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  • "Lady Divine"

    Lady Divine Lyrics   /  Alela Diane

     

     
     

    When the day, when the day falls to the light
    At the end, oh the end of my time
    I call to the dark take the bones off my back
    And I chant to the black you were my lady divine

    'Cause my children are in hiding
    Mortor and pestle they grind

    Those songs whistled through white teeth do scuff the days
    With songs for children to sing
    Those songs whistled through white teeth do scuff the days
    With songs for children to sing

    When the chairs are tucked into the fading song
    And the silver of their pours has grown long
    Oh, they call to the dark, take the bones off my back
    And they chant to the black you were my lady divine
    And they bloat like a bitter wine in their bellies

    'Cause the bones have been removed
    From their hunched over backs
    And their children are all grown now
    Mortor and pestle they grind

    Those songs whistled through white teeth still scuff the days
    With songs for children to sing
    Those songs whistled through white teeth still scuff the days
    With songs for children to sing
    Those songs for children to sing



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  • A votre santé...

     

    Il suffit de regarder les jeunes à la sortie du lycée et même déjà du collège pour avoir une idée des dégâts...

     

    par Bruno Rougier vendredi 26 juin 2015 07:19
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    Nash est l’appellation d’une nouvelle maladie touchant surtout les personnes obèses ou en surpoids. C’est une cirrhose ou un cancer du foie dû à l’alimentation et notamment aux boissons sucrées.

    Nash, pour Non alcoholic steato hepatitis, désigne une cirrhose qui n’est pas due à l’alcool mais à une alimentation autrement dangereuse. Elle proviendrait notamment des boissons chargées en sucre. A Paris jeudi, 250 médecins réunis à l’Institut Pasteur ont lancé l’alerte.

    Le sucre peut provoquer une cirrhose

     

    La maladie qui inquiète les spécialistes des maladies du foie évolue en silence. Elle est difficile à repérer mais ses conséquences peuvent être dramatiques puisque 10 % des personnes qui en sont atteintes peuvent développer une cirrhose ou un cancer du foie.
    Les médecins ont maintenant bien repéré ses causes. Nash se déclenche à cause d’une alimentation beaucoup trop riche en graisses saturées. Elle peut aussi venir d’une consommation exagérée de boissons sucrées.
    Le professeur Lawrence Serfati est hépatologue à l'hôpital Saint-Antoine de Paris. Ce spécialiste confirme que "le sucre peut provoquer une cirrhose".

    "Nous avons l’exemple de patients qui ne boivent pas d’alcool et qui ont une cirrhose, parfois même un cancer du foie. Et quand on recherche les facteurs de risque, on les retrouve dans l’alimentation. Ce sont des patients qui ont pris beaucoup de sucre. En particulier, un patient qui buvait énormément de sodas, alors qu’il ne buvait pas une goutte d’alcool s’est retrouvé avec une cirrhose."

    Nash, la nouvelle maladie qui inquiète les spécialistes du foie : un reportage de Bruno Rougier

    Pour le moment, la maladie ne dispose d'aucun traitement spécifique. Les  spécialistes espèrent disposer de nouveaux moyens pour la combattre d'ici deux à trois ans. Pour le professeur Serfati, il est nécessaire de mettre l’accent sur le comportement alimentaire."Il faut éduquer nos enfants" dit-il et notamment sur "la consommation de boissons sucrées, de sodas".                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

     

     

     

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  • Condamner l'Etat

    Une décision historique : un tribunal néerlandais impose à l’Etat d’agir contre le changement climatique

    25 juin 2015 Andrea Barolini (Reporterre) 
     

      

     
       
     
     

    C’est une victoire historique pour la population néerlandaise et européenne. Un tribunal de La Haye, saisi par neuf cents citoyens, a condamné mercredi 24 juin l’Etat néerlandais à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. « Le gouvernement sera maintenant obligé à changer ses politiques, étant donné que les juges ont ordonné une baisse des émissions de CO2 d’ici 2020 de 25 % par rapport au niveau de 1990. Il s’agit d’une décision contraignante », explique àReporterre Dennis Van Berkel, de l’organisation non gouvernementale Urgenda, qui a coordonné l’action judiciaire. Les 900 plaignants hollandais avaient demandé à la justice de qualifier de« violation des droits de l’homme » un réchauffement climatique supérieur à 2ºC avant la fin du siècle.

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    La joie des militants d’Urgenda à la sortie du procès

    Le tribunal, explique Urgenda dans un communiqué, a en effet rappelé que l’Etat est « obligé par la loi à protéger ses citoyens ». L’Etat néerlandais n’a en effet jusqu’à présent pas officialisé d’engagement précis sur les émissions de gaz à effet de serre du pays, disant vouloir attendre les résultats de la Cop21, la Conférence des Nations unies sur le changement climatique qui aura lieu du 30 novembre au 15 décembre 2015 à Paris. Les Pays-Bas restent, en outre, parmi les moins avancés en Europe en ce qui concerne la production d’énergie issue de sources renouvelables : seuls Malte et Luxembourg font pire.

    L’avocat qui a défendu l’Etat dans le procès a déclaré devant la Cour que « les décisions de la justice ne doivent pas interférer avec l’action du gouvernement, parce qu’indiquer un niveau de réduction spécifique suppose des évaluations politiques, dont la responsabilité, dans une démocratie, repose sur les épaules du gouvernement et du parlement ».

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    L’audience au tribunal de La Haye

    « Dans un pays démocratique basé sur un État de droit, a répondu l’avocat de Urgenda, même un gouvernement élu par le peuple est soumis à la loi. La justice est donc censée imposer ce principe, et corriger l’action du pouvoir publique si nécessaire. »

    « Si la politique n’est pas capable de changer l’état des choses, c’est aux juges de se prononcer », avait ajouté Liesbeth van Tongeren, députée du parti Groenlinks (« Gauche verte »).

    Le tribunal de La Haye a finalement donné droit aux requêtes des citoyens, en demandant au gouvernement « de faire ce que lui-même avait indiqué nécessaire afin de lutter contre un changement dangereux du climat, et notamment de réduire davantage ses émissions de CO2, alors que sur la base des politiques actuelles, en 2020 on n’arrivera qu’à une baisse de 16 % par rapport à 1990 ».

    Cette diminution, poursuit le tribunal, « est présentée comme indispensable par les organisations internationales comme par les scientifiques », et les coûts qu’il faudra soutenir pour atteindre ce but ne s’élèvent pas à des niveaux « inconcevables ». En outre, ajoute Urgenda, « les objectifs sont tout à fait abordables, compte tenu du fait que d’autres pays, comme la Danemark ou l’Allemagne, ont établi des politiques qui garantiront une baisse de leurs émissions à hauteur de 40 % d’ici 2020. »

    Si les politiciens n’agissent pas, les juges peuvent intervenir

    Afin de partager son expérience, Urgenda est en train de traduire toute la documentation légale en anglais. D’autres organisations de citoyens, en Europe, ont entamé des actions similaires(c’est le cas de la Belgique) ou les préparent, comme en Norvège. « Des millions de personnes déjà frappées par les conséquences du changement climatique espèrent que ceux qui ont causé les émissions nocives interviennent pour les diminuer. Ce verdict leur donne un atout pour préparer leurs actions en justice », dit Marjan Minnesma, directrice d’Urgenda, qui a commencé avec une équipe d’avocats à étudier la plainte en 2013.

