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  • Photos sur Fichiers

    Quatre jours de randonnées dans la vallée du Queyras. Les forêts de mélèzes, le silence, la lumière de l'altitude, les nuages, les lacs, la mélodie des pas dans la neige... Plus personne en montagne. Le camion comme refuge sur des pistes et des "parkings" déserts. 

    Que du bonheur.

     

     

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  • A l'école de la soumission

    L’éducation nationale ou l’apprentissage de la soumission

     Fabrice Renault 5 juin 2015

         

    apprentissage soumissionLe système détient dans « l’éducation nationale », une puissante machine à soumettre les volontés. Du positionnement de dominant à dominé adopté par le personnel, jusqu’aux programmes scolaires truffés d’inexactitudes : tout tend à obtenir de l’enfant l’asservissement et la soumission dont il devra faire preuve dans sa vie d’adulte. Le but étant bien qu’il prenne sa place, entre dans le rang et participe à l’effort national, comme les autres.

     

    Tout un arsenal dédié est en place. Il casse l’intelligence, fait plier les volontés et inculque une vérité officielle. C’est l’apprentissage de la soumission. A tous, l’école apprend à se ranger et à se taire, écouter sans réagir, apprendre surtout sans trop réfléchir, accepter des « vérités » invérifiables, à être évalué, sanctionné et s’y plier.

    Les insoumis n’ont par leur place


    Les enfants les plus récalcitrants font plusieurs établissements desquels ils sont « virés » des uns après les autres. Ils sont redirigés quand c’est possible vers les institutions spécialisées. Mais bien souvent, ils sortent tout simplement du système scolaire avant l’âge légal. La société n’a que peu d’état d’âme pour les insoumis. Ces enfants là qui ont une répulsion naturelle de la domination et la soumission, n’ont pas leur place parmi les autres.

    En proie à la propagande d’Etat


    Oui les programmes scolaires transmettent une histoire révisée et manipulée. Cela pour servir « l’intérêt suprême » de la nation se chuchote-t-il. L’histoire du « père fondateur de l’Europe » est un cas d’exemple qui en dit long sur les manquements historiques qui caractérisent l’enseignement. Car depuis l’ouverture d’archives classées secrètes, on sait entre autres, que Robert Schuman travaillait pour la CIA.

    Le personnel de l’éducation nationale, profs et encadrants sont des exécutants de cette propagande. Ils le sont de façon involontaire peut-être, mais ils ne sont pas trop regardants sur la situation historique. Certes, ils sont eux-mêmes conditionnés à être ceux qu’on attend qu’ils soient : un rouage de la machine infernale à produire autant de richesses que d’inégalités. La pérennité du système en place est ainsi assurée par des enseignants soumis qui soumettront à leur tour, en clamant combien leur travail est passionnant.

    On pourrait évoquer tellement d’autres manquements et inexactitudes sur la guerre d’Algérie par exemple, ou le financement des principaux protagonistes de la deuxième guerre mondiale… Plus que des erreurs, ce sont des mensonges éhontés, des messages de propagande qui sont transmis aux enfants dans leur éducation scolaire.

     

     

    Un diplôme contre une vie de soumission


    Arrivent ensuite les diplômes. Le passeport quasi indispensable pour un travail. Bien que le travail salarié soit inégalitaire par essence, chaque enfant devenu adulte devra l’accepter. En bon élève sachant se plier aux règles telles qu’elles lui ont été inculquées par l’éducation nationale, il n’aura guère d’autres issues que d’accepter ce modèle de maître à esclave.

    Esclave à vie d’une croissance économique dévastatrice


    Bon esclave, il devra le rester sa vie durant. Il participera à créer de la richesse, produire toujours plus de richesses, quel qu’en soit le prix pour l’environnement, sa vie sociale ou sa santé. On n’accepte aucun avis divergeant : la croissance économique est tout. Personne ne doit y déroger. Le simple fait de parler de décroissance déclenche les foudres de l’establishment qui crie à la trahison ou invoque l’irresponsabilité, la folie ou le complotisme.

    apprentissage de la soumission

    Car les richesses qu’il crée ne sont pas les siennes. Mais ça aussi, on lui a appris à l’accepter. Les citoyens sont les esclaves dociles dont la société a besoin pour maintenir son fonctionnement parfaitement inégalitaire. L’éducation scolaire tient le rôle du négrier, arrachant l’individu à son cocon familial, pour fournir une main d’oeuvre prête à l’emploi, docile. L’école casse les caractères forts et envoi tout le monde au front. Le peuple est destiné à travailler pour une élite à laquelle il confère les pouvoirs et procure les richesses. Un vrai conte de fée pour les uns, un cauchemar pour nous autres.

    Un bon citoyen est un citoyen bien conditionné


    Les élèves devenus adultes sont des « citoyens » soumis à ce système inégalitaire – s’il en est un. Ils le subissent sans même oser le critiquer ni le remettre en question. Il n’existe qu’un seul choix de vie possible : celui qui prédomine. Il n’y a pas d’autre alternative, aucun modèle de société qui ne soit plus juste, rien qui puisse améliorer le sort de l’individu… la leçon apprise est bien retenue.

    « Maître » ou « maîtresse », appelait-on les instituteurs à l’école. Eux ne semblent pas trouver cette appellation déplacée ou choquante, c’est pourtant bien le cas. Déjà tout petit donc, on apprend à reconnaître et nommer le maître et on se plie à son autorité. C’est un rapport de force qui est imposé, et de toute notre vie : il ne sera jamais à notre avantage.

    Apprendre à accepter l’injustice


    lol-punitionL’éducation nationale est également un lieu de pratiques punitives. La « sanction », un mot plus acceptable que « punition », décrit les mêmes pratiques répressives. Une belle entrée en matière pour l’adulte en devenir. Car il devra accepter les lois inégalitaires de la république et s’y plier au risque d’être confronté à la justice.

    La justice qui n’a de juste que le nom. Puisqu’elle n’est indépendante de l’Etat que sur le papier, dans la constitution. Puisqu’elle applique des lois écrites par des privilégiés, pour des privilégiés. Puisqu’elle rend des verdicts indépendamment du fait qu’une des deux parties peut dépenser beaucoup d’argent pour se payer les meilleurs avocats.

    Une institution judiciaire qui à n’en pas douter tient également son rôle dans cette usurpation gigantesque que l’on appelle la démocratie républicaine.


    Après propos :

    Ce pamphlet n’engage que son auteur. Il est inspiré d’une histoire vraie. Celle d’une scolarité « normale » qui amène à une vie normale. Si vous l’avez lu jusqu’à son terme, c’est peut-être que vous y avez trouvé quelques similitudes avec une histoire que vous connaissez bien : la vôtre ?

    Mais quoi qu’il en soit,  personne n’est forcé d’adhérer aux idées qui y sont développées. Toutefois il est important de pouvoir exprimer un avis contestataire quand bien même s’agit-il de remettre en question la sacro-sainte institution qu’est l’éducation nationale.

     

    Des infos en lien avec ce sujet :  

    Permettez que le débat reste ouvert, partagez cet article :

         

     

    44 Commentaires

    1. Bourliguette

      5 juin 2015 à 10 h 26 min

      Très bien de dénoncer, mais où sont les solutions et les possibilités de faire autrement ?

      Répondre

      • cacahuète

        9 juin 2015 à 8 h 15 min

        Bonjour,
        J’ai descolarisé mes 2 enfants, l’ief( instruction en famille) est sans doute une des solutions… l’enfant pense par lui même, s’intéresse a plein de choses et progresse vite ..

        Répondre

        • clmasse

          21 juin 2015 à 23 h 18 min

          l’ief c’est bien, mais c’est l’école qui permet la socialisation et l’intégration, sinon bien sûr personne n’y enverrait ses enfants.

