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  • "Sans lendemain"

    Merci à "Anne" pour son message sur le post de Michel Onfray. Je ne connaissais pas ce documentaire. Effrayant dans le constat... Vers la "simplicité volontaire". 

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  • Thérapie...

    THÉRAPIE
    "Personne n’était coupable et tout le monde était responsable de ne pas l’être. Car, finalement, personne ne parvenait à observer les raisons du malheur de chacun. 
    Mais disant cela, il portait un jugement et outrepassait sa fonction de thérapeute. Il devait accepter l’idée qu’il n’était pas là pour guérir ses patients mais juste pour amener les individus à prendre conscience qu’ils portaient en eux leur guérison. Il n’était qu’un portier destiné à entrebâiller les vantaux et à permettre à chacun de découvrir les horizons insoupçonnés de leur propre connaissance. Cette Lumière inconnue comme un trésor enfoui..."

                                                                     THÉRAPIE
"Personne n’était coupable et tout le monde était responsable de ne pas l’être. Car, finalement, personne ne parvenait à observer les raisons du malheur de chacun. 
Mais disant cela, il portait un jugement et outrepassait sa fonction de thérapeute. Il devait accepter l’idée qu’il n’était pas là pour guérir ses patients mais juste pour amener les individus à prendre conscience qu’ils portaient en eux leur guérison. Il n’était qu’un portier destiné à entrebâiller les vantaux et à permettre à chacun de découvrir les horizons inconnus de leur propre connaissance. Cette Lumière inconnue comme un trésor enfoui..."

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  • Cinq nuances de vrai

    J'ai imaginé un roman cette nuit en commençant par le titre :


    "Cinq nuances de vrai".


    Dès que j'ai fini mon Mémoire, je démarre.

    Je dépose le titre sur mon blog comme preuve de paternité :)

    PITCH : "Cinq nuances de vrai". Le contre pied du buzz planétaire actuel. Une femme d'un certain âge et un jeune homme. Mais l'expérience est du côté du jeune et les découvertes pour cette femme vont prendre une tournure très inattendue. Pas de voiture de luxe ni d'appart surdimensionné, pas de clinquant, ni BCBG...

    Un "marginal" aux fonds des bois, vivant dans une cabane construite par lui-même et une femme de 60 ans larguée par son mari. Une rencontre impromptue et un voyage dans la "Féminité sacrée"....Aux confins du "Réel"...


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  • Restructuration

    Yoann avait expliqué à Paul le processus des pensées et des émotions.

    « Il y a deux situations bien différentes, Paul. Soit l’émotion que tu éprouves a été initiée par une pensée, soit il s’agit d’une émotion spontanée qui pourra être suivie d’une pensée réflexive. Une porte qui claque et te fait sursauter, c’est une émotion spontanée. C’est la peur, instinctive, immédiate, sans le passage par la réflexion. Ni même la moindre pensée dans l’instant. Mais cette pensée succèdera immédiatement. Soit, elle analysera la situation et apaisera l’individu soit elle amplifiera l’émotion par des pensées insoumises.

    Si tu as peur, par exemple, que les gens que tu aimes disparaissent dans un accident, tu fabriques par une pensée incontrôlée une émotion invalidante. On peut même imaginer que les gens concernés percevront cette peur en toi et en seront troublés, sans qu’ils ne s’expliquent ce mal-être. Tes pensées peuvent influencer la réalité. C’est le cas des individus qui s’extraient du réel jusqu’à se persuader que leurs pensées correspondent à la réalité. Tu comprends Paul ? La réalité n’est pas le réel. Ta réalité, c’est le réel que tu transformes par tes pensées. Toutes les émotions limitantes que tu transportes sont des pensées et des émotions qui ont fini par bâtir en toi cette réalité qui s’est détachée du réel. Il n’y a pas d’autres solutions pour se défaire de cette réalité illusoire que d’aller chercher en soi tout ce qui a contribué à son édification. Et s’en défaire contribuera à rétablir en toi ce qui est réel, c'est-à-dire l’individu qui se connaît lui-même, qui a posé ses tourments, qui a trouvé la paix. Lorsque tu seras parvenu à cet état de paix intérieure, d’observation lucide de tes pensées et de tes émotions, tu ne subiras plus le regard des autres, tu n’y verras plus un jugement inique, tu ne seras plus atteint parce que tu auras établi en toi l’image exacte de ce que tu es et non une image modelée par les émotions incontrôlées qui jaillissent en toi lorsque tu te sens observé. Si tu fais passer en toi les émotions et les pensées par le tamis de ta conscience, il n’en restera que ce qui est bon, juste et utile pour toi. Si tu laisses les émotions et les pensées se nourrir de tes croyances, de tes suppositions, de tes interprétations, tu diffuses en toi un flux constant de poisons… »

     

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  • Psychiatrique

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    C'est drôle à la première lecture.