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    Marjan Minnesma

    « Il s’agit d’un jugement révolutionnaire pour la lutte des écologistes », selon Faiza Oulahsen, de Greenpeace Pays-Bas. « Le tribunal néerlandais a été très clair : le gouvernement est obligé par la loi de protéger ses citoyens face aux menaces liées au climat. Maintenant ces actions vont se multiplier dans le monde. Les politiciens qui se retrouveront en décembre à Paris devraient tenir compte de cette sentence. »

    Selon Marjan Minnesma, , « le changement climatique est un problème énorme, qui nécessite d’être abordé avec davantage d’efficacité. Et si les politiciens ne s’engagent pas sur ce chemin, ce sont les juges qui interviennent. »

    - Regarder la vidéo (en anglais) présentant l’événement, par Urgenda :


    Lire aussi : Le mouvement pour une justice poursuivant l’écocide prend de l’ampleur

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  • L'énergie de la sexualité sacrée.

    Sexualité, vers l'amour véritable

    Libido, désir, jouissance, orgasme, bien-être physique et psychique… Et si la sexualité nous conduisait aussi à une ouverture spirituelle ? De la libération sexuelle à la sexualité consciente.
    http://www.inrees.com/articles/sexualite-vers-amour-veritable/
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    Depuis Mai 68, la sexualité a connu bien des révolutions ! Si le mot apparaît au XIXe siècle, c’est seulement au XXe si.cle que la sexualité devient un objet d’études scientifiques, soulevant d’innombrables questions sur son mystère et notre nature érotique. Qu’en est-il vraiment ?

     

    Un parfum de déception


    La révolution sexuelle voulait délivrer l’individu des freins moraux et sociaux qui, à l’époque, encadraient la sexualité. « Il s’agissait d’aider chacun et chacune à s’ouvrir sans gêne à ses désirs pour améliorer sa vie sexuelle », explique le psychiatre et neuropsychologue Jean-Paul Mialet. Certains objectifs de ce souffle libérateur ont été remplis : « Aujourd’hui, la sexualité n’est plus un sujet tabou, elle s’enseigne même dans les écoles, elle s’est ouverte au débat collectif et individuel : chacun en parle aisément. »

    Cette libération du désir et de la sexualité n’efface cependant pas tous les malentendus et les ambiguïtés. « On assiste à un retour des travers du passé, la morale ayant été remplacée par l’obligation de jouir », prévient la Dre Ghislaine Paris, sexologue. L’immense progrès en termes de révolution sexuelle a été la reconnaissance de la femme, non plus comme objet de désir, mais comme un sujet à part entière. Son désir libéré lui appartient et elle a le droit d’en jouir. Mais doit-on confondre droit et obligation ? « La pulsion sexuelle est très puissante », rappelle notre experte, mais s’y soumettre sans réserve est en réalité anxiogène. « L’interdit est structurant ; il redonne un but à la sexualité adulte, qui est d’entrer en relation avec l’autre. » Sans lui, nous resterions piégés dans une sexualité autocentrée et infantile… Une dérive largement en cours, aujourd’hui, qui nous prive d’une autre dimension pressentie de la sexualité restant à découvrir !


     

    Un partage, pas une performance


    Cette nouvelle liberté chèrement acquise impliquerait donc de nouvelles responsabilités. Ne plus être soumis à des voies toutes tracées est un grand progrès mais nécessite l’effort d’inventer ses propres références, sa propre éthique librement consentie, et de se reposer la question de la sexualité. « Le prochain défi sera sans doute de replacer la sexualité dans son contexte qui n’est pas celui d’une performance mais d’un partage, c’est-à-dire l’expression de l’intimité d’un couple », avance le psychiatre Jean-Paul Mialet. 

    En écho, le sexothérapeute Stephen Vasey confirme que de nouveaux besoins émergent dans le secret de son cabinet : plus de lenteur, de détente, et de laisser-faire. « La demande d’une autre façon de se “connecter” en privilégiant une qualité de présence aimante est réelle », ajoute notre expert. L’amour, nous y voilà, le grand absent des discours sur la révolution sexuelle ! Pour la psychanalyste France Schott-Billmann, « nous confondons le désir avec l’amour. Alors que le désir n’en est que l’amorce. Seul l’amour permet d’aller au-delà des corps ».


     

    Redonner du sens à la sexualité


    Autre point important : notre société manquerait de repères symboliques, d’où la perte de sens en matière de sexualité. Dans son livre Sous la couette, Osho, l’enseignant spirituel sans doute le plus provoquant du XXe siècle, développe son point de vue : « La sexualité, bien plus qu’une réalité biologique, est existentielle ! Le sexe est une des activités données par la nature, qu’on essaye de soumettre aux lois du marché et de notre société de consommation. Alors qu’en réalité, le sexe comme la vie est un mystère que nous avons à décoder, puisqu’il s’agit d’une énergie si vitale que la vie vient de là. »

    Dans la tradition du tantra hindou, il existerait un érotisme cosmique lié aux forces élémentaires de la nature, qui s’éveillerait en nous dès lors que nous nous y immergeons. « Je garde un souvenir brûlant d’un petit matin très tôt, en Bretagne, en bord de mer, où je me suis allongée nue sur de grands rochers, offerte à l’océan et au soleil, et où j’ai ressenti un puissant désir qui grandissait à travers mon corps, sans évocation d’aucun partenaire, mais en de profondes connexions avec la nature qui m’entourait », se rappelle Nathalie. Les tribus matriarcales d’autrefois, déjà, vénéraient la femme en tant que ventre cosmique, plein de la force de vie de la terre, et c’est lors de l’union des principes masculin et féminin, que pouvait s’exprimer, la délicieuse pulsation qui anime les éléments. Alors la sexualité, porte de l’amour véritable, devient le prélude à l’expérience spirituelle.

    Toutefois, comme le signale la psychanalyste France Schott Billmann, pour qui retrouver le sens de la sexualité est également un enjeu crucial, il va nous falloir dépasser certaines mésententes persistantes : « Nous sommes toujours en butte à ce que le psychanalyste Jacques Lacan appelle “l’impossibilité sexuelle” ». C’est-à-dire que la jouissance féminine est de l’ordre de l’être en quête de l’invisible pour entrer en résonance avec son âme. Tandis que la jouissance phallique, elle, est de l’ordre de l’avoir. Un saut de conscience serait donc nécessaire.


