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  • Un sacré gâchis

    J'aime le reportage et je hais les hommes qui y apparaissent. Ce qui est effrayant, c'est d'imaginer que ces "sous-hommes" ont été mis au monde par les Femmes. Un sacré gâchis. 


    Sexisme en banlieues : Caroline Sinz, journaliste à France 2 veut « briser la loi du silence »

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    Vous connaissez toutes Caroline Sinz mais vous avez sans doute oublié son nom. C’est elle, cette journaliste qui avait été lynchée et agressée sexuellement par une meute d’hommes sur la place Tahrir au Caire en 2011. Malgré son traumatisme, elle avait eu le courage de témoigner de l’horreur.

    Hier dans son reportage explosif réalisé pour France 2, elle s’est attaquée au tabou des pressions subies par les femmes en banlieue. Harcèlement de rue, cafés interdits aux femmes, censure vestimentaires : dans de nombreux quartiers à forte population arabo-musulmane, les femmes sont de plus en plus rejetées de l’espace public.

    Dans une interview pour France Infos, elle revient sur les difficultés qu’elle a rencontrées pour enquêter sur ce sujet politiquement sensible :

    Franceinfo : Quelle est la genèse de votre reportage ?

    Caroline Sinz : Il s’agit au départ d’une demande de David Pujadas en vue d’un sujet sur les femmes dans l’espace public. Je sais que cette question est délicate. Au fil de mes recherches, j’ai pris conscience que le problème est plus lié à la culture, à la tradition et à la religion quand on est dans certains quartiers.

    Mais il faut avoir à l’esprit que les femmes ont des problèmes partout. J’ai moi-même été victime de viol, dans le cadre de mon travail [en Egypte, en 2011]. J’ai vécu ce que vivent de nombreuses femmes victimes de violences sexuelles : on met en doute notre parole, on nous met à l’écart, on nous reproche d’avoir parlé… Mon reportage est filmé dans des banlieues, mais on pourrait aussi parler de certaines campagnes en France.

    Quelles difficultés avez-vous rencontrées lors de votre enquête ?

    Lorsque j’ai commencé, j’ai été surprise par le nombre de refus que j’ai essuyés, de la part de femmes qui sont pourtant membres d’associations mais qui n’ont pas envie de passer à la télévision. Elles ont peur, elles ont déjà manifesté dans de nombreuses villes et elles ont été insultées et agressées. Alors pour ne pas subir des pressions ou des menaces, elles se taisent ou s’autocensurent.

    J’ai contacté des femmes à Aubervilliers, à Toulouse, des femmes du Planning familial qui m’ont confirmé un recul des droits partout en France… Mais toujours ce refus de parler. Il fallait briser cette loi du silence. Et j’ai fini par rencontrer des militantes de La Brigade des mères à Sevran et des femmes pas encore très organisées dans la banlieue lyonnaise.

    Ne craignez-vous pas d’être accusée de dresser un portrait caricatural des banlieues ?

    J’espère que je n’ai pas été caricaturale. Je n’ai pas pointé du doigt, j’ai posé les choses. A chacun de se faire son idée. Je ne regarde pas les choses avec une orientation politique mais il fallait dire ‘attention, regardez le sort de ces femmes’. Depuis 2005 et les émeutes des banlieues, les médias y retournent trop peu… Mais la réalité est là. Des femmes de tous les bords politiques, du FN, d’extrême gauche, du PS ou de droite, manifestent et luttent contre la peur pour dénoncer la réduction de leurs libertés.

    Je ne suis pas surprise par l’ampleur des réactions. La question concerne beaucoup de femmes, insultées, harcelées, agressées. C’est un sujet quotidien. La liberté et le droit des femmes, les injustices qu’elles subissent, sont toujours des sujets.

