Blog

  • "Les sans-dents de Papeete (politique)

    S'il y a encore des électeurs prêts à voter pour qui que ce soit, c'est à n'y rien comprendre.

     

    Pour le bain de foule de François Hollande, Papeete expulse… les SDF !

    Pas question de gâcher la carte postale présidentielle : prière de raser les cahutes des sans-logis sur le parcours de François Hollande à Papeete.

    PAR 

    Publié le  | Le Point.fr

    "Pour le président il faut qu’on dégage de là", Jean-Claude Tehihira Tuihaa, dit Coco, qui vit depuis un peu plus de 3 ans sous quelques planches de bois.

    "Pour le président il faut qu’on dégage de là", Jean-Claude Tehihira Tuihaa, dit Coco, qui vit depuis un peu plus de 3 ans sous quelques planches de bois. © Capture d'écran / Polynésie 1ère

    ABONNEZ-VOUS À PARTIR DE 1€

    Encore plus fort que l'interdiction de pendre du linge aux fenêtres sur le parcours présidentiel lorsque le président de la République s'était rendu à Pointe-à-Pitre.« Coup de karcher à Pointe-à-Pitre », titrait alors le quotidien local, France Antilles. Cette fois, pendant la visite de François Hollande, la mairie de Papeete a demandé aux SDF de bien vouloir quitter les lieux « squattés ». Expulser des SDF, il fallait tout de même y penser…

    « Pas de SDF à Papeete »

    C'est Le Lab d'Europe 1 qui a repéré l'information sur le site de Polynésie 1ère. « Pas de SDF à Papeete pendant la visite de François Hollande », titre l'antenne locale de France Télévision. « Un bain de foule est prévu, ainsi que des visites sur les stands de commerçants. Mais les SDF qui dorment autour du marché ne reflètent pas vraiment la carte postale polynésienne que le pays souhaite montrer au chef de l'État. C'est la raison pour laquelle la mairie de Papeete a demandé aux SDF de quitter les lieux, du moins provisoirement, le temps de la visite présidentielle. »

    Jean-Claude Tehihira Tuihaa, dit Coco, qui vit depuis un peu plus de 3 ans sous quelques planches de bois, une image du Christ suspendu entre deux tissus, témoigne tristement : « Pour le président, il faut qu'on dégage de là. On est dans une démocratie, quand même, non ? Ils ne sont même pas venus me voir, c'est par intermédiaire qu'ils m'ont demandé de tout enlever. Est-ce normal ? Je n'ai pas de logement. Pendant la visite du président, tout va être détruit et remonté dans trois jours. Où allons-nous ? Comment je vais faire, moi ? »

    École fermée, marché nettoyé

    La mairie de Papeete avait déjà décidé de fermer écoles, collèges et lycées lundi afin d'éviter tout risque de bouchons dans le centre-ville. Mais, à force de vouloir peaufiner la carte postale ensoleillée à des fins de communication, le marché Mapuru à Paraita devra être littéralement « nettoyé » de ses SDF. Un nettoyage qui n'empêchera pas les rats de pulluler à deux pas, comme le montre Polynésie 1ère dans son reportage. « On laissera passer le président et on reviendra, explique Gontran Haapa, magnétiseur-masseur, dont la baraque vient d'être détruite. Pas si sûr : les cahutes n'étaient pas construites sur un terrain public mais sur une enclave privée. Et, une fois François Hollande remonté dans son avion, comme tous les autres occupants qui ne payaient pas de loyer, Coco, Gontran et les autres devront en fait bel et bien trouver un autre lieu où bâtir une nouvelle cabane. Merci pour ce moment ?

  • Les maisons de demain

    Les prêts sur trente ans qui enrichissent les banques, c'est fini.

     

     

     

    Une mini-maison écolo pour 18 000 € ?! Oui, et c'est classe !

    Un projet architectural révolutionnaire pour répondre à tous nos besoins !

    Par Axel Leclercq -

     

    L’architecture a toujours été le fruit d’une époque, d’une société et d’une région du monde. C’est ce qui la rend si évolutive… Et, aujourd’hui encore, pour répondre aux besoins du monde occidental contemporain, elle doit changer, s’adapter, évoluer. Crises immobilières à répétition, stagnation du pouvoir d’achat, restrictions de l’accès aux crédits immobiliers, raréfaction des terrains constructibles, nouveaux mode de vie, économie d’énergie… : les nouvelles contraintes se multiplient et, avec elles, de nouvelles propositions architecturales… dont certaines sont très spectaculaires !