          Répondre

          • Oud

            24 juin 2015 à 22 h 48 min

            Ha ha, vous avez appris ça à l’école ? Relisez l’article encore une fois.

            Répondre

          • Ha

            24 juin 2015 à 23 h 27 min

            L’école socialise ? Ah oui ? Depuis quand ? Elle punit, n’écoute pas, c’est la loi du plus fort, du meilleur, quand un enfant est différent on ne sait plus quoi en faire LOL on incrimine le parent dans ces cas-là. C’est ça la socialisation ? Non l’école, à la base sert uniquement à instruire, chose qu’elle ne fait plus depuis longtemps. Heureusement qu’n attends pas après l’école pour avoir une vie sociale c’est bien aux parents qui élèvent leurs enfants non ? Les parents vont au parc, partent en vacances quand c’est possible, reçoivent des amis qui eux ont des enfants, ils font et organisent des sorties pédagogiques, vont aux parcs d’attractions etc etc la socialisation se fait malgré tout. Les parents ont une vie, heureusement, les enfants suivent. Je fais l’IEF par contrainte, mon fils était scolarisé, il est asperger et était rejeté des autres même de l’instite qui lui avait donné un vilain surnom. J’ai fais la rencontre de beaucOup de parents qui ont le même genre d’histoire à raconter, des centaines. Mes deux autres grands sont scolarisés et franchement ils n’ont jamais rien fait de plus en sortie et au contact avec les autres, de plus que nous les parents. Sorties au zoo ? On le fait. Les musées ? On le fait. La piscine ? On le fait aussi et même qu’ils vont au sport ( pareil pour le petit qui est désco ). Y’a une vie en dehors de l’école et oui :) A l’école ils sont parqués point barre. Les parents bossent, faut bien les instruire et les occuper ces petits. Mais sinon les parents sont tout autant capable de socialiser et d’instruire leurs enfants eux-même.http://cnt.ait.caen.free.fr/cas/36-ecole_soumission.pdf

            Répondre

            • gui

              20 juillet 2015 à 7 h 00 min

              Genial!!!!

            • steppe

              20 août 2015 à 15 h 07 min

              Je suis d’accord que sur le principe, l’école doit « INSTRUIRE », et non éduquer (ça c’est le boulot des parents). Je suis d’accord sur le fait que l’instruction est oubliée depuis longtemps. Par contre, hélas, dans votre dernière phrase « Mais sinon les parents sont tout autant capable de socialiser et d’instruire leurs enfants eux-même »: comment des parents en absence de repère, en marge de la société (financière, illettrisme, chômage, manque de culture et d’ouverture, issue d’autres cultures, etc) peuvent apporter ce que vous dites? Il y a une réalité de terrain, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne, en ce sens, l’école peut apporter un peu « d’autres choses » à ces enfants, les sortir du quotidien. Attention, je ne dis pas que l’école et super, loin de là. Ayant un enfant « différent », qui ne rentre pas dans le moule, je porte aussi mon fardeau auprès de ces personnes de l’éduc N. Autre débat. La socialisation existe avec l’école. Le sens critique, la découverte, l’épanouissement peut se faire avec les parents, famille et amis. Mais je le répète: nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne.

          • DESIRE

            25 juin 2015 à 12 h 19 min

            FAUX clmasse !!!!
            http://association-unie.blogspot.fr/2014/01/socialisation.html

            Répondre

          • céline

            26 juin 2015 à 6 h 28 min

            La socialisation si l’école le rendant possible ça se saurait….combien d’enfants y sont insociable mais comme on l’impose ils s’y font tant bien que mal…

            Répondre

          • miranda gomez

            16 août 2015 à 18 h 35 min

            la vie sociale existe en dehors de l’ecole faut pas exagerer !

            l’ecole est un lieu qui fait croire aux parents que sans elle on ne sera rien plus tard ..

            hahahhahhh !! l’instruction est obligatoire mais certainement pas l’ecole :-)

            Répondre

        • DESIRE

          25 juin 2015 à 12 h 26 min

          Vive l’IEF cacahuète 
                        </div>
                    
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                                                                                                <a href=Lire la suite

  • La Yaute

    Elle m'a bien fait rire cette présentation de la Haute-Savoie :)

     

    http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Haute-Savoie

     

    Haute-Savoie

    « La différence entre la Savoie et la Haute-Savoie c'est comme entre la couture et la haute couture : dans la haute il n'y a que des gays  »

    Karl Lagerfeld à propos de son dernier défilé de droguées anorexiques


    La Yaute (74) est un partement français de la région Rhône-Alpes . Sa devise est "In Tartiflette We Trust", et la plupart des vill(ag)es ont des noms imprononçables par tous les non-Hautsavoyards (comme par exemple Excenevex (à prononcer éxen'vé et non pas éxcénévexe comme un certain Mr. Pernaut), Sciez (à prononcer Sciez comme le verbe scier et non pas comme le verbe skiier), ou encore Viuz-la-Chiesaz (débrouillez vous pour celui là))

    [modifier]Géographie

    La Haute-Savoie, c’est comme la Savoie, mais en plus mieux. La différence est la même que celle qu'ii y a entre la haute couture et la couture. On entend par là que toutes les montagnes de Haute-Savoie sont plus mieux que celles de son voisin. Ils ont même poussé le vice à installer la plus haute montagne du monde de l’Europe, le Mont-Blanc. On peut y distinguer deux sous-zones géographiques distinctes: Annecy (capitale des retraités parisiens qui ont raté la correspondance pour Cannes) et le Reste (en gros les montagnes et ses chalets épars). Les annéciens pensent que l'activité économique se répartit également distinctement sur ces deux zones : 98% des richesses du département sont à Annecy, et 2% au Reste (dont 1,99% l'hiver, encore faut-il de la neige), et quand ils vont à Cham' (la seule fois qu'ils quittent la Clusaz c'est lorsqu'ils doivent emmener leurs cousins normands au ski et qu'ils ont des snow-blades pour être à la mode, et qu'à la Clusaz ils ont pas envie d'avoir la honte), bref, je disais la seule fois qu'ils vont à Cham' et que sur l'autoroute, ils voient la vallée de l'Arve, ils déclarent fièrement : "c'est là qu'on fabrique des stylos !". Le département accueille 10 000 immigrés Français de plus chaque année depuis 2000 (source réelle), à la quête de l'Eldorado suisse et contribue à faire du radar de Bardonnex à 50km/h un des piliers du remboursement de la dette sociale Francaise. Tout pigeon régional a été épinglé par celui ci, l'un des seuls radars non munis d'autocollants "savoie libre" sur le viseur.

    Certains prétendent que la principale ville de la Haute-Savoie c'est Genève. En réalité, il s'agit de "Piogre". Piogre est un lieu difficile à préciser sur une carte, tellement c'est grand. Vous trouverez - même si cela se raréfie - un Haut-Savoyard vous dire : "Je vais à Piogre", ce qui signifie qu'il va quelque part. S'il vous dit : "Je vais à Piogre ferrer les mouches", n'essayez pas de comprendre. Il va juste quelque part, faire quelque chose.

    [modifier]Habitants

    Haut-Savoyards (et Haut-Sale Voyantes)

    Le hobby préféré des Haut-Savoyards est d'aller faire les frontaliers à Genève ou le long du lac d'Annecy, pavaner avec leurs AUDI A3 Sportback la première année qu'ils ont ramassé des pécus en francs suisses "CHF" à ne pas confondre avec les francs CFA d'Afrique. Par la suite, Monsieur s'orientera vers un AUDI Q7 alors que Madame y préférera nettement sa Mini Cooper, voire Mercedes décapotable.

