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  • L'image de soi (humanisme)

    Une jeune photographe capture ce qui se produit quand on dit à une personne qu'elle est belle. Le résultat est magnifique et étonnant !

    Par Nathan Weber il y a 1 mois

     

    Comment réagit-on lorsque quelqu'un nous dit que l'on est beau, ou belle ?

    Une très jeune photographe de 18 ans, Shea Glover, a mené une expérience sociale doublée d'un travail photographique au sein de son Lycée de Chicago. Elle a demandé à des gens de poser devant son appareil et elle leur a dit, pour leur expliquer son projet, ces simples mots : "Je prends des photos de choses que je trouve belles".


    Les réponses et les réactions sont extrêmement touchantes. Surtout, on voit que la véritable beauté vient dans ce regard qui s'illumine soudain, dans ce visage qui s'anime, dans le sourire qui vient dans un moment comme celui-la. "Je veux clarifier une chose"explique Shea sur son compte Youtube "Mon intention n'est pas d'obtenir une réaction spécifique de ces gens. J'ai simplement voulu filmer la beauté... Et voici le résultat."

    Shea Glover

    Shea Glover

    Shea Glover

    Shea Glover

    Shea Glover

    Shea Glover

    Shea Glover

    Shea Glover


     

    Et voici la vidéo !

  • La dialectique des technocrates (école)

    Pris sur le net.

    La dialectique des technocrates de l'Education nationale :


    Un "outil scriptutaire" c'est un stylo, un "référentiel bondissant" c'est un ballon, et un "bloc mucilagineux à effet soustractif" c'est une gomme.


    Les rédactions sont des «productions écrites», les sorties scolaires des «sorties de cohésion».

    .
    Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à «
    maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres».

    Il n’y aura plus de dictée mais une «vigilance orthographique».

    Quand un élève a un problème on tente une «remédiation».
     

    Voyons pour l’EPS (Education physique et sportive)., le sport en quelque sorte...


    Courir c’est «créer de la vitesse»,

    Nager en piscine c’est «se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête», et le badminton est une «activité duelle médiée par un volant»

    Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de minet).
     

    Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la «personne en cessation d’intelligence» autrement dit, le con.
    Signé Martina Chyba, parent d’élève.
    Ah non, re-pardon…
    Martina Chyba, «génitrice d’apprenant».

     


     

    Je rajoute de mon côté que le travail manuel comme on disait avant devrait désormais s'intituler: "Utilisation cognitive d'éléments corporels à visées créatrices dans le champ d'expérience de l'imaginaire raisonné". (Je vais envoyer un courrier pour soumettre cette idée...)

     

    Bienvenue chez les technocrates.

    Le pire dans tout ca, c'est d'imaginer qu'ils sont fiers de leur travail et qu'ils gagneront deux fois le salaire des profs qui devront déchiffrer puis connaître et utiliser dans leurs "préparations de classe", ce charabia digne d'une "régurgitation de fiel intellectuel" .

     


     

  • La Brigade des Mères (politique)

    ISLAMISME

    «La victimisation, ça suffit!»

    Nadia Remadna, fondatrice de la Brigade des mères, dénonce l’inaction des élus français quant à l’islamisme

    13 janvier 2016 | Christian Rioux Correspondant à ParisEurope

    Nadia Remadna intervient en banlieue parisienne pour tenter de régler des conflits.
    Photo: Lionel Bonaventure Agence France-PresseNadia Remadna intervient en banlieue parisienne pour tenter de régler des conflits.

    « Un jour, ton fils de 13 ans, il arrive à la maison et il te dit : “ Maman, tu n’es pas une bonne musulmane parce que tu ne fais pas ce qui est écrit dans le Coran !  » Voilà le genre de situations que rencontre régulièrement Nadia Remadna. Dans les banlieues de Seine-Saint-Denis où elle travaille, cette mère qui a élevé seule ses quatre enfants se retrouve de plus en plus devant des mères désemparées qui ne savent plus quoi faire de leur fils. Avant, elles avaient peur qu’ils deviennent délinquants, aujourd’hui, elles ont peur qu’ils deviennent terroristes, dit-elle.

