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  • Le monde interne.

    Rôle du monde interne de l’enfant dans les apprentissages

    http://apprendreaeduquer.fr/role-du-monde-interne-lenfant-les-apprentissages/

     Dans son livre Ces enfants empêchés de penser, Serge Boimare, ancien enseignant et psychopédagogue, insiste sur la notion de « monde interne » au service des  apprentissages.

    Quand un enfant apprend à lire, il a besoin de compétences dites instrumentales (comme la mémorisation du son des lettres ou le repérage dans l’espace de sa feuille) et de  compétences dites comportementales (comme rester assis sur sa chaise ou savoir se concentrer sur un texte). J’en parle dans cet article : L’entrée en lecture et en écriture.

    Or Serge Boimare affirme que si ces compétences sont nécessaires, elles sont loin d’être suffisantes. Un enfant a besoin d’un monde interne riche et fiable quand il apprend.

    L’épreuve de l’apprentissage

    En effet, apprendre passe par des périodes de :

    • contrainte (comme des contraintes de temps, de matériel),
    • incertitude (quand l’enfant hésite entre deux théorèmes pour résoudre son problème de géométrie),
    • manque (quand l’enfant ne connait pas tel mot pour finir une phrase en anglais),
    • déception (quand l’enfant ne trouve pas le résultat d’un problème),
    • compétition (quand il termine sa course en dernier),
    • échec,
    • doute,
    • choix (choisir quelle opération faire pour résoudre un problème),
    • frustration,
    • remise en cause,
    • jugement (de la part de son enseignant, de ses parents, de ses camarades).

    Les ressources internes de l’enfant sont alors mises à rude épreuve face à cette aventure que constitue l’apprentissage.

    Les deux leviers du monde interne nécessaires à l’apprendre

    Pour apprendre, l’enfant a besoin de deux leviers complémentaires aux compétences instrumentales et comportementales. Ces deux leviers prennent racine dans le monde interne de l’enfant. Le monde interne a deux fonctions :

    • alimenter les capacités réflexives (produire des images, du sens, des connexions),
    • relayer les capacités réflexives (raconter, expliquer, argumenter, structurer).

    1. La capacité imageante

    Serge Boimare définit la capacité imageante des enfants comme la possibilité de traduire avec leurs propres images les problèmes qui se posent à eux (une consigne à comprendre, une phrase à déchiffrer, une règle à appliquer…). Les représentations que les enfants se font peuvent être de plus ou moins bonne qualité. Or ces représentations donnent le sens aux savoirs nouveaux et permettent à l’enfant de raccrocher de nouvelles connaissances à ce qui est déjà connu. Un enfant qui ne dispose pas de représentations de qualité suffisante pour alimenter le travail de la pensée a du mal à passer du perceptif (ce qu’il voit, entend, sent) au représentatif (les images mentales qui soutiennent et alimentent le travail intellectuel).

    La difficulté à produire des images mentales personnelles, riches, variées et détachées des émotions ne permet pas les relais, les liens et la fabrique de sens nécessaire pour aborder les apprentissages, et notamment la lecture et les opérations.

    La réussite scolaire repose en grande partie sur la capacité à imaginer ce qui est lu, à mettre des mots sur les ressentis, à évoquer des événements imaginaires passés ou à venir. D’où l’importance de la stimulation orale des enfants dès le plus jeune âge, de l’initiation à la parole et à l’échange, de la lecture de contes, d’histoires ou de fables. Serge Boimare parle de « nourrissage culturel ».

    2. La capacité psychique

    La capacité psychique permet à l’enfant de disposer d’une sérénité, d’une sécurité intérieure suffisante pour affronter l’épreuve de l’apprentissage. Si l’enfant est parasité par des questions sur sa capacité à être aimé (est-ce que mes parents m’aiment ?), sur son potentiel de victoire (comment être le plus fort, le plus riche ?), sur ses origines (est-ce que j’ai été désiré ?comment ai-je été fabriqué ?), sur l’importance de la force (comment peut-on être fort dans un domaine et faible dans un autre ? comment ne pas connaître le manque ?), il ne peut pas s’engager dans la pensée ni accepter d’entrer dans son monde intérieur.

    Les peurs infantiles, les craintes archaïques, les préoccupations identitaires de certains enfants perturbent le travail de leur pensée. Comme le fait de ne pas savoir et de devoir chercher la réponse réactive des inquiétudes excessives chez eux, ils préfèrent refuser de penser et de se questionner pour ne pas avoir à faire un retour sur eux-mêmes.

    La curiosité, pilier fondamental de l’apprentissage, ne décolle plus des sujets personnels et cette restriction freine le mouvement de décentration. Dans ce cas, la curiosité est incapable de faire autre chose que prolonger l’égocentrisme. Les préoccupations personnelles bloquent l’accès au savoir car il n’y a plus la moindre place pour la pensée objective. Serge Boimare cite l’exemple d’un jeune garçon qui charge les liens grammaticaux (le verbe s’accorde avec le sujet) de projections personnelles de persécution : « Il est bien con le verbe d’obéir au sujet ! ». Cet enfant ne pourra jamais maîtriser les règles grammaticales tant que ses préoccupations personnelles accapareront tout son intérêt.

    Si les peurs d’abandon, de dispersion, de vide intérieur ou d’insuffisance l’emportent pendant les temps de réflexion et d’élaboration de la pensée, alors le fonctionnement intellectuel est synonyme de malaise et de déstabilisation.

    ces enfants empêchés de penser

    Empêchement de penser et monde interne

    Serge Boimare propose d’expliquer l’échec scolaire par une mauvaise qualité du monde interne qui entraîne des stratégies d’évitement de penser. Selon lui, l’empêchement de penser touche environ 15% des élèves de l’école française. Il voit deux grandes raisons à cette mauvaise qualité du monde interne de ces enfants :

    • sa fragilité (dû notamment à une incapacité à se remettre en cause, à reporter systématiquement sur l’autre ce qui leur arrive de mauvais ou de décevant et à différer ses désirs),
    • sa pauvreté (dû notamment à un manque d’interactions langagières).

    Comme ces enfants manquent de points d’appui internes, ils sont incapables de différer leur satisfaction et de supporter le doute. C’est seulement en les aidant à construire un monde interne sécurisé et enrichi que Serge Boimare estime que ces enfants empêchés de penser pourront résister à la frustration et à l’inquiétude imposées par le fonctionnement intellectuel.

    Trois voies pour remettre en marche les rouages de la pensée

    Redonner les moyens de mettre des mots et des images sur les inquiétudes

    Serge Boimare voit dans la culture et la lecture de textes mythologiques ou de contes traditionnels le moyen d’apporter les réponses aux questions primaires que les enfants démunis sur le plan culturel n’ont pas pu dépasser. Serge Boimare vise là les enfants qui ont reçu des réponses partisanes, ambigües, parcellaires ou violentes face à des questions sur les origines, la sexualité, la mort ou encore le désir.

