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Irène Grosjean ou la vie en abondance (alimentation)
- Par Thierry LEDRU
- Le 28/12/2015

IRÈNE GROSJEAN OU LA VIE EN ABONDANCE
27 DÉC , 2015
Irène Grosjean ou la vie en abondance. La vie est une abondance. La vie est belle, la vie est la pleine santé et l’amour. C’est ce genre de pensées qui me viennent à l’esprit directement quand je pense à Irène Grosjean et à cette magnifique video. Je l’ai découverte pour la première fois il y a un peu plus d’un an, elle est arrivé à moi naturellement, au bon moment, comme par magie. Ce moment particulier où je commençais petit à petit à tout remettre en question, ça passe forcément par l’alimentation, le carburant pour notre véhicule terrestre, la base de tout, le point de départ. Cette vidéo m’a profondément bouleversé sur le moment, je n’en revenais pas de tout ce que j’entendais, ça me semblait d’un bon sens évident mais j’étais passé à côté de l’essentiel, bien ancré dans mes mauvaises habitudes. Cette video (ainsi que d’autres que je vous partagerais plus tard) a été un accélérateur incroyable pour mon éveil et c’est pourquoi aujourd’hui j’avais envie de la partager avec vous.
Je l’ai revue il y a quelques jours et j’avais oublié la puissance de ces mots, la force des images mais surtout l’expérience de cette magnifique dame qui pourrais être notre grand-mère à tous. Une grand-mère bienveillante qui a compris le sens de la vie, qui a compris comment la vie fonctionne, une grand-mère qui nous transmet avec amour ce message. J’ai commencé à partager cette video à quelques amis proches et j’ai vu directement sur eux l’impact qu’elle peut avoir, donc à présent il est temps de la partager également ici pour qu’elle soit vue par vous tous qui suivez mes aventures de vie.
Personnellement, depuis petit je n’ai jamais beaucoup aimé les légumes. Quelques fruits de temps en temps mais sans plus. Mes parents se sont souvent battus pour me faire manger sainement, sans grand succès. Arrivé à l’adolescence, j’ai plongé inconsciemment dans la mal-bouffe. Par exemple, j’avais toujours une bouteille de coca au pied de mon lit ainsi que toutes sortes de merdes industrielles. Je me suis « nourri » des années sans me poser de question, je trouve ça dingue maintenant mais sur le moment je ne réalisais vraiment pas l’importance de tout ça, j’étais déconnecté. Le sucre agit comme une drogue c’est prouvé, donc j’étais comme drogué à tout ça. Sans oublier la cigarette et l’alcool que j’ai aussi complètement arrêté depuis. Mon corps m’a envoyé des signaux à plusieurs reprises mais je ne les entendais pas. J’ai subi une très grosse acné pendant plusieurs années très difficile à faire partir et je ne me rendais pas compte que c’était lié directement à mon alimentation. Je préférais chercher une solution via un traitement chimique plutôt que de voir la réalité en face. Il faut dire que lorsqu’on est en plein dedans on vibre à un niveau correspondant à ce qu’on mange, donc forcément on passe à côté de choses qui me paraissent maintenant très logique. Une leçon de plus de la vie.
Après plus de 10 ans de mal-bouffe et d’inconscience, j’ai enfin pu ouvrir les yeux et je me suis remis en question. Je remercie la vie de m’avoir permis de perdre mon travail et d’avoir eu du temps pour moi. Du temps pour m’occuper de mon corps et réaliser que la nourriture était la base de tout. Comme ça a aussi un impact sur nos pensées j’ai vu ma vie se transformer petit à petit et vous en êtes à présent les témoins. Mon alimentation a beaucoup changé, je ne mange plus rien d’industriel, plus de produits transformés, plus de sucre blanc, plus de soda, plus de viande (sauf quelques rares exceptions), plus d’alcool. Je suis en transition alimentaire. Je suis de plus en plus ouvert sur la vie et sur ce que la nature à mis à notre disposition pour nous épanouir donc à présent je mange beaucoup plus de fruits, de légumes, des soupes, des graines et des noix, bref tout ce qui est vivant et bénéfique pour la santé. Plus j’avance et plus je découvre que la nature est magnifique et a tout prévu pour nous rendre heureux et en pleine santé.
Depuis 2 jours, j’ai pris le temps de bien réécouter le message d’Irène. J’aimerais partager avec vous quelques réflexions et mettre en avant certains passages clés de la video. Mais avant d’aller plus loin, voici le lien pour voir ou revoir cette magnifique leçon de vie et d’amour:
« Que ton aliment soit ton seul médicament . » Hippocrate
Ce serment d’Hippocrate on l’a tous entendu au moins une fois dans notre vie et pourtant… Combien l’applique vraiment ? En une phrase tout est dit. Que notre alimentation soit notre seul médicament, que notre alimentation nous préserve des maladies et qu’elle nous garde en bonne santé. A l’origine quel est la nourriture de l’homme ? Bien avant notre soit-disant évolution. C’est sur ce terrain qu’Irène Grosjeannous transmet son savoir et son expérience.
Irène est naturopathe depuis 1960, depuis toute petite elle a toujours voulu guérir (gai-rire) et faire le bien autour d’elle. La vie lui a montré la voie à travers des exemples douloureux de maladies qui ont touché ses proches, sa mère, son mari. Grâce à ces expériences, elle a pu voir plus loin, chercher, comprendre, apprendre… Puis soigner, guérir et transmettre son savoir. Elle nous rappelle d’une belle façon les lois fondamentales de la vie. Les lois de base, les règles à suivre pour être en bonne santé et c’est assez simple au final: manger ce qui est prévu pour nous à l’origine. Manger vivant.C’est le point de départ.

Une alimentation saine est composée de fruits, de légumes, de racines tendres, de graines germées. Les graines germées c’est le super aliment de reconstruction par excellence (20 à 40x plus riche en protéine que la viande, 4x plus riche en calcium que les produits laitiers…). Tout ce qui est prévu pour le bien de notre corps est dans la nature. Malheureusement on est tombé dans une génération déconnecté de la Terre avec les supermarchés, l’agro-alimentaire, la mal-bouffe qui nous détruit petit à petit. C’est un gros débat mais il suffit de se renseigner un minimum par soi-même pour mieux comprendre.

Nous avons un système digestif semblable à celui des grands singes. Des intestins très long et des petits reins très faibles, ce sont des intestins de frugivore. Irène nous pose la question. « De quoi se nourrissent les grands singes ? » De cueillettes, de fruits, de feuilles et de racines tendres qu’ils ne font pas cuire. Qu’est-ce qui les empêche de faire 200 kg de muscle ? Le carnivore, lui, a des intestins très court et des reins très puissant pour filtrer l’acide urique produit par la digestion carnée. Tout ça me semble tellement logique à présent que j’ai du mal à réaliser d’être passé à côté de cette évidence. Il faut dire que la société actuelle ne nous aide pas à nous diriger vers le chemin de la vie, le chemin du vivant, le chemin de la connaissance et de l’amour.