     

     

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    18 comments

  • L'Etat, les consommateurs et les algues vertes

    Quand j'étais gamin en Bretagne, je "m'amusais" à aller patauger dans les vasières (jusqu'à y laisser mes bottes...), ça durait bien plus d'une heure et j'en sortais en sueur. Je n'ai jamais eu le moindre "malaise" à respirer les effluves. Mais à cette époque, les algues vertes, il n'y en avait pas...Alors que cet homme de cinquante ans, sportif émérite, y laisse la vie pour tenter de récupérer son chien en se débattant pendant une heure dans la vasière, c'est bien évidemment très, très suspect. Qu'il faille une plainte pour qu'une autopsie soit décidée l'est tout autant. Que la "justice.." (hum, hum...) mette en doute les effets des gaz délivrés par les algues vertes relève de la farce. Triste farce. Le dernier procès en date avait conclu, lors de la mort d'un cheval, que l'Etat avait une part de responsabilités et il avait été condamné à...2000 euros d’indemnités pour le propriétaire...On peut imaginer bien évidemment que la mort d'un homme (et il n'est pas le premier sur la liste poserait un très sérieux problème...) Mais, bon, pas d'inquiétude, la justice est "intègre", on le sait bien...
    Le monde paysan et l'élevage intensif sont bien évidemment montrés du doigt mais c'est trop simpliste comme conclusion. Si l'élevage intensif existe, c'est qu'il y a des consommateurs qui en profitent......Aïe....Tous responsables...Aïe, aïe, aïe........

    1 ) Ne pas consommer de "cochonailles."

    2) Que l'Etat cesse de subventionner les "cochonniers"

    3) Que l'Etat subventionne l'agriculture biologique.

    4) Que les consommateurs prennent conscience que le soutien à l'agriculture biologique relève de leurs responsabilités.

    Les algues vertes sont-elles responsables de la mort d'un homme en Bretagne ?

    • Par Martin Planques
    • Mis à jour 
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    • Publié 

     

    VIDÉO - Après la mort d'un joggeur de 50 ans dans la baie de Saint-Brieuc (Bretagne), un certain nombre d'associations alertent sur le danger de la prolifération des algues vertes. Une plainte va être déposée dans les prochains jours.

    Le 8 septembre dernier, un joggeur est décédé dans l'embouchure du Gouessant (Bretagne). Jean-René Auffray a été retrouvé allongé, face contre terre, le visage dans la vase et non enlisé jusqu'à la taille comme il avait été indiqué au préalable. «Cet élément nouveau important a amené le procureur de la République, après s'être rapproché de la famille du défunt, qu'il s'est proposé de rencontrer, à ordonner l'exhumation du corps de la victime en vue de son autopsie et d'analyses complémentaires», a précisé Bertrand Leclerc, procureur de la République de Saint-Brieuc.

    Dans la même zone, 36 sangliers avaient été retrouvés morts à l'été 2011, lorsque des dépôts d'algues vertes étaient importants. Un rapport de l'Anses avait mis en avant les fortes présomptions quant aux émissions d'hydrogène sulfuré (H2S) provenant de ces algues en décomposition. Concernant la mort de Jean-René Auffray, dans une lettre ouverte adressée au procureur le 12 septembre, les associations Sauvegarde du Trégor et Halte aux marées vertes, avaient mis en cause «l'absence d'autopsie» immédiate et, selon eux, «le refus manifeste de fait de toute enquête sur les causes de la mort de la victime» est «incompréhensible». Interrogé par l'AFP le même jour, le parquet avait affirmé qu'il n'y avait «pas de doute» quant à l'origine du décès (une crise cardiaque) et que sans «d'obstacle médico-légal, le corps a été remis à la famille». Une enquête est depuis ouverte.

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    Jean Hascoet, président de l'association Baie de DouarneneZ Environnement, a affirmé au figaro.fr qu'il allait, avec les associations qui forment la Coordination Verte et Bleue (CVB), déposer plainte contre X pour mise en danger d'autrui. «On devrait mettre des panneaux sur les lieux, pour prévenir (...) nous sommes allés sur place et c'est putride» a-t-il confié. Le maire d'Hillion, Mickaël Cosson, appelle de son côté au respect de la mémoire de la victime. «La cause peut être juste» mais, selon lui, le drame est instrumentalisé de «manière inhumaine». L'élu affirme «faire confiance aux gens compétents» en ce qui concerne l'enquête.

    Les associations mettent en cause les autorités publiques

    La CVB s'est exprimée dans un communiqué affirmant que «le préfet, et donc le gouvernement, répondait aux injonctions du lobby agricole». La prolifération des algues vertes est un problème environnemental principalement dû à l'agriculture intensive, selon les associations. La préfecture des Côtes d'Armor, contacté par lefigaro.fr n'a pas souhaité s'exprimer et répondre aux attaques des associations.

