Vans : la plus grande manif jamais vue en montagne ?
Publiée le 14 mars 2016 à 20:30 par Leïla Shahshahani
Pas moins de 600 randonneurs se sont retrouvés dimanche 13 mars au sommet des Vans, à 2 448 mètres d’altitude, pour protester contre les velléités d’extension de la station de Chamrousse.
De mémoire de montagnard averti, on n’a jamais vu une telle mobilisation de skieurs et de raquettistes pour protester contre un projet d’équipement sur les cimes, pas même en Vanoise ou dans le massif du Mont-Blanc. Ce pourrait même être une première mondiale en la matière. En annonçant son projet à Montagnes Magazine le 29 octobre dernier, le maire de la station iséroise de Chamrousse, Philippe Cordon, a provoqué un tollé dans la communauté montagnarde, tous profils confondus : randonneurs, défenseurs de l’environnement, professionnels, habitants de Chamrousse, voire tout à la fois.
Pour dire leur opposition à l'équipement mécanique d'une montagne particulièrement appréciée des randonneurs été comme hiver, plus de 600 personnes ont répondu hier à l’appel de 25 organisations pour former un cœur humain entre la cime du Grand et du Petit Van, à plus de 2 400 mètres d’altitude. Ils sont venus de Grenoble, des Savoie ou même des Alpes du sud.
En signe d’attachement à ce sommet situé en site classé et inscrit au réseau Natura 2000, qui marque l'extrémité sud de la chaîne de Belledonne, ils ont chaussé leurs skis ou leurs raquettes pour une randonnée de mille mètres ou plus de dénivelé au total, en fonction du point de départ choisi : la piste de « ski de randonnée/raquettes » récemment balisée par la station ou l’itinéraire des lacs Achard depuis Bachat Bouloud (1 735 m), ou encore la montée depuis le secteur de Casserousse (1 400 m).
A 11 heures, le verrou incliné à 35° au pied des Vans était littéralement embouteillé, dans la bonne humeur. On y croisait au même moment un enfant de six ans et un septua-(voire octo)-génaire. A 12h30,le cœur était formé, et visible depuis le sommet des pistes de Chamrousse, où un autre rassemblement était organisé pour les personnes ne pouvant se hisser jusqu'aux Vans. Le maire Philippe Cordon, qui s’est également rendu au sommet des pistes, tout comme quelques gendarmes, aura pu constater de ses yeux le succès de la mobilisation.
Je pense, pour l'avoir maintes fois éprouvé, que l'escalade réclame une certaine nudité intérieure, c'est à dire une plénitude lucide. Les pensées insoumises qui viennent interférer sur la maîtrise sont comme des épaisseurs de vêtements qui alourdissent, limitent la liberté d'user pleinement de son corps.
Grimper nu réclame par conséquent une liberté supplémentaire, celle de l'acceptation de se donner à voir, intégralement. Et se posent dès lors les raisons profondes de ne pas le faire...
Mais cette interrogation est à mon sens secondaire parce qu'il me semble de toute façon impossible d'imposer cette pratique aux yeux de gens qui ne le souhaitent pas. Par simple respect. De la même façon, si je prends toutes les précautions possibles et ne souhaite nullement "agresser" les sensibilités, je suis en droit d'attendre le même respect de personnes qui malencontreusement et malgré mes précautions deviendraient spectateurs.
Ceci étant éclairci, quel est l'intérêt de cette pratique ?
Le même que celui qui nous fait nager nu, marcher nu sur une plage ou jouer au ballon ou ramasser des coquillages ou regarder l'horizon : la connaissance de soi, dans tous les ressentis possibles, au regard du bonheur que cela peut procurer. Tout simplement. Sans les retenues éducatives, sans les pudeurs insérées, les tabous de la dimension réductrice des adultes, les peurs imaginaires.
Être là, simplement, dans un jeu corporel, émotionnel, sensuel, une liberté de corps dans un esprit qui rayonne, une fusion matricielle avec le monde minéral, avec la lumière sur la roche, les jeux d'ombre, les parfums, le silence, le soleil, le vent, le parfum des peaux en sueur, la conscience affinée de chaque muscle, l'autopsie scrupuleuse de chaque mouvement, la gestion des pensées intrusives...
Aller vers la nudité mentale dans une totale offrande, l'absorption des énergies originelles, les retrouvailles délicieuses avec le Soi qui s'élève.
Mais il est vain d'en parler à des personnes qui n'ont jamais essayé. On ne pourra jamais ou très difficilement exprimer clairement ce que l'expérience génère. C'est un peu comme vouloir expliquer le bonheur qu'on éprouve en écoutant une musique particulière. Il ne sert à rien de vouloir convaincre. C'est le meilleur moyen pour que l'expérience ne soit jamais tentée.
J'ai en tout cas tenté de raconter l'expérience dans KUNDALINI et les photos ci-dessous m'ont été très utiles pour la mise en situation. Pour ce qui est des ressentis, je les portais déjà :)
"Stone Nudes" est un hommage au corps humain et ses formes. Dean Fidelman, le photographe, s’inspire de l’escalade, qui fait travailler tous les muscles pour mettre en valeur les mouvements, et l’esprit libre de ce sport."
http://www.stonenudes.com/gallery.html
KUNDALINI
"Il la mena vers un vaste bloc, trois mètres de haut, plusieurs faces, un pan en dévers. Une masse colossale, comme décrochée d’une montagne, ancrée dans le sol, indestructible. L’impression que la roche la toisait, jugeait de son potentiel à se dresser au sommet.