« Si vous étiez lâché dans la nature comme un animal sauvage, vous n’avez pas d’outils, vous n’avez que vous (toutes les espèces de la création se nourrissent par leur propre moyen). Vous faites quoi ? Vous manger quoi ? Est-ce que vous allez attraper un lièvre, un sanglier ou un oiseau lui tordre le cou et mordre dedans comme un carnivore le fait ? Est-ce que vous pouvez faire ça ? »
Pour Irène, la plus grave erreur que nous avons fait est de cuire nos aliments. C’est à partir de ce moment que tout a basculé…

« Nos aliments doivent nous transmettre l’énergie de l’eau, de la terre, de l’air et du soleil qu’ils ont puisés dans ses éléments. Et notre carburent essentiel c’est l’énergie, l’énergie de la vie. Quand on a cuit nos aliments ils n’ont plus d’énergie. Si on cuit des graines et qu’on les met dans la terre, la récolte est vite faite, il n’y en a pas et si on fait couver des oeufs cuit dur, il y a une poule qui risque d’attendre longtemps ses poussins. »
Cette video nous permet aussi de mieux comprendre le fonctionnement de notre corps. On apprend que nos cellules baignent en permanence dans un liquide (la lymphe) et que la qualité de ce liquide est tout aussi importante que la qualité de la nourriture que nous mangeons. Il est donc important de pouvoir se nettoyer également de l’intérieur. Elle le soulignera plusieurs fois dans la video. Il faut nettoyer ses « humeurs », nettoyer son corps de tous les résidus qui s’accumulent à l’intérieur. J’ai également lu récemment une nouvelle scientifique qui prouvait que le cerveau était lié au système immunitaire et que nos émotions sont liées directement à ce qui se passe dans notre corps. Tout est connecté, tout est lié. Notre corps est un Tout, nous sommes un Tout dans cet univers. Nos cellules sont très intelligentes, elles peuvent capter les vibrations, les ondes. Et vu que tout est vibration, il est aussi assez logique d’apporter à nos cellules des éléments vivants et naturels pour augmenter nos vibrations et nous (re)connecter à l’intelligence universelle (que certains appelleront Dieu).
« La vie est Simple avec un grand s majuscule. Le diable a tout compliqué pour mieux perdre les hommes. Dès que c’est compliqué, moi je me sauve. Les choses sont simple, tellement simple qu’on pourrait penser qu’elles sont simplistes mais non, la simplicité est un grand luxe mais malheureusement actuellement accessible à très peu d’être. Respectez les lois de la vie au maximum, ce qui est un véritable bonheur car elle nous a tout donné pour nous régaler, pour que tout aille bien sur tout les plans. »
Tout ça nous amène à comprendre qu’il est important d’apporter à notre corps une alimentation adaptée mais qu’il faut aussi que nos cellules baignent dans un liquide propre ou pure. Un autre point important abordé dans la video est l’élimination. Vu nos modes de vie et ce qu’on a pu apporter à notre corps, c’est un point à ne pas négliger.
« Le corps est toujours à la recherche de son équilibre le plus parfait »
Dès que notre corps le peut, il élimine. L’importance de jeûner pour aider notre corps à faire ce nettoyage. Toutes les religions le conseille et ce n’est pas pour rien. Jeûner de temps en temps va permettre au corps de faire son travail car tout ce qu’il n’aura pas pu éliminer il va le stocker dans ses humeurs profondes. Depuis que j’ai compris ça, je commence à jeûner quand j’en ressent le besoin. Par exemple, pour cette fin d’année 2015 je pense jeûner 2, 3 jours pour pouvoir démarrer 2016 en beauté. Le fait de ne pas manger permet aussi de s’accorder du temps avec soi-même, ça nous permet d’y voir plus clair pour la suite de notre vie sur Terre. C’est quelque chose de tout nouveau chez moi et que j’apprécie énormément.
« On a fait des salles de bains pour nettoyer l’extérieur de notre corps mais on n’en a pas fait pour l’intérieur. Il est certain qu’il faut apprendre à nettoyer l’intérieur de notre corps et la nature nous a donné des plantes et tout ce qu’il faut pour faire ce petit nettoyage. »

Par définition, la naturopathie comprend le fonctionnement du corps et l’aide à éliminer les résidus toxiques. C’est un peu l’inverse de la médecine classique qui est là pour arrêter la douleur, supprimer ce qui nous gène sans chercher la cause profonde. La naturopathie est un domaine qui m’intéresse énormément, j’espère pouvoir un jour me former à cette discipline et apprendre encore davantage que ce que j’ai déjà appris par moi-même. Et vu qu’on apprend tout le temps, ça ne pourra que m’être bénéfique. Ce que j’apprécie beaucoup dans la naturopathie c’est la vision holistique du corps (une vision globale), car tout est toujours lié et fonctionne ensemble dans un même but, ça marche pour le corps mais aussi pour tout le reste.
« Le vrai travail d’un thérapeute naturel c’est de redonner de l’énergie au corps, de lui apporter les éléments qui lui sont nécessaire pour qu’il ai l’énergie nécessaire pour se débarrasser de ce qui l’encombre. C’est tout simple, il faut l’aider à le comprendre »

Voir aussi: Mon stage de crudivore chez Irène Grosjean (Staudt Marie-Laure – santé-autrement.com)
Ce qui m’a agréablement surpris dans cette video c’est d’apprendre qu’il y a un centre de santé en cours de création au Maroc avec un médecin suisse et des médecins français. Ce sera une école pratique de santé sur un terrain de 20 hectares irrigués avec plus de 2000 arbres fruités. Bref, un vrai paradis ! J’espère pouvoir me rendre dans ce petit paradis et vous en reparler sur le site dans les mois qui viennent. On verra ce que la vie me réserve, en tout cas ça me plairait beaucoup de découvrir ce lieu.
En regardant cette vidéo, on ne peut qu’être touché par le message. J’apprécie aussi le franc-parlé d’Irène. Que ce soit pour les vaccins, pour le mensonge autour du lait de vache ou pour l’énorme bizness de l’industrie pharmaceutique, elle s’exprime sans peur et ouvertement. J’espère que son livre pourra sortir un jour, si un éditeur a le courage de le sortir.