    Ces dernières ont effectué des relevés sur les lieux du drame le 10 septembre, toujours selon franceinfo. Elles y ont mesuré des émissions d'hydrogène sulfuré à une concentration allant jusqu'à 360 ppm (parties par million) alors que, par prudence ils étaient restés éloignés de la zone où la victime avait été retrouvée. Les doses de H2S commencent à provoquer des malaises chez l'homme vers 500 ppm relevés, «et elles sont mortelles lorsqu'elles atteignent les 1500 ppm» a confié Sylain Ballu, scientifique du Centre d'Étude et de Valorisation des Algues (CEVA) au Figaro. Le scientifique, qui étudie le phénomène des marées vertes depuis des années dans la région, affirme que la «situation s'est améliorée avec le temps, notamment grâce au meilleur ramassage des algues.»

    Le constat est pourtant sans appel selon Jean Hascoet, qui n'hésite pas à mettre en cause le procureur dans cette affaire. «Il sait que ses investigations juste après l'enterrement du corps ne peuvent pas aboutir, il a ouvert une enquête pour faire semblant de s'activer aujourd'hui car il sait que s'il ne faisait pas un minimum d'enquête, il créerait plus de suspiscion.»

    La rédaction vous conseille

  • Soirée à Paris.

    De retour de Paris mais sans le Prix... Une soirée émouvante malgré tout, des témoignages qui rejoignent ce que j'écrivais il y a quelques jours sur la force morale associée à la situation de handicap autant pour les personnes concernées directement que pour leurs proches.Il restera de ces quelques heures à Paris, le bonheur d'avoir retrouvé une ancienne élève, quelques vingt ans après. Séquence émotion, découverte de Paris, une soirée sur la Seine, des discussions passionnantes, un accueil merveilleux et certainement d'autres journées à venir. Que du bonheur. Merci Fanny 

    05 décembre 2016

    La cérémonie de remise du Prix littéraire Handi-Livres s’est tenue le 5 décembre 2016 au Centre Georges Pompidou.

    Cette année encore la soirée a été animée avec talent par Vincent Lochmann, journaliste à Vivre FM, en présence des représentants du Fonds Handicap & Société, de ses partenaires, des membres du jury, des auteurs sélectionnés et d’un public venu nombreux…

    La cérémonie s’est ouverte par un mot de bienvenue du Directeur des publics de la Bpi, Jean-Arthur CREFF, qui a rappelé l’implication de la Bibliothèque dans le Prix Handi-Livres pour accueillir les lecteurs en situation de handicap.

    Pour cette 11ème édition, c’est dans une ambiance chaleureuse et conviviale, présidé par Axel Khan, que plus de 200 personnes étaient présentes pour découvrir les heureux lauréats.

    Une sélection de 30 livres, répartis dans les 6 catégories en lice, a été soumise à un jury composé de professionnels du handicap, de journalistes et d’écrivains. Le jury a décidé, en plus de ces six prix, de décerner une Mention Spéciale pour saluer la qualité de l’ouvrage de Sylvie CALLET intitulé Les murs noirs - Parcours de vie des « jeunes filles incurables » d’Ainay publié par les Éditions Les Presses du Midi. Par ailleurs, le Président du jury a également souhaité récompenser par un Coup de cœur l’ouvrage de Sylvain LAURENT intitulé Chandolinades, en auto-édition.

    Meilleur Roman

    L’homme qui n’a pas inventé la poudre

    Stéphanie CLAVERIE - Éditions de la Différence

    Meilleure Biographie

    Le voleur de brosses à dents

    Églantine ÉMÉYÉ - Robert Laffont

    Meilleur Guide

    Réussir son orientation et sa vie professionnelle quand on est DYS

    Fédération Française des Dys sous la direction d’Olivier BURGER – Belin

    Meilleur Livre Jeunesse Enfant

    On n’est pas si différents

    Sandra KOLLENDER et Claire CANTAIS - La Ville brûle

    Meilleur Livre Jeunesse Adolescent

    Mon frère, mon enfer, mon bel enfer

    Sandrine ANDREWS et Christine DEROIN - Oskar Éditeur

    Meilleur Livre adapté

    Un parfum de victoire - Avoir un enfant quand on est en situation de handicap

    Collectif sous la direction de Marie-Anne DIVET - Histoires Ordinaires Éditions

    Mention Spéciale

    Les murs noirs - Parcours de vie des « jeunes filles incurables » d’Ainay

    Sylvie CALLET - Les Presses du Midi

    Coup de coeur du jury

    Chandolinades

    Sylvain LAURENT - Auto-édition

     

