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  • L'anarchie avant l'anomie (humanisme)

    Il va devenir vital de prendre conscience que les Décideurs politiques (et financiers) ne sont nullement préoccupés par le bien-être des peuples mais bien uniquement par le maintien de leurs Privilèges.

    Il va devenir vital de penser à organiser nos sociétés sous l'étendard de l'anarchie et de bien comprendre ce qu'elle contient.

    A défaut de mener cette tâche immense, c'est à l'anomie que nous succomberons.

     

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Anomie

    "L'anomie comme désordre social n'est pas à confondre avec l'anarchie. L'anarchie renvoie étymologiquement à l'absence de commandement (privatif an- et grec archos) et désigne, au sens strict, une organisation sociale et politique sans autorité coercitive. Le mot « anomie » se réfère à l'absence de règles, de structure, d'organisation. Bien que l'idée selon laquelle l'anarchie mène nécessairement à l'anomie soit répandue, et qu'elle soit au cœur des oppositions à l'anarchie, les anarchistes s'en défendent.

    Pour eux, les sociétés actuelles hiérarchisées créent le chaos plutôt que l'ordre, là où l'anarchie serait l'établissement d'un ordre collectif, juste et égalitaire. Il est à ce titre révélateur que le symbole traditionnel de l'anarchie, le A cerclé, représente l'union de l'anarchie et de l'ordre (l'ordre moins le pouvoir3), illustrant ainsi la célèbre maxime de Proudhon : « La plus haute perfection de la société se trouve dans l'union de l'ordre et de l'anarchie », ou la phrase de Hem Day « On ne le dira jamais assez, l’anarchisme, c’est l’ordre sans le gouvernement ; c’est la paix sans la violence. C’est le contraire précisément de tout ce qu’on lui reproche, soit par ignorance, soit par mauvaise foi. »

  • La sexualité censurée

    J'ai entendu parler dernièrement des films cinématographiques frappés par la censure au regard des scènes de sexualité.

    Et je m'interroge.

    Quelle est donc la similitude qui pourrait justifier une censure frappant des films explorant la sexualité et des films d'horreur explorant les zones les plus sombres des humains ?

    Quel est le rapport entre un coït et une décapitation ou le démembrement d'une victime ?

    Y a-t-il dans les deux scènes un potentiel dangereux identique ?

    De quel ordre ? Quel traumatisme les Censeurs veulent-ils empêcher en interdisant des scènes de rapports amoureux ?

    Autant, je comprends qu'une scène de viol soit uniquement suggérée à travers l'effroi, la terreur, la douleur...Autant une scène d'amour partagé me semble totalement intouchable...

    Je ne m'explique pas le fait qu'un pénis pénétrant un vagin puisse être rangé dans le même compartiment qu'une lame de couteau saignant une carotide. 

    Si les Censeurs veulent protéger l'enfance, ils devraient sortir dans le monde réel.

    Les images des attentats et des guerres, des famines et des épidémies, elles tournent en boucle, du matin au soir et les enfants les regardent. Ils en parlent en classe, parfois. 

    Seront-ils traumatisés ? Qui s'en inquiète dans les hautes sphères ?

    Quant à la pornographie, n'importe quel enfant un peu "débrouillard" techniquement y a accès, c'est "un jeu d'enfant", malheureusement. 

    Est-il possible de l'interdire de circuler sur la Toile ? Non. Il n'y a que le contrôle parental qui puisse être efficace. Un contrôle sur la sexualité, oui, mais qu'en est-il de la violence ? C'est impossible d'en limiter intégralement les possibilités de s'y heurter. A moins de n'ouvrir aucune page d'informations. 

     

    Est-il possible dès lors de laisser exister des films qui vont chercher à  mettre en scène des sexualités aimantes, réellement aimantes ? 

    Il est des pénis invasifs comme il en existe des respectueux.

    Essayez donc de trouver sur la toile des films de sexualité réelle, de sexualité sacrée, de l'osmose, de la fusion, de l'élévation. 

    Il vous suffira de taper "sexe" dans google...

    C'est un désastre...

    Alors que faites-vous les Censeurs ? 

    Une sexualité trop visible doit être censurée ? C'est cela votre cadre ? Un pénis ne peut pas être beau quand il pénètre un vagin ? C'est obligatoirement pervers, malsain ? 

    N'avez-vous donc jamais fait l'amour ?... Avez-vous ressenti de la honte ? De la gêne ? L'impression de commettre quelque chose de pervers, de malsain, d'interdit ? De tabou ? Et pourquoi n'éprouvez-vous pas la même chose au regard de la violence que vous laissez passer ? 

     

    J'essaie dans KUNDALINI d'être au plus près des personnages. Dans leur intimité la plus vaste et non la plus secrète, je cherche à être dans le réel et non uniquement dans le suggéré et si je suggère, il s'agit de métaphores tout aussi explicites.

    Pourquoi donc un roman échappe-t-il à toute censure quand il traite de sexualité ? Pourquoi sauve-t-il son intégrité quand un film est condamné ? 

    L'image...Le visuel...

    Alors, je veux que mon écriture devienne visuelle et si possible qu'un jour les lecteurs et les lectrices soient submergés d'émotions comme s'ils avaient devant eux la scène. Ou mieux encore : qu'ils la vivent. 