    Leur second hobby favori est d'imiter l'accent suisse, mais très mal, ce qui fait qu'on les reconnaît très vite, surtout à Genève. Démasqué, le Haut-Salvoyant continuera toutefois à s'exprimer ainsi, n'acceptant pas qu'un genevois lui ôte sa voix.

    Leur troisième hobby est le harcèlement routier envers tout véhicule "étranger". Par étranger, il faut comprendre hors Vallée de l'Arve, avec une prédilection pour les habitants des régions parisienne, lyonnaise, marseillaise, messine etc... de toute manière comprenez tout ce qui peut-être civilisé et suisse, les Monchus, comme ils les appellent. D'ailleurs ne voit-on pas dans chaque chalet Haut-Salvoyant, la tête des dernières victimes joyeusement mises en valeur au dessus de la cheminée ?

    Il ne faut pas oublier qu'ils restent également agressifs envers leur voisins savoyards qui les bousculent en allant un peu trop vite sur les routes, comme la route qui monte à Megève.

    Le haut-salvoyant est défini par le parisien tel un faux bourgeois, une richesse rapidement acquise dans un métier facile et surpayé à Genève, tel que mise en rayon dans un Migros. Ce personnage à la culture hasardeuse a rarement touché les bancs d'une Fac et refuse de sortir de sa région car il pense avoir besoin d'un passeport et refuse de dépenser ses sous.

    Il tient une conversation avec pénibilité, car sa vie lui est déjà assez fastidieuse, il vit dans des logements biscornus et hors de prix uniquement pour le plaisir de toucher un revenu suisse. Il épargne, pour acheter une plus grosse voiture qui s'use aussi vite, reste parquée dans les bouchons de la frontière, sur des parkings de covoiturages, ou dans les bouchons Genevois et, enfin, dans les parkings suisses au tarif horaire du smic en France. Ils investissent alors dans un logement plus tordu mais plus grand dans une ville plus proche de Genève que l'on appelle "villes dortoirs". Ces villes tiennent en éveil toute la nuit n'importe quel fêtard, à 18 heures les trois commerçants, boulangeries, fleuristes, et PMU ferment boutiques et attendent le défilé des voitures frontalières du lendemain. On entend alors bramer les cerfs de Chamonix jusqu'à Saint Julien en Genevois!

    Certains ont émigré à proximité de Paris et y ont fondé des colonies auxquelles ils ont donné le nom de leurs villages d'origine (Viry, Choisy, Andilly, Pringy, Savigny, Boussy...)

    [modifier]Economie

    Proche de la Suisse, les hauts-salvoyants sont lents et ils ont des vaches dans les alpages et font du chocolat. Ces vaches permettent de faire du fromage qui pue (comme tous les bons fromages français).

    En revanche, ils n'ont pas de couteaux haut-savoyards, car l'Opinel est savoyard.

    Le tissu économique est composé d'une majeure spéculation immobilière, celle ci provient de paysans devenus millionnaires en flairant le bon filon. Revendre ses terres exonérées d'impôts à de jeunes frais moulus frontaliers, avant de partir planquer ses sous à Genève. Les paysans aiment à garder deux ou trois biquettes pour sauver le patrimoine. Les terrains sont tordus, pentus, escarpés, mais c'est pas grave ! Dans la Yaute, le moinde lopin de terre rachèterait la Grèce !

    Ils travaillent à Genève, en Suisse - lorsque les douaniers valaisans les laissent passer. Pour les hauts-salvoyants (les vrais) qui décident de rester travailler dans leurs montagnes, un avenir professionnel riche et pas du tout prévisible s'offrent à eux : ceux du sexe masculin travaillent en station ou comme charpentier, celles de sexe féminin travaillent en station ou sont caissière à super U.

    Agriculteur dans l'âme, le haut-salvoyant pratique la traite des vaches l'été et la traite des touristes l'hiver.

    Ce goût pour les 4x4, l'argent Suisse et celui des Parisiens en station, fait que la Haute-Savoie est le seul département Français du monde où élire un député de gauche est formellement interdit.

    Début 2009, la fermeture de l'usine de l'Eridan, dirigée par le célèbre prix nobel de chimie, le Manigodin Marc Veyrat, a provoqué la plus grave crise économique mondiale depuis 1929. Le PIB de la Yaute a chuté de près de 70% en six mois, provoquant une crise financière dans les paradis fiscaux voisins (quasi faillite du Crédit Suisse et de Lubéesse).

    [modifier]Grammaire

    Le "y" est la principale lettre de l'alphabet du Haut-Savoyard : d'ailleurs y'en a un dans Savoyard. Y'en a un dans presque tous les noms de ville ou village (Annecy, Viry, Thairy, etc.)

    Surtout, les Hauts-Savoyards adorent en mettre partout : "On tout vous y dire comment qu'on va y faire" ; Y faut y mettre, etc.

    Passé surcomposé : comme y'a pas assez de temps dans la grammaire française, les Hauts-Savoyards ont inventé le passé surcomposé (inutile d'aller chercher dans le Bescherelle, trop français). Cela donne : "On y a eu été", pour dire : "on y avait été auparavant".

    Si un Haut-Savoyard vous dit "Entrez seulement", contentez-vous d'entrer.

    [modifier]Principales villes

    • Annecy, la capitale et ville d'accueil de tous les nouveaux arrivants, en général elle rafle 50% du portefeuille
    • Annemasse, la deuxième ville en nombre d'habitants, mais aussi la plus significative en comparaison à l'hégémonie raciale.
    • Bonneville, Saint-Julien-en-Genevois, Thonon-les-Bains : les trois sous-capitales
    • Annecy-les-Vieux, là où c'que y'a les plus vieux... mais les plus vieux de la Haute-Savoie (déjà que globalement y'a des vieux partout dans la Yaute, alors là-bas !!!). MAIRE : Bernard Accoyer
    • ChamonixArgentière, Vallorcine , les trois villes les plus proches du bout du monde
    • Filly, une grande mégalopole internationalement connue (10 habitants, 15 vaches)
    • Cluses, capitale du décolletage, non les filles ne sont pas décolletées (heureusement pour nos yeux).Couvre feu à 19h00 mais coup de feu souvent plus tard (sortez couvert !!)
    • La Roche sur Foron, première ville electrifiée en Europe, il parait que si ça marchait là bas, ça marcherait partout. Une autre version voudrait qu'on ait commencé par La Roche, parce que ses habitants n'étaient pas des lumières !
    • Servoz, deuxième grande mégalopole internationalement connue (parceque près de chamonix).
    • Sixt Fer à Cheval, Berceau du rap haut-savoyard et première vil(age)le de france a avoir eu un réseau cablé (même motif que pour La Roche sur Foron).
    • Rumilly, capitale de la pasnaille, Bugs Bunny souhaite devenir son prochain maire
    • Cologny, Bassy, Epagny, Suzmont-Zizy, Rumilly, Lully, Vieugy, Vougy, Plateau d'assy, Passy, Gruffy, Bluffy, Groisy, Poisy, Neuilly Amancy, Etercy , Mieussy, Boussy, Thusy, Valleiry, Savigny, Choisy, Viry, Andilly, Epagny, Pringy, Dingy et tout mot se terminant en y.
    • Et Villaz, Lachappelle d'Abondance, Anbondance et Châtel c'est trop bien
    • Naves c'est pas mal : ses habitants ont la réputation d'avoir tué un âne parce que dans un bassin, un soir de pleine lune, la lune se reflétait. L'âne but toute l'eau du bassin. Voyant la lune disparaître, ils crurent que l'âne avait bu la lune ! Et ils le tuèrent.

