A Marinaleda (Espagne), les jeunes qui veulent construire une maison peuvent même bénéficier gratuitement des matériaux, d’un architecte et de maçons !
Quand on pense aux utopies, on pense souvent à des expériences ratées par le passé. A tort ! Car il existe aussi des tentatives contemporaines qui présentent toutes les caractéristiques du succès ! La preuve à Marinadela, en Espagne.
Grâce à une approche nouvelle de l’économie et à un retour aux fondamentaux de la démocratie, cette ville andalouse de 2 778 âmes ne connaît ni chômage, ni police, ni délinquance. Et les salaires y sont bien plus élevés qu’ailleurs !
Pour comprendre le succès de cette commune à part, il faut remonter quelques années en arrière. Marinaleda doit en grande partie son destin à un homme : Juan Manuel Sánchez Gordillo, élu maire en 1979 et régulièrement réélu depuis.
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Ce militant, convaincu depuis toujours que le capitalisme n’est pas une fatalité, a tout d’abord mené le combat contre le plus grand propriétaire terrien de la région : le duc de l’infantado. Cette lutte, marquée par des années de grèves et d’occupations de fermes, a fini par porter ses fruits : le village a pu récupérer des terres, améliorer leur irrigation et créer une grande coopérative impliquant tous les travailleurs de Marinaleda. Son activité la production et le conditionnement des olives et du blé.
A Marinaleda, toutes les décisions du village sont soumises à la démocratie directe (la véritable démocratie). Autrement dit, pour être adoptées, chacune d’entre elles doit faire l’unanimité au sein de la commune. Qu’il s’agisse d’impôts, d’équipements, d’emploi… Du coup, des centaines d’assemblées sont organisées chaque année.
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Même les salaires ont été approuvés par les citoyens : 47 euros pour une journée de six heures au champ (et pour une journée de huit heures à la conserverie). Ce qui fait que les habitants sont plutôt mieux payés qu’ailleurs : en Andalousie, le salaire journalier se situe entre 30 et 35 euros seulement.
De plus, la location d’une maison ne coûte que 15 euros/ mois, la garderie, 12 euros/mois/enfant (cantine comprise) et l’accès aux équipements publics est gratuit (sauf la piscine). Bref, à Marinaleda, personne ne roule sur l’or (même pas le maire qui n’est pas payé pour remplir ses fonctions), mais personne ne manque de rien !
La plupart des habitants travaillant pour la coopérative, le chômage est quasi-inexistant. Si l’on ajoute à cela le temps que chacun passe à s’investir dans la vie de la cité, il ne reste plus guère de créneaux horaires à consacrer aux incivilités… Résultat : Marinaleda est l’une des villes les plus sûres du pays. Elle peut même se passer de police locale !
Des terres, du travail, du logement, de la sécurité, une démocratie vivante : Marinaleda a tout pour jouer un rôle de modèle. Son maire, Juan Manuel Sánchez Gordillo :
“Qu’on ne vienne pas me dire que notre expérience n’est pas transposable : n’importe quelle ville peut faire la même chose si elle le souhaite”
Pour lui, pas de doute, ce qui est normal, c’est ce qui se passe chez lui. Ce n’est pas la misère des autres :
“Les gens sont surpris lorsqu’ils voient que, ici, il n’y a presque pas de chômeurs et que tout le monde a sa propre maison. Mais c’est pourtant ça qui est normal. Ce qui n’a pas de sens, c’est ce qui se fait ailleurs. “
Les mauvaises langues diront que Marinaleda ne pourrait pas s’en sortir sans les aides de l’Etat et de la région. C’est peut-être vrai. Mais le fait qu’elle semble s’en sortir beaucoup mieux que les autres (avec légèrement moins d’aides) pourrait, a minima, interpeller, non ?
Quoi qu’il en soit, le modèle a l’air parti pour durer. Les enfants des habitants qui veulent rester au village et y construire leur maison peuvent même bénéficier gratuitement d’un architecte, de l’accompagnement de maçons et des matériaux nécessaires. Seules conditions : mettre la main à la pâte avec l’aide des voisins (qui ne se font pas prier) et s’acquitter ensuite des quinze euros par mois !
Ceux qui veulent en savoir plus peuvent jeter un œil à ce reportage de France 2 :
On dirait bien que Marinaleda baigne dans un très bon esprit. Normal : son destin est entre les mains de chacun des habitants ! Un exemple à faire connaître.
L'idée est pour le moins surprenante. À Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier, en Savoie, le maire de la commune s'est déguisé en terroriste pour sensibiliser les enfants d'une école aux attaques terroristes, rapporte France Bleu. Et pour cause, depuis les attentats du 13 novembre, le ministère de l'Éducation demande aux écoles de mettre en place des exercices de confinement, dans toutes les classes.
Pour que l'exercice soit le plus réaliste possible, Bernard Frison, le dirigeant de cette petite ville de 1 000 habitants, a revêtu un bonnet ainsi qu'une parka militaire. C'est au moment de la sieste, un lundi après-midi, début décembre, que le faux terrorise a fait irruption dans l'école, précise le site d'informations. Si les maternelles dorment à poings fermés, les plus grands, eux, sont en classe.
« C'était impressionnant »
Très vite, l'alerte est donnée. Une corne de burne retentit, prévenant les enfants qu'il faut aller se cacher. « J'ai essayé de rentrer pour voir si la porte était obstruée, si elle résistait », a raconté à la radio le maire de la ville. Et d'ajouter : « C'était impressionnant, quand vous pensez qu'il y a 140 enfants dans l'école, on entendait les mouches voler. »
Si la méthode a été validée par l'Académie et par le représentant des parents d'élèves, l'exercice a tout de même provoqué quelques pleurs chez les petits. Mais pour le président de l'association, « c'est un bon exercice, on ne sait jamais ce qu'il peut arriver, même en Combe de Savoie ».
Je ne sais pas si les arbres savent combien je les aime mais en tout cas, je le leur dis souvent et je les remercie de tenir la pose sans bouger. Quoique parfois, il y a sur les photos des effets étranges, comme des racines qui bougent, qui enlacent et serpentent...Des étreintes amoureuses, des mélanges de branches, des frissons dans les fibres ligneuses...
Nous avons tous désiré une relation sublime, parfaite avec un être merveilleux. Certains de nous ont réussi du premier coup, d’autres après de multiples échecs, et il y en a encore d’autres qui cherchent. Ne vous en souciez pas, car, comme un ancien proverbe roumain le dit, “chacun a sa partie”. Tôt ou tard, dès que vous allez vous éveiller à la RÉALITÉ, vous arriverez à vous réjouir avec l’être aimé, des plus sublimes aspects de l’Amour.