    Il cite l’exemple des « Trois petits cochons » : cette histoire parle des angoisses de séparation et de dévoration mais les personnages vont au delà de leurs peurs. Ils construisent, ils préparent demain face à une contrainte forte, face à la peur.

    L’idéal est que ces textes dits fondamentaux (contes, mythes, épopées, fables…) soient lus par l’adulte qui va ainsi mettre des mots et des scénarios sur les préoccupations identitaires des enfants.

    Proposer un temps pour échanger

    Les enfants sont invités à exprimer leurs points de vue sur l’histoire lue : chacun peut exprimer ce qu’il a compris, les émotions qu’il a ressenti, s’appuyer sur un exemple apporté par la lecture pour enrichir sa pensée. Ce débat permet de faire un aller retour permanent entre les préoccupations personnelles égocentriques et le collectif.

    C’est au cours de ce temps d’échange que surgissent des questions structurantes autour des valeurs nécessaires à la vie en société. Serge Boimare cite celles-ci pour l’exemple :

    • Pourquoi la chèvre de M. Seguin préfère-t-elle la liberté au risque de sa vie ?
    • Pourquoi le corbeau est-il si sensible aux flatteries ?
    • Pourquoi Robinson veut-il mesurer le temps ?
    • Pourquoi Ulysse ne veut-il pas devenir immortel ?

    Encourager la rédaction individuelle de textes

    L’expression d’idées personnelles écrites permet aux enfants de se confronter à la solitude de la réflexion. Dans cet exercice se retrouve la confrontation avec les limites, les manques du travail intellectuel qui mettent en difficulté les enfants empêchés de penser. Ceux-ci pourront s’appuyer d’une part sur les images nouvelles qui leur ont été fournies par le « nourrisage culturel » de la lecture et d’autre part sur les capacités réflexives développées au cours des débats.

    Ces trois temps sont complémentaires car ils vont permettre :

    • d’enrichir la capacité imageante,
    • de stimuler les compétences psychiques (par l’universalité des sentiments et l’exemplarité des personnages mis en scène),
    • de mettre en oeuvre les compétences instrumentales et comportementales.

    Et nous parents, quel rôle jouons-nous ?

    Le livre Ces enfants empêchés de penser a été écrit à destination des enseignants pour un usage en classe mais, en tant que parents, nous pouvons nous inspirer de ces pistes pour veiller :

    - à laisser un espace d’expression suffisant aux enfants,

    - à leur assurer une sécurité intérieure tout en faisant preuve d’une autorité structurante, ferme et bienveillante,

    Isabelle Filliozat écrit dans « Au coeur des émotions de l’enfant » que « respecter les émotions de l’enfant, c’est lui permettre de sentir qui il est, de prendre conscience de lui-même ici et maintenant. »

    - à leur apprendre à gérer leur frustration,

    Là encore, Isabelle Filliozat affirme dans « Au coeur des émotions de l’enfant » que « l’aptitude à gérer la frustration, à différer une satisfaction est un élément fondamental de la capacité au bonheur, tant elle est utile dans la vie pour réaliser ses projets et nourrir des relations aux autres harmonieuses. » Une étude scientifique menée à l’université de Stanford a montré que les jeunes enfants qui savent résister à la tentation et surmonter leur frustration se montreront adolescents plus persévérants et solides, capables de surmonter des obstacles et de mieux résister au stress et à l’échec.

    Pour autant, frustrer exprès est aussi inefficace que tout permettre. Filliozat explique que la frustration est inévitable dans la vie et qu’il est inutile d’en rajouter excessivement. Par la force des choses, vous serez amenés à frustrer votre enfant en vue de faire respecter vos besoins, de le protéger ou de garantir sa santé,. Il convient alors d’accepter sa colère issue de cette frustration : c’est ce qu’elle appelle la colère réparatrice.

    - à éveiller la curiosité et l’imagination des enfants,

    - à leur lire des histoires de manière régulière,

    - à leur poser des questions, à leur apprendre à se poser des questions,

    - à se sentir autonomes et responsables de leurs actes.

    Il est difficile pour un enfant (et même pour un adulte) d’assumer la responsabilité d’une bêtise ou d’une erreur. Cela lui donne le sentiment d’être mauvais intrinsèquement, d’être nul, de ne rien valoir. Si l’enfant accuse autrui de sa faute, il reste bon à ses propres yeux car c’est l’autre qui est fautif et mauvais. Il est inutile de culpabiliser un enfant qui fait une bêtise  (mais plutôt avoir une attitude positive du genre « quand on fait une petite bêtise, on la répare ») ou de l’accuser de mentir s’il rejette la faute sur un autre. Isabelle Filliozat insiste sur le fait de rassurer l’enfant : « confirmez-lui que vous l’aimez inconditionnellement, c’est-à-dire même quand il se trompe, casse un jouet, renverse sa tasse, frappe sa soeur… Vous pouvez réprouver son comportement, mais vous continuez de l’aimer. »

    Source : http://apprendreaeduquer.fr/role-du-monde-interne-lenfant-les-apprentissages/

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  • Massage ayurvédique.

    Le massage ayurvédique

    http://www.so-phro.fr/particuliers/Massages/

    Qu’est ce que l’Ayurveda ?

    L’Ayurvéda est une forme de médecine traditionnelle indienne vieille de plus de 6000 ans qui réunit science et philosophie. Ayurvéda signifie littéralement « la science de la vie et de la longévité » et est divisé en trois branches : nutrition, médecine holistique et massage.

    L’Ayurvéda est un système complet qui a pour but d’aider les personnes en bonne santé à le rester et d’aider les personnes ayant des problèmes de santé à mieux supporter leurs maux et à améliorer leur bien-être de façon plus générale.

    Elle essaie de donner un sens à la vie en vivant en harmonie avec la nature. Connue pour être le système de soin médical le plus ancien du monde, elle s’est développée à travers des siècles de pratique.

    C’est lorsque le corps, l’esprit et l’âme sont en harmonie que les personnes sont en bonne santé et à l’écart des maladies.

    En ce sens, les massages ayurvédiques sont un bon complément à la sophrologie.

    Les bienfaits du massage ayurvédique...

    Dans le système Ayurvéda le massage régulier est fortement recommandé. Il apparaît non seulement en tant que thérapie corporelle mais aussi et surtout en tant que pratique d’hygiène de vie au quotidien.

    Outre le travail sur la circulation des énergies (physiques et mentales), le massage ayurvédique améliore aussi la circulation sanguine, favorise la relaxation, et améliore le système immunitaire

     

    Définition de l’Ayurveda

     

    http://www.ayurveda-france.org/praticiens/Definition-de-l-Ayurveda.html

    En sanskrit, " Ayur " signifie la vie, et " Veda " la science ou la connaissance. Créée par les Rishis, les Sages de l’Inde classique, l’"Ayurveda "peut donc se traduire littéralement par " Connaissance de la vie ou de la longévité ".