Elle devina des prises infimes, des parcours possibles.
« Tu vas chercher les voies toute seule, Maud. Pour apprendre à lire la roche. Je reste en dessous pour faire une parade, si besoin. De l’autre côté, il y a un passage pour redescendre. Tu n’auras aucun problème. Et de toute façon, je ne te quitte pas des yeux. »
Une impatience joyeuse, une euphorie délicieuse.
L’opportunité de se découvrir.
Nue et fragile, déterminée et appliquée.
Sentir la force en soi, ce miracle de la vie. Et en jouer pour apprendre.
Elle scruta la roche et pensa aux galets en équilibre.
Ne rien vouloir, à part savoir aimer. Et abandonner toute volonté pour y parvenir.
Comprendre, accepter, reconnaître ses faiblesses et les surmonter, s’adapter, louvoyer sur le chemin des possibles.
Elle posa les mains sur le grain.
Un regard vers Sat, debout dans son dos, les bras ouverts.
Échanges de sourires.
Elle appliqua le pied droit sur une réglette et tendit les muscles du mollet. Elle ajusta la position des orteils, ancra les doigts sur des écailles et quitta le sol.
Pied gauche en écart sur une bosse.
Le visage de Sat à hauteur de ses fesses. Elle en pétilla de plaisir. Aucune gêne, aucun trouble, juste cette joie de se sentir contemplée, protégée, accompagnée, soutenue. Portée par sa tendresse, soulevée par son attention, guidée par son amour.
Et l’amour de la vie en elle.
Elle se sentit souple et légère, elle se sentit humble dans son offrande et la roche l’accueillait. Aucune lutte, aucune violence mais cette quête de la plénitude qui ouvre à l’impossible.
Elle s’appliqua à respirer, profondément, à alimenter ses muscles de l’oxygène nécessaire, elle se sentait nourrie, emplie, ouverte. Offerte à la vie comme au corps de Sat, comme à sa verge et à son énergie, ouverte à sa bouche, ouverte à ses mains, à sa peau, à son parfum, à ses yeux, elle se savait aimante et laissait l’amour l’envahir.
Les prises semblaient briller sur la roche, les mouvements se dessinaient parfaitement en elle et elle les appliquait sans réfléchir, intuitivement, dans une totale confiance.
Ouverte à l’amour.
Les cuisses écartées dans une position solide, les genoux à angle droit, les pieds posés sur des prises horizontales, des supports de libellule, l’air entre ses jambes et sur sa vulve, sur ses fesses, sur ses seins, son ventre, ses mains, des caresses infimes, des soies de chaleurs tièdes, des nourritures spirituelles absorbées par toutes ses fibres.
La tension de ses muscles, l’application de ses gestes, une vision claire, limpide, épurée.
Nue.
Libre.
Ouverte au savoir.
Offerte à l’amour.
Elle enchaîna les mouvements sans aucune tension. Certaine de sa force et respectueuse de la roche. Comme Sat quand il l’aimait.
Là, elle réalisait soudainement ce qu’un homme pouvait éprouver quand une femme l’accueillait en elle.
Une vigueur respectueuse. Une intensité aimante. Une vitalité exquise.
Le corps écartelé dans des positions improbables, elle découvrait l’amour masculin.
Appel urgent en faveur d’une coalition multipolaire pour la paix
L’appel suivant résulte de la coopération internationale d’un mouvement pour la paix venant de plusieurs pays européens et d’outre-mer. Ce texte – il existe en version courte et en version longue, reproduite ci-dessous, – a été traduit dans plusieurs langues européennes et extra-européennes et plus d’une centaine de personnalités et organisations du monde entier l’ont déjà signé. Sur le site Internet de cet appel (www.multipolare-welt-gegen-den-krieg.org) vous trouverez les noms des signataires, les diverses traductions et d’autres informations. Vous pouvez également y signer ce texte.
Notre monde se trouve à un tournant critique et dangereux. La politique destructrice d’interventions militaires unilatérales et de changements de régime illégaux pratiqués par les Etats-Unis et leurs alliés a conduit à la possibilité d’une confrontation militaire entre les grandes puissances mondiales et nucléaires pouvant déclencher une nouvelle guerre mondiale.
Ceci est un appel urgent adressé à toutes les nations, organisations et individus au monde, de se regrouper pour former une coalition mondiale cherchant à éviter une catastrophe en renforçant la coopération multipolaire, la diplomatie pacifique et le droit international, tout en rejetant catégoriquement l’interventionnisme et l’agression unilatérale.
Le monde en est arrivé là en raison de politiques étrangères menées sans vergogne, de violations flagrantes des droits de l’homme et de destruction délibérée de cultures entières. Depuis la fin de la guerre froide, la nouvelle politique agressive des Etats-Unis est ancrée dans un rapport du PNAC (Projet pour le nouveau siècle américain), publié en septembre 2000. Il est intitulé «Reconstruire les défenses de l’Amérique» et on y trouve le passage révélateur:
«…Si une paix américaine doit être maintenue et élargie, il faut qu’il y ait comme base solide une prééminence militaire incontestée des Etats-Unis….»
