommes

    Les dates auxquelles ces textes ont été écrits et le nom de leurs auteurs sont aussi importants que leur contenu. Et il est effrayant de voir à quel point, nous sommes lents, très, très lents et à quel point nous n'écoutons pas les esprits les plus sages et conscients



    "Tant que les hommes massacreront les bêtes, ils s’entre-tueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut en effet récolter la joie et l'amour." Pythagore 570-480 avant JC


    "Le jour viendra où le fait de tuer un animal sera condamné au même titre que celui de tuer un humain." Léonard de Vinci 1452-1519


    "La cruauté envers les bêtes est la violation d'un devoir de l'homme envers lui-même." Kant 1724-1804


    "Entre la pitié envers les bêtes et la bonté d'âme, il y a un lien étroit." Arthur Schopenhauer 1788-1860


    "Vous ne serez jamais, et dans aucune circonstance, tout à fait malheureux, si vous êtes bon envers les animaux. " Victor Hugo 1802-1885


    "Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient l'homme mourrait, car ce qui arrive aux bêtes arrive bientôt à l'homme." Chef Seattle 1786-1866


    "Quand un homme désire tuer un tigre, il appelle cela "sport". Quand un tigre le tue, l'homme appelle cela "férocité". Bernard Shaw 1856-1950


    "L'homme a peu de chances de cesser d'être un tortionnaire pour l'homme, tant qu'il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau." Marguerite Yourcenar 1903-1987

  • Du problème de l'eau

    C'est sûr que si c'était du pétrole, l'état italien aurait mis les sous pour payer des travaux sérieux et pas des rustines mais le problème de l'eau n'est pas encore assez pris au sérieux, tout le monde imagine que c'est une richesse naturelle disponible à foison et qu'il en sera toujours ainsi... Regardons le déficit en eau en France et posons-nous les bonnes questions, cherchons des réponses, considérons que nous sommes responsables de nos consommations et là, on évitera peut-être le pire. Le problème majeur, à mon sens (et il suffit de regarder d'autres domaines similaires), c'est que partout dans les sociétés occidentales ( et donc matérialistes...) une grande partie de la population vit dans une insouciance et une illusion au regard de la nature... Dans le film "Il était une fois la Révolution", le personnage principal, spécialiste en explosions diverses, utilise l'expression "mèche courte" pour prévenir que ça va sauter rapidement... Si on considère le temps qui nous reste pour réagir, on peut parler également de "mèche courte".....



    Vue générale sur le Colisée et le forum antique à Rome, le 28 décembre 2011

    Vue générale sur le Colisée et le forum antique à Rome, le 28 décembre 2011 — Alberto Pizzoli AFP

    La sécheresse en Italie a conduit Rome à prendre des mesures drastiques pour la distribution d’eau. A partir du vendredi 28 juillet, les robinets de la capitale italienne seront à sec, huit heures par jour et à tour de rôle, a annoncé dimanche l’agence chargée des réserves en eau de la ville, citée par La Stampa et repéré par francetvinfo.

     

    Ce rationnement en eau devrait être subi par un million et demi d’habitants, alors que les institutions planchent encore sur la mise en œuvre effective de ce plan.

    Vétusté des réseaux de distribution d’eau

    Les établissements sensibles, comme les hôpitaux ou les casernes de pompiers, devraient être touchés.

    Le problème vient du lac de Bracciano, situé au nord-est de la capitale, et qui l’alimente en eau. Celui-ci est presque à sec.

    Outre la sécheresse qui touche la Péninsule, le réseau romain de distribution souffre de grosses fuites, participant ainsi à la pénurie d’eau : 44 % de l’eau du réseau se perd dans la nature.