    Pour télécharger le communiqué de presse : cliquez ICI

     

  • LA-HAUT : "La Muse en parle"

    http://lamusenparle.blogspot.fr/2016/12/la-haut-de-thierry-ledru.html
     

    dimanche 4 décembre 2016

    Là-Haut de Thierry Ledru

     
     
    Là-Haut de Thierry Ledru aux éditions AO André Odémard.
    Pour écouter la chronique, il faut cliquer ici : Là-Haut de Thierry Ledru par La Muse en audio
     
    J’ai reçu il y a fort longtemps un livre en service presse : « Là-Haut » de Thierry Ledru. Si j’ai mis tant de temps à le lire, c’est tout d’abord parce que je suis très en retard, mais aussi, parce que je voulais être dans les conditions optimales pour le faire. C’est le cas à présent, et je remercie l’auteur pour sa patience.
     
    L’histoire ? C’est celle de Jean, guide, écrivain également, à qui tout réussi. Il est amoureux d’une très belle et douce femme, Blandine, ils vont à Paris pour un salon littéraire, tout est beau, Blandine est belle … et Jean va tout perdre !  
     
    L’action se situe en 1995. Ils arrivent à la station Saint-Michel : l’attentat monstrueux. Blandine va mourir, Jean sera amputé, lui, le guide, l’amoureux de la montagne. 
     
    Malgré la douleur et les peines qui sont admirablement bien transcrites par l’auteur, ce livre est magnifique, car il porte l’espoir. C’est un long chemin vers la reconstruction, le dépassement, la résilience, même quand on croit avoir tout perdu. Thierry Ledru ou plutôt Jean, son héros, s’attachera à de nombreuses descriptions, qui permettront au lecteur de se fondre dans l’histoire, de prendre le temps de sa reconstruction. Jean devient « lui », devient « il ». 
     
    « Il avait fini de grandir sans son père. Il lui restait à vieillir sans Blandine ».
     
    Cette reconstruction ne se fera pas sans heurts, sans peine, sans dégoût, sans solitude. L’homme sera seul, avec ses souffrances, le blanc, la montagne qu’il aime tant.
     
    L’auteur va admirablement expliquer le milieu hospitalier, la prise en charge, l’urgence, le sentiment d’abandon, les douleurs, physiques, bien évidemment, mais également psychologiques vécues par Jean. 
     
    « Vous ne savez rien de mes douleurs ».
     
    Finalement, il ne sera pas seul. Il va redécouvrir plein de merveilleuses choses, que nous oublions de regarder, alors qu’elles sont si belles. 
     
    Etrangement, il va renouer des liens, lui qui se sentait et qui se voulait exclu d’un monde qui ne le comprenait plus.
     
    « Les liens sociaux ne seraient-ils qu’une interdiction d’être soi-même ? »
     
    « Là-Haut » de Thierry Ledru a été sélectionné pour le prix Handi-livres 2016. La décision aura lieu ce lundi 5 décembre. On croise les doigts pour l’auteur, car il a remarquablement détaillé la souffrance d’une personne en situation de handicap, qu’elle soit physique ou psychologique, et sa reconstruction, longue et difficile, sans oublier les innombrables parcours de solitudes, passages obligés mais si douloureux.
     
    « Là-Haut » est un roman porteur d’espoir, qui devrait être mis entre toutes les mains, car il permet une perception plus juste et surtout plus réelle du monde qui nous entoure.
     
    « Il va falloir penser à tout ce qui lui reste et beaucoup moins à ce qu’il a perdu. Il ne s’agit pas d’oublier, bien sûr, mais de s’efforcer de construire au lieu de déblayer des ruines ».
     
    Le Fonds Handicap & Société par Intégrance a lancé son appel à candidature en mars dernier pour le Prix Handi-Livres 2016. Parrainé depuis sa création par Robert Hossein, le prix est devenu une référence dans son domaine. Près de 115 ouvrages ont été présentés en 2016 pour participer au prix littéraire.
     