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    "Elle se surprit à la remercier. Elle, juste cette verge divine, comme un Dieu frémissant. "

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    « Viens, Sat… Viens !»
    Elle se souvenait de cette supplique, de cette invitation passionnée, ce désir souverain d’être inondée, de sentir jaillir en elle des explosions interminables.
    Elle avait vu les flamboyances ivoirines ruisselant dans son vagin illuminé, des météorites liquides fusant dans le cosmos."

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    "Elle laissa la verge palpitante s’immiscer sur le seuil, entrouvrir la porte, reculer, puis revenir… Chaque sensation se diffusant en elle jusqu’au bout des doigts. Elle inspira profondément lorsqu’elle approcha son bassin et absorba le membre érigé."

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    "Il posa les lèvres sur sa bouche. Elle l’accueillit avec délectation, mêlant son souffle au sien.

    La verge tendue à l’orée des territoires. Il la pénétra, lentement, par petites pressions et de brefs retraits, l’ouverture délicate d’un trésor.

    Comme on reçoit un hommage. Un privilège. Une offrande.

    Sa verge dans le calice de sa cathédrale. Une bénédiction.

    Laisser jaillir les prières, les allers-retours de son vit comme la récitation des cantiques."

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    Sanstitredsed

     


     

  • Le silence de l'amour (spiritualité)

    “On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va.” Jacques Prévert.


    On reconnaît aussi le malheur au bruit qu'il fait quand il arrive.
     

    Entre les deux, il reste à apprendre à vivre dans le silence.

    Et de ce silence, extraire la conscience que le bruit n'est ni celui du bonheur, ni celui du malheur mais de l'émotion associée à chaque situation.

    Il est indispensable de profiter des moments de silence pour apprendre à se libérer de l'idée fausse de ce bruit.
     

    Les choses sont ce qu’elles sont. Que je les accepte ou pas, qu’elles soient faciles à vivre ou pas, elles sont ce qu’elles sont. Si ensuite, j’y insère des émotions, c’est de ma responsabilité. Et c'est de là que vient le bruit qui contribue à mon malheur ou à mon bonheur. Nullement des événements eux-mêmes de la vie.

     

    Apprendre à être là, ni dans la croyance du bonheur, ni dans l'inquiétude du malheur, ni même dans le désir de jouir de l'instant. Rien. Juste être là, sans aucune pensée intrusive, sans aucune émotion débridée, sans aucune intention, sans aucune volonté.

    Être là, dans le silence.

    Être là, comme dans la matrice. Irradié, nourri, béat et ouvert, aimanté et amant de la vie, juste inséré dans le cocon de l'instant, immobile, attentif, conscient.

    Comme un Homme honorant une Femme, patient et appliqué, tendre et puissant, Guerrier de lumière puisant sa force au coeur de l'amour, dévoué et rayonnant.

    Je jouis du plaisir que la vie m'octroie quand je l'aime. Le rayonnement est constant et il ne tient qu'à moi de savoir me placer en son centre...


     

  • Il n'y a plus de pilote (école)

    Il y a par contre dans la cabine de pilotage, un ramassis de déglingués du stylo qui lâchent les circulaires comme les vaches du Beaufortain avec leurs bouses. Là, où ça tombe, forcément ça éclabousse.

     

    J'en arrive à m'amuser de tout ça, je l'ai déjà dit ici. Alors de temps en temps, je posterai encore des articles. 

    Par pur cynisme.

     

    «Dans les collèges et lycées, les chefs d'établissement n'en peuvent plus»

    Par  — 

    Philippe Tournier, le 27 mai 2009 à Paris.
    Philippe Tournier, le 27 mai 2009 à Paris. Photo Franck Fife. AFP

     

    Philippe Tournier, du SNPDEN, le syndicat majoritaire des chefs d'établissement, dénonce «l'entassement» de dysfonctionnements du fait d'une accumulation d'injonctions, parfois contradictoires, du ministère de l'Education.

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       «Dans les collèges et lycées, les chefs d'établissement n'en peuvent plus»

    Il a envoyé mardi matin un communiqué pour alerter la presse, passé inaperçu avec les attentats à Bruxelles. Philippe Tournier, le secrétaire général du SNPDEN, le syndicat majoritaire des chefs d’établissement du secondaire, lance «une alerte sociale». Une façon d’exprimer l’exaspération des personnels de direction dans les collèges et lycées. De deux choses l’une, prévient-il : «Soit le ministère entend nos revendications, soit nous descendrons dans la rue comme nous l’avions fait en 2006, et attention, 40% des chefs d’établissement avaient manifesté.»

    Qu’est ce qui ne va pas ?

    Ce n’est pas une mesure en particulier mais plutôt une protestation contre un entassement… Une accumulation continuelle de dysfonctionnements. Cela ne date pas d’aujourd’hui, ni même de ces derniers mois, mais rien ne s’améliore, bien au contraire. Plutôt que de nous aider, dans un contexte déjà compliqué, le ministère perturbe encore plus notre travail.

    En faisant quoi ?