    Le 20K project par exemple. L’idée est née en 2005 dans le cerveau des membres duRural Studio, un collectif d’architectes constitué en marge d’une école d’architecture américaine. Le but : concevoir un nouveau type d’habitat adapté aux besoins du jour : plutôt petit (45m2) mais très bien agencé, qui ne consomme rien en chauffage/climatisation (énergie passive) et surtout, qui ne coûte pas cher : moins de 20 000 dollars !

    Chacun a bossé sur le projet et le résultat est, il faut le dire, assez génial ! Regardez :

    Crédit photo : Rural Studio

    Crédit photo : Rural Studio

    20 000 dollars, ça représente environ 18 000 euros… Voilà qui élargit grandement l’accès à la propriété !

    Crédit photo : Rural Studio

    Crédit photo : Rural Studio

    Plutôt que de se payer un mobile-home old school, insalubre et énergivore, voici des solutions en dur et durables…

    Crédit photo : Rural Studio

    Crédit photo : Rural Studio

    Le 20K project a été pensé pour la campagne. Mais ça ne dérangerait probablement pas grand monde de voir des maisons similaires en milieu urbain !

    Crédit photo : Rural Studio

    Crédit photo : Rural Studio

    Quant à l’intérieur des murs, il ne réserve pas de mauvaises surprises : les finitions sont au top…

    Crédit photo : Rural Studio

    Crédit photo : Rural Studio

    Franchement, est-ce que ça ressemble à une maison au rabais ?

    Crédit photo : Rural Studio

    Crédit photo : Rural Studio

    Les maisons du 20k Prohect sont réalisées avec des matériaux rudimentaires (bois et tôle ondulées sur pilotis) mais avec les techniques du moment (ce qui permet notamment de les isoler parfaitement.)

    Crédit photo : Rural Studio

    Crédit photo : Rural Studio

    Sur les 20 000 dollars que coûte une maison de ce genre, 12 000 dollars servent à acquérir le matériel et 8 000 dollars à payer la main d’oeuvre.

    Crédit photo : Rural Studio

    Crédit photo : Rural Studio

    Il existe déjà 12 modèles de maison.

    Crédit photo : Rural Studio

    Crédit photo : Rural Studio

    Toutes ont leur charme… mais aucune n’est chère !

    Crédit photo : Rural Studio

    Crédit photo : Rural Studio

    L’homme a toujours su adapter son habitat a ses besoins. Il n’y a aucune raison que ça s’arrête. Ce projet est la preuve qu’il reste des tas de solutions à imaginer pour vivre bien chez soi sans se ruiner !

  • "Un empoisonnement universel" (santé)

     

    DGR France - Le Partage a ajouté une nouvelle vidéo : Un empoisonnement universel (Fabrice Nicolino).

     

    "Une enquête redoutable sur l'invasion effrayante des produits chimiques dans notre quotidien et notre environnement.

    Sorti en septembre 2014, 448 pages. Un livre sans précédent. Jamais tous les points n'avaient été réunis pour faire apparaître le dessin complet. Comment et pourquoi l'industrie chimique a pu libérer dans l'eau, l'air, le sol, les aliments, et jusque dans le sang des nouveaux-nés, plus de 70 millions de molécules chimiques ?

    Présentation de l'éditeur:

    D'où viennent Bayer, BASF, Dow Chemical, DuPont, Rhône-Poulenc ? Comment est-on passé de la bakélite des boules de billard et des combinés du téléphone au nylon, puis au DDT et aux perturbateurs endocriniens ? Pourquoi les maladies comme le cancer, l'obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, l'asthme et même l'autisme flambent-elles toutes en même temps ? Qui est Theo Colborn, la Rachel Carson du XXIe siècle ? Pourquoi l'OMS, la FAO, l'ONU ne bougent-elles pas ?Pourquoi les agences de protection françaises regardent-elles ailleurs ? Comment les normes officielles ont-elles été truquées ? Que contient vraiment l'eau dite potable ? Comment les transationales ont-elles organisé une désinformation planétaire sur cet empoisonnement universel ? Y-a-t-il une chance de s'en sortir ?

    Pour la première fois, tout le dossier est enfin rendu public. Il est effrayant, mais un peuple adulte n'a-t-il pas le droit de savoir ? Ce livre, qui donne des noms, des faits, des accointances, ne peut rester sans réponse. C'est l'heure de se lever."