Il est essentiel de nous rendre compte des fautes typiques souvent commises dans une relation de couple habituelle – ou conventionnelle –, qui est vouée dès le début à l’échec, pour réussir à mettre les bases et bâtir une parfaite relation conforme aux plus profonds de nos idéaux.
Nous vous présentons par la suite un tableau comparatif des deux types de couple, conventionnel et spirituel. Découvrez la phase où vous vous trouvez à présent et soyez prêts pour la suite.
Le couple conventionnel
Processus fermé : Les motivations du couple ne sont pas définies. Le couple se modèle le plus souvent d’après un modèle standard établi par les autres et non d’après ses propres standards intérieurs.
On préfère la sécurité, la stabilité, on évite la transformation, ainsi l’évolution individuelle est très lente. Chacun se force de correspondre à l’image de l’autre sur lui, sans se manifester librement, sans agir comme il sent.
Doute : Le processus fermé produit un manque de confiance en soi et dans l’autre. On devient attaché, dépendant. On a besoin de l’autre pour se mettre en valeur.
Compétition du genre« ne prends pas ma place ». Il apparaît une lutte de pouvoir (qui commande?) et d’autorité, de conflits de rôles. L’intérêt personnel prime. L’égoïsme est “au pouvoir”. On gruge l’énergie de l’autre ce qui provoque une fatigue chronique – un combat constant entre les deux parties qui lutte incessamment pour obtenir de l’énergie l’un de l’autre.
Dépendance : Rôles fixes. Le protocole des relations extérieures est la source de conflits. Chacun a des points de vue différents qu’il veut imposer à l’autre. On se sent séparé, seul, inaccompli. On a peur d’être quitté.
Conditionnements : La dépendance produit des échanges conditionnés. Les rapports sont dirigés d’après des règles, des contrats, des impositions. La relation est basée sur l’idée d’échange: tu donnes si tu as reçu, les attitudes sont préméditées. Manipulation. On anime la jalousie souvent pour nous démontrer l’amour que l’autre ressent pour nous. Une vengeance s’installe entre les deux parties – Un duel continuel pour s’approprier l’autre…
Ennui : On crée des règles parce que les deux ne s’amusent pas ensemble. On entre dans une routine qui endort la créativité et l’invention. Les ressentiments font leur apparition. Chacun commence à croire que l’autre est la cause de son malheur et que pour cela il doit l’éviter.
Insécurité : Ils ont l’impression que “quelque chose ne va pas”, sans savoir exactement de quoi il s’agit, ils ont des sentiments de peur ; instabilité, culpabilité. Ils veulent fonder une famille dans l’espoir de trouver une solution à l’impasse et obtenir plus de stabilité. Ils recherchent des liens matériels ou extérieurs à eux-mêmes pour solidifier leur relation basée sur le superficiel. Un vide intérieur s’installe silencieusement.
Impression d’échec du couple : L’impuissance de changer le cours des choses. Dévalorisation personnelle et de l’autre. Des ressentiments puissants apparaissent, ils peuvent même conduire à des déséquilibres psychiques. Désespoir. Ils ont le sentiment qu’il n’y a plus rien à faire. Ils n’entrevoient plus de voie pour ramener l’harmonie du couple.
Séparation : La seule solution qui apparaisse est la séparation, le divorce.Ils vivent le désespoir et le sentiment aigu de la solitude, qui peut être pourtant l’occasion d’une transformation, d’une découverte possible de l’autonomie et de la liberté.
Le couple tantrique/chamanique
Processus ouvert : On établit clairement le but du cheminement personnel entre les deux parties, on identifie les objectifs communs qui fondent la relation. Il y a reconnaissance réciproque de la liberté de l’autre. On exprime honnêtement et ouvertement ce que chacun est, ce que chacun veut et à ce que chacun aspire. Les transformations sont acceptées, il n’existe pas de jalousie, ainsi l’évolution individuelle est très rapide. Les deux ressentent de la liberté, du bonheur, qu’ils soient ou non ensemble.
Nouveau couple
Confiance : Un processus ouvert produit la conscience de l’indépendance de chacun des deux amoureux. On n’essaie pas de changer l’autre, mais on l’accepte tel qu’il est et on l’aide par sa présence. Leur maturité émotionnelle est digne de confiance – ils trépassent les ressentiments de jalousie, envie, possession et contrôle.
Entente : Chacun a le même rang, les mêmes responsabilités. On respecte l’espace de l’autre, le besoin d’être ensemble ou seul. Échange de rôles: on est ici pour aider l’autre à évoluer à devenir meilleur en étant un miroir l’un pour l’autre.
Autonomie : Chacun se suffit à soi même, indépendamment de l’autre.L’amour confère de la sécurité. Le couple est ouvert, les relations extérieures sont indépendantes. Il existe donc une meilleure compréhension des “outils” utilisés par chacun pour évoluer (temps passé ensemble: discipline, temps libre, voyages, etc.) ce qui conduit à la spontanéité et à l’harmonie. Ils ont atteint un niveau d’INDIVIDUALITÉ qui leur permet de vivre leur cheminement de façon mature et responsable.
Liberté : L’autonomie prend naissance dans la tolérance, le détachement, l’abandon. Il ne s’agit pas de posséder. On explore ensemble, spontanément, l’aventure joyeuse de l’évolution de la conscience à deux. Bonheur, confiance réciproque, harmonie. La relation est simple et amusante.Aucun pouvoir de force ni de contrôle… Ils transcendent et transmutent pas à pas les derniers obstacles de leur cheminement évolutif. Créativité : Il apparaît spontanément un état de jeu et de bonne disposition entre les deux. Spontanéité, inspiration, amusement. Échange spontané des rôles et de tâches. Ils inventent de nouvelles manières d’aimer. Ils s’amusent ensemble et sont heureux. Le couple joue avec l’énergie sexuelle pour les aider à transmuter leur énergie afin d’ atteindre un niveau d’EXTASE SPIRITUEL UNIQUE.
Nouveau Couple
Sentiment de sécurité : Les deux ont dépassé la peur en affrontant ce qu’elle cachait. L’amour profond conduit à l’apparition du sentiment de stabilité. Il est possible que le désir de fonder une famille apparaisse, mais parce qu’ils sont arrivés à une stabilité. La fusion des âmes confère le sentiment supérieur de la sécurité.
Amour parfait : Sentiment de dévotion et de don de soi. La dévotion honore et éveille l’essence divine dans l’autre, le don de soi est le plaisir de cultiver l’état de bien dans l’autre. Ils existent pour et dans l’amour. L’amour devient cosmique, chacun ressent que l’autre est une partie du DIVIN. Ils honorent l’autre dans sa totalité.
