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  • No man's land

    Que l'on vienne tous à disparaître...Voilà ce qui se passera.

    http://www.boredpanda.com/nature-reclaiming-civilization/

    PRIPYAT EN UKRAINE. (Tchernobyl)

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  • Hugo Chavez

    Entre "Ré-publique "

    et 

    "Ré-privée"

    En Europe, nous vivons en "Ré-privée"

    Nous avons autorisé cela...

    Et nos enfants auront le droit de nous le reprocher. Avant de tenter d'inverser le cours de l'Histoire.

    Bien évidemment, cet homme-là était devenu l'ennemi numéro 1 des USA et de leurs vassaux. 

    Il en est mort...


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  • USA...et les autres.

    Affaire Texaco-Chevron en Equateur : un crime environnemental toujours impuni

    Publié Aujourd'hui à 21h06

     
    La firme pétrolière Texaco-Chevron a été condamnée à payer une amende de plusieurs milliards de dollars pour les dommages environnementaux considérables qu'elle a engendré en Equateur pendant près de 30 ans. Mais le petit pays d'Amérique latine pourra-t-il faire respecter ce verdict face au géant pétrolier ? Voici le récit du combat incroyable d'indigènes et de paysans qui se battent pour la justice avec le témoignage de leur avocat Maître Pablo Fajardo Mendoza.
    Témoignage de Maître Pablo Fajardo, avocat des victimes de la compagnie pétrolière Chevron-Texaco en Equateur

    L'affaire Texaco-Chevron en Equateur : une des pires désastres environnementaux de la planète

    Depuis près de 20 ans, une succession de procès oppose la compagnie américaine Texaco-Chevron à des habitants touchés par la pollution liée à l'exploitation pétrolière en Equateur.

    Il est aujourd'hui reproché à Texaco-Chevron d'être responsable d'avoir déversé au moins 70 millions de litres de résidus de pétrole et 64 millions de litres de pétrole brut sur un territoire de 2 millions d'hectares de l'Amazonie équatorienne. Eléments qui ont été déterminés par la justice équatorienne après neuf ans de procès. Tout a été pollué, comme le montrent les témoignages et les expertises, l'eau, l'air, les sols, au point que les habitants furent victimes de maladies dégénératives, cancers, malformations, empoisonnements.

    Plusieurs tribus vivaient dans la région impactée par les 356 puits et leurs stockages de produits et déchets toxiques à ciel ouvert. Deux d'entre elles, les Tetete et les Sansahuari, ont complètement disparu, tuées par les intoxications délétères. Finalement, en février 2011, la cour de justice de Lago Agrio a condamné Chevron à verser plus de 18 milliards de dollars pour la remise en état des zones dévastées par ses méthodes de travail et l'indemnisation des victimes. C'est le chiffre le plus élevé dans l'histoire des indemnisations prescrites par la justice. Mais la Cour nationale de justice (CNJ) a ensuite divisé de moitié cette amende, la réduisant à 9,5 milliards de dollars. Le montant avait été doublé au motif que la compagnie Chevron n'avait pas présenté d'excuses. C'est cette décision qu'a finalement annulée la CNJ. 

    Puis ce jugement a été cassé à New York en mars 2014 par le juge Lewis Kaplan, en argumentant que les plaignants "utilisaient des méthodes mafieuse pour soutirer de l'argent à une entreprise très riche".

    Il faut savoir que le chiffre d'affaires annuel de Chevron est de plus de 228 milliards de dollars (en 2013), dépassant ainsi largement le PIB de l'Équateur (91,4 milliards de dollars en 2013). Mais le géant de l'industrie pétrolière refuse de payer pour ses crimes...

    L'objectif des plaignants et de Maître Pablo Fajardo est ainsi aujourd'hui d'obtenir la saisie des actifs de Chevron dans plusieurs pays. En plus des Etats-Unis et de l'Equateur, d'autres procès se déroulent actuellement au Canada, en Argentine et au Brésil notamment.

    Le témoignage de Maître Pablo Fajardo Mendoza

    Pablo Fajardo Mendoza a passé plus de vingt ans de sa vie à dénoncer les crimes contre l'environnement et la santé publique de la compagnie pétrolière Chevron-Texaco en Amazonie. A l'occasion des 10 ans de L'Appel de Paris" qui s'est tenu à l'UNESCO le 14 novembre 2014, et qui a notamment pour objet de vouloir faire reconnaître les atteintes à la santé et à l'environnement comme crime contre l'humanité, il a pris la parole pour dénoncer cette catastophe écologique et appeler à la justice sur cette affaire.

    "Il y avait du pétrole partout" raconte-t-il, dans les champs, dans les rivières et même dans l'air... les camions de Texaco aspergeaient volontairement de pétrole les routes de terre, en faisant une sorte d'asphalte improvisé qui empêchait la poussière de se soulever. "L'entreprise construisait toujours ses réservoirs d'eaux usées le plus près possible d'un cours d'eau, histoire de s'en débarrasser facilement et à moindre coût." Ces déversements ont entrainé des impacts environnementaux et sanitaires catastrophiques. Après le sol, le pétrole a pollué l'eau qui, à son contact, s'est chargée de soufre et d'autres produits toxiques et qui, en s'évaporant, est retombée en pluies acides sur la forêt.