  • Radicalisation de la lutte (école)

    Ca fait deux ans ce mois-ci que j'ai cessé de travailler. Après avoir demandé moultes reconversions et avoir été démoli psychologiquement et physiquement par les gens chargés de l'aide aux enseignants. Deux ans que je dis que les grèves ne serviront à rien et que seule la radicalisation des méthodes permettra, peut-être, d'envoyer tous ces dirigeants-technocrates-financiers à l'abattoir.

    On y vient, on y vient...Par contre que ça passe encore par les mots d'ordre syndicalistes alors qu'ils sont restés muets et soumis ou même collaborateurs, ça montre que l'autonomie de pensée dans le monde enseignant, on en est encore loin....


    Après plusieurs jours de grève qui n’ont pas fait bouger le ministère concernant la réforme du collège qui doit entrer en vigueur à la rentrée 2016, la lutte engagée par les opposants à ce texte pourrait être en passe de se radicaliser.
     
    Dans un communiqué commun, l’intersyndicale qui réunit les opposants à cette réforme s’adresse directement aux personnels qui sont élus au conseil d’administration des établissements scolaires.
     
    « L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège, à bloquer sa mise en œuvre à la rentrée 2016 et appelle l’ensemble des collègues à poursuivre la lutte. Elle soutient toutes les initiatives décidées collectivement dans les établissements en lien avec les organisations syndicales de l’intersyndicale (reconduction de la grève, assemblées générales, heures d’information syndicale, refus collectif des formations à la réforme, refus des DGH qui entérineraient les dispositifs de college2016, initiatives communes avec les parents d’élèves…).
     
    Elle appelle dès maintenant les personnels et leurs élus à chercher le soutien des parents en CA, à faire adopter des motions exigeant l’abrogation de la réforme collège 2016 et à demander audience aux rectorats au sujet de l’aggravation des conditions de travail et l’augmentation des inégalités entre élèves générées par la réforme. L’intersyndicale relaiera et médiatisera ces demandes d’audiences. Elle se réunira à nouveau le 23 février. »

     
    De son côté, le syndicat enseignant SNALC affirme qu’il « se battra jusqu’au bout ». Dansun communiqué daté du 17 février, le SNALC précise avoir décidé « de déposer un préavis de grève du 15 juin au 5 juillet afin de perturber le bon déroulement du bac et du DNB 2016.
     
    Les trois quarts des nombreux collègues consultés par internet sont en effet désireux de durcir le mouvement et favorables, afin de pénaliser le moins possible les élèves et au maximum l’Institution, au boycott de la surveillance des épreuves du bac et de la correction de celles du brevet pour protester contre la réforme du collège, qui ne manquera pas de dégrader encore davantage le lycée.
     
    Par ailleurs, le SNALC-FGAF n’exclut pas de s’associer également à toute initiative de l’intersyndicale hostile à la réforme du collège qui lui semblerait répondre aux attentes des collègues. Prenant en compte les suggestions des nombreux collègues qu’il a consultés, il ne s’interdit pas non plus d’organiser, localement et nationalement, des opérations coups de poing (distributions de tracts, blocages des routes, des DSDEN, des rectorats, par des sit-in ou l’occupation des locaux, par exemple) visant à dénoncer auprès du public le plus large possible les conséquences néfastes de cette réforme censée s’appliquer dans l’urgence à la prochaine rentrée.
     
    Dans cette perspective, le SNALC-FGAF invite d’ores et déjà ses adhérents et sympathisants à participer aux manifestations organisées le dimanche 13 mars prochain par le Collectif Condorcet rassemblant les enseignants hostiles à la réforme et des parents en désaccord avec les positions prises par les fédérations censées les représenter. »

     
    La lutte continue d’enflammer les réseaux sociaux et les débats virent parfois à l’échange d’insultes. Sur Twitter, les leaders syndicaux des deux camps sont loin d'être dans une dynamique d'apaisement et la reprise ironique de tweets du camp adverse habilement commentés devient monnaie courante. 

    Ce climat électrique sur la toile se retrouve dans de nombreuses journées de formation où des voix s’élèvent pour faire entendre leur opposition à cette réforme du collège. L’administration recadre parfois assez durement ces écarts par rapport aux impératifs dictés par la hiérarchie pédagogique.

    (Crédits photos : CC BY 2.0 - Thomas Claveirole)
     

  • Chaîne de prières (spiritualité)

     

    13 février. 