Unité : La relation est DIVINE – Chacun à transcendé son pôle féminin/masculin dans les yeux de l’autre. Il fusionne et accomplit l’idéal de l’amour. La Grâce du moment présent est infini et leur relation devient un état de méditation à l’instant présent.
Source : Lynda Bisson
(Guide tantrique et auteure « Au-delà de l’Amour ou l’Art du tantrisme »)
Une alliance entre deux libertés, entre deux sujets qui s’inclinent l’un devant l’autre. On n’est plus dans un registre de la complémentarité. L’autre n’est pas là pour combler le manque.
Ce sont deux sujets. Et dans la relation entre ces deux libertés se révèle quelque chose de divin. Ce n’est pas un amour de dépendance, ni un amour de séduction,c’est une alliance qui porte du fruit.Le fruit peut être un enfant, mais aussiune œuvre – ou bien le plaisir ! -, mais dans tous les cas, c’est une façon de mettre Dieu au monde. Au cœur de la relation elle-même se révèle quelque chose de l’être de Dieu.”
Vous pouvez en parler avec toutes sortes d’experts, artistes ou thérapeutes, dont le travail est axé sur l’amour et le sexe dans leur rapport à la spiritualité. Pour pénétrer le cœur de ce triangle magique – chacun vous le dira à sa façon -, l’équation principale s’avère la plus simple : vivre = aimer.Peut-être parce qu’aimer réunit au plus près l’âme, l’esprit et le corps, et représente le seul chemin de l’incarnation.
Un amour désincarné signifierait-il quelque chose ?
Par Patrice van Eersel
Source Voici un article sur le Nouveau Couple: http://chrysalyda.com/
- See more at: http://www.conscience-et-eveil-spirituel.com/article-sur-le-nouveau-couple.html#sthash.YkpTwgIE.dpuf
Est-ce une véritable bombe à retardement ? Une menace nucléaire ? à 4.500 mètres de profondeur et à 1.450 kilomètres des côtes françaises, à l’ouest de Brest, gît un sous-marin nucléaire d’attaque soviétique. Le bâtiment, accidenté en 1970, le K8, comporte deux réacteurs et quatre torpilles nucléaires. On peut donc craindre que la corrosion aidant, ces matériaux radioactifs ne finissent par se disperser dans le milieu marin. Avec quelles conséquences ? Nous allons voir cela avec Monsieur X qui ouvre le dossier de cette catastrophe demeurée encore aujourd’hui mystérieuse… Un accident préoccupant qui s’ajoute d’ailleurs à de nombreux autres naufrages de bâtiments soviétiques à propulsion nucléaire… Et il faudrait aussi parler des sous-marins hors d’âge et des déchets radioactifs qui ont été sciemment coulés par les autorités soviétiques de l’époque, principalement en mer de Barents et dans l’Océan Pacifique…
Si Monsieur X a choisi d’évoquer le naufrage du K8, c’est que très récemment ont été révélés des aspects inédits sur ce drame qui, en dehors même des dangers qu’il représente toujours, a aussi causé la mort d’une cinquantaine de marins… En effet, les journalistes de la revue Guerres et Histoire ont retrouvé quelques-uns des survivants de la catastrophe. Grâce à eux, on sait donc à peu près exactement ce qu’il s’est passé en ce mois d’avril 1970 en plein océan. Et c’est un constat accablant pour la marine soviétique qui faisait aussi peu de cas de la vie humaine que de la sécurité de ses bâtiments.
bibliographie
La tragédie du K8
de Yacha MacLasha
éditeur : Mondadori Magazines
parution : 2014
Guerre froide et espionnage naval
de Peter A. Huchthausen et Alexandre Sheldon-Duplaix
éditeur : Nouveau Monde Editions / INA / France Inter
parution : 2011
La dramatique histoire des sous-marins nucléaires soviétiques
de Lev Giltsov, Nicolaï Mormoul et Leonid Ossipenko
De jours en jours lorsque les gens que je côtoie apprennent que j'ai fait un site sur les sous-marins, un mot leur vient immédiatement à l'esprit. Ce mot est en fait un nom, un nom qui évoque un drame. Ce nom vous l'avez deviné est : Kursk.
Je me suis aperçu suite à ces discutions que les gens ne connaissent que le drame du Kursk. A croire qu'aucun autre sous-marin n'a jamais eu d'accidents. C'est dans ce but que j'ai édité cette liste. Elle n'est sûrement pas exhaustive. (dieu seul a la science infuse) et ne prends pas en compte les sous-marins qui furent coulé en temps de guerre.
12 août 2000 : sous-marin russe Kursk dans la mer de Barentz - 118 victimes.
29 janvier 2000 : un sous-marin nucléaire refait surface en pleine tempête dans la mer de Barentz en raison de l'ouverture accidentelle d'un sas à cordages. 2 victimes.
mai 99 : Accident avec une bombe Mark-82 sur la base US de Fairford
5 mai 98 : grave accident à bord d'un sous-marin de la classe "Delta IV" équipé de 16 missiles intercontinentaux : selon la presse, deux missiles sont endommagés (?). Victimes ?
30 mars 94 : explosion à bord du SNA "Emeraude" lors d'un exercice de chasse anti-sous-marine - 10 victimes
29 mai 92 : explosion (?) à bord d'un sous-marin russe de la flotte du Nord - 1 victime et 4 blessés.
7 avril 1989 : Incendie à la suite d'une explosion (?) à bord d'un sous-marin nucléaire de la classe "Mike". Le Komsomolets K278 coule dans les eaux internationales à 500 km de la Norvège - 42 victimes.
6 octobre 1986 : K219 Yankee 1 Explosion dans un tube de lancement (Incendie) a coulé au large des bermudes à près de 5000 mètres. Victimes : 4 ( un miracle ). Voir : livre.
18 juin 84 : - Echo 1 - incencie lors d'une patrouille - 13 victimes
24 Juin 1983 : un sous-marin soviétique de la classe "Charlie" - K429 Charlie 2 - coulé au large de la presqu'île de Kamtchatka dans le Pacifique Nord. Victimes ? entre 2 et 90
28 décembre 78 : K171 Delta - panne d'un réacteur - 3 victimes
10 septembre 77 : K403 Yankee 1 : explosion d'un batterie en plongée - nombre de victimes ?
6 avril 74 : K420 Yankee 1 - pas de victimes - incendie dans le 10ème compartiment
23 septembre 72 : K19 HOtel - Incendie lors d'une patrouille - 28 victimes
août 70 : collision entre le Galatée et un sous-marin sud-africain au large de Toulon.
