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  • L'individualisme (humanisme)

    C'est effrayant cette vidéo. Pour plusieurs points. 
     

    1) Il y avait une alerte largement diffusée. Risques de submersion.


    2) Aucune analyse du relief. Cette plage est un goulet d'étranglement avec les rochers et un toboggan avec le reflux.
     

    3) Ces personnes âgées n'ont évidemment pas le potentiel physique pour prendre un tel risque. Et quand j'observe un peu la population française, il y a d'ailleurs beaucoup de gens qui ont un potentiel physique très limité. Surpoids et maîtrise très faible de son corps. Ce qui explique d'ailleurs bien souvent le nombre de morts dans les catastrophes...Une étude sociologique a été menée à ce sujet aux Etats-Unis et les conclusions étaient effrayantes...La population occidentale se dégrade considérablement.


    4) L'homme avec la veste jaune devait immédiatement profiter du reflux pour porter secours. Prendre d'abord la femme, puis revenir chercher l'homme. Impossible de ramener les deux à la fois alors qu'ils n'arrivent pas à se relever. Au lieu de ça, il espère les voir revenir et il décide d'aller vers eux quand les vagues reviennent...Gestion émotionnelle absente et donc perte de lucidité. C'est bien pour cela qu'il est primordial de faire vivre des sensations fortes aux enfants (situations sous contrôle, bien évidemment) pour leur apprendre très jeune à gérer les émotions fortes. C'est ce que font les "Peuples premiers" vulgairement appelés "sauvages"....

     
    5) C'est le plus hallucinant : L'individu qui filme...Soit il se sait incapable d'intervenir pour ne pas rajouter une personne en détresse MAIS dans ce cas-là, il doit aller chercher du secours. Au lieu de ça, il filme, parfaitement bien d'ailleurs, aucun tremblement, aucune perte de cadrage...Un vrai pro...
    Il doit être satisfait de voir que sa vidéo tourne sur internet... 

    Se pose la question de la non assistance à personne en danger mais bien avant ça, se pose la question de la santé mentale de cette personne....Que les trois autres cumulent les erreurs et se fassent piéger, c'est une chose. Mais pour celui qui filme, si on essaie d'imaginer quelles sont ses pensées, ça fait vraiment peur... "Purée, trop cool ces images, je vais cartonner sur le net avec ça...."

     

    On pourrait se dire qu'au début, il ne réalise pas ce qui arrive et qu'il pense que les gens vont se relever mais au bout de 30 secondes, il aurait dû y avoir une réaction vu la taille des vagues et la disparition des trois personnes....Et le cadrage et la netteté des images restent identiques. 

    C'est consternant. Au final, si j'essaie de trouver un terme adapté, je dirais qu'on a ici la situation rêvée pour décrire l'individualisme. 

    "Je fais ce qui est le plus intéressant pour moi."

    L'altruisme aurait consisté au contraire à porter secours ou au moins à alerter. 

    Mais il n'y aurait pas eu d'images, ça n'aurait servi à rien...

     

    Il y a des gens dont l'humanité relève vraiment de l'utopie. 

     

    . Bretagne : l'impressionnant sauvetage d'un couple emporté par les vagues

     | MAJ : 

    Plage de Porsguen (Finistère), le 8 février. Les retraités se sont fait happer par les vagues, et n'ont eu la vie sauve que grâce à l'intervention d'un promeneur.

    Plage de Porsguen (Finistère), le 8 février. Les retraités se sont fait happer par les vagues, et n'ont eu la vie sauve que grâce à l'intervention d'un promeneur.
    Capture Youtube

    Heureusement, tout finit bien mais ce couple de septuagénaires a bien failli payer de sa vie son imprudence. L'alerte de tempête et de vagues submertion avait pourtant été largement donnée quand, lundi, vers 17 heures, sur la plage de Porsguen, à Portsall, sur la commune de Ploudalmézeau (Finistère), des retraités qui se promenaient se sont fait happer par les vagues.

    C'est d'abord le mari (75 ans) qui a été emporté puis sa femme (76 ans). Une vidéo, postée sur internet et repérée par Le Télégramme, montre la scène ainsi que l'intervention d'un homme âgé d'une cinquantaine d'années, qui, en tentant de leur porter secours, s'est également retrouvé piégé par le ressac.
     

    Plusieurs tentatives



    Entre alors en scène un deuxième sauveteur, Éric Roudaut, 42 ans, garagiste à Lannilis (Finistère):  «J’allais faire des photos de la tempête avec ma femme et mon fils, a-t-il raconté à Ouest France. J’ai garé la voiture sur le bord de la route et je suis descendu le premier en tenant mon petit par la main. J’ai aperçu quelqu’un debout, sur le bord de la plage, qui agrippait deux personnes par le dos. Un homme et une femme d’un certain âge. J’ai donné mon téléphone portable à ma femme et je suis allé leur filer un coup de main.» Mais voilà qu'une nouvelle vague emporte les quatre personnes.

    Les deux sauveteurs parviennent finalement à agripper le mari et le remonter sur la dune tandis que son épouse reste dans l'eau. « Je suis retourné dans l’eau, reprend Eric Roudaut. Trois ou quatre fois, je l’ai eue en mains mais elle m’a échappé. Les vagues étaient trop fortes. J’ai finalement réussi à l’agripper et une très grosse vague nous a ramenés sur la dune. Trois ou quatre personnes m’ont aidé à la hisser et je suis resté avec elle en attendant les secours.» Le couple a été transporté à l'hôpital pour vérifier que tout allait bien.
     

     

  • C'était en 2012... (école)

    Prof de lettres, je ne suis pas étonnée par les suicides d'enseignants

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    Par 
    Prof de lettres

    LE PLUS. Lidia P. Blanc est professeur de lettres dans un lycée de l'académie Aix-Marseille. Depuis sept ans, elle assure ses cours devant une centaine d'élèves différents chaque jour et a constaté une dégradation des conditions de travail. Elle raconte la pression de plus en plus importante qui pèse sur les enseignants au quotidien.

    Édité par Mélissa Bounoua 

    Un professeur dans un collège près de Rennes le 23 septembre 2011 (D. MEYER/AFP)

     Un professeur dans un collège près de Rennes le 23 septembre 2011 (D. MEYER/AFP)

     

    Le 21 octobre dernier, une enseignante de 48 ans s'est suicidée à Bethune. Et ces drames ne sont pas rares.

     

    Voici donc sept vérités qui me semblent bonnes à dire sur le métier d’enseignant en 2012 :

     

    1. L’omerta ou presque

     

    Les profs ne sont pas réellement soutenus par leur hiérarchie – qui aime beaucoup étouffer les affaires ou minimiser par exemple le climat de violences. Il faut savoir que les chefs d’établissement jouent leur mutation et leur promotion sur les "états de service" officiels qu’ils produisent eux-mêmes sur leur propre établissement auprès du rectorat. Et ce particulièrement depuis que le gouvernement Fillon, via le ministre Luc Chatel a lié mobilité des chefs d’établissement et contrats d’objectifs.