    L’intelligence de la vie : Prana

    Dans ce contexte, la vie est étudiée dans sa dynamique perpétuelle, sa capacité à transformer et à créer, son intelligence. Cette intelligence de la vie est Prana, ou l’énergie fondamentale, source de toute manifestation de la matière dans la création. Prana est aussi la force à l’œuvre dans le processus de guérison.

    La science des Rishis

    L’Ayurveda, science millénaire développée dans l’Inde classique, a été élaborée par des Rishis ou Sages, à travers une fabuleuse Odyssée d’expériences menées pour mieux comprendre le fonctionnement de la nature, et à travers elle, de tous les êtres vivants.

     

    Fonctionnement de l’Ayurveda

    Découvrez les principes fondamentaux de l’Ayurveda : le microcosme et le macrocosme ; les cinq éléments : l’éther/l’espace, l’air, le feu, l’eau et la terre ; les trois doshas, dont l’équilibre ou le déséquilibre influe sur la santé…

    Microcosme et macrocosme

    L’un des principes fondamentaux de l’Ayurveda est de considérer le microcosme à l’image du macrocosme. En d’autres termes, l’infiniment petit, de l’être humain jusqu’à la plus infime des molécules qui le composent, est le reflet de l’infiniment grand, des planètes ou des galaxies dans le cosmos, et fonctionne selon les mêmes principes.

    Les cinq éléments

    Ce qui se passe dans le monde et la nature se déroule de la même façon à l’intérieur de votre corps. C’est en observant la nature et son fonctionnement que les Sages de l’Himalaya ont découvert le principe des cinq états de matière ou cinq éléments, en sanskrit Pancha Maha Bhuta, c’est-à-dire l’éther ou l’espace, l’air, le feu, l’eau et la terre.

    Les trois doshas

    Ces états de matière, du plus subtil au plus concret, sont présents sous différentes combinaisons en toute chose et donc, dans le corps humain. C’est cette combinaison des cinq états de matière qui constitue les trois doshas ou humeurs biologiques : VataPittaet Kapha.

    Le Prakiti ou constitution natale

    Chaque individu est constitué d’une combinaison unique de ces trois doshas, déterminée au moment de la conception et qui va représenter sa constitution natale ou Prakriti.

    L’équilibre implique la santé

    Les trois doshas sont des forces biologiques intelligentes qui se manifestent dans votre corps et gouvernent tous les processus, coordonnent et dirigent toutes les structures et substances dans la physiologie humaine, sans exception.
    Lorsque les trois doshas sont en équilibre, c’est-à-dire lorsque leur combinaison retrouve sa position initiale, qui est celle de votre constitution, vous êtes en bonne santé.

    Le déséquilibre implique la maladie

    Cependant, si votre mode de vie, votre alimentation, votre état psychologique ou émotionnel ou tout autre facteur externe dérangeant votre organisme perturbent cet équilibre, vous rencontrez des problèmes ou une situation de déséquilibre, qui peuvent, à terme, mener à la maladie.

    Le Vikriti ou déséquilibre temporaire

    Cet état ou situation de déséquilibre temporaire est appelé Vikriti. C’est du maintien de l’équilibre des trois doshas que dépendent l’état de santé de l’individu ainsi que sa longévité…

    Source : © Atreya Smith, 2000

    Prakriti ou Vikriti

    Selon l’Ayurveda, le Prakriti est le principe de l’équilibre garant d’une bonne santé, et le Vikriti, celui du déséquilibre conduisant à la maladie. Cet état est intimement lié à la loi du Karma, la loi de cause à effet…

    Prakriti, la constitution natale ou état d’équilibre

    Lorsque vous marchez dans la rue, vous constatez que personne n’est fait de la même manière. Combien avez vous vécu de situations ou de relations, avec le sentiment de ne pouvoir comprendre l’autre, tant il est différent de ce que vous connaissez ?

    Chaque individu est unique

    Ces différences physiques, psychologiques et émotionnelles créent l’unicité de chaque être. Selon l’Ayurveda, chaque individu possède une constitution natale déterminée dès sa conception et qui forme la base du fonctionnement de l’individu à tous les niveaux. Cette constitution natale est le résultat d’une anatomie de base déterminée par :
    - Les cinq états de matière 
    - Un ensemble psychologique régit par trois énergies de base (
    tamasrajassattva) ;
    - Un fonctionnement physiologique unique, déterminé par les trois doshas.

    Le rôle de la constitution physique

    Votre constitution physique est déterminée pour la vie et constitue votre niveau d’équilibre parfait, mais la constitution mentale peut être sans cesse améliorée grâce à des pratiques spirituelles et au développement d’une attitude positive dans la vie. C’est votre constitution qui vous prédispose à certains traits physiques ou mentaux aussi bien positifs que négatifs.

    Sept types de constitutions natales

    L’Ayurveda distingue sept constitutions natales qui couvrent les différences majeures des fonctions métaboliques individuelles. Certaines personnes possèdent un seul dosha prédominant. Nous pouvons les dénommer types pur Vata (air), pur Pitta (feu) et purKapha (eau). D’autres personnes possèdent une constitution mixte, composée de deux doshas dominants. Il existe trois types mixtes différents : Vata/Pitta (air/feu), Pitta/Kapha (feu/eau), Kapha/Vata (eau/air).Enfin, lorsque les trois doshas sont présents en proportion égale dans le corps, on parle d’une constitution " tridoshique " : Vata/Pitta/Kapha (air/feu/eau).

    Se connaître pour agir

    Bien sûr, les différentes constitutions peuvent varier à l’infini selon le degré de ces proportions. C’est en connaissant votre propre constitution, en d’autres termes, les doshas dominants dans votre fonctionnement physique et mental, que vous pouvez agir préventivement pour le maintien de votre équilibre, sachant que ces doshas seront naturellement facilement déséquilibrés et susceptibles de créer des problèmes de santé ou des perturbations psychologiques. L’Ayurveda intervient en premier lieu au niveau préventif…

    Vikriti, l’état de déséquilibre ou maladie

    Impossible de vous reposer sur vos lauriers… Car malheureusement, tous les aspects de la vie modifient constamment l’équilibre des doshas :
    - Le climat, l’âge de la vie, l’heure de la journée ;
    - Les pensées et les émotions ;
    - Les impressions sensorielles ; 
    - Les substances que vous ingérez ou avec lesquelles vous êtes en contact (alimentation, boissons, produits chimiques…).