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  • "Randonnue"

    Et puis, tant qu'à marcher, on peut même le faire tout nu. Bon, pas au centre ville, bien entendu ^^Mais il y a un effet très puissant dans l'étrange fragilité que l'on ressent....Une symbolique très révélatrice de ce "besoin matériel" qui nous "protège". Mais une fois, dépassé ce premier trouble, vient une étonnante osmose émotionnelle, sensitive, comme un nouveau-né qui découvre son corps... Je tente d'ailleurs de traduire tout ça dans le roman en cours.....Par contre, être nu, en groupe n'a RIEN à voir avec une expérience solitaire. Le dénuement n'est pas du tout le même. Le groupe "habille" l'émotion originelle d'un lien social qui, à mon avis,prive l'individu de la "résonnance" avec la Nature.....De la même façon, être nu sur une plage naturiste ou l'être en montagne, SEUL ou en couple, pendant des heures, marcher sur les crêtes, avec les horizons immenses, là encore, ça n'est pas du tout la même expérience....Reste ensuite à le vivre une journée entière, une nuit en bivouac (l'été ^^), se lever avec le soleil et attendre les premiers rayons.... Emotions limbiques ancrées depuis la nuit des temps.....

     

     

    La randonue est un combat, mais aussi une belle aventure humaine

    octobre 15, 2015 Louis Dabir

    LA RANDONUE EST UN COMBAT, MAIS AUSSI UNE BELLE AVENTURE HUMAINE

    En 2013, un homme de 52 ans comparaissait devant le tribunal de grande instance de Périgueux, en Dordogne, pour exhibition sexuelle dans une forêt du département. L'accusé contestait la charge qui était retenue contre lui et affirmait qu'il faisait de la randonnée naturiste. Rien de plus. Il fut relaxé, le tribunal estimant qu'il n'avait pas l'intention de montrer son corps nu à d'autres promeneurs. Et ce fut une belle victoire pour le petit monde de la randonue. Officiellement, le tribunal venait de reconnaître que ses adeptes, assez nombreux en France et organisés en petits clubs de potes, dont le plus connu se trouve probablement en Provence, n'étaient pas des pervers prêts à tomber l'imperméable à la première occasion pour jouer à cache-cache dans les ronces avec les promeneurs. Mais attention : la randonue n'est pas l'apanage des sudistes. Preuve en est donnée par la vigoureuse Association des Randonneurs Naturistes de Bretagne (ARNB), qui goûte manifestement le plaisir simple d'un petit vent frais mais vivifiant au bord de l'eau. Si le scepticisme vous étreint, nul ne saura mieux vous convaincre que cette randonueuse du sud-ouest interviewée par Naturisme TV et réticente à la sudation inopportune :

    Pour ne pas risquer de s'asseoir sur les bancs des accusés, certaines associations préfèrent randonner à poil dans des endroits dédiés, à l'abri des "textiles", nom donné à ceux qui ont le mauvais goût de préférer porter une parka Quechua pour affronter la nature. C'est le cas du Club de Soleil de France qui regroupe les randonneurs naturistes parisiens.« Nos adhérents sont bien sûr naturistes mais il est hors de question de faire de la randonnée nu, explique Claude Burel, membre de l'association francilienne. Il existe différents centres de vacances pour faire de la randonnée. »

    Mais d'autres vivent leur passion en toute liberté. Ne vous étonnez donc pas si, au détour d'une balade en forêt ou le long d'un sentier, vous voyez des marcheurs qui portent uniquement des chaussures de marche et un sac à dos à même la peau. Ce ne sont pas des délinquants sexuels, mais des avatars modernes de la simplicité originelle. « Nous avons des éclaireurs munis de talkies-walkies devant et à l'arrière du groupe qui préviennent les autres randonneurs qu'ils croisent, précise Paul-Yves Depré, fondateur des premières promenades naturistes belges officielles. Mais chez nous, c'est devenu banal, peu de gens nous ignorent. Nous sommes tolérés et c'est une grande victoire ».

    Il semblerait donc qu'il soit plus difficile d'arpenter la nature hexagonale les seins et la bite à l'air. Car l'ombre de l'article 222-32 du code pénal plane sur les adeptes des courants d'air. Il stipule que "l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d'un an d'emprisonnement et de 1 500 € d'amende". Peu clair. Allons donc voir du côté du Larousse, qui donne une définition plus compréhensible de l'exhibitionnisme : "déviation sexuelle dans laquelle l'exhibition en public de la verge, accompagnée de masturbation, remplace toute autre forme de rapport sexuel". Autrement dit, si les randonueurs ne se branlent pas et ne pointent pas leur bite du doigt, en théorie ils ne correspondent pas à la définition. « La randonnée nue ce n'est pas de l'exhibitionnisme, il n'y a pas de provocation », s'énerve Jacques Frimon, vice-président de l'Association pour la Promotion du Naturisme en Liberté (APNEL) et 35 ans de naturisme derrière lui.

    À la différence de nos voisins belges, en France, pas d'éclaireurs capables de sommer les randonneurs naturistes d'enfiler un morceau de tissu s'ils croisent des randonneurs habillés. « Nous nous rhabillons et nous expliquons notre démarche. Nous poursuivons notre chemin s'ils sont d'accord mais il n'y a jamais eu de problème », précise Jacques. « Mais on se couvre de moins en moins car ça passe très bien », poursuit Dominique Rigalleau de l'ARNB. Certains assurent même que de plus en plus de jeunes se laisseraient séduire par le naturisme. Vivement le prochain Weather Festival.

    On a cherché à comprendre pourquoi certains randonneurs ressentent l'envie de marcher à poil. Un sentiment de liberté exacerbé ? Un besoin de fraîcheur ? Une volonté d'être au plus proche de la nature ? La promesse d'une folle journée sur Snapchat ? « L'idée première est un sentiment de liberté par rapport aux codes sociaux et au formatage social », selon Jacques Frimon. Les vêtements, c'est trop mainstream. « Tout le monde le dit : c'est le bien-être physique, on est tous pareil », rappelle de son côté Dominique Rigalleau. C'est vrai, se retrouver en haut d'une montagne, au milieu d'une forêt ou sur un sentier côtier sous le soleil, loin des Stan Smith et des bonnets, la peau à peine balayée par un vent venu des anciennes colonies... L'esprit voyage. C'est comme se balader nu chez soi, c'est génial. Ni trop chaud, ni trop froid, juste bien.

    La randonnée naturiste peut également être un moyen de briser un complexe et de mieux accepter son corps : une pilosité excessive, des rondeurs disgracieuses, un troisième téton inopportun. « Les gens acceptent peut-être leurs corps plus facilement... », s'interroge le Belge Paul-Yves Depré. Ici, on est entre soi, pépouze, à la fraîche. « Il y a une femme obèse qui a pleuré lors de la première randonnée naturiste. Elle a dit que c'était le plus beau jour de sa vie », se remémore Dominique Rigalleau. Il a la même souvenir avec un homme au corps brûlé. 

    Avant de devenir présidente de l'APNEL, Sylvie Fasol ne connaissait pas grand chose de la randonue. En recherche d'authenticité et de sérénité intérieure, elle a testé et ne s'est jamais arrêtée : « La première fois, j'ai regardé des gens autour de moi et j'ai enlevé mes habits. J'avais l'impression qu'on m'enlevait une carapace car c'était la première fois que je montrais mon corps à des inconnus. Mais j'ai vu que les gens n'avaient pas de regard suspicieux. Mon corps a des cicatrices et la randonnée naturiste a été une sorte de thérapie. Cela a été bénéfique et c'est maintenant un besoin ».

    Mais rassurez-vous, les randonueurs respecteront toujours la sensibilité des "textiles". Pas question de faire ça n'importe comment, surtout lorsqu'il y a des enfants, toujours protégés de panoramas qui pourraient les choquer. 