12 Avril 1970 : Un sous-marin d'attaque soviétique, le K8 November à propulsion nucléaire de la classe "November", avec ses deux réacteurs nucléaires, coule à environ 300 miles au nord-est de l'Espagne, après un accident survenu au système de propulsion. Le sous-marin transportait probablement deux torpilles nucléaires, qui seraient à 4680 mètres de fond. 52 victimes
04 Mars 1970 : S644 Eurydice disparaît en méditérannée. 57 victimes.
23 août 68 : K140 Yankee 2 - pas de victime - mise en route incontrôlée d'un des deux réacteurs
24 mai 68 : K27 de la flotte du Nord : 5 morts, 12 gravement irradiés - panne d'un réacteur en mer.
Mai 1968 (21-27) : Le sous-marin nucléaire USS Scorpion (SSN-859) coule à 400 miles au sud-est des Açores à une profondeur de 10.000 pieds. Un réacteur nucléaire et deux torpilles nucléaires (Astor) restent au fond de la mer.
Avril 1968 (11) : UN sous-marin soviétique armé de missiles balistiques de type "Golf" coule avec trois missiles SS-N5 et ses deux réacteurs nucléaires à 750 miles au nord-est de l'île de Oahu, à Hawaï.
8 mars 68 : K129 Gulf - près de 100 victimes : le SM estarmé de missiles balistiques de type "Golf" coule avec trois missiles SS-N5 et ses deux réacteurs nucléaires à 750 miles au nord-est de l'île de Oahu, à Hawaï.
27 janvier 1968 : S647 La Minerve disparait en méditérannée. 52 victimes. Plus de détails sur : La Tragédie de la minerve.
8 septembre 67 : K3 November - pas de victime
20 novembre 65 : K74 Echo 1 - destruction de la turbine tribord
12 février 1965 : K74 Echo 1 - pas de victimes
Avril 1963 (10) : Le sous-marin nucléaire USS Tresher (SSN-593) coule à 100 miles à l'Est de Cap Cod, dans le Massachussetts. Le réacteur reste au fond des eaux.
4 juillet 1961 : K19 Hotel Hiroshima - 7 victimes : panne d'un réacteur
13 octobre 1960 : K8 Flotte du Nord - 13 irradiés /panne d'un générateur de vappeur
Avril 1959 (18) : la marine américaine coule en mer le containter du réacteur de métal liquide refroidi avec sodium et autres composants du sous-marin nucléaire USS Seawolf (SSN-575) à une profondeur de 9000 pieds à environ 120 miles marins au large de la côte du Maryland-Delaware.
Je n'arrive pas à comprendre que des humains prennent la décision volontaire et "réfléchie" d'immerger des déchets nucléaires, tout autant que de ne pas aller les rechercher aujourd'hui, alors que la technologie le permettrait... Qu'attendent-ils les "grands décideurs" ? Un héritage abominable pour combien de générations ?...
La carte mondiale des épaves radioactives. Légende et numérotation en fin d’article.
Le risque de catastrophe nucléaire ne s’arrête pas aux centrales elles-même, il persiste bien au delà sous la forme de déchets disséminés de par le monde. Alors que pour Areva qui veut nous faire croire que « tout va bien », évoquant la partie visible de l’iceberg que sont les sites de stockage officiels, nonobstant les dépots dits « sauvages » que certains d’entre vous connaissent déjà, qu’en est-il de la situation réelle ?
Pas besoin d’avoir bac +5 pour comprendre que la ressource principale des habitants de cette planète – sans laquelle aucune vie n’existerait – est l’eau. Qu’arriverait-t-il si l’eau du globe était exposée à une irradiation prolongée causée par la détérioration de containers radioactifs au fond des océans ? Je vous laisse juger par vous même de ce qui nous attend dans l’avenir, ainsi que de la gravité de la situation ignorée du plus grand nombre…
Des fûts de déchets nucléaires dans la Manche
Dans la Manche, devant la côte française, des fûts remplis de déchets nucléaires datant des années 50 et 60 et toujours intacts gisent au fond de la mer. L’information a été dévoilée par la télévision franco-allemande Arte. A l’aide d’un sous-marin téléguidé, deux fûts ont ainsi été filmés à 124 mètres de profondeur, à quelques kilomètres seulement de la côte française.
Un danger latent ?
Pour les organisations gouvernementales, ces fûts constituent un danger latent car le rayonnement peut atteindre la chaîne alimentaire. Auparavant, on pensait que les fûts étaient rouillés et ouverts, et qu’ainsi les déchets radioactifs étaient dispersés dans l’océan, les rendant inoffensifs. Le reportage d’Arte montre qu’il n’en est rien. Les déchets sont bien intacts au fond de la Manche.
Aucune raison d’agir
Les gouvernements compétents ne voient aucune raison d’agir. Selon eux, cela concerne une quantité faible et modérée de déchets radioactifs. La Grande-Bretagne a immergé des fûts jusqu’en 1982 dans la Manche et dans d’autres lieux au nord de l’océan Atlantique. D’autres pays, parmi lesquels la Belgique, la Suisse et l’Allemagne, ont utilisé cette technique interdite depuis lors. source 7sur7.be
Dans la Manche, plus de radioactivité qu’à Fukushima ?
Y-a-t-il plus de tritium – de l’hydrogène radioactif – dans les eaux de la Manche que dans celles du Pacifique, à proximité de la centrale de Fukushima ? C’est ce qu’affirme l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO), qui a mesuré, le 17 octobre 2012, une concentration en tritium de 110 becquerels par litre d’eau dans la baie d’Ecalgrain. A quelques pas de de l’usine Areva de La Hague, dans la Manche.
Une quantité anormale : l’ACRO relève habituellement moins de 27 becquerels par litre d’eau.
« En dix ans de surveillance mensuelle à Goury (ndlr : au cap de la Hague), de 1998 à 2007, l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire ) n’a jamais mesuré de concentration supérieure à 33,3 Bq/L »
, écrit l’association dans son communiqué. L’ACRO rappelle également que la concentration naturelle de tritium est de l’ordre de 0,1 Bq/L.
Parmi les mesures qu’elle effectue régulièrement, l’entreprise Areva, qui exploite le site de la Hague, dit n’avoir rien remarqué d’anormal. Ses installations nucléaires rejettent des effluents liquides radioactifs directement dans la mer, au large. Une pratique encadrée par des autorisations spécifiques. L’idée est de diluer ces liquides radioactifs dans les eaux de la Manche, afin de les rendre inoffensifs. Peu importe que les rejets radioactifs se déplacent ensuite, au gré des courants, le long des côtes de la Basse-Normandie.