    Le Prix Handi-Livres a pour but d’encourager les auteurs et de mettre en lumière des personnes handicapées ou des ouvrages traitant du handicap. (source : http://www.fondshs.fr/le-prix-handi-livres/PHL-2016-preselection)
    "Là-Haut" un roman de Thierry Ledru a été sélectionné pour le prix Handi-livres. On en saura plus, ce lundi 5 décembre. Dans tous les cas, je vous conseille fortement sa lecture.

     
    La Muse, bouleversée


     
     

  • LSD ou Méditation ? (14)

    Lorsque je lis les effets rapportés par la prise de LSD, je me dis que la science pourrait tout autant renforcer ses travaux sur les états de conscience modifiée en état méditatif...Au lieu de soigner la dépression par un apport chimique, il conviendrait plutôt de solliciter intégralement le potentiel intérieur...Ah mais j'oubliais...Il en va de l'intérêt de l'industrie pharmaceutique...

     

    Recherche : le LSD "libère" le cerveau

    par Anne-Laure Lebrun

    Sous LSD, les fonctions cognitives de la personne ne sont plus compartimentées et une stimulation active l'ensemble du cerveau.

     

    Publié le 

    L’expérience est controversée mais elle a le mérite de faire parler. Et peut-être même faire avancer la recherche en psychiatrie. Une équipe de l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni) a étudié, pour la première fois, le cerveau de volontaires ayant ingéré du LSD (diéthylamide de l’acide lysergique). Les résultats ont été publiés ce lundi dans la revue scientifique PNAS.

    La recherche autour de cette substance hallucinogène a été arrêtée durant un demi-siècle, en raison de l’augmentation de son utilisation récréative à la fin des années 1960. Depuis une quinzaine d’années, elle redémarre en Europe et aux Etats-Unis, mais reste marginal. Certains chercheurs pensent qu’elle pourrait avoir des effets bénéfiques chez les personnes atteintes de dépression résistante à tous les traitements, d’autres évoquent son efficacité dans le traitement de la maladie alcoolique.


    Un feu d'artifice dans le cerveau

    Le laboratoire du Dr Robin Carhart-Harris tente de comprendre l’action du LSD, principe actif des champignons hallucinogènes, sur le cerveau. 20 volontaires ayant déjà consommé ces substances ont été sélectionnés. Pour les besoins de leurs travaux, l'équipe du Dr Carhart-Harris a demandé à un groupe d’avaler, soit, un placebo, soit, 75 mg du LSD.

    Le cerveau de ces volontaires en mal de sensations fortes a ensuite été étudié par IRM et magnétoencéphalographie, qui permet d’étudier les champs magnétiques émis par les neurones. Grâce à cette série d’examens, les chercheurs ont pu voir et analyser ce qui se passe dans le cerveau de ces jeunes gens, et en particulier lorsqu’ils expérimentent des hallucinations visuelles. Habituellement, une stimulation visuelle est traitée par le cortex visuel, une zone cérébrale située à l’arrière du cerveau. Mais sous LSD, cette information mobilise la quasi-totalité du cerveau.

     

    Source : Neural correlates of the LSD experience revealed by multimodal neuroimaging, PNAS. En haut, le cerveau d'un participant ayant pris un placebo. Seul le cortex visuel est activé. En bas, le cerveau sous LSD. La quasi-totalité de l'organe est mobilisée. 

     

    Et ce véritable feu d’artifice se déclenche également lorsque les participants ont gardé les yeux fermés. Pour les chercheurs, cette observation suggère qu’ils sont capables de voir des choses simplement grâce à leur imagination.

    Par ailleurs, ces travaux permettent de mieux comprendre pourquoi le LSD modifie toutes les perceptions sensorielles et l’état de conscience. « Normalement, notre cerveau fonctionne grâce à des réseaux indépendants responsables d’une fonction spécifique comme la vue, le mouvement ou l’ouïe. Mais sous LSD, cette séparation s’écroule et est remplacé par un réseau plus unifié, explique le Dr Carhart-Harris, responsable de ces travaux. Ceci expliquerait l’altération profonde de la conscience fréquemment décrite. Cela pourrait également explique ce qu’ils qualifient de voyage d’introspection et de voyage intérieur durant lequel ils se reconnectent à eux-mêmes et à la nature. Cette expérience est parfois vécue comme mystique ou religieuse, et semble être associée à un bien-être après même après que les effets de la drogue s’atténuent. »


    Un cerveau plus libre

    Cette drogue psychédélique permettrait donc de « décloisonner » notre cerveau lui permettant de fonctionner « librement et sans contrainte comme celui des enfants ».