« Les vrais richesses ne s’achète pas et ce n’est pas avec de l’argent qu’on les achète. Les vraies richesses sont celle de la vie et ça commence par la santé, c’est à dire par notre équilibre parfait. Tout le reste c’est de l’illusion. A l’heure actuelle le monde civilisé vit dans l’illusion, le pouvoir, la peur, l’intérêt mais tout ça ce sont des fausses valeurs, la vie c’est autre chose, c’est beaucoup plus simple et beaucoup plus merveilleux. »
La maladie (mal à Dieu)…
« Nous ne sommes pas malade par hasard, ni à cause des microbes, ni à cause des virus. Nous sommes malades parce que nous avons fait des erreurs alimentaires que notre corps, qui est toujours à la recherche de son équilibre le plus parfait, essaie d’éjecter ce qui le fatigue, ce qui peut le rendre douloureux… »
J’aime beaucoup le passage dans la vidéo où Irène raconte l’histoire de son petit fils qui, un jour, passe près d’elle avec des amis et il cache derrière lui un Mars. Irène le voit et lui dit:« Vous savez mes petits, la vie nous a tout donné pour que l’on soit heureux, qu’on s’aide, qu’on s’entraide, qu’on s’aime et qu’on fasse de la vie un véritable paradis. Mais voilà, sur la Terre, la nature n’est pas toute seule, il y a un petit diable qui s’y ai glissé et qui ne veut pas que la nature gagne, il veut que les hommes se battent, souffrent, soient méchants. »Mais comment il a fait ? demande les enfants. « C’est tout simple, tout ce que la nature nous a donné c’est vivant, tout ce que le diable nous a donné c’est mort. Avec des éléments vivants on fait de la vie et du bonheur, avec des éléments morts on fait de la maladie et du malheur. » Puis son petit fils revient un peu plus tard avec une pomme dans la main et est fier de la montrer à Irène. Il a compris le message et le partage avec ses camarades. C’est une histoire très belle et tellement logique. Irène conclut en lui disant qu’il pourrait planter tous les Mars qu’il veut, il n’aurait jamais de récolte car ils sont mort mais si il plante sa pomme, il va récolter un pommier qui lui fera aussi d’autres pommiers et tout ça à l’infini. Une belle leçon de vie.

Les fréquences, la vie
« Il est certain que quand nos cellules reçoivent les aliments qui leur apporte l’énergie dont elles sont besoin elles peuvent capter les fréquences les plus élevées sur lesquelles sont véhiculées les idées, les sentiments et tous les éléments qui vont faire de notre vie un état merveilleux. A partir du moment où nos cellules sont épuisées, carencées, asphyxiés, mal nourries et qu’elles baignent dans un milieu empoisonné elles chutent de fréquence, elles ne peuvent plus capter les fréquences élevées. C’est à ce moment qu’on fonctionne à l’envers et les idées que l’ont reçoit ne sont non plus constructives mais destructrices. Les sentiments que l’on peut générer ne sont plus des sentiments d’amour, de communion, ce sont des sentiments de distancions, de destructions. Et là on a fait toutes les guerres, tous les conflits, et on a fait toutes les souffrances et la misère du monde. »
« Pour penser, pour aimer, pour agir, il faut que notre corps, que notre laboratoire à vivre fonctionne parfaitement et en harmonie avec l’intelligence universelle. Et là tout va bien, nous sommes fait exactement comme les cellules de notre corps dont le rôle est d’oeuvrer l’une par l’autre et l’une pour l’autre au profit de l’ensemble. Notre rôle sur Terre il est le même. Oeuvrer l’un par l’autre et l’un pour l’autre au profit de l’ensemble. Mais pour ça il faut être bien. »
L’inconscience de qui nous sommes vraiment
« On est inconscient, on est passé à côté des merveilles de la vie. Il nous a été dit quelque part: « Vous avez des yeux mais vous ne voyez pas, vous avez des oreilles mais vous n’entendez pas. » nous sommes inconscient et nous sommes passé à côté des véritables valeurs de la vie et on le paie cher. On le paie très cher, on vit dans l’illusion, dans le conditionnement, on n’est plus maître de soi, on est dominé, on est balancé, chahuté et on souffre. Est-ce que ce serait pas ça l’enfer par exemple ? »
La médecine classique
« Il y a des médecins qui ont conscience que la médecine que la faculté leur a appris n’est pas une médecine de santé. On leur a appris en réalité à éteindre les voyants rouges. Chaque fois que le corps du malade essaye d’éliminer, il est en souffrance et en difficulté. La faculté a appris aux médecins à arrêter ce phénomène qui rend malheureux et malade sur le moment. En faisant de cette façon, sans comprendre les lois de fonctionnement de notre organisme, on a fait des maladies de plus en plus profonde et de plus en plus grave. Et à force de demander au système immunitaire de se taire, celui ci fini par devenir muet. »
Pour terminer ce partage, j’espère que cette video vous aura parlé autant qu’à moi car elle m’a profondément changé. J’ai apporté dans ma vie beaucoup de changement depuis ce moment où je l’ai découverte et j’ai pu voir directement ce que ça a provoqué en moi. J’ai beaucoup plus confiance en la vie et en moi-même depuis que je m’alimente mieux et que je n’intoxique plus mon corps directement. Je suis sur un chemin qui ne fait que de commencer et je suis vraiment heureux d’avoir pris cette nouvelle route même si au début tout était encore inconnu pour moi. Le partage est au coeur de ma vie et c’est la même chose pour Irène qui clôture la video de cette façon. L’importance de communiquer son savoir et ses connaissances, de partager son expérience. Rien ne nous appartient et tout appartient au monde entier. C’est aussi ma vision des choses. N’hésitez pas à partager la video autour de vous ou cet article si vous avez aussi été touché. Un grand merci au Chou Brave pour cette magnifique réalisation et pour leur travail avec le magasine papier et les videos sur internet. Vive la vie. Prenez soin de vous et de vos corps. Paix.
Stéphane
« Parce qu’il ne sert à rien de savoir des choses si ces choses ne servent à rien »
Le site internet d’Irène Grosjean: www.santenaturopathie.com
Featured, Naturopathie, Irène Grosjean, La Vie En Abondance, Santé, Le Chou Brave,Medecines Naturelles
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Ristretto Café (alimentation)
- Par Thierry LEDRU
- Le 27/12/2015
Un site sur lequel, je vais désormais commander notre café.
Une lecture fort intéressante.
Bon à savoir LE RISTRETTO entreprise individuelle créée en 2006.


café vert.
Enrichissez votre culture café!
Des infos, des anecdotes, des révélations!
L'Arabica (arabica coffea)L'arabica pousse en altitude au-dessus de 600m d'altitude j'usqu' à 2500m (beaucoup en Amérique du Sud) selon le pays. L'arabica est très savoureux, parfumé et possède un taux léger en caféine. Préférer un Arabica à un Robusta.
Le Robusta (coffea canephora)
A l'opposé de l'arabica, le robusta pousse en plaine (Afrique, Asie essentiellement). Son taux de caféine est très élevé (jusqu' 5%). Son goût est très médiocre, fort et amer, ce café est utilisé principalement pour faire des mélanges. Les "torréfacteurs" industriels (peu scrupuleux) utilisent beaucoup le robusta, car très bon marché pour les mélanges et les proposer aux bars, restaurants (catastrophe!).
ReposAprès torréfaction et refroidissement il est impératif que le café se repose plusieurs heures, environ 6h minimum, afin que les gaz s'émanent, et notamment l'anhydride carbonique. Processus totalement ignoré des industriels!
L'amertume
Au départ un café n'est pas amer, seule la torréfaction le rendra amer. Plus la torréfaction est noire (café très grillé) plus le café sera amer, voir indigeste. Les cafés de grandes marques sont généralement amers dû à une torréfaction industrielle.
Café acidulé
Avant torréfaction, selon l'origine le café peut être acide, et ce côté acidulé peut disparaître en partie ou en totalité au cours du processus. Confondu souvent avec l'amertume, ce goût acidulé n'est pas forcément désagréable, mais les goûts selon chacun varient.