     

    L'Occitanie veut éviter un déficit en eau majeur

     

     

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    La région souffre régulièrement de sécheresse. /Photo DDM, Laurent Dard

    La région souffre régulièrement de sécheresse. /Photo DDM, Laurent Dard

    Des territoires d'Occitanie pourraient manquer d'eau à partir de 2020. C'est l'un des constats alarmants dressés lors des deuxièmes Assises régionales de Montpellier.

    Lors de ces assises, Carole Delga, la présidente de la Région a annoncé le développement d'un service régional de l'eau. L'assemblée de tous les acteurs a tracé la stratégie pour éviter le grand stress hydrique. Ou en tout cas le repousser.

    «Pour l'instant, il s'agit encore de collecter les données qui existent, les ramener à l'échelle de la nouvelle grande région. Il faut surtout identifier les territoires les plus concernés et envisager des ententes sur de nouvelles solidarités pour partager la ressource. Car les épisodes de sécheresse sont de plus en plus nombreux et alarmants» explique Agnès Langevine, vice-présidente en charge de l'environnement à la région.

    Dans une perspective de rareté, voire de pénurie, il s'agit donc de concilier tous les usages et de réduire autant que faire se pourra, les consommations afin d'éviter le déficit régional tant redouté à terme de 80 millions de m3, déjà évoqué en 2016. «Pour lutter, il faut adopter la technique du triple A : anticipation, adaptation et acceptation. L'anticipation, c'est par exemple le plan Aquadomitia, dont le deuxième volet de 100 M€ va amener l'eau du Rhône jusque dans le Biterrois. Ce qui va permettre d'atténuer les pompages dans les réserves locales. C'est aussi de parvenir à baisser la consommation de 10 %», explique Jean François Blanchet, directeur général de la société BRL qui a conçu et qui construit le fameux «tuyau» du Rhône.

    Dans ce combat pour garder une totale «hydroliberté», les autorités cherchent à identifier les réserves. «On manque encore de données précises. Il va falloir lancer des missions d'exploration notamment les réservoirs karstiques» poursuit Agnès Langevine. On pense à la mer souterraine de Font-Estramar (Aude/Pyrénées-Orientales). Mais aussi aux nappes dites alluviales du bassin versant Adour-Garonne, celle de la Garonne, du Tarn aval et de l'Aveyron aval, enfin de l'Ariège et Hers vif. On pense encore aux réserves karstiques du Lot ou de l'Hérault ou de la nappe menacée du Roussillon.

    Les acteurs doivent aussi intervenir sur la qualité de l'eau des rivières. Avec l'objectif d'atteindre la norme européenne en 2027 pour 100 % des cours, contre 54 % actuellement.

    La Dépêche du Midi


     

    Trois quarts des nappes phréatiques sont à un niveau bas, voire très bas

     

    Par Julien BaldacchinoFrance BleuLundi 17 juillet 2017 à 21:11

    Le niveau des nappes phréatiques
    Le niveau des nappes phréatiques © Maxppp - FRIONNET CYRIL/PhotoPQR/Le Télégramme

    Selon un bilan établi début juillet et rendu public lundi par le Bureau de recherches géologiques et minières, 75% des nappes phréatiques affichent un niveau "modérément bas à très bas". En cause, un renouvellement insuffisant pendant l'hiver.

    L'été risque d'être difficile pour les ressources naturelles en eau du pays : selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), dès début juillet, trois quarts des nappes phréatiques françaises étaient dans une situation difficile, avec un niveau d'eau "modérément bas à très bas". Cela concerne précisément 74% des nappes, contre 70% lors du bilan précédent, le mois dernier.

    Dans la vallée du Rhône, au sud de Lyon, les niveaux sont même "bas voire très bas". Dans les nappes de la craie champenoise, du bassin Adour-Garonne et des calcaires jurassiques de Lorraine, les niveaux également sont bas. Il n'y a que 26% des points contrôlés par le BRGM qui affichent des scores supérieurs à la moyenne. On les trouve essentiellement autour du Bassin parisien et vers Nîmes et Montpellier.