     

    Vers une sexualité “consciente”


    Il n’y a pas de recette pour accéder à la voie sacrée de la sexualité, simplement des changements intérieurs à opérer. Comme l’acceptation de notre désir, par exemple. D’après la Dre Shakti Malan, diplômée d’anthropologie sociale et enseignante de tantra, « notre relation habituelle au désir est le plus souvent de l’ordre de l’appétit ou du rejet. Si nous acceptons notre désir pour ce qu’il est, sans souhaiter nous en débarrasser, ni chercher un moyen de le satisfaire, le désir lui-même peut devenir un espace, un lieu de pure présence. Alors le désir peut devenir une méditation, et ouvrir la voie de la sexualité consciente. Au registre du sacré, l’éveil de la kundalini est également central. La kundalini, l’énergie vitale en sanscrit, est traditionnellement décrite comme un serpent lové sur luimême, à la base de la colonne vertébrale. Dans la pratique sexuelle ordinaire, cette énergie reste endormie, car on se focalise surtout sur les organes sexuels, et un orgasme à visée de “décharge”. » Dans la pratique sacrée, la kundalini s’éveille, et notre énergie sexuelle commence à s’élever le long de la colonne vertébrale. Là, la dimension corporelle s’efface au profit d’un sentiment de complétude plus vaste, où le coeur et la conscience s’ouvrent ! Pour Dee, l’expérience a été bouleversante : « À un moment des ébats, j’ai ressenti un puissant mais paisible flux qui montait, comme un cordon d’argent qui reliait mon périnée à la suture coronale, j’ai été envahie d’une grande béatitude. »

    S’extraire d’une sexualité ordinaire n’est pas si compliqué. Pour Osho, qui avait pour habitude de ne pas offrir de longs apartés discursifs mais d’en proposer l’expérience, il s’agit lors de l’acte sexuel de rester « alerte », c’est-à-dire d’observer ses sensations. « Si vous êtes vigilant, vous ressentirez qu’un nouveau circuit se crée, l’électricité de votre corps se déplace dans une nouvelle direction, circulaire, cette fois. Vous devenez le véhicule d’une énergie vitale qui circule en vous. » Une sensation singulière, très différente de celle d’une simple décharge orgasmique, comme en témoigne Nathalie Vieyra, certifiée en massage tantrique : « Lorsque “l’inspir” et “l’expir” ralentissent alors que l’intensité des contractions orgasmiques s’amplifie, la transformation de l’énergie sexuelle peut avoir lieu. Survient alors la sensation d’un élargissement du champ de conscience avec un afflux de lumière au niveau du 3e oeil, et d’une fusion énergétique avec l’autre et le monde qui nous entoure. » Alors la possibilité de ne faire qu’un avec son partenaire est possible, quelque chose qui nous dépasse se produit : l’énergie sexuelle devient une énergie de méditation.

    Si l’on considère que l’épanouissement sexuel est bel et bien une composante majeure de l’équilibre personnel, tant sur le plan du développement physique, psychologique, émotionnel que spirituel, le sujet mérite réflexion, et surtout de nouvelles explorations ! Comme une nouvelle discipline spirituelle, en quelque sorte.

     

    L'Orgasme

    Impossible de parler de sexualité sans évoquer l’orgasme. Perçu comme le paroxysme du plaisir, ses effets peuvent s’avérer surprenants.
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    © Piotr Marcinski
    L’orgasme, explosion intense de plaisir dans le corps, fruit de l’amplification du désir et de l’excitation, est généralement considéré comme étant l’objectif à atteindre dans la sexualité. Il en serait le « clou du spectacle », le bouquet final. Alors, cette jouissance hante nos psychés, nos corps, tout autant que nos clips publicitaires. Nous le voulons. Toutefois, l’orgasme tel qu’habituellement médiatisé ressemble parfois à une sorte d’arnaque du monde moderne. Derrière cette jouissance présentée comme un big bang bling-bling, se cache un phénomène notable et que nul ne sait réellement définir.

    La médecine, par exemple, décrit ses manifestations les plus communes : contractions musculaires du périnée et des organes sexuels, modification de charges électriques dans la zone génitale, décharge de fluides chez la femme et éjaculation chez l’homme – bien que facultatifs. Le tout serait épicé d’une production hormonale qui favoriserait la sensation de plaisir et, bien sûr, de certains facteurs psychologiques. Cependant, la revue scientifique Clinical Psychology Review liste 26 descriptions de cette apogée sexuel sans qu’aucun consensus ne soit trouvé. « Pour l’instant, il n’y a pas de définition cohérente de l’orgasme », confirme le sexologue Jean-Claude Piquard, auteur de Les Deux Extases sexuelles« Finalement j’ai eu un orgasme. Mais mon docteur m’a dit que ce n’était pas le bon », plaisante Woody Allen. L’orgasme ne serait-il pas alors avant tout une expérience de lâcher-prise que chacun expérimente à sa manière ?
    C’est ce que pense Wilhelm Reich, médecin psychanalyste, auteur de La Fonction de l’orgasme et précurseur des recherches sur ce phénomène mystérieux. Pour lui, l’orgasme se produit lorsque la montée en puissance de l’énergie sexuelle dans le corps lâche d’un coup. Cette « petite mort » marquerait le passage d’une tension quasi insoutenable à une relaxation soudaine. Au-delà de ces symptômes variables, l’orgasme serait avant tout un abandon de soi. Une expérience divinement jouissive. « Reich a défini la courbe de l’orgasme en montrant comment au moment de l’acmé, le corps perd tout contrôle et décharge l’énergie accumulée, provoquant tout un tas de réactions », détaille le Dr Michel Heller, psychologue et auteur de Psychothérapies corporelles, Fondements et méthodes.

     

    Revitalisés des pieds à la tête


    Reich note aussi au passage que l’énergie libérée cherche à irriguer notre organisme. Allant bien au-delà des parties génitales, ce grand lâcher-prise pourrait potentiellement nous permettre d’être revitalisés de la tête aux pieds par un flux puissant d’énergie vitale. Ceci aurait de multiples effets bénéfiques sur notre santé. Cependant, le psychanalyste fait le constat de « cuirasses » qui agissent comme des barrages à cette circulation. Construites par tout un chacun pour se protéger des difficultés de la vie, elles se trouveraient au niveau physiologique (cuirasse musculaire) et psychologique (cuirasse caractérielle).
    Le psychanalyste insiste alors sur la nécessité de les nettoyer en soulignant que l’orgasme en serait à la fois un moyen et un résultat. Plus nous sommes libérés de nos tensions, plus l’orgasme peut prendre de l’ampleur. Plus il prend de l’ampleur, plus l’énergie qu’il génère nettoie les barrages qu’elle rencontre. « Reich considérait l’orgasme comme une sorte de mécanisme de nettoyage de nos cuirasses. Il le voyait un peu comme un phénomène de réinitialisation de nos paramètres », résume le Dr Gérard Guasch, médecin psychanalyste et auteur de Wilhelm Reich : Biographie d’une passion.