« Les seules usines de retraitement d’Areva à La Hague (Manche) et de Sellafield (sa cousine anglaise) constituent le rejet radioactif le plus important au monde résultant d’une activité humaine »
, indique Greenpeace. L’organisation environnementale cite un rapport réalisé en 2001 pour le compte du Parlement européen, qui conclut que ce rejet est équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année.
« Plusieurs études ont d’ailleurs établi une recrudescence statistiquement importante de leucémie dans la région de La Hague » ajoute l’ONG. Mais pour le chef de l’Autorité de sûreté nucléaire, Simon Huffeteau, le taux de tritium mesuré par l’ACRO n’est pas inquiétant.
« C’est une valeur qui est ponctuelle, qui ne représente pas d’enjeu sanitaire » explique-t-il. Une valeur ponctuelle pourtant largement supérieure aux mesures effectuées début mars, dans les eaux du Pacifique à proximité de Fukushima (13 Bq/l) et au large (3 Bq/l). Que s’est-il donc passé à la Hague, s’interroge l’ACRO ? sourcebastamag.net
36.000 fûts de déchets radioactifs immergés dans l’Atlantique
Plus de 14.000 tonnes de déchets radioactifs ont été immergées à la fin des années 1960 par la France dans des fosses de l’Atlantique, rappelle l’Andra à l’occasion de son inventaire national publié mercredi. Cette pratique a ensuite été abandonnée en 1983.
C’est dans le cadre de deux opérations coordonnées à l’époque par l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDEque la France avait procédé à ces immersions, aux côtés de nombreux autres pays européens. En 1967, l’Allemagne, la Belgique, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont ainsi immergé environ 11.000 tonnes de déchets (36.000 fûts) dans un site à 400 km au large de la Galice (Espagne) par plus de 4600 mètres de fond.
Ces déchets, liquides et directement évacués dans la mer ou solides et emballés dans des fûts métalliques, représentaient une radioactivité de l’ordre de 300 térabecquerels. A titre de comparaison, l’accident survenu à la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011 a relâché plusieurs dizaines de millions de milliards de becquerels dans l’atmosphère et l’océan Pacifique.
Centre de stockage dans la manche
En 1969, une nouvelle opération, regroupant cette fois la Belgique, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, laSuède et la Suisse s’est traduite par l’immersion d’environ 9000 tonnes (de l’ordre de 900 TBq) sur un site à 900 km à l’ouest de la Bretagne, à une profondeur comprise entre 4000 et 4600 mètres. La France a cessé ces immersions avec l’ouverture, la même année, de son Centre de stockage de la Manche, fermé depuis lors.
Mais l’AEN a poursuivi les campagnes d’immersion jusqu’à un moratoire signé en 1983, sur un seul site au large dugolfe de Gascogne, utilisé par la Belgique, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse. La France n’a jamais déversé ses déchets nucléaires dans la Manche. En revanche, avant que l’AEN n’encadre les opérations (de 1949 à 1966), le Royaume-Uni, et la Belgique dans une moindre mesure, ont immergé leurs déchets dans la fosse des Casquets, à 15 km seulement au nord-ouest des côtes françaises du cap de La Hague.
La France a également utilisé deux sites du Pacifique, à proximité de l’atoll de Mururoa, où elle effectuait des essais nucléaires militaires, pour immerger des déchets par plus de 2000 mètres de fond. Ces déchets, conditionnés ou non, ont été coulés entre 1972 et 1982 et représentaient au total quelque 2500 tonnes, pour environ 70 milliards de becquerels.
Plus de 1,3 million de mètres cubes de déchets nucléaires en tous genres étaient stockés en France fin 2010, un volume appelé à doubler d’ici à 2030, selon l’inventaire publié mercredi 11 juillet par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).
De 1,320 million de mètres cubes fin 2010, le volume global de ces déchets pourrait en effet atteindre 2,7 millions en 2030, selon les nouvelles prévisions. « En France, la production de déchets radioactifs représente l’équivalent de 2 kg par an et par habitant », souligne l’Andra dans son rapport.
Disponible sur le site de l’Andra, www.andra.fr, cet inventaire est « un outil de gestion » et un moyen « d’anticiper les besoins de stockage » pour l’avenir mais aussi une source d’informations précises pour le citoyen, a souligné devant la presse son président, François-Michel Gonnot.
59 % viennent des centrales, 11 % des activités militaires
Ces déchets radioactifs proviennent principalement des centrales nucléaires (59 %) mais aussi de laboratoires de recherche (26 %), des activités militaires (11 %), de l’industrie non nucléaire (3 %) et du secteur médical (1 %), selon le dernier inventaire de l’Andra. Ils ne présentent pas tous les mêmes risques, insiste l’organisme public chargé de concevoir des solutions pour les stocker en toute sécurité.
Les plus dangereux sont les déchets dits « de haute activité » (HA) issus pour l’essentiel du traitement des combustibles usés dans les réacteurs nucléaires de l’Hexagone. Fin 2010, ces déchets HA représentaient 2700 m3, soit seulement 0,2 % du total déjà produit. Mais ils contiennent à eux seuls 96 % de la radioactivité totale des déchets nucléaires, à raison de plusieurs milliards de becquerels par gramme. Leur volume devrait doubler d’ici à 2030.
Viennent ensuite les déchets de « moyenne activité à vie longue » (MA-VL), dont la période radioactive dépasse 31 ans. Ces déchets (40.000 m3 fin 2010, 3 % du total), sont surtout issus des gaines entourant les combustibles nucléaires.
La majeure partie des stocks français est constituée de déchets de faible et moyenne activité à vie courte (63 % du volume total pour 0,02 % de la radioactivité). Ils sont liés à la vie des installations nucléaires ou produits par les laboratoires de recherche ou médicaux. Après avoir été stockés dans la Manche – un centre ouvert en 1969 et désormais fermé – ils sont pris en charge dans l’Aube depuis 1992.
Un nouveau centre d’enfouissement pour 2025
Les déchets HA et MA-VL ont, eux, vocation à être enfouis à grande profondeur dans le Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) à l’étude par l’Andra, qui devrait ouvrir en 2025 à la limite de la Meuse et de la Haute-Marne. En attendant, ils sont entreposés sur les sites où les colis de déchets sont produits, à La Hague (Manche) et Marcoule(Gard).