    Pénurie précoce ?

    Pourquoi ces niveaux si bas ? En cause, l'hiver qui a été globalement sec, les précipitations n'arrivant pas avant février. Les pluies du printemps ont été bénéfiques pour la végétation, mais pas suffisantes pour alimenter les nappes phréatiques. Et en juin, les précipitations ont varié fortement d'une région à l'autre.

    Pour les experts du BRGM, cette situation "n'est pas totalement inhabituelle pour la période estivale", mais en revanche, elle est "tout de même précoce".

  • Démantèlement des centrales nucléaires

    Je m'intéresse depuis pas mal de temps à la filière nucléaire et à ses absences incroyables d'anticipation sur le problème du démantèlement et à force de fouiller, je suis tombé sur un document absolument ahurissant...

    Je n'arrive pas à comprendre comment des gouvernements ont pu opter pour une technologie aussi complexe quand le fabricant lui-même n'a aucune idée exacte de la faisabilité technologique et de la portée du coût financier et je ne peux plus leur accorder la moindre confiance désormais...

    Alors, je m'informe...

    Le document est très long et il est impossible de le poster ici dans son intégralité.

    En voici un extrait :

    A. LE DÉMANTÈLEMENT INTERMINABLE DE BRENNILIS

    1. Dix-huit ans d’exploitation, quarante-sept ans de démantèlement

    Mise en exploitation en 1967, cette centrale expérimentale d’une puissance de 70 MW est la seule en France à avoir fonctionné avec un réacteur à eau lourde. Mais le test ne s’est pas avéré concluant. Pendant dix-huit ans, le réacteur a fonctionné par intermittence, avant d'être abandonné au profit d’une technologie jugée plus stable et plus rentable : le réacteur à eau pressurisée.

    Après sa fermeture, en 1985, des employés sont restés sur le site, notamment pour mettre à l'arrêt le réacteur et évacuer le combustible. La deuxième phase du démantèlement a débuté en 1997. Mais, en 2007, le Conseil d’État, saisi par le réseau « Sortir du nucléaire », a annulé le décret qui autorisait la procédure de démantèlement, pointant un manque de transparence et exigeant une enquête publique.

    Le Conseil d’État soulignait notamment le manque d'information permettant d'évaluer le coût du démantèlement, « ni sur les sommes déjà dépensées, ni sur le coût prévisionnel des opérations à venir ».

    L’enquête publique a duré du 27 octobre au 11 décembre 2009, incluant une prolongation de 14 jours décidée au vu de la complexité des dossiers. Entre-temps, EDF avait choisi de confier le démantèlement du cœur du réacteur à l’entreprise privée ONET Technologies.

    La déconstruction du réacteur n’a redémarré qu’en 2011. Aujourd’hui, EDF estime que le démantèlement complet pourrait être achevé en 2032, soit quarante-sept ans après la mise à l’arrêt de la centrale.

    2. Un coût multiplié par vingt ?

    En 2005, avant l’intervention du Conseil d’État, l’enquête publique et les nouveaux retards, la Cour des comptes évaluait le coût du démantèlement de la centrale de Brennilis à 482 millions d’euros (3), soit 20 fois plus que l’estimation que la commission PEON (4),qui est à l’origine du parc nucléaire français actuellement en exploitation, avait publiée en 1985.

    Douze ans plus tard, une estimation du coût du démantèlement de ce réacteur reste difficile à obtenir. Interrogé sur ce point, l’électricien n’a pas apporté de réponse à la mission d’information.

     

    Pour l'ensemble du document, il faut utiliser ce lien :

     

    http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i4428.asp#P319_50887

     

    Comme vous le voyez, c'est issu de l'assemblée nationale et pas d'un site "conspirationniste"...

    Bonne lecture et bon courage...