     

    Ouverture spirituelle


    Que se passe-t-il alors lorsque nous acceptons de vivre pleinement cette initiation au lâcher-prise ? Abandon à plus grand que soi dans un plaisir intense. Entrée dans des espaces-temps où les possibles sont surprenants. « Je crois que l’orgasme ouvre à la spiritualité car il nous décharge, ne serait-ce qu’un petit moment, des repères habituels auxquels nous sommes identifiés. Là, nous accédons à d’autres sources, dans lesquelles il semble indéniable qu’il y ait une dimension spirituelle. Nous pouvons alors avoir une sensation de béatitude qui nous fait nous sentir appartenir au cosmos », énonce Gérard Guasch, par ailleurs maitre du tao de la tradition Longmen. De nombreuses traditions spirituelles ont ainsi développé des pratiques permettant de faire de la sexualité un marche-pied vers un élargissement de la conscience.

     

    http://www.inrees.com/articles/l-orgasme/

     

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  • "Le nouveau couple"

    Le Nouveau Couple

    amerindiens-coupleLe couple dans la voie chamanique/tantrique

    Nous avons tous désiré une relation sublime, parfaite avec un être merveilleux. Certains de nous ont réussi du premier coup, d’autres après de multiples échecs, et il y en a encore d’autres qui cherchent. Ne vous en souciez pas, car, comme un ancien proverbe roumain le dit, “chacun a sa partie”. Tôt ou tard, dès que vous allez vous éveiller à la RÉALITÉ, vous arriverez à vous réjouir avec l’être aimé, des plus sublimes aspects de l’Amour.

    Il est essentiel de nous rendre compte des fautes typiques souvent commises dans une relation de couple habituelle – ou conventionnelle –, qui est vouée dès le début à l’échec, pour réussir à mettre les bases et bâtir une parfaite relation conforme aux plus profonds de nos idéaux.

    Nous vous présentons par la suite un tableau comparatif des deux types de couple, conventionnel et spirituel. Découvrez la phase où vous vous trouvez à présent et soyez prêts pour la suite.

    Le couple conventionnel

    Processus fermé : Les motivations du couple ne sont pas définies. Le couple se modèle le plus souvent d’après un modèle standard établi par les autres et non d’après ses propres standards intérieurs.
    On préfère la sécurité, la stabilité, on évite la transformation, ainsi l’évolution individuelle est très lente. Chacun se force de correspondre à l’image de l’autre sur lui, sans se manifester librement, sans agir comme il sent.

    Doute : Le processus fermé produit un manque de confiance en soi et dans l’autre. On devient attaché, dépendant. On a besoin de l’autre pour se mettre en valeur.

    Compétition du genre « ne prends pas ma place ». Il apparaît une lutte de pouvoir (qui commande?) et d’autorité, de conflits de rôles. L’intérêt personnel prime. L’égoïsme est “au pouvoir”. On gruge l’énergie de l’autre ce qui provoque une fatigue chronique – un combat constant entre les deux parties qui lutte incessamment pour obtenir de l’énergie l’un de l’autre.

    Dépendance : Rôles fixes. Le protocole des relations extérieures est la source de conflits. Chacun a des points de vue différents qu’il veut imposer à l’autre. On se sent séparé, seul, inaccompli. On a peur d’être quitté.

    Conditionnements : La dépendance produit des échanges conditionnés. Les rapports sont dirigés d’après des règles, des contrats, des impositions. La relation est basée sur l’idée d’échange: tu donnes si tu as reçu, les attitudes sont préméditées. Manipulation. On anime la jalousie souvent pour nous démontrer l’amour que l’autre ressent pour nous. Une vengeance s’installe entre les deux parties – Un duel continuel pour s’approprier l’autre…

    Ennui : On crée des règles parce que les deux ne s’amusent pas ensemble. On entre dans une routine qui endort la créativité et l’invention. Les ressentiments font leur apparition. Chacun commence à croire que l’autre est la cause de son malheur et que pour cela il doit l’éviter.

    Insécurité : Ils ont l’impression que “quelque chose ne va pas”, sans savoir exactement de quoi il s’agit, ils ont des sentiments de peur ; instabilité, culpabilité. Ils veulent fonder une famille dans l’espoir de trouver une solution à l’impasse et obtenir plus de stabilité. Ils recherchent des liens matériels ou extérieurs à eux-mêmes pour solidifier leur relation basée sur le superficiel. Un vide intérieur s’installe silencieusement.

    Impression d’échec du couple : L’impuissance de changer le cours des choses. Dévalorisation personnelle et de l’autre. Des ressentiments puissants apparaissent, ils peuvent même conduire à des déséquilibres psychiques. Désespoir. Ils ont le sentiment qu’il n’y a plus rien à faire. Ils n’entrevoient plus de voie pour ramener l’harmonie du couple.

    Séparation : La seule solution qui apparaisse est la séparation, le divorce.Ils vivent le désespoir et le sentiment aigu de la solitude, qui peut être pourtant l’occasion d’une transformation, d’une découverte possible de l’autonomie et de la liberté.

    Le couple tantrique/chamanique

    2831639886_1Processus ouvert : On établitclairement le but du cheminement personnel entre les deux parties, on identifie les objectifs communs qui fondent la relation. Il y a reconnaissance réciproque de la liberté de l’autre. On exprime honnêtement et ouvertement ce que chacun est, ce que chacun veut et à ce que chacun aspire. Les transformations sont acceptées, il n’existe pas de jalousie, ainsi l’évolution individuelle est très rapide. Les deux ressentent de la liberté, du bonheur, qu’ils soient ou non ensemble.

    Confiance : Un processus ouvert produit la conscience de l’indépendance de chacun des deux amoureux. On n’essaie pas de changer l’autre, mais on l’accepte tel qu’il est et on l’aide par sa présence. Leur maturité émotionnelle est digne de confiance – ils trépassent les ressentiments de jalousie, envie, possession et contrôle.

    Entente : Chacun a le même rang, les mêmes responsabilités. On respecte l’espace de l’autre, le besoin d’être ensemble ou seul. Échange de rôles: on est ici pour aider l’autre à évoluer à devenir meilleur en étant un miroir l’un pour l’autre.

    Autonomie : Chacun se suffit à soi même, indépendamment de l’autre.L’amour confère de la sécurité. Le couple est ouvert, les relations extérieures sont indépendantes. Il existe donc une meilleure compréhension des “outils” utilisés par chacun pour évoluer (temps passé ensemble: discipline, temps libre, voyages, etc.) ce qui conduit à la spontanéité et à l’harmonie. Ils ont atteint un niveau d’INDIVIDUALITÉ qui leur permet de vivre leur cheminement de façon mature et responsable.