     

    En fait, la visibilité de leur enseignement, son image dans les médias, la publicité que connaissent les projets d’établissement dont ils se prévalent, ou sous lesquels ils apposent leur signature, tout cela a un impact sur leur carrière (mutations et primes), c’est un peu leur "carte de visite", leur CV. Et il faut que ce CV reste bien sûr le plus immaculé possible.

     

    Ils ont donc directement et personnellement tout intérêt à masquer les réalités si elles s’avèrent gênantes pour leur carrière. On comprend mieux pourquoi le premier réflexe devant les caméras c’est dire qu’il "n’y a pas de problème". L’omerta ou l’hyper-euphémisation ne constituent pas une fatalité mais sont encouragées par un système de promotion qui lie ainsi tranquillité et efficacité. 

     

    2. Les petits chefs et le harcèlement moral

     

    Le harcèlement moral peut d’autant mieux prospérer au sein de l’Éducation nationale qu’aucune instance juridique spécifique ne garantit la protection salariale et morale de l’enseignant. Pour se protéger, contre le pouvoir abusif d’un chef par exemple, il a des pis-aller ou des palliatifs mais mineurs : des syndicats, une autonome de solidarité, et la sacro-sainte "médiation" est toujours conseillée (voir plus haut pourquoi).

     

    Il n’est pas rare qu’un chef se comporte mal, outrepasse ses prérogatives, etc. Il y a partout la même logique sans doute de petits chefs, courtisans à l’œuvre, comme dans n’importe quelle entreprise. Sauf que l’enseignant lui n’a pas les prud’hommes pour faire valoir ses droits au besoin. Officiellement, il existe au sein des rectorats des "médiateurs académiques", toujours injoignables.

     

    3. Pas de protection médicale

     

    Aucun suivi psychologique de l’enseignant n'est assuré. Pourtant, il est médicalement, moralement et psychologiquement très exposé aux fragilités de la vie. Avoir affaire à des adolescents ou des enfants ce n’est pas un métier "pépère". Émotionnellement c’est prenant, passionnant et usant.

     

    Souvent, le professeur est confronté à la misère du monde, comme un médecin peut l’être aussi au contact de ses patients. L’enseignant est pourtant tout seul avec ce lot, ce flot de sentiments, de questions, avec sa fatigue, sa nervosité, ses angoisses, avec ses aventures humaines (105 personnes différentes à côtoyer chaque jour).

     

    Les redéfinitions de carrière, les pauses, les parenthèses pour mieux rebondir, les secondes carrières ou, au contraire, les accompagnements psychologiques pour mieux continuer sa carrière, ne font pas partie des services accordés aux enseignants. Or, on en a sans doute besoin plus que les autres, il y a va de notre santé mentale, de notre disponibilité psychique et de notre efficacité relationnelle avec les élèves. Je n'ai jamais vu un seul médecin du travail alors que je suis en contact avec une centaine d'ados par jour depuis sept ans.

     

    4. Aucune maladie professionnelle ?

     

    Officiellement, même si les pneumologues, les osthéos, les kinés, les ophtalmos, les médecins généralistes pourraient nous en dire un rayon sur les réalités médicales typiques des enseignants, il n'y a pas de maladie professionnelle reconnue et prise en compte.

     

    Pourtant, ces pathologies sont légion et sont facilement identifiables : problèmes de posture (position debout prolongée), cordes vocales (kystes typiques), problèmes ophtalmologiques, expositions aux divers virus des centaines d'élèves côtoyés au quotidien, stress dû au climat de violence et de dénigrement, stress dû à la pression de l'obligation de réussite des élèves...

     

    5. Le niveau de vie est très bas, ridiculement bas

     

    Travailler plus mais gagner moins. Pourquoi gagne-t-on si peu alors que concrètement on est davantage prélevé (prélèvements obligatoires), que les prix ont augmenté, et que les conditions de travail se sont dégradées – plus d'élèves par classe, plus de charge de travail et donc plus de temps de travail ?

     

    La charge de travail, le temps de travail et les cotisations obligatoires (je ne parle même pas de la hausse du coût de la vie) ont augmenté, mais pas les salaires, qui en fait ont baissé depuis plusieurs années. Les mesures coups-de-pouce sont ponctuelles (quelques aides aux néo-profs) et médiatiquement marquantes, mais ne concernent qu'une infime minorité, et les frais eux, ont explosé : essence pour les trajets, logements aux prix délirants, achat de livres et matériel pédagogique souvent à ses propres frais... Les profs ne sont en rien des privilégiés.

     

    6. Le prof est corvéable à merci

     

    Un prof ça mute pas mal : dur donc de stabiliser sa vie dans ces conditions, et d'ailleurs les médecins qui refusent la mobilité ont bien compris ça. Première mutation, on a 72 heures pour traverser la France, se trouver un logement (de fortune au début, souvent). Assez drôle quand on songe qu’on est censé incarner un point de repère fixe, un pôle de stabilité dans la vie de nos élèves alors que nous-mêmes sommes ballottés...

     

    Le prof des années 90 et 2000 n’est pas assuré, bien qu’il ait passé tous les concours requis, les plus officiels et transparents, d’avoir un poste fixe. Il doit prendre, un peu à l’instar de ce qu’on impose dans les pôles emploi, ou dans les boites d’intérim, les postes qu’on lui donne : poste éclaté en plusieurs lieux de travail, enseignements en bouts d’heures (les "BMP"), des reliquats horaires, il est bouche-trou, trois heures par ci, 4 heures dans un autre collège, 5 heures dans tel lycée à 20 km. Parfois cela relève de l’ubiquité : le matin être dans tel établissement, une heure après à l’autre bout du département. Il est VRP.

     

    C’est le prof mobile des années 2000, le "TZR" (titulaire sur zone de remplacement). Belle hypocrisie cet acronyme : tu as signé pour un boulot fixe, tu es nomade. Tu as ton poste, tu es "titulaire", mais pas vraiment, en fait. Tu refuses ? "Abandon de poste", rétorquera le Rectorat. Le deal est clair : accepter l’inacceptable ou dégager. L’Éducation nationale, tu l’aimes ou tu la quittes. Leçon très bien intégrée par les étudiants et les aspirants au métier, puisque on n’a jamais autant peiné à recruter. 

     

    7. Les conditions de travail se sont dégradées

     

    Je ne parle pas seulement de la violence, finalement presque supportable où tous les enseignants savent qu’ils ne sont que les témoins et révélateurs (au sens chimique du terme) de cette violence, et non les responsables de cette violence sociale. Le prof panse comme il peut une société malade dont une des manifestations est de temps en temps, souvent dans certains quartiers, des explosions de violences dont les premières victimes sont les élèves eux-mêmes. C’est un scandale, mais le vrai problème n’est pas là.