Sous le couvert des médias et avec des slogans tels «la guerre contre le terrorisme», «les armes de destruction massive» ou «l’humanisme», les Etats-Unis (avec ses alliés) exécutent ouvertement cette doctrine impérialiste à l’aide de l’expansion de l’OTAN, du déclanchement de multiples guerres pour le contrôle des ressources étrangères et la création de centaines de bases militaires outre-mer. Ils renversent des chefs d’Etat insoumis par des interventions militaires illégitimes ou des révolutions de couleur. Ils contaminent des régions entières avec de la munition cancérigène à l’uranium appauvri. Ils justifient l’utilisation de la torture, de la surveillance électronique, de drones tueurs, de la cyber-guerre et du recul des libertés civiles au sein du pays – alors que les donneurs d’alerte [«Whistleblower»] dénonçant ces crimes sont menacés et criminalisés.
On déclenche même une guerre économique à l’aide de sanctions et d’un capitalisme sauvage à l’aide d’accords commerciaux exigés par le Fonds monétaire international (FMI), secrètement négocié à l’instar du TTIP et par des manipulations financières contre des Etats hostiles, voire même contre ses propres alliés pour les forcer à se soumettre.
Ingérences dangereuses
Le monde est-il devenu plus sûr? Quels sont les résultats de ces actions unilatérales? Les promesses du renforcement de la démocratie, de la sécurité nationale et du bien-être économique suite aux interventions occidentales n’ont laissé qu’un héritage meurtrier d’Etats défaillants et des résultats désastreux.
En outre, cette politique unilatérale vise désormais la Russie et la Chine, ce qui expose l’humanité au risque d’une guerre thermonucléaire globale.
En Asie de l’Est, Washington voit l’émergence dynamique de la Chine comme une menace stratégique pour ses intérêts, et a répondu militairement par de l’agitation et en encerclant la Chine, tout en alimentant les conflits territoriaux avec ses voisins. Parallèlement, les Etats-Unis négocient en secret des accords de libre-échange néolibéraux, tel l’Accord de partenariat transpacifique (PTP), mis en œuvre pour limiter l’influence économique de la Chine, tout en permettant aux entreprises de continuer à exploiter les travailleurs, à négliger la protection de l’environnement et à rendre des nations entières impuissantes.
Pendant ce temps, les Etats-Unis et l’OTAN soutiennent un régime corrompu avec des liens nazis en Ukraine qu’ils ont mis au pouvoir par un coup d’Etat. La politique répressive de ce régime a déclenché une guerre civile qui a créé plus d’un million de réfugiés. Les habitants de la Crimée, opposés au coup d’Etat, ont décidé de rejoindre la Russie suite à un référendum. Bien que plus de 90% des électeurs aient voté en faveur de la réunification, les puissances et les médias occidentaux ont accusé la Russie d’ingérence, choisissant d’appliquer des sanctions économiques sévères et de stationner du personnel militaire et des armes de l’OTAN le long des frontières russes. L’Occident envisage même le redéploiement d’armes nucléaires «contre la menace russe». Cela rend-il le monde plus sûr?
En Syrie, une coalition constituée des Etats-Unis, des pays membres de l’OTAN et des Etats du Golfe persique mène parallèlement des campagnes illégales, d’une part en prétendant combattre le terrorisme et d’autre part en poussant à un changement de régime en Syrie, bien que ce président d’Etat ait été démocratiquement élu. Cependant, cette coalition dirigée par les Etats-Unis soutient des mercenaires extrémistes liés à al-Qaïda et Daesh en les surnommant «opposition modérée» pour faire tomber le gouvernement syrien. Elle condamne donc officiellement le terrorisme et s’engage à le combattre, mais en même temps elle continue à entrainer, financer, armer et soutenir ces groupes.
Le fait que la coalition dirigée par les Etats-Unis mène des opérations militaires spécifiques sans mandat de l’ONU et sans permission du gouvernement syrien sur territoire syrien est illégal et poursuit un tout autre objectif que les activités de la coalition entre la Syrie, la Russie et l’Iran, officiellement mandatée et soutenue par une grande majorité des Syriens craignant pour leur vie.
Au lieu de regrouper toutes les forces pour combattre le terrorisme, les pays occidentaux accélèrent la crise par une rhétorique belliqueuse, des provocations dangereuses et un mépris flagrant du droit international. Cela rend-il le monde plus sûr?
Les médias, un instrument de guerre
Le rôle des médias dans la promotion de ces guerres et de ces politiques destructrices est prépondérant. Indépendamment qu’on diabolise un chef d’Etat, une religion ou toute une nation, – les médias occidentaux renforcent les thèses et les slogans occidentaux pour alarmer le public et justifier les guerres au lieu de présenter les faits réels. On utilise des critiques politiquement motivées pour discréditer la Russie et la Syrie parce qu’elles luttent «véritablement» contre le terrorisme ou défendent légalement leurs frontières. Des accusations douteuses sont régulièrement avancées contre la Russie et son président, sans aucune preuve, et les médias occidentaux légitiment ces affirmations erronées – ce qui fausse encore davantage la réalité. Ainsi, la Russie est souvent considérée comme une menace tout aussi dangereuse qu’EI/Daesh!