Issus du démantèlement des premières centrales au graphite ou de l’ancienne industrie du radium, les déchets de faible activité à vie longue constituent 7 % du volume total et environ 0,01 % de la radioactivité. Ils sont le plus souvent stockés sur les sites qui les ont produits, faute de solution définitive. Ils incluent également des milliers d’objets radioactifs anciens (fontaines au radium, paratonnerre au radium, vieux détecteurs d’incendie, etc.).
Le reste est constitué de ferrailles, béton et gravats produits par l’industrie ou le démantèlement des installations nucléaires, soit 360.000 m3 de déchets dits « à très faible activité » (TFA). Le volume de TFA, stockés en surface dans l’Aube depuis 2003, devrait atteindre 1,3 million de mètres cubes en 2030. source Le monde
Les « Tchernobyl » sous-marins
(La partie de l’article nommée les « Tchernobyl » sous-marins est issu d’un article paru sur Science & Vie n°892 de janvier 1992, et malgré l’ancienneté de la publication, la situation n’a pas ou peu évoluée et reste dramatique! )
Où vont les sous-marins nucléaires naufragés ? Au fond de la mer comme leurs semblables à moteur Diesel. Seule différence, dans ces tragédies, c’est que les sous-marins nucléaires relâchent dans le milieu marin une source formidable de radioactivité qui vient s’ajouter à celle des bombes et des missiles perdus, sans parler des fûts radioactifs qu’une douzaine de pays, le Royaume-Uni en tête, ont rejetés à l’eau pendant trente-six ans.
Nous ne trahirons pas un secret militaire en révélant que 510 sous-marins nucléaires sillonnent les mers du monde entier. A cette flotte, il faut ajouter 65 navires militaires et 10 bateaux civils à propulsion nucléaire. Ces tout derniers n’ont à leur bord qu’un ou deux réacteurs nucléaires qui servent à leur propulsion, mais les autres, sous-marins compris, transportent généralement des armes nucléaires sous forme de bombes ou de missiles.
Lorsque le navire coule, avec ou sans sa charge, personne n’en parle. Idem lorsqu’une arme est perdue au cours d’une manœuvre. Les gouvernements nient d’abord les faits, puis, lorsque les preuves s’accumulent, ils finissent par reconnaître, par exemple, qu’un missile « non armé » a bien été tiré. Il n’y a que le grand publie qui soit trompé par ces communiqués lénifiants, car les services secrets du monde entier savent, eux, très exactement ce qui s’est passé.
Déchets nucléaires en mer – Mardi 23 avril 2013 – 20h50 – ARTE
Dans le lot de sous-marins coulés, il n’est pas exclu que certains aient purement et simplement été envoyés à la casse. Une façon peu coûteuse de se débarrasser d’un matériel périmé ! La marine américaine l’avait fortement envisagé pour une centaine de ses bâtiments qui devaient être démantelés entre 1982 et 20l2.
Pour la première fois, l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), à Vienne, a tenté de recenser ces accidents. Ce travail, qui aurait été infaisable sans la détente, était destiné à la Conférence internationale sur la pollution marine qui s’est tenue à Londres du 25 au 29 novembre 1991. L’AIEA a retrouvé la trace de 31 accidents, pas moins, dont 16 ne sont d’ailleurs toujours pas reconnus par les pays concernés (voir carte plus bas). Mais il y en a peut-être davantage ! Le nombre d’armes nucléaires associées à ces accidents n’est pas toujours connu. On ne sait pas non plus précisément de quelles armes il s’agit. Dans la plupart des cas, ce sont des têtes nucléaires de missiles.
Ce sont les Etats-Unis qui sont responsables de la majorité des pertes (18 sur 31), ce qui semble logique puisqu’ils possèdent le stock d’armes nucléaires le plus important de la planète. Les Soviétiques, moins loquaces encore que les Américains, apparaissent loin derrière : 9 accidents dont 7 de sous-marins.
Mais il n’y a pas que les bateaux. Ainsi, lorsqu’un avion B-52 s’est écrasé, le 21 janvier 1968, sur la banquise non loin de la base de Thulé au Groenland, les quatre bombes qu’il transportait se sont brisées et la matière radioactive, principalement du plutonium, s’est répandue sur 50 km à la ronde contaminant tout le milieu marin. Mais c’est une affaire oubliée.
Parfois c’est un satellite équipé d’un générateur nucléaire qui quitte son orbite et regagne la Terre, c’est-à-dire la plupart du temps la mer puisque la surface des terres émergées est huit fois moindre que celle des océans.
Inutile de dire que ces engins sont rarement récupérés, soit parce qu’on ne les localise pas avec précision, soit parce qu’ils reposent à de trop grandes profondeurs. Les Russes envisagent toutefois de renflouer un de leurs sous-marins, le Komsomolets, abîmé en mer du Nord près de la côte norvégienne, le 7 avril 1989, avec des missiles à bord. Le gouvernement norvégien a d’ores et déjà interdit la pêche autour de cette zone, car des inspections ont prouvé que le réacteur fuyait et que la corrosion, plus rapide que prévue, gagnait les têtes nucléaires.
Au total, ce sont des millions de milliards de becquerels qui reposent au fond des mers, soit plusieurs fois la dose que la catastrophe de Tchernobyl a injecté dans l’atmosphère. Cette radioactivité accidentelle s’ajoute à celle qu’une poignée d’Etats, Royaume-Uni en tête, ont déversé volontairement, durant 36 ans, dans une cinquantaine de sites, pour se débarrasser de leurs déchets nucléaires prétendus de faible ou moyenne activité.
Les premiers déversements volontaires remontent à 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale; les Américains avaient alors choisi des sites dans le Pacifique non loin des côtes de la Californie. Le dernier a eu lieu en 1982 dans l’Atlantique nord, à un millier de kilomètres environ des côtes françaises.
Ce mode de rejet a finalement cessé sous la pression des pays qui s’y opposaient. Car, jusque-là, il était autorisé et réglementé par la Convention pour la prévention de la pollution marine, signée en 1975 et connue sous le nom de Convention de Londres. C’est ainsi que des centaines de milliers de fûts de déchets enrobés dans du bitume ou du ciment, parfois groupés dans des containers, reposent au fond des mers. Il suffit de 10 à 15 ans pour que ces matériaux se désagrègent sous l’effet de l’eau de mer ! Et il est arrivé, dans les tout débuts, qu’on verse directement les déchets sans emballage, en vrac, voire sous forme liquide !
Qui sont exactement les pollueurs ? Douze pays. Certains, comme l’Italie, l’Allemagne ou la Suède, n’ont failli qu’une seule fois, et n’ont rejeté que de faibles quantités de radioactivité. La France, quant à elle, qui a disposé du Centre de stockage de la Manche, près de la Hague, ne s’est livrée que deux fois à ces déversements, mais les quantités étaient plus importantes (voir schéma ci-contre).