    Le ministère fait sans cesse de nouvelles annonces, sans qu’en amont, personne ne se demande par qui et comment ces nouvelles mesures vont être mises en œuvre. Pour nous inonder de circulaires, ça, ils savent faire ! Mais pour nous dire qui fait quoi et comment, là, rien n’est prévu. Les chefs d’établissement doivent se débrouiller. Je vous donne des exemples. Dorénavant, les élèves qui ratent le bac pourront garder une partie des notes pour l’année d’après. Pourquoi pas, sauf que l’annonce a été faite, sans que l’on sache matériellement comment on allait s’y prendre. Pareil pour le droit donné aux élèves de terminale de pouvoir redoubler dans leur lycée s’ils loupent le bac. Personne n’a pris le temps de réfléchir à la mise en œuvre de cette mesure, ne serait-ce qu’en faisant des projections numériques du nombre d’élèves. Là encore, les chefs d’établissement doivent s’organiser.

    On est aussi pris dans des injonctions contradictoires, comme avec cette histoire de classes bilangues. Il y a quelques années, on nous encourageait à en ouvrir partout. Puis, avec la réforme du collège, on apprend qu’il faut les fermer… Pour finalement découvrir qu’en fait, elles sont maintenues. Les collègues n’en peuvent plus, le malaise était très palpable lors de notre dernière réunion.

    Que demandez-vous concrètement ?

    En 2007 et 2011, l’ancienne majorité avait pris des engagements pour des rendez-vous réguliers avec le ministère sur le fonctionnement du système. Nous demandons aujourd’hui que cet engagement soit tenu, cela permettrait d’éviter les crises périodiques. On ne peut pas en permanence buter sur le silence de l’institution. Encore un exemple. Depuis le 13 novembre, à cause du plan vigipirate, on doit empêcher tout attroupement devant les établissements scolaires. Question simple que nous avons posée au ministère : dans ce contexte, pouvons-nous autoriser les élèves à fumer dans l’enceinte du lycée dans une zone spécifique ou pas ? A ce jour, toujours aucune réponse.

    Marie Piquemal

  • "Nos enfants nous accuseront" (humanité)

    Nos enfants nous accuseront

     / 10 octobre 2014

    Pour la première fois de l’histoire, la prochaine génération ne sera pas en aussi bonne santé que leurs géniteurs. Mais quelles sont les causes de ce phénomène inquiétant?

    Or, il semble que le mode de vie industrialisée et l’augmentation constante de notre rythme de vie ont des conséquences importantes sur notre environnement. La pollution n’a jamais été aussi importante et l’utilisation des pesticides pour répondre aux besoins alimentaires de la population mondiale causent des dommages sur notre santé. Le taux de cancer est en forte augmentation depuis quelques décennies en Europe, des maladies comme le diabète ou les troubles associés à la reproduction gagnent aussi du terrain.

    Certaines solutions sont apportées, par exemple favoriser l’agriculture biologique. Le maire d’une petite municipalité du Guard en France a donc décidé d’instaurer une cantine scolaire offrant que des produits biologiques.

    La santé de chacun débute avec une bonne alimentation pendant l’enfance. Il s’agit donc d’une initiative parfaitement logique, en harmonie avec des valeurs humaines.

    Nos enfants nous accuseront, un plaidoyer pour la santé des générations futures et de notre environnement.


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  • KUNDALINI : Point final

     

    Dix mois d'écriture.

    Une émotion étrange...Une satisfaction personnelle et en même temps, le sentiment d'un éloignement qui s'installe...

    Je sais pourtant que je n'ai pas fini de les côtoyer... Maintenant, je pars pour un mois de fignolage, de réécriture, de corrections, de suppressions ou de compléments...

    C'est quand je l'enverrai à l'éditrice que là, vraiment, je sais que je ne les verrai plus.

    Malgré tout, si je repense aux personnages créés sur les douze romans, je pourrais tous les citer en dix secondes. Pas un seul n'a vraiment disparu...

    Max, Jonathan, Julie, Luc, Axel, Sandra, Tanguy, Étienne, Jean, Isabelle, Blandine, Pierre, Nolwenn, Miossec, Birgitt, Yolanda, Anne, Paul, Diane, Yoann, Leslie, Laure, Lucas,Fabien, Mathieu, Kalen, Figueras, Lucie, Thomas, Maud, Sat..... Jarwal...Jackmor et les autres...

    Ils font partie de mon existence.

    Je sais tout ce que j'ai découvert en moi en vivant avec eux.

     

     

  • Sur les fonctionnaires (politique)

    Les fonctionnaires vont être augmentés après six ans de gel des salaires.

    Une augmentation nette qui représentera une dizaine d'euros par mois ...

    Ce qui me désole le plus, c'est de voir sur les réseaux sociaux les salariés du public et du privé s'étriper ou certains fonctionnaires dire qu'ils méritaient plus que d'autres au regard de la pénibilité du travail etc etc ....

    La population ferait mieux de se concentrer sur le train de vie de ceux qui décident....

    12376318 1020121258082899 7148499477860501562 n

     

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    10300689 1020121251416233 8126153255741355411 n

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     Pour que les gens se mobilisent envers des alternatives, il faut au préalable qu'ils prennent conscience de leurs nécessités. Il faut donc faire un état des lieux et ensuite, on sait quels sont les travaux qu'il convient de mener. 