N’oublions cependant pas qui a diabolisé Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi et qui est responsable du chaos qui prévaut actuellement en Afghanistan, en Irak, au Nigeria, en Libye, au Yémen, en Syrie et en Ukraine. Et qui continue à menacer d’autres pays – y compris la Russie, la Chine et l’Iran? Dans le contexte de l’augmentation des crises écologiques, de l’extrême pauvreté et des tensions sociales et religieuses croissantes, cette politique étrangère extrêmement dangereuse poursuivie par l’Occident et ses médias crée davantage de terroristes, de victimes, de réfugiés, de pauvreté et de déstabilisation – menant le monde toujours plus au bord du précipice.
Il y a une alternative
Le temps est venu pour contrer cette grave menace pour l’humanité. Il est nécessaire de restituer le respect des principes de la souveraineté, de l’autodétermination et du non interventionnisme – pour cela le respect du droit international est primordial. Bien que la plupart des populations respectent ces principes, la Russie et la Chine sont les grandes puissances mondiales qui soutiennent le concept de la multipolarité et agissent en tant que contrepoids global à l’hégémonie occidentale. Indépendamment d’éventuels problèmes de politique intérieure, leur approche coopérative est soutenue par la majorité des nations ainsi que par des alliances mondiales, telles que le Mouvement des pays non-alignés, le Groupe des 77, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et les alliances latino-américaines (UNASUR, ALBA et CELAC ).
En outre, ces nations orientées vers la multipolarité fournissent des alternatives aux institutions contrôlées par l’Occident et à leurs pratiques néocoloniales. Leurs institutions multilatérales et leurs projets de développement, tels les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), et l’important «Projet eurasien de développement de la nouvelle Route de la soie» sont construits sur le fondement du non-interventionnisme et du respect mutuel. Au contraire des accords commerciaux occidentaux, la coopération bilatérale avec ces pays du monde multipolaire apporte des résultats gagnant-gagnant pour de nombreux pays industrialisés et en développement en Afrique, en Amérique latine, en Asie et en Europe. Tout compte fait, la majorité des nations du monde soutiennent une approche multipolaire pour les affaires mondiales, fondée sur les principes de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Voilà donc la raison pour laquelle l’Occident ne veut pas de ce projet: il est clairement une menace pour son hégémonie mondiale.
Par conséquent, tous ceux qui cherchent la paix – que ce soient des nations, des organisations, des mouvements ou des individus de tout le spectre politique, économique, social et culturel - doivent se rassembler et élever leur voix commune à l’appui de la multipolarité. Cette voix doit être plus forte que les distorsions des faits présentés dans les médias occidentaux. Il faut qu’elle soutienne les médias transmettant des informations véridiques, multipolaires et indépendantes.
Ces voix pourraient s’organiser par de grandes conférences en une coalition créant des initiatives, des positions politiques et finalement une plate-forme commune.
Cette coalition multipolaire doit se développer en une force pouvant amener l’Occident à abandonner ses politiques destructrices et apporter son soutien politique et économique à des pays désireux de poursuivre une politique équilibrée de coopération et de diplomatie. Même en tant qu’individus, nous pouvons exercer une certaine pression sur les autorités et les médias en modifiant nos habitudes d’électeur et de consommateur, en utilisant l’art, la musique, le cinéma ou la littérature pour soutenir les partisans de la multipolarité. L’appel à la solidarité ne suffit pas, il faut développer un mouvement de base capable de créer des changements positifs.
Une décision que nous devons tous prendre
Depuis l’Assemblée générale de l’ONU du 15 septembre 2015 et les événements qui ont suivi, deux formes distinctes de la diplomatie nous ont été clairement affichées. Elles offrent au monde deux choix: voulons-nous vivre dans un monde unipolaire où les guerres des puissances occidentales définissent le destin du monde, ou préférons-nous un monde multipolaire où les pays souverains collaborent dans un environnement pacifique, coopératif et respectueux? Il est clair que la majorité des populations du monde choisissent la seconde variante.
Pour cette raison, nous, la majorité des populations du monde, déclarons ensemble dans la solidarité et sur le fondement de la paix et de la diplomatie, ce qui suit:
Nous respectons la souveraineté de toutes les nations et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Nous croyons que l’avenir de chaque pays doit être défini par leurs citoyens, indépendamment de toutes menaces et interférences de l’extérieur, et que tous les conflits multinationaux doivent être résolus à l’aide de processus politiques et de négociations diplomatiques.
Nous soutenons toutes les nations qui privilégient une approche coopérative et multilatérale pour traiter les affaires mondiales. La politique contre-productive et dangereuse des interventions militaires unilatérales représente une violation du droit international et doit être universellement condamnée.Nous soutenons les nations et les coalitions multinationales qui collaborent avec détermination pour en finir avec le terrorisme. Les nations qui participent directement ou indirectement à la formation, à l’armement, au financement et au soutien de groupes extrémistes liés à des terroristes, le font en violation du droit international et doivent être traduites en justice.
Nous saluons et soutenons explicitement tous les médias informant de manière équilibrée et juste sur les événements mondiaux. Nous condamnons fermement les médias diabolisant des dirigeants, des nations ou des religions entières et présentant sciemment des informations clairement erronées et des analyses partiales et biaisées des événements.