La torréfaction ARTISANALE
La torréfaction consiste à griller le café vert afin de le rendre consommable. La torréfaction dite "artisanale" respecte le processus à savoir, une torréfaction lente 20min environ à une temprérature de 185 à 200°C max.
La torréfaction INDUSTRIELLEA l'opposé de la torréfaction artisanale le processus est plus rapide (gain de temps et gros volume) température 500°C en 10min: le café est "carbonisé" = AMERTUME.
L'eauSi la qualité de l'eau est primordiale quant à la réalisation d'un bon café (une eau douce) elle est nécessaire également àprès la cueillette pour laver le café. Mais sachez que lors de la torréfaction industrielle (comme précedemment) l'eau est utilisée pour refroidir le café, pourquoi? Le café étant "carbonisé" la perte de poids est conséquente environ 30%, une fois le café "arrosé" il se gorge d'eau (comme une éponge) et la perte de poids est compensée! Beurk!
La conservationConservez votre café dans une boite hermétique avec son emballage au réfrigérateur, il gardera ses arômes plus longtemps.
Sachez que vous pouvez même le congeler et prélever votre dose quelques minutes avant l’infusion.A chaque cafetière sa mouture
Il est important d’avoir la mouture adaptée à son mode d’infusion sinon le café ne révèlera pas tous ses secrets. Un même café aura un goût différent s’il passe en espresso, filtre, cafetière à piston ou italienne.
Machine espresso ou autre chose?
La machine espresso est idéale, préférer une machine automatique (qui moud le café, celui-ci révèle le maximum de ses arômes juste après avoir été moulu), certes plus chère (à partir de 400euros). La machine espresso est sur le long terme beaucoup plus économique en matière première, mémorisant vos préférences (pour certains modèles) pas de gaspillage de café, contrairement à la cafetière classique dite "filtre" ou "électrique". Cependant nous obtenons de très bons résultats avec les cafetières italiennes , Mélior, Cona... Avec un même café chaque cafetière proposera un goût différent.
Les capsulesNe parlez pas du café en capsule à un artisan torréfacteur!!! Scandaleux! Si le marketing est très bien orchestré, le concept en lui même est intéressant, car pratique. Beaucoup aime, car la poésie est présente (la mousse dans la tasse), mais gustativement l'amertume est omniprésente; torréfaction industrielle. Il est uniquement proposé dans les capsules des mélanges "mélange des plus grands crus d'Afrique de l'Est ou d'Amérique du Sud" ce n'est pas un gage de qualité. Comment faites-vous si vous êtes un inconditionnel d'une grande origine? Et le prix? Exhorbitant! Le prix au Kg revient entre 3 à 5 fois plus cher! C'est tout rien d'autre.
Avec ou sans sucre?On aime le café à sa façon, il ne faut pas avoir honte de mettre du sucre dans son café. S'obliger à ne pas en mettre peu desorganiser le sens du goût. Si le palais est habitué au goût sucré du café il parviendra par conséquent à déceler si le café est bon. Cependant trop de sucre tue le goût, 5g de sucre pour 8cl de café semble un grand maximum.
Caracoli:Venant de l'espagnol "caracol" signifiant escargot, dans le monde du café un caracoli représente une malformation naturelle du grain de café. Au lieu de trouver deux fèves dans la drupe il n'y en a qu'une, d'où sa formation plus petite et plus ronde, conférant un goût au café plus puissant.
2 Milliards de tasses
Le café est la boisson la plus consommée dans le monde par jour après l’eau, non loin derrière suit le thé.
Qui consomme le plus de café?Ce ne sont pas les italiens comme nous pourrions le penser (5kg par an et par personne) mais les finlandais avec environ 11kg et les danois 10kg , 5,7kg pour les français.
Café et resto.A se demander si le café a une importance au restaurant! Rares sont les restaurants qui proposent un bon café en fin de repas, pourtant c'est le point final du repas! Terminer sur un bon café c'est terminer sur un bon souvenir! Les restaurants proposent-ils des mauvais vins? Un mauvais café coûtant plusieurs euros est encore plus scandaleux! Insurgez vous! Même dans les restaurants étoilés au Michelin!
Derrière le pétrole
Le café après le pétrole est la matière première la plus échangée au monde.
Bienvenue sur la boutique en ligne du Ristretto.
Ristretto, nom commun donné au café de comptoir en Italie,
appelé plus couramment espresso en France.
Au Ristretto, le café est torréfié "blond", artisanalement,
nous respectons les 20 minutes à 200°C max
et le temps de repos avant consommation.
Découvrez dès à présent notre sélection de Cafés, Thés,accessoires.
Bonne visite !
Ensemble luttons contre l'amertume.
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Condamnée mais députée (politique)
- Par Thierry LEDRU
- Le 27/12/2015
Quand on veut trouver des raisons de réécrire la Constitution et d'établir une démocratie populaire, on trouve très vite.
Sylvie Andrieux : condamnée à de la prison ferme, elle reste députée. Je suis scandalisée
40 réactions | 697847 lu
Temps de lecture : 4 minutesPar Dom Bochel Guégan
Chroniqueuse sociétéLE PLUS. Sylvie Andrieux, exclue du PS après sa condamnation pour détournement de fonds publics, siège encore à l'Assemblée Nationale et elle a même pu voter pour la loi Renseignement. Comment une députée condamnée à quatre ans de prison, dont un ferme, peut-elle encore faire partie des élus de la République ? C'est justement la question que se pose Dom Bochel Guégan.
Édité par Barbara Krief Auteur parrainé par Aude Baron

Sylvie Andrieux écoute les questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale le 28 mai 2013.(ANTONIOL ANTOINE/SIPA)
L'analyse du scrutin du vote sur le projet de loi Renseignement, votée en majorité par les députés le 5 mai, est riche de renseignements.
Outre le fait de savoir ce que votre député a voté ou non (le mien a voté contre), il révèle les frondeurs de pacotille, ceux dont on aurait pu espérer mieux et d'une manière générale, une dérive sécuritaire inquiétante autant qu'une méconnaissance du secteur numérique (mais ceci est un autre sujet).
La lecture de ce scrutin révèle surtout que le monde politique est un monde définitivement hors sol et qui creuse lui-même la fosse à purin dans laquelle il patauge. C'est à ce moment que je réalise queSylvie Andrieux (ex-PS), condamnée en appel en septembre 2014 à quatre ans de prison dont un ferme est toujours députée...
Du coup, je réalise que Sylvie Andrieux est toujours députée malgré sa condamnation à 4 ans de prison en 2014 http://t.co/fOCFJCEbNW
— Dom Guégan Bochel (@Domydom) 5 Mai 2015
Ainsi, le mardi 5 mai, la longue liste des votants nous apprend que Sylvie Andrieux en est et qu'elle a voté pour soit dit en passant.
Condamnée pour détournement de fonds publics
Pour rappel, Sylvie Andrieux a été condamnée pour détournement de fonds publics, il n'est pas inutile de rappeler que qui dit "fonds publics" dit l'argent des contribuables, autrement dit le nôtre.