    En tout cas, on ne saurait trop vous conseiller de vous adonner à la randonue dès que les premiers rayons de soleil printaniers chasseront les frimas de l'hiver. Pour ressentir, peut-être, la même forme de libération que Dominique Rigalleau : « C'est un bonheur d'être nu dans la nature. Lors de ma première rando, j'ai poussé un cri. »

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  • Marcher et vivre mieux. (bien-être)

     

    Il n'y avait pas besoin d'aller payer des "chercheurs" pour faire des études sur quelque chose d'aussi évident. Il aurait suffi qu'ils lisent par exemple les livres de Henry David Thoreau....Juste un exemple et il y en a beaucoup d'autres. Comme le fait de réaliser que la vie urbaine génère du stress...Non, sans blague ?....Cette validation "scientifique", c'est vraiment du grand n'importe quoi....Bientôt, ils vont nous sortir une pilule bleue qui remplacera la marche. C'est "prouvé scientifiquement".....

     

     

     

     

    Comment le fait de marcher dans la nature modifie le cerveau

          

    Comment le fait de marcher dans la nature modifie le cerveau

    Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de Stanford, le contact avec la nature aurait tendance à favoriser notre bien-être, contrairement aux environnements fabriqués par l’humain.


    Marcher dans la nature modifie le cerveau

    Selon une étude publiée par l’Université de Stanford, le contact avec la nature serait à même d’influer positivement sur notre cerveau (en modifiant le flux sanguin dans le cortex pré-frontal), et notamment comme prévention contre la dépression. Comment expliquez un tel phénomène ?

    Hervé Platel : La région du gyrus cingulaire antérieur est la partie du cerveau ciblée dans l’étude.
    Elle montre une suractivité chez les personnes qui ont tendance à la « rumination mentale », terme qui désigne l’état des personnes qui n’arrêtent pas de penser, qui ont du mal à lâcher prise, à se déconnecter. C’est pour cela qu’aller dans un parc, un espace vert, peut-être un moment de calme. Un moment de repos pour notre pensée, notre psychisme et bien sûr notre cerveau.

    Parmi les contextes qui a priori moduleraient la dépression et les états anxieux, on sait par exemple qu’il y a l’activité physique. Des études montrent que la marche à pied est source de régulation positive. Les gens qui vont faire de la marche à pied, qu’elle soit effectuée en ville ou dans la nature, vont bénéficier d’une neuro-régulation, et avoir tendance à être moins stressés et moins dépressifs.

    En effet, l’activité physique peut entraîner une réduction de l’activité cérébrale dans certaines régions du cerveau. Mais cela ne signifie pas que l’état de rumination mentale soit lié à une activité cérébrale trop intense. Ce n’est pas aussi simple car dans le cerveau, il y a des effets d’équilibrage.

    Il y a des endroits dans le cerveau qui peuvent montrer une suractivité qui est corrélée avec des comportements négatifs. Mais à l’inverse, on va avoir des régions du cerveau qui montrent une sous-activité, voire une activité anormalement basse, et qui est là aussi corrélée avec une manière de pensée qui est négative.

    Comment le fait de marcher dans la nature modifie le cerveau: de tels effets sont-ils durables ? Une exposition prolongée est-elle nécessaire pour produire des effets observables ?

    On peut penser que c’est la préservation de l’activité, le fait de la faire perdurer, l’entrainement, qui est quand même le plus efficace. C’est-à-dire que lorsqu’on arrête les balades, les exercices physiques, la méditation, on peut avoir une résurgence des pensées négatives. Il y a donc un entretien à produire.

    C’est comme lorsqu’on veut entretenir son corps pour être en forme. Il est bien évident que pour notre état mental, le cerveau, c’est la même chose. Si on ne continue pas à entretenir cet état, à travailler dessus, potentiellement les effets ne vont pas durer.

    C’est une question de régulation. On casse le mécanisme de rumination en mettant le cerveau dans un mode de fonctionnement qui va en limiter l’effet négatif. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas penser à ses soucis, seulement, il faut un moment donné pouvoir casser cette boucle d’anxiété qui peut nous amener à ne penser qu’au négatif.

    Inversement, de quelle manière la vie citadine produit-elle un stress sur notre cerveau?

    De nombreuses manières. Le fait d’être dans un environnement où l’on est très sollicité, notamment perceptivement, le fait qu’il y ait du bruit autour de soi. Il ne faut pas caricaturer la vie citadine mais il est certain que dans les villes, on va avoir un mode de vie, un rythme, qui nous oblige à tout réaliser de manière peut-être plus précipitée. On prend moins le temps.

    Evidemment la vie citadine est sensoriellement très agressive donc très stimulante. L’absence de moment de calme a tendance à augmenter le niveau de stress. On est toujours pris par quelque chose qui peut monopoliser notre pensée. C’est un environnement dans lequel il est peut-être moins facile d’arriver à se poser, se vider la tête et être dans la perception des sensations de manière calme.

    D’autres environnements sont-ils susceptibles d’influer positivement sur notre cerveau ?

    Tous ceux qui permettent de focaliser sa pensée sur autre chose et empêcher les pensées d’être dans un cercle de rumination.

    Pour prendre l’exemple des vacances, c’est un moment qui permet de se déconnecter des contingences matérielles du quotidien. Cela permet d’avoir d’autres types de pensées et d’être plus réceptif à notre environnement sensoriel, mais de manière plus contemplative. On est plus dans le moment présent et moins à ruminer des pensées.

    Un moment donné, avoir une pensée vagabonde qui n’est jamais posée dans les sensations corporelles favorise l’obsession, la frustration ou l’angoisse. On sait très bien que l’on peut avoir le même résultat avec la pratique d’une activité physique, l’écoute de la musique relaxante ou encore la méditation.

    Bien évidemment, ces recommandations peuvent paraître simplistes et tomber sous le coup du bon sens, mais s’il était si facile par soi-même d’arriver à décrocher de nos tracas quotidiens, certainement que la France ne serait pas un des pays européens où l’on consomme le plus d’antidépresseurs ! Ainsi, il est parfois utile de se faire aider transitoirement afin de trouver la bonne technique et accéder de nouveau à un bon équilibre mental et cérébral.

    Propos recueillis par Emilie Gougache

    Source Comment le fait de marcher dans la nature modifie le cerveau: ://www.atlantico.fr/

          

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  • Monsanto

    « Monsanto est plus puissante que le gouvernement », dit le ministre de l'Agriculture

    Mise à jour le jeudi 22 octobre 2015 à 14 h 02 HAE

     

    Les explications de Thomas Gerbet

    Le gouvernement du Québec se dit très préoccupé par notre enquête qui révèle une utilisation record de pesticides dans l'agriculture. Plusieurs de ces produits sont reconnus pour leurs risques pour l'environnement et la santé. Le ministre de l'Agriculture promet d'agir, mais il avoue que ce ne sera pas facile.

     

    Un texte de Thomas GerbetTwitterCourriel

     

    « Ils sont encore plus puissants que le gouvernement du Québec. », reconnaît le ministre Pierre Paradis en parlant des compagnies de pesticides comme « Monsanto et les autres de ce genre ». La pression économique sur les agriculteurs est très forte, notamment dans le contexte des accords commerciaux internationaux.

    Sa déclaration à l'antenne du 98,5 FM témoigne de la difficulté du gouvernement à atteindre son objectif de réduire de 25 % la présence de ces produits chimiques sur les champs. C'est mêmetout le contraire qui se produit.

    « Ça a des effets sur la santé et les premiers concernés sont les agriculteurs. »— Pierre Paradis, ministre de l'Agriculture

    Le ministre de l'Agriculture compte miser sur la formation du milieu agricole, la prévention et l'éducation. Il promet aussi de mieux informer le public sur les étiquettes alimentaires. Certains fruits et légumes peuvent contenir des dizaines de traces de pesticides.