  • Réfugiés climatiques

     

    C'est effrayant, terrifiant, inconcevable dès qu'on y réfléchit un peu...L'impact de nos sociétés "modernes" est tel qu'il condamne des millions d'être humains, à la misère, à l'exode, à la fuite et nous, dans nos citadelles illusoires, nous nous posons la question de savoir ce que nous allons en faire, comment nous allons pouvoir gérer ces "invasions" qui ne sont fondamentalement que les effets de nos propres errances, de nos insouciances, de nos désirs de croissance infinie, de nos enfermements matérialistes, de nos mirages économiques...Il est consternant d'ailleurs d'utiliser ce terme "économique" alors que nous n'avons aucunement fait preuve d'économie, de prudence, de gestion réfléchie et nous en voyons désormais les conséquences. Nos croissances sont à bout de souffle, la misère frappe des millions de citoyens et désormais, nous allons devoir reconnaître nos responsabilités au regard de millions de réfugiés climatiques...Bienvenue dans le monde de demain matin...

     


     

    Réfugiés climatiques, la crise du siècle

     

    MARION D’ALLARD

    MARDI, 15 NOVEMBRE, 2016

    L'HUMANITÉ

    Le 7 novembre 2013, des résidents vivant à proximité des pentes du volcan Mayon sont évacuées en prévision du typhon Haïyan qui menacait plusieurs provinces du centre des Philippines.

    Le 7 novembre 2013, des résidents vivant à proximité des pentes du volcan Mayon sont évacuées en prévision du typhon Haïyan qui menacait plusieurs provinces du centre des Philippines.

    Photo : AP

    Selon les estimations de l’ONU, 250 millions de personnes, seront, d’ici 2050, forcées de s’exiler à cause des bouleversements du climat. Un enjeu humanitaire et géopolitique majeur, pourtant soigneusement mis de côté dans les négociations internationales.  

    Les changements environnementaux sont devenus l’un des principaux facteurs, sinon le principal, de migrations et déplacements de populations dans le monde. Ce préambule, posé conjointement par les chercheurs et les ONG, annonce l’ampleur d’un phénomène dont l’accélération met désormais la question des réfugiés climatiques au centre des enjeux humanitaires.

     

    Alors que plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement, accompagnés par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, arrivent aujourd’hui à Marrakech, où, depuis une semaine, les négociateurs internationaux tentent de faire avancer la lutte contre le réchauffement climatique, la délégation américaine menée par John Kerry est particulièrement attendue, l’élection de Donald Trump, pourfendeur de la cause climatique, préfigurant un pas en arrière mortifère. Un an après la signature de l’accord de Paris, par lequel le monde s’est engagé à maintenir le réchauffement planétaire « bien en dessous des 2 °C », la mise en œuvre des mesures annoncées est au cœur de cette COP22. Il n’est plus temps de tergiverser. 

     

    1. Derrière les catastrophes, des millions de déplacés

     

    L’ONU annonce 250 millions de réfugiés climatiques à l’horizon 2050. Pour la seule année 2015, et d’après les chiffres de The Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), 18,9 millions de personnes ont été déplacées sous le coup de phénomènes climatiques extrêmes. Bien sûr, « les mouvements de populations ayant pour origine l’environnement ont toujours existé dans l’histoire de l’humanité », explique François Gemenne, chercheur en sciences politiques et directeur exécutif du programme politique de la terre à Sciences-Po. « En revanche, poursuit-il, 85 % des événements climatiques extrêmes qui poussent les populations à l’exil sont désormais liés au réchauffement climatique. C’est une donnée nouvelle. »

     