Nous nous engageons à soutenir ou à participer aux efforts non violents pour promouvoir la paix mondiale et la tolérance face à tous les peuples et toutes les croyances.
Réunissons-nous pour signer cet appel, pour diffuser largement cette déclaration et pour soutenir tous les efforts allant dans la même direction.
Je vais déposer un dossier à la mairie de la ville pour une demande d'interdiction de ces cirques sur la commune. Si vous le souhaitez, les documents ci-dessous pourront vous aider.
Les communes qui agissent en faveur des animaux
Ce sont elles qui ont le pouvoir d'interdire la venue d'un cirque avec animaux sur leur territoire. Lesquelles ont déjà sauté le pas ?
Si vous souhaitez solliciter votre mairie pour qu'elle prenne un arrêté d'interdiction, n'hésitez pas à nous contacter et nous vous y aiderons. Des modèles de documents sont également disponibles dans la rubrique Agir.
Élus locaux, téléchargez notre modèle de délibération pour interdire l'installation de cirques avec animaux sur votre commune.
Novembre 2008, Bagnolet, 6ème ville pour des cirques sans animaux.
Le maire (PCF) de Bagnolet, Marc Everbecq, se prononce pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques : « Des chiens, des colombes peuvent trouver du bien-être dans un cirque. Ce n’est pas le cas des animaux dits sauvages, dont beaucoup d’associations disent qu’ils souffrent de troubles du comportement », explique un responsable. Pour appuyer son choix, la commune invoque… le Code rural, qui stipule que tout animal « doit être placé dans des conditions compatibles avec les impératifs de son espèce».
La ville de Bessancourt (Val d'Oise) dans une délibération en date du 31 mai 2007 "renonce à recevoir sur son territoire tout cirque détenant des animaux sauvages".
Vernaisson et Chassieu, villes du Grand Lyon, renoncent à recevoir les cirques avec animaux. Monsieur Alain Darlay, maire de Chassieu, nous a transmis la délibération de sa ville, le 13 juillet 2010. Cette résolution a été voté à l'unanimité sur la base notamment des propositions faites par Code Animal par le biais de sa résolution.
L'association Dignité Animale a multiplié les rencontres et démarches afin d'expliquer le bien fondé de cette décision.
À Fontenay-sous-bois (Val de Marne), un arrêté en date du 1er septembre signé par le sénateur-maire Jean-François Voguet stipule que "l’installation de cirques détenant des animaux sauvages et/ou domestiques (exceptés les chevaux, les chats, les chiens, les colombidés, les lapins), en vue de leur présentation au public, est interdite sur le territoire de la commune de Fontenay-sous-Bois".
La ville d'Illkirch (Bas-Rhin) a adopté à l'unanimité une motion sur le refus d'accepter des cirques détenant des animaux sauvages à compter du 9 octobre 2006.
Octobre 2008 - Montreuil, 4ème ville française décidant d'interdire les cirques avec animaux. La sénatrice-maire et ancienne ministre de l'environnement, Dominique Voynet vient de décider, suite à de nombreuses lettres de personnes indignées par la condition des animaux dans les cirques de restreindre les autorisations aux seuls cirques ne possédant aucun animal. « Je tiens à vous assurer que les conditions nécessaires ont été données aux services de la ville pour que les autorisations d’installation soient dorénavant délivrées uniquement aux cirques ne possédant pas d’animaux. »
Le syndicat national du cirque s'indigne bien entendu de cette décision, en affirmant une fois de plus qu'il n'y a pas de maltraitance, tentant de faire croire que nos propos porteraient sur la dénonciation de violences gratuites, alors que nous ne cessons de dénoncer des conditions de vie qui ne sont pas conformes aux besoins élémentaires des animaux. Nous avons remis notre rapport "Derrière les paillettes, le stress" aux différents directeurs de cirques afin de les aider à mieux comprendre notre position.
Mars 2010 : Le maire de Portes-lès-Valence prend un arrêté stipulant que l'installation de cirque détenant des animaux sauvages tels que lion, jaguar, panthère, lynx, puma, éléphant en vue de leur présentation au public, est interdite sur le territoire de la commune de Porte-lès-Valence (26800)
Dans le département du Nord-Pas-de-Calais, la municipalité de Roncq a interdit, en octobre 2015, la venue de cirques détenant des animaux sauvages sur son territoire.
Vernaisson et Chassieu, villes du Grand Lyon, renoncent à recevoir les cirques avec animaux. Monsieur Alain Darlay, maire de Chassieu, nous a transmis la délibération de sa ville, le 13 juillet 2010. Cette résolution a été voté à l'unanimité sur la base notamment des propositions faites par Code Animal par le biais de sa résolution.
L'association Dignité Animale a multiplié les rencontres et démarches afin d'expliquer le bien fondé de cette décision.
Octobre 2008, Villeneuve-lez-Avignon, suite à une action du CLAN, le député-maire de la ville UMP, Jean-Marc Roubaud s'est déclaré contre l'utilisation des animaux sauvages dans les cirques : "Je n'ai pas pris d'arrêté parce que ce n'est pas nécessaire dans la mesure où les cirques doivent demander une autorisation, mais je suis tout à fait en phase avec cette association (le CLAN), c'est une décision en cohérence avec mes autres positions de défense de la cause animale. Et franchement, j'ai l'impression que ce genre de cirque n'est plus dans l'air du temps...".