Mais le pompon revient de loin au Royaume-Uni qui, à lui seul, est responsable de près de 80 % de la radioactivité rejetée. Nos amis anglais ont en effet déversé quelque 75 000 tonnes de déchets nucléaires dans une quinzaine de sites de l’Atlantique (voir carte ci-contre). Ils ont même trouvé qu’un site était tout désigné : la mer en face de la Hague. Et par quinze fois, immités deux fois par les Belges, ils y ont déversé leurs déchets entre 65 et 160 m de profondeur. Cette décharge sauvage se situe très exactement par 49° 50′ N de latitude et 2° 18′ W de longitude, à une trentaine de kilomètres des côtes françaises. Si les crustacés ou les coquillages accusent parfois des taux de radioactivité anormaux autour du Cotentin, fi n’y a pas que l’usine de retraitement de la Hague qui en soit responsable !
Autour de ces poubelles, on a trouvé du césium et du plutonium à des taux élevés. C’est cela qui a fait interdire ces déversements… tout au moins officiellement: des révélations provenant d’un responsable soviétique indiquent que plusieurs milliers de tonnes de déchets radioactifs civils et militaires – dont le réacteur du Lénine, le premier brise-glace nucléaire – auraient été déversées clandestinement jusqu’à très récemment dans la mer de Kara, au large de laSibérie.
La carte mondiale des épaves radioactives
Des déchets radioactifs ont été volontairement déversés dans une cinquantaine de sites marins répertoriés sur cette carte. Mais c’est surtout l’Atlantique nord qui a servi de poubelle aux Etats. Nous possédons peu de données sur les accidents en mer impliquant des matières nucléaires, secret militaire oblige. Voici néanmoins la liste de ceux que vient de recenser – pour la première fois – l’AIEA, avec toutes les imprécisions qui subsistent sur les quantités de radioactivité rejetées, la localisation précise et parfois même sur le nom du sous-marin coulé.
1) Mutsu (1er septembre 1974). Fuite de radiations (neutrons), sur ce cargo japonais à propulsion nucléaire, due à des défauts de structure, à 800 km à l’est de Shiriyazaki.
2) Avion américain B-36 (13 février 1950) équipé d’une arme nucléaire, perdu au large de Puget Sound.
3) Avion américain (10 novembre 1950) perdu, avec des armes nucléaires à bord, quelque part sous la mer en dehors des Etats-Unis.
4) Avion américain B-36 (18 mars 1953) perdu, avec des armes nucléaires à bord; au large de Terre-Neuve.
5) Avion américain B-47 (10 mars 1956) perdu, avec deux capsules de matières radioactives, en Méditerranée.
6) Avion américain B-47 (5 mars 1958) équipé d’une arme nucléaire, perdu au large de la Géorgie.
7) Avion de chasse américain F 102 (mi 1960) équipé d’un missile nucléaire, perdu dans la baie de Haiphong,
8) Missile intercontinental américain (ICBM Thor Rocket) (4 juin 1962) tombé en mer près de l’île Johnston, lors d’un tir d’essai.
9) Missile intercontinental américain (ICBM Thor Rocket) (20 juin 1962) tombé en mer près de l’île Johnston, lors d’un tir d’essai.
10) Thresher (10 avril 1963), sous-marin américain SSN-593 coulé à 100 milles à l’est du Cap Cod par 2 590 m de profondeur, et qui a éclaté. Son réacteur nucléaire représente une radioactivité de l 147 000 giga becquerels.
11) Transit 5 BN-3 (21 avril 1964), satellite américain tombé au nord de Madagascar. Son générateur nucléaire SNAP-9A au plutonium 238 représente une radioactivité de 630 000 gigabecquerels
12) Avion américain (5 décembre 1965) qui, mal calé, est tombé du pont du porte-avions Ticonderoga à la suite d’un coup de roulis et a coulé à 5000 m de profondeur au large du Japon. Il était équipé d’une arme nucléaire.
13) 4 bombes nucléaires (17 janvier 1966) perdues par un avion américain B-52 à 5 milles de Palomares en Espagne, dont une en mer qui a été récupérée par 914 m de fond.
14) 4 armes nucléaires (21 janvier 1968) perdues par un avion B-52 sur la banquise près de Thulé. Une partie seulement du plutonium répandu a été récupérée.
15) Scorpion (entre le 21 et le 27 mai 1968), sous-marin américain SSN-589, perdu à 400 milles (740 km) au sud-ouest des Açores par plus de 3 3 000 m de profondeur et qui a éclaté. Son réacteur nucléaire représente une activité de 1.295.000 gigabecquerels,
16) Nimbus B-1 (18 mai 1968), satellite américain tombé à 100 m de profondeur, près de Santa-Barbara, avec son générateur nucléaire SNAP-19. A été récupéré. 17) Générateur SNAP-27 (11 avril 1970) contenant 1.650.000 gigabecquerels de plutonium 238 et appartenant à un module de la mission Apollo tombé au sud des îles Fidji, par 6000 m de profondeur.
18) Missile Phoenix (14 septembre 1976) perdu par un avion de chasse américain F-14 et récupéré à 75 milles des côtes écossaises.
19) Missile de croisière américain (25 février 1986), dans la mer de Beaufort.
20) Mont-Louis (5 août 1984), cargo français transportant 30 containers d’hexafluorure d’uranium, entré en collision avec un car-ferry britannique. La cargaison, représentant environ 6000 millions de becquerels, fut récupérée deux mois plus tard, par 25 m de profondeur.
21) Sous-marin soviétique (11 avril 1968) perdu avec 5 armes nucléaires, à 750 milles au nord-ouest de l’île Oahu (Hawaii)
22) Sous-marin soviétique (1968) perdu dans le nord-est de l’Atlantique, avec 4 armes nucléaires.
23) Sous-marin soviétique (10 janvier 1970) perdu en baie de Naples avec des torpilles nucléaires.
24) Sous-marin soviétique (12 avril 1970) perdu dans le nord-est de l’Atlantique, avec 4 armes nucléaires.
25) Kashin Class (septembre 1974), destroyer soviétique perdu en mer Noire avec des armes nucléaires.
26) Sous-marin soviétique (juin 1983) perdu au large du Kamtchatka, avec 8 armes nucléaires.
27) Cosmos-1402 (7 février 1983), satellite soviétique avec un réacteur nucléaire d’une radioactivité estimée à 1.000.000 de gigabecquerels, tombé à 1600 km à l’est des côtes brésiliennes.