     

    « On dit que les jeunes se radicalisent sur Internet, mais ça peut arriver n’importe où : à l’école, à la mosquée ou dans une activité sportive, dit-elle. Dans nos banlieues, on voit de plus en plus de jeunes filles qui arrêtent l’école pour se voiler et s’enfermer à la maison. On voit des jeunes qui ne veulent plus dire “ je t’adore ” parce que, disent-ils, ce mot est réservé à Dieu. On est où, là ? »

     

    C’est parce que de telles scènes sont devenues quotidiennes qu’en juin 2014, Nadia Remadna a fondé la Brigade des mères. Oui, « brigade », comme dans « brigade des stupéfiants » ou « brigade antiterroriste ». Avec une vingtaine de ses semblables, elle intervient en banlieue parisienne pour tenter de régler les conflits scolaires, les problèmes de délinquance ou de violence familiale.

     

    Née en France de parents algériens, Nadia Remadna sait de quoi elle parle. À 13 ans, son père l’obligea de force à quitter son collège à Champigny-sur-Marne, près de Paris, pour aller s’enterrer avec lui à Bougaa, une petite ville près de Sétif, en Algérie. Il s’écoulera une bonne décennie avant que Nadia trouve le courage de se sauver pour retrouver la France et la liberté.

     

    Aujourd’hui, lorsqu’elle voit la grande noirceur qui opprime tant de femmes algériennes gangrener son propre pays, elle ne le supporte pas. C’est pourquoi elle a écrit un livre en forme de coup de poing (Comment j’ai sauvé mes enfants, Calman-Lévy) dans lequel elle dénonce l’inconscience des dirigeants politiques français qui s’accommodent des islamistes et ne cessent de victimiser les jeunes des banlieues françaises.

     

    À l’époque, dit-elle, « il n’y avait pas la ghettoïsation ethnique et religieuse qu’on voit maintenant. On était peut-être pauvres, mais il y avait un mélange. Il y avait les Italiens avec les Algériens et les Portugais. Aujourd’hui, les enfants sont enfermés dans la culture de leurs parents alors même qu’ils ne connaissent ni le pays de leurs parents ni leur propre pays, la France. Même que souvent, ils ont la haine de la France, une haine qu’on a soigneusement cultivée chez eux en leur disant sans cesse que les Français étaient racistes et méchants. Avec le temps, ils se sont enfermés dans cette haine. Moi, j’en veux aux politiques qui ont fait de nos enfants des gens qui sont toujours en train de revendiquer au lieu de se sentir français. J’en veux à ces politiques qui ont victimisé nos jeunes. »

     

    La laïcité compromise

     

    Tout au long du témoignage qu’elle publie avec un journaliste de l’hebdomadaireMarianne, Nadia Remadna raconte les nombreuses compromissions des élus de gauche de sa ville avec les islamistes pour acheter la paix. Elle montre comment ceux-ci se résignent souvent à ne pas appliquer les lois, à reculer sur la laïcité et comment, dès qu’arrive un drame, ils font appel aux leaders religieux pour rétablir la paix.

     

    Résultat, aujourd’hui, les islamistes harcèlent les filles qui ne portent pas le voile et insultent ceux qui ne respectent pas le ramadan. Bref, ils font de plus en plus la loi.« Les élus participent à cette ségrégation, dit Nadia. Ils nous enferment dans notre culture, dans notre tradition, dans notre religion. On est comme dans des prisons à ciel ouvert au lieu de se sentir français. »

     

    Nadia Remadna en veut aussi à l’école qui ne s’intéresse qu’aux « médiocres », écrit-elle, au lieu d’encourager les meilleurs et de récompenser l’excellence. Mais surtout, elle ne pardonne pas à cette école d’avoir « cédé sur la laïcité ».

     

    À partir des années 1990, de nombreux élus des banlieues difficiles ont encouragé ce qu’on appelait alors les « Grands Frères » ou les « médiateurs ». Il s’agissait, à l’aide de subventions à l’emploi, d’engager des jeunes issus des quartiers périphériques pour maintenir l’ordre dans les transports en commun ou dans les cités. Comme si l’État pouvait déléguer ses missions régaliennes à des organisations communautaristes.

     

    « Le mouvement des Grands Frères, ça a bousillé pas mal de choses, dit Nadia Remadna. Aujourd’hui, quand ils interviennent dans les quartiers, ils interviennent avec le Coran. » Avec les conséquences que l’on imagine pour les femmes.