     

    Si le prof connaît bien son champ de bataille, il faut comprendre qu’il est désormais moins armé pour se battre, et c’est cela qui écœure une partie de la profession.

     

    En quelques années, ses conditions de travail se sont dégradées. À plusieurs niveaux :

     

    Plus d’élèves par classe, jusqu’à des effectifs délirants : c’est l’assurance que le cours sera difficile, éprouvant et moins pédagogique. Évidemment avec 15 élèves par classe, comme c’est le cas en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, enseigner est plus simple, plaisant et efficace. J’oserais même dire que c’est plus pédagogique.

     

    On a privé le prof de son pouvoir d’expertise : en conseil de classe, en commission de passage d’une classe à l’autre, son pouvoir n’est plus décisionnaire. Tous les gouvernements successifs ont travaillé depuis vingt ans à l’érosion savamment pensée, régulièrement confirmée, des prérogatives disciplinaires et didactiques de l’enseignant. Les parents ont pleine license pour contester son enseignement, la parole du prof ne vaut plus grand-chose dans les diverses instances éducatives d’un établissement et les familles, les élèves, le savent très bien.

     

    Des leviers reponsabilisants pour les élèves, crédibilisants côté profs ont aussi disparu : désormais un élève qui rate son bac en terminale se verra réintégré automatiquement une nouvelle terminale afin qu’il sorte de son établissement doté d’un examen car toute formation est désormais diplomante, comprendre : obligatoirement diplomante. Être au lycée cela veut automatiquement dire décrocher tôt ou tard, bien ou mal son bac et avec désormais des allègements d’épreuves encouragés par le ministère et les académies pour les redoublants !

     

    Finalement, le manque de travail est récompensé ! De la même façon, les mentions sur le comportement de l’élève ne sont officiellement plus admises dans les synthèses en bas de bulletins et livrets scolaires. Un élève odieux ne sera même pas stigmatisé pour son comportement et son dossier vaudra autant que celui d’un élève soucieux des règles. Très démotivant pour les élèves "réglo", et très affaiblissant pour la communauté enseignante qui ne peut faire valoir aucun absolu en matière d’autorité puisque toute remarque même justifiée finira au panier. 

     

    Tout enseignant sait et expérimente chaque jour combien l’autorité est un dosage complexe, mouvant, individuel et circonstancié, mettant en jeu des dizaines de paramètres : le rapport à la classe, le charisme intellectuel, l’énergie didactique, le lien de confiance qui s’est tissé avec une classe au long cours, mais aussi la force institutionnelle. Si son expertise est régulièrement et ouvertement dévaluée, le prof lui-même s’en trouve affaibli. 

     

    Faute de salaire décemment adapté aux compétences, à l’investissement durant les études, à l’énergie déployée, l’enseignant tient à son temps, qui est son ultime richesse : temps de réflexion, de maturation (outre le temps de préparation et de correction) parce que ce temps de digestion intellectuelle et de formation culturelle continue fait partie de son métier. Sauf que ce temps n’est pas si élastique, ni si étendu.

     

    Contrairement aux stéréotypes populistes – souvent lancés, il faut bien le dire, par quelques anciens mauvais élèves aigris et vindicatifs –, un prof ça travaille beaucoup : on est largement au-delà des 35 heures hebdomadaires fustigées par François Fillon, les témoignages ont montré qu'un prof travaillait en moyenne 45 heures par semaine.

     

    Tous les conjoint(e)s d’enseignants savent qu’un prof, c’est la plaie dans une vie de couple. Le prof travaille le soir, la nuit, parle de ses élèves, sacrifie les soirées et les weekends. Copies (de plus en plus nombreuses par classe), préparations de cours (de plus en plus contrôlés, soit), documentation, livres à consulter ou éplucher pour nourrir le cours. Le prof ne finit pas son travail lorsqu’il rentre le soir à la maison : on pourrait presque dire qu’une fois la prestation interactive en classe, plutôt théâtrale et marrante (bien que physiquement usante), le prof commence son travail le soir venu. Le travail à la maison, c’est la partie immergée de son iceberg professionnel.

     

    Le métier est très beau, souvent émouvant, extraordinairement riche, il est très bien, sauf quand cela se passe mal. Et politiquement, statutairement, institutionnellement, il semble qu'on ait tout fait depuis 15 ans au plus haut niveau pour que cela se passe de plus en plus mal. Par conséquent, non,  je ne suis pas surprise par les amas de cadavres de profs.

  • Un grain de poussière (Nature)

    L'Univers, c'est grand. J'espère que vous avez le cœur bien accroché, parce qu'on va partir loin, très loin au delà des étoiles. Attachez vos ceintures ! grâce à nos amis de chez Buzzfeed

    1. Ça, c'est la Terre. Notre maison, c'est ici que nous vivons. 
    2. Et voila où nous nous situons par rapport à notre quartier, le système solaire. 
    3. Voila la distance (à l'échelle et toute proportion gardée) de la terre à la lune. Nous avons fait l'aller-retour en 1969. Ça n'a pas l'air si loin, vu comme ça, pas vrai ?  
    4. Eh bien DÉTROMPEZ VOUS ! Car dans cet espace, on pourrait faire tenir toutes les planètes du système solaire sans problème.
    5. Mais parlons-en, des planètes. Ce petit truc vert, c'est l'Amérique du Nord, si on la mettait sur Jupiter...
    6. Et voici la taille de la Terre, comparée à Saturne. 
    7. Pour vous donner une idée, voici à quoi ressembleraient les anneaux de Saturne si ils se trouvaient autour de la Terre. 
    8. Imaginez une comète, comme la comète Choury sur laquelle la sonde Philae s'est posée dernièrement. Voila à quoi elle ressemblerait si on la posait à côté de la ville de Los Angeles.
    9. Mais tout ça, ce n'est rien si on le compare à notre soleil. Souvenez vous de cela: Vous êtes ici.
    10. Voici votre maison, vue de la Lune. 
    11. La même chose, vue de Mars. 
    12. Le même cliché, pris depuis les alentours de Saturne.  
    13. Et voilà ce qu'on voit de la Terre au delà de Neptune, à plus de 6 milliards de kilomètres. (C'est zoomé.) 
     Tous les gens, toutes les choses que vous connaissez, et toutes les choses que vous connaîtrez au cours de votre vie se trouvent sur cette minuscule tête d'épingle. 

    14. Mais prenons encore un peu de recul. Déjà, voici la Terre comparée au Soleil. Ça calme, n'est-ce pas ?
    Le Soleil ne rentre même pas dans cette image... 
    15. Le même Soleil, vu depuis la surface de Mars.
    16. Mais tout cela, ce n'est rien. Souvenez vous qu'on dit qu'il y a bien plus d'étoiles dans l'espace, que de grains de sable dans toutes les plages que nous avons sur terre...