28) Sous-marin soviétique (4 octobre 1986) équipé d’armes nucléaires, coulé à 1000 km au nord-est des Bermudes par 5000 m de fond.
29) Komsomolets (7 avril 1989), sous-marin soviétique avec des armes nucléaires, coulé, à la suite d’un feu à bord, près des côtes norvégiennes, à 180 km au sud-ouest de l’île de Medvezhy, par 1 500 m de fond. Les Soviétiques espèrent le renflouer.
Quant aux deux derniers accidents recensés par l’AIEA, les Britanniques viennent d’affirmer, contrairement à ce qui avait d’abord été annoncé, qu’ils n’avaient pas d’arme nucléaire à bord. Ce sont :
30) HMS Sheffield (10 mai 1982), destroyer britannique coulé par un missile Exocet de la marine argentine, au large des îles Falklands.
31) HMS Resolution (19 mai 1985). Ce sous-marin britannique a perdu un missile Polaris non équipé, d’après les Britannique d’une tête nucléaire, au cours d’un essai ou d’une fausse manoeuvre, au large de la Floride. Doit-on croire les Britanniques ?
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Océans poubelles sur ARTE Thema:
« Uranium – Le scandale de la France contaminée » Partie 1/6: (Elise Lucet et l’équipe de Pièces à conviction ont mené l’enquête sur ce scandale, au coeur des campagnes et des villes françaises. La fédération France Nature Environnement (FNE) indique que cette émission “a fait l’objet d’une saisine du CSA par AREVA qui voulait la censurer”…)
Tout est magnifique dans ces quelques paroles mais alors la dernière phrase relève du sublime...
------------------------------------------------------------------------------------------------ "Tu veux savoir quelle est, pour une vie, la plus vaste étendue? Vivre jusqu'à la sagesse.
Celui qui l'a atteinte touche non pas à son terme le plus reculé mais le terme suprême.
Qu'un tel homme se glorifie sans crainte, qu'il rende grâce aux Dieux et, mêlé à eux, qu'il s'attribue à lui-même, comme à la nature le mérite de ce qu'il fut. C'est à juste titre qu'il le fera : il a rendu à la nature une vie meilleure que celle qu'il reçut."
Sénèque.
----------------------------------------------------------------------------------------------- Il ne s'agit nullement de prétention à mes yeux. On ne pourrait attribuer pareille faiblesse à Sénèque. J'y devine surtout le chemin possible de l'Humanité toute entière. Que la nature, elle-même, se réjouisse de notre passage et qu'elle en imagine une vie plus belle encore pour les générations à venir....
Cheval en bois made in France issu de forêts gérées durablement , smartphone "éthique" ou chaîne hi-fi en carton recyclé : le petit vent "écolo", qui a notamment soufflé en France durant la COP21, se traduit aussi dans les produits à mettre sous le sapin.
Une enquête menée à l'automne par l'agence de publicité Havas, indique que plus d'un Français sur deux (55%) a déjà "payé plus" pour acheter "responsable".
"Le prix reste un marqueur important mais ce n'est plus le seul critère. La prise de conscience est réelle », relève le directeur général d'Havas Paris, Benoît Viala cité dans l'étude, tout en nuançant le propos : en matière de RSE (responsabilité sociale et environnementale), les Français refusent la "prise de tête ". "Ils considèrent que c'est aux marques et aux entreprises de faire le travail. C'est une nouvelle exigence qu'on (les consommateurs, NDLR) leur adresse", explique t-il.
Dans le secteur de la téléphonie mobile, une petite marque néerlandaise est justement en train de bouleverser les codes en proposant un smartphone "éthique". Baptisé Fairphone, la start-up du même nom assure s'engager sur toute la ligne de production selon des contraintes sociales et environnementales.
Vendu à près de 60.000 exemplaires l'an passé, le Fairphone a tracé une voie dans laquelle s'engouffre les autres géants du secteur à l'image de Google qui investit depuis plus d'un an dans un concept de téléphone modulaire entièrement personnalisable dont l'objectif est de combattre l'obsolescence technologique.
Un prototype du "Fairphone" dévoilé à Londres le 18 septembre 2013 ( AFP/Archives / JUSTIN TALLIS )
Pour Adrien Tchang-Ninh, chargé de mission environnement à l'association CLCV, spécialisé dans la consommation éco-citoyenne, les consommateurs qui se tournent vers ce type de produit veulent "mettre en avant leur conscience environnementale, écolo, humaine, qu'ils placent en priorité par rapport au système de consommation classique."
- des box éthiques -
Dans le secteur du jouet où 70% de la production mondiale proviennent d'usines en Chine où les mauvaises conditions de travail sont souvent pointées du doigt, un mouvement de résistance émerge depuis deux ans avec l'association des créateurs-fabricants de jouets français (ACFJF) qui souhaitent mettre en avant le "made in France".
Seul 7% des jouets vendus en France sont produits sur le territoire national. Les 24 marques de jouets de l'association espèrent atteindre 10% dès cette année et vont souligner le caractère "Made in France" de leurs produits sur des affichettes dans les rayons de plus de 900 magasins partenaires de l'opération comme ceux de La Grande Récré, King Jouet, JouéClub ou encore Toys"R"Us.
Pour les consommateurs qui n'auraient pas le temps de se déplacer en magasins, il existe sur le web des portails de guide d'achat recensant les marques éthiques généralement issues du commerce équitable tel que Artisans du Monde, eco-SAPIENS, Altermundi...
"Internet a aidé énormément à la conscience collective et a permis de diffuser plus largement les produits équitables car auparavant on ne les trouvait que dans des boutiques spécialisées", explique Adrien Tchang-Ninh.
Un poster encourageant les consommateurs à acheter des jouets fabriqués en France, "Jouons Français", le 15 décembre 2014 à Paris ( AFP/Archives / ELIOT BLONDET )
Dans la hotte du Père Noël peuvent ainsi prendre place un cheval à bascule en hêtre issu de forêts gérées de manière durable dans le Jura, une radiocassette fabriquée avec du carton recyclé ou encore une montre biodégradable...
Pour les consommateurs les moins inspirés, il existe aussi des chèques cadeau "éthiques" à dépenser dans des boutiques labellisées ou bien la box d'Artisans du Monde (Fairbox) regroupant un assortiment de produits d'épiceries, d'artisanat mais "le produit vedette depuis plusieurs années reste le panier de cosmétiques bio", indique Adrien Tchang-Ninh.
"Acheter des produits pour défendre des valeurs, ça se ressent un peu plus pendant les fêtes de Noël car on achète des produits pour marquer l'évènement", ajoute t-il.