    Sur l’ensemble des populations déplacées pour des raisons environnementales, « 55 % fuiraient des inondations et 29 % des tempêtes », détaille pour sa part la Cimade (1). Selon François Gemenne, « trois grandes régions correspondant à trois types de phénomènes environnementaux sont particulièrement concernées par ces épisodes extrêmes ». Il s’agit de l’Afrique subsaharienne avec, en cause, les sécheresses et la dégradation des sols. Un impact catastrophique dans une région du monde où plus de la moitié de la population dépend de l’agriculture. L’Asie du Sud et du Sud-Est, région la plus peuplée du globe, se trouve, elle, la plus exposée aux typhons et autres tempêtes. À tel point que, dès 2007, le Groupe international d’experts sur l’évolution du climat alertait sur le fait que « les rendements des cultures en Asie centrale et du Sud pourraient chuter de 30 % d’ici le milieu du siècle ». Enfin, particulièrement exposés également, les petits États insulaires, dont la montée du niveau des mers menace jusqu’à l’existence même. Dans la liste figurent les archipels du Pacifique, les îles Marshall, la Polynésie, les Maldives, mais également les quelque 7 000 îles des Philippines et leurs 100 millions d’habitants, ou la Malaisie et ses 27 millions de Malaisiens. Toujours selon l’IDMC, l’Inde, la Chine, le Népal, les Philippines et la Birmanie figurent aussi en tête de liste des pays les plus vulnérables face au réchauffement climatique. Pour autant, ses effets frappent également les pays développés, « à l’instar de la montée du Danube, qui inquiète la plupart des États des Balkans, dont les Roms, vivant dans des conditions précaires et délaissés par les pouvoirs publics, sont les premiers à souffrir », complète la Cimade. Car, s’il est un dénominateur commun aux multiples réalités du changement climatique, c’est que les populations les plus vulnérables en sont les premières victimes. 

     

    2. comment les définir, comment les dénombrer ? 

     

    Temporaires ou définitifs, régionaux ou internationaux, les déplacements de populations liés aux bouleversements climatiques sont divers dans l’espace et dans le temps. Ils demeurent en conséquence très difficiles à quantifier. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), « l’impact météorologique de l’évolution du climat peut se traduire par deux facteurs migratoires distincts : les processus climatiques comme la hausse du niveau des mers, la salinisation des terres agricoles, la désertification et la rareté grandissante de l’eau, et les événements climatiques tels que les crues, les tempêtes et les inondations causées par la montée brutale du niveau des lacs glaciaires ». Cependant, et contrairement aux idées reçues, l’immense majorité – 95 % – de ces déplacements contraints se font à l’échelle nationale. Au Bangladesh, par exemple, les migrations internes sont « devenues une véritable stratégie de survie pour les populations », explique la Cimade, dans un pays « soumis à l’élévation du niveau de la mer, aux inondations, sécheresses, cyclones et érosions ». Derrière cette réalité, et c’est le cas aussi au Bangladesh, se trame également l’aggravation des situations de grande précarité. « Les gens partent pour survivre. Ils quittent un endroit vulnérable pour un autre endroit tout aussi vulnérable », indique François Gemenne. Pour eux, l’exil est sans fin. Mais pour d’autres, la situation oblige à passer les frontières, à s’établir ailleurs. 

     

    Sur les bords du lac Tchad, dont l’assèchement pousse les communautés d’éleveurs à aller toujours plus loin chercher de l’eau, la situation confine à l’intenable. « En cinquante ans, le lac est passé d’une superficie de 25 000 kilomètres carrés à 2 500 à peine. Plus de 30 millions de personnes vivent sur ses rives de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche », raconte Hindou Oumarou Ibrahim, coordinatrice de l’Association des femmes peules autochtones du Tchad. Là-bas, la crise environnementale a créé « une situation explosive qui dégénère souvent en conflits régionaux, nationaux et même internationaux », poursuit-elle. Les migrations climatiques peuvent être temporaires, comme après une catastrophe naturelle. Elles peuvent aussi devenir tout ce qu’il y a de plus définitif. C’est le destin tragique auquel sont promis les habitants de certains États insulaires. Car, l’option de la disparition totale de certains territoires est désormais envisagée par les climatologues. « Le cas de certaines îles menacées d’engloutissement par la montée des eaux nous oblige, collectivement, à repenser la notion même de frontières géographiques. » Les populations insulaires devenant, de fait, apatrides, « comment considérer dès lors un État dont le territoire a disparu ? » interroge François Gemenne.