    Le ministre de l'Environnement David Heurtel, à QuébecLe ministre de l'Environnement David Heurtel, à Québec  Photo :  PC/Jacques Boissinot

    Une stratégie sera annoncée « très bientôt »

    Le ministre Paradis a téléphoné à son collègue de l'Environnement, mercredi, en lui demandant d'être « sévère » à ce sujet avec le milieu agricole. Interrogé à la sortie du caucus libéral, David Heurtel assure qu'une stratégie de meilleure gestion des pesticides est en préparation.

    « On est sur le dossier, on va déposer la stratégie très rapidement. Pour nous, c'est un problème important qu'il faut régler et on va le régler. »— David Heurtel, ministre de l'Environnement du Québec

    L'exemple de l'Ontario

    Le ministre de l'Agriculture du Québec doit rencontrer son homologue de l'Ontario aujourd'hui. « On va suivre les traces de l'Ontario, on est un petit peu en arrière. On a du rattrapage à faire », dit Pierre Paradis.

    L'Ontario a promis de presque éradiquer les néonicotinoïdes de son territoire d'ici 2017. Ces insecticides sont très controversés en raison de leur impact sur les colonies d'abeilles.

    Pierre Paradis veut aussi s'assurer que les semences non traitées sont vendues et facilement accessibles aux producteurs. Plusieurs se plaignent de ne pas y avoir accès ou difficilement.

    Réaction du Parti québécois et d'Équiterre

    Le porte-parole du Parti québécois en matière d'Environnement, Mathieu Traversy, demande à voir la stratégie du ministre Heurtel. Il lui reproche son manque de transparence. « Est-ce toujours légitime d'utiliser ces pesticides sur le territoire québécois et est-ce toujours sécuritaire ? », demande-t-il.

    Pour sa part, le directeur général d'Équiterre, Sydney Ribaux est très surpris de la déclaration du ministre de l'Agriculture sur le puissance de Monsanto. « Québec a le pouvoir de réglementer la vente et l'usage des pesticides », rappelle-t-il.

    « Le gouvernement du Québec pourrait, et il l'a déjà fait, interdire l'usage d'un pesticide. »— Sydney Ribaux, directeur général d'Équiterre

    À lire : Québec a perdu le contrôle des p

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  • Suicides, burn-out...

    Suicide, burn out, chiffres et malaise enseignant

    Publié le  / 18 commentaires

    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2011/10/22/suicide-burn-out-chiffres-et-malaise-enseignant.html

     

    La très marquante immolation de Lise Bonnafous dans la cour de son lycée, la semaine dernière, a profondément secoué le monde enseignant et agité la Toile cette semaine.

    Les nombreuses manifestations de solidarité, les marches silencieuses, la lettre du père de la jeune femme ont maintenu l’attention publique sur cet événement qui malheureusement n’en est pas un. La même semaine un membre de l’équipe enseignante du lycée Maximilien-Sorre de Cachan (94) se jetait par la fenêtre d’un bâtiment sous le nez des élèves. Combien d’autres suicides, médiatisés ou pas, comme ces deux là ?...

    df

    Mea Culpa. A la recherche de statistiques sur les suicides dans l’Education Nationale, lors d’une précédente vague de suicides en mars dernier, je m’étais à l’époque fait le relais d’un chiffre trouvé sur le site de la section du Parti de Gauche de Midi-Pyrénées, citant lui-même Olivier Cuzon du syndicat Sud Education 29, lequel s’appuyait sur une étude de l’INSERM de 2002 pour avancer cette statistique : le taux de suicide chez les enseignants serait de 39 pour 100 000, très supérieur au taux national (16,2 / 100 000).

    Depuis quelques temps déjà je me dis que, faute d'avoir pu consulter moi-même cette étude de l’INSERM sur le web, je dois leur écrire afin de me la procurer. Un lecteur de ce blog, Godard, a contacté l’INSERM avant moi. Cette étude n’existe pas. Autrement dit, le chiffre que je contribue à diffuser n’est pas « sourcé ». Mea maxima culpa. Les habitués de ce blog savent que, bien que n’étant pas journaliste et parce que je l’exige en tant que lecteur, je source mes chiffres et mes analyses. Cette fois-ci j’ai été un peu léger.

    df

    Le Monde aussi... Ce genre de mésaventure arrive à d’autres, plus journalistes et bien plus lus que moi.

    Cette semaine Le Monde publiait une étude révélant que 17 % des enseignants seraient touché par le burn out (contre 11 % dans les autres professions). Ce terme, emprunté à l’industrie aérospatiale (« situation d’une fusée dont l’épuisement de carburant a pour résultante la surchauffe et le risque de bris de la machine ») a fait son apparition aux Etats-Unis dans les années 70. En bon français, il s’agit d’un syndrome d’épuisement professionnel, classé « maladie dans la catégorie des  risque psychosociaux professionnels consécutive à l’exposition à un stress permanent et prolongé » (au Japon, la traduction deburn out est « mort par surcharge de travail »).

    Aussitôt, les autres organes de presse, les blogs, les sites diffusent l’information qui fait le tour du web et de la sphère éducation. Patatras. Dès le lendemain, le Ministre en personneconteste les chiffres. Comme d’habitude, me direz-vous ? Non, cette fois-ci il semble avoir raison : le chiffre révélé par Le Monde proviendrait d’une étude hollandaise datant des années 90, ce que confirme dans une interview à L’express.fr Georges Fotinos, responsable de l’étude citée par Le Monde : « En revanche, ce que nous avons démontré, avec le psychiatre José-Mario Horenstein, co-auteur de l'étude, c'est que près de 30% des enseignants songent régulièrement à quitter leur métier. ».

    df

     

    Où sont les chiffres ? Si tout le monde cherche des chiffres fiables concernant les suicides des enseignants en France, c’est pour deux raisons : d’abord parce que tout le monde sent bien que la question est, ces dernières années, devenue très sensible ; ensuite parce qu’il n’existe tout simplement pas de chiffre national officiel !...

    Citant l'article du Monde, Philippe Watrelot, constate dans sa chronique du 19 octobre qu’ « après le suicide de la collègue de Béziers, les chiffres et les témoignages commencent à sortir. 54 suicides "dans les murs" ont été recensés officiellement en 2009. En lien avec les rectorats, la MGEN reconnaît "accompagner" 15 000 personnels de l'éducation nationale par an, dont "6 000 bénéficient d'un tête-à-tête avec un psychologue" ».

    En 2010, le ministère avait annoncé le recrutement de 80 médecins de prévention. Seuls 17 ont été recrutés à ce jour. Comme le note Fotinos, « dans l'Education nationale, il n'y a que 70 médecins de prévention pour 1,1 million de salariés. »

    df

    Les seuls éléments chiffrés concernant le suicide chez les enseignants sont ceux avancés fréquemment par le ministère (6 / 100 000, ouarf) et ceux présentés par une étude de l’Institut National de Veille Sanitaire, datant de 2010.

    Cette étude porte sur l’ensemble du monde professionnel (encore que, elle annonce elle-même que de nombreuses professions ne sont pas prises en compte), elle est intitulée « Suicide et activité professionnelle en France : premières exploitations de données disponibles », est facilement consultable (11 pages…) et laisse pour le moins perplexe.

    D’abord, elle porte sur la période 1976 – 2002, et ne prends pas en compte la décennie écoulée faute de retours statistiques. C’est dommage, tant la situation s’est dégradée dans l’Education précisément durant cette décennie.

    Par ailleurs, elle exclue de ses statistiques la population féminine : « du fait de la prévalence des suicides chez les femmes, les analyses ont été restreintes à la population masculine » ! Sans plus d’explication, voici donc 2/3 de la population enseignante qui n’apparaît pas dans l’étude…

    Enfin, « les enseignants de la fonction publique d’Etat » ne font pas partie des statistiques, soit la majeure partie des enseignants !