    17. Ce qui veut dire que certaines d'entre elles sont beaucoup, BEAUCOUP plus imposantes que notre pauvre petit Soleil. Regardez à quel point il est en réalité minuscule et insignifiant, le pauvre ! On dirait que notre Soleil est en train de se faire racketter son argent de poche...

    18. Voici un autre point de vue. La plus grosse étoile que nous connaissons à ce jour, VY Canis Majoris, est 1, 000, 000, 000 fois plus grande que le Soleil.Et nous dans tout ça, on est où déjà ?


    19. Mais n'essayez même pas de comparer cela avec la taille de notre galaxie. En fait, si on réduisait le soleil à la taille d'un globule blanc, la Voie Lactée aurait la taille des États-Unis.

    20. C'est parce que notre galaxie, la Voie Lactée, est tout simplement GIGANTESQUE. Et nous, nous sommes ici :

    21. Mais de toute façon, vous n'en verrez jamais que ce qui se trouve à l'intérieur de ce petit cercle jaune.

    22. Mais même notre galaxie est minuscule, si on la compare à d'autres. Le petit point tout à gauche, c'est la Voie Lactée. Le gros truc, c'est IC1011, situé à 350 millions d'années-lumières de la Terre.
    Essayez juste d'IMAGINER tout ce qu'il peut y avoir là dedans. Ça fait peur, hein ?

     

    23. Mais voyons les choses en grand. Dans cette SEULE image, prise par le télescope Hubble, il y a en réalité des milliers et des milliers de galaxies. Chacune d'entre elle contient des millions d'étoiles... Et chacune de ces étoiles ont leurs propres planètes. 

    24. Voici l'une de ces galaxies, UDF 423. Cette galaxie se trouve à 10 MILLIARDS d'années-lumières ! Cela veut dire qu'en regardant cette simple image, vous êtes en train de regarder plusieurs milliards d'années dans le passé !   Certaines des autres galaxies se sont probablement formées quelques centaines de milliards d'années seulement APRÈS le Big Bang.

    25. Et gardez en tête qu'il s'agit d'une petite, toute petite partie de l'Univers ! C'est juste une fractioninsignifiante et minuscule de ce que vous voyez le soir, dans le ciel.

    26. Et, vous savez, il y a probablement quelques trous noirs dans le tas. Voici la taille d'un trou noir de petite taille, comparé aux orbites de la Terre et de Neptune... Juste pour vous effrayer un peu.

    Alors, si un jour vous êtes un peu énervé parce qu'ils ont annulé votre série préférée, ou bien à cause des musiques de noël qui arrivent chaque année de plus en plus tôt- souvenez-vous de ceci :


    Ceci est votre maison. 

    Voila ce qui arrive quand on prend un peu de recul pour voir le système solaire. Et quand on recule encore...

    Et encore...

    Et qu'on continue...

    Courage, c'est bientôt la fin....

    On y est presque...

    Ah, ça y est ! Voici les limites de l'Univers Observable, et votre place dans tout cela... Juste un petit grain de poussière parmi des milliards d'étoiles. 

     

     ...Voilà qui remet les choses en place.

     

    Traduit de l'Anglais. Source: Buzzfeed

     

  • L'impéritie du gouvernement. (politique)


    CawrmurxeaaldcaC'est certain que le PSG est vraiment un exemple majeur pour la jeunesse de ce pays....Des footballeurs payés par le Qatar....

    Le football..

    Le Qatar.

    Les piliers contre lesquels la jeunesse peut grandir...Affligeant. 

    Dire en plus que le PSG va faire rêver l'Europe, c'est également compter sur peu pour le rayonnement de la France...

    Quant à l'orthographe, c'est comment dire....Pitoyable. Consternant.

    En fait, elle a trouvé un moyen pour ne plus être larguée en orthographe. Elle met l'orthographe à son niveau au lieu de tenter d'élever le sien. J'imagine qu'elle a dû être nulle également en latin et en Allemand et que pour elle, "ça ne sert à rien".

    La jeunesse a mieux à faire avec le foot...Ça, au moins, c'est "fun". 

    Il faudrait demander à un Historien s'il est déjà arrivé que notre pays soit gouverné par de tels incapables.

    Je trouve magnifique le choix du Larousse pour expliquer le mot "Impéritie"

    impéritie

    nom féminin

    (latin imperitia, de peritus, expérimenté)

     

    • Littéraire. Incapacité dans l'exercice de sa profession ou de ses fonctions : L'impéritie d'un ministre.

     

    Sans commentaire.


     

     

  • KUNDALINI : Un an

     

    C'était le 6 février 2015. Il y a donc un an. J'écrivais les premières lignes de "KUNDALINI"....

    C'est long finalement d'écrire un roman. Sachant que j'y travaille tous les jours, soit pour produire, soit pour corriger, soit pour réfléchir, soit pour effacer et recommencer, recommencer, recommencer....

    Deux semaines que je suis sur le même passage....Et ça ne me convient toujours pas.

    Je sais que le travail finit toujours par aboutir. Même s'il est impossible de dire quand ça arrivera. Ça sera peut-être pendant une nuit. Je me réveillerai et la phrase sera là. Parfaite. Ou alors, en montagne ou en tronçonnant du bois ou en faisant la vaisselle...

    Mais je sais que ça arrivera. Il faut juste que je continue à laisser les choses se construire en moi. Même si je ne me maîtrise pas grand-chose du processus.

    Sans humilité, on ne crée rien, on force la création et c'est comme si on voulait forcer la vie. C'est absurde. Alors, je vais aller relire, je vais essayer de nouveau de laisser vivre en moi les personnages, de les ressentir, d'être en eux et simultanément de les observer et d'observer tout autant l'écriture...

    Croire qu'il suffit d'aligner les mots pour écrire une histoire, c'est comme imaginer qu'il suffit de lire une recette pour savoir cuisiner. Il manquera immanquablement l'amour des aliments, leur parfum, leur texture, leurs couleurs, l'hommage qui leur est dû,
     

  • L'orgasme dans le tantrisme (sexualité sacrée)

    Vajrasatva en yab yum

    L’orgasme dans le tantrisme

    Si le tantrisme est à la base un courant spirituel tout droit venu d’Inde, c’est aujourd’hui une méthode pour de nombreux couples occidentaux de parvenir au 7e ciel. Chaque jour des séminaires, des ateliers et des formations nous sont d’ailleurs proposées pour parvenir à l’orgasme tantrique… Mais qu’est ce que le tantrisme ? Comment le pratiquer ? Qu’est-ce qui se cache derrière le terme d’orgasme tantrique ? Décryptage.