    Céline Alvarez n'aurait aucun impact si personne n'avait conscience de l'urgence de la situation dans l'enseignement.

    Etienne Chouard ne serait pas écouté si les gens n'avaient pas compris que quelque chose de profondément pervers menait la société française.

    Pierre Rhabi ne serait pas plus écouté si les gens n'avaient pas conscience que l'agriculture intensive est une abberation.

    Personne ne vient d'emblée écouter une voix discordante dans le discours officiel tant que ce discours n'a pas été décrypté au grand jour. Je pense donc que les deux étapes sont compatibles et complémentaires : c'est l'information délivrée qui provoque les changements.

    Il n'y a pas de changements spontanés.

    Maintenant que l'information circule davantage, les propositions émergent et des actions concrètes sont menées parce qu'il y a une conscience exponentielle des problèmes et de leurs sources.

     

     

    C'est donc l'occasion de rappeler que les Nantis se servent copieusement depuis bien longtemps et que leurs "cadeaux" sont des cache-misère.

     

    "L'idéal, c'est quand on peut mourir pour ses idées. La polititque, c'est quand on peut en vivre." Charles Péguy

     

    Président de la République : 14 910 € bruts par mois (Sarkozy et Fillon s'octroyaient une rémunération mensuelle de 21 300 euros)

     

    Premier ministre : 14 910 € bruts par mois (17 667 euros avec l'indemnité parlementaire) 

     

    Ministre : 9 940 € bruts par mois (12 698 euros pour la rémunération la plus élevée...On comprend pourquoi les Cosse, Laplace et autres cupides ont sauté sur l'occasion.)

     

    Secrétaire d'Etat : 9 443 € bruts par mois (12 200 avec l'indemnité parlementaire)

     

    Député : 12 870 € bruts par mois

     

    Sénateur : 11 416 € nets par mois (Le président du Sénat reçoit en plus une "indemnité de fonction "de 7058 euros)

     

    Député européen : au moins 12 341 € bruts par mois

     

    Commissaire européen : 24 565 € bruts par mois (indemnité de "frais d'installation" de 41 665 euros et de "frais de cessation de fonction" de 20 832 euros...) Hallucinant....

     

    Président de la Commission européenne : 30 806 € bruts par mois (le vice-président de la commission gagne 27 530 euros) (indemnité de "frais d'installation de 51 109 euros et de "frais de cessation de fonction" de 25 554 euros)

     

    Président du Conseil européen : 30 806 € bruts par mois

     

    Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères : 28 596 € bruts par mois

     

    Conseil constitutionnel : 14 917 euros bruts par an

     

    Président de communauté urbaine : de 3 421 à 5 512 € bruts par mois

     

    Conseiller départemental : de 1 520 à 2 661 € bruts par mois

     

    Président de conseil départemental : 5 512 € bruts par mois

     

    Conseiller régional : de 1 521 à 2 661 € bruts par mois

     

    Président de conseil régional : 5 512 € bruts par mois

     

    Conseiller économique, social et environnemental : au moins 3 787 € bruts par mois

     

     

    Maire d'une grande ville : de 4 182 à 5 512 € bruts par mois

     

    Maire de Paris : 8 684 € bruts par mois

     

    Mairie de Lyon : 8 272 € bruts par mois

     

    Maire de Marseille : 8 272 € bruts par mois maximum

     

    Maire d'une petite ville : de 2 091 à 3 421 € bruts par mois

    Maire d'un village : de 646 à 1 635 € bruts par mois

     

    http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-des-politiques-et-des-elus/

     

     

    Le train de vie indécent de nos chers sénateurs

    Laurent Fargues

    A+A-

    ENQUETE Le Sénat est repassé ce dimanche à droite. Mais cette victoire ne devrait guère changer l'image et le fonctionnement de cette institution au budget aussi confortable qu'opaque.

    Le palais du Luxembourg et ses jardins. AFPLe palais du Luxembourg et ses jardins. AFP

    Ni vu ni connu, le 16 avril dernier, les 26 sénateurs qui forment le bureau du Sénat ont substantiellement amélioré le statut des fonctionnaires à leur service. D’un trait de plume, ils ont allongé de 6 ans la durée pendant laquelle un fonctionnaire peut travailler en dehors du Sénat sans perdre le droit d’y revenir. Portant ainsi ce qu’on appelle la "disponibilité" à 18 ans. Un confortable parachute. Cette décision ne doit rien au hasard puisque le premier bénéficiaire n’est autre que Bernard Rullier, conseiller parlementaire de François Hollande et membre du prestigieux corps des administrateurs du Sénat.

    "Il aurait été difficile de priver le président d’un de ses conseillers en le rappelant pour une sombre affaire de règlement interne, reconnaît sous couvert d’anonymat un haut fonctionnaire.Et on se voyait mal le radier…" D’autant que le conseiller est aussi un très proche de Jean-Pierre Bel, l’actuel président de la Haute Assemblée.