    Le pire, quand on a fait ces remarques, est de constater qu’une catégorie « éducation » apparaît tout de même dans le rapport…

    Le chiffre annoncé est alors à prendre avec des pincettes, vous pensez bien : 15,6 / 100 000 (c’est tout de même 2,50 fois plus que les chiffres donnés par le ministère).

    df

    Le malaise, lui, est bien là.

    On ne compte plus les articles, les analyses, les témoignages attestant du malaise enseignant. J’ai commencé dans le métier il y a une dizaine d’année, et j’assiste avec vertige à la montée de ce fameux malaise. J’ai aussi assisté (pas en direct, heureusement) au suicide d’une collègue, ma voisine de classe. J’ai vu dans les zones sensibles des jeunes collègues craquer. J’ai vu des stagiaires écœurés, faute de formation, avant même de commencer vraiment à exercer. J’ai vu des copains de promo de l’IUFM changer de métier, déjà.

    Un récent sondage réalisé par le syndicat enseignant SE-UNSA auprès de 5 000 professeurs  (dont 80 % âgés de moins de 35 ans) a révélé que 45,7 % aimeraient changer de carrière. Et dernièrement, le Journal International de Médecine notait : « De fait, d’autres signaux semblent marquer une claire souffrance chez les professeurs de l’Education nationale. Ainsi, dans le dernier bilan très récemment publié du réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles, l’Agence nationale de l’évaluation et de l’éducation en santé observe : « une sur notification des troubles mentaux par rapport aux autres pathologies apparaît dans les analyses brutes et ajustés dans les secteurs suivants : activités financières, (…) et éducation ». Peut-être pas pour les mêmes raisons, certes…

    df

    Les enseignants, population résistante ? Le toujours impeccable Café Pédagogique,dans un papier intitulé "Les épidémies de suicide liées au travail", cite une étude de la MGEN sur la « surmorbidité psychiatrique des enseignants » et met en garde :

    « Gare toutefois à ne pas extrapoler. Les professions où l'on trouve les taux les plus élevés de dépression liée au travail ne sont pas nécessairement celles où l'on rencontre le plus de difficultés professionnelles. Ainsi, les enseignants sont particulièrement exposés à différentes formes de souffrance au travail (burn out, problèmes de discipline, harcèlement moral et violences de la part des élèves, décalage entre la vocation et l'assignation, injonctions contradictoires du système, etc) ; mais ils parviennent, mieux que d'autres professions, à mettre à distance leur environnement professionnel (en partant en vacances, en se mettant en retrait). Pour ces raisons "la morbidité psychiatrique de cette profession n’est pas plus élevée alors que la détresse professionnelle y est très élevée". A contrario, il est plus difficile pour les salariés du privé, en particulier pour les cadres, de mettre à distance leur travail quand ils rencontrent des difficultés professionnelles. »

    L’argument, quoique arbitraire, se tient. Mais alors, qu’est-ce que ce serait si les enseignants ne parvenaient pas « à mettre à distance leur environnement professionnel » ?

     

    df

    Nota : à lire, une belle lettre d'une prof de français, suite au suicide de L. Bonnefous, ici.

    df

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  • Enseignant suicidé

    Hommage à mon collègue

     

    http://celeblog.over-blog.com/

      Vous l'avez peut-être déjà appris : Pierre Jacque, un professeur d'électronique en lycée à Marseille, s'est suicidé un jour avant la pré-rentrée. Il a laissé une lettre que je me permets de reproduire ici en intégralité :

    « Le 1 septembre 2013

    De Pierre JACQUE
    Enseignant d’électronique

    Objet : Evolution du métier d’enseignant.

    A ma famille, à mes proches
    et à tous ceux que mon témoignage intéressera.

    Je vous fais part de ma décision de ne pas faire la rentrée scolaire 2013. En effet le métier tel qu’il est devenu au moins dans ma spécialité ne m’est plus acceptable en conscience.

    Pour éclairer ma décision je vous décris succinctement mon parcours personnel. Je suis devenu ingénieur en électronique en 1982 à l’âge de 24 ans. Ma formation initiale et surtout mon parcours professionnel m’ont amené à exercer dans la double compétence « hard » et « soft ». Le métier prenant et difficile m’a toujours convenu tant que j’avais le sentiment de faire œuvre utile et d’être légitime dans mon travail. Passé la quarantaine la sollicitation de plus en plus pressente d’évoluer vers des tâches d’encadrement et le sort réservé à mes ainés dans mon entreprise m’ont incité à changé d’activité. En 1999 j’ai passé le concours du capet externe de génie électrique et j’ai enseigné en section SSI et STI électronique. Le choc pour moi fut brutal de constater la baisse de niveau des sections techniques en 18 ans passé dans l’industrie notamment pour la spécialité agent technique (niveau BTS ou DUT suivant les cas). Même si le niveau enseigné était bien bas de mon point de vue, ma compétence était au service des élèves et je me sentais à ma place. Une difficulté était quand même le référentiel applicable (le programme) datant des années 80, ambitieux pour l’époque et en total décalage avec le niveau réel des élèves des années 2000. Une réforme semblait souhaitable pour officialiser des objectifs réalistes et orientés en fonction des besoins du marché du travail.

    Puis vint la réforme de 2010 mise en place par Luc Chatel et applicable à la rentrée 2011. Pour le coup, le terme réforme est faible pour décrire tous les changements mis en place dans une précipitation totale. L’enseignement des métiers est réduit à peu de choses dans le référentiel de 4 spécialités seulement qui constitue des « teintures » sur un tronc commun généraliste d’une section unique appelée STI2D qui rentre bizarrement en concurrence avec la section SSI. L’électronique disparait purement et simplement. En lieu et place il apparait la spécialité « Systèmes Informatiques et Numériques ». Cela ne me pose pas de problème personnel, je maitrise bien le domaine et je l’enseigne même plus volontiers que les classiques problèmes de courant de diode ou de montages amplificateurs. Je me pose quand même la question de la compétitivité de notre pays dans le domaine industriel avec un pareil abandon de compétence. La mise en place de la réforme est faite à la hussarde dans un état d’affolement que l’inspection a du mal à dissimuler. Entre temps le gouvernement a changé sans que les objectifs soient infléchis le moins du monde ou qu’un moratoire soit décidé, ne serait-ce qu’à cause du coût astronomique de cette réforme. En effet il aura fallu réorganiser l’implantation de tous les ateliers de tous les lycées techniques de France, abattre des cloisons, en remonter d’autres à coté, refaire tous les faux plafonds, les peintures et renouveler les mobiliers. Ceci est fait à l’échelle du pays sans que la réforme ait été testée préalablement dans une académie pilote. Début 2011, l’inspection nous convoque en séminaire pour nous expliquer le sens et les modalités de la réforme ; il apparait la volonté de supprimer toute activité de type cours ce qui est la radicalisation d’une tendance déjà bien marquée. On nous assène en insistant bien que l’élève est acteur de son propre savoir, qu’il en est le moteur. Pour les spécialités, donc la mienne SIN entre autre, cela signifie qu’une partie conséquente de l’activité sera de type projet. A l’époque les chiffres restent vagues, il est question de 50% du temps au moins. La nature des projets, la façon de les conduire, la façon de les évaluer ne sont pas évoquées et les questions que posent les enseignants à ce sujet restent sans réponses, nous serons mis au courant après la rentrée de septembre. En attendant l’inspection nous fait entièrement confiance pour continuer comme d’habitude. Je fais remarquer qu’il ne faudra pas tarder car nous préparons les élèves au bac en deux ans et que la connaissance des modalités d’examens est incontournable rapidement après la rentrée pour un travail efficace, c’est-à-dire sans perte de temps. Lors de la réunion suivante, après la rentrée 2011, l’inspecteur répond un peu agacé à la même question « que notre travail c’est d’enseigner et que l’évaluation verra après » (sic). En attendant le travail devant élève est commencé et moi et mes collègues travaillons à l’estime. Le manque de matériel se fait cruellement sentir dans mon lycée, les travaux nécessaires ne seront faits qu’à l’été 2012. Lors d’une réunion aux alentours de février il nous est demandé pour la prochaine réunion d’exposer l’état d’avancement de la réforme et si possible les projets envisagés ou mieux déjà mis en œuvre. A ce moment je viens juste de recevoir un premier lot de matériel et je ne dispose du logiciel correspondant que depuis novembre. La pression amicale mais réelle pour commencer les projets va aller augmentant.