    Message du Dc Jean-Jacques Charbonier

    La petite Iris Moreno,née le 1-11-11, atteinte d'une méningite à meningocoque B. est ce soir dans un état désepéré. Elle est à l'Hôpital CUF Descobertas de Lisbonne .
    Merci de faire notre égrégore de prières pour elle tous les soirs à 20 h. Je vous tiendrai au courant de son évolution

     

    15 février

    DES NOUVELLES DE NOTRE PETITE IRIS. J'ai été ému jusqu'aux larmes en recevant ce texto ce matin. MERCI mes amis. MERCI INFINIMENT.

    "Bonjour
    Iris va mieux, on lui fait un IRM aujourd'hui . Les médecins sont stupéfaits de l'évolution de sa maladie, ils n'ont jamais vu un enfant reagir d'une façon aussi positive et rapide ! Ils la regardent un peu comme un miracle ! Avec les soins de Michèle et de Valerie, et maintenant les prieres, Irisrayonne, elle a retrouvé son sens de l'humour malgré les douleurs. Je viens d'arriver à Lisbonne, je vais la voir cet après midi et te donnerais les dernières nouvelles. J'ai senti la puissance de la chaîne hier soir quand je me suis connectée, c'est magnifique. Toute notre gratitude à tous, à JJ et à toi , à Michèle et Valerie, pour cet Amour, cette lumière, et ces soins célestes... Qui emmènent Iris sur la voie de la guérison... Merci Didier.
    À tout à l'heure, belle journée
    Bérengére "

     

    18 février

    LES RÉCENTES NOUVELLES D'IRIS. Bonjour Jean Jacques, Je viens seulement de mettre un message pour remercier tous ceux qui ont prié pour Iris, et vous remercier infiniment pour cette chaine d'amour que vous avez créée... Quand iris a été hospitalisée dans un état critique, nous avons tous, sa famille et ses amis, été bouleversés au plus profond de nos coeurs. Grace à Didier, deux "médecins du ciel", Françoise et Valérie, l'ont soignée à distance, et également Jean Philippe qui pratique la guérison pranique. J'avais l'impression qu'il fallait mettre toutes les forces de lumière pour vaincre cette maladie souvent mortelle. Puis Didier m'a parlé de votre chaine de prières, et j'ai vraiment ressenti son impact et je l'ai vue sur Iris. Quand je vous dis que nous étions tous bouleversés, c'était comme un tsunami intérieur et extérieur. Tous leurs amis se sont mobilisés autour d'iris et de ses parents, la famille bien sûr, et cet élan était magnifique. Les médecins de la CUF ont été aussi parfaits. Mais je ne peux m'empêcher de penser que ce qui a fait pencher la balance et qui nous rend aujourd'hui Iris dans presque tout son éclat, ce sont les soins des médecins du ciel et les prières... Elle est toujours à l'hôpital pour une semaine où on continue à la soigner et on lui fait tous les tests pour voir s'il y a des séquelles... Je vous dis encore merci de notre part à tous qui aimons iris et qui avons eu si peur. Toute notre gratitude...


     

  • Michel Audiard

    Pour le plaisir d'entendre encore les voix de tous ces fabuleux acteurs qui déclamaient du Michel Audiard.

     

    Les Tontons flingueurs...

    Photo de Jean Louis Lemaitre.

     

    Audiard avait tout compris voici quelques répliques de ses films

    “On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis.”

    "Si on mettait un point rouge sur la tête de tout les cons,le monde ressemblerait à un champ de coquelicots !!"

     «Moi, les dingues, j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins d'Paris qu'on va l'retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle... Moi, quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile.»

     « Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît. » Les tontons flingueurs

     « Les ordres sont les suivants : on courtise, on séduit, on enlève et en cas d'urgence on épouse. » Les barbouzes

     « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent. » 100 000 dollars au soleil

     « La tête dure et la fesse molle, le contraire de ce que j'aime. » Comment réussir quand on est con et pleurnichard

     « Un pigeon, c'est plus con qu'un dauphin, d'accord, mais ça vole. » Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages

     « Mais pourquoi j'm'énerverais ? Monsieur joue les lointains ! D'ailleurs je peux très bien lui claquer la gueule sans m'énerver ! » Le cave se rebiffe

     « Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner. » Le Pacha

     « La justice c'est comme la Sainte Vierge. Si on la voit pas de temps en temps, le doute s'installe. » Pile ou face