    Le tantrisme, une nouvelle méthode pour parvenir au 7e ciel ? Loin de là… Si depuis quelques années, on entend parler de tantrisme comme d’une pratique sexuelle, il s’agit en réalité d’une philosophie de vie née il y a plus de 1500 ans en Inde. A la base, on appelle tantrisme un ensemble de textes et de rituels dont le but est, à travers l’exploration de ses sens, de parvenir à un état d’éveil total. A l’instar du yoga, le tantrisme utilise la respiration et la méditation comme principaux outils d’éveil. Tous les sens sont sollicités dans la philosophie tantrique, y compris les sens dits « charnels ». D’où l’assimilation du tantrisme à une pratique sexuelle… On parle d’ailleurs d’orgasme tantrique, un état d’extase qui, d’après ceux qui l’ont déjà testé (et approuvé !), serait bien deux à trois fois plus fort qu’un orgasme « classique »…Le tantrisme est-il fait pour moi ?Le tantrisme s’adresse principalement aux couples : l’amour et la confiance sont deux clés essentielles pour parvenir à l’orgasme tantrique. Autre condition sine qua non pour jouer le « jeu tantrique » : ne pas envisager le rapport sexuel uniquement comme un moyen de parvenir à l’orgasme.Dans la philosophie tantrique, c’est le chemin qui mène à l’orgasme qui importe plus que l’orgasme en lui-même. Ainsi, on ne fait pas l’amour pour parvenir au coït mais pour tout le plaisir et la relaxation qui provient de l’union et de la fusion du couple et de l’alchimie qui s’en dégage. Mieux vaut d’ailleurs parler de découverte (charnelle) de nos sens que d’acte sexuel. A contrario du quick sex, le rapport sexuel inspiré du tantrisme tend à repousser le moment de l’orgasme pour profiter au maximum du la fusion du couple.Mais alors, à quels couples peut convenir le tantrisme ? A tous ceux qui souhaitent se « reconnecter », découvrir de nouvelles sensations et aimer leur amant(e) d’une manière différente. En revanche, tester la démarche tantrique ne peut se faire qu’à deux : si l’un des partenaires est réticent, cela entravera l’orgasme tantrique qui nécessite un relâchement total des deux partenaires.L’orgasme tantrique : quelle différence avec un orgasme lambda ?A la différence d’un orgasme « traditionnel », l’orgasme tantrique parcours tout le corps et peut se déclencher sans même qu’il y ait éjaculation ni pénétration. Il s’agit davantage d’une explosion des sens du corps entier que d’un orgasme localisé au niveau du bassin. C’est le principe du tantrisme : on ne parle plus d’acte sexuel mais de découverte des sens à deux. Ainsi, lors d’un rapport sexuel inspiré du tantrisme, fellation, cunnilingus et pénétration ne sont plus des éléments essentiels pour atteindre le 7eciel.Couple tantrique sur fond f'ombreMais alors que fait-on ? On caresse et masse le corps de son partenaire dans son ensemble et on ne mise plus tout sur les zones érogènes… Les mains, les mollets, les pieds, le dos, les épaules et même le visage : c’est l’ensemble du corps qui doit être stimulé et pas juste les seins, les fesses ou le sexe.

    Oubliez alors le point G et le clitoris, ils ne sont pas plus importants que le bras ou le cou… En effet, le but du tantrisme (dans le sens sexuel du terme) est l’union et la fusion du couple. Faire l’amour dans une démarche inspirée du tantrisme revient à écouter son corps et celui de son partenaire, tout en ralentissant le moment de l’orgasme. Chacun des partenaires doit se laisser porter par le plaisir, sans chercher à provoquer l’orgasme qu’on a alors même tendance à oublier. L’idée est alors de juste profiter de cette fusion avec son partenaire, de cette montée lente et progressive du désir et du plaisir. L’énergie de l’un se transmet à l’autre et vice versa dans une fusion du couple totale, lente et sans complexe.

    Contrairement à un rapport sexuel lambda où l’on cherche à faire monter le plaisir le plus rapidement possible en stimulant les zones érogènes, le mot d’ordre du tantrisme est : prendre son temps !  Oubliez alors l’orgasme provoqué par un « va et vient » ou par la stimulation du clitoris… l’orgasme tantrique fait vibrer l’ensemble du corps, de la tête aux pieds et c’est le corps dans son ensemble qui est transcendé. Un orgasme que l’on peut atteindre sans même qu’il y ait pénétration ou éjaculation.

    Tantrisme : comment ralentir l’arrivée de l’orgasme ?

     Le rapport sexuel tantrique se fait sur la longueur : cela peut durer de deux à trois heures pour les couples expérimentés. Si certains couples préfèrent éviter la pénétration pour être sûr de tenir le plus longtemps possible, on peut arriver à l’orgasme tantrique tout en la pratiquant. 

     Mais quand il y a pénétration, ralentir la venue d’un orgasme demande une vraie technique et une grande habitude. Pour cela, il faut parvenir à maitriser les contractions liées à la montée du plaisir, notamment en musclant son périnée et en adoptant une respiration relaxante. Ou bien en réalisant des pauses par moment. La respiration est un élément clé de l’orgasme tantrique : elle doit être lente et profonde et permettre de calmer les contractions provoquées par la montée de l’excitation.

    Généralement, on ne parvient pas à l’orgasme tantrique dès la première tentative : il faut du temps et de la pratique pour apprendre à maitriser son plaisir, son excitation. Se mettre à la méditation peut être une solution pour apprendre à entrainer son souffle et à calmer son excitation. Des ateliers et des stages d’initiation au tantrisme peuvent également être une alternative intéressante pour les couples qui souhaitent tenter l’expérience de l’orgasme tantrique.

    Par Louise Rodriguez pour Marie-claire

    On va sans doute nous reprocher d’aller prendre nos sources dans un magazine féminin à fort tirage  mais il faut reconnaître que pour une fois l’article de Marie-claire évite  les erreurs grossières sur le tantrisme et  son rapport à la sexualité en rappelant que le tantrisme est avant tout une démarche spirituelle de découverte de soi et de l’autre.

  • Sexualité tantrique (sexualité sacrée)

    union tantrique

    La sexualité tantrique, une voie vers l’amour inconditionnel.

    Les philosophies orientales considèrent la sexualité comme un élément fondamental du développement physique, psychologique, émotionnel et spirituel. Dans ce contexte, la sexualité est considérée comme sacrée, participant à une véritable transformation intérieure capable de mener à l’Éveil. Extrait du livre « L’Eveil de la femme à la sexualité tantrique » de Shakti Malan, qui nous initie au pouvoir sacré de la sexualité féminine.