     

    Le machisme intégriste

     

    « Dans les banlieues, de plus en plus, ce sont les hommes qui ont pris le pouvoir, dit-elle. Il y a un machisme intégriste qui s’est installé. Les femmes, elles, elles n’existent plus. Elles sont de plus en plus effacées. Il n’y a plus cette mixité qu’il y avait auparavant. Même dans les ateliers, les femmes font leurs activités de leur côté et les hommes du leur. Ce n’est pas ça, la France ! »

     

    Avec d’autres mères, Nadia Remadna a décidé d’organiser des rencontres afin d’« apprendre à ces femmes l’histoire de leur pays. On s’est rendu compte qu’elles ne connaissaient pas l’histoire de France, même si elles vivaient en France depuis 40 ans. On veut leur permettre de penser autrement en leur donnant des notions de droit ».

     

    Elle veut aussi faire reculer ce qu’elle nomme « le mal-islam », qui dit-elle s’est infiltré partout, et permettre aux familles de se réapproprier l’éducation de leurs enfants, en particulier l’éducation religieuse. Afin d’éviter que cette religion soit enseignée de l’extérieur et de permettre aux parents de demeurer libres de la transmettre ou pas.

     

    « Ça fait deux décennies que les politiques ne cessent de victimiser les jeunes, de leur faire croire qu’ils sont toujours discriminés, qu’ils sont partout l’objet de racisme et que si tu t’appelles Mohamed et habites Sevran personne ne lira ton curriculum vitae. C’est faux ! Le résultat, c’est que quand il ne reste plus rien, qu’on est au bout du rouleau, et bien, il reste la religion. Aujourd’hui, on en est là. Le point de départ pour s’en sortir, c’est d’appliquer la loi et d’arrêter de flirter avec les religieux. Mais pour cela, il faut un peu de courage. Juste un peu. »

  • Mourir au front (école)

    De la misère en milieu enseignant

     

    TÉMOIGNAGE. Suite au suicide d'un de leurs collègues stagiaires, des enseignants du collège Hubertine Auclert de Toulouse ont écrit une « lettre ouverte » glaçante.

    Mercredi 27 janvier, Vincent, jeune enseignant stagiaire en mathématiques, décide de mettre fin à ses jours. Choquée, l'équipe pédagogique réagit aujourd'hui aux différentes réactions lues et entendues, notamment celle du secrétaire général adjoint de l'académie, niant les conditions de travail auxquelles les professeurs doivent faire face au quotidien.

    Lettre ouverte

    Notre jeune collègue de mathématiques a mis fin à ses jours mercredi 27 janvier 2016. Il avait 27 ans et commençait tout juste dans le métier. Vincent était professeur stagiaire en mathématiques, tout comme Anne-Marie, comme Alice en français, ou Ana et Georges en anglais. L'équipe enseignante avait pourtant demandé au Rectorat, en juin dernier, de ne plus affecter de stagiaires dans notre collège. Personne ne peut ignorer les conditions difficiles dans lesquelles nous exerçons notre métier: insultes, incivilités, coups portés sur les adultes, dégradations des locaux, déclenchements incessants de l'alarme incendie, violence dans la cour, en classe ou devant le collège, harcèlements conduisant certains élèves à des absences répétées voire à des départs de notre établissement. Il se tient dans le collège plus de 15 conseils de discipline par an, et tout autant ne sont pas tenus pour faire baisser les chiffres... Il faut regarder les choses en face.

    En quatre ans nous avons obtenu la création d'un poste supplémentaire de CPE. Or depuis notre dernière audience au rectorat en 2014, la situation, déjà préoccupante à l'époque, s'est fortement aggravée. L'Équipe Mobile de Sécurité a fait acte de présence de temps à autre, en simple observateur dont nous n'avons jamais lu les conclusions. Rien de plus. Aucun label ZEP, REP, Eclair ou autre, qui permettrait d'alléger les effectifs en classe, d'apporter des réponses à la violence et aux difficultés des élèves. On nous dit que le label fait peur, qu'il risque de pousser certains élèves vers le privé, de faire disparaître pour de bon la mixité sociale. Dans les faits, de nombreux élèves de CM2 évitent notre collège et partent dans le privé. D'autres le quittent en cours d'année, excédés, effrayés par le comportement des camarades et l'absence, de la part de l'institution, de réponse rassurante et de nature proprement éducative. Les professeurs stagiaires, l'an dernier, ont démissionné: celui de mathématiques en décembre 2014 puis celle de français en janvier 2015. Personne ne s'en est ému.