     « Si la connerie n'est pas remboursée par les assurances sociales, vous finirez sur la paille. » Un singe en hiver

     « Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche. » Un taxi pour Tobrouk

     « Vous savez quelle différence il y'a entre un con et un voleur ? Un voleur de temps en temps ça se repose. » Le guignolo

     « Dans la vie, il faut toujours être gentil avec les femmes même avec la sienne. » Série Noire

     « Je suis pas contre les excuses je suis même prêt à en recevoir. » Les grandes familles

     « Il vaut mieux s'en aller la tête basse que les pieds devant. » Archimède le clochard

     « Quand on a pas de bonne pour garder ses chiards, eh bien on en fait pas.» Mélodie en sous-sol

     « Plus t'as de pognon, moins t'as de principes. L'oseille c'est la gangrène de l'âme. » Des pissenlits par la racine

     « Deux milliards d'impôts ? J'appelle plus ça du budget, j'appelle ça de l'attaque à main armée. » La chasse à l'homme

     « Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot. C'est dire si, dans ma vie, j'en ai entendu, des conneries. » Un idiot à Paris

     « Le flinguer, comme ça, de sang froid, sans être tout à fait de l'assassinat, y'aurait quand même comme un cousinage. » Ne nous fâchons pas

     « A travers les innombrables vicissitudes de la France, le pourcentage d'emmerdeurs est le seul qui n'ait jamais baissé. » Une veuve en or


  • Vivre de sa plume

    COMBIEN GAGNENT LES AUTEURS ?

     

    Suite au mouvement agitant depuis quelques mois les auteurs autour de leur situation précaire et de l’augmentation de leurs charges (TVA sur le droit d’auteur passant de 5,5% à 10% et augmentation des cotisations sociales), et en attendant les résultats de la future étude sur les revenus des auteurs pilotée par le Ministère de la Culture et le CNL, voici une petite synthèse sur la situation des auteurs en France, mise en parallèle avec une étude faite au Royaume-Uni.

    Illustration en haut de page (c) Loïc Mehée

    Source : Scam & SGDL, 6ème baromètre des relations Auteurs/Editeurs

    Quelle rémunération pour les auteurs ?

    Le taux de rémunération en droits d’auteur reste faible en 2015 : 19% des auteurs sont rémunérés à un taux inférieur à 5% du prix HT du livre, 50% des auteurs entre 5 et 10%, 23% touchent 10% de ce prix et seulement 7% touchent plus. Dans un contrat classique, la règle est généralement de payer un auteur 8% de droits jusqu’à 10 000 exemplaires vendus, 10% entre 10 000 et 20 000 exemplaires et 12% au-dessus, 10/12/14% si vous avez un peu plus de chance. Ce qui signifie entre 1 et 1,5€ pour chaque livre vendu en grand format.

    Sur le poche les droits d'auteurs descendent autour de 5%, sur un prix de vente plus faible, donc l'auteur touchera plutôt 30 à 40 centimes par livre. Les auteurs jeunesse ou BD sont aussi sur des taux similaires, car il faut payer à la fois le scénariste et l'illustrateur (et éventuellement un coloriste). En BD, le taux se répartit généralement à 50/50 entre le scénariste et le dessinateur, et 45/45 + 10% pour le coloriste quand il y en a un.

    Il faut savoir qu’une vente moyenne d’un roman en France est (tous éditeurs confondus) autour de 350 livres, chiffre un peu supérieur cependant chez les grands éditeurs. A partir de 1000 exemplaires, vous pouvez être heureux, à 5000 c’est le succès, vous pouvez envisager une édition en poche. Vous avez alors gagné 5000€. Très peu de livres dépassent les 50000 exemplaires vendus, ce sont les chiffres de livres ayant gagné des prix littéraires comme ceux de Philippe Djian (Interallié 2012) ou Marie Darrieusecq (Médicis 2013).

     

    (c) Clothilde Delacroix

     

    Etre auteur, un travail à temps partiel ?

    La SGDL a confié qu’il y avait 3500 affiliés à l’Agessa, la sécurité sociale des auteurs et il faut pour cela gagner 8400€ par an. Sachant qu'il y a 80 000 nouveaux livres publiés par an, cela semble faible.