    À quoi le féminin est-il réceptif – à quoi nous ouvrons-nous ? Il y a de nombreuses façons de répondre à cette question. L’une d’elles est de dire que nous nous ouvrons à la source, à l’essence, au divin, à tout ce qui est. Dans le Tantrisme hindou, la force transcendante est représentée par le Shiva lingam. Shiva est le principe mâle transcendant, tout entier dans sa focalisation sur un point. Son pénis est le symbole de l’énergie qui monte à travers les chakras.

    Lorsque Shiva pénètre Shakti, le principe féminin, elle ressent sa connexion à la source. Physiquement, dans notre corps, notre connexion à la source, à l’énergie de tout ce qui est, commence dans le périnée ou chakra de base. C’est là le point à partir duquel nous nous relions à la terre, à la grande source d’énergie à laquelle nous pouvons puiser. Lorsque le lingam s’élève dans la yoni de la femme, la kundalini monte depuis le chakra de base à travers tous les autres chakras. La montée d’énergie poursuit son chemin au-delà de l’endroit où s’arrête la pénétration physique. La tâche du masculin est de garder la concentration sur le fait de dresser son lingam. Sans chanceler ni se laisser distraire, il se concentre sur la force de transcendance qui s’élève à travers le corps. Dans la pratique Tantrique, cela veut littéralement dire que l’homme ne lâche pas la concentration portée sur son pénis. Lorsque la femme s’ouvre pour recevoir cette force transcendante, elle permet à sa propre énergie de s’élever à l’infini. En faisant cela, elle amène l’homme avec elle dans cette expérience. (…)

    tumblr_muswpfnnPk1sksqofo1_500Lorsque l’énergie sexuelle se déploie dans le corps d’une femme, la kundalini semblable à un serpent s’éveille et commence à se dérouler.Cela ressemble tout à fait à un serpent qui sort de son enroulement – un mouvement en rondeurs, qui part en spirale vers le haut. C’est ce mouvement qui va vous ouvrir à l’inconnu. Un phénomène curieux mais très clair dans la danse céleste est que l’énergie vous demande d’avoir confiance, d’abandonner complètement tout contrôle. Lorsque la kundalini commence à bouger, cela peut donner l’impression d’un courant qui ondule depuis la base du corps et qui monte. Elle peut vraiment bouger comme un serpent qui se déroule. Mais ce serpent, c’est la kundalini, la force universelle de vie. C’est l’ouverture à l’énergie de votre essence.

    En bougeant à travers votre corps, elle va mettre en mouvement l’énergie qui est prête à être transformée. Il peut en résulter des sensations physiques, des sentiments et émotions qui vous traversent, parfois fugitivement, parfois sur de plus longues périodes de temps. Si vous voulez permettre à la danseuse céleste de se manifester, tout ce que vous pouvez faire alors est de vous en remettre, dans la confiance et l’ouverture, au flux de votre propre force vitale. Cela peut vous donner l’impression que votre corps bouge avec des façons qui ne vous sont pas familières. Vous pouvez même ressentir des émotions que vous ne savez pas situer. C’est là la nature de la danse céleste. Elle vous amène au-delà du connu, au-delà du sentiment de soi qui vous est familier. C’est là, d’après mon expérience, une qualité essentielle du féminin. Lorsque nous nous ouvrons au féminin, nous accueillons la forêt sombre qui est au cœur de notre être. Nous entrons dans l’inconnu. Nous faisons preuve de notre bonne volonté à ne pas savoir : ne pas savoir où nous allons, ni même savoir que nous sommes là – à un moment donné de ce que nous vivons.

    210px-YabyumSoyez même prête à laisser tomber tout attachement à votre apparence. Il m’est souvent arrivé dans la danse céleste avec un partenaire que l’homme ensuite, ou à ce moment-là, dise quelque chose sur le changement total qui se produisait dans mon apparence physique. Prenez-en considération à quel point, en tant que femmes, nous sommes attachées à notre apparence. Nous mettons une grande énergie à contrôler cette dimension de notre être. Nous évaluons et jugeons qui nous pensons être en fonction de ce que nous voyons dans le miroir. Notre identité égotique, notre sentiment de nous-mêmes, prend forme autour de la façon dont nous percevons notre reflet. En réalité, vous et moi ne sommes pas des formes fixes. Nous sommes des vagues d’énergie qui bougent et vibrent en permanence. Nous ne sommes pas ce que nous pensons. Nous avons des corps énergétiques qui vont bien au-delà des limites du corps physique. La danse céleste va vous demander d’être prêtes à abandonner de telles identifications, dans le ciel sans limites.

    Lorsque les vagues de l’énergie sexuelle commencent à monter dans le corps de la femme, cela déclenche spontanément dans tous ses muscles une danse de la création. Ses muscles bougent légèrement, sans effort ; ils expriment pleinement la jubilation, l’énergie qui circule à travers eux. À un moment donné, l’énergie arrive au chakra du cœur. La félicité qu’une personne ressent lorsque la kundalini remplit son cœur est difficile à décrire. C’est la pleine et délicieuse force d’amour qui monte en vous pour vous emplir sans fin. Lorsqu’on fait l’expérience de l’amour inconditionnel à ce degré de plénitude, il veut jaillir de nous. Chez une femme, l’énergie va de son propre gré bouger dans ses bras : ils vont commencer à flotter en l’air et s’animer en une danse spontanée de création. La kundalini court réellement dans tout notre corps, elle nous fait lever les bras et transporte tout notre être.

    Avez-vous déjà vu des images de déesses hindoues avec leurs nombreux bras déployés dans toutes les directions ? Je suis convaincue que cela doit être une représentation de la déesse dans sa danse céleste, la déesse en train de danser dans la béatitude du ciel de l’amour inconditionnel. Abandonnant passé et futur, elle crée spontanément, à partir de la profonde sagesse de l’âme. Que crée-t-elle avec cette énergie magique ? Spontanément, dans le moment présent, elle crée tout ce qui est à créer là. Elle crée ce qui n’existait pas auparavant. Laissant tomber la réalité partielle de l’ego pour la vérité intemporelle de l’âme, elle manifeste l’amour inconditionnel et l’envoie dans le monde.

    Article paru sur INREES.

  • Le cri de la terre en nous (spiritualité)

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    Ce que j'ai souvent essayé de transcrire dans mes romans...

     

     


    Entendre le cri de la terre en nous

     

    Eric Tariant

    Entretien avec Joanna MacyJoannaMacy 14_PhotoForPrintDocteur en Philosophie, Joanna Macy, spécialiste du Bouddhisme, de la théorie Générale des Systèmes et de l’Ecologie profonde, est une fondatrice de l’Eco-philosophie et de l’Eco-psychologie. Elle est également une voix respectée des mouvements pour la paix, la justice sociale et un environnement sain. Elle a créé, il y a plus de quarante ans, un outil puissant pour se reconnecter et se réconcilier avec la terre à une époque où beaucoup d’êtres humains souffrent des graves atteintes portées à la nature. Son approche baptisée Le travail qui relie vise, en reconnaissant notre douleur pour la terre au lieu de la réprimer, à aider chacun d’entre nous à prendre part au changement de cap 

     

    : le passage d’une société de croissance industrielle autodestructrice à une société compatible avec la vie.

