Blog

  • Valls vire.

    [Vidéo] Le journaliste Thomas Guénolé viré de RMC à cause d’une chronique sur les attentats

     

    http://gregtabibian.com/video-le-journaliste-thomas-guenole-vire-de-rmc-a-cause-dune-chronique-sur-les-attentats/

    a-THOMAS-GUENOLE-640x468

     


    La chronique qui a fait virer Thomas Guénolé… par pascontent-tv

     

    La nouvelle lui a été annoncée par un coup de téléphone du directeur de la rédaction de RMC, Philippe Antoine. Vendredi 20 novembre, Thomas Guénolé a appris que la chronique qu’il tenait sur RMC était suspendue et même définitivement arrêtée. Cela lui a été confirmé par un mail reçu dimanche soir, comme il l’a indiqué au site Arrêt sur images.

    Thomas Guénolé pouvait se croire à l’abri. Lui au moins appartenait au camp du Bien. N’hésitant pas à en rajouter chronique après chronique, il inventait chaque jour des mots nouveaux, accompagnés du suffixe -phobe pour désigner l’ennemi. C’était un bon petit soldat. Mais qui, tout à son zèle, n’a pas vu arriver l’avion…

    Mais le politologue (enseignant à Sciences-Po) a tout de même tenu à vérifier par lui-même en se rendant dans les locaux de la radio, ce lundi 23 novembre. Il n’a pas eu accès au studio, comme une ultime confirmation de sa mise au ban de la radio. Quelques instants plus tard, il a évoqué une rupture définitive du contrat qui liait, selon les informations du HuffPost, sa société Vox Politica à la radio jusqu’au 24 juillet 2016.

    En cause, une chronique qu’il a tenue mardi 17 novembre dans la matinale de Jean-Jacques Bourdin (voir la vidéo en haut de l’article) qui a provoqué la colère du ministère de l’Intérieur. Ce jour-là, peu après 7h20, il s’intéressait « aux accusations de dysfonctionnements dans notre sécurité intérieure qui se multiplient dans la presse », après les attentats du 13 novembre.

    Le désormais ex-chroniqueur affirme aussi que, dans son mail pour lui signaler la fin de sa chronique, RMC ajoute que depuis sa chronique les journalistes de la radio subissent un black-out total de la part du ministère de l’Intérieur ou de leurs sources chez les forces de l’ordre. « Ce genre de pressions, c’est glaçant », commente-t-il…

    La censure, c’est maintenant ? En tout cas, cela ressemble bien au premières mesures de restriction de la liberté de la presse provoquées par l’Etat d’urgence…

    A ben non en fait ! puisque le gouvernement a annoncé qu’il supprimait les articles relatifs à la limitation de la liberté de la presse dans la loi de 55… Je dois être complotiste :)

  • KUNDALINI : réflexions. (3)

    86 amore 2

     

    « La capacité à ressentir le désir de faire l’amour provient d’une transmission qui s’effectue très tôt dans la petite enfance, avec les hommes et les femmes de notre famille qui nous aiment et plus particulièrement notre mère. »

    Dr Danielle Flaumenbaum. « Femme désirée, femme désirante »

     

    C’est un paramètre qu’il est impossible de nier. Toutes ces émotions reçues pendant l’enfance et l’adolescence ont construit l’individu et les effets de ces émotions, positives ou non, ont des implications profondes sur la sexualité adulte.

    L’individu qui n’a pas été « aimé, choyé, accompagné, réconforté, sollicité » gardera en lui une crainte, bien souvent inconsciente. Peut-être s’agit-il même d’un désamour imaginaire, une interprétation fallacieuse d’un amour parental réel mais maladroitement transmis ou faussement perçu. Toujours ce problème généré par la transformation du réel au gré de nos fluctuations émotionnelles. Seule, une analyse personnelle ou accompagnée peut résorber les conflits intérieurs et peut-être même les absoudre. Mais s’obstiner à vouloir les oublier les nourrit au contraire de l’énergie nécessaire pour survivre…

    Une fille n’ayant pas été accompagnée avec bienveillance pendant ses premières années de vie, jusqu’à l’élaboration de sa sexualité adulte, et qui n’aura pas pu élaborer en elle une confiance solide, une conscience réelle de l’intégralité de sa personne, une analyse de ses propres comportements, cette fille devenue femme, incarcérée dans une réalité douloureuse, il lui sera difficile d’entrer dans le champ de la sexualité sacrée étant donné que le vécu corporel, émotionnel et psychologique sera considérablement perturbé par ce passé douloureux.

    S’ajoute à cet état d’incertitude, le poids ancestral de l’Histoire des femmes à travers les âges de l’Humanité et de l’emprise masculine sur la sexualité. Une emprise sociale, religieuse, comportementale, des attributions limitées à la reproduction et à l’éducation des enfants, une certaine forme de « soumission » à des dogmes archaïques.

    Quant aux violences physiques et psychologiques faites aux femmes, chaque jour, dans le monde, elles sont innombrables et c’est un drame effroyable, la matérialisation la plus sordide de l'immaturité spirituelle de cette masse de testicules érigées en cerveaux. 

    Il existe incontestablement dans l’esprit d'un grand nombre de femmes une crainte plus ou moins forte de la sexualité, comme un égrégore néfaste, transmis de génération en génération dans l’inconscient collectif.

    Il en est de ces femmes, très nombreuses, qui finiront par adopter la sexualité émotionnelle des hommes en répudiant partiellement ou intégralement, la dimension spirituelle de la sexualité, alors qu’elle est originellement inscrite en eux. Puisqu'elles ont reçu la mission sacrée de porter et de donner la vie.