    L’influence des éléments

    Une journée passée sous la pluie froide, sans être couvert, va très certainement vous amener un rhume sans pitié, tout simplement en augmentant de façon excessive l’élément eau dans votre corps. Mais de la même façon, une journée passée tête nue en plein soleil au mois de juillet ne vous épargnera pas de terribles maux de tête, voire même une insolation : en termes ayurvédiques, une augmentation excessive de la chaleur 
    (ou élément feu) à l’intérieur de votre corps.
    De la même façon que le feu excessif du soleil peut dessécher la terre, faire monter la température extérieure et brûler les cultures, il va créer dans votre organisme une augmentation de chaleur, amenant une perte des fluides vitaux, une sècheresse accélérée et des brûlures sur la peau…

    L’état de Vikriti

    Lorsque vous êtes exposé de façon excessive ou à doses répétées à l’un de ces éléments, un ou plusieurs doshas augmentent dans votre organisme et vous perdez l’équilibre de votre constitution natale, d’où débute tout processus de maladie. C’est l’état de Vikriti, c’est-à-dire tout état qui couvre votre constitution natale.

    La loi du Karma

    L’état de Vikriti se manifeste alors par un cortège de signaux qu’il faut savoir lire et interpréter afin de stopper au plus vite le déséquilibre. En Ayurveda, la règle essentielle à retenir pour comprendre cet effet est : " Le semblable augmente le semblable ". C’est la loi du Karma, ou loi de cause à effet, qui stipule que toute cause aura un effet de nature similaire.

    Alors, Prakriti ou Vikriti ?

    La plupart des tests de constitution proposés dans les livres vous permettent généralement d’identifier la Prakriti à condition qu’ils soient remplis correctement : 
    - En étant le plus objectif possible, voire même en demandant l’avis d’un proche, qui saura rester neutre ; "
    - En gardant toujours à l’esprit que vous devez répondre aux questions en tenant compte des paramètres qui ont prédominé au cours de votre vie dans sa globalité, et non pas au moment où vous remplissez le questionnaire.

    L’aide d’un professionnel

    Malgré cela, il est souvent extrêmement difficile de distinguer les deux états tant ils sont subtilement amalgamés. L’assistance d’un professionnel de l’Ayurveda est alors généralement fort utile. Lorsque de nombreux déséquilibres sont présents, vouloir se soigner seul est souvent source de confusion, voire d’erreurs qui pourront amener à l’effet inverse. Les constitutions mixtes sont également plus difficiles à équilibrer que les constitutions pures.

    Source : © Atreya Smith, 2000

     

     

    Bilan ayurvédique

    L’objectif d’un bilan ayurvédique est dans un premier temps de déterminer votre constitution natale, puis l’état de déséquilibre, afin d’en trouver les causes et de vous proposer des traitements : massages, exercices de respiration, relaxation, pranayama, yoga, aromathérapie etc.

    Un bilan ayurvédique par un professionnel

    Le praticien en Ayurveda est un véritable éducateur de santé dont l’objectif ne consiste pas seulement à soulager vos symptômes, mais surtout à identifier les raisons qui ont amené les déséquilibres, dans le but de les corriger pour agir durablement et en profondeur sur l’harmonie et l’équilibre de votre corps.

    Un entretien complet

    La première phase du bilan ayurvédique consiste donc à mener un entretien selon un protocole incluant l’observation, le toucher et l’investigation ou interrogation. L’examen des pouls, de la langue, de la peau, des yeux, des ongles permettra d’obtenir des éléments complémentaires. Votre praticien vous interrogera sur vos habitudes de vie, l’état de votre digestion et de votre élimination (selles, urine, sueur), votre alimentation, votre sommeil, votre fonctionnement mental et émotionnel, votre passé médical etc.

    Un programme personnalisé

    Dans un second temps, le praticien en Ayurveda établira un programme totalement personnalisé afin de rectifier vos déséquilibres en agissant sur leurs racines au moyen de différents outils thérapeutiques tels que : 
    - Règles d’hygiène de vie (rythmes, horaires, activités) ; 
    - Alimentation, régime ayurvédique ;
    - Soins corporels et massages ayurvédiques ;
    - Utilisation d’épices et de compléments alimentaires ;
    - Exercices physiques ;
    - Exercices de contrôle du mental et des émotions : respiration ou
    pranayama, relaxation, méditation, visualisation et autres pratiques du domaine du yoga ;
    - Thérapies subtiles : aromathérapie, thérapie par les sons, par les pierres et les couleurs ; 
    Toute autre méthode qu’il jugera adaptée au patient et à la situation.

    Des méthodes adaptées

    Bien évidemment, les méthodes utilisées sont spécifiques à chaque praticien selon ses choix et sa formation. La fréquence des visites dépendra là aussi du choix du praticien. Le bilan ayurvédique complet vous aide à mieux comprendre votre fonctionnement et votre métabolisme au quotidien, et vous donne les clés pour remédier aux maux qui dérangent votre équilibre naturel. Il ne remplace en rien une consultation médicale et ne se substitue pas à un traitement médical.

     

     

    Massage ayurvédique

    L’Ayurveda vous offre une technique de massage traditionnel unique, pratiquée par les Indiens depuis des millénaires : c’est le massage ayurvédique, aux multiples bienfaits…

    Massage ayurvédique en Inde

    Dans tous les traités médicaux ayurvédiques, le massage apparaît non seulement en tant que thérapie corporelle, mais surtout en tant que pratique d’hygiène de vie au quotidien. En Inde, toute la société pratique le massage ayurvédique. Dès l’âge de six ans, les enfants sont encouragés à masser les autres membres de leur famille. De même, une femme qui vient d’accoucher et son bébé recevront un massage quotidien dès la naissance et pendant 40 jours.

    Les bienfaits du massage ayurvédique

    Au-delà de ses bienfaits physiques, cet acte d’amour et d’attention va, à travers le toucher, nourrir le corps, les sens et l’âme à tous les âges de la vie. Un massage ayurvédique, au-delà de ses vertus relaxantes, vous offre beaucoup d’autres bénéfices :

    - Il donne un beau lustre à votre peau ;
    - Il tonifie et relaxe vos tissus musculaires, nourrit votre peau et donne de • belles courbes à votre corps ;
    - Il augmente la chaleur de votre corps et améliore votre circulation sanguine et lymphatique ;
    - Il augmente et libère le flux d’oxygène vers les tissus ;
    - Il participe à l’élimination des déchets à l’extérieur de votre corps
    - Il augmente votre résistance aux maladies en améliorant la réponse immunitaire ;
    - Il donne à votre corps une sensation de légèreté et d’énergie ;
    - Il améliore votre posture en assouplissant vos articulations ;
    - Il assouplit votre colonne vertébrale, améliorant ainsi la transmission de l’influx nerveux vers vos organes et l’ensemble de votre corps ;
    - Il augmente votre vitalité sexuelle et votre force ;
    - Il corrige le flux d’énergie électromagnétique à travers votre corps
    - Il augmente votre concentration et votre intelligence ;
    - Il vous donne confiance en vous ainsi qu’une meilleure conscience de votre corps ;
    - Il régénère et préserve les qualités de jeunesse.