     

    3. Les oubliés du droit international

     

    Réfugiés, déplacés, migrants, il persiste un flou autour de la définition même de ceux que le changement climatique pousse sur les routes. En 1985, le Programme des Nations unies tente une première approche, estimant qu’est considérée comme réfugiée environnementale « toute personne forcée de quitter son habitation traditionnelle d’une façon temporaire ou permanente à cause d’une dégradation nette de son environnement qui bouleverse son cadre de vie et déséquilibre sérieusement sa qualité de vie ». Pour autant, cette définition ne fait pas consensus et les discussions internationales continuent d’achopper sur la question du statut de ces réfugiés climatiques. D’autre part, relève François Gemenne, « il reste compliqué de nommer globalement ces mouvements migratoires, tant les facteurs qui les provoquent sont multiples et souvent interdépendants ». Un agriculteur d’Afrique subsaharienne faisant face à la dégradation des sols (sécheresses, inondations, désertification…), décidant de s’installer en ville dans un premier temps et n’y trouvant pas de quoi gagner sa vie, tente de rejoindre l’Europe. Est-il considéré comme migrant climatique ou économique ? Le chercheur plaide pour une approche globale des flux migratoires sans « catégoriser » les réfugiés. Pour l’OIM, en revanche, cette catégorisation a son importance. « Savoir s’il faut qualifier les personnes déplacées par les changements du climat de “réfugiés climatiques” ou de “migrants climatiques” n’est pas seulement affaire de sémantique, explique l’organisation. Selon que l’on acceptera l’une ou l’autre définition, les implications au regard du droit international se traduiront par des obligations bien réelles pour la communauté internationale. »

     

    À l’heure actuelle, la convention de Genève, signée en 1951 et relative au statut international des réfugiés, précise qu’il concerne toute personne faisant l’objet d’une « crainte bien fondée de persécution », excluant de fait les réfugiés du climat. Les choses commencent néanmoins à bouger. La Suisse et la Norvège sont à l’origine de l’initiative Nansen, adoptée en octobre 2015 par 109 États. Définissant un « agenda de protection », cette initiative vise à construire un cadre légal international sur la question des déplacés climatiques transnationaux. Elle n’est cependant toujours pas mise en œuvre. Les conférences climatiques peuvent être l’occasion de remettre l’ouvrage sur le métier. Pour autant, la création d’un statut spécifique ne saurait être considérée comme la « solution miracle », prévient François Gemenne. Et ne vaudrait d’ailleurs pas grand-chose sans la mise en œuvre de politiques nationales qui anticipent et protègent les populations concernées. Ainsi, poursuit le chercheur, « cette question des migrations climatiques ne serait plus appréhendée seulement comme une condition urgente de survie, mais pourrait être planifiée et vue comme une véritable stratégie d’adaptation pour l’avenir ». Pour s’en convaincre, « il suffit de voir ce qui se passe actuellement en Europe sur la question des réfugiés et à quel point une telle situation, lorsqu’elle n’est pas anticipée, peut confiner au chaos ». 

     

     

     

     

     

    (1) Association de solidarité qui œuvre auprès des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile.

     

    Catastrophes naturelles : le bilan est pire que ce que l’on pensait

    « L’impact économique et  humain des catastrophes naturelles est nettement plus important qu’on ne le pensait jusqu’ici », écrit la Banque mondiale dans un rapport publié

    hier. En détail, l’institution estime que 26 millions de personnes basculent chaque année dans la pauvreté suite à des   vénements climatiques  extrêmes, dont le coût

    global annuel est, par ailleurs, évalué à 520 milliards de dollars. Contrairement aux travaux précédents, les auteurs de ce rapport ont pris en compte, en plus des pertes matérielles, les pertes de « bien-être » des populations, relatives à la santé, à l’alimentation ou à l’éducation.