Sylvie Andrieux a beau clamer qu'elle aurait agi "en son âme et conscience", il n'en reste pas moins qu'elle a été condamnée pour avoir déversé des "charrettes de billets" auprès d'associations fictives dans un but électoraliste. Pire, ce système a perduré malgré un signalement de Tracfin en 2007, des avis défavorables de l'administration (certains datant de 2002) et l'alerte d'une contractuelle qui s'en était inquiétée.
Si on résume, Sylvie Andrieux a été condamnée une première fois à 5 ans d'inéligibilité en 2013 pour des faits datant des années 2000 et elle a vu sa peine alourdie en appel en septembre 2014 d'une année de prison supplémentaire.
La réponse du PS à l'époque s'était limitée à lui demander son retrait du groupe socialiste, mais en aucun cas à son départ des bancs de l'assemblée nationale.
Si le fait de se pouvoir en cassation "suspend" l'exécution de la décision du tribunal permettant à Sylvie Andrieux de siéger encore à l'assemblée, le fait d'y voir une députée pourtant lourdement condamnée pour avoir usé de l'argent public à son seul profit est tout bonnement scandaleux.
La lenteur de la justice quand elle concerne des mandats législatifs ne fait que rendre les condamnations illusoires, rappelons-nous les 18 années de procédure pour les époux Tiberi qui n'avaient finalement aboutis qu'à une condamnation à dix mois de prison avec sursis (pour laquelle ils comptent encore faire appel).
Les politiques promettent et ne font pas grand chose
Le déficit de confiance envers les politiques qui s'aggrave d'année en année se partage désormais entre méfiance, dégoût et lassitude envers nos élus.
En 2013 déjà, 77% des français estimaient que les politiques étaient corrompus. En 2014, 88% des français estimaient que les politiques ne se préoccupaient que d'eux-mêmes.
Abstention, votes extrêmes, désengagement vis à vis de la vie politique en sont les conséquences directes. Les classes moyennes aujourd'hui estiment que les politiques promettent beaucoup et ne font pas grand chose, rêvent d'un "coup d'état citoyen" et estiment que la France gaspille beaucoup l'argent public alors que nos conditions de vie s'aggravent.
Une classe politique trop préoccupée d'elle-même et qui n'a de démocrate que le nom, un changement promis à chaque élection et qu'on ne voit jamais venir. une classe politique qui semble se protéger, s'émancipant des règles qu'elle produit pour les autres.
Tous pourris, tous corrompus
L'exemple de cette élue, pourtant condamnée en 2013, puis en 2014 et toujours présente parmi ses pairs n'est qu'une illustration de plus de cette déconnexion entre la vie ordinaire et la vie politique.
La parole de Sylvie Andrieux, ses opinions comme ses recommandations n'ont plus aucune valeur. Cependant, lire de sa plume que "la France doit être exemplaire", que la "confiance est nécessaire" ou lire son rappel du principe de liberté, d'égalité et de fraternité qui est le nôtre, peut paraître quelque peu indécent.
A l'heure des promesses de transparence, d'exemplarité, de République irréprochable sans cesse répétées, la présence (très très discrète) de Sylvie Andrieux à l'assemblée devient insupportable tout en nourrissant le "tous pourris", "tous les mêmes", si cher à Marine le Pen (bien que son parti ne soit pas exempt de reproches), faisant ainsi un peu plus le lit du FN pour 2017.
Comment peut-on justifier aujourd'hui, alors que le fossé entre politiques et peuple n'en finit plus de se creuser, qu'une élue qui a volé l'argent de ses concitoyens et électeurs puisse deux ans après avoir été condamnée être encore payé(e) par ces mêmes contribuables (6755€ par mois hors indemnités selon sa déclaration) qu'elle a spoliés ?
Parmi les maux de la politique, la prévarication est l'un des pires puisqu'il viole le contrat moral passé entre l'électeur et l'élu, le détournement de biens publics est à la politique ce que le plagiat est à la création intellectuelle, dès lors, une condamnation pour détournement d'argent public devrait automatiquement, systématiquement et sans délai éloigner le ou la fautive de tout mandat législatif et/ou public.
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Evasion fiscale (politique)
- Par Thierry LEDRU
- Le 27/12/2015
Évasion fiscale : « On a affaire à des oligarchies nationales complètement vérolées »
Par Julien Le Gros le 23 décembre 2015
Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon - DR
Ne vous fiez pas à l’apparence inoffensive de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Dans leur dernier ouvrage « Tentative d’évasion (fiscale) », les deux sociologues égratignent une fois de plus nos puissants. Et racontent comment, de Bercy à Genève, la fraude fiscale est désormais un système au service de l’oligarchie. Signe du destin, The Dissident les a rencontrés à Paris, à la station… Luxembourg !
The Dissident : Au début de votre essai, on comprend que les affaires Cahuzac et Liliane Bettencourt ont été le déclencheur du livre.
Monique Pincon-Charlot : Dans Le président des riches (Zones, 2010) il y a déjà des choses sur les paradis fiscaux. Dans Les ghettos du gotha, il y a l’histoire de la famille Mulliez, propriétaire du groupe Auchan, et de son emménagement à Estaimpuis, en Belgique, à 300 mètres de la frontière française. C’est un sujet sur lequel on se documente depuis le début de notre travail. On a eu des lectures très nombreuses… et très rasoir ! Le sujet n’est pas drôle du tout. Et il y a un an pile, on est partis en Suisse pour ce livre.
Qu’y apprend t-on ?
Il n’y a aucun scoop : les membres de la noblesse et de la bourgeoisie qui sont cités sont déjà dans la presse. L’intérêt de notre livre, c’est de montrer une classe sociale mobilisée au-dessus de tous les États pour ne pas contribuer à la solidarité nationale.
À l’époque des Ghettos du gotha, vous avez eu accès à des cercles très fermés. Aujourd’hui, est-ce plus compliqué d’avoir accès aux informations ?
Michel Pinçon : C’est difficile de travailler sur la fraude fiscale ! Dans nos travaux antérieurs, on a eu des informations par des gens de ce milieu. Mais c’est carrément tabou de leur demander comment ils gèrent leur patrimoine, de fraude fiscale, de paradis fiscaux. On a obtenu des informations diverses et variées, souvent de militants. Au Luxembourg et en Suisse, des groupes de résistance dénoncent la connivence de leurs États avec cette fraude fiscale.
Le Luxembourg est un des lieux privilégiés de la fraude fiscale. Amazon y a construit son siège social sur une presqu’île, dans la vieille ville de Luxembourg. Il y a juste de quoi loger une cinquantaine de salariés ! Ce n’est pas là où se font réellement les choses. Cela permet tout simplement d’y inscrire les bénéfices d’Amazon et d’être très peu taxé. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a été Premier Ministre du Luxembourg. On a la tête de l’Europe un individu qui un est complice évident de la fraude fiscale. C’est d’un cynisme… Ils sont tous complices : Juncker, Obama, le pourfendeur de la finance que se prétendait Hollande quand il cherchait des voix.