     


      A CONSOMMER SANS MODERATION...

     

  • Chakras

    Nos trois canaux d’énergie régulent notre être

     

    Notre être s’organise autour de 3 canaux principaux. Les canaux droit et gauche ont pour support biologique notre système nerveux sympathique. Ils sont sollicités de cette manière :

    • Le canal droit est sollicité pour toute activité physique, créatrice ou mentale. C’est le canal de l’action.
    • Le canal gauche quant à lui, gère nos comportements émotifs, affectifs, et sensibles. C’est le canal des émotions.
    • Le canal central enfin qui a comme support biologique notre système nerveux parasympathique gère nos fonctions dites autonomes (respiration, battement du cœur, …). C’est le canal de notre évolution spirituelle où circule notre énergie Kundalini.

     

    Les 7 chakras

     

    Ci-dessous : le schéma du système subtil. 

    Nous avons 3 canaux (3 lignes verticales sur le schéma) et 7 chakras (7 ronds numérotés sur le schéma).

    Livre des chakras vf a imprimer3

    7) Sahasrara Chakra: Conscience collective, harmonie, union au Soi.

    6) Agnya Chakra: Conscience collective, harmonie, union au Soi.

    5) Vishuddhi Chakra: Communication, sens collectif, respect de soi et des autres, diplomatie et juste comportement.

    4) Anahata Chakra: Confiance en soi, amour, responsabilité.

    3) Nabhi Chakra: Satisfaction, paix intérieure, générosité, sens du respect et de la dignité de l’Esprit.

    2) Swadhistan Chakra: Attention et connaissance pure, créativité.

    1) Mooladhara Chakra: Innocence et pur désir, sagesse, joie.

    Qu’est-ce qu’un chakra ?

    http://chakrasenergie.net/3.html


     

    Chakra signifie “roue” en sanskrit. Ces roues ou vortex (cônes d’énergie) reçoivent, transforment et distribuent l’énergie subtile appelée prâna, ki ou chi selon les pays.
    Ces courants de force-énergie animent l’être humain tant au niveaux de la conscience et du psychisme que de la santé du corps ; car tout est lié. 
    Chaque chakra joue un rôle fondamental sur l’ensemble de notre système nerveux et de notre physiologie mais également sur notre comportement. Il agissent sur notre système hormonal.
    Pour vivre en harmonie, tous nos chakras doivent être ouverts et en synergie. 
    Les principaux d’entre eux sont au nombre de sept, correspondent aux sept couleurs de l’arc en ciel et aux sept notes de la gamme.

    1er chakra : Muladhara ou chakra racine situé au niveau du périnée et du coccyx est en rapport avec l’élément Terre, la matière. Il est en rapport avec les pieds, les jambes, les organes génitaux, la force vitale du corps. De lui dépendent notre instinct de survie et notre capacité à avoir les pieds sur terre, à assumer harmonieusement notre quotidien matériel notamment au niveau de l’argent. Il est stimulé par la couleur rouge et la note Do .
    2ème chakra : Swadhistana ou chakra sacré situé entre l’ombilic et le pubis est en rapport avec l’élément eau, l’orange. Il gère la sexualité et plus particulièrement nos hormones sexuelles. Il est en rapport avec la féminité, l’intuition, le rapport à la mère. il est le siège de notre identité profonde.Il est stimulé par la couleur orange et la note Ré.
    3ème chakra : Manipura ou chakra solaire situé au niveau du plexus solaire est en rapport avec l’élément feu, les organes digestifs. il gère nos émotions, notre confiance en soi, notre capacité à prendre notre place et à rayonner tel un soleil. En excès il développe un égo et un pouvoir sur l’autre excessif. Il gère le masculin et le rapport au père.Il est stimulé par la couleur jaune et la note Mi.
    4ème chakra : Anahata ou chakra du coeur situé au centre de la poitrine est en rapport avec l’élément air. Il régit le coeur, la circulation, les poumons, les membres supérieurs. Il gère l’amour. C’est là qu’iront se nicher nos peines de coeur si nos émotions ne sont pas bien digérées. Pour celui qui peut se libérer de son plan émotionnel et vibrer pleinement dans cette dimension, c’est alors le siège d’un amour inconditionnel qui nous fait aimer la vie, les autres et l’univers.Il est stimulé par la couleur verte et rose et la note Fa.
    5ème chakra : Vishuddha ou chakra laryngé situé au niveau de la gorge est le chakra de la communication . Il est en rapport avec la thyroïde, la gorge, le nez, les oreilles, la bouche et le cou. Il favorise l’expression par la parole , la relation avec l’extérieur (communication de notre vie intérieure par la parole et les arts), la créativité par le son, l’imagination. Il est également en rapport avec l’audition et nous met à l’écoute de notre guide intérieur. Il permet de capter les informations des plans subtils et de les trensmettre.Il est stimulé par la couleur bleu clair et la note Sol.
    6ème chakra : Ajna Ajna ou le chakra frontal situé entre les sourcils. C’est le fameux troisième oeil de la connaissance. Il est en rapport avec les yeux, le système nerveux. Il est le siège de la conscience et de l’intuition divine. Il nous met en connexion avec la forme non manifestée de la création, avec l’essence pure que nous allons capter intuitivement pour la concrétiser dans la matière. Il apporte la sagesse qui permet la commande de nos idées et actions sur la base de la connexion au plan divin (le grand ordinateur central). Intuition, esprit clair et actions justes sont le fruit du bon fonctionnement de ce chakra.Il est stimulé par la couleur bleu indigo et la note La.
    7ème chakra : Sahasrara ou le chakra coronal situé sur le sommet de la tête (tonsure des moines, auréole des saints). Il est le siège de l’accomplissement de l’homme, il nous connecte à l’essence divine. Cette connaissance que nous recevons va plus loin qu’avec le chakra précédent car nous ne faisons plus qu’un avec le Divin, l’origine de toutes choses dont nous faisons parti. Cette ouverture du chakra coronal amène petit à petit cette connexion et cette identification à l’essence divine, chassant la peur et apportant la plénitude jusqu’à la réalisation et l’illumination.Il est stimulé par la couleur violette, le blanc et l’or et la note Si.

    Quelle musique pour harmoniser les chakras?