    Il se peut, néanmoins, que cette sexualité les comble. Un certain temps…Empiler les partenaires n'y changera rien tant que la sexualité émotionnelle masculine leur servira de balises...

     

    Il est évident par conséquent que l’éveil de la féminité à travers une sexualité comblée, entière et bienheureuse, est bien plus aléatoire que la masculinité dans un monde cartographié et rigidifié par les pénis des hommes…

     

    Il faut prendre en considération l’ensemble de ces paramètres dans la recherche de la sexualité sacrée. Homme et Femme unifiés dans la bienveillance de l’Amour intégral, l’Amour corporel et spirituel.

    Non pas un amour émotionnel, nourri par les transmissions les plus lourdes, sociales, historiques et personnelles mais un Amour libéré de toutes les entraves.

    Ce changement radical ne se réalise qu’en apprenant, ensemble, à devenir conscient dans l’acte d’aimer et non à se laisser emporter par des états troubles. Il s’agit donc de faire l’amour pour l’amour, ni pour soi, ni même pour l’autre mais en unifiant les deux partenaires dans une dimension supérieure, au-delà des personnalités. Non pas dans l’oubli ou la négation des individus mais bien au contraire dans le saisissement intégral des individus.

    S’oublier en tant qu’individu chargé d’une histoire pour naître à soi dans l’instant immédiat.

     

    Cela représente un cheminement d’autant plus complexe que l’histoire de la personne, et en priorité de la femme, aura été alourdie par de multiples fardeaux, transmis ou vécus.

    Barry Long parle de l’importance du « vagin émotionnel » et de ses troubles associés. Il est nécessaire que l’homme prenne conscience que le sexe de la femme contient, de par les émotions ancrées, un vaste lacis de résistances, peurs, craintes, ou désirs inavoués, fantasmes inassouvis, et espérances.

    Il est désastreux de vouloir imposer un pénis invasif dans le corps d’une femme qui ne serait pas aimée telle qu’elle doit l’être, avec cet hommage de chaque instant pour la Féminité qu’elle porte. Son sexe est un calice et non l’orifice destiné à assouvir l’excitation de l’homme…

    On ne fait pas l’amour.

    C’est l’amour qui nous a fait et qui propose tout au long de notre vie terrestre de progresser dans cet espace divin.

    Dans la première expression, les humains s’attribuent par ces propos le phénomène le plus extraordinaire de la Création. L’Union des individus. Tous les êtres vivants l'éprouvent et les Humains bénéficient d'un potentiel miraculeux de conscience, l'entière possession de cette expérience suprême. Une Union sacrée qui émerge de l’imagination incommensurable de la Nature divine et non de l’émotionnel basique des egos avides.

    La seconde expression reconnaît, avec humilité, que « l’accord des corps » relève d’un acte suprême, un transformateur fabuleux, l’éclosion des esprits par l’entremise de la sexualité. Dire que les Humains "font l'amour", c'est affirmer follement que les rayons font le soleil...

     

    Un pénis ne pénètre pas un vagin. Sinon, il ne serait question que de biologie ou d’anatomie.

    Un pénis émotionnel ne pénètre pas un vagin émotionnel. Sinon, il ne s’agirait que de la rencontre de deux individus isolés dans une sexualité spirituellement immature.

    Deux corps enlacés qui s'étreignent et s'accueillent, qui s'enchassent et fusionnent, non pas un sexe d'homme dans un sexe de femme mais un canal érigé plongeant dans la matrice qui éveille la lumière intérieure, le corps entier de la femme auréolé d'un Amour divin diffusant les rayons émanant de son coeur. Ni pénis, ni vagin, ni seins ou fesses, ni aucune zone érogène dressée comme un panneau indicateur mais l'entièreté des individus dans l'espace énergétique des vibrations les plus profondes, le crépitement lumineux des cellules, comme autant d'étoiles dans l'Univers.

     

    Les corps vers les âmes.

     

    Les préliminaires ne sont donc pas des catalogues anatomiques de caresses mais un chapelet de regards, paroles, baisers, câlins, réconforts, aides, soutiens, encouragements, félicitations, paroles aimantes, amusements, pensées, messages… à chaque instant de la journée et non une fois coulés sous la couette. L’Amour est intemporel et ne se retrouve pas à heures fixes, dans une situation connue, prêt à parcourir méthodiquement un chemin usé par des émotions anciennes. L’Amour est neuf et unique à chaque instant.

    C’est un état incessamment renouvelé et pourtant immuable.

    Les émotions qui en découlent ne sont pas des torrents dévastateurs et inconscients mais des opportunités pour la connaissance de soi.

    Les rituels ne sont évidemment pas à bannir dès lors qu’ils contribuent à une osmose tournée vers « là-haut » et non à la simple mécanique rassurante ou dépitée de protocoles organiques.  

    Ces rituels peuvent également contribuer à la durée de la rencontre, à l’établissement lent et doux de la confiance, de l’abandon, de l’accueil de la tendresse et non inévitablement de la conjonction des individus. Un rituel n’est pas nécessairement un couloir menant à la chambre à coucher, ni même à l’accouplement. Dans ce mot, il y a « couple » et il est bon d’y songer a priori. Les deux partenaires sont conviés mais l’homme doit prendre en considération que les besoins physiologiques de sa partenaire ne sont pas les siens et que la durée prolongée de l’étreinte est une constante incontournable, un cheminement patient et bienveillant…Toujours cette bienveillance envers sa « Déesse. »

    Il faudrait parler aussi des transferts d’énergie, de la circulation dans les chakras, de l’éveil de la Kundalini, de l’émergence des auras, des phénomènes stupéfiants d’orgasmes énergétiques asexués, de la probable apparition de transmissions de pensées, de synchronicités de plus en plus fréquentes et diverses, des ressentis physiques inversés, homme-femme, dans une disparition partielle des identités sexuelles… Il faudrait évoquer encore tellement de choses…

     

    Il y a un choix à faire. Laisser le bateau de l’existence à quai et se satisfaire des horizons limités ou accepter cette « Terra Incognita » en soi et partir à l’aventure…À deux.  