    Bienvenue au Sénat, la deuxième chambre de la République, qui ce dimanche 28 septembre est repassé de gauche à droite, à l'occasion du renouvellement de la moitié de ses 348 élus. Ici, les privilèges se distribuent en toute discrétion, et l’opacité est la règle dès qu’il s’agit de cuisine interne. Certes, l’institution édite chaque année un livret d’une soixantaine de pages sur l’utilisation de ses 323 millions d’euros de crédits, mais elle se garde bien de divulguer la version détaillée de son budget. "Nous sommes une bonne maison, je ne dirai pas le contraire", sourit Jean-Marc Todeschini, le sénateur PS de la Moselle et grand argentier de la Haute Assemblée, solidement accoudé sur le précieux document en refusant de le communiquer. En 2013, pour la première fois, les comptes ont été certifiés par la Cour des comptes. "Mais cela ne veut pas dire que le Sénat est bien géré, simplement qu’il respecte les règles comptables", glisse un magistrat de la Cour.

    Un palais de 35.000 m2

    Dans quelques semaines, les nouveaux sénateurs seront accueillis par les dix-huit huissiers en grande tenue d’apparat, avec épée et chaîne en argent, sous les dorures second Empire de la luxueuse salle des conférences et la fresque de Delacroix qui orne la bibliothèque. Peu à peu, ils découvriront les 35.000 mètres carrés du palais du Luxembourg. Une vraie petite ville avec son kiosque, son médecin, son coiffeur, ses photographes, sa cave à vins. A l’heure du déjeuner, leurs collègues plus anciens les emmèneront dans les salons de Boffrand qui abrite les salles de restaurant avec vue sur le jardin. Là, ils se délecteront des mets préparés par le nouveau chef Jean-Christophe Trubert au tarif imbattable de 16,45 euros le menu. "Le Sénat, c’est le meilleur club de Paris", s’amuse un ancien conseiller.

    Tout au long de leur mandat, les sénateurs sont choyés. En arrivant, ils disposent d’une subvention de 1.000 euros pour leur équipement informatique, de quatre lignes téléphoniques et de deux fax. Une carte prépayée leur ouvre l’accès à tout le réseau SNCF en première classe, 40 allers-retours en avion leur sont remboursés entre Paris et leur département, ainsi que les frais de taxis et de péages. Au total, l’enveloppe "transport des sénateurs" représente quelque 4,7 millions d’euros par an, soit une moyenne de 13.505 euros par sénateur. A quoi il faut additionner 1,5 million pour les multiples voyages à l’étranger à l’occasion de la rédaction des rapports ou via les multiples groupes d’amitié.

    De grasses indemnités 

    Des avantages qui viennent s’ajouter aux indemnités des sénateurs. Les élus touchent 5.388 euros net par mois et disposent d’une enveloppe mensuelle de 6.037 euros pour leurs frais de mandat, une somme qu’ils dépensent à leur guise sans fournir aucun justificatif. Pas assez pour certains. "Je considère que je suis mal payé, déclare à la buvette le sénateur UMP de la Meuse et ancien ministre de la Défense Gérard Longuet. Ma rémunération est équivalente à celle d’un DRH de PME ou d’un pharmacien, alors que j’œuvre pour l’intérêt du pays. Quant à l’indemnité de mandat, elle couvre à peine mes frais d’essence, de cérémonies, de communication et de double résidence."

    Afin d’améliorer leurs fins de mois, les sénateurs peuvent recourir à quelques astuces. Certains emploient en toute légalité leur femme ou un membre de leur famille avec une partie des 7.500 euros prévus pour recruter leurs collaborateurs. D’autres reversent cette manne à leur groupe politique qui leur en rétrocède une partie. La quarantaine de sénateurs qui occupent les fonctions les plus prestigieuses – questeurs, présidents de groupe – bénéficient en plus de confortables primes, à l’image du président et de ses 7.057 euros d’indemnité de fonction.

    Sans oublier l’un des régimes de retraite les plus généreux de France: un mandat de six ans ouvre le droit à une retraite de 2.050 euros, deux mandats, plus de 3.000 euros, et la pension moyenne avoisine les 4.340 euros. "Mais notre caisse de retraite est toujours largement excédentaire, ironise Alain Lambert, ancien sénateur UMP de l’Orne. Car les sénateurs quittent leur fonction le plus tard possible et la plupart rêvent de mourir sénateurs !"

    Ici, les fonctionnaires sont choyés

    Autres heureux membres du club : les 1.200 fonctionnaires. Qu’il s’agisse des 153 administrateurs qui conseillent les sénateurs dans la préparation des lois, des 91 surveillants du palais, des 127 assistantes de direction ou des 82 jardiniers, tous sont recrutés sur concours ultrasélectifs et jouissent de rémunérations mirobolantes. Poussé dans ses retranchements sur les salaires de ses collaborateurs, Gérard Larcher, alors président UMP du Sénat, avait lâché quelques chiffres en 2011. Face à la révélation de Mediapart dévoilant que son directeur de cabinet touchait 19.000 euros net par mois et son attachée de presse près de 11.000 euros, il avait répliqué qu’une secrétaire en fin de carrière percevait 7.200 euros et un agent de base 6.300 euros…

    Les hauts fonctionnaires du Sénat surclassent largement les énarques des ministères. "Après dix-huit ans de carrière, je gagnais 10.000 euros, confie un administrateur. Et après trente ans, même sans responsabilité importante, je serai à 15.000 euros." Au sommet de la pyramide, les deux secrétaires généraux émargent à plus de 20.000 euros, ce qui les place parmi les tout premiers salaires de la fonction publique, bien au-dessus des 15.000 euros du vice-président du Conseil d’Etat, souvent qualifié de plus haut fonctionnaire de France.