Monique Pinçon-Charlot : En 2010, le lanceur d’alerte Antoine Deltour a dévoilé le nom de tous les rescrits fiscaux1 qu’il a pu recopier avant son départ de l’un des big four, c’est-à-dire l’un des quatre plus grands cabinets d’audit financiers, le cabinet PWC. À l’époque, Juncker était ministre des Finances du Luxembourg. Il ne pouvait pas ne pas être au courant. En récompense, l’oligarchie l’a coopté comme président de la Commission européenne. Tandis qu’Antoine Deltour est poursuivi pour violation du secret des affaires et encourt cinq ans d’emprisonnement. Son procès aura lieu en janvier au Luxembourg.
Comment remonter le fil de ces évasions fiscales ?
Michel Pinçon : Nos sociétés dites démocratiques fonctionnent avec énormément d’interdits, de secrets. En particulier le secret fiscal. En France, on peut consulter les revenus d’une personne auprès de l’administration fiscale. Au bureau des impôts, vous pouvez demander à voir les déclarations fiscales des gens qui habitent votre quartier. Mais on surveille que vous ne preniez pas de notes. Si vous révélez les sommes que gagne telle personne, vous êtes automatiquement condamné à une amende correspondant au montant de ce que vous avez révélé. Si vous dites que Monsieur Untel a déclaré 2 millions de revenus l’année précédente, vous êtes imposé de la même somme. Ça refroidit les tentatives de révélation ! Pour les fraudes fiscales, ce sont des documents secrets auxquels même les employés des impôts n’ont pas accès. C’est le secteur bancaire qui garde ces documents à l’abri.
Monique Pinçon-Charlot : Il y a une multiplication des secrets : secret fiscal, secret bancaire, secret des affaires. Dès qu’on touche aux problèmes de la défense, c’est le secret défense. Le travail d’investigation peut toujours tomber sous le coup du secret des affaires. Être lanceur d’alerte relève de l’exploit. S’est mis en route un système de protection des lanceurs d’alerte, qui n’est pas encore parfait. Ce sont des grains de sable dans la machine oligarchique de ceux qui dorment dans les beaux quartiers.
Et le rôle des services fiscaux contre les fraudes ?
Monique Pinçon-Charlot : Tous les grands procès en cours – UBS France, HSBC France ou le Crédit mutuel – ne sont jamais le résultat de la traque des services fiscaux de Tracfin. Ces informations peuvent venir d’un conflit familial : les 80 millions d’euros de Liliane Bettencourt non déclarés en Suisse ont été révélés par le procès initié par sa fille. Elles peuvent aussi venir de lanceurs d’alerte comme Stéphanie Gibaud, Nicolas Forissier, ou Olivier Forgues à UBS France.
Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, il y a une machine de guerre très sophistiquée. Dans le reportage sur le Crédit Mutuel2, les spectateurs ont vu le système des poupées gigognes. On part d’un compte numéroté pour construire des sociétés écran, on fait des fiducies en utilisant des noms d’écrivains comme pseudonyme. Seul le chargé de clientèle connaît le véritable nom du client. Ça, ce n’est pas informatisé ! UBS France a démarché sur le sol français des Français pour rapatrier leurs avoirs en Suisse. Ils avaient des « carnets du lait ». C’est-à-dire une double comptabilité.
Dans votre livre, vous expliquez comment un directeur de la Direction nationale d’enquête fiscale (DNEF) a été placardisé pour avoir voulu traiter le cas Falciani (ancien salarié de HSBC, qui a livré des informations sur 130 000 comptes appartenant à des exilés fiscaux présumés).
Monique Pinçon-Charlot : On a pu interviewer de façon anonyme six inspecteurs des impôts qui témoignent du fait qu’ils ne peuvent plus vraiment faire leur travail. Dès qu’il s’agit d’une personnalité, tout est cloisonné. Ils n’ont pas accès à l’ensemble des informations. Il y a toute une machine, qu’on décrit dans le chapitre sur Bercy, faite pour préserver les intérêts des plus riches.
On apprend aussi que les paradis fiscaux ne sont pas toujours là où on le croit…
Ed. Zones, 2015
Michel Pinçon : Les entreprises se réfugient dans des îles où elles ne font rien à part engranger des bénéfices sans payer d’impôts. Les îles Vierges britanniques, les Bermudes… une dizaine d’îles au total. Mais c’est trompeur. L’un des paradis fiscaux les plus importants est le Delaware, ce petit État américain entre New-York et Washington. Il y a plus de sociétés que d’habitants. C’est un paradis fiscal sous la houlette du gouvernement américain. C’est un secret de polichinelle. Dans une des éditions du Bottin mondain, il y avait une publicité pour les facilités fiscales qu’offre le Delaware aux Français. Il y avait même une adresse à Paris ! Depuis qu’on l’a signalé, elle a été fermée. Mais ça continue de fonctionner sous une autre bannière. C’est étonnant, puisqu’Obama se veut pourfendeur des inégalités… Mais il ne parle jamais du Delaware !
Monique Pinçon-Charlot : Il n’a toujours pas signé l’accord historique du 29 octobre 2014 à Berlin, dans lequel quatre-vingt-dix pays ont ratifié l’échange automatique d’information entre administrations fiscales. Mais pas les États-Unis. La fameuse loi TAFTA élaborée sur recommandation de Barack Obama est à sens unique. Sous peine de ne plus avoir d’activités aux États-Unis, tous les pays du monde doivent déclarer les citoyens américains qui ouvrent des comptes non déclarés. Par contre, le Delaware n’est pas tenu à une réciprocité. Il y a une guerre fiscale. Et les États-Unis veulent détourner l’argent de l’évasion fiscale à leur profit.
Quelle morale peut-on tirer de tout ça?
Michel Pinçon : Une conclusion de notre livre, c’est qu’on a affaire à des oligarchies nationales complètement vérolées. C’est le Monopoly ! Ce sont des gens qui n’ont plus aucun sens du bien commun, comme il y en avait encore sous la IIIème ou IVème République. Enrichissons-nous ! C’est vraiment la morale des politiques d’aujourd’hui.
Monique Pinçon-Charlot : La violence des riches est opaque. Tandis que l’histoire de la chemise du DRH d’Air France, ça c’est visible ! Ça permet de criminaliser le salarié. On traite de voyous les travailleurs d’Air France. Pour gagner des millions d’euros, le PDG de Wolkswagen a fait une énorme fraude, avec des conséquences terribles pour le réchauffement climatique. Le Figaro a parlé de « tricherie ». Vous voyez la différence : voyou d’un côté, tricheur pour les grands de ce monde.
Qu’est-ce qui vous donne malgré tout des raisons d’espérer?