     

  • Si beau...

    Tout est là....La beauté du monde qui nous accueille.....Le silence, la paix, les ressentis les plus profonds, l'osmose intégrale, corps et âme, se dénuder intérieurement par l'expérience corporelle et s'élever dans le chemin spirituel..... Ce que vit Maud, dans le roman en cours.....Avec un compagnon...On peut supposer que la femme de cette vidéo est également accompagnée puisque "quelqu'un" la filme. 

    Je n'aurais d'ailleurs pas écrit "KUNDALINI" sans mettre en scène un couple puisque cet amour de la Nature ne peut pas, selon moi, être pleinement vécu sans un partage avec un être aimé. Il manquerait la dimension spirituelle de la sexualité. 

     

  • LA-HAUT : Commentaire (3)

     

    LÀ-HAUT (THIERRY LEDRU)

    Attentat dans le RER à la station Saint Michel. De passage à Paris, Jean, guide de haute montagne, est grièvement blessé. Blandine, la femme qui l'accompagne, déchiquetée par l'explosion de la bombe, meurt immédiatement. Quand Jean se réveille sur un lit d'hôpital, c'est pour apprendre qu'il a été amputé sous le genou et qu'il ne reverra plus jamais celle qu'il aimait. Il est désespéré. Il sait, qu'avec une jambe en moins, il ne pourra plus jamais exercer son métier. Dès son retour en Savoie, il se remet à marcher et même à grimper avec sa prothèse. Un beau jour, il fait la connaissance d'Isabelle, jeune et charmante bibliothécaire blonde qui, comme lui, s'intéresse aux questions de spiritualité.

    « Là-haut » est un roman émouvant et prenant qui aborde un thème difficile et assez rarement traité, celui du handicap et d'un handicap particulièrement cruel et injuste, celui qui est causé par un attentat terroriste. Le lecteur suit pas à pas le héros dans sa longue et lente progression pour échapper par le haut à l'enfer dans lequel il a été plongé. Tout est si minutieusement détaillé par l'auteur, si finement observé qu'on se dit que ça sent le vécu. Même si l'auteur dérive un peu beaucoup dans la métaphysique (recherche de preuves de l'existence de Dieu, citations de paroles de sagesse hindoue) et affiche un anticléricalisme militant, l'ouvrage reste un témoignage puissant qui ne pourra laisser personne indifférent. D'autant plus que Thierry Ledru, qui possède un style très personnel, très efficace et de très bonne facture, sait rendre son propos particulièrement percutant. Un très bel hymne à la résilience, au courage et à l'amour.

    4/5

    "un témoignage puissant qui ne pourra laisser personne indifférent. D'autant plus que Thierry Ledru, qui possède un style très personnel, très efficace et de très bonne facture, sait rendre son propos particulièrement percutant. Un très bel hymne à la résilience, au courage et à l'amour." Merci à Bernard Viallet pour ce beau retour de lecture.


     

     

    Très heureux pour ce retour et particulièrement pour "ce style très personnel"...Car de nombreux retours d'éditeurs ont au contraire mis en avant cette "particularité" en considérant que cette écriture était "trop ardue pour le lecteur de romans".... Très heureux de voir que ça n'est pas le ressenti de tout le monde. 

    Je retourne travailler à  l'écriture de "KUNDALINI" :)

    Une belle journée ! 

  • KUNDALINI : réflexions. (2)

    6270b1f0e08af01e3679b827f3508e41 l

     

    Je pense que les émotions non contrôlées ont un impact sur la réalité. Non pas directement mais par ricochet. Dès lors que nous perdons pied en nous-mêmes, dès lors que nous agissons sous le coup d’une émotion qui nous submerge ou d’une pensée récurrente, d’un phénomène interne qui nous obscurcit par sa puissance, nous modifions la réalité puisque nos actes seront entachés de notre trouble.

    Quelle est cette réalité dès lors, cette réalité originelle, celle qui n’aurait pas dû être ainsi violentée ? Pour ma part, je l’appelle le Réel, avec une majuscule, et non la réalité. Le Réel obéit à l’ordre de la vie, une vie immuable, alors que notre réalité est issue de la fluctuation de nos existences. On pourrait dénombrer autant de réalités qu’il y a d’individus. Mais il n’y a qu’un Réel. 

    Dans l'expérience de la sexualité, j'ai déjà parlé des émotions et de leurs effets. Le cheminement du désir et de l'excitation.

    Kundalini : réflexions.

    Le Réel représente, à mes yeux, l'espace inifni et intemporel de l'Amour.

    Les réalités se nourrissent, par contre, de tout ce que les individus transportent. Les peurs, les échecs, les fantasmes, les attentes, les compromis, les dénis, les non-dits, les réticences, l'espérance des désirs assouvis, les retrouvailles avec des vécus bienheureux, les déceptions devant des passés réanimés... Toutes les émotions et leurs effets.