    1806559788_small_1Liberté : L’autonomie prend naissance dans la tolérance, le détachement, l’abandon. Il ne s’agit pas de posséder. On explore ensemble, spontanément, l’aventure joyeuse de l’évolution de la conscience à deux. Bonheur, confiance réciproque, harmonie. La relation est simple et amusante.Aucun pouvoir de force ni de contrôle… Ils transcendent et transmutent pas à pas les derniers obstacles de leur cheminement évolutif.
    Créativité : Il apparaît spontanément un état de jeu et de bonne disposition entre les deux. Spontanéité, inspiration, amusement. Échange spontané des rôles et de tâchesIls inventent de nouvelles manières d’aimer. Ils s’amusent ensemble et sont heureux. Le couple joue avec l’énergie sexuelle pour les aider à transmuter leur énergie afin d’ atteindre un niveau d’EXTASE SPIRITUEL UNIQUE.

    Sentiment de sécurité : Les deux ont dépassé la peur en affrontant ce qu’elle cachait. L’amour profond conduit à l’apparition du sentiment de stabilité. Il est possible que le désir de fonder une famille apparaisse, mais parce qu’ils sont arrivés à une stabilité. La fusion des âmes confère le sentiment supérieur de la sécurité.

    Amour parfait : Sentiment de dévotion et de don de soi. La dévotion honore et éveille l’essence divine dans l’autre, le don de soi est le plaisir de cultiver l’état de bien dans l’autre. Ils existent pour et dans l’amour. L’amour devient cosmique, chacun ressent que l’autre est une partie du DIVIN. Ils honorent l’autre dans sa totalité.

    Unité : La relation est DIVINE – Chacun à transcendé son pôle féminin/masculin dans les yeux de l’autre. Il fusionne et accomplit l’idéal de l’amour. La Grâce du moment présent est infini et leur relation devient un état de méditation à l’instant présent.

    Source : Lynda Bisson
    (Guide tantrique et auteure « Au-delà de l’Amour ou l’Art du tantrisme »)

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    Une alliance entre deux libertés, entre deux sujets qui s’inclinent l’un devant l’autre. On n’est plus dans un registre de la complémentarité. L’autre n’est pas là pour combler le manque.
    amerindiens-couple-amerindiens-5-imgCe sont deux sujets. Et dans la relation entre ces deux libertés se révèle quelque chose de divin. Ce n’est pas un amour de dépendance, ni un amour de séduction, c’est une alliance qui porte du fruit. Le fruit peut être un enfant, mais aussi une œuvre  – ou bien le plaisir ! -, mais dans tous les cas, c’estune façon de mettre Dieu au monde.Au cœur de la relation elle-même se révèle quelque chose de l’être de Dieu.”
    Vous pouvez en parler avec toutes sortes d’experts, artistes ou thérapeutes, dont le travail est axé sur l’amour et le sexe dans leur rapport à la spiritualité. Pour pénétrer le cœur de ce triangle magique – chacun vous le dira à sa façon -, l’équation principale s’avère la plus simple : vivre = aimer.Peut-être parce qu’aimer réunit au plus près l’âme, l’esprit et le corps, et représente le seul chemin de l’incarnation. 
    Un amour désincarné signifierait-il quelque chose ?
    Par Patrice van Eersel

    Source : http://r-eveillez-vous.fr

    Transmis par Nadine Jane S.

     

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  • L'illégalité de la dette grecque

     

    Traduit par Okéanos – une vieille connaissance :)

    Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.

    E. Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

    E. Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

    Le comité sur la vérité sur la dette publique grecque présente aujourd’hui et demain ses premières conclusions. Le rapport sera officiellement publié demain vers 16h. Composé de 9 chapitres, le rapport conclut, sans vraiment beaucoup de surprise, que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

    Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.

    Les résultats sont présentés en neuf chapitres structurés comme suit (traduction du résumé publié en anglais ici) :

    1. la dette avant la troïka

    Ce chapitre revient sur les analyses de la croissance de la dette publique grecque depuis les années 1980.

    Il conclut que l’augmentation de la dette n’est pas le résultat de dépenses publiques excessives, qui sont en fait restées inférieures aux dépenses publiques des autres pays de la zone euro, mais plutôt en raison des taux extrêmement élevés, des dépenses militaires excessives et injustifiées, de la perte de recettes fiscales due à des sorties illicites de capitaux, de la  recapitalisation  des banques privées, et des déséquilibres internationaux créés par les failles dans la conception de l’Union monétaire elle-même.

    L’adoption de l’euro a conduit à une augmentation drastique de la dette privée en Grèce à laquelle les grandes banques privées européennes ainsi que les banques grecques ont été exposées. La crise bancaire a contribué à la crise de la dette souveraine grecque. Le gouvernement de George Papandreou a aidé à présenter les éléments d’une crise bancaire comme une crise de la dette souveraine en 2009 en mettant l’accent et en augmentant le déficit public et la dette.

    2. Evolution de la dette publique grecque entre 2010 et 2015,

    Ce chapitre conclut que le premier accord de prêt de 2010 a principalement visé le sauvetage des banques privées et a permis aux banques de réduire leur exposition aux obligations d’État grecques.

    3. la dette publique grecque en 2015

    Ce chapitre présente la nature controversée de la dette actuelle de la Grèce, les principales caractéristiques des prêts, qui sont analysés plus en profondeur dans le chapitre 8.

    4. Mécanisme de la dette en Grèce

    Ce chapitre révèle les mécanismes des accords qui ont été mis en œuvre depuis mai 2010. Ils ont créé une quantité importante de nouvelle dette, tout en générant des coûts abusifs ainsi que l’approfondissement de la crise.

    Les mécanismes révèlent que la majorité des fonds empruntés ont été transférés directement aux institutions financières. Plutôt que de bénéficier à la Grèce, ils ont accéléré le processus de privatisation, par l’utilisation d’instruments financiers .

    5. conditionnalités contre la durabilité

    Ce chapitre présente comment les créanciers ont imposé des conditions intrusives attachés aux accords de prêt, ce qui a conduit directement à l’impossibilité économique et à l’insoutenabilité de la dette. Ces conditions, sur lesquelles les créanciers insistent encore, ont non seulement contribué à la baisse  du PIB, mais aussi à un emprunt public plus élevé, faisant la dette de la Grèce plus insoutenable encore, mais a également provoqué des changements dramatiques dans la société, et a provoqué une crise humanitaire.

    La dette publique de la Grèce peut être considérée comme tout à fait insoutenable à l’heure actuelle.

    6. Impact des “programmes de sauvetage” sur les droits de l’homme

    Ce chapitre conclut que les mesures mises en œuvre dans le cadre des “plans de sauvetage” ont directement affecté les conditions de vie des personnes et ont violé les droits de l’homme, que la Grèce et ses partenaires sont tenus de respecter, de protéger et de promouvoir en vertu du droit national et international.