    En septembre dernier, ils étaient cinq stagiaires, emplis d'espoir et d'appréhension à la fois, mais la foi a vite cédé la place au désenchantement et à l'angoisse la plus profonde. La réalité du terrain est cruelle: confrontation permanente au bruit et à l'indiscipline, difficulté voire impossibilité de faire cours, furie des élèves dans les couloirs, dans la cour de récréation ou au réfectoire, violence verbale et physique à l'encontre des adultes ou des élèves eux-mêmes, mépris affiché de l'autorité. Les rapports s'amoncellent, symptôme de l'impasse dans laquelle l'institution se trouve. Au final, quelle solitude pour chacun lorsqu'il se retrouve seul dans sa salle de classe! Quelle absence de reconnaissance de la part de notre hiérarchie, nous renvoyant sans cesse à notre responsabilité individuelle, remettant en cause nos compétences, nous rappelant que nous sommes « des professionnels et non des personnes » alors même qu'on nous somme d'incarner « la bienveillance » en toute situation! On nous punit même comme des enfants! On nous interdit même, dans une telle situation, l'exercice de notre droit de retrait!

    Le soutien apporté par le collège n'aura pas suffi à aider Vincent. Aujourd'hui nous crions notre colère et notre désespoir. Quelle réponse nous est faite? Le secrétaire général adjoint de l'académie, M. Jean-Jacques Vial, a témoigné dans la presse locale, il considère que lier ce suicide à nos conditions de travail relève d'un«raccourci un peu grossier». L'article qualifie le collège Hubertine Auclert (affublé d'une belle faute d'orthographe) d'«établissement pas connu pour être compliqué». Quel mépris pour notre métier et le travail accompli! Quelle méconnaissance de la situation de notre établissement, alors même que le Rectorat est en possession de l'état des lieux déplorable dressé en 2014! Par ailleurs on nous propose un soutien psychologique individuel, là où nous dénonçons un dysfonctionnement institutionnel.

    Le jour de ses obsèques, nous avons appris que Vincent était malade: son dossier médical n'était pas un secret pour l'institution. En toute connaissance de cause, il n'aurait jamais dû être envoyé dans notre collège. Le métier d'enseignant requiert une solidité certaine. Mais à l'heure où il faut absolument mettre des adultes dans les classes, on fait peu de cas de la santé mentale de chacun. Professeurs stagiaires, contractuels ou titulaires sont placés çà et là, qu'ils connaissent, ou pas, la réalité du terrain, qu'ils soient préparés, ou pas, à vivre les situations les plus déstabilisantes, qu'ils aient les épaules, ou pas, pour esquiver les coups. Une fois la porte de la classe fermée, les souffrances sont étouffées: on nous demande coûte que coûte de garder tous les élèves en classe, y compris ceux qui nous insultent et qui empêchent le cours de se dérouler. Et même si les souffrances parviennent jusqu'en salle des professeurs, muselées, elles ne passent pas la porte de l'établissement. Les enseignants souffrent en silence. Nos ministres nous imposent sans cesse de nouvelles réformes, comme des réponses à tous les maux. Nos pratiques pédagogiques ne sont jamais les bonnes, nous sommes, dit-on, responsables de ce qui nous arrive...

    En tout cas, nous nous sentons collectivement responsables du décès de notre collègue. Personne n'a su préserver son intégrité physique et morale; personne, surtout pas le grand appareil de l'État.

    Combien de Vincent faudra-t-il pour qu'on entende enfin la douleur des enseignants?

    Un collectif de professeurs du collège Hubertine Auclert de Toulouse, le 1er février 2016

     

  • Cash Investigation ; Pesticides (2) (Nature, santé)

    Que faire après les révélations de « Cash Investigation » sur l’agriculture qui tue ?

     

     

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    Image tirée du documentaire de Cash Investigation sur les produits chimiques

    Si vous faites partie des téléspectateurs du documentaire de "Cash Investigation" diffusé mardi 2 février sur France 2, vous devez sans doute vous demander comment limiter la quantité d'intrants chimiques dans votre alimentation et votre environnement. Voilà quelques solutions...

     

    Se renseigner

    L'enquête de Cash Investigation, fort percutante, vous a peut-être ouvert les yeux sur un phénomène dont on ne mesure pas encore l'ampleur exacte. Plusieurs enquêtes ont déjà été menées sur le sujet, et je ne peux que vous recommander d'approfondir ce que vous avez découvert avec d'autres ouvrages.

    Historiquement, c'est à l'américaine Rachel Carson que nous devons la première dénonciation des effets des pesticides sur notre environnement, dans un ouvrage facile d'accès publié en... 1962, Un printemps silencieux. Ses craintes se révèlent justifiées aujourd'hui, malheureusement...