    L’étude Scam/SGDL montre que seulement 30% des auteurs exercent leur activité à temps plein et 70% ont un autre métier. Les droits d'auteur sur leurs écrits représentent pour 65% des auteurs interrogés moins de 25% de leurs revenus. On devient auteur par vocation, pas pour appât du gain, car il semble quasiment impossible de vivre de sa plume, à moins d’avoir entre ses mains la perle rare qui touchera des millions de lecteurs et attirera les scénaristes d’Hollywood. Cela reste possible, chaque année révèle de nouveaux auteurs stars (Joël Dicker, Delphine de Vigan, Michel Bussi…). Etre connu ne garantit cependant rien, 2 exemples dans le domaine politique : Jean-Pierre Raffarin n’a vendu que 355 exemplaires de son livre paru en 2007 et Martine Aubry 879 exemplaires de son livre en 2006.

    Les à-valoirs

    La moitié (49%) des auteurs touchent systématiquement des à-valoirs, 22% jamais. Les montants sont en baisse, les 3/4 des à-valoirs ne dépassant pas 3000€. Pour 38% des auteurs, le dernier à-valoir était en-dessous de 1500€. Un à-valoir est une avance sur les droits d'auteur à venir, pas un montant additionnel, l'auteur ne commencera à toucher des droits d'auteur que lorsque ceux-ci auront dépassé le montant de l'à-valoir.

    Evidemment, pour des stars ou en cas de transfert d'un éditeur à l'autre, ces montants peuvent monter à plusieurs centaines de milliers d’euros : Christine Angot aurait touché du Seuil 220 000€ pour un roman.

    Se faire payer

    Après avoir vendu ses livres, l’enjeu est de se faire payer, et ce n’est pas toujours si simple… En 2014, la moitié des auteurs n’ont pas reçu des redditions de comptes de tous leurs éditeurs, et près de 72% n’ont pas été payés par tous. Seulement 13% des auteurs reçoivent des redditions claires de tous leurs éditeurs et un auteur sur cinq doit écrire (parfois plusieurs fois) à son éditeur pour otbenir ses redditions. Sachant que elles-ci ont généralement lieu une fois par an, quand vous finissez par être payés, c’est souvent un an après la sortie de votre livre... et ça ne coule pas de source pour tout le monde.

    Et le numérique ?

    Pour le numérique, la situation n’est pas meilleure, près de 60% des auteurs touchent moins de 10% du prix public de vente et 27% touchent moins de 5%. Ce qui est très différent de la situation dans les pays anglo-saxons (cf l’étude sur le Royaume-Uni ci-dessous), la plupart des éditeurs français ne s’étant pas encore adaptés à la nouvelle donne de l’ebook. C’est différent chez les éditeurs purement numériques (Publie.net, StoryLab...) où vous toucherez généralement des droits d’auteur entre 25 et 30%.

    Les éditeurs ne proposent pas tous une clause d’exploitation numérique. Seuls 66% des contrats la proposaient en 2014, ce qui prouve le manque de compréhension du marché et de vision de nombre d'entre eux. Ils n’avancent non plus pas très vite dans la numérisation du fond : 36% des auteurs se sont vus proposer par leurs éditeurs un avenant numérique sur leurs précédents livres (75% l’ont signé).

    Hors de France, le cas du marché anglais.

    Source : Authors’ Licensing and Collecting Society (UK), A survey of authors’ earnings 2015

    De 2005 à 2013 les revenus des auteurs sont restés globalement stables en valeur, mais sont en baisse en réel (en intégrant l’inflation). Un auteur professionnel gagnait en moyenne £28,577 (environ 39000€) en 2013 pour £35,511 en 2005 (soit une baisse de 20%). Si on considère le revenu median plutôt que la moyenne (le montant qui est au point d’équilibre où 50% des auteurs gagent moins et 50% gagnent plus, ce qui permet de neutraliser les effets des bestsellers), le montant est passé de £15,450 à £11,000 (environ 15000€), soit une baisse de 28%. Pour tous les auteurs, ceux qui ont écrit un livre mais qui ne sont pas des auteurs "professionnels", le revenu median a lui aussi baissé de 20%, de £5,012 à £4,000 (environ 5500€).

    On constate une forte concentration sur quelques têtes d’affiche : le top 5% des auteurs touche 42,3% des revenus totaux, les 50% "inférieurs" (revenus de moins de £10,432) seulement 7%. A noter que 17% des auteurs n’ont eu aucun droit d'auteur en 2013 et que 88,5% des auteurs ont d’autres sources de revenu.