    Voici son témoignage (voir la vidéo ci-dessus) :

    "Le sujet qui m'occupe actuellement est la lutte de plus de 30 000 paysans et indigènes en Equateur contre la Chevron Corporation. Dans le cas de l'Equateur, l'entreprise Chevron a mené des activités pendant 26 ans consécutifs et versé plus de 60 000 millions d'eau toxique dans les rivières en Amazonie équatorienne. Elle a construit plus de 1.000 fosses ou piscines et y a versé les déchets toxiques de l'industrie pétrolière. Elle a recouvert de pétrole brut plus de 1.500 kilomètres de routes et a effectué des dizaines de versements de pétroles qui ont affecté toutes les rivières de l'Amazonie équatorienne.

    Cette atteinte à l'environnement causée par Chevron a aussi induit un dommage à la culture des peuples indigènes de manière à ce qu'au moins deux peuples ont disparu au cours des premières années des opérations extractives de Chevron en Amazonie équatorienne.

    Mais ce qui est plus grave encore c'est que les atteintes de Chevron continuent de provoquer et de causer la mort de centaines de personnes par année. Selon les statistiques de différentes études de santé publique, il existe des taux de cancers, de leucémies, de fausses couches jusqu'à trois fois plus élevés par rapport au reste de l'Equateur. Ces dernières années, selon les données dont nous disposons, au moins 2.000 personnes sont décédées de cancer an Amazonie du Nord. Tous ces cas peuvent entièrement être attribués à aux atteintes à l'environnement (et finalement à l'Homme) de Chevron en Amazonie.

    Pour cette raison, 30.000 indigènes et paysans, il y a 21 ans, ont commencé à lutter dans les cours de justice pour obtenir réparation. Aujourd'hui, nous avons gagné un procès mais Chevron refuse de répondre à l'ordre de justice et de payer pour les crimes commis dans nos territoires, dans mon Amazonie équatorienne. Au lieu de cela, elle attaque les victimes, les peuples indigènes et les avocats qui les défendent.

    Nous sommes engagés dans cette lutte avec l'Etat équatorien. Nous sommes tous victimes de l'agression féroce de Chevron. Par conséquent, cette bataille ne s'arrête pas ici. Nous menons des actions devant les cours de justice nord-américaines, canadiennes, brésiliennes, équatoriennes, argentines, et aussi maintenant devant la Cour Pénale Internationale. Nous cherchons à obtenir justice partout ! Je crois que l'unique manière pour y arriver, pour obtenir la réparation des dommages, éviter qu'il y ai plus de morts encore, que les crimes commis par Chevron ne se répètent nul part ailleurs dans le monde, et qu'aucune entreprise ne fasse de même, c'est avec l'unité des peuples, avec la lutte collective.

    J'appelle les scientifiques, les médias, à mener des investigations en Equateur et partout dans le monde pour effectuer des recherches concernant les atteintes à l'environnement et les effets sur la santé, que tous nous engagions nos talents et nos capacités pour arriver ensemble à obtenir justice. Je vous invite à participer à cette bataille pour le bien de l'humanité."

    Le combat continue

    La catastrophe écologique engendrée par Chevron Texaco est considérée comme 3 000 fois plus importante que celle de l'Erika qui s'échoua sur les côtes bretonnes en 1999, et 30 fois plus imposante que celle de l'Exxon Valdez, qui noircît l'Alaska en 1986. Mais cette catastophe n'est pas le produit d'un accident ! " Elle a été intentionnelle, planifiée de façon à maximiser les rémunérations de la multinationale ", affirme Pablo Fajardo.

    Si Pablo Fajardo a gagné un procès, il n'a pas gagné la guerre. Goliath ne lâchera pas le morceau facilement. Chevron est la 2e plus grande entreprise des Etats-Unis et la 7e au monde. Mais cette bataille pour la justice ne concerne pas que l'Equateur, mais bien toute l'humanité. La mobilisation derrière Pablo Fajardo est aujourd'hui mondiale, et prend chaque jour plus d'ampleur. Partout des Comités de soutien à la révolution citoyenne se constituent. Il est temps que les atteintes à l'environnement et à la santé des population soient enfin reconnues comme crimes contre l'humanité.

    Le 26 juin 2014 à Genève aux Nations-Unies, lors du 26e Conseil des Droits de l'Homme sur la responsabilité des entreprises sur les droits humains, Maître Pablo Fajardo a de nouveau plaidé pour obtenir justice. Il a notamment réussi à obtenir l'adoption d'une résolution historique : l'élaboration d'un instrument international juridiquement contraignant pour réglementer les activités des sociétés transnationales. Cette résolution est historique car elle peut potentiellement contribuer à mettre fin à l'impunité dont bénéficient trop souvent les sociétés transnationales pour les violations de droits humains commises, en particulier dans les pays du Sud, et garantir l'accès à la justice aux victimes de leurs activités. Il faut d'ailleurs savoir que les pays occidentaux ont tenté jusqu'à la dernière minute de s'opposer à cette résolution en utilisant tous les moyens pour faire pression sur les autres États membres du Conseil des droits de l'homme.