    Des effets qui peuvent se révéler dévastateurs : éjaculation précoce, frigidité, vaginite, impuissance, anorgasmie...

    Les effets des émotions remplissent des pages entières.

    On pourrait penser que l'Amour sans émotion n'a aucune saveur mais il ne s'agit aucunement de rejeter ces émotions mais de s'en servir. Un saumon ne pourrait remonter le courant s'il n'y avait pas de rivière... Les émotions sont des flots permanents.Les observer, c'est remonter vers la Source. vers l'Amour. Pour nager, il faut les comprendre, les analyser, les disséquer...Comme le ferait un nageur cherchant à affiner sa technique... 

    Dans ce travail spirituel, la pleine conscience est une nécessité absolue. L'Amour en sera l'énergie indispensable car c'est un travail de longue haleine, une autopsie du passé puisque toutes les émotions y prennent forme et nourrissent les suivantes et les suivantes et les suivantes...Il n'y a pas d'émotions spontanées, jaillies de nulle part.  

    Imaginons un pénis en érection. Il est chargé de toutes les émotions du passé et de tous les effets, désir et excitation en priorité. Si l'homme ne parvient pas à rester le Maître intérieur, il se présentera, tourmenté et dans un certain état d'inconscience devant le vagin de la femme. Ce vagin subira alors les effets de toutes les émotions qui envahissent cette femme, troublée et peut-être même inquiète de l'état émotionnel de son partenaire. Tout ça est très simplifié, bien évidemment. De multiples paramètres interviennent mais ce schéma "émotion-effet" représente la clé de la salle du trésor... Rien de beau ne sera possible sans la connaissance de soi. Comme une formule magique partagée par les deux partenaires. 

    Une méthode s'impose dès lors. C'est la patience et la bienveillance. Résister à l'appel immodéré de l'émotion orgasmique et de ses effets, être dans l'instant, ne jamais se projeter au-delà du ressenti immédiat, réfréner les pensées comme autant de virus, accorder à soi et à l'autre une bienveillance totale, une attention délicate, une tendresse partagée, non pas pour courir vers le final mais pour saisir chaque instant, comme autant d'orgasmes. Non pas un orgasme génital mais un orgasme énergétique, celui qui s'éveille lorsque les deux entités spirituelles s'associent dans une parade corporelle, un hommage au flux créateur qui vibre de toutes ses forces en nous. Sans que nous n'ayons la moindre idée des horizons à découvrir. 

    Cet orgasme énergétique va bien au-delà du connu. Et c'est parce qu'il n'appartient pas à notre passé que les émotions n'opèrent aucune entrave sur lui. Dans le champ spirituel de l'Amour physique, les émotions deviennent des opportunités de croissance intérieure et non des freins à l'exploration. 

    L'émotion amoureuse pour ne pas être une dérive au regard de la plénitude énergétique recherchée se doit de se tourner vers l'Amour de la Vie et non seulement l'amour du partenaire. Il s'agit d'entrer dans une dimension "céleste" ou "divine" pour s'extraire justement des perditions corporelles. 

    Caresser l'intégralité des corps et ne pas se focaliser sur des zones érogènes, suspendre les mouvements et entrer dans une quasi immobilité, une perception affinée et non brouillonne, un saisissement du bien-être de chaque fibre, de chaque cellule. 

    La visualisation peut devenir une approche très bénéfique dans une recherche de cet état. Visualiser les flux énergétiques qui circulent comme des rayonnements et s'absoudre des images sexuées qui génèrent les émotions parasites, ressentir les battements cardiaques, intensifier les respirations et les accorder, plonger dans les regards au-delà des prunelles, bénir les corps avec des huiles parfumées, de la tête aux pieds, sans aucune préférence, sans insistance intentionnelle, les doigts comme les seins ou les sexes étant caressés avec la même tendresse et la même affection, sans aucun autre désir que d'amplifier encore et encore la pleine conscience des corps...

    Longuement, longuement, sans aucune précipitation, sans aucun objectif final puisque l'Amour ne subit pas le Temps et qu'il jouit de chaque instant.  

    Unnamed 2

  • Empathie et motivation

    Chris Ulmer est enseignant spécialisé : il donne des cours à des enfants en difficulté dans la ville de Jacksonville, en Floride. Ces élèves souffrent de différents troubles. Certains sont autistes, d’autres souffrent de lésions cérébrales traumatiques, d’apraxie ou encore d’agénésie du corps calleux.
     

    Dans n’importe quelle classe école à travers le monde, les enseignants ont souvent l’habitude de commencer les journées par un petit rituel ou de routine. Le plus souvent, on passe en revue le programme du jour, on fait des annonces, on fait l’appel…
     

    Mais dans la classe de Monsieur Ulmer, les choses se passent différemment : on commence la journée… par 10 minutes de compliments individuels !

     

    « C’est génial de t’avoir dans ma classe. Je pense que tu es drôle. Tu es un super joueur de foot. Tout le monde ici t’adore… » Voici le genre de paroles que Chris Ulmer répète inlassablement à ses élèves. Chacun voit ses propres qualités personnelles réaffirmées en face de la classe, ce qui permet à chaque élève de constituer sa propre identité et de se définir pour ce qu’il est, pour les caractéristiques qui lui sont propres.

     

    Avec cette démarche, Ulmer cherche avant tout à mettre en place un rapport de confiance entre les élèves, et à les aider à forger leur estime de soi, en réaffirmant constamment leurs qualités et leur valeur. Et c’est apparemment une chose dont ces élèves en difficulté ont bien besoin…

     

    « Ces simples petits rappels quotidiens de leurs qualités redirigent l’attention des élèves. Ils détournent leur esprit de ce qu’ils ne peuvent pas faire, pour se concentrer sur ce qu’ils peuvent accomplir, » explique l’enseignant.