    Capture d'écran 2016-02-02 22.24.57Viennent ensuite les écrits d'un grand spécialiste du sujet, qu'on voit d'ailleurs dans le documentaire, François Veillerette, président duMouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures. L'un de ses premiers ouvrages, paru chez Terre Vivante en 2002, s'intitule "Pesticides, le piège se referme". Le plus médiatisé fut celui qu'il a co-écrit avec Fabrice Nicolino, chez Fayard (Pesticides, révélations sur un scandale français). Et vous pouvez aussi embarquer au passage celui qu'il vient de co-écrire avec la journaliste Marine Jobert, chez Buchet Chastel, au sujet de la menace invisible que constituent les perturbateurs endocriniens.

    Notre poison quotidien, de Marie Monique Robin, diffusé sur Arte en 2013(extrait ci-dessous) et accompagné d'un ouvrage aux éditions la Découverte, constitue aussi une enquête remarquable sur la question.

    A voir également : Nos enfants nous accuseront, de Jean-Paul Jaud ou bien encore Solutions locales pour un désordre global, de Coline Serreau.

    A lire aussi : les ouvrages de l'agronome Jacques Caplat, parus chez Acte Sud, sur l'agroécologie et les modèles agricoles de demain.

    Si vous souhaitez vous renseigner de manière plus sommaire, allez sur le sitePesticides non merci et surtout sur Générations Futures ou sur le site de Greenpeace.

    Vous pouvez également participer fin mars à la semaine sans pesticides.

    S'alimenter autrement

    Label Agriculture Chimique - EcoSapiens

    Manger bio, local et de saison... tel est l'un des meilleurs conseils à donner. Lorsque cela est local vous pouvez vous assurer de la provenance du produit, de son mode de production : dans une logique de circuit-court, on peut facilement interroger un paysan et lui demander comment il cultive sa terre et traite ses bêtes ! Lorsque cela est de saison cela vient logiquement de moins loin, pollue moins, offre plus de garantie en termes de circuit alimentaire. Et bien sûr, lorsque cela est d'origine biologique et certifié comme tel, cela vous offre la meilleure garantie qui soit d'être en présence d'un produit bon, propre et juste, issu d'un mode de production naturel.

    Pour aller plus loin sur ces sujets avec des conseils et des sites pratiques, rendez-vous sur les liens suivants :

    Concernant la qualité de l'eau du robinet, consultez cette carte. Et si vous avez encore des doutes, il existe des filtres à installer directement sur le robinet, très pratiques.

    Pour faire pression sur les décideurs, signez donc la pétition d'Agir pour l'environnement pour obtenir l'intégration d'une alimentation de proximité issue de l’agriculture biologique en restauration collective.

    Et n'hésitez pas à soutenir voire financer des projets qui participent à la création d'une autre agriculture, tels Fermes d'Avenir ou Blue Bees.

    Envisager les choses plus largement

    Cash Investigation insiste sur la pollution de l'air par les pesticides, qui n'est pas réglementée encore. Il existe des associations qui militent sur ce sujet de la pollution de l'air, n'hésitez pas à les solliciter et/ou les soutenir.

    Pensez aussi aux autres produits de votre quotidien : cosmétiques, plastiques, etc. Ils contiennent nombre de produits chimiques. Pour aller plus loin :

    Si vous avez la chance d'avoir un jardin, changez vos pratiques !

    Pour vous rassurer, sachez que changer ses habitudes est souvent moins difficile qu'on ne se l'imagine... et quand on parle d'imaginaire, allons donc voir le film Demain au cinéma. Je vous en avais parlé ici lors du lancement de sa campagne de crowdfunding, et ce documentaire positif est en train de devenir un phénomène de société !

    Cet article n'étant pas exhaustif, si vous avez d'autres suggestions n'hésitez pas à les partager en commentaires !

    Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

    Les éditions Les Arènes/France2 ont publié un ouvrage qui retrace l'enquête du documentaire. Ce "Cash Investigation" est aussi disponible en Replay, et la carte issue des chiffres qu'ils ont obtenus en exclusivité disponible en suivant ce lien.