    Beaucoup moins quand on réalise qu'on a eu la même idée.

    Il convient dès lors de s'interroger sur les raisons de ce fiasco.

    Lorsqu'un interlocuteur veut vous tromper, il adressera dans son message des éléments qui vont guider votre réponse. Votre réflexion sera limitée par le cadre qui aura été donné.

    Ensuite, il vous pressera de répondre. Il n'est pas question d'analyser mais juste d'appliquer la consigne.

    C'est le fonctionnement de l'école.

    C'est aussi le fonctionnement des médias les plus puissants.

    C'est le fonctionnement des Gouvernants.

    C'est le fonctionnement de la population.

    SAUF, si les individus concernés ont pris conscience que la pensée est un flux facilement canalisable et qu'ils décident dès lors de s'extraire autant que possible du lit commun de la pensée. Ces individus-là seront bien évidemment identifiés par les Institutions comme des individus néfastes. Il ne s'agit pas de raisonner par soi-même mais de résonner sur la même vibration que le chef d'orchestre. 

    Le chef d'orchestre n'est plus identifiable. Il est devenu une entité aux multiples tentacules et chaque tentacule oeuvre à son hégémonie. C'est à la base des luttes politiques et les acteurs de ces luttes intestines continuent eux-mêmes de pérenniser l'envoûtement et l'abêtissement des masses. Aucune lutte politique ne parviendra à extraire les esprits du lit commun de la pensée puisque le politicien se réjouit de l'existence du flux dont il se sert pour surfer en pleine lumière...

    Il n'est que l'individu, seul, en lui-même, qui peut parvenir à libérer sa pensée.

    Quant à la liberté de l'exprimer, c'est une autre affaire. Car se pose dès lors de savoir si celui qui exprime sa pensée le fait APRES avoir libéré sa pensée ou SOUS le joug d'une pensée communautaire. 


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  • JMG le Clézio : "Lettre à ma fille"

    Publié le 14 Janvier 2015

    Lettre à ma fille, au lendemain du 11 janvier 2015, par JMG Le Clézio

    LE MONDE DES LIVRES | 14.01.2015

     

         Tu as choisi de participer à la grande manifestation contre les attentats terroristes. Je suis heureux pour toi que tu aies pu être présente dans les rangs de tous ceux qui marchaient contre le crime et contre la violence aveugle des fanatiques. J’aurais aimé être avec toi, mais j’étais loin, et pour tout dire je me sens un peu vieux pour participer à un mouvement où il y a tant de monde. Tu es revenue enthousiasmée par la sincérité et la détermination des manifestants, beaucoup de jeunes et des moins ­jeunes, certains familiers de Charlie Hebdo,d’autres qui ne le connaissaient que par ouï-dire, tous indignés par la lâcheté des attentats. Tu as été touchée par la présence très digne, en tête de cortège, des familles des victimes. Emue d’apercevoir en passant un petit enfant d’origine africaine qui regardait du haut d’un balcon dont la rambarde était plus haute que lui. Je crois en effet que cela a été un moment fort dans l’histoire du peuple français tout entier, que certains ­intellectuels désabusés voudraient croire frileux et pessimiste, condamné à la soumission et à l’apathie. Je pense que cette journée aura fait reculer le spectre de la discorde qui menace notre société plurielle. Il ­fallait du courage pour marcher désarmés dans les rues de Paris et d’ailleurs, car si parfaite soit l’organisation des forces de police, le risque d’un attentat était bien réel. Tes parents ont tremblé pour toi, mais c’est toi qui avais raison de braver le danger. Et puis il y a toujours quelque chose de miraculeux dans un tel moment, qui réunit tant de gens divers, venus de tous les coins du monde, peut-être justement dans le regard de cet enfant que tu as vu à son balcon, pas plus haut que la rambarde, et qui s’en souviendra toute sa vie.