     

    Et pour cause : ces enfants ont tous dû faire face à l’échec scolaire et à de grandes difficultés à l’école. À cause de leurs différents problèmes, l’éducation classique n’est pas adaptée à eux. Ce rejet du cursus classique peut être vécu de manière très traumatique par les enfants : ils ne se sentent pas à la hauteur, ont l’impression d’avoir été « punis », rejetés, mis à l’écart, parce qu’ils sont contraints d’aller dans des centres spécialisés.

     

    @via Abc News


    En se concentrant sur leurs talents individuels, Ulmer s’est aperçu que cela avait une incidence énorme sur l’état d’esprit des enfants, et que les résultats concrets pouvaient être rapidement observés ! Ainsi, il s’est rendu compte que les élèves se sont mis peu à peu à se complimenter les uns les autres, d’eux-mêmes. Et ils se sont même mis à complimenter leur enseignant en retour ! De même, ces échanges ont permis aux élèves de mieux se socialiser, et d’avancer d’une façon spectaculaire dans leur capacité à communiquer, à la fois de manière verbale et non-verbale !

     

    La vidéo qu’il a postée sur la page Facebook de la classe est en train de devenir virale, et Chris Ulmer s’en félicite : « Je crois que si suffisamment de personnes nous suivent, cela anéantira les préjugés, et montrera la beauté de ces enfants qui ont des besoins spéciaux en matière d’éducation, » explique-t-il.

     

    Lui et sa classe ont également écrit un livre racontant le quotidien des enfants. Le livre est écrit tour à tour par les enfants, puis du point de vue des familles et du point de vue d’Ulmer en sa qualité d’enseignant rendant compte de leur progression. Pour l’instant, son livre a été rejeté par les maisons d’édition, mais Ulmer garde espoir. Il explique sur sa page Facebook qu’il reste motivé et plein d’espoir lorsqu’il voit les progrès énormes de ses élèves, et la réaction des internautes intéressés par son travail.

     

    « L’ignorance de ceux qui ont du mal à comprendre ces enfants est normale, et peut être excusée », écrit Ulmer.  « Mais il n’y a pas d’excuse pour le manque d’empathie. »

    Likez cet article sur Facebook

     

  • Bachar al Hassad/ Berrnard Squarcini/ Daesch...

    "Même sous la Constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave."

    Condorcet


     

    « Comment voulez-vous qu’il y ait coopération à partir du moment où vous refusez tout autre contact, où il n’est pas question de rouvrir votre ambassade et encore moins de faire une déclaration reconnaissant l’actuel régime syrien comme légitime ? À partir du moment où Hollande et Fabius font de mon élimination une condition sine qua non, ils ne peuvent pas me demander d’échanger avec eux. En fait, leur contradiction profonde, c’est qu’ils combattent le terrorisme d’une main et le soutiennent d’une autre, en fournissant armes et matériel à une opposition qui n’a strictement rien de modéré et encore moins de laïc. Nous avons actuellement en Syrie 20 000 djihadistes étrangers qui combattent au sein de Dae’ch, d’Al-Nosra ou autre, et vous savez parfaitement bien qui les finance. » [...]

    L’Occident a combattu de toutes ses forces la nation arabe : aujourd’hui, elle a en face d’elle l’islamisme wahhabite et nous en payons tous le prix.»

    Bachar al Assad.



     

     

     

    Entretien avec Mr Bernard Squarcini

    "Vous avez proposé à votre ancien service il y a deux ans de lui transmettre une liste des Français qui combattent en Syrie. Pourquoi a-t-il refusé ?

    Il y a déjà deux ans, les services syriens m’avaient effectivement proposé une liste des Français combattant en Syrie. j’en avais parlé à mon ancien service qui en a rendu compte à Manuel Valls. La condition des Syriens était que la France accepte de coopérer à nouveau avec leurs services de renseignements. On m’a opposé un refus pour des raisons idéologiques.

    C’est dommage car la proposition était une bonne amorce pour renouer nos relations et surtout, pour connaître, identifier et surveiller tous ces Français qui transitent entre notre pays et la Syrie. Résultat : on ne sait rien d’eux et on perd beaucoup de temps en demandant des informations aux agences allemandes, qui sont toujours restées sur place, mais aussi jordaniennes, russes, américaines et turques. On n’est absolument plus dans le concret."

     

    SOCIÉTÉ

     

    Vendredi 20 Novembre 2015 à 10:00 (mis à jour le 20/11/2015 à 09:42)

    Bernard Squarcini : “Nous sommes entrés dans la terreur et le terrorisme de masse”

    Par 

    Louis de Raguenel

     

    Pour l'ancien patron de la DCRI, devenue DGSI, "rien n'a été fait" pour coordonner les services de renseignements. Photo © AFP

    Bernard Squarcini. Directeur central du renseignement intérieur de 2008 à 2012, l’ancien préfet se livre sur l’état actuel de la menace terroriste. Pour lui, des décisions immédiates doivent être prises après les attentats.

    Les services de renseignements français étaient-ils prêts ?

    Clairement, oui. Il était prévu depuis les attentats de Bombay, en 2008, que de telles actions coordonnées et déterminées se produisent sur le territoire français et que la menace s’installe dans la durée. Nous savions que nous allions devoir monter en puissance pour faire face à ce type d’attentat. Il n’y a eu aucune surprise. En revanche, les services français paient les conséquences de certaines décisions politiques. Comme M. Hollande traite Bachar al-Assad de tous les adjectifs, les services syriens ne veulent plus coopérer avec les services français.