    Un sénat à la diète ? 

    Ces dernières années, rigueur budgétaire oblige, le Sénat a toutefois entamé une cure d’amaigrissement. En 2010, un grand ménage dans les services a réduit de 21 à 14 le nombre de directions, chassé les doublons et instauré une durée minimale de travail de 1.607 heures par an. Une réorganisation qui a abouti à la première grève de l’histoire du Sénat… Les élus ont aussi perdu quelques faveurs. Les anciens sénateurs n’ont plus droit au remboursement à 50% des transports, les abonnements papier auJournal officiel ont été supprimés et une participation de 25% aux déplacements des groupes d’amitié est exigée.

    En 2012, la création du groupe politique des Verts et de deux commissions supplémentaires s’est faite à coût constant, ce qui a privé de chauffeur personnel les sénateurs Jean-Vincent Placé, David Assouline et, à sa demande, François Marc. Des coupes ont aussi touché les dépenses de réception des dignitaires (-30%), les frais des commissions (-20%) et le service de communication (-7%). "Au total, en 2015, notre budget sera inférieur de 40 millions à ce qu’il aurait été si notre enveloppe avait augmenté au même rythme que les prix depuis 2008", observe Jean-Charles André, le secrétaire général de la questure.

    Mais le Sénat a de solides réserves. Au fil des années, il s’est constitué un bas de laine de 108 millions d’euros, investis dans des placements sûrs, où il pioche pour ses investissements les plus lourds. Autour du palais, il est propriétaire de plusieurs immeubles rue de Vaugirard, rue Bonaparte et rue Garancière dans le prestigieux VIe arrondissement de Paris. Un patrimoine de quelque 29.000 mètres carrés évalués à 227 millions d’euros. Il possède aussi le jardin du Luxembourg auquel la Haute Assemblée consacre le budget record de 12 millions d’euros par an, soit deux fois plus que ce que le musée du Louvre dépense pour le jardin des Tuileries!

    30% d'économies possibles

    "En fait, si le Sénat était passé à la moulinette de vrais cost killers du privé, on économiserait 30% des dépenses de fonctionnement sans problème, juge un ancien. Mais cela exigerait d’externaliser l’accueil, la sécurité, le jardin… Ce que personne n’envisage." Les habitudes ont la vie dure dans la Chambre haute. Les discussions de l’hémicycle sont inlassablement retranscrites par une double équipe de rédacteurs. "A l’heure d’Internet et des logiciels de reconnaissance vocale, on n’a plus besoin d’autant de superdactylos à 8.000 euros par mois", soupire un administrateur. La procédure de vote paraît aussi d’un autre âge. A chaque scrutin public, quatre huissiers sont mobilisés pour récolter les 348 petits bulletins plastifiés de 1 gramme, les placer dans les urnes, les peser et les recompter manuellement pour une ultime vérification. Une infernale course contre la montre quand les votes s’enchaînent.

    Privilèges, opacité, conservatisme… Pour secouer le palais du Luxembourg, des voix plaident en faveur d’une réforme radicale. En 2012, la commission sur la rénovation des institutions, dirigée par Lionel Jospin, évoquait un Sénat élu au suffrage direct entièrement à la proportionnelle, histoire d’en faire "une assemblée représentative de la diversité des courants d’opinion de la société française". Le constitutionnaliste Dominique Rousseau prône une chambre composée uniquement d’élus locaux, dont les présidents de conseils régionaux et les maires des grandes villes seraient membres de droit. Jusque dans les rangs des sénateurs, on imagine des mesures-chocs.

    Passer à 250 sénateurs ?

    En mai, un groupe de centristes a très officiellement déposé une proposition de loi pour… réduire le nombre de sénateurs à 250. "Moins nombreux, nous aurons plus de poids et serons plus efficaces", défend Vincent Delahaye, l’un des initiateurs du projet. "Avec la fin du cumul des mandats prévu en 2017, l’administration ne pourra de toute façon pas absorber la charge de travail liée à 348 élus qui se consacrent à 100% à leur tâche", pointe un haut fonctionnaire.

    Déjà, nombre de sénateurs font l’amer constat de leur impuissance. En juillet, la sénatrice UDI de l’Orne Nathalie Goulet a tiré la sonnette d’alarme dans un long billet intitulé "Le Sénat : chronique d’une mort annoncée". "Faire adopter un amendement devient un exploit", regrette-t-elle, pour expliquer l’absentéisme de ses collègues qui renoncent à attendre jusqu’à 2 heures du matin pour voir leur proposition rejetée en une minute. Auteur d’un volumineux rapport sur l’évasion fiscale salué par toutes les formations politiques en juillet 2012, le sénateur communiste Eric Bocquet n’a réussi à ce jour qu’à concrétiser deux de ses 95 préconisations… "A chaque occasion, je redépose des amendements, c’est un combat de patience", philosophe-t-il sans trop d’illusions. Les cinq mois de travaux de la commission d’enquête sur la lutte contre le dopage n’ont pas eu davantage de succès.