     

    Révélations de « Cash Investigation » sur l’agriculture qui tue

    LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par Martine Valo

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    image: http://s2.lemde.fr/image/2016/02/02/534x0/4857649_6_6cac_un-drone-le-rmax-helicoptere-sans-pilote_b5cd48bd7b10e357810d432445ee5646.jpg

    Un drône (le RMAX), hélicoptère sans pilote, démontre sa capacité à répandre sur un vignoble d'Oakville, en Californie, de l'eau mais aussi des pesticides et autres fertilisants. Le 15 octobre 2014.
    Un drône (le RMAX), hélicoptère sans pilote, démontre sa capacité à répandre sur un vignoble d'Oakville, en Californie, de l'eau mais aussi des pesticides et autres fertilisants. Le 15 octobre 2014. RICH PEDRONCELLI/AP

    MAGAZINE SUR FRANCE 2 À 20 H 45


    CASH INVESTIGATION (extrait: Elise Lucet s’invite chez Bayer)

    Les pesticides, nous en mangeons, nous en buvons et nous en respirons. Ils font la fortune de quelques géants de l’agrochimie – six, exactement – et ont des conséquences graves sur la santé publique. Le postulat de départ de l’équipe de «  Cash investigation  », sur France 2, est remarquablement illustré par ce documentaire percutant. Leur démonstration a des chances de secouer le public, encore loin de mesurer l’ampleur du problème.

    D’autant que les journalistes ont choisi de concentrer leur enquête sur les victimes les plus vulnérables des épandages incontrôlés dans les champs, les vergers et les vignes : les enfants, et plus encore les fœtus exposés dans le ventre de leur mère. Tumeurs cérébrales, cancers, autisme, malformations congénitales, retards de développement : le nombre de cas augmente à grande vitesse. Les scientifiques multiplient les recherches qui établissent un lien entre ces courbes alarmantes et celles des pesticides, des médecins tentent de sonner l’alarme. En vain.

    image: http://s1.lemde.fr/image/2016/02/02/534x0/4857650_6_7e45_une-sulfateuse-a-usage-agricole_69b73ccd3af65bf5bf3e140c8fb9307a.jpg

    Une sulfateuse à usage agricole.

    « SUR HUIT FEMMES ENCEINTES, SIX QUI TRAVAILLAIENT DANS LES CHAMPS AVEC MOIONT EU UN ENFANT AUTISTE, COMME MON FILS », TÉMOIGNE UNE MÈRE.

    On ne peut plus dire que l’on ignore le danger. Mais tout se passe comme si la santé publique ne pesait rien face aux millions de tonnes de « produits de protection des plantes »,comme les désignent les industriels, autrement dit face aux rendements agricoles. Et comme certains insecticides, herbicides, fongicides sont très persistants, même une fois interdits, ils contaminent encore pendant des années, voire des siècles, l’air, la terre, l’eau, jusque dans les nappes phréatiques. L’émission alterne les rencontres avec les riverains et les dirigeants des firmes de l’agrochimie. On est frappé par l’impuissance des premiers et le cynisme des seconds.

    Lire aussi : Quel est le coût des pollutions agricoles ?

    Dans la campagne californienne, au milieu des citronniers, les ouvriers agricoles mexicains et leurs familles respirent quotidiennement du chlorpyrifos, un insecticide interdit en France. « Sur huit femmes enceintes, six qui travaillaient dans les champs avec moi ont eu un enfant autiste, comme mon fils », témoigne une mère.

    Cheveux des enfants

    Elise Lucet et Martin Boudot sont aussi allés à la sortie d’écoles de Gironde encerclées par les vignobles. Ils ont proposé à des parents de faire analyser une mèche de cheveux de leurs enfants. Les conclusions du laboratoire sont édifiantes, comptabilisant jusqu’à 44 pesticides, autorisés ou non. Nombre des informations livrées dans ce documentaire étaient connues, au moins des spécialistes. Une fois rassemblées et incarnées par des visages de parents inquiets et d’enfants au regard perdu, elles prennent un nouveau relief.

    Lire encore : Monsanto condamné pour l’intoxication d’un agriculteur français

    Alors, forcément, le téléspectateur citoyen jubile de retrouver la patte des journalistes de « Cash investigation », cette façon bien à eux de passer un pied dans la porte de l’assemblée des actionnaires de Bayer à Cologne, de s’immiscer dans undîner chic de sénateurs français organisé par le groupe suisse Syngenta, ou de passer au grill un des porte-parole du lobby des pesticides à Bruxelles.

    Lire par ailleurs : Pour les experts européens, le glyphosate est sans danger

    Un traitement spécial est réservé à Stéphane Le Foll. Le ministre de l’agriculture est reçu dans une pièce au sol recouvert d’une vaste carte de France des départements les plus consommateurs de pesticides, établie à partir des statistiques inédites de vente que l’équipe a réussi à se procurer. M. Le Foll se laisse aller à une contre-vérité : « Tout le monde peut avoir accès à ces informations», prétend-il, alors que ces chiffres sont plus protégés qu’un secret d’Etat. Puis il lâche : « Je suis parfaitement conscient que c’est une bombe à retardement, un danger pour la santé, pour l’environnement et même pour l’économie.» On ne peut pas mieux dire.