     

    Edmond Rostand : « C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière; il faut forcer l’aurore à naître en y croyant

     

    Quand et comment avez-vous découvert l’approche que vous avez baptisé le Travail qui relie ?

    Cela a été une sorte de cri du cœur né lors de mes années de lutte contre le nucléaire civil et militaire et contre les risques qu’ils représentent pour la santé publique. Je me suis engagée, dans les années 1970, dans un mouvement citoyen visant à poursuivre la compagnie d’électricité Dominion Virginia Power eu égard à son usage dangereux et insouciant de l’énergie nucléaire. J’ai mené des recherches, que la science a corroboré par la suite, qui ont montré que l’on observait des cas de cancers et de fausses couches plus fréquents aux abords des réacteurs nucléaire et des lieux de stockage d’armes nucléaires. J’ai commencé à dénoncer les risques de santé publique liés à ces techniques et à les révéler au public en pensant que la population locale se lèverait contre le nucléaire. Je me suis retrouvée face à un mur de silence et d’incompréhension. Les gens se fermaient comme des huitres et refusaient de savoir, parce que les dangers que je révélais leurs faisaient peur. Cette expérience a changé ma vie. Cherchant à comprendre ce qui déclenchait une telle apathie alors, qu’au plus profond d’eux même, ces hommes et ces femmes étaient attachés à leur terre, j’ai compris que l’information seule ne pouvait qu’accroître la résistance.

    La réponse n’était pas de dire aux gens la vérité mais de libérer leur voix intérieure. Nous savons tous, au plus profond de nous même, que le monde traverse une situation de crise grave, mais nous ne supportons pas ce constat. Il faut se parler à soi-même et digérer cette information affectivement afin de débloquer les émotions refoulées, clarifier l’esprit et libérer nos énergies. C’est pour cela que l’on nous avons baptisé ce travail, le Travail qui relie.

     

    Pourriez-vous nous donner un aperçu des méthodes et du processus du Travail qui relie ?

    Il s’agit de donner la possibilité aux gens de ressentir et de partager avec les autres leurs sentiments les plus profonds concernant les dangers qui menacent notre planète. Il faut dire la vérité sur les dangers d’holocauste nucléaire et les menaces liées à la détérioration de notre environnement. Loin de nous détruire, seul ce ressenti permet d’élaborer les réponses nécessaires pour prévenir ces périls. La finalité du Travail qui relie est d’aider les individus à découvrir et à faire l’expérience de leurs connexions innées, entre eux et avec les forces d’autoguérison systémiques de la toile de la vie. Nous fournissons aux gens des méthodes qui leurs permettent de faire l’expérience de cette interdépendance et de leur responsabilité vis-à-vis des générations passées et avenir et des autres formes de vie. Depuis quelque temps, je mets particulièrement l’accent sur le travail avec le temps. Quand nous nous ouvrons à l’existence du futur et du passé, la connexion profonde avec nos ancêtres et avec les générations futures est source de puissance. Notre véritable nature est beaucoup plus ancienne et plus inclusive que notre personne isolée. Nous sommes intrinsèques à notre monde vivant comme les arbres et les rivières, tissés des mêmes flux complexes de matière-énergie et d’esprit. Ce travail témoigne du fait que l’on peut souffrir avec notre monde. « Souffrir avec » étant la traduction de la compassion. Il permet de nous libérer de la croyance erronée de la séparation et de s’identifier au Soi écologique selon le vocabulaire de l’écologie profonde. Il génère de la créativité, libère notre force intérieure et crée de la solidarité entre les hommes pour travailler au Changement de cap.

     

    Qu’est ce que ce Changement de cap que vous évoquez ? S’agit-il d’une transition écologique ?

    Le Changement de cap est le nom que nous avons donné pour évoquer la transition d’une société de croissance industrielle autodestructrice vers une société qui soutient la vie. Il s’agit d’un moment crucial. Alors que la révolution agricole, survenue il y a 10 000 ans, s’est déroulée sur plusieurs siècles, et que la Révolution industrielle s’est réalisée sur plusieurs générations, cette révolution écologique doit advenir en l’espace de quelques années. Nous vivons en ce moment cette troisième révolution qui sera plus radicale que les précédentes car elle ne concerne pas seulement la politique économique, mais aussi les habitudes et les valeurs qui la soutiennent. Quelque chose de tout à fait significatif pour notre avenir est en train de se passer. Cette révolution survient au moment où est en train de se produire une destruction progressive de la vie sur notre planète -ce que j’appelle le grand effilochage- qui se produit lentement sans que l’on y prête attention.

     

    Cette transition est elle déjà bien avancée à vos yeux ?

    Oui. Mais, elle n’est pas perçue par l’homme de la rue parce que les medias contrôlés par les grandes entreprises n’en rendent pas compte. Elle se traduit par l’émergence de nouvelles façons de penser, de faire et de se relier aux autres et au monde.

     

    Pensez-vous que nous allons atteindre prochainement la masse critique qui enclenchera ce basculement vers ce nouveau paradigme ?

    Oui, je le pense. Il peut arriver très prochainement, mais l’effondrement de notre civilisation prendra, elle, du temps du temps. Il faut bien prendre conscience, en même temps, qu’en cumulant les problèmes du changement climatique et de la perte massive de la biodiversité, nous pouvons arriver à un point de non retour, ce que les scientifiques essayent de nous dire sans trop de succès.

     

    Qu’est-ce que le Soi écologique que vous évoquiez précédemment?

    Ce concept, inventé par le philosophe norvégien Arne Naess, signifie que nous sommes une partie vivante d’un grand corps vivant qui est la terre. Cette prise de conscience permet de repousser les frontières étroites de notre propre intérêt personnel et d’augmenter notre bonheur. Avec le Soi écologique, le désir de protéger et de défendre dépasse le stade de l’égo étroit et du soi social pour embrasser tout le monde vivant, les arbres, les forêts, la mer et le plancton qui sont nos poumons extérieurs. Le Soi écologique nous donne un pouvoir incroyable, et un immense sentiment de bien être.

     

    Vous avez publié, au printemps dernier, un livre intitulé « Espérance active ». Qu’entendez-vous par espérance active ? En quoi l’espérance active se distingue-t-elle de l’espoir ?