    Depuis trois ans, le Sénat souffre en plus d’une majorité bancale. Le groupe PS compte 128 élus, soit deux de moins que l’UMP, et il a besoin de faire quasiment le plein des voix des Verts, des radicaux et des communistes pour voter les lois. Arithmétique politique instable qui aboutit au rejet des réformes les plus emblématiques. Avec parfois d’étranges alliances nouées dans l’hémicycle. Fin 2013, les sénateurs UMP et communistes ont uni leurs forces contre la loi sur les retraites. Pour des motifs opposés, ils ont retoqué l’allongement de la durée de cotisation et le compte pénibilité. Résultat : le texte totalement dépecé a été rejeté à l’unanimité, socialistes compris.

    Une institution qui creuse sa tombe

    "Le Sénat est devenu le triangle des Bermudes des projets de lois, avait alerté à l’époque la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, aujourd’hui secrétaire d’Etat à la Famille. C’est intéressant de voir une institution creuser elle-même sa tombe." En juillet, un scénario identique s’est joué autour de la réforme territoriale. Les élus communistes, radicaux et de l’UMP ont tout fait pour saborder le projet du gouvernement, et l’Assemblée, censée représenter les collectivités, a été incapable de dessiner une nouvelle carte des régions…

    Au grand dam des "budgétaires" de la commission des Finances, les sénateurs se privent aussi depuis deux ans de toute discussion sur les milliards d’euros de dépenses de l’Etat et de la Sécurité sociale. En cause : un détail de la procédure qui interdit l’examen des budgets si l’article sur l’équilibre financier n’est pas d’abord approuvé. Au lieu de jouer leur rôle de colégislateurs, les sénateurs envoient des copies blanches à l’Assemblée nationale, et les centaines de pages de documents préparatoires partent directement à la poubelle. "On voudrait démontrer l’inutilité du Sénat qu’on ne s’y prendrait pas autrement", grince l’ancien sénateur Jean Arthuis, élu député européen, en mai. Un sujet de rentrée pour les nouveaux sénateurs ?

     

    LES PARLEMENTAIRES VOTENT À L’UNANIMITÉ UN DOUBLEMENT DE LA DURÉE D’INDEMNISATION DES ÉLUS LOCAUX EN CAS DE DÉFAITE ÉLECTORALE

    À quelques jours des élections départementales, c'est ce qui s'appelle avoir le sens du « timing » !

    Vous trouvez ce qui suit scandaleux ? Signez notre pétition NON au parachute doré des élus !

    ***

    Les parlementaires sont-ils totalement déconnectés du réel ? La question se pose alors qu’on apprend qu’une loi vient d’être votée à l’unanimité et prévoit de doubler de six mois à un an la durée d’indemnisation des élus locaux en cas de défaite électorale.

    [Mise à jour, mercredi 25 mars : La grande majorité des parlementaires exerçant également un mandat local, cette loi les concerne donc bel et bien au premier chef.]

    Peut-être plus grave encore, le texte prévoit d’obliger une entreprise privée à réintégrer l’élu à la fin de son mandat, y compris dans les communes de 10 000 habitants et plus. Ainsi, l’entreprise ne sera plus libre de son recrutement.

    S’il est vrai que l’équivalent dans le public (l’élu réintègre son administration à la fin de son mandat) est contestable, il faut dire que nous militons depuis des années pour que les fonctionnaires élus démissionnent de la fonction publique (dont le statut fait l’objet d’une proposition de loi visant à la supprimer, que nous soutenons), comme cela se pratique en Allemagne et au Royaume-Uni. Outre-Manche, les hauts fonctionnaires doivent même démissionner de la fonction publique avant la campagne électorale !

    Le pire vient des justifications données par le rapporteur du texte, le député socialiste du Val d’Oise Philippe Doucet.

    Ce dernier explique qu’«[u]n maire battu aux élections n’a pas le droit à Pôle emploi. Il s’agit que les élus n’aient pas moins de moyens que le reste de la population parce que ça peut freiner les ambitions de ceux qui voudraient s’engager», alors que les privilèges des élus sont nombreux, et leurs rémunérations très avantageuses.

    Doucet avance également que cette loi n’a pas pour seul objectif d’atténuer le choc des défaites électorales, mais surtout de diversifier le profil des élus, en facilitant l’engagement des salariés du secteur privé et des femmes notamment. Comme il est commode que ce souci de renouvellement du personnel politique coïncide avec le renforcement des avantages de l’actuel !

    Doucet assure enfin que la date du vote de cette loi n’a rien à voir avec les élections départementales puisqu’elle ne devrait pas bénéficier aux battus de dimanche. «La loi entrera en vigueur au 1er janvier 2016. On voulait initialement qu’elle s’applique aux municipales de 2014 mais le calendrier parlementaire n’ a permis de voter le texte que maintenant».