    Magazine présenté par Elise Lucet. Une enquête de Martin Boudot (France, 2016, 135 min). Le mardi 2 février à 20 h 55 sur France 2.


    CASH INVESTIGATION / Produits chimiques : les cheveux des enfants parlent


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2016/02/02/cette-agriculture-qui-tue_4857651_1655027.html#3mL6vYYdA7Y7417Q.99

     

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  • Cash Investigation sur les pesticides (Nature)

    Augmentation constante des cancers chez les enfants. Peut-être que ce genre de données déclenchera un début de changement.....Chez les consommateurs... Pour que les industriels réalisent que leurs poisons, on n'en veut plus...

     

     

    Cash Investigation : "20% des pesticides concentrés sur 3% de la surface agricole"

    Edouard Lamort

    A+A-

    François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, nous explique pourquoi certains départements sont plus touchés que d'autres par ces produits dangereux.

    20% des pesticides utilisés en France sont concentrés dans les exploitations viticoles. (PHOTOMONTAGE/LECARPENTIER/SIPA/CASHINVESTIGATION)20% des pesticides utilisés en France sont concentrés dans les exploitations viticoles. (PHOTOMONTAGE/LECARPENTIER/SIPA/CASHINVESTIGATION)

    L'affaire fait grand bruit. Au cours de l'émission "Cash Investigation" diffusée mardi 2 février sur France 2, une carte de France représentant, dans le détail et par département, les ventes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux pour l'homme a été dévoilée. Le porte-parole de l'association Générations Futures François Veillerette, qui a conseillé les journalistes auteurs de l'enquête, revient pour "l'Obs" sur ce véritable "travail de titans".

     

     

    Pourquoi les départements de la Marne, de la Gironde et de la Loire-Atlantique sont-ils les plus touchés par les pesticides ?

    - La raison est simple. Elle s'explique par la nature des cultures dominantes de ces territoires. La Gironde possède une importante surface viticole. Il en va de même pour la Marne et plus largement de la Champagne ainsi que la Loire-Atlantique, d'où provient notamment le Muscadet.

    En France, les cultures de vignes représentent 20% des pesticides utilisés alors qu'elles n'occupent que 3 % de la surface agricole française. Si les grandes cultures [exploitation des céréales, des plantes oléagineuses ou protéagineuses, NDLR] utilisent 70% des pesticides répandus sur le territoire national, elles sont beaucoup plus nombreuses et surtout beaucoup plus grandes. La densité de pesticides relevée y est donc moins importante que sur les exploitations de vignobles. Il faut bien avoir à l'esprit que les deux secteurs "demandeurs" de pesticides sont la viticulture et les grandes cultures. Enfin, il ne faut pas non plus sous-estimer l'arboriculture fruitière.

    La France semble coupée en deux. Pourquoi y a-t-il moins de phytosanitaires dans l'est du pays ?

    - Les régions claires recensées sur cette carte n'utilisent pas beaucoup de pesticides car elles ont peu de cultures favorisant le recours à ces produits. L'exemple le plus simple est celui du sud de la France. Cette région se concentre majoritairement sur l’élevage et bénéficie de nombreuses forêts. Mécaniquement ces territoires ont moins de place pour des exploitations de grandes cultures. L'existence de reliefs montagneux comme les Alpes explique également en partie que l'est de la France soit moins foncé. Enfin, statistiquement, l'élevage fait baisser de manière générale l’utilisation de pesticides dans une région.

    Pour quelles raisons l'ouest de la France fait-il partie des zones les plus consommatrices en pesticides ?

    - Ces régions profitent d'un climat océanique. Elles sont donc plus humides. Ce critère joue peut-être un rôle important dans l’utilisation de certains pesticides. Avec davantage d'humidité, il y a automatiquement un développement plus important d'indésirables comme les champignons, les limaces ou les pucerons. L'ouest abrite également un relief de plaine idéal pour les grandes cultures. Par conséquent, les pesticides sont plus utilisés. La Somme répond par exemple à ces critères.

    Quelles filières agricoles sont les plus gourmandes en pesticides ?