    Le combat pour la justice continue ainsi. Et on ne peut que saluer et féliciter le courage et la détermination de Pablo Fajardo, le petit avocat qui fait trembler Goliath.

    Stella Giani

    Découvrir la page Facebook La Mano Sucia de Chevron

    Découvrir le site chevrontoxico.com

    A lire aussi pour en savoir plus : Les 30 000 indigènes et paysans qui ont réalisé l'impossible

    L'Équateur interpelle les actionnaires de Chevron

    L'avocat qui a fait tomber Chevron-Texaco

    Rencontre avec Pablo Fajardo Mendoza, avocat des plaignants dans l'affaire Texaco-Chevron, et Oscar Herrera, représentant des victimes (Equateur)

    L'Equateur et les " mains sales " de Chevron

    Chevron, pollueur mais pas payeur en Equateur

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  • NOIRCEUR DES CIMES : L'ego, le mental, les pensées.

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    "Elle a essayé de joindre Luc à la radio mais elle n'a rien obtenu. Après quelques minutes d'errances intérieures, imaginant les drames comme les fins heureuses, les disparitions comme les retrouvailles, elle s'est allongée sur le ventre, elle a ouvert son carnet. 

    Elle écrit :

    "L'erreur de Descartes a été d'amalgamer la pensée à l'être et d'affirmer que l'identité dépend de la pensée, que cette pensée est un acte de maîtrise, le fondement de l'espèce humaine et de sa supériorité. Peut-on véritablement parler de contrôle et d'hégémonie alors qu'une bonne partie de nos pensées se fait de façon compulsive, anarchique, fragmentée, que ce flot de pensées ressemble davantage à une errance, à une dispersion effroyable. Cette incapacité à diriger réellement cette pensée volage condamne l'individu à un bruit mental constant qui lui interdit d'accéder à un espace intérieur apaisé. 

    "Je pense donc je suis prisonnier de moi-même", ne conviendrait-il pas davantage ?

    Notre impuissance à nous arrêter de penser relève de l'invalidité. L'intellectualisation de notre activité cérébrale, la nécessité imposée de raisonner, d'établir une démarche scientifique, d'enchaîner chaque découverte par une nouvelle hypothèse, de laisser défiler des remarques dérisoires, des enchevêtrements d'idées disparates, toute cette agitation mentale, qu'elle soit dérisoire, et en cela l'être humain est performant ou récompensée par un prix Nobel, ce qui est plus rare, n'est jamais que la preuve de notre escalvage. 

    L'ego est notre maître. Le mental est son serviteur.

    Ce mental nous cloisonne dans une carapace qu'il façonne lui-même, fabriquant une image, des rôles, une histoire, un futur, des contacts, des jugements, une mroale, des concepts, des certitudes, des errances, tout un fatras de pensées qui agit comme un écran entre l'ego et l'être réel. 

    Finalement, il serait possible de dire "je pense donc je suis mort". Mort à moi-même, coupé de ma vie profonde, totalement manipulé par ce mental que je crois posséder alors qsu'il se sert de moi, m'empoisonne, m'épuise par son agitation perpétuelle et valorise par tous les moyens l'ego qui l'entretient. Refoulant dans des contrées lointaines l'être réel qui n'a pas les moyens de combattre. Et qui souffre dde l'unité perdue, de la plénitude brisée, de la paix intérieure étouffée.

    Il faut que l'ego soit brisé pour que l'être réel puisse émerger.

    "Ce que tu n'apprends pas par la sagesse, tu l'apprendras par la souffrance."

    Ce texte écrit au frontispice d'un temple grec nous mettait en alerte.Combien s'en sont servis ?"

    Elle ferme le carnet et se demande si elle peut affirmer qu'elle est sur la voie de la sagesse. Et aussitôt, l'idée de la souffrance la terrifie.


     

  • L'Amour révélé

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    "Lorsque le feu intérieur est éveillé telle une passion divine, nous accomplissons des choses puissantes et magnifiques. Nous devenons la forme même de l'amour." ~Nandhi Tapasyogi.

    "Elle a fait tomber tous les masques, et a commencé, doucement, à retirer les couches de ce qu’elle croyait être. Elle s’est alors relevée, nue, face au monde et a crié :
    “C’est ma vie, et je suis maintenant libre d’être la femme que j’aurais toujours dû être!”
    Elle a commencé à voir sa vraie beauté à travers ses propres yeux. Elle n’était pas parfaite, et elle n’avait pas à l’être. Elle aimait la femme qu’elle devenait, elle ne s’est jamais retournée et a continué à avancer avec une telle détermination que rien ne pouvait l’arrêter.
    Elle s’est parée d’Amour, de pardon et elle a trouvé son courage. Elle se sentait enfin chez elle dans son Cœur et dans son Âme."
    ~Marie Costanza

    https://www.facebook.com/FeminiteetSpiritualite?fref=photo


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  • Quatre questions

    Avant de s'engager dans une démarche envers une personne, Claude Steiner invite dans l'Analyse Transactionnelle à se poser quatre questions :

    * Est-ce de ma responsabilité ?

    * Est-ce de ma compétence ?

    * Est-ce que j'en ai envie ?

    * Est-ce qu'il y a une demande ?