    En partant du 1er Chakra (chakra racine) pour aller vers le 7 ème chakra (chakra coronal), nous aurons les correspondances suivantes :
    - sonorités graves et denses vers des sonorités plus aiguës et plus légères.
    - musiques rythmées vers des musiques plus lentes et plus méditatives.
    - musiques présentes et concrètes vers des musiques plus abstraites.
    - sonorités d’instruments acoustiques vers des sons plus éthérés et planants.
    Les sons et les couleurs vibrant sur des fréquences harmoniques, il est facile de faire correspondre des tonalités avec les couleurs des différents chakras :
    1er chakra( chakra racine) : rouge et do
    2ème chakra (chakra sacré): orange et ré
    3ème chakra (chakra solaire): jaune et mi
    4ème chakra (chakra cardiaque) : vert et fa
    5ème chakra(chakra laryngé): bleu et sol
    6ème chakra (chakra frontal): indigo et la
    7ème chakra (chakra coronal) : violet et si
    Pour le1er chakra, la musique évoque notre connexion avec la terre, la matière. Nous pouvons utiliser des percussions et des sons graves, très graves.
    Pour le 2ème chakra, la musique évoque le plaisir, la sensualité, la douceur, la féminité, le clair de lune. Elle correspond à l'élément eau.
    On utilisera des sonorités médium grave (piano, orgue, sax baryton, bruits d’eau...)
    Pour le 3ème chakra, la musique évoque le soleil, la joie, la plénitude, le rayonnement. On utilisera des instruments médiums (hautbois, piano, harpe, violoncelles, violon alto...) les cordes en général permettent de travailler sur les émotions.
    Pour le 4 ème chakra, la musique évoque les sentiments amoureux : sons chaleureux et ronds (guitare, violons, violoncelles, chants d’oiseaux...)
    Pour le 5ème chakra, la musique évoque l’éther, le bonheur la paix dans l’immensité d’un ciel bleu clair.C’est aussi la communication avec les plans subtils.On emploiera des voix éthérées, des flûtes,et des sons aériens;
    Pour le 6ème chakra, la musique planante et douce évoque les espaces infinis d’une nuit étoilée d’un bleu indigo profond. On utilisera des sons cristallins, des flûtes piccolos , des clochettes et une musique aérienne et cosmique.
    Pour le 7 ème chakra la musique éthérée et planante amenant vers le silence, nous relie à l’infini et nous baigne dans la lumière grâce à des sons cosmiques subtils et doux mêlés de voix angéliques. Cette musique nous guide vers le silence pour nous fondre avec la lumière divine.



     

    Le nouveau paradigme

    A l’aube du XXème siècle, la physique quantique apporte une nouvelle compréhension de l’univers qui remet en question la vision mécanique et matérialiste du monde.

    E = mc2
    Einstein avait démontré que la masse d’un objet augmente avec l’accroissement de la vitesse de déplacement, donc que l’énergie et la matière sont liés dans une même réalité

    En 1924 Louis de Broglie suggère que le photon de lumière pourrait être en même temps une onde. Davisson et Germer prouvent ensuite que toute onde est à la fois corpuscule et que tout corpuscule est à la fois une onde.

    L’univers n’est plus considéré comme une machine formée de multiples objets, mais
     doit être décrit comme un tout indivisible, dynamique, dont les parties sont essentiellement 
    des relations et ne peuvent être comprises que comme modèles d’un processus cosmique.
    Capra , Le temps du changement

    Le système énergétique

    1)  7 plans principaux ( univers ou dimensions énergétiques)
    2)  7 corps subtils 
    3)  7 chakras principaux
    4)   Les nâdis ou circuits énergétiques   

    Les corps énergétiques

    1) le corps physique
    2) le corps éthérique
    3) le corps astral ou émotionnel
    4) le corps mental
    5) le corps spirituel ou  corps causal
    6) le plan  bouddhique
    7) le plan atmique ou plan divin

     

    1) Le corps physique
    Il est la manifestation la plus dense des autres plans de conscience.
    Il permet à la conscience d’expérimenter et de ressentir. 
    Il est le véhicule de l’âme. C’est le réceptacle des corps subtils, un lieu
    d’évolution spirituel, un temple.

    2) Le corps éthérique
    Il anime le corps physique. Il est le transmetteur au corps physique des énergies venant de l’astral. Il est aussi appelé l’aura de santé. Il reproduit la forme du corps physique en le débordant de quelques centimetres. Il a été mis en évidence par l’effet Kirlian.
    Avant d’éxister dans la matière toute forme physique doit se constituer sur le plan éthérique, c’est ce corps qui permet au corps physique de vivre.

    3) Le corps astral ou émotionnel
    On l’appelle aussi corps des désirs, des émotions.
    Il est le siège des sensations, des émotions, des traits de caractère.
    Il est fait d’attirances et de répulsions engendrant toutes sortes de désirs et de peurs.
    Les dérèglements sur le plan émotionnel vont créer des dérèglements au niveau du corps physique.
    Par ailleurs, c’est dans le corps émotionnel que sont stockés nos peurs et nos angoisses et à travers l’aura émotionnel, nous émettons des vibrations qui vont attirer à nous des vibrations du même type; d’où l’importance de nettoyer nos mémoires émotionnelles pour changer le courant de notre vie.
    Il existe 2 octaves, le bas astral et le haut astral dans lequel vivent de très nombreux êtres. La musique peut permettre d’élever sa vibration afin d’éviter les plans inférieurs.

    4) Le corps mental 
    Nos pensées, nos idées et nos connaissances rationnelles viennent de notre corps mental. Il a comme le précèdant 2 octaves. 
    Sa véritable fonction prise dans son octave supérieure est de capter les vérités universelles en provenance du plan spirituel pour les intégrer dans le mental rationnel afin de les adapter aux situations concrètes de la vie.
    Ces connaissances élevées se manifestent alors sous forme d’intuition, de visions, de compréhensions instantanées.
    Dans sa dimension inférieure, il se concrétise par des pensées linéaires du mental rationnel. Les informations viennent du corps physique et des sens mais sont déformées par le filtre du corps émotionnel. Le mental rationnel n’est pratiquement jamais neutre.

    5) Le corps causal
    Ce corps persiste au travers de nombreuses incarnations. Il est le réceptacle de toutes les expériences vécues au cours des vies antérieures.
    Il s’agit du principe qui va commander toute réalisation sur le plan physique.
    Nous ne sommes plus dans les émotions ou les idées, mais dans le principe qui va commander toute réalisation sur le plan physique.
    Ce plan détermine ce qui nous arrive sur le plan physique, il est lié à la notion de karma. En accédant en conscience au plan causal, nous allons pouvoir comprendre les évènements de notre vie et peut-être les transformer.

    6) Le plan Bouddhique
    C’est le niveau de conscience supra mental qui régit les connexions et les relations entre toutes choses, 
    véritable ordinateur central qui gère le tout.

    7) Plan Divin ou plan atmique
    Il est la conscience de Dieu, Dieu lui même , la conscience de l’unicité. Il est le programme de l’ordinateur central.

  • LES ÉGARÉS (roman) 11

    Le prochain module de ma formation en sophrologie analysante traitera du deuil...

    Jusqu'ici, j'ai écrit cette part de ma vie...Jamais, je ne l'ai eu entre les mains pour une thérapie partagée et l'accession à des connaissances précises.

    Les détours et chemins de la vie sont imprévisibles et redoutablement percutants...