Août 2011 : selon le Progrès , "le conseil municipal vourlois a approuvé à l’unanimité une résolution visant à « renoncer à accueillir des cirques détenant des animaux sauvages », la semaine dernière. Au-delà des problèmes sanitaires que peut poser ce type de manifestations, en adoptant ce texte de loi, la mairie a véritablement tenu à s’inscrire dans les directives du ministère de l’Ecologie de mars 2011.
À l’origine de ce projet, Dignité Animale, une association qui « lutte pour la défense des droits des animaux ». L’organisation, dirigée par Brian Mordasini, tente de convaincre l’ensemble des communes de la région lyonnaise. Le militant a confié qu’il avait déjà réussi à rallier Vernaison et Chassieu à sa cause".
En mars prochain, la Belgique va rejoindre la liste des pays interdisant totalement ou partiellement les spectacles qui mettent en scène des animaux sauvages. Une nouvelle qui offre l'occasion de se pencher sur le cas français.
Les enfants, principaux amateurs de cirque ? • Crédits : Gleb Garanich - Reuters
En Europe, la Grèce est l'Etat le plus radical, puisque plus aucun animal n'est toléré sous les chapiteaux. L'Autriche a interdit de son côté les animaux sauvages, tandis que l'Allemagne, le Danemark, la Hongrie ou la Suède ont pris des mesures partielles qui n'interdisent que l'exploitation de certaines espèces. Des interdictions existent également en Bolivie et au Costa Rica.
"Merci, le roi des Belges ! "
Gilbert Edelstein, directeur du cirque Pinder depuis 1983. •Crédits : Pierrick de Morel - Radio France
Mais ces restrictions sont autant d'aberrations pour Gilbert Edelstein, qui assure que lui vivant, jamais les animaux ne seront interdits dans les cirques français.
Celui qui est également le président du syndicat national du cirque voit d'ailleurs un aspect positif dans l'interdiction belge : "Les Belges viendront en France ! Tant mieux, ça va nous faire des clients de plus. Merci, le roi des Belges ! ", déclare-t-il avec humour, sous les yeux du lion empaillé qui fait face à son bureau.
Plus sérieusement, le directeur du cirque Pinder depuis 1983 n'imagine pas que cette décision puisse avoir un quelconque écho en France : "La Belgique, c'est un petit pays, ils font ce qu'ils veulent chez eux. La France est un grand pays de liberté. Les gens viennent au cirque pour voir beaucoup d'animaux, et je ne vois pas en quoi les Belges pourraient avoir de l'influence sur ce que veut le public français."
Car Gilbert Edelstein en est convaincu : félins, éléphants et singes sont les garants du succès du cirque, ce sont eux qui attirent chaque année plus de 15 millions de Français autour des pistes sablées. "Sur dix coups de fil que l'on reçoit, neuf nous demandent si nous avons bien des animaux ", assure-t-il :
Écouter
Écouter
Pourtant, les opposants à la présence d'animaux sauvages sous les chapiteaux existent en France, et contestent ces arguments, faisant valoir qu'il existe déjà des cirques sans animaux - comme le Cirque du Soleil et le cirque Plume par exemple - et que le public est au rendez-vous. Difficile cependant d'estimer la part de personnes se tournant vers les cirques traditionnels de celle se tournant vers le cirque contemporain, le ministère de la Culture n'établissant pas de distinction entre les deux genres.
Des félins qui tournent en rond, des singes qui se battent...
Habitué à être confronté aux attaques des associations protectrices des animaux, Gilbert Edelstein se défend de maltraiter les bêtes sauvages qu'il met en scène, et se pose même en défenseur de leur cause : selon lui, son cirque permet de protéger certaines espèces en les protégeant des chasseurs ou de leurs instincts naturels, qui les pousseraient à s'entretuer.
Véronique Papon, membre de l'association Code Animal. •Crédits : Pierrick de Morel - Radio France
Quand aux reproches qui lui sont fait autour du destin des animaux trop vieux pour continuer à réaliser des numéros, il répond en évoquant son futur Pinderland, un parc qui doit ouvrir en mars 2014 à Perthes-en-Gâtinais, près de Melun (Seine-et-Marne), et où il assure que les fauves et les éléphants "à la retraite " seront choyés jusqu'à leur mort.
Des arguments jugés non recevables par Véronique Papon, responsable du service cirque au sein de l'association Code Animal, qui s'indigne des conséquences de la captivité sur la santé des bêtes.
"N’importe qui d’entre nous qui va au cirque va pouvoir constater que les animaux sauvages vont développer un certain nombre de troubles du comportement visibles à l’oeil nu, explique-t-elle. On pense notamment aux éléphants avec le balancement de la trompe, les félins qui tournent en rond, les singes qui bataillent et qui tapent contre les cages... " Selon elle, les animaux ont des besoins physiologiques - besoin d'espace, de vivre en solitaire ou en troupeau - qu'ils n'ont aucune chance de combler derrière les barreaux d'une cage :
Écouter
Écouter
Ces comportements ont reçu un nom : Circus Madness - la folie du cirque - comme l'explique cette vidéo mise en ligne sur You Tube par la fondation Animal Defenders International. Des comportements que les responsables des cirques que nous avons contacté - Pinder, Bouglione ou encore Alexis Gruss - ne nous ont pas permis de constater, puisqu'aucun de ceux présents sur Paris à l'occasion des fêtes de fin d'année n'a voulu nous autoriser à visiter sa ménagerie.