  • La méthanisation

    Méthanisation : un projet pionnier

    Agriculture

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    Une quarantaine de personnes étaient présentes à la réunion publique du Vernet./ Photo DDM

    Une quarantaine de personnes étaient présentes à la réunion publique du Vernet./ Photo DDM

    «À cette échelle, c'est un projet pionnier en France», assure David Brus, chargé de mission énergie à la chambre d'agriculture de l'Ariège. D'ici 2018, la SAS Arseme espère créer un méthaniseur particulier à Montaut, à proximité du Vernet, entre Caussade Semences et la carrière Malet. Il sera unique par sa taille : 57 agriculteurs font partie du projet mais une centaine pourrait être concernée. La production de méthane correspondrait à la consommation résidentielle de 6 800 habitants. Il sera particulier aussi parce que l'objectif est de récupérer les têtes des pieds mâles de maïs semence. «Il faut savoir que les pieds mâles, aujourd'hui, on est réglementairement obligés de les détruire, ce sont des déchets. Demain, on en fera du biogaz», souligne Jean Mistou, président du groupement des producteurs de maïs semence Prosem, l'un des porteurs du projet de méthanisation.

    Six emplois créés sur place

    Autre avantage : «À la fin du processus, une fois l'énergie créée, il reste ce que l'on appelle un digestat, indique M.Brus. Et ce digestat sera réinjecté dans les champs sous forme d'engrais et de compost. Ça veut dire qu'avec ce qui est actuellement un déchet, on va créer de l'énergie et on va changer les pratiques des agriculteurs en substituant de l'engrais chimique par des engrais organiques.» Qui plus est, «6 emplois seront créés sur le site, assure Jean Mistou. Et on va renforcer tous les agriculteurs qui participent au projet.»

    Des arguments qui ont convaincu la maire de Montaut, Monique Gagneux. Contacté, le maire du Vernet, Michel Grasa, n'a pas souhaité nous répondre avant d'avoir réuni son conseil municipal.

    Il faut dire que ce projet fait face à des oppositions, qui se sont notamment déclarées lors de la récente réunion publique au Vernet.

    Crainte de mauvaises odeurs

    Jean-Louis Bertrant, l'ancien maire de Saverdun, s'est ému d'«un projet qui risque de causer des nuisances pour les riverains». Jean-Pierre Delorme, président du Comité écologique ariégeois, ajoute : «Ce dossier nous paraît mal ficelé sur le plan technique, d'abord parce que les riverains ont été mal informés en amont. Ensuite, nous avons soulevé des points concernant la technologie utilisée et, surtout, les gênes pour les riverains.» Tous craignent notamment la diffusion de mauvaises odeurs, à un jet de pierre de maisons d'habitation et à quelques encablures du camp du Vernet.

    En plus des têtes de maïs, ce projet devra également utiliser du lisier de bovins, en plus petite quantité. «7 000 projets de ce type existent en Allemagne, ils sont même au cœur des villes, ce qui prouve que c'est adapté, assure M.Brus. Dans le projet de Montaut, tout est fait pour limiter la gêne olfactive, tant à l'entrée, pour le lisier, qu'en sortie du méthaniseur, pour le digestat.» Certes, mais le CEA l'annonce déjà : «Si nos observations ne sont pas prises en compte, on sera certainement dans l'obligation de porter un recours.»


     

    La conversion à froid de déchets alimentaires en énergie renouvelable et en engrais

    il y a 3 heures

    DéchetsEnviroGaz

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    Des chercheurs du Département de génie du bâtiment, civil et environnemental de l’Université Concordia et leurs collaborateurs de la société Bio-Terre Systems gardent la tête froide lorsqu’il s’agit de lutter contre le réchauffement planétaire.