    Lors d’une autre expérience, les chercheurs ont également découvert que la combinaison LSD-musique améliorait l’activité du parahippocampe, une zone impliquée dans la formation d’image mentale et de la mémoire. Plus cette région du cerveau communique avec le cortex visuel, plus le cerveau est capable de générer des visions complexes et notamment se remémorer des scènes de vie.

    Pour les chercheurs, ces découvertes pourraient permettre de développer des thérapies pour les troubles psychiatriques, en particulier la dépression.

  • "Blog : Là-Haut

     

    "LÀ-HAUT" :J'ai commencé ce blog en novembre 2009 et il y a maintenant plus de 3500 articles, des textes personnels et des documents pris sur le net. 

    Sur l'autre blog "KUNDALINI", dès le début, j'ai eu la bonne idée de séparer les textes personnels des autres.

    Afin de compiler mes propres écrits répartis ici, j'ai donc décidé de créer un troisième blog.

    "JE SUIS LÀ-HAUT"

    Il s'agit pour moi de reprendre tous ces anciens textes, de les relire, de les corriger, de les compléter et si possible de les regrouper par thèmes. Il me plaît également de "visualiser" par ces écrits ma propre avancée, d'analyser le chemin parcouru, de clarifier des réflexions.

    Je m'aperçois au fur et à mesure que j'avance dans ce travail que ces anciens textes portent désormais des manques au regard de toutes ces pensées, émotions, analyses, réflexions, mises à jour, projections, anticipations, autopsies du passé... Des modifications sont devenues nécessaires. 

    Je vais donc me concentrer sur ce travail de réécriture. 

    "JE SUIS LÀ-HAUT" va grandir et "LÀ-HAUT"sera principalement destiné à compiler des articles pris sur la Toile. 

    C'est en fait une lectrice de mon premier blog qui a déclenché cette idée. Elle m'avait envoyé un extrait d'un texte personnel, enregistré dans le premier blog, elle souhaitait le relire en entier et j'ai mis des heures à retrouver le texte complet...J'étais perdu "LÀ-HAUT"...

     

     

    http://thierry-ledru.e-monsite.com/ 

     

     

     

  • Maltraitances gynécologiques

    Marie accouche là

    Explorations politiques et féministes autour de la naissance

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    Mélanie Déchalotte, la journaliste qui a brisé le tabou des maltraitances gynécologiques sur France Culture

    Publié le 20 octobre 2015 par Marie-Hélène Lahaye

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    Mélanie Déchalotte

    Le 28 septembre dernier, France Culture diffusait le documentaire « collection témoignage : maltraitances gynécologiques » dans l’émission Sur les Docks. Ce documentaire a connu une audience exceptionnelle et a déclenché une avalanche de témoignages, qui ont eux-mêmes été repris par la presse, faisant tomber le tabou des violences commises dans l’intimité des cabinets de gynécologie. Mélanie Déchalotte, la journaliste à l’origine de ce documentaire, revient sur le retentissement de cette émission.

    Qu’est-ce qui vous a poussée à vous intéresser aux maltraitances gynécologiques ?

    Plusieurs événements sont à l’origine de mon intérêt pour ce sujet : d’abord mon expérience personnelle concernant la gynécologie, et surtout le fait que l’immense majorité des femmes de mon entourage (amical, professionnel ou familial) a été victime d’une mauvaise expérience lors d’une consultation, d’un examen gynécologique, d’un accouchement, d’une IVG, etc. Les multiples tweets parus sur la toile en réponse au lancement du hashtag « PayeTonUtérus » et enfin le scandale des touchers vaginaux sur patientes endormies m’ont convaincue qu’il fallait absolument faire un documentaire pour dénoncer cette maltraitance dont pouvaient être parfois victimes les patientes au contact de certains professionnels de santé.

    Avez-vous pu facilement convaincre France Culture de diffuser un tel sujet ? Quelles ont été les réactions des responsables de la programmation ?