    Il préconise de ne s'engager que si les quatre réponses sont positives.. Si vous avez un seul "Non" concernant la demande faite par un tiers, il s'agira de bien réfléchir avant de s'engager...

    Dans quel rôle intervenons-nous ? Est-ce juste et bon ?

    Si j'enfile le rôle de Sauveur, par pur désir de me glorifier, par désir de reconnaissance, ou de puissance, ou de manipulation, il est certain que je ne suis pas dans une attitude juste et bonne.

    Pour que ça soit juste,  il faut que ça soit "justifié."

    Pour que ça soit "bon", il faut que les effets soient essentiellement bénéfiques à ce tiers et à moi-même.  

    "Le pouvoir du coeur" est un livre à étudier de près...

    Il tient donc à chacun et chacune de s'observer, dans chaque situation et de n'agir qu'après en avoir analysé tous les tenants (et les non-dits...)

    Rester lucide, honnête et ...humble.


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  • L'égalité des chances...

    A l'école, tous les enfants ne sont pas égaux : la preuve en 3 exemples...

    https://www.facebook.com/groups/609556085733767/permalink/818762641479776/

    LE PLUS. Septembre 2014 sonnait la mise en place de la réforme des rythmes scolaires dans toutes écoles de France. Cette mesure, qui a engendré de nombreuses contestations, est-elle bénéfique aux écoliers ? Pas pour notre contributrice. Professeur émérite de psychologie, elle nous explique en quoi elle accroit les inégalités entre les enfants.

    Depuis septembre 2014, la réforme des rythmes scolaires s'applique dans toutes les écoles, sans exception (LCHAM/SIPA)

    On entend très peu rappeler que les évaluations Pisa publiées en 2013 – à propos desquelles Vincent Peillon, alors ministre de l’Éducation nationale, avait dit qu’elles prouvent l’urgence de faire quelque chose pour l’école primaire qui doit être la priorité pour la refondation de l’école – ont démontré que la France a acquis la triste réputation de pays le plus inégalitaire de l’OCDE : "Le fossé n’a jamais été aussi grand entre les "bons" et les "mauvais".

    Vincent Peillon s’en était saisi pour légitimer sa politique et faire accepter sa réforme dite des "rythmes scolaires", en oubliant totalement que les élèves ainsi évalués avaient 15 ans en 2012, c’est-à-dire qu’ils ont fait tout leur cursus primaire entre 2000 et 2008, avec des semaines de quatre jours et demi de classe et les programmes datant de 2002 !

    Des inégalités scolaires sans rapport avec les rythmes scolaires

    La cause de ces mauvaises évaluations en 2012 n’est donc ni le passage à la semaine de 4 jours ni la mise en place des programmes de 2008 !

    En 2012, un ouvrage d’ATD Quart Monde rappelle qu’on ne peut envisager la question scolaire sans prendre en considération le contexte de la société et, notamment, les inégalités flagrantes subies par un certain nombre de familles en précarité.

    Pascal Percq constate, dans cet ouvrage, qu’en 2012 la corrélation entre l’origine sociale d’un élève et ses résultats scolaires est devenue évidente !

    Qui se préoccupe de ces constats, et qui fait quoi pour réellement tenter d’y remédier ?

    Je vais démontrer qu’avant même d’avoir contraint les collectivités à activer des compétences éducatives nouvelles pour beaucoup d’entre elles, pour appliquer cette réforme renforçant de fait les inégalités territoriales, ces dernières existaient entre les écoles sans vraiment donner l’impression qu’on cherche des solutions pour les réduire sensiblement.

    Je m’intéresse ici à trois territoires français dont on pourrait penser que l’école permet à tous les enfants d’être dans les mêmes conditions d’apprentissage et à tous leurs enseignants de bénéficier des mêmes conditions de travail.

    1 – En Corse, un si bel exemple de la réforme des rythmes scolaires

    Mon premier exemple est une école de Corse, qui a séduit, à la rentrée 2014, une journaliste du "Monde". Voici ce qu’elle écrivait à propos de cette école dans "Le Monde" daté du 19 septembre 2014 :

    "A 15h30, c’est la fin des cours à l’école primaire de Monticello, village de Haute-Corse. Mais pour les enfants, la vraie journée commence. Après les maths et le français, enfin les ateliers périscolaires. Ils font valser les chaises et se ruent dans la cour de recréation. Là, entre les toboggans et les babyfoots, des animateurs les attrapent au vol. Les élèves nagent, courent, chantent pendant une heure, puis reprennent le chemin de la maison.

    Notons ici que pour cette journaliste, visiblement les enfants sont en apnée le temps qu’ils sont en classe et se mettent à respirer une fois sortis de la classe.

    A la différence des 20.000 communes qui découvrent maintenant les ateliers périscolaires, Monticello les organise depuis mai 2013 : "Il y a eu quelques cafouillages au début, mais on apprend vite, se félicite la directrice Stéphanie Mattei, tout le monde y a mis de la bonne volonté."

    L'environnement s'y prête. L'école est nichée au cœur d'un vaste complexe sportif. Un terrain de football borde l'établissement. A l'ombre des oliviers, des poneys se reposent. Une piscine publique agrémente le décor. Et bientôt, une ferme pédagogique, avec poules et lapins, sera aménagée sur une colline.