    Leur arme dans ce combat ? Un procédé faisant appel à des bactéries qui raffolent du froid.

     

    Dans une étude parue dans la revue Process Safety and Environmental Protection, Rajinikanth Rajagopal, David Bellavance et Mohammad Saifur Rahaman montrent l’efficacité de la méthanisation, ou digestion anaérobie, pour transformer des déchets alimentaires solides en énergie renouvelable et en engrais organique, et ce, dans un environnement à -20 °C.

    Les chercheurs se sont servis de bactéries psychrophiles – qui prospèrent à des températures relativement basses – pour décomposer des déchets alimentaires dans un bioréacteur spécialement conçu à cette fin. Grâce à ce procédé, ils ont obtenu un rendement spécifique en méthane comparable à celui de procédés de digestion anaérobie plus énergivores.

    « Nous disposons ici d’un potentiel énorme pour réduire la quantité de combustible nécessaire au traitement des déchets solides », affirme le Pr Rahaman.

    « La gestion et le traitement des déchets alimentaires posent des défis partout dans le monde, en particulier dans des pays froids comme le Canada où le thermomètre descend souvent sous les ?20 °C et la demande énergétique liée au chauffage est élevée », explique-t-il.

    Il précise que dans les procédés de méthanisation les plus courants, il faut de grandes quantités d’énergie pour réchauffer les bioréacteurs et y maintenir la température nécessaire à une activité bactérienne optimale.

    « Nos résultats montrent que nous pouvons exploiter des bactéries psychrophiles modifiées pour produire une quantité de méthane semblable à celle que génèrent les bactéries d’usage courant, mais en utilisant moins d’énergie », soutient le Pr Rahaman.

    « Un nouvel axe de recherche prometteur »

    Chaque année, les villes de la planète produisent plus de 1,3 milliard de tonnes de déchets. Selon les prévisions, ce volume devrait atteindre 2,2 milliards d’ici à 2025. La plupart du temps, les ordures finissent dans des décharges où elles se biodégradent lentement. Ce faisant, elles émettent du biogaz, un puissant gaz à effet de serre qui se compose principalement de dioxyde de carbone, de méthane et de sulfure d’hydrogène.

    À lui seul, ce biogaz riche en méthane représente une grave menace climatique. De fait, comparé au dioxyde de carbone, le méthane affiche un potentiel de réchauffement planétaire 21 fois plus important.

    Selon les chercheurs, les techniques de méthanisation synthétique pourraient toutefois être modulées de sorte à capter ces émanations et à les transformer en énergie renouvelable.

    L’utilisation de divers dispositifs comme les dômes de stockage pour le biogaz, les biofiltres et les systèmes électrocalogènes mixtes permettrait de récupérer et de purifier le méthane avant de le convertir en énergie ou en chaleur. Il suppléerait ainsi la plupart des combustibles fossiles.

    Par ailleurs, sur le plan de l’agronomie, ce procédé fournirait des matières riches en phosphore et en azote. Recyclés, ces résidus du digestat serviraient d’engrais pour les végétaux.

    Le mode d’alimentation du bioréacteur est inédit. Celui-ci est constitué d’un réservoir de trop-plein à volume constant alimenté en semi-continu. L’entrée de déchets alimentaires dans l’ouverture inférieure de l’appareil s’accompagne de la sortie par la partie supérieure d’une quantité équivalente d’effluents traités.

    Les chercheurs ont effectué diverses analyses sur les matières extraites. Ils cherchaient notamment à établir leurs caractéristiques physicochimiques et à évaluer la qualité et la quantité du biogaz.

    « Peu de recherches sont menées en vue de concevoir des applications pour le traitement des déchets alimentaires, déclare M. Rajagopal. Nous espérons que notre étude dégagera un nouvel axe de recherche prometteur. »

    Photo: Michael Stern (Flickr CC)