    Le taux de royalties est en moyenne autour de 8 ou 9% sur les livres papier, avec environ 40% des auteurs étant payés sur le prix de vente final et 60% sur le revenu net de la commission des libraires. Sur les ebooks, le taux est autour de 20% pour monter à presque 35% sur les formules de prêt. C'est une des différences avec la France, où ces taux n'ont pas encore été revus à la hausse.

    Sur leurs contrats, presque 60% des auteurs ont des contrats avec la possibilité de récupérer leurs droits. 38% de ces auteurs l’ont déjà exercée, et pour 70% d’entre eux, cela leur a permis d’avoir plus de revenus par la suite. Une autre différence avec la France, 42% des auteurs professionnels font appel à un agent pour défendre leurs droits (26,2% de l’ensemble des auteurs). La commission payée aux agents est généralement entre 13 et 15% des revenus de l'auteur.

    Pour conclure...

    Toujours motivé(e) pour écrire un livre et essayer d'en vivre ? C'est un long parcours du combattant, même une fois le livre édité comme le montrent ces diverses études. Suite de l'article la semaine prochaine, avec une deuxième partie qui donnera quelques chiffres sur le numérique et expliquera comment l'auto-édition est une vraie opportunité pour améliorer le quotidien des auteurs

  • Sociétés autochtones (humanisme)

    Un autre monde est possible: il a déjà existé! Entrevue avec Marc-André Cyr

    Publication: Mis à jour: 

    ​​

    Dans le but d'enrichir ma réflexion et de diffuser un discours politique divergent du discours dominant aseptisé et allergique aux remises en question structurelles, je vous propose dans ce billet la première partie d'une entrevue relative aux recherches de Marc-André Cyr, chargé de cours à l'UQAM en science politique, chercheur aux études doctorales et chroniqueur sur le site Ricochet. Marc-André s'intéresse aux sociétés autochtones, à l'anarchisme et aux concepts de liberté et d'État.

    1- Pourquoi une société sans État peut être considérée comme une société contre l'État ?

    À première vue, on dirait qu'il ne s'agit que d'une question de nuances sémantiques, mais c'est une nuance fondamentale lorsqu'il s'agit d'analyser les sociétés traditionnelles autochtones. Dire qu'une société est «sans» État revient à affirmer qu'il manquait quelque chose à ces peuples, et nier par le fait même que l'État est une construction historiquement située. Si l'on refuse de centrer notre analyse à partir d'un point de vue téléologique, il devient un peu absurde d'affirmer qu'il «manque» quelque chose à une société simplement parce qu'elle fonctionne autrement que la nôtre.

    L'expression «société contre l'État», au contraire, souligne que nombre des sociétés autochtones ― pas toutes, car il faut prendre garde de ne pas les réifier : certaines d'entre elles étaient des sociétés à l'État, voire des empires ― certaines de ces sociétés, donc, avaient mis en place des mécanismes concrets afin de contrer la hiérarchie, l'inégalité et la séparation entre les gouvernants et les gouvernés. Elles connaissaient, comme toute société, le pouvoir, seulement elles ont fait le choix de le rendre impuissant, ou à tout le moins diffus. Elles contraient l'État par différents mécanismes ingénieux. Les conseils de femmes, les conseils d'anciens, le shaman, les assemblées ; mais également la culture, les mythes, la conception du cosmos : tout contribuait à rendre l'apparition de l'État impossible.

    L'institution de la chefferie reste sans doute l'exemple le plus probant. Le «chef» ― un mot bien mal choisi ― autochtone n'a pas de pouvoir sur les autres. Au contraire : ce sont les autres qui ont du pouvoir sur lui. Il doit être généreux, altruiste, à l'écoute des désirs, au service des malades, etc. Il ne peut pas commander.

    Les Autochtones des sociétés contre l'État prennent les commandements pour des insultes. Ils apprennent cela dès les premières années de leur vie. Seule la parole ― et encore plus les cadeaux ― peut les convaincre d'agir. Si nous n'avions crainte de tomber dans l'anachronisme, on pourrait dire que leurs sociétés étaient des sociétés anarchistes. Avec plus de précision, disons simplement qu'elles pourraient inspirer la pensée anarchiste. Car il ne faut pas oublier que ces sociétés, différentes entre elles, sont tout de même assez éloignées des nôtres, surtout en ce qui a trait au rapport à la spiritualité.

    2- Qu'est-ce que l'étude des sociétés autochtones nous apprend sur la conception d'«État» des sociétés occidentales ?