     

    LES ÉGARÉS 
    Extrait.

    Il n’avait pas eu le droit d’être vulnérable. Il ne devait pas s’effondrer. Christian en serait mort. Une certitude. Et sa propre existence dépendait également de la survie de son frère. Il avait mis des années à comprendre l’imbrication redoutable que le drame avait créée. 
    Ses parents avaient dû reprendre leur travail au bout de huit jours. Représentant de commerce et vendeuse couturière. L’amour parental ne peut pas lutter contre les lois du marché, ils n’avaient pas le choix, ils devaient attendre leurs congés annuels. 
    Il était resté dans la chambre. 
    Ils le rejoignaient chaque soir et reprenaient l’alternance des gardes. Le prêtre avait trouvé une chambre dans un presbytère de la ville. 
    Le trajet qu’ils empruntaient de l’appartement à la chambre de Christian. Le petit jardin, le portail en fer, un parking, une longue allée, le couloir des urgences, un ascenseur, le service de neurochirurgie, chambre 18. Le personnel les connaissait. On leur demandait parfois des nouvelles. 
    Il a vu tant de douleurs dans ces couloirs, côtoyé tant de drames. Ce pompier qui pleurait à l’entrée des urgences, un garçon allongé sur un brancard, le visage en sang.
    « C’est mon fils !!! C’est mon garçon !!! » répétait l’homme en uniforme. Il était de garde et c’est lui qui était arrivé sur les lieux de l’accident. 
    Cette frénésie guerrière qui régnait parfois dans ces halls encombrés d’infirmières, de pompiers, d’internes, des parents paniqués, des amis, tant de visages abattus, tant de misère, la découverte brutale d’une vie suspendue à un fil, la fragilité des existences, un mauvais réflexe, un moment d’absence et tout bascule, le chaos s’impose, le combat commence, la vie devient une lutte constante, une guerre impitoyable, la mort envoie en première ligne ses bataillons les plus sauvages. Des cris, des ordres, des appels, les brancards qu’on enfourne vers les salles d’urgence. Quand il entrait dans le premier couloir il s’efforçait de rassembler ses forces, de serrer ses abdos, de concentrer ses énergies, de repousser les fatigues accumulées, d’étouffer les désespoirs, les lassitudes. Il montait au front. Le moindre relâchement pouvait être sanctionné, il sentait planer des menaces inépuisables, des complots sataniques, des traquenards insoupçonnables. Ne jamais relâcher l’attention. 
    Il avait fini par traverser ce champ de batailles dans une indifférence totale. Tous ces êtres laminés, tous ces corps mutilés, ces âmes anéanties ne l’atteignaient plus. Il avait une mission. Sauver son frère. Les autres pouvaient disparaître. 

    Changer les draps. Combien de fois il a dû le faire ? Urine et excréments. Christian se vidait sans aucun contrôle et sans prévenir. Des diarrhées nauséabondes, les résidus liquides de la bouillie qui coulait par le tuyau glissé entre ses dents brisées et qui descendait directement dans son estomac. Les mâchoires toujours soudées par un cadre métallique. 
    Assis dans le fauteuil inclinable, il sursautait à chaque flatulence et glissait difficilement le bassin en plastique sous les fesses talées. Toujours allongé sur le dos, Christian avait rapidement développé des escarres douloureuses. On avait installé un matelas liquide qui devait limiter l’extension des plaies mais les excréments contribuaient à ronger les peaux. L’urine acide venait se joindre à l’armée des coliques. 
    Il s’évertuait à glisser régulièrement la verge molle dans l’urinoir en plastique dur. Cette honte la première fois en saisissant le sexe de son frère inconscient, comme un attouchement pervers, dépasser les résistances, imiter le ruissellement des liquides en espérant que dans les tréfonds du cerveau martyrisé cette mélodie caractéristique réveillerait des abandons libérateurs. Sans aucun effet la plupart du temps. Lorsqu’il entendait parfois l’écoulement tant attendu, il était trop tard pour éviter que les draps soient mouillés. Combien de fois il a dû les changer, enlever les tissus souillés, les remplacer, soulever le corps d’une main, glisser de l’autre la toile propre sans bouger la jambe plâtrée suspendue dans la gouttière, sans toucher les escarres infectées mais sans oublier de les désinfecter lorsqu’elles étaient maculées. Il avait fini par ne plus appeler les infirmières. Elles étaient persuadées que Christian s’amusait à les déranger, que dans son inconscience, « il jouait à se pisser dessus. » Il les haïssait. Il préférait ne plus les voir.
    Sauf Charlotte. 