Gilbert Edelstein refuse de son côté toute allusion à des soi-disant maltraitance, affirmant respecter la loi au pied de la lettre et évoquant des animaux "heureux " dans son cirque. Quant à la discipline à laquelle ils sont soumis, elle découle selon lui de leur statut "d'artistes à quatre pattes " :
Écouter
Écouter
"Un manque de courage de l'Etat..."
Les autorités publiques ont cependant conscience du risque de la maltraitance dans les cirques, et des mesures ont été prises pour lutter contre.
Christophe Marie, porte-parole de la fondation Brigitte Bardot.• Crédits : Pierrick de Morel - Radio France
La plus récente est un arrêté pris le 18 mars 2011 par le ministère de l'Ecologie et qui fixe "les conditions de détention et d'utilisation des animaux vivants d'espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants ".
Un texte rédigé en collaboration avec les cirques français, et critiqué par les associations qui ont pourtant pris part aux discussion.
Le problème selon Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, c'est que certaines mesures qui leur avaient été promises ne se sont pas retrouvées dans la version finale de l'arrêté, comme l'interdiction totale des hippopotames et des girafes.
"Il faudrait qu'on ait une volonté de prendre des décisions, peut-être parfois impopulaires. Il y a un manque de volonté et de courage politique de l'Etat sur certaines demandes que nous portons ", dénonce-t-il.
Il considère que la décision belge va constituer un précédent sur lequel ce militant va s'appuyer pour essayer de faire changer l'avis des autorités françaises :
Écouter
Écouter
Des interdictions existent cependant déjà en France, mais à l'échelle locale : des municipalités comme Creil, Bagnolet, Montreuil ou Illkirch (en Alsace) ont adopté des arrêtés municipaux pour refuser tout cirque avec des animaux sauvages.
Autre pétition qui évoque le sujet : celle de 30 millions d'amis et de sa président Reha Hutin, très sensible à la question. Le texte accessible sur le site de l'association interpelle le président de la Commission européenne pour obtenir la fin de ces spectacles animaliers.
Les raisons du succès du cirque
Il y a un argument que les associations ne contestent pas : en France, le cirque a du succès. Il se classe ainsi premier art français comptant le moins de non-spectateurs, puisque en 2008 seuls 22 % des Français de plus de 15 ans déclarait ne jamais avoir mis les pieds sous un chapiteau de leur vie (contre 42 % pour le théâtre par exemple), d'après des données recueillies par la Direction générale de la création artistique (DGCA) du ministère de la Culture.
Un succès qui n'est pas ressorti des réactions de nos internautes - la grande majorité de ceux qui ont réagi tout au long de la semaine ayant dénoncé des pratiques "humiliantes " ou "choquantes " - mais bien plus visible mercredi auprès des spectateurs massés sur les Champs-Elysées à l'occasion d'une grande parade des cirques organisée par Marcel Campion, l'exploitant du Village de Noël de la grande Avenue.
Dans ces réactions se trouve peut-être l'une des clés des succès du cirque : les enfants. C'est sur eux que les félins ou les éléphants exercent le plus grand pouvoir d'attraction, comme l'illustre bien ce reportage diffusé le 30 décembre sur TF1.
D'ailleurs, les statistiques précédemment citéesmontre que la classe d'âge la plus présente sur les bancs des cirques français en 2008 avait entre 25 et 44 ans (53 % des spectateurs), soit l'âge de personnes ayant de jeunes enfants.
Une question d'éducation ?
Nicolas Delon, spécialiste de l'éthique animale. • Crédits :Pierrick de Morel - Radio France
Tous nos interlocuteurs l'ont reconnu : la tradition du cirque est très forte en France. Et les questions liées à la captivité n'empêchent pas les gens de prendre leurs billets pour aller s'asseoir sur les bancs des chapiteaux.
Alors, pourquoi continuer à assister à ce type de spectacle quand on est conscient de la souffrance que peuvent ressentir les animaux en captivité ?
"Je ne sais pas si cela fait partie d’une identité nationale ou d’une continuité culturelle mais le fait est que les Français sont très attachés aux animaux mais aussi très attachés à une certaine forme d’exploitation des animaux ", analyse Nicolas Delon, doctorant en Philosophie à l'Université Panthéon- Sorbonne et spécialiste de l'éthique animale.
Il estime cependant que nos regards sur les animaux changent depuis plusieurs années, surtout dans les pays occidentaux riches, soit des endroits où on a "le luxe de se préoccuper de ces questions avant de se préoccuper de notre propre survie ". Mais le changement se fait "très doucement" :
Écouter
Écouter
"Globalement, les gens ne se préoccupent pas véritablement de la situation des animaux sauvages dans les cirques, regretteChristophe Marie, qui évoque également "une souffrance animale cachée aux yeux du public ". Selon lui, c'est aux associations de mieux informer les personnes sur ces souffrances, mais également aux parents de les expliquer à leurs enfants :
"Les gens exigent la liberté d'expression pour compenser la liberté de penser qu'ils préfèrent éviter".
Sören Kierkegaard.