    Elles nous apprennent que l'État n'est pas une institution indépassable ettranshistorique. Elles nous apprennent, quoique non sans nuances, qu'il est possible de faire une société sans hiérarchie, en toute égalité, et que l'État n'est pas la seule forme d'autorité possible.

    Elles nous apprennent également que la conception de l'individu que nous avons adoptée en est une essentiellement bourgeoise, qui ne colle pas du tout à l'histoire longue de l'humanité. En ce sens, l'étude des sociétés autochtones vient confirmer ― du moins en partie ― les thèses politiques anarchistes et communistes. Certains des mécanismes visant à préserver les rapports égalitaires dans les mouvements de gauche ressemblent d'ailleurs à ceux qu'avaient adoptés les Autochtones. Ce n'est donc pas pour rien que nombre de penseurs révolutionnaires ― Kropotkine, Reclus, Benjamin, Landauer ― se sont intéressés à ces sociétés.

    Toute communauté a besoin de règles et de lois. Elle a besoin d'autorité, mais il est loin d'être certain que toute société ait besoin de l'État. Les Autochtones, pendant des millénaires, ont en quelque sorte retourné l'autorité contre le pouvoir. La culture, les «esprits», les Anciens, les mythes : tous disent aux Autochtones «Soyez libres». Cette autorité interdit le commandement, l'inégalité et la domination.

    Et il ne faut pas croire qu'elles n'étaient que de petites communautés autarciques : c'est là encore un préjugé. La Ligue iroquoise, par exemple, rassemblait quelque 30 000 individus de différents clans et peuples... C'est près de 50 000 personnes en ce qui concerne les Wendats (Hurons) ; ce qui, dans le contexte historique, est immense. Sans oublier les autres confédérations moins connues. Et sans oublier que rien n'indique que ces coalitions, avec leur fonctionnement horizontal, n'auraient pas pu prendre encore plus d'ampleur.

    Bref... Mon directeur de thèse, Francis Dupuis-Déri, a écrit un très bon texte se nommant « Un autre monde est possible ». Il existe déjà !1, où il explore les différentes formes de communisme et d'anarchisme qui existent dans le monde contemporain. Mon travail, pour sa part, devrait s'intituler « Un autre monde est possible : il a déjà existé ! », car j'y explore tout un monde d'idées et de formes perdues anéanties par le colonialisme.

    Mais ce n'est pas exactement «ma» contribution. C'est plutôt celle des Agniers, des Wendats, des Mi'kmaqs, des Siksikas, des Ojibwés... et de nombre d'autres peuples malmenés par les développements des États et du marché.

    2016-02-06-1454795025-9361242-MAC2.jpg

    3- Vous affirmez, comme le philosophe Maurice Merleau-Ponty, qu'un dialogue est possible avec les sociétés autochtones ? Comment est-ce possible et pourquoi est-ce souhaitable ?

    Oui, tout à fait. Merleau-Ponty développe cet argument dans un chapitre hommage à Claude Lévi-Strauss et à Marcel Mauss. En ce sens, je m'éloigne de certains de mes camarades de gauche, principalement d'une certaine frange des études postcoloniales (dont certains penseurs sont paradoxalement une source d'inspiration pour moi), qui refusent que toute forme d'universel soit souhaitable, voire possible, car il serait pratiquement par nature lié à l'impérialisme. Certaines cultures seraient ainsi en quelque sorte hermétiques aux autres, incommensurables. Il n'en est pourtant rien, et le refus de considérer que l'humanité partage une expérience commune me semble fort dangereux.

    Cette posture, partagée par la gauche et la droite, bloque tout dialogue possible entre les peuples. Pour ma part, je crois qu'il est possible, comme Merleau-Ponty, de parler d'un «universel latéral», soit d'un dialogue, d'un voyage sans cesse à renouveler entre les différentes visions du monde. Le «pouvoir», la «liberté», la «souffrance», la «domination», la «hiérarchie» ne sont pas des concepts exclusifs à certains peuples ou à certaines époques historiques. Il faut bien entendu mettre toutes ces choses en contexte et il est évidemment possible d'en donner des définitions différenciées. C'est précisément ce dialogue et ce débat à propos de la portée de ces mots et de ces concepts qui constitue l'universel. Autrement dit, l'universel n'est pas une somme de réponses figées à des questions, mais plus humblement un cadre de référence général qui nous permet de nous les poser.

    Fin de la première partie. À suivre...

    Marc-André Cyr sur Ricochet