    L’espérance active ne se réfère pas à quelque chose que vous possédez, mais à quelque chose que vous réalisez, que vous construisez. Il est tout à fait possible de prendre part au changement de cap même quand on n’a plus d’espoir et que l’on broie du noir. La culture américaine, qui est la mienne, donne beaucoup d’importance à l’optimisme vue comme un signe de bonne santé mentale et comme une recette de succès. L’espoir et le désespoir ne sont que des sentiments. Nous ne devons pas les laisser nous tyranniser et nous empêcher d’agir. On peut parfaitement agir pour la survie de la vie, même quand l’on éprouve un sentiment de désespoir ou un grand pessimisme. Nous sommes des êtres vivants sur une terre vivante. Nous sommes nourris par la vie, par ce système vivant qui est notre corps plus vaste. Aussi déprimante que peut apparaître la réalité, on ne s’enferme véritablement dans la dépression que si l’on refuse d’agir, si l’on se ligote soi-même.

     

    Vous évoquez, dans votre livre, la nécessité de la contemplation et de l’émerveillement. En quoi sont-ils si importants pour agir pour le maintien de la vie ?

    Il s’agit de transformer le désespoir en « empowerment » selon le mot anglais, ou en « empuissancement » en Québécois. Le parcours que nous proposons s’effectue en quatre étapes : de l’émerveillement, à la reconnaissance de la souffrance qui permet de changer de regard puis de s’engager.

    La reconnaissance et l’émerveillement constituent un processus essentiel commun à toutes les religions et traditions de sagesse. Les anthropologues ont pointé du doigt que le premier mouvement de l’esprit humain est celui de l’interrogation et de l’émerveillement. Nous pouvons voir grâce à nos yeux et entendre grâce à notre ouïe. Malheureusement, dans le système capitaliste actuel, ces sens se trouvent atrophiés. Le moteur du capitalisme est l’insatisfaction. Celui-ci ne fonctionne qu’autant que les hommes se sentent insatisfaits et incomplets. Et pour compenser cette insatisfaction, ils ne cessent d’acheter. Tout l’édifice repose sur la publicité qui nous fait croire que nous n’avons jamais assez, qu’il nous faut toujours plus pour exister. L’émerveillement est un acte réellement révolutionnaire et politiquement subversif. Il nous permet de nous éveiller à l’essentiel et de veiller à l’essentiel. Pour que nous ne perdions jamais le contact avec l’indicible.

     

    S’agit-il de laisser le monde agir à travers nous ?

    Quand dans la seconde phase du Travail qui relie, nous reconnaissons la peine et l’angoisse que nous éprouvons face à la dégradation de notre environnement, si nous choisissons de ne pas réprimer celle ci mais de pactiser avec elle en la regardant en face, ce sentiment devient distinct de l’ego. Avec cette sensibilité nouvelle, ayant retrouvé notre pouvoir personnel, nous sommes prêts pour l’action juste qui demande à être réalisée ici et maintenant. L’engagement permet de vivre la sensation que quelque chose agit à travers nous. Et plus nous nous mettons au service de la Terre et de l’humanité plus nous devenons nous même. Interrogé sur ce que serait notre plus grande urgence aujourd’hui, le moine zen Thich Nhât Han a répondu : « Entendre le cri de la Terre en nous. » La crise écologique naît en nous.

     

    Il faudrait, selon vous, entendre et honorer la douleur que nous ressentons pour la Terre pour rompre le cercle vicieux dubusiness as usual qui agit à la manière d’un envoûtement.

    Débloquer la souffrance que nous éprouvons à l’égard de la destruction de la terre permet de nous relier à la toile de la vie. Quand nous considérons que nous sommes à l’origine de cette souffrance, le cœur et l’esprit s’ouvrent et nos voix sont libérées. Nous pouvons commencer à prendre la parole haut et fort avec courage.

     

    Comme tout parcours humain, le Travail qui relie ne peut faire l’impasse de l’expérience de l’échec, de la frustration…

    C’est inévitable. Nous vivons dans une civilisation qui est peu à peu en train de se défaire. Il n’y a donc aucun moyen d’échapper à ces sentiments. Ceux-ci ne nous entravent pas pour autant parce que nous savons que sommes soutenus par les forces énormes de l’évolution de la vie. Nous ne devons pas avoir peur de la souffrance.

     

    Que dites vous aux personnes qui suivent vos ateliers pour maintenir leur flamme dans le contexte actuel ?

    Je les invite à prendre conscience du fait qu’elles vivent une heure révolutionnaire, où la terre et la beauté de ce monde peuvent encore être préservées. Chacun à un rôle à jouer dans ce processus. Il nous faut reconnaitre avec émerveillement que nous avons le futur entre nos mains et que nous avons la chance de pouvoir être l’artisan de ce travail.

     

    Pour illustrer les défis que nous devons affronter au cours du changement de cap, vous évoquez la prophétie de Shambhala ? De quoi s’agit il ?

    Le Vénérable Dru-gu Choegyal Rinpoche de la Communauté de Tashi Jong dans le Nord de l’Inde en donne une belle interprétation. De grandes puissances barbares ont surgi qui dépensent leurs ressources en préparatifs destinés à s’anéantir mutuellement. Lorsque l’avenir de toute vie sensible est suspendu au plus frêle des fils, le royaume de Shambhala émerge. Celui ci n’existe que dans le cœur et l’esprit des guerriers du Shambhala. Un grand courage moral et physique est requis de ces guerriers qui vont devoir se rendre au cœur même de la puissance barbare, dans les recoins des citadelles où les armes sont fabriquées et gardées afin de les démanteler. Les guerriers en ont le courage car ils savent que ces armes ne sont que des créations mentales. Fabriquées par l’esprit humain, elles peuvent être défaites par l’esprit humain. Ils savent que les dangers qui nous menacent ne viennent que de nos propres décisions, de notre style de vie, et de nos relations avec les autres. Pour se préparer à l’action, les guerriers s’entrainent en utilisant deux armes : la compassion et la prise de conscience. Les deux sont indispensables et doivent être conjuguées insiste le Rinpoche. La compassion donne l’énergie, la puissance et la passion nécessaires pour avancer. Mais, elle ne peut être utilisée seule, il faut lui adjoindre la prise de conscience de l’interdépendance radicale de tous les phénomènes. Grâce à la perception de cette interdépendance, nous savons que les actions entreprises dans une intention pure se répercutent sur l’ensemble de la toile de la vie.

     

    Propos recueillis par Eric Tariant

    Lire :

    « Ecopsychologie pratique et rituels pour la terre. Retrouver un lien vivant avec la nature ». Editions Le Souffle d’or, 2008. De Joanna Macy et Molly Young Brown.

     

    « Active Hope. How to face the mess we’re in without going crazy”. De Joanna Macy et Chris Johnstone (New World library 2012).

     

    Consulter:

    Le site de l’association Roseaux dansants qui « a pour mission la recherche et le développement dans les pays francophones du Travail qui Relie de Joanna Macy, ainsi que des approches sœurs telles que l’Ecopsychologie, la Conscience du corps, la Nature primordiale et leMouvement de Transition »

    www.roseaux-dansants.org