"Kierkegaardn’est pas philosophe et ne s’est nullement voulu philosophe. Il n’a pas écrit de Système et a refusé, s’opposant ici à Hegel, de tout enclore en un ensemble systématique, où les vérités se coordonnent et s’unissent en une totalité.
Qu’est ce que le Système ?
– Il désigne un monde clos, intégrant toutes les vérités et les unifiant.
– Le tort du Système est de répudier toute séparation et toute distinction : il coordonne le réel en un tout fermé, il renferme, c’est un achèvement et une clôture.
Contre la volonté hégélienne de rassembler les connaissances et les diverses manifestations spirituelles au sein d’un ensemble clos, Kierkegaard nous rappelle que l’existence, le mode d’être du sujet individuel, est précisément à l’opposé du Système.
– L’existence est tout le contraire d’un monde clos : elle est ouverture, rupture, discontinuité."
.......
qu’est ce que l’individu ?
– Il désigne l’être particulier, irréductible à l’espèce, infiniment supérieur au collectif de la foule, car la foule est le mensonge.
– L’individu, au contraire, c’est le réveil de l’esprit, celui en lequel s’affirme la vocation à l’existence subjective."
Je n'arrive même pas à croire que ça soit possible et pourtant c'est acté dans les faits.
L'enseignant peut désormais être "enchaîné" à son poste.
Soit tu restes, soit tu n'auras rien d'autre. Même pas le droit de demander autre chose...
C'est "curieux" comme ça ressemble à ma situation d'ailleurs.
Quant à la notion "d'éducation nationale", quand on voit qu'un recteur décide d'imposer SA règle, j'ai juste envie d'éclater de rire...
Il y a deux ans maintenant, j'ai dit à mes collègues qu'un jour prochain, ils n'auront plus aucun droit au regard de leur carrière. Ça sera juste : "Tais-toi et bosse".
Je vois encore certaines réactions moqueuses dans "la salle des maîtres...."
Je prévois d'ailleurs dans pas bien longtemps un transfert du "mouvement des enseignants" directement aux régions. Comme des "appels d'offres". Marchandisation en cours. Il arrivera même un jour où ça sera géré par une entreprise privée. Ce qui permettra de "virer" les fonctionnaires qui s'en occupaient.
On en reparlera....
La Faourette : collèges sensibles : profs «prisonniers» ?
,
Société
Les professeurs de Stendhal, en grève contre les nouvelles règles du rectorat, qui les empêcheraient désormais de quitter l'établissement si aucun enseignant n'est volontaire pour récupérer leur poste./DDM, N. St-Affre
Les enseignants du collège Stendhal, classé REP +, étaient en grève hier pour protester contre de nouvelles règles du rectorat, concernant les mutations de professeurs.
«Le rectorat a décidé que les enseignants des cinq collèges REP + (Stendhal, Bellefontaine, Badiou, Rosa Parks et George Sand) de l'académie ne pourraient quitter leur poste que si un autre enseignant demande ce poste, explique Lionel Enjalran, représentant du personnel. Normalement, dès qu'un enseignant a les points nécessaires pour demander sa mutation, il peut le faire sans restrictions. Cette nouvelle règle induit une inégalité de traitement inacceptable, dans la mesure où très peu d'enseignants demandent à venir sur ce type de poste. Ainsi, les enseignants de REP + sont potentiellement «prisonniers» de leur poste si personne ne demande à les remplacer».
De manière générale, dès lors qu'un enseignant a le barème suffisant pour le poste qu'il demande, il obtient sa mutation et le poste qu'il quitte est alors pourvu par un enseignant qui le demandait et dont le barème est suffisant, ou par un enseignant remplaçant avant que le poste ne soit pourvu de manière définitive l'année suivante. C'est cette étape intermédiaire que le rectorat a décidé de supprimer.
«Le Rectorat nous indique qu'ils mettent en place des mesures incitatives pour que des personnels demandent nos établissements, mais rien ne nous assure que le nombre de volontaires soit suffisant pour permettre à tous les personnels de muter selon leurs souhaits», explique encore le porte-parole des enseignants grévistes.
Une délégation a été reçue hier au rectorat, par la directrice adjointe des services de l'Éducation nationale. Mais selon les enseignants grévistes, le rectorat n'a pas souhaité revenir sur ces nouvelles mesures, qui entreront en vigueur aujourd'hui.
Contactés par nos soins, les services de l'académie de Toulouse n'ont pas souhaité répondre à nos questions.
Les dernières pages sont en vue.
Et je n'ai non seulement aucune impatience à poser le point final mais ça en devient même douloureux...J'ai cherché à comprendre ce matin pourquoi je repoussais le retour au travail sur le texte...Je sais. C'est toujours la même chose finalement, toujours la même interrogation.
Qu'est-ce que j'ai oublié de dire ? Qu'est-ce que j'aurais dû écrire encore ?
Dans tous mes romans passés, j'ai toujours fini par trouver un élément qui me déplaisait, un passage incomplet, un développement insatisfaisant... Et là, vraiment, vraiment, j'aimerais que ça n'arrive pas.
Lorsque ce point final sera posé, je fermerai l'ordinateur pendant quelques jours ou semaines. Et puis je le reprendrai. Encore et encore.
Mais, ce qui est certain, c'est que je ne le proposerai à personne tant que cette incertitude ne sera pas levée. Si elle doit l'être un jour.