    "Le terrain nous appartient, explique l'adjoint du maire aux affaires scolaires, Jean Payen, une main en visière pour se protéger du soleil, l'autre pointant du doigt le maquis... "Il n'y a plus qu'à amener les animaux."

    En 2007, l'école primaire de Monticello "n'en était même pas une, estime l'adjoint M. Payen, il n'y avait que cinq classes et peu d'élèves." Les Mattei (père et fils, ancien et nouveau maires) ferment l'établissement en juin 2012. Une nouvelle école, labellisée bâtiment écologique, ouvre trois mois plus tard.

    Elle abrite une dizaine de salles et 170 élèves (soit pour huit niveaux de classe, 21 à 22 élèves maximum par niveau, nda). Le mobilier y est ergonomique, adapté à la taille des élèves. Pour faire cours, les professeurs ont le choix entre la traditionnelle estrade ou de mini-amphithéâtres circulaires, "favorisant les interactions".

    Une "salle d'expression" permet aux enfants de se réunir à l'écart des enseignants. Et les élèves, sont-ils mieux et meilleurs en classe ? "Nous n'avons pas encore évalué les résultats de nos efforts, admet la directrice."

    Je me permets d’ajouter ici que, dans une commune de la métropole lilloise, nous avions mis en place un projet éducatif (dans un groupe scolaire ne bénéficiant absolument pas de ces moyens en terme de locaux et d’environnement), et, dès la fin du premier trimestre de l’année de mise en œuvre du projet, nous avions pu évaluer des différences substantielles, positives, tant dans les apprentissages des enfants que dans leur bien-être.

    "De son côté, Michel Barat, recteur de l'académie de Corse, est séduit. "C'est le plus bel établissement de France, assure-t-il. La commune est désormais plus réputée pour son école que pour Jacques Dutronc." Le chanteur yéyé et ses innombrables chats ont élu domicile dans une gigantesque maison avec piscine, surplombant le village. Une attraction touristique qui vaut bien un détour à l'école de Monticello."

    Cette école a d’ailleurs bénéficié de la présence de Vincent Peillon pour son inauguration.

    2 – A Lille, une réforme difficilement applicable

    Mon second exemple est une école maternelle de la métropole lilloise, dans laquelle agit une équipe pédagogique particulièrement mobilisée pour ses élèves.

    261 enfants se répartissent dans les locaux sans surface "en trop" : 27 enfants pour les classes des plus petits mais 30 dès la moyenne section. Étant déléguée départementale de l'Éducation nationale pour cette école, je participais récemment au conseil d’école.

    Que retiendrai-je ici des demandes des enseignants, pour travailler le mieux possible avec leurs élèves ?

    Changer une porte d’entrée pour que celle-ci puisse être fermée de l’extérieur, sans mettre les enfants en danger, quand des parents peu respectueux des horaires ressortent alors que plus personne ne peut être présent pour fermer derrière eux la porte qu’ils n’hésitent pas à laisser ouverte. L’école n’est bien évidemment pas située dans l’environnement de rêve de l’école de Monticello.

    Inutile aussi de préciser que dans cette école, contrairement à ce que j’ai pu rencontrer dans d’autres écoles de différents territoires pourtant moins affectés par un contexte social compliqué, il n’y a pas une ATSEM (agent territorial spécialisé en école maternelle) par classe.

    Leur demande porte encore sur la possibilité de voir des travaux se faire dans la cour de récréation pour rénover une des surfaces qui, actuellement, génère de grosses flaques dès que la météo n’est plus celle de Corse.

    Puis, sont évoqués les problèmes de locaux, car évidemment toutes les activités relevant du programme ne peuvent se dérouler au sein de l’établissement qui ne possède absolument pas les espaces adéquats.

    Il faut donc, pour toutes ces activités, partager des locaux extérieurs avec une autre école, mais aussi, pour certains d’entre eux, avec une association privée qui, ayant une antériorité sur l’occupation de ce local par rapport aux élèves de cette école, est prioritaire pour choisir, sur l’emploi du temps, les plages temporelles qui lui conviennent le mieux : à charge pour les enseignants d’utiliser ce qui leur est laissé par ailleurs.

    Et, il a encore été question d’une sortie prévue dans le projet de l’école, mais qui ne pourra se faire à cause du manque de transport adéquat : cette sortie concerne deux classes de 30 élèves chacune, qui doivent donc être accompagnés par 8 adultes. Or, le bus le plus grand qui peut leur être mis à disposition possède ….. 63 places !

    J’ajoute que les représentants de la mairie, présents au conseil d’école, prennent note de ces difficultés et ne s’y montrent absolument pas indifférents, mais ils n’ont juste pas la possibilité de trouver des solutions pertinentes dans l’état actuel des choses pour la commune.

    Mêmes conditions d’apprentissages pour les enfants, mêmes conditions de travail pour les enseignants !

    3 – A Mayotte, obligée d'appliquer la réforme sans en avoir les moyens

    Mon troisième exemple. J’ai été contactée en juin dernier par un collègue enseignant de Mayotte.

    Mayotte est bien un territoire français dans lequel les écoles dépendent de l’Éducation nationale. Quelle était la demande de ce collègue ?