Michel Pinçon : Il y a des initiatives citoyennes, des rassemblements de magistrats, de fonctionnaires des impôts, avec des associations. Une plate-forme sur les paradis fiscaux regroupe une vingtaine d’associations comme Attac. Le mouvement Solidarité en Suisse nous a bien surpris. Quand on est sortis de la gare de Genève, pendant notre enquête, la première chose qu’on a vu ce sont des affiches : « À bas les forfaits fiscaux, les riches doivent payer leurs impôts. » Avec nos valises à roulette, on s’est dit : « Tiens c’est bizarre, on est attendu s! » On n’avait pourtant rien dit à personne. En fait, Solidarité en Suisse avait fait une votation [pour demander l’abolition] des forfaits fiscaux, qui font que les étrangers – contrairement aux Suisses – peuvent ne pas payer d’impôt sur leur patrimoine en Suisse.
Notes :
1 Un rescrit fiscal peut faire prévaloir la sécurité juridique du contribuable et lui permettre d’obtenir un régime fiscal particulier. Le « Lux Leaks » révélé en 2014 met en cause une liste d’accords fiscaux entre l’administration luxembourgeoise et des entreprises pratiquant l’évasion fiscale.
2 Initialement programmé sur Canal +, ce documentaire a été censuré par Vincent Bolloré, proche du patron du Crédit Mutuel, Michel Lucas. Il a finalement été diffusé par France 3 dans le magazine Pièces à conviction.
Pour en savoir plus :
> Lire Tentative d’évasion (fiscale), de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Éd. Zones, 2015. 256 pages, 17 euros.
> Ecouter l’interview des deux sociologues dans l’émission Là-bas si j’y suis :

Julien Le Gros est un journaliste indépendant, spécialisé sur les cultures d'Afrique. Il a notamment écrit pour Jazzman - Jazz magazine, Afriscope, Mondomix... mais aussi sur Internet avec Africultures, Mondafrique, Tribune 2 l'artiste, International Hip Hop. Il a fait des reportages au Kenya, Cameroun, Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Sénégal et récemment en Guinée Conakry sur le virus Ebola.
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Commerce associatif (humanisme)
- Par Thierry LEDRU
- Le 27/12/2015
Pour un supermarché associatif à Paris, façon Park Slope !
Le concept est né en 1973 à Brooklyn... et débarque enfin en France !
Par Axel Leclercq -
Un supermarché sans employés (ou presque) ni clients à Paris : l’idée peut paraître grotesque et, pourtant, elle a déjà fait ses preuves ! Les Parisiens qui la soutiennent s’inspirent en effet du Park Slope Food un supermarché associatif qui, à Brooklyn, tourne quasi exclusivement grâce au travail de ses adhérents. De l’exploitation ? Non, tout le contraire ! Là-bas, tout le monde est volontaire et prêt à échanger quelques heures de boulot contre des produits locaux, bio, solidaires… et vendus trois fois rien ! Explications.
A l’origine, le Park Slope food a été créé en 1973 par une poignée de voisins new-yorkais à la recherche d’une alternative aux dérives de la grande-distribution. 42 ans plus tard, la coopérative compte 16 000 membres ! Largement de quoi faire tourner la boutique en permanence.

16 000 membres, ça permet en effet de solliciter tous les producteurs locaux de produits frais et bio, de leur donner du boulot et de les rémunérer au juste prix.
Mais 16 000 membres, ça permet aussi, grâce au travail collaboratif, de se passer d’une armée de travailleurs exploités. En effet, chaque adhérent s’engage à consacrer chaque mois 4h de son temps au supermarché : à faire du ménage, à faire la caisse, à faire de l’administratif, de la compta, de la mise en rayon, des inventaires… Peu importe le poste, les diplômes ou les compétences : quatre heures d’effort ont la même valeur pour tout le monde.

Ainsi, aidée de cette joyeuse cohorte de bénévoles, une équipe restreinte de salariés bien payés est capable de tenir seule le magasin qui fait quand même 1 000 m2 !
Mais ce n’est pas tout. Au Park Slope, toutes les décisions sont votées par l’ensemble des adhérents. C’est ainsi, par exemple, qu’on été décidés la création d’un rayon boucherie, la suppression des sacs plastiques ou le boycott de la marque Coca-Cola (pour des raisons éthiques).
Voici un court reportage consacré à ce supermarché pas (du tout) comme les autres :
Des produits de qualité incomparables, des fournisseurs locaux rémunérés au prix juste (et pas étranglés !), l’esprit associatif et des prix réduits à leur strict minimum : voilà un supermarché qu’on a hâte de voir débarquer en France !
Soutenu par une association appelée La Louve, le projet d’importation du concept à Paris est en bon chemin. On parle d’une ouverture dès l’été 2016 dans le 18è arrondissement (rue des Poissonniers) ! Pour en savoir plus et pourquoi pas apporter vos forces, voici une courte vidéo de présentation.
Comme dirait l’autre : Avec La Louve, je positive !
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Le commerce des semences (politique)
- Par Thierry LEDRU
- Le 26/12/2015

Pour les agriculteurs, ressemer sa propre récolte sera interdit ou taxé
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Angela Bolis
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image: http://s2.lemde.fr/image/2011/11/29/534x267/1610568_3_f391_la-reduction-de-la-biodiversite-se-traduit_2c766642c7e93cefc3cb9fcc13652970.jpg
La réduction de la biodiversité se traduit par une perte de résistance aux diverses agressions de ravageurs et autres pathogènes, donc par un recours accru aux pesticides.AFP/MYCHELE DANIAU Dans le champ de l'agriculture, l'usage libre et gratuit des graines ne sera bientôt plus qu'un doux souvenir rappelant des méthodes paysannes d'un autre temps. Surnommées "semences de ferme", ces graines étaient jusqu'alors sélectionnées par les agriculteurs au sein de leurs propres récoltes et replantées l'année suivante.
Depuis plusieurs décennies, ces pratiques n'allaient déjà plus de soi lorsque ces semences étaient protégées par un Certificat d'obtention végétale (COV) – à savoir le droit de propriété des "obtenteurs" de l'espèce. Ressemer ces graines était théoriquement interdit. Mais cet usage demeurait, dans les faits, largement toléré en France. Il est désormais strictement réglementé par une proposition de loi UMP adoptée lundi 28 novembre par le Parlement.
"Sur les quelque 5 000 variétés de plantes cultivées dans le commerce, 1 600 sont protégées par un COV. Ces dernières représentent 99 % des variétés cultivées par les agriculteurs", explique Delphine Guey, du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS). Or, environ la moitié des céréales cultivées étaient jusqu'ici ressemées par les agriculteurs, selon la CNDSF (Coordination nationale pour la défense des semences fermières). Presque toujours illégalement, donc. Mais le temps de "l'incertitude juridique" semble révolu : pour le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, ces semences "ne peuvent pas être libres de droit, comme elles le sont aujourd'hui".
- Ce qui change
En fait, la proposition de loi du sénateur UMP Christian Demuynck transpose un règlement européen de 1994 sur la protection des obtentions végétales, jusqu'ici nullement en vigueur en France. Conséquence : les semences de ferme, jusqu'ici tolérées, sont désormais légalisées... à condition de verser une "rémunération aux titulaires des COV" – à savoir aux entreprises de semenciers –, "afin que soit poursuivi le financement des efforts de recherche et que les ressources génétiques continuent d'être améliorées", dit le texte de loi. En sont exemptés les petits agriculteurs produisant moins de 92 tonnes de céréales.