    L’équipe de France Culture qui dirige l’émission a d’emblée accueilli très favorablement le projet de ce documentaire. Le sujet était délicat : la maltraitance dont sont victimes les femmes en gynécologie et obstétrique est un véritable tabou. La société refuse de la prendre en considération : le corps médical français reste très susceptible lorsqu’il s’agit de remettre en question ses pratiques, les hommes ne se sentent pas concernés, les femmes elles-mêmes sont conditionnées à éprouver cette souffrance comme inhérente à la condition féminine. Malgré la difficulté que représentait cette enquête, Irène Omélianenko, la directrice de l’émission, a tout de suite décidé de soutenir le projet.

    Le Journal international de Médecine (JIM) vous reproche d’avoir monté le documentaire en donnant une image déformée et peu flatteuse des représentants des gynécologues. Que répondez-vous à cela ?

    L’article du Journal international de Médecine est inquiétant. Au lieu de prendre la mesure du problème, de participer à une prise de conscience et de poursuivre la sensibilisation auprès des praticiens, l’auteur de l’article esquive la réalité et se lance dans une piètre défense de la corporation médicale. L’auteur dénonce d’abord l’emploi du terme « maltraitance » en expliquant que « Jean Marty se référait à une acception très classique du terme « maltraitance » » et que le terme d’ « irrespect » eût été plus pertinent. Non, il n’y a pas eu de confusion ou de naïveté de la part Jean Marty sur le sens des mots. Et il suffit de lire la définition de « maltraitance » dans un dictionnaire ordinaire (ou médical) pour réaliser que l’emploi de ce terme est tout à fait approprié au sujet. Parler ici d’irrespect, c’est faire preuve d’une indulgence coupable.

    Il n’y a absolument aucun « jeu de montage » qui vise à discréditer les deux gynécologues interviewés. Tous les intervenants du documentaire donnent leur avis et se répondent sur les différents sujets qui sont abordés. Les gynécologues et les autres intervenants ont des prises de position opposées. Ces jugements antagonistes garantissent au contraire l’objectivité de l’enquête et témoignent de la volonté de donner aussi la parole à ceux qui sont accusés de maltraitance. Lors de notre entretien, Jean Marty s’est exprimé plus personnellement sur le sujet, tout en me signifiant en même temps qu’il ne fallait pas diffuser ces propos-là. Le chargé de réalisation, François Teste, et moi-même avons respecté ce « off ». Ses affirmations et ses jugements risquaient de discréditer la corporation des gynécologues. Et ce n’était pas le but. Si les deux confrères défendent mal la profession et si leurs analyses ne sont certainement pas partagées par tous les praticiens, ces deux médecins restent néanmoins des porte-paroles de la profession, élus par leurs pairs : c’est à ce titre qu’ils ont été sollicités. Ne faudrait-il pas s’interroger sur les problèmes que révèlent les propos de ces deux représentants ?

    Les commentaires de praticiens sur le site de France Culture, mais aussi la majorité des commentaires de soignants sur le site de l’article du JIM, n’accusent pas le documentaire de déformer la réalité. Ils témoignent au contraire de la lucidité et de la volonté d’une partie du corps médical à appliquer une véritable éthique du soin en gynécologie-obstétrique.

    Ce numéro de Sur les Docks a rencontré beaucoup de succès (plus de 10.000 partages du podcast sur facebook) et a suscité énormément de témoignages, en comparaison avec les autres émissions de France Culture. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

    Le documentaire a rencontré un immense succès et l’équipe web de France Culture a dû très vite gérer et organiser un déferlement de commentaires, des centaines de témoignages qui affluaient en quelques heures seulement. Les réactions continuent sur le site et le documentaire ne cesse d’être relayé par les réseaux sociaux et d’être podcasté par des auditeurs. Je suis bien entendu très heureuse que ce travail ait permis de délier les langues et de rendre aux femmes une parole déniée et confisquée. J’ai parfois entendu que la maltraitance en gynécologie-obstétrique était un « faux-sujet» : un problème inventé de toutes pièces par les femmes désireuses de régler des comptes avec ceux qui ont le contrôle de la féminité, ou par des féministes excitées qui auraient envie d’en découdre avec la profession médicale. L’audience très importante que connaît le documentaire et le retour des auditeurs de France Culture témoignent autant de la réalité que de l’intensité de ce problème de société.