    Comment travaillent nos services, alors ?

    Nous sommes contraints de faire appel à des partenaires étrangers qui nous donnent les informations qu’ils souhaitent. Sans ces errements idéologiques, peut-être pourrions-nous éviter que des drames se produisent.

    Vous avez proposé à votre ancien service il y a deux ans de lui transmettre une liste des Français qui combattent en Syrie. Pourquoi a-t-il refusé ?

    Il y a déjà deux ans, les services syriens m’avaient effectivement proposé une liste des Français combattant en Syrie. J’en avais parlé à mon ancien service qui en a rendu compte à Manuel Valls. La condition des Syriens était que la France accepte de coopérer à nouveau avec leurs services de renseignements. On m’a opposé un refus pour des raisons idéologiques. C’est dommage car la proposition était une bonne amorce pour renouer nos relations et surtout, pour connaître, identifier et surveiller tous ces Français qui transitent entre notre pays et la Syrie. Résultat : on ne sait rien d’eux et on perd beaucoup de temps en demandant des informations aux agences allemandes, qui sont toujours restées sur place, mais aussi jordaniennes, russes, américaines et turques. On n’est absolument plus dans le concret.

    Vous considérez que nous venons d’en payer les conséquences ?

    Conscients de ces erreurs politiques et diplomatiques, les islamistes de Dae’ch ont commis un attentat remarquable. Parce qu’il se passe à Paris dans une région ultraprotégée, juste avant la Cop21, avec des cibles travaillées et à l’occasion du concert d’un groupe américain qui revient tout juste d’Israël. Les djihadistes ont frappé monsieur Tout-le-monde. Face à de telles attaques et compte tenu des prises de position du gouvernement, il est difficile pour les services de renseignements d’anticiper de manière précise le passage à l’acte. Des attentats sont déjoués. Mais qui sait si les commanditaires souhaitaient véritablement passer à l’acte ?

    Lors des attentats de Paris, n’y a-t-il pas eu des dysfonctionnements entre la DGSI et la DGSE ?

    L’enquête révèle qu’on est bien sur la piste d’une filière francobelge, connectée à la Syrie, qui a frappé méthodiquement la France. Pour la DGSI, que je connais bien pour en avoir été le directeur central, je sais qu’entre les renseignements intérieurs français et belge, les relations sont étroites. Mais je m’interroge : quel a été le travail de la DGSE sur les filières syriennes composées de Français en Europe ? Certains acteurs français du renseignement ne l’ont pas encore compris : il n’y a plus de différence aujourd’hui entre la menace intérieure et celle qui vient de l’extérieur. Il faut impérativement renforcer la coopération entre ces deux services. Il y a plusieurs mois, nous avions identifié le formateur de Mohamed Merah qui avait séjourné en Belgique. Nous savions qu’il formait tous les commandos européens et avions demandé à la DGSE de le “neutraliser” mais rien n’a été fait… Heureusement, il a finalement été “droné” par les Américains, mais bien après.

    Vous dites que la Belgique est un « hub du terrorisme »

    Effectivement, ce pays est la base arrière du terrorisme en Europe. Les terroristes se donnent rendez-vous sur Internet pour partir faire le djihad et se retrouvent en Belgique pour passer à l’acte. Il faut bien comprendre que l’État belge n’a pas le même état de stabilité que ce que nous connaissons en France, même si leurs services de renseignement intérieur travaillent très bien avec nous.

    Vous reprochez à la presse de raconter n’importe quoi sur les fiches S…

    Oui, il faut repartir de zéro : une fiche “S” est une levée de doutes, attribuée à un individu lorsqu’il est sous les écrans radars et qu’il n’a rien fait de répréhensible pour l’interpeller. La fiche S permet d’observer cet individu pendant plusieurs mois et d’identifier s’il présente une dangerosité particulière, par son mode de vie, ses fréquentations et ses voyages, et s’il doit faire l’objet de moyens opérationnels lourds de surveillance. Elle a vocation à être actualisée par les services de l’État qui interviennent au quotidien (passages de frontière, contrôles routiers) et qui croisent cet individu. La fiche peut s’enrichir mais aussi s’appauvrir pour finalement être supprimée. Les fiches S vivent.

    N’y a-t-il pas un meilleur moyen de contrôler ces personnes dangereuses ?

    Face à ces gens, il faut maintenant appliquer des mesures administratives fermes. Comme on ne peut pas s’occuper de tout le monde, il ne faut plus hésiter, sous le contrôle d’un juge administratif, à assigner à résidence surveillée, à imposer le port du bracelet électronique, à retirer des passeports, à placer en centres de déradicalisation, à expulser. Cela permet une chose : savoir où ils sont et ce qu’ils font pour éviter qu’ils ne passent à l’acte.

    Depuis trois ans, vous reprochez au gouvernement de perdre du temps…

    C’est incompréhensible : entre l’attaque de Mohamed Merah et le travail très complet effectué par les commissions d’enquête parlementaires, et celles contre Charlie Hebdo, on a mis en exergue les besoins nécessaires à l’action des services de renseignements, mais on a perdu un temps fou pour réagir puisqu’ils n’ont été mis en place qu’en janvier 2015 ! Dans les services, un mois perdu entraîne une année de perte ! Entre-temps, l’ennemi se prépare et nous frappe.

    Que faut-il faire pour éviter un nouvel attentat ?