    Cette nuit atroce. Un réveil cauchemardesque de Christian. Ses hurlements. 
    « Laissez-moi sortir !!!!! Laissez-moi sortir !!!!! »
    Il n’avait pas compris immédiatement la phrase répétée. Les mâchoires ceinturées par les fils d’acier ne s’ouvraient pas assez pour que les paroles soient clairement audibles, un cri de gorge, rauque, éraillé, une plainte de bête torturée, rien d’humain, ou si peu, il s’était penché au-dessus du visage effroyablement crispé, les yeux gorgés de sang, les croûtes autour des orbites à la limite de l’implosion, la tête qui se balançait avec une violence insupportable de droite à gauche, se rejetait en arrière comme animée par une folie insoutenable, la peau du cou lardé de stries violacées, des hurlements insoutenables … Les os concassés de son nez brisé l’empêchaient de respirer autrement que par la bouche et ses cris de gorge limitaient ses expirations. Il suffoquait sans cesser pourtant de rugir.
    « Laissez-moi sortir !! Laissez-moi sortir !!
    Les poignets menottés aux barres du lit par des sangles en cuir se tordaient jusqu’à déchirer la peau, les doigts happaient le vide et cherchaient un support, quand ils s’enroulaient autour des barres, les efforts titanesques gonflaient les veines, le corps tressautait furieusement, des décharges de forces inimaginables, des énergies qui se propageaient dans le lit et l’animaient de soubresauts terrifiants, le poids au bout de la jambe plâtrée pendulait et tirait sur la barre qui lui traversait la cheville et il hurlait, il hurlait.
    Il avait saisi le visage dans ses mains et il avait tenté de le maintenir.
    « Christian, je suis là, je suis là, arrête de bouger comme ça, tu vas tout casser, arrête, je t’en prie, je suis là, Christian, c’est moi, c’est Yoann ! »
    Les yeux exorbités le fixaient sans le voir, il pouvait plonger dans l’abîme de sa douleur tant les regards hallucinés dégorgeaient la souffrance intenable qui le dévorait. Une âme en feu. 
    Des râles interminables avaient remplacé ses suppliques, des grognements puissants qui remontaient des entrailles, comme une bête tapie dans son ventre, un monstre qui allait le déchirer, l’éventrer, jaillir dans un flot de sang, il avait senti la panique monter, il n’avait même pas pensé à l’alarme contre le panneau arrière du lit, il s’était allongé sur le corps trempé de sueur, il avait voulu étouffer la folie qui l’emportait, oh, ce regard, ce regard, les yeux avaient brutalement arrêté leur sarabande endiablée et l’avaient fixé. 
    Et la voix rauque avait jailli.
    « Je te tuerai … Je te tuerai. »
    Chaque mot bien dissocié, méticuleusement articulé.
    « Je te tuerai … Je te tuerai. »
    Tout s’était arrêté. Les tremblements, les spasmes, les cris. La phrase répétée l’avait apaisé. Et dans les yeux illuminés il avait vu sa conscience. 
    Il était revenu. 
    Christian l’avait senti, il avait perçu sa présence, il l’avait reconnu, il en était certain, ce n’était pas son regard comateux, il était là, avec toute sa lucidité, et il avait juste dit qu’il le tuerait.
    Il s’était levé, des sanglots dans la gorge, il étouffait, la tête de Christian s’était tournée sur le côté, le corps immobile, juste l’alternance des respirations dans la poitrine décharnée, il avait reculé jusqu’à la porte, les mots en boucle dans ses oreilles, cette condamnation, comme s’il était un bourreau, comme s’il était responsable de son martyre, les sanglots, le dégoût, la haine qui monte, l’envie de l’étrangler, d’en finir, que tout s’arrête, qu’il sorte enfin de cette chambre, définitivement, qu’il ne mette plus jamais les pieds dans un hôpital, que sa mémoire soit vidée de tout ça, il avait ouvert la porte, il s’était appuyé au mur du couloir, il vacillait, une telle haine, toute cette force en lui, un magma qui allait le déchirer, la peur de se répandre, que cette énergie inconnue le pulvérise, il haletait, tant de forces, c’était à hurler, à hurler, il avait poussé la porte de secours, les regards affolés, l’escalier en béton, la lumière verte du petit bonhomme qui s’enfuit, il s’était engouffré sur le palier, il s’était assis, le souffle court, les jambes flageolantes, le cœur au bord des lèvres, des frissons comme des courants électriques, les larmes avaient coulé, un trop plein de peines, tant de détresses retenues, tant d’impuissance accumulée, cette peur constante de le perdre, qu’il disparaisse, qu’il s’évade, qu’il quitte cette dimension de souffrance, ce mal interminable, sans cesse relancé …

    Charlotte était entrée. Elle avait dû le voir pousser la porte. Il avait levé les yeux puis il avait caché son visage dans ses mains tremblantes. La honte, une honte épouvantable, il ne devait pas craquer, il devait tenir, tenir. Elle s’était assise à ses côtés, elle l’avait enlacé en amenant sa tête contre son épaule, elle avait caressé ses cheveux, il avait regardé le tissu tendu de sa blouse, imaginé un bref instant la douceur des seins, il n’avait jamais touché le corps d’une femme, cette envie soudaine de poser sa joue, de sombrer dans la douceur, et la honte, une honte terrible, incommensurable, ce n’était pas lui qu’il fallait réconforter mais son frère. Que vivait-il dans ce corps torturé ? Dans quel espace infernal était-il enfermé ? Ce carcan enflammé de douleurs implacables, au-delà de tout ce qui pouvait être imaginé, au-delà du supportable, comment en échapper sinon à travers la mort ? Et lui qui s’acharnait à le maintenir en vie alors que ce n’était qu’un calvaire. De quel droit ? De quel droit ? Parce que c’était son frère ou pour sa propre fierté, par amour ou par défi ? Son orgueil l’autorisait-il à prolonger la peine ? Le dégoût de lui-même. 

    « Tu peux pleurer Yoann, tu en as le droit. Ce que tu fais est tellement formidable, tu as bien le droit de craquer de temps en temps. »

    Oh, cette voix, comme elle était belle, si douce, si apaisante, ne pas pleurer, ne pas pleurer, ne pas sombrer, il ne s’en relèverait pas. Et Christian en mourrait. Il n’avait pas le droit. Il avait tout ravalé … Les larmes, la morve, la fatigue, la peur, la détresse, la honte, le dégoût, la haine … Tout … Cloisonné au plus profond. En se jurant de ne plus jamais leur laisser la moindre faille.
    Il avait refermé lui-même la porte de sa geôle. 

  • Soumission à l'autorité

    "La dernière phrase de l'extrait :

    "J'obéis à une autorité lorsque je la respecte. "

    Je sais très bien qu'il y a des milliers d'enseignants qui n'ont plus guère de respect pour cette institution. Les difficultés générées par un éventuel refus d'obéissance passeront immanquablement un jour au second plan. Il ne s'agira plus d'une grève épisodique mais d'une désertion en masse.  

    Il faut juste attendre encore un peu. 

    Lire la suite

  • Ce que je suis/ Ce que je fais

    Un documentaire très dérangeant...Très...


    Basé sur "l'expérience de Milgram"

    L'expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience cherchait à évaluer le degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l'autorité, notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet.


    La jeune femme qui refuse de continuer ( à 1h13 mn) dit quelque chose qui me touche infiniment.

    "J'étais partagée entre ce que je suis et ce que je faisais..."

    "C'est un vrai combat intérieur."

    Ce moment de rupture entre l'autorité extérieure et sa propre conscience, ses propres valeurs, au-delà de la peur des Maîtres du Jeu, des règles, du jugement extérieur, des éventuels reproches, des conséquences même pour soi...La pression de l'argent, du regard du public, des caméras...

    Nous sommes constamment dans ce type de situations. Sans pour autant que les "mises en scène" soient aussi redoutables.

    Il est du devoir de chacun de se donner le droit d'être droit dans ses bottes...

    Dès lors qu'il y a une contradiction entre "ce que je suis" et "ce que je fais", il est vital de s'interroger...

    C'est une question d'Humanité. Une Humanité plus puissante que la Citoyenneté.

    Le Citoyen obéit. C'est ce qu'il a appris. 

    L'Enfant Adapté Soumis...

    Les Maîtres du Jeu sont les Parents Normatifs.

    Il faut donc que l'Adulte en soi s'élève, se dresse, s'oppose. Il ne s'agit pas tant de marquer sa désobéissance envers une auotirté que de marquer son attachement à ses propres valeurs. 

    Je n'agis pas "contre" quelque chose. J'agis "pour" ce que je suis.

    Aujourd'hui, je vais aller voir une psychiatre pour lui expliquer cela.... Un élément de plus dans mon dossier...

    Dans "l'expérience" des Rythmes scolaires, ce sont les enfants qui tiennent le rôle du Cobaye.

    Il ne s'agit donc pas d'essayer d'améliorer les conditions du Jeu mais de le refuser, intégralement.

    Ce que je suis ne peut pas devenir ce que les Maîtres du Jeu attendent de moi.