    Voici ce qu’il m’écrivait :

    "L'école à Mayotte, un département français qui se trouve dans l'océan Indien, fonctionne de façon dérogatoire (système des rotations, cinq heures d'affilée le matin ou l'après-midi) à cause d'un déficit énorme de salles de classe.L'administration veut normaliser la situation en appliquant les rythmes nationaux mis en place là où la rotation n'existe pas...

    Ce système est utilisé parce qu’il manque au minimum 500 salles de classes … Il faut aussi tenir compte du climat ici et surtout des conditions de travail qui sont rudes... Les collègues ne veulent pas basculer sur les rythmes nationaux parce que les conditions ne sont pas encore remplies (classes non suffisantes, manque de cantines scolaires, de matériels d’enseignement…) mais, je reconnais que ça permet aussi de s’occuper de la famille …"

    En tout cas, là, le collègue évoque l’importance de la famille.

    Ce collègue est venu après la rentrée en métropole, pour une rencontre avec les chargés de mission du Ministère de l’Éducation nationale pour les rythmes scolaires, qui lui ont fait comprendre qu’on ne pouvait pas accepter qu’il y ait tout un département dérogatoire par rapport à l’application du décret !

    Mais quelles propositions pour que ce décret puisse s’appliquer ? AUCUNE !

    J’ai eu occasion d’échanger avec ce collègue désespéré par la situation. Il m’expliquait qu’un nombre non négligeable de ces enfants doivent marcher pendant une heure pour venir à l’école et évidemment autant pour rentrer chez eux.

    Sachant qu’il n’y a aucune possibilité de faire manger sur place les enfants ainsi scolarisés, comment imaginer qu’ils puissent rentrer chez eux le midi pour manger, puis revenir pour …. une heure ou une heure et demi de classe ?

    Quatre heures de marche à pied dans la journée par delà cette journée scolaire ; et on ne peut qu’imaginer le type de nouvelles activités pédagogiques qui pourront être proposées à ces enfants !

    Mêmes conditions d’apprentissages pour les enfants, mêmes conditions de travail pour les enseignants !

    Les rythmes scolaires créent de nouvelles inégalités scolaires

    J’ai pris ces trois exemples parmi beaucoup d’autres que j’aurais pu prendre, tant mes tournées en France m’ont permis, malheureusement, de conforter l’idée d’inégalités que je savais présentes.

    Mais, quand je constate qu’à ces inégalités déjà massives se surajoutent aujourd’hui celles liées à la mise en place de la réforme, entre les enfants qui vont faire du poney et ceux qui auront droit de s’énerver 45 minutes de plus par jour dans la cour de récréation, situation étant, rappelons-le, imposée et portée par la seule Éducation nationale, je m’autorise à demander ce qui reste de Nationale dans cette Éducation !

    Le programme, certes, mais ensuite ?

    J’entends bien les esprits chagrins me dire que j’exagère, j’ai fait exprès de prendre les exemples les plus extrêmes, mais outre le fait que je trouve aberrant de rappeler subitement à Mayotte qu’étant un département comme un autre, il doit appliquer cette loi comme les autres départements, je rappelle quant à moi que l’école de Monticello, celle de la métropole lilloise et celles de Mayotte sont des écoles de la République, accueillant des écoliers de la République : un État démocratique comme la France se doit de pouvoir accorder à chacun de ces écoliers les mêmes chances de réussite.

    Publié le 17-11-2014 à 09h03 - Modifié à 11h57
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    Temps de lecture Temps de lecture : 7 minutes
    Avatar de Claire Leconte
    Par Claire Leconte
    Professeur émérite de psychologie

    Édité par Laura Bruneau

    http://leplus.nouvelobs.com/…/1277448-a-l-ecole-tous-les-en…

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  • L'arnaque

    Réforme des rythmes scolaires : l’arnaque de l’année.

    Oui, j’avoue, le sujet de la réforme des rythmes scolaires m’agace un tant soit peu. Non beaucoup en fait, en ce moment surtout.

    J’avais déjà eu l’occasion de m’exprimer ici à ce sujet là, et le moins que l’on puisse dire c’est que, déjà bien avant que ces nouveaux rythmes soient appliqués, j’étais largement sceptique sur ce que ça allait donner.

    3 mois même pas plein après la rentrée, je confirme que je m’étais pas plantée. Cette réforme, elle est merdique, et son application à l’emporte pièces selon les municipalités est encore pire. La rentrée, j’ai l’impression qu’elle a eu lieu il y a une éternité, et l’idée qu’il reste encore 7 mois à faire avant que l’année soit ENFIN terminée me file l’envie de tout claquer.