    - Les chiffres peuvent varier selon les produits cultivés. Selon le ministère de l’Agriculture, la pomme peut subir en moyenne 36 traitements de pesticides en un an. Dans le Limousin, la culture des pommes Golden, plus sensible aux maladies, peut faire l'objet de 40 traitements sur la même période. Plus basse mais toute de même considérée comme importante, la consommation de pesticides pour les betteraves et les pommes de terre est en moyenne de 16 à 18 applications de produits chimiques en France.

    Le blé nécessite quant à lui peu de pesticides. Entre 5 et 6 traitements sont nécessaires, soit plus de trois fois moins que les variétés précédemment citées. Le nombre d'épandages de ces insecticides et autres fongicides dépend beaucoup des régions. Ainsi, on traite artificiellement plus souvent une pomme sensible à l'humidité en Normandie qu'en Ardèche où le climat est plus sec.

    Quelles sont les solutions permettant de limiter l'utilisation des pesticides ?

    - Le bon choix des variétés cultivées par les agriculteurs serait une bonne piste. Il est nécessaire de faire plus attention aux saisons et de ne plus produire certains produits toute l'année. La répartition des cultures doit également être moins serrée. En agissant ainsi, on réduit la prolifération des maladies et de facto l'utilisation de pesticides.

    De nouvelles techniques agronomiques sont également mises en place qui permettent de produire avec un rendement profitable. Ce dernier serait légèrement inférieur, mais les agriculteurs gagneraient plus grâce à la diminution de leurs frais en phytosanitaires.

    Enfin, il faut entretenir les abords des champs. Ne pas raser les haies et forêts afin de perpétuer la faune et la flore nécessaires à une production plus naturelle. L'espace cultivé ne doit pas être entouré d'un désert végétal et animal.

    Propos recueillis le 3 février 2016 par Edouard Lamort

    Sur le web : Cash Investigation sur les pesticides: "Nous sommes les plus gros consommateurs d'Europe"

     

    Propos recueillis le 3 février 2016 par Edouard Lamort

    Sur le web : Cash Investigation sur les pesticides: "Nous sommes les plus gros consommateurs d'Europe"

     

     

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    Une amie étudiante en psychologie a besoin de participants à une enquête. Si votre âge correspond. Sinon, vous pouvez transférer le lien à d'autres personnes. Merci.

     

    Personnalité et Addiction à Facebook

    Madame, Monsieur,

    Nous vous proposons de participer à une étude de recherche clinique. Cette lettre d'information a pour but de vous expliquer brièvement en quoi consiste cette étude.

    Nous vous demandons de prendre le temps de lire et de comprendre ces informations ainsi que de réfléchir à votre participation. N'hésitez pas à vous tourner vers le responsable de l'étude dans le cas où vous auriez de plus amples interrogations.

    Objectif de l'étude:

    L'objectif de cette recherche est de mieux comprendre l'utilisation de Facebook chez les jeunes âgés de 18 à 28 ans, d'étudier et de décrire le profil de personnalité qui est rattaché à une utilisation excessive de ce réseau social.

    Déroulement de l'étude:

    Pour cette étude, il vous sera proposer de compléter une fiche socio-biographique et 6 questionnaires, afin d'évaluer votre personnalité, l'acceptation inconditionnelle que vous avez de vous même, si vous êtes sujet aux ruminations mentales, à la dépression et la manière dont vous utilisez Internet et, plus spécifiquement, Facebook.

    La durée de passation est estimée à environ 15 minutes.

    Bénéfices attendus:

    Les informations que nous allons obtenir, d'après cette étude, nous aideront à mieux comprendre l'usage excessif de Facebook.

    Les données recueillies passeront au traitement informatique. Elles seront traitées globalement et ne seront en aucun cas utilisées nominativement.

    Votre participation est basée sur le volontariat, aucune rétribution financière ne vous sera accordée.

    Législation sur la confidentialité.

    Toute information vous concernant et recueillie pendant cette étude sera traitée de façon confidentielle. Seuls les responsables de l'étude pourront avoir accès à ces données. La publication des résultats de l'étude ne comportera aucun résultat individuel.

    Si vous avez des questions pendant votre participation à cette étude, vous pourrez contacter la psychologue responsable de l'étude, le Dr. Anne Denis, par téléphone (04.79.75.84.63) ou par email (anne.denis@univ-smb.fr).

    Vous êtes libre d'accepter ou de refuser de participer à cette étude. Vous pouvez également décider en cours d'étude d'arrêter votre participation sans avoir à vous justifier.

    Nous vous remercions d'avoir pris le temps de lire cette lettre d'information.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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