    Cela s’est passé, tu en as été témoin.

    Maintenant il importe de ne pas oublier. Il importe – et cela revient aux gens de ta génération, car la nôtre n’a pas su, ou n’a pas pu, empêcher les crimes racistes et les dérives sectaires – d’agir pour que le monde dans lequel tu vas continuer à vivre soit meilleur que le nôtre. C’est une entreprise très difficile, presque insurmontable. C’est une entreprise de partage et d’échange. J’entends dire qu’il s’agit d’une guerre. Sans doute, l’esprit du mal est présent partout, et il suffit d’un peu de vent pour qu’il se propage et consume tout autour de lui. Mais c’est une autre guerre dont il sera question, tu le comprends : une guerre contre l’injustice, contre l’abandon de certains jeunes, contre l’oubli tactique dans lequel on tient une partie de la population (en France, mais aussi dans le monde), en ne partageant pas avec elle les bienfaits de la culture et les chances de la réussite sociale. Trois assassins, nés et grandis en France, ont horrifié le monde par la barbarie de leur crime. Mais ils ne sont pas des barbares. Ils sont tels qu’on peut en croiser tous les jours, à chaque instant, au lycée, dans le métro, dans la vie quotidienne. A un certain point de leur vie, ils ont basculé dans la délinquance, parce qu’ils ont eu de mauvaises fréquentations, parce qu’ils ont été mis en échec à l’école, parce que la vie autour d’eux ne leur offrait rien qu’un monde fermé où ils n’avaient pas leur place, croyaient-ils. A un certain point, ils n’ont plus été maîtres de leur destin. Le premier souffle de vengeance qui passe les a embrasés, et ils ont pris pour de la religion ce qui n’était que de l’aliénation. C’est cette descente aux enfers qu’il faut arrêter, sinon cette marche collective ne sera qu’un moment, ne changera rien. Rien ne se fera sans la participation de tous. Il faut briser les ghettos, ouvrir les portes, donner à chaque habitant de ce pays sa chance, entendre sa voix, apprendre de lui autant qu’il apprend des autres. Il faut cesser de laisser se construire une étrangeté à l’intérieur de la nation. Il faut remédier à la misère des esprits pour guérir la maladie qui ronge les bases de notre société démocratique.

    Je pense que c’est ce sentiment qui a dû te frapper, quand tu marchais au milieu de cette immense foule. ­Pendant cet instant miraculeux, les barrières des classes et des origines, les différences des croyances, les murs séparant les êtres n’existaient plus. Il n’y avait qu’un seul peuple de France, multiple et unique, divers et battant d’un même cœur. J’espère que, de ce jour, tous ceux, toutes ­celles qui étaient avec toi continueront de marcher dans leur tête, dans leur esprit, et qu’après eux leurs enfants et leurs petits-enfants continueront cette marche.

    JMG Le Clézio est Prix Nobel de littérature.

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  • Merci Fils

    MERCI FILS

    La connerie humaine ne sera jamais censurée. Elle rapporte trop. 


    Léo Ledru
     
    Voici la masse éteinte, bêêêêlant hystériquement pour avoir un journal, jubilant d'avance en s'imaginant dire "j'ai un exemplaire du charlie hebdo collector". Les trois quarts n'avaient surement jamais acheté un charlie hebdo avant. Que peut-on espérer quand on voit ça ? Cela se résume à un simple effet de mode, à l'hystérie consommatrice que l'on peut voir les jours de soldes quand les gens viennent prendre leur misérable shoot d’adrénaline parce qu'ils ont exactement la veste ou la télé qu'ils souhaitaient. On doit se régaler en haut de la pyramide sociale quand on regarde ce qu'il se passe dans la fange du bas. On doit surtout se dire que l'on est intouchable vu le niveau de conscience qui règne parmi ceux qui pourraient tout changer.
    C'est le genre d'événement qui laisse à penser que rien ne bougera dans l'ordre hiérarchique de la société tant qu'il n'y aura pas une crise majeure. La bêtise ambiante est bien trop bruyante pour laisser place à une élévation du peuple. Tant pis, vu comme les choses évoluent vite, on l'aura bientôt la crise majeure, remettre les compteurs à zéro, et tant pis pour ceux qui ne seront pas prêts.

    La pénurie d'exemplaires a parfois entraîné des scènes de bagarre à proximité des kiosques...
    20MINUTES.FR

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