    C’est bien simple, ma môme, la Maxi-Fille, en moyenne section cette année donc, est CREVÉE. Claquée, foutue, naze, kaput. Morte quoi. Je sais pas si c’est utile de le préciser, mais du même coup elle est relou, chiante, insupportable, chouineuse, râleuse… tout ça tout ça.J’ai attendu avant de faire ce constat là. J’ai laissé passer le premier trimestre, histoire de voir quand même, et de pas critiquer dans le vent. Elle a été crevée dès les premières semaines en fait, la Maxi-Fille, sauf qu’on début on a collé ça sur le dos de la rentrée.
    C’est fatiguant la rentrée. Y’a quelques jours encore tu te levais à l’heure que tu voulais, tu prenais 3 plombes pour avaler ton petit déjeuner, presque autant pour t’habiller, tout ça avant d’aller ramasser des coquillages ou faire du toboggan toute la matinée. Puis tu faisais la siestes, 3/4 d’heures, une heure, voire plus même parfois, et tu retournais jouer. Tranquilou tout doux disons.
    Et puis là, du jour au lendemain, c’est lever à maxi 7h (en vrai, tu sautes hors du lit dès que t’entends le réveil des parents), un timing serré pour petit déjeuner, habillage, dispute réglementaire avec le frangin qui parle pendant que tu regardes le Club Mickey, puis manteau chaussures et à 8h20 pétantes tu souris à la maîtresse et tu colles tes fesses sur le banc. En route pour une folle journée, Apprentissages & jeux, courses effrénées en vélo dans la cour de récré, grimaces devant l’assiette de la cantine et puis… Et puis. 1h30 à tuer. UNE HEURE TRENTE quoi. Déjà moi, au bureau, j’en ai parfois trop avec mes 3/4 d’heures de pause méridienne réglementaire, j’ose même pas imaginer comment à 4 ou 5 ans on peut meubler 2 HEURES de pause le midi.

    Surréaliste, aberrant. Mais c’est comme ça. Il a bien fallu trouver une ruse pour écourter les journées, tout en en rajoutant la moitié d’une dans l’emploi du temps. Alors chez nous on fait 8h20 11h30 – 13h30 15h45, tous les jours sauf le mercredi. Le mercredi c’est que le matin 8h30 – 11h30. A noter que les mômes n’ont pas de TAP. Notre ville n’avait carrément pas les moyens (et même si elle les avaient eu, aurait-elle trouvé les intervenants ?) et a fait le choix de ne pas impacter le budget des familles en leur faisant mettre la main au porte monnaie. Tant mieux, de mon point de vue, je dirais.

    Bref, jusqu’à il y a peu, de 11h30 à 13h30, quand il faisait beau, ça jouait dans la cour de récré. Là on est en novembre, il pleut, les animateurs rament pour occuper les petits. Du dessin, des gommettes, des jeux de société. Heureusement qu’il y a 30 minutes de cantine, c’est toujours ça de gagné. M’enfin reste 1h30 à meubler, c’est long 1h30, vu sous cet angle là, les instit’ nous l’ont confirmé.
    Après ça, retour en classe. Temps calme. Ouaip, y’a plus de sieste en moyenne section, enfin sur le papier en tout cas. Dans la vraie vie, à part 1 ou 2 récalcitrants, les mômes s’endorment tous à peine posés sur les matelas de fortune mis à leur disposition dans la classe pour l’occasion. 30 minutes de repos, chrono. Et après ça, on reprend les activités jusqu’à la récré, puis l’heure des mamans. Là il y a les chanceux qui ont la joie de rentrer chez eux, et les autres pour qui une deuxième (troisième ?) journée commence à la garderie. Tu prends les mêmes que le midi, et tu recommences. Et comme ça tous les jours, 5 jours par semaine.

    5 jours pendant lesquelles nos mômes sont stimulés, non stop, sans coupure ni pause dans leur emploi du temps.
    5 jours de réveil le matin, et 5 jours à devoir se speeder - plus question de glander 1h en pyjama devant les dessins animés avant de s’habiller le mercredi matin -.
    5  jours longs, très longs. Et déroutant aussi. Les mômes y comprennent plus rien. Ils confondent le soir et le midi, le mercredi et le vendredi. Entendu en récupérant la grande un mercredi à 11h30 « il est où mon goûter !?« ….

    Alors on me dira, mais les parents sont pas tous à 80%, y’a plein de mômes qui se levaient déjà, avant, le mercredi. Et c’est vrai, et la mienne en faisait d’ailleurs partie.
    Elle se levait pour aller s’amuser, se détendre, jouer. Cette journée là, elle était au centre de loisirs et elle faisait un peu ce qu’elle voulait. La récré toute la journée quoi, on lui demandait pas d’être concentrée. Parfois même elle avait une sortie à la journée sur Paris ou à la ferme dans la presque province du 77, le bout du monde quoi, ça lui changeait les idées. Autant dire que ça, c’est plus possible, l’aprem’ est trop courte pour espérer sortir les gamins.

    L’année dernière, ma môme avant 1 an de moins. Elle faisait, sur le papier, de plus longues journées, puisque je bossais et que son père la déposait à 7h30 à la garderie pour la récupérer le soir à 19h au même endroit.
    Elle allait à la garderie le mercredi.
    Et malgré tout, elle était debout à 6h30 pétantes tous les matins (à mon grand désespoir…) et faisait le dawa au dortoir plutôt que faire la sieste après manger (je me suis d’ailleurs pris une ou deux réflexions sur le sujet parce qu’elle empêchait tout le monde de dormir, vois-tu…).

    Cette année, elle n’a plus de garderie le matin, ne reste que rarement au centre le soir et le mercredi après-midi… Et je dois la réveiller à 7h15 quasi tous les matins, et elle s’endort au temps calme presque quotidiennement. Mais tout va bien, la réforme, c’est pour leur bien.