    Les ajustements drastiques imposés à l’économie grecque et à la société dans son ensemble ont provoqué une détérioration rapide du niveau de vie, et restent incompatibles avec la justice sociale, la cohésion sociale, la démocratie et les droits humains.

    7. les questions juridiques entourant les protocoles d’entente et de prêt

    Ce chapitre soutient qu’il y a eu violation des droits de l’homme de la part de la Grèce elle-même et des prêteurs que sont les États membres de la zone euro, la Commission européenne, le Parlement Européen, la Banque Centrale et le Fonds monétaire International, qui ont imposé ces mesures à la Grèce.

    Tous ces acteurs ont échoué à évaluer les violations des droits de l’homme comme un résultat des politiques qu’ils ont obligés de poursuivre, et ont aussi directement violé la Constitution grecque en dépouillant efficacement la Grèce de la plupart de ses droits souverains.

    Les accords contiennent des clauses abusives, qui contraignent la Grèce à capituler sur des aspects importants de sa souveraineté. Ceci est imprimé dans le choix de la loi anglaise comme régissant le droit pour ces accords, ce qui a facilité le contournement de la Constitution grecque et les obligations internationales des droits de l’homme.

    Il y a plusieurs indications qui montrent que les parties contractantes ont agi de mauvaise foi, ce qui rendent ces accords invalides.

    8. évaluation des dettes illégitimes, odieuses, illégale et la non-viables

    Ce chapitre fournit une évaluation de la dette publique grecque selon les définitions relatives à la dette odieuse, illégitime, illégale et non viable adoptées par le Comité.

    Ce chapitre conclut que la dette publique grecque, en date de juin 2015 est insoutenable, puisque la Grèce est actuellement incapable de rembourser sa dette sans compromettre gravement sa capacité à remplir ses obligations de base des droits humains. En outre, pour chaque créancier, le rapport fournit des preuves de cas indicatifs de dettes illégales, illégitimes et odieuses.

    Dette envers le FMI : Elle doit être considérée comme illégale puisque qu’elle a violé les propres statuts du FMI, et ses conditions enfreignaient la Constitution grecque, le droit international coutumier, et les traités auxquels la Grèce est partie. Elle est également illégitime, puisque les conditions incluses empiétaient sur les obligations en matière de droits de l’homme. Enfin, elle est odieuse puisque le FMI savait que les mesures imposées étaient antidémocratiques, inefficaces, et conduiraient à de graves violations des droits socio-économiques.

    Dettes envers la  BCE: Elles doivent être considérées comme illégales car la BCE a sur-intensifié son mandat en imposant l’application des programmes d’ajustement macro-économiques (par exemple la déréglementation du marché du travail) par l’intermédiaire de sa participation à la Troïka. Les dettes envers la BCE sont également illégitimes et odieuses, puisque la principale raison d’être du programme était de servir les intérêts des institutions financières, permettant aux grandes banques privées européennes et grecques de se débarrasser de leurs obligations grecques.

    9. les fondations juridiques pour la répudiation et la suspension de la dette souveraine grecque

    Ce chapitre présente les options concernant l’annulation de la dette, et en particulier les conditions dans lesquelles un Etat souverain peut exercer le droit de répudiation ou la suspension du paiement de la dette en vertu du droit international.

    Plusieurs arguments juridiques permettent à un Etat de répudier unilatéralement sa dette illégale, odieuse et illégitime. Dans le cas de la Grèce, un tel acte unilatéral peut être fondée sur les arguments suivants :

    • la mauvaise foi des créanciers qui ont poussé la Grèce à violer la loi nationale et les obligations internationales relatives aux droits de l’homme;
    • la prééminence des droits humains sur les accords tels que ceux signés par les gouvernements précédents avec les créanciers ou la troïka;
    • la coercition;
    • les clauses abusives qui violent de manière flagrante la souveraineté grecque et violent la Constitution;
    • et enfin, le droit reconnu en droit international à un Etat de prendre des contre-mesures contre les actes illégaux commis par ses créanciers, qui endommagent délibérément sa souveraineté budgétaire, l’obligent à assumer la dette odieuse, illégale et illégitime, violent l’autodétermination économique et les droits humains fondamentaux.

    En ce qui concerne la dette insoutenable, chaque État est légalement en droit d’invoquer la nécessité dans des situations exceptionnelles afin de sauvegarder les intérêts essentiels menacés par un péril grave et imminent. Dans une telle situation, l’Etat pourra être dispensé de l’accomplissement de ces obligations internationales qui augmentent le péril, comme cela est le cas avec les contrats de prêts en suspens.

    Enfin, les Etats ont le droit de se déclarer unilatéralement insolvable quand le service de leur dette est insoutenable, dans ce cas, ils ne commettent aucun acte illicite et donc n’en portent pas la responsabilité.

    La dignité des personnes vaut plus qu’une dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable

    Ayant achevé son enquête préliminaire, le Comité estime que la Grèce a été et est la victime d’une attaque préméditée et organisée par le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale Européenne, et la Commission Européenne. Cette mission violente, illégale et immorale était exclusivement destinée à transférer la dette privée sur le secteur public.

    En mettant ce rapport préliminaire à la disposition des autorités grecques et du peuple grec, le Comité estime avoir rempli la première partie de sa mission telle que définie dans la décision du président du Parlement du 4 Avril 2015. La commission espère que le rapport sera un outil utile pour ceux qui veulent sortir de la logique destructrice de l’austérité et défendre ce qui est aujourd’hui mis en péril : les droits humains, la démocratie, la dignité des peuples, et l’avenir des générations futures.

    Source : Okeanos, repris depuis Left.gr, pour Okeanews, le 17 juin 2015.

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    Grèce : le rapport sur la dette est une arme utile pour Athènes

    Le Comité sur la vérité concernant la dette publique grecque va remettre, ce jeudi 18 juin, son rapport préliminaire à la présidente du parlement hellénique. Un rapport qui soutient la position du gouvernement hellénique.

    « Nous sommes parvenus à la conclusion que la Grèce ne doit pas payer sa dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse. » C’est la principale conclusion du rapport préliminaire du Comité pour la vérité sur la dette mis en place en avril 2015 par la présidente du parlement grec, Zoé Konstantopoulou. Ce rapport préliminaire (dont on trouvera ici un résumé en français) sera connu dans le détail ce jeudi 18 juin, mais le comité en a présenté dès mercredi les principales conclusions. Des conclusions particulièrement inquiétantes pour les créanciers.