    Il faut accélérer les modes de recrutement dans le domaine des analystes. Surtout, arrêtons de faire de la communication. Les frappes annoncées dans la nuit de dimanche dernier sont importantes mais pas significatives par rapport aux personnes opérationnelles qui menacent directement l’Europe et la France. Par ailleurs, dans ses déclarations, Manuel Valls n’a rien annoncé de nouveau. La panoplie de mesures qu’il égrène existe depuis des années. En 1994, elles étaient déjà appliquées contre le GIA, le terrorisme islamiste algérien ! Arrêtons de parler. Mettons- les en place !

    En matière de politique européenne, il faut créer un fichier des passagers aériens, réclamé depuis plusieurs années. Il faut impérativement rétablir les contrôles aux frontières de manière durable et mettre des moyens pour bloquer la circulation des armes qui viennent du nord et de l’est du continent. Pour mettre le terrorisme à genoux, nous devons réfléchir au rétablissement du service militaire obligatoire, car la police, la gendarmerie et l’armée sont surmobilisées partout. Sur la question du fondamentalisme, la police doit mieux contrôler les imams et ne plus hésiter, sous le contrôle de la justice, à arrêter et expulser ceux qui prêchent la haine. En outre, les responsables musulmans doivent dire haut et fort leurs positions, signaler tous les individus déviants et ne plus entretenir la moindre ambiguïté avec l’islam radical.

    La période de l’après-guerre froide est finie. Nous sommes maintenant dans la terreur et le terrorisme de masse. C’est la guérilla qui arrive en France. Mais soyons réalistes, la solution n’est pas que policière ; elle est également politique et diplomatique, en liaison avec nos traditionnels alliés, l’Europe ainsi que les pays arabes.

    Propos recueillis par Louis de Raguenel


    SCANDALE D’ÉTAT CONFIRMÉ et amplifié : Le gouvernement est-il prêt à nous sacrifier par idéologie ?

     

    D'Etienne Chouard : 
    SCANDALE D’ÉTAT CONFIRMÉ et amplifié : Le gouvernement est-il prêt à nous sacrifier par idéologie ?
    https://www.les-crises.fr/le-gvnmt-est-il-pret-a-nous-sacri
    À mon avis, le Blog Les-Crises.fr est le meilleur journal d'information en France. Indépendant, honnête, courageux. Bravo. 
    Merci Olivier, à toi et à toute l'équipe qui bosse tous les jours sur ton précieux blog.
    Faites passer.


     

  • Changements de comportements.

    Nous gagnons !

     

     - par 

    33 commentaires - 2 733 lectures

     

     

     

     

    Nous gagnons !

    Le journal New York Times a annoncé le dimanche 8 novembre 2015 qu’un « séisme » se produit dans les habitudes alimentaires des gens [1].

    Les ventes de soda ont diminué de 25 % par personne depuis 1998, principalement remplacées par de l’eau.

    Les ventes de jus d’orange se sont écroulées de 45 % sur la même période. Longtemps présenté comme une composante essentielle d’un petit-déjeuner sain, les gens ont maintenant compris que le jus d’orange est une bombe à sucre qui n’a rien de diététique.

    Les ventes de céréales du petit-déjeuner, riches en sucre également, ont baissé de 25 % depuis 2000, remplacées par le yaourt et le müesli.

    Les repas surgelés ont baissé de 12 % entre 2007 et 2013. Le chiffre d’affaires moyen des restaurants McDonald’s est parti dans une spirale à la baisse depuis trois ans.

    Ces chiffres concernent les consommateurs américains. Mais on sait que la tendance est la même des deux côtés de l’Atlantique.

    L’industrie agro-alimentaire tremble et va être obligée de se réformer si elle ne veut pas disparaître

    Selon une enquête récente, 42 % des jeunes consommateurs entre 20 et 37 ans ont perdu confiance dans les grandes firmes agro-alimentaires, contre seulement 18 % dans le reste de la population.

    Les produits industriels, emballés, longue conservation, sont devenus synonymes pour beaucoup de malbouffe, sucres ajoutés, graisses cuites de mauvaise qualité, additifs en tout genre.

    Il était temps !

    Le résultat est que les grandes firmes agro-alimentaires sont obligées de réformer leurs pratiques pour survivre :

    « Le seul espoir de survie des grandes firmes agro-alimentaires historiques est de faire des changements audacieux dans les produits qui sont leur cœur de marché. Elles vont devoir réduire fortement leur teneur en sucre ; vendre des produits locaux et bios ; intégrer dans leurs produits plus de légumes, fruits et aliments sains ; créer de nouveaux produits frais. », selon l’article du New York Times.

    Déjà, le résultat de ce changement de mentalité des consommateurs a des conséquences visibles dans les supermarchés. Ils sont obligés d’agrandir leurs rayons de produits frais, dont les ventes ont augmenté de 30 % depuis 2009. La consommation de légumes et fruits crus a augmenté de 10 % ces cinq dernières années.

    Aliments bio vendus sans emballage plastique

    Le 4 novembre 2015 a ouvert à Paris le premier magasin où 100 % des produits sont biologiques et vendus en vrac, donc sans emballage [2].

    Il s’agit du magasin Biocoop 21, 14 rue du Château d’Eau dans le Xe arrondissement de Paris.

    On y trouve 250 références dont bien sûr les fruits et légumes frais, les légumes secs comme les haricots rouges, lentilles, quinoa, mais aussi du miel, yaourt, huile vierge, thé, café (à moudre sur place), vin ou même liquide vaisselle.