Depuis 2001, cette taxe est appliquée pour une seule espèce : le blé tendre. Nommée "contribution volontaire obligatoire", elle est empochée par l'interprofession des semenciers. L'agriculteur doit payer 50 centimes par tonne de blé lors de la livraison de sa récolte. Ce système devrait donc être étendu à 21 espèces, dont la liste reste ouverte, assure Xavier Beulin, président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), sur le site du syndicat.
En somme, pour Guy Kastler, délégué général du réseau Semences paysannes et membre de la Confédération paysanne, "pour la moitié des espèces cultivées – le soja, les fruits, les légumes… –, il est interdit de réutiliser ses propres graines, et pour l'autre moitié – céréales et plantes fourragères –, il faut payer pour ressemer."
- Vers une privatisation des semences ?
Plusieurs associations écologistes et paysannes craignent ainsi une mainmise accrue de la filière semencière sur l'accès aux graines, via un droit de propriété étendu aux récoltes et aux graines qui en sont issues. Avec la taxe, "même les agriculteurs qui se passent des semences commerciales doivent payer pour ces semences", déplore Guy Kastler. Le militant redoute que la part des semences de ferme ne s'amenuise, à mesure que ces dernières deviennent plus chères et donc moins intéressantes pour l'agriculteur. Entre cette taxe et l'interdiction de ressemer ses propres graines, l'agriculteur est de plus en plus incité, non plus à produire, mais à acheter ses semences. D'où la crainte d'une dépendance accrue aux entreprises semencières.
Mais du point de vue de Xavier Beulin, la contribution de tous à la recherche sur les espèces cultivées se justifie, dans la mesure où même les semences de ferme en sont généralement issues. Dressant un parallèle avec la loi Hadopi visant à"protéger les créateurs" de films et de musique, le président de la FNSEA estime qu'il est "normal que [ceux qui utilisent des semences fermières] participent aussi au financement de la création variétale, puisqu'ils en bénéficient". Opposé à cet argumentaire, le syndicat Coordination rurale relève sur son site que Xavier Beulin n'est pas seulement à la tête du premier syndicat agricole. Il dirige aussi le groupe Sofiprotéol, "qui détient des participations dans plusieurs grands groupes semenciers français (Euralis Semences, Limagrain...)".
- Vers une perte de biodiversité ?
Autre crainte : l'impact de cette mesure sur la diversité agricole. Certes, ressemer une même variété – presque toujours issue de la recherche – n'accroît pas, a priori, la biodiversité. D'autant que "pour les grandes cultures, aucune variété utilisée n'est le fruit d'une conservation ancestrale ; toutes ont été développées grâce à la création variétale", souligne Xavier Beulin.
Toutefois, ressemer sa récolte peut entraîner des variations dans l'espèce, et donc favoriser cette biodiversité, nuance Guy Kastler. "Des caractères nouveaux apparaissent, permettant à la plante d'être mieux adaptée au sol, au climat, aux conditions locales. Il est alors possible de réduire les engrais et les pesticides. A l'inverse, les semenciers adaptent les plantes aux engrais et aux pesticides, qui sont partout les mêmes." Ils tendraient donc plutôt à créer de l'uniformité dans les plantes, où qu'elles soient cultivées.
- Vers le régime du brevet ?
Le COV est, en France, une alternative au brevet sur le vivant, en vigueur aux Etats-Unis par exemple. Ce droit de propriété intellectuelle est détenu par les entreprises ayant obtenu, par la recherche, les espèces cultivées, et qui jouissent donc du monopole de la vente des semences de cette espèce avant qu'elle ne tombe dans le domaine public – comme c'est le cas d'environ 450 d'entre elles en France. D'aucuns, comme Guy Kastler, craignent un glissement vers ce régime du brevet, en limitant le droit des agriculteurs d'utiliser librement les semences protégées.
Toutefois, à la différence du COV, le brevet interdit complètement aux agriculteurs de ressemer leur récolte, indemnités ou pas, note Delphine Guey. C'est le cas des variétés OGM de la firme américaine Monsanto qui, selon Marie-Monique Robin dans le documentaire Le Monde selon Monsanto, a même créé une sorte de "police des semences" spécialisée dans la traque des agriculteurs semant ou échangeant illégalement les graines qu'ils récoltent.
Autre différence avec le brevet, le COV permet aux obtenteurs d'utiliser librement une variété protégée pour utiliser ses ressources génétiques et en sélectionner de nouvelles. Ainsi, travailler sur un gène d'une espèce ne permet pas de labreveter et donc de se l'approprier totalement. Une distinction qui a permis, selon Delphine Guey, de préserver une diversité d'entreprises semencières françaises. Et donc de laisser aux agriculteurs un plus ample choix d'espèces à leur disposition. Toutefois, si le brevet des espèces vivantes n'est pas de mise en France, le brevetage des gènes des plantes y est, lui, de plus en plus pratiqué.
Angela Bolis
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/29/pour-les-agriculteurs-ressemer-sa-propre-recolte-sera-interdit-ou-taxe_1610778_3244.html#zb66h2cFOH8hced8.99 -
Simplicité volontaire (humanisme)
- Par Thierry LEDRU
- Le 26/12/2015
Moins, c’est mieux – Mettre un terme à la surconsommation
Je place la notion de "simplicité volontaire" dans la dimension de "l'humanisme" car elle est de toute façon, à plus ou moins brève échéance, la seule solution pour l'humanité toute entière puisque c'est la seule alternative qui contienne l'idée possible d'un équilibrage entre les ressources naturelles, le potentiel de vie de la planète, sa durabilité et le maintien de notre présence...
À la faveur de la crise, les opinions publiques prennent peu à peu conscience de ce que l’explosion démographique, la crise énergétique ou encore le changement climatique posent de sérieuses questions que nous ne pouvons plus remettre à demain. De plus en plus de personnes en sont convaincues : la croissance illimitée n’est pas viable à long terme dans un monde où les ressources s’épuisent peu à peu. Il s’avère en outre que l’augmentation du PIB dans les pays industrialisés n’a abouti à aucune amélioration notable de la qualité de vie des populations depuis les années 1970. Se pourrait-il alors que la société de consommation ne tienne pas ses promesses de bonheur et que le bien-être ne soit pas inhérent à la croissance ?
Ce documentaire explore des modèles économiques et de nouvelles façons de vivre qui ouvrent la voie à une société post-croissance. La réalisatrice questionne son propre mode d’existence : à quoi doit-elle renoncer pour espérer mener une vie « durable » ? Pour répondre à cette question, elle sillonne les routes de France, d’Allemagne, d’Espagne et d’Angleterre, à la rencontre d’individus pour qui la croissance économique n’est pas la mesure de toutes choses. Elle comprend alors qu’adapter son mode de vie à son environnement n’est pas nécessairement synonyme de privation, de sacrifice et de renonciation au bien-être : dans bien des cas, un tel changement permet au contraire de gagner en qualité de vie.