    La déconstruction du storytelling européen
    Le Comité apporte en effet une déconstruction en règle du storytelling européen sur la Grèce depuis 2010. Rappelons rapidement ce dernier. Le pays a vécu jusqu’en 2009 dans une sorte d’indolence coupable jusqu’à ce que les marchés, censeurs justes et impitoyables, réveillent les Hellènes et les appellent à expier leurs fautes. Le FMI et les Européens sont alors venus au secours des Grecs avec bienveillance, en leur prêtant les sommes nécessaires à leur sauvetage, mais, évidemment, en leur imposant, pour leur propre bien, des « réformes » destinées à les protéger, à l’avenir, de telles crises. Le Comité a, mercredi, rejeté entièrement ce qui apparaît désormais comme un mythe.

    Aussi a-t-il rappelé ces faits têtus qui, à eux seuls, réduisent à néant ce storytelling. Le niveau de dépenses publiques grecques est resté, durant toute la période, inférieur à la moyenne européenne. Les raisons de l’explosion de la dette résident ailleurs : jusqu’à l’entrée dans la zone euro, ce sont les taux d’intérêts élevés qui ont fait exploser principalement l’endettement qui avait été contracté par la Grèce pour ramener le niveau de protection sociale du pays à un niveau qui, in fine, est toujours resté en deçà de celui de l’Europe occidentale. Une fois dans la zone euro, la dette publique a été augmentée sous l’effet cette fois de taux anormalement bas et d’une perte de compétitivité brutale. Le Comité insiste aussi sur le niveau « injustifié » des dépenses militaires et l’importance de l’évasion fiscale qui a pesé sur les recettes. Point donc de Grecs paresseux vivant de la dépense publique et comptant sur l’argent « allemand » pour payer.

    Surtout, le Comité rappelle que la crise grecque trouve aussi son origine dans l’explosion de l’endettement privé, alimenté par les banques grecques et étrangères dans le pays. Il souligne que le gouvernement de George Papandréou en 2009 s’est évertué “à présenter les éléments d’une crise bancaire en crise de la dette souveraine”. Le Comité confirme ainsi les doutes qui circulaient en Grèce depuis quelques années : ce gouvernement a volontairement intégré, avec la complicité d’Eurostat, des éléments qui ne devaient pas l’être dans le calcul du déficit public et de la dette pour 2009. Le but était d’alimenter le storytelling de la dépense excessive.

    Les pressions de 2010 pour une solution imposée
    Le Comité souligne ensuite combien le « sauvetage » de 2010 est empreint d’illégalités et de pressions. Il révèle ainsi que le FMI était entièrement conscient à la fois des conséquences sociales des mesures imposées à la Grèce et du caractère insoutenable des « aides » accordées à la Grèce. Ces deux éléments rendent les prêts du FMI à la fois illégaux (le FMI ne peut prêter à un pays qui n’a pas la capacité de rembourser) et illégitimes dans la mesure où les « droits humains » ont été violés par des mesures dont les conséquences sociales étaient clairement évaluées.

    Le Comité insiste sur le fait que les Européens et le FMI ont, en 2010, tout fait pour empêcher le gouvernement grec de procéder à une restructuration de sa dette. Il met en avant l’intervention de la BCE qui, dès avril 2010, avait menacé, dans ce cas, de couper l’accès des banques grecques à la liquidité d’urgence, inaugurant ainsi une méthode utilisée encore en Irlande en novembre de la même année, puis à Chypre en mars 2013. En imposant de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes, les Européens ont alors permis aux banques détentrices de dette publique grecque de se désengager massivement, un désengagement encore facilité par les rachats de la BCE dans le cadre du programme SMP de la BCE. Cette méthode a clairement été imposée aux Grecs.

    Dette illégale, illégitime et odieuse
    Le Comité s’intéresse ensuite dans le détail aux prêts accordés à la Grèce et il estime qu’il y a, dans tous les cas, lieu de plaider leur caractère illégal, illégitime ou odieux. On l’a vu dans le cas du FMI, mais c’est également le cas des dettes détenues par la BCE qui, rappelons-le, sont les seules dettes privées émises avant 2012 à avoir échappé à la restructuration de mars 2012. Le Comité souligne que, dans tous les cas, les conditions imposées à la Grèce pour l’obtention des prêts posent de sérieux problèmes en raison de leur conditionnalité qui a réduit à néant la capacité d’action budgétaire de la Grèce tout en imposant des mesures ayant des conséquences économiques et sociales dramatiques qui, selon le Comité, enfreignent les “droits humains fondamentaux”. Dès lors, cette dette peut être considérée comme odieuse. Le Comité insiste aussi sur l’aspect non démocratique du mémorandum de 2012 qui contourne soigneusement la Constitution hellénique en relevant du droit anglais.

    Bases suffisantes pour une annulation ou une suspension
    Tous ces arguments permettent au Comité de considérer qu’il existe des bases suffisantes pour annuler unilatéralement une grande partie de la dette grecque ou en suspendre le remboursement. C’est une arme redoutable que le gouvernement grec a désormais à sa disposition. Certes, ce rapport n’engage en rien Alexis Tsipras, et le gouvernement grec se garde bien de le commenter. Mais, dans la partie d’échecs avec les créanciers, c’est un coup redoutable à sa disposition. Sans doute les créanciers n’accepteront-ils jamais les conclusions de ce comité, pas davantage du reste que sa légitimité. Mais en cas de rupture et de conflit ouvert, ce sera un élément décisif. La notion de dette odieuse est désormais bien établie en droit international et, si l’on peut estimer que les membres du comité étaient, au départ, favorables à la Grèce, il est impossible de leur contester leurs compétences juridiques et leur expérience dans ce domaine. Si donc le Comité s’avance autant, c’est que, très clairement, la Grèce a des chances de l’emporter devant un tribunal international, comme ce fut le cas, rappelons-le, de l’Islande qui, dans l’affaire Icesave, a obtenu gain de cause en 2013 contre le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

    Arme contre le FMI
    Pour le moment, il n’est peut-être pas temps pour Athènes d’utiliser cette arme. Mais elle rééquilibre à point nommé les rapports de force dans le bras de fer avec les créanciers. Surtout, elle va permettre à la Grèce d’utiliser des arguments concrets pour obtenir une restructuration de sa dette. Enfin, elle permet de relativiser les conséquences du défaut vis-à-vis du FMI. Si l’institution de Washington décide de lancer une procédure contre la Grèce en refusant de rééchelonner les échéances, Athènes pourra contester la dette elle-même et le Fonds sera alors dans une position délicate.

    Le rapport du Comité n’est donc pas certainement une panacée. Mais c’est un élément nouveau essentiel dans la crise grecque.

    Source : Romaric Godin, La Tribune, 18/06/2015

     

    116 réponses à La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du comité sur la dette

    Commentaires recommandés

    PascalcsLe 18 juin 2015 à 05h44
     
     

    Enfin une base qui expose toute la facette sangsue parasitaire de ce qu’est devenu le monde financier contemporain. On le savais déjà mais avec tous les témoignages factuels qui sortent désormais, la boite de Pandore semble ouverte. On entend déjà les bruits de bottes dans les couloirs du FMI, de la BCE et de tous les bureaux qu’occupe l’oligarchie financière. Assurément, le contre feu va être puissant.