    J’ai un groupe de 16 élèves et un autre de 15 dans une salle qui est déjà trop étroite pour recevoir proprement 14 élèves en travaux pratiques et avec un matériel réduit qui ne me permets qu’un choix très restreint de sujets. La phase passée en projet sera cauchemardesque pour l’enseignant et la fraction d’élèves sérieux. Le dernier mois de cette année de première sera passé en activités plus classiques. A la rentrée 2012 les élèves sont maintenant en terminale, j’ai les tables de travail prévues dans une salle provisoire de 80 m2 au lieu des 140 m2 prévus. Il est difficile de bouger, le travail en travaux pratiques reste possible et je couvre ainsi la partie communication réseau de référentiel au moyen d’un logiciel de simulation. Je ne dispose pas du matériel support. On me bricole une salle de 150 m2 à partir de deux salles de cours séparées par un couloir et j’attaque les projets dans ces conditions. Le couloir sera abattu aux vacances de février.

    Pendant ce temps nous avons appris que la note du bac porterait uniquement sur le projet final est que la note serait constituée de deux parties égales, une attribuée par un jury en fin d’année suite à une soutenance orale avec support informatique, l’autre attribuée par l’enseignant de l’année au vu du travail fourni par les élèves. Les critères d’évaluation portent principalement sur la gestion de projet et la démarche de développement durable. Il est explicitement exclu de juger les élèves sur les performances et la réussite du projet. Ceci appelle deux remarques. La première est que les critères sont inadaptés, les élèves sont incapables de concevoir et même de gérer un projet par eux-mêmes. De plus la démarche de développement durable est une plaisanterie en spécialité SIN où l’obsolescence programmée est la règle. Comment note-t-on alors les élèves ? A l’estime, en fonction de critères autres, l’inspection le sait mais ne veut surtout pas que la chose soit dite. Du coup cette note relève « du grand n’importe quoi » et ne respecte aucune règle d’équité. Elle est attribuée par un enseignant seul qui connait ces élèves depuis au moins un an et compte coefficient 6 ce qui écrase les autres matières. Cela viole l’esprit du baccalauréat dans les grandes largeurs.

    Je considère que ceci est une infamie et je me refuse à recommencer. L’ensemble du corps inspectoral est criminel ou lâche ou les deux d’avoir laissé faire une chose pareille. Cette mécanique est conçue dans une idée de concurrence entre les enseignants mais aussi entre les établissements pour créer une dynamique de très bonnes notes à l’examen y compris et surtout si elles n’ont aucun sens. Vous avez l’explication des excellents résultats du cru 2013 du baccalauréat au moins pour la filière technologique. Cela fait plus d’un an que je me plains à mon syndicat de cet état de fait. Pas un seul compte-rendu ni localement sur Marseille ni à un plus haut niveau n’en fait mention. Je suis tout seul à avoir des problèmes de conscience. Ou alors le syndicat est activement complice de l’état de fait, le responsable local me dis : « mais non Pierre tu n’es pas tout seul ». En attendant je ne vois aucune réaction et ce chez aucun syndicat. Que penser ? Soit nous sommes muselés, soit je suis le dernier idiot dans son coin.

    De toute façon je n’accepte pas cette situation. Je pense au niveau toujours plus problématique des élèves, autrefois on savait parler et écrire un français très convenable après 5 ans d’étude primaire. Aujourd’hui les élèves bachelier maitrisent mal la langue, ne savent plus estimer des chiffres après 12 ans d’études. Cherchez l’erreur. La réponse de l’institution est : « oui mais les élèves savent faire d’autres choses ». Je suis bien placé dans ma spécialité pour savoir que cela n’est pas vrai ! Les élèves ne maitrisent rien ou presque des techniques numériques d’aujourd’hui. Tout ce qu’ils savent faire est jouer et surfer sur internet. Cela ne fait pas un compétence professionnelle. Les médias nous rabattent les oreilles sur la perte de compétitivité du pays en laissant entendre que le coût du travail est trop élevé. Cette présentation pèche par une omission grave. La réalité est que le travail en France est trop cher pour ce que les travailleurs sont capables de faire véritablement. Et là la responsabilité de l’éducation nationale est écrasante. Qui osera le dire ? J’essaye mais je me sens bien petit. J’essaye de créer un maximum d’émoi sur la question. J’aurais pu m’immoler par le feu au milieu de la cour le jour de la rentrée des élèves (2), cela aurait eu plus d’allure mais je ne suis pas assez vertueux pour cela. Quand vous lirez ce texte je serai déjà mort.

    Pierre Jacque
    enseignant du lycée Antonin Artaud
    à Marseille


      Que dire après un tel texte ? Tout d'abord, que ce que notre collègue dénonce est partagé par beaucoup d'entre nous : alors qu'on nous bassine médiatiquement et idéologiquement avec l'idée que tout va pour le mieux, que les élèves savent plein de nouvelles choses et que si l'école ne fonctionne pas assez bien, c'est parce qu'on ne pousse pas jusqu'au bout la logique du projet, de la mise en activité et de toutes ces choses merveilleuses... eh bien nous constatons exactement l'inverse, et il en devient absurde que ce que nous denonçons car nous le voyons, le constatons, l'analysons, soit refusé comme n'existant tout simplement pas.

     

      Ensuite que la réforme dans la filière de mon collègue (STI2D, les "2D" signifaint "développement durable"... je vous jure que c'est vrai) est l'exemple même du peu de cas que l'institution fait de ses personnels. Changez de matière, formez-vous vous-mêmes, sautez dans le vide, et on envisagera peut-être de vous lancer un parachute pendant votre descente, si on en trouve un. Cette réforme a été une catastrophe, a broyé les collègues sous des pressions innommables et des injonctions contradictoires insupportables.

     

      Enfin qu'il faut arrêter avec cette frénésie incohérente qui existe au sein de notre institution. Tout réformer, tout changer sous prétexte de tout améliorer, mais en réalité le plus souvent de faire des économies, et ce au mépris du travail des professeurs. On produit des textes à la chaîne, des lois au kilomètre et des réformes à la journée. Le résultat n'est hélas pas surprenant : perte d'image, déconsidération, non attractivité du métier, malaise, dépressions, burn-out... 

     

      Je présente donc mes sincères condoléances à la famille, aux amis et aux collègues d'établissement de Pierre Jacque. Ce qu'il a écrit est le quotidien de beaucoup d'entre nous ; le portrait qu'il brosse de l'école est un portrait juste et exact. Faisons en sorte que sa mort rende son message vivant


     

    J'ajouterai de mon côté que deux enseignants de collège se sont suicidés dans mon secteur depuis la rentrée. Pour raisons professionnelles....

    Il y en aura d'autres....Je ne suis même plus surpris d'ailleurs que le psy de l'éducation nationale me demande à chaque convocation si j'ai "des pensées suicidaires".....

     

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