    Si Doucet et les parlementaires qui l’ont suivi à l’unanimité sont sincères sur les motivations de cette loi, c’est que ces derniers sont complètement coupés des électeurs qui, en tant que contribuables, sont leurs employeurs. Comment ne pas être frappé par la simultanéité de ce vote et le scrutin des 22 et 29 mars ?

     


     

     

     

     

     

  • Des enfants heureux (spiritualité)

    Les 15 principes de María Montessori pour éduquer des enfants heureux

    Par Alain Mirak -

     

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    Aide-moi à faire les choses par moi-même.

    María Montessori

    Comme c’est toujours le cas en matière d’éducation, la pédagogie mise au jour par María Montessori a été soutenue par de fidèles défenseurs, et critiquée par de virulents détracteurs.

    Beaucoup affirment que l’enseignement tel qu’il est structuré aujourd’hui ne conçoit pas comme viable la méthodologie qu’a introduit la célèbre éducatrice italienne entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle.

    Pour elle, l’école n’est pas un espace uniquement destiné à la transmission directe de connaissances d’un maître ou d’un professeur à ses élèves.

    Pour Montessori, l’enfant doit lui-même développer ses capacités plus librement, et ce grâce à un matériel didactique spécialisé.

    Dans les salles de classe, on pouvait trouver des élèves de tous les âges qui étaient libres de choisir ce sur quoi ils voulaient travailler, afin d’améliorer leurs compétences de façon plus autonome.

    Ils définissaient eux-mêmes leur vitesse d’apprentissage selon leurs particularités, et ce dans un contexte moins rigide, où les tableaux n’avaient pas autant d’importance qu’aujourd’hui, et où les enfants étaient libres de se déplacer comme bon leur semblait dans la salle de classe.

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    La perspective pédagogique de María Montessori a eu un impact mondial. Elle a changé le paysage éducatif, jusqu’à se heurter aux secteurs plus conservateurs et classiques de l’enseignement.

     

    Aujourd’hui, cette méthode prônant la liberté d’apprentissage et la propre responsabilité de l’élève dans le processus d’acquisition des connaissances, est contestée par la majorité des centres éducatifs. Seuls certains collèges privés appliquent ces stratégies intéressantes.

    Pour autant, la pédagogie de la liberté de Montessori, au même titre que celle del’espoir formulée par Paulo Freire, n’érigent pas suffisamment de piliers dans notre éducation actuelle (ou en tout cas, dans peu de pays).

    Il se peut que vous vous demandiez maintenant «Mais, quel était alors le rôle desparents dans l’éducation de leurs enfants ? Était-il important ?». Il était vital, et il est toujours vital.

    Le soutien, l’orientation et l’attention des parents sont autant d’éléments fondamentaux à prendre en compte si on veut que nos enfants soient heureux, et plus tard des adultes autonomes et bons.

    Dans la suite de cet article, vous découvrirez 15 des principes énoncés par María Montessori, qui vous aideront sûrement à mieux éduquer vos enfants.

    Les commandements de María Montessori pour les pères et les mères

    Le rôle premier de l’éducation, c’est d’agiter la vie, tout en lui laissant la liberté nécessaire à son développement.

    María Montessori

    1. N’oubliez jamais une chose : les enfants apprennent de ce qui les entoure. Soyez donc leur meilleur modèle.

    2. Si vous critiquez votre enfant, la première chose qu’il apprendra à faire, c’est juger.

    3. Si au contraire, vous le complimentez régulièrement, il apprendra alors à valoriser.

    4. Si vous manifestez de l’hostilité à votre enfant, il apprendra à se battre et à se disputer.

    5. Si vous ridiculisez votre enfant de façon habituelle, il sera une personne timide.

    6. Permettez à votre enfant de grandir en se sentant sûr de lui à chaque instant ; c’est ainsi qu’il pourra apprendre à faire confiance aux autres.

    7. Si vous méprisez fréquemment votre enfant, il développera un sentiment très négatif de culpabilité.

    8. Vous devez montrer à votre enfant que ses idées et autres opinions sont toujours acceptées ; ainsi, il se sentira bien.

    9. Si l’enfant évolue dans une atmosphère où il se sent protégé, intégré, aimé et nécessaire, il apprendra à trouver l’amour dans le monde.

    10. Ne parlez pas mal de votre enfant. Ni en sa présence, ni même en son absence.

    11. Vous devez tout faire pour que votre enfant grandisse et se développe de façon optimale. Valorisez ses bons côtés, de telle façon qu’il n’y ait plus jamais de place pour les mauvais.

    12. Écoutez toujours votre enfant, et répondez-lui à chaque fois qu’il vous posera une question ou qu’il fera un commentaire.

    13. Respectez toujours votre enfant, même dans les moments où il commet des erreurs.Soutenez-le. Il réparera ses erreurs un jour ou l’autre.

    14. Si votre enfant cherche quelque chose, vous devez être disposé à l’aider, tout comme vous devez être disposé à lui permettre de trouver par lui-même ce qu’il cherche.

    15. Quand vous vous adressez à votre enfant, faîtes-le toujours comme il se doit. Offrez-lui le meilleur de vous.

    A partir du moment où un enfant se sent sûr de lui, il ne cherche plus à ce que ses actes soient approuvés par les adultes qui l’entourent.

    María Montessori

    Source : nospensees