    1. PascalcsLe 18 juin 2015 à 05h44
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      Enfin une base qui expose toute la facette sangsue parasitaire de ce qu’est devenu le monde financier contemporain. On le savais déjà mais avec tous les témoignages factuels qui sortent désormais, la boite de Pandore semble ouverte. On entend déjà les bruits de bottes dans les couloirs du FMI, de la BCE et de tous les bureaux qu’occupe l’oligarchie financière. Assurément, le contre feu va être puissant.

      • davidLe 18 juin 2015 à 10h37
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        Relisez bien cette phrase, elle explicite clairement la raison d’être de l’euro :
        “L’adoption de l’euro a conduit à une augmentation drastique de la dette privée en Grèce à laquelle les grandes banques privées européennes ainsi que les banques grecques ont été exposées”
        Ceci est fort logique car Il y a deux postulats de base en économie :
        1°) La croissance au niveau mondial n’est au final que la croissance de la masse monétaire mondiale donc en gros des dettes. Ces dettes sont crées par des banques privées et refinancées par les banques centrales.
        2°) La double pyramide de crédit de Rueff : Elle se met en place en cas de déséquilibres commerciaux entre deux pays “La balance des paiements du pays émetteur de réserves tend à devenir déficitaire et un cycle auto- aggravé se met en place. Du côté du pays dont les réserves en monnaie pivot se gonflent la banque centrale émet à proportion de la monnaie banque centrale et pousse donc au développement du crédit. Mais comme les réserves sont replacées dans le pays d’origine, elles servent à nouveau à justifier un nouveau round de création monétaire et de dettes”
        Lien : link to cee.e-toile.fr
        Donc en gros, une monnaie unique permet à moindre frais de générer de la dette entre des pays à productivité différente sans casse immédiate. le change n’est plus là pour annuler les dettes relatives.
        Donc Euro = Dette = Croissance (dans un 1er temps)
        Le souci c’est que ces masses de dettes et de créances générés automatiquement finissent par se voir. Si croissance de la masse monétaire = croissance, l’inverse est vrai Recession = décroissance de la masse monétaire. La passation des dettes privées aux Etats et à la BCE n’a été qu’un transfert de la source de récession future à des entités non “capitaliste”… l’honneur est sauf, le système capitaliste bancaire privé est efficient, c’est l’Etat qui ne l’est pas…endetté comme il est.
        Cela s’appelle autrement de l’inversion accusatoire !
        Objectivement, ce système n’est pas foncièrement mauvais et mais rend cyclique la croissance. L’Euro a voulu booster plus loin cette croissance comme un pompier pyromance. Après le shoot vient le manque. Plus on est accros, plus le dégrisement est douloureux.

        • CharlesLe 18 juin 2015 à 15h41
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          Ici un suivi régulier du bras de fer et de ses conséquences possibles ( €, UE, crise bancaire,..):
          link to anti-k.org

      • nyaaLe 18 juin 2015 à 11h00
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        je suis d’accord le contre feu risque d’être extrêmement puissant car le risque pour le système en place c’est la contagion à d’autre pays de la zone euros de la méthode Siriza.
        surtout si la Grèce peut légalement répudier tout ou partie de sa dette devant les instance internationales.

        je m’attend personnellement à un risque de tentative de coup d’état “soft” lors d’une sortie probable de la Grèce de l’euro.
        manifestation pro euros montrer comme étant majoritaire, paralysie du pays puis intervention pour dissoudre l’assembler et mettre en place un pseudo gouvernement d’union nationale

      • "Noire finance"

        La grande pompe à phynances – Noire finance, partie 1

        Dans ce premier volet, les auteurs remontent au fameux jeudi noir d’octobre 1929 à Wall Street, pour montrer comment une crise boursière se transforme en crise bancaire, qui elle-même se développe en crise économique mondiale.

        Des « barons voleurs » d’hier aux golden boys des années Tapie, des accords de Bretton Woods à la création de l’euro, il retrace ensuite les différentes étapes qui ont conduit à la libéralisation des flux financiers. Assurances, produits dérivés, fonds spéculatifs (hedge funds)… : les dispositifs techniques se succèdent pour accroître les profits, augmentant toujours plus le risque et la fraude systémiques.Pourquoi faut-il donner de l’argent public aux banques privées en faillite ? C’est par cette question sans ambiguïté que s’ouvre ce passionnant documentaire qui, pendant plus de deux heures, nous entraîne dans les arcanes d’un système financier devenu incontrôlable. Y répondre n’était pas gagné d’avance, tant est opaque l’univers de la finance. Mais Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi (déjà coauteurs pour ARTE de Série noire au Crédit Lyonnais et de ELF : les chasses au trésor) nous ont habitués depuis longtemps à traiter sous une forme accessible des dossiers complexes. Noire finance s’inscrit dans cette veine : un montage très éclairant de propos de spécialistes, émaillé de scènes d’animation, retrace l’histoire politique des déréglementations qui ont abouti à la financiarisation de l’économie mondiale, au profit d’une spéculation criminelle.

         

        Le bal des vautours – Noire Finance, 2e partie

        Le second volet montre comment, à travers l’éclatement de la bulle immobilière et la crise des subprimes des années 2000, le « piège à pauvres » s’est refermé.

        Il décortique les rouages de la « machine à dette » et expose avec clarté les logiques boursières qui ont mené à la crise mondiale actuelle. Dénonçant l’impunité des « banksters » et leur emprise sur la classe politique occidentale (aux États-Unis, on parle même d’un « gouvernement Goldman Sachs »), les réalisateurs concluent leur enquête sur un chiffre éloquent : les principaux dirigeants financiers mondiaux totalisent 95 milliards de dollars de salaire alors qu’ils ont accumulé 1 000 milliards de perte…

        Pourquoi faut-il donner de l’argent public aux banques privées en faillite ? C’est par cette question sans ambiguïté que s’ouvre ce passionnant documentaire qui, pendant plus de deux heures, nous entraîne dans les arcanes d’un système financier devenu incontrôlable. Y répondre n’était pas gagné d’avance, tant est opaque l’univers de la finance. Mais Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi (déjà coauteurs pour ARTE de Série noire au Crédit Lyonnais et de ELF : les chasses au trésor) nous ont habitués depuis longtemps à traiter sous une forme accessible des dossiers complexes. Noire finance s’inscrit dans cette veine : un montage très éclairant de propos de spécialistes, émaillé de scènes d’animation, retrace l’histoire politique des déréglementations qui ont abouti à la financiarisation de l’économie mondiale, au profit d’une spéculation criminelle.

         

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