    Bien évidemment ce travail – et la publication des commentaires qui ont suivi – n’ont pas pour but d’encourager les femmes à éviter le suivi médical en gynécologie. Il vise uniquement à pointer un dysfonctionnement important. On a l’impression qu’un bon gynécologue, c’est comme un bon psy. On convoite la bonne adresse et on se la refile de copine en copine, parfois presque sous le manteau. Il y a d’excellents praticiens dans la profession (techniquement et humainement) et j’en ai heureusement rencontré plusieurs au cours de mon suivi personnel. Mais lorsqu’un gynécologue se montre doux, empathique, respectueux, attentif, patient… pourquoi a-t-on l’impression d’avoir une chance extraordinaire? Pourquoi a-t-on besoin de lui dire mille fois merci de nous avoir écoutées, de nous avoir parlé, de ne pas nous avoir fait mal, de nous avoir bien expliqué les choses, etc.? En gynécologie-obstétrique, les femmes subissent une maltraitance ordinaire.

    En fait j’espère surtout que ce documentaire sera écouté par les professionnels de santé et qu’il permettra une prise de conscience générale. Il serait dommage que le problème ne soit pris au sérieux que par les patientes elles-mêmes. Si les femmes essaient – dans la mesure du possible – de contourner les mauvais gynécologues, ne vaudrait-il pas mieux chercher des solutions au sein du monde médical ? Les professionnels du soin, les instances médicales, le Ministère de la Santé, les CHU, les médecins (et futurs médecins) n’ont-ils pas eux-mêmes un rôle à jouer ?

    Vous attendiez-vous à une telle libération de parole ?

    J’ai toujours cru à la force de ce sujet et à la nécessité de faire ce documentaire. Durant mon enquête des dizaines de femmes m’ont contactée pour me raconter leurs mauvaises expériences en gynécologie-obstétrique. Des récits intimes et douloureux. Beaucoup ne voulaient ou ne pouvaient pas témoigner derrière un micro mais elles tenaient tout de même à me raconter leur histoire au téléphone ou par mail pour soutenir le projet. Je savais donc que beaucoup attendaient la diffusion du documentaire. Pour autant, je ne m’attendais pas à une telle libération de parole. C’est impressionnant de constater à quel point les femmes se sont senties légitimes pour témoigner de leur souffrance une fois le documentaire diffusé. Les récits – qu’il n’y a aucune raison de remettre en doute – sont touchants, choquants et parfois effrayants. J’ai notamment été frappée par plusieurs témoignages de la part de femmes médecins qui, en tant que patientes, se sont retrouvées elles aussi confrontées à la maltraitance de la part de leurs confrères gynécologues. Le documentaire a brisé le silence des femmes, c’est une très bonne chose. Mais il faut maintenant qu’il brise le silence des médecins.

    ***

    Revue de presse :

    RTL : Maltraitance gynécologique : quand les femmes racontent leur souffrance

    Slate : De nouveaux témoignages accablants sur les maltraitances gynécologiques

    Journal international de Médecine (JIM) : « Maltraitances gynécologiques » : y-a-t-il un médecin respectueux dans la salle ?

    Libération : Maltraitances gynécologiques : «Un bout de viande sur la table d’examen»

    Le Figaro : Quand les femmes ont peur de leur gynécologue

    La Libre : Quand se rendre chez le gynécologue est traumatisant

    Marie Claire : Aller chez le gynécologue, une torture pour de nombreuses femmes

    L’Obs/Rue89 : Pour en finir avec la maltraitance gynécologique

    Cheek Magazine : Maltraitance gynécologique: des femmes témoignent de leurs (mauvaises) expériences

    La Vie : Sur les docks. La Maltraitance gynécologique

    MademoiZelle : La maltraitance gynécologique est à nouveau dénoncée par les patientes

     

    Blogs qui en parlent :

    10Lunes : Mal traitant et Mal traitant – mal traité

    En Jupe : Maltraitance en gynécologie : témoignages, témoignages…  , #PayeTonUterus : Faites gaffe un peu quand même  et Le consentement, cet « énième formulaire »

    Marie accouche là : Les maltraitances gynécologiques dénoncées sur France Culture

    Ovidie : Pour en finir avec la maltraitance gynécologique

     

    En humour :

    Franceinter : la drôle d’humeur de Noémie De Lattre « Tiens, ceci est mon corps »

     

    Pour réécouter l’émission de France Culture et lire les nombreux témoignages : Collection Témoignages : Maltraitance gynécologique