    Les consommateurs sont invités à venir avec leur propres bocaux, sacs et paniers. L’avantage du vrac est que cela permet de prendre uniquement la quantité souhaitée pour ainsi éviter la surconsommation. Les produits sont visibles. Ils ne sont pas représentés par une photo alléchante mais trompeuse sur l’emballage. Cela évite les achats d’impulsion savamment favorisés par les experts en « packaging ». Le vrac permet de réduire les déchets. Enfin, les produits coûtent en moyenne 15 à 20 % moins cher, à qualité égale.

    Hausse des surfaces agricoles bio

    La hausse de la demande en produits bio entraîne une hausse des surfaces agricoles qui y sont consacrées : +101 % en France entre 2007 et 2014, avec une tendance à la hausse qui se maintient.

    Hausse des surfaces agricoles bio
    Source : Chiffres de la bio en France en 2014

    Et le phénomène se traduit même dans les statistiques de santé : aux Etats-Unis, la hausse de l’obésité et du diabète qui paraissait inexorable s’est arrêtée.

    La quantité de calories consommées quotidiennement par les enfants a baissé de 9 % depuis 2003 [3]. Le taux d’obésité parmi eux a reculé de 43 % en dix ans [4].

    Nous avons gagné une bataille, pas la guerre

    Il serait toutefois prématuré de crier victoire. Nous avons gagné une bataille, pas la guerre.

    Personnellement, je reste effrayé à la vue de ce que les gens mettent sur le tapis roulant, à la caisse, les rares fois où je me rends dans un supermarché.

    Tandis que je sors œufs bio, ail, chou, poireaux, olives, sardines, féta, vinaigre de cidre, salade, pommes, amandes et chocolat noir, je vois autour de moi des caddies remplis de sacs multicolores de biscuits apéritifs, de bonbons, de yaourts aux fruits, de canettes en tout genre, de frites et pizzas surgelées et de pâtes à tartiner.

    Sans doute les gens consomment-ils plus de produits frais et bio qu’il y a dix ans. Mais nous revenons de loin, de très loin.

    Chaque fois j’ai envie de les inviter à partager un repas avec moi. Pour qu’ils se rendent compte, de leurs propres yeux, qu’il est tellement agréable de manger des produits simples et entiers. Que ce n’est pas plus cher, tout aussi rapide, tellement moins écœurant et meilleur pour la santé.

    Mais trop d’idées reçues sur la nourriture continuent à polluer les esprits. D’ailleurs, même parmi les personnes qui cherchent à bien faire, le résultat est souvent mitigé, pour ne pas dire plus.

    Les décennies de matraquage ont laissé des traces

    Les décennies de matraquage publicitaire ont laissé des traces. Je citais ci-dessus les personnes qui croient mieux manger parce qu’elles prennent du yaourt et du muesli à la place de leurs Frosties, Smacks, Miel Pops ou Choco Pops.

    C’est un pas dans la bonne direction, mais un petit pas.

    Dans le muesli et le yaourt il y a encore trop de glucides, pas assez de protéines, pas assez de bonnes graisses ni de vitamines et oligo-éléments.

    C’est pareil pour les snacks : on croit bien faire parce qu’on abandonne les Mars et les Snickers au profit de barres de céréales bio.

    Malheureusement, les barres de céréales, tout bio qu’elles soient, restent encore des bombes à sucre. Elles se composent de céréales grillées, soufflées, souvent liées ensemble par du sirop : leur « index glycémique » est maximum.

    Le « bon » snack, c’est la poignée de noix, noisettes, amandes, la pomme, ou quelques olives, ou même le demi-avocat avec un peu de jus de citron, voire l’œuf dur !

    Mais s’il vous-plait, pas de barre de céréales sucrées !

    Combien de temps faudra-t-il encore pour faire passer ces idées toutes simples chez la majorité des consommateurs ?

    Dix ans ? Vingt ans ? Nos lettres d’information sont si peu diffusées… elles ne sont lues que par une toute petite élite, les gens les plus cultivés, les plus engagés, je dirais presque ceux qui en ont le moins besoin !

    Comment aider les autres ? Je n’ai pas de solution miracle. Santé Nature Innovation est gratuit, je ne sais que faire de plus. Faut-il envisager de payer les gens pour qu’ils nous lisent ? Je pousse volontairement le trait. Dans ce cas, encore faudrait-il que le gouvernement nous subventionne, mais ça ne risque pas d’arriver.

    Alors que faire ?

    Le meilleur moyen d’accélérer les choses serait que, déjà, chacun de vous en parle un peu autour de lui, suggère à ses amis de s’inscrire gratuitement aussi.

    Car ne vous y trompez pas : en faisant cela, vous aidez les autres, vous nous aidez, mais vous vous aidez aussi vous-même.

    Cela ne se voit pas encore de façon claire ; mais à force de progresser, de changer nos habitudes alimentaires, nous allons obliger collectivement des pans entiers de l’industrie agro-alimentaire à se réformer.

    Le mouvement a déjà commencé. Collectivement, notre contribution au bien public, à l’avenir même des générations futures, peut être immense et salvateur.

    À votre santé !

    Jean-Marc Dupuis

    PS : Si vous n’êtes pas abonné à La Lettre Santé nature Innovation, je vous invite à faire l’essai ci-dessous en inscrivant votre adresse de messagerie électronique dans la case prévue à cet effet.

     

    La Lettre Santé Nature Innovation est la newsletter de santé naturelle la plus lue dans le monde francophone. Votre adresse email restera strictement confidentielle et ne sera jamais échangée. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment. Consultez notre politique de confidentialité.