    Et pour celui des parents aussi. C’est sûr que là, nos mômes sont pas du tout sur stimulés, pas du tout ultra claqués, et pas du tout chiants du coup. Et ça met pas une ambiance pourrie dans toute la maison tout le temps, juste parce qu’ils sont imbuvables de chiantise fatiguée.

    Alors voilà, j’ai laissé passer le premier trimestre, puis la rentrée. Et les vacances. J’ai envoyé ma môme au vert, loin de Paris, se reposer. Elle est revenue toute fraîche, toute guillerette, presque métamorphosée. Et puis hier soir elle est rentrée de l’école avec des valises sous les yeux et en chouinant. Je suis fatiguééééé, j’en peux pluuuuuus. Elle a saoulé tout le monde, a crisé pour des millions de futilités. Elle a chouiné non stop jusqu’au coucher, et dès ce matin au lever. C’est reparti comme quelques jours après la rentrée.
    J’peux même pas lui en vouloir, elle est blanche comme un linge, elle baille tout le temps. Elle est juste crevée.

    Mais c’est pour son bien, il paraît.

    Elle est géniale cette réforme, vraiment. Et encore, je t’ai pas parlé des profs qui en peuvent plus dès le mardi soir et de toutes les inégalités que ça a engendré. Non, j’voudrais pas avoir l’air d’en rajouter…

    Commentaires

    1. Oh la vaste sujet, j’ai été contre cette réforme dès le départ je sentais bien le caca boudin que ça allait devenir, parce que c’est bien connu « vite fait= mal fait », ici loulou est crevé aussi si bien que j’ai pris la grande décision de le garder le mercredi matin ( avec consentement de la maîtresse finalement ) il est également en moyenne section de maternelle et les horaires sont 8h30 12h 13h30 15h30 quel chiotte cette après midi ou il y va en traînant ses panards et ou moi ben j’attends parce que clairement c’est trop de temps pour ne rien faire et pas assez pour faire quelque chose! sans compter que le réveil est bien trot tôt et qu’a 15h30 la fin de journée ça fait long jusqu’au dîner! le temps de repos l’après midi à l’école c’est la tête sur la table chez nous! hé oui 30 mômes dans une classe = pas de matelas! les taps sont mis en place ici et apparemment ça se passe bien ! normal ça te coûte 150 par enfant pour l’année! alors cette facture supplémentaire je m’en passe! et je n’ose imaginer si mon mini moi se prenait en plus 1h30 d’activité dans la tronche! alors voila j’en suis la bien obligé de suivre cette réforme imposé et j’ai cette colère de maman qui n’a jamais été concerté alors qu’il s’agit bien de nos enfants !

    2. Juliet a écrit:

      Je n’ai pas d’enfants à l’école, pour l’instant c’est la crèche donc je ne peux pas juger de la fatigue des enfants.
      Mais, pour ma part, mes journées d’école, étaient 8h30-11h30 / 13h30-16h30 et le mercredi 8h30-11h30. Et j’enchainais avec les activités le mercredi aprèm. Du coup, les nouveaux rythmes ne m’ont pas choqués sur le papier.
      Après, si je peux me permettre, tout dépend de l’instit et de la municipalité.L’instit d’abord, parce que cela ne tient qu’à lui de gérer le temps de concentration des enfants. Par exemple, je me souviens que le mercredi, pour moi, c’était plutôt activités manuelles (et plus tard, lecture ou sciences) et le vendredi aprèm, c’était préparation du spectacle ou activités culturelles (chant, musique…).
      Et les municipalités, honnêtement, quand on voit le fric dépensé dans les multiples rond-points ou pour des projets débiles, tu crois pas qu’ils auraient pu bosser le sujet, non ? Quand je vois les municipalités qui ont réussi à faire des partenariats avec des clubs de leur village, à embaucher des lycéens et étudiants au BAFA (et honnêtement, au prix qu’on les paie, ça te troue pas le budget…), à monter des vrais projets…

      Bref, mon petit point de vue, pour ce qu’il peut bien valoir.

    3. aliagas a écrit:

      Je suis tout a fait d’accord avec toi ma maxi fille est aussi en moyenne section et on a vu le changement entre petite section ou elle pouvez se reposer le mercredi tranquillou et la en moyenne section ou c’est ecole ecole même le mercredi et depuis c’est le festival du chouinage en tout gente pour tout et pour rien , de plus nous elle est speed donc elle a jamais le mode pause ou repos depuis ces nouveaux rythme ca la changer complètement et une fois le soir arrivé a 16h45 car nous ici on a des TAPS et les enfant adore mais sorte de ces activitees surexcité c’est papa et maman qui sont content et de plus nous on les paie ici.
      Donc tu a raison la réforme des rythmes scolaires est nulle je suis du même avis que toi.

    4. Mary a écrit:

      Nous avons la chance de ne pas connaître ça et j’en suis bien contente car dans notre cas je ne sais pas comment le Crapaud supporterait ça. Très très mal c’est une certitude!

    5. MarieVadimFélix a écrit:

      Moi aussi, moyenne section il est CREVE et j’ai dû mal à supporter ses CHOUINEMENTS!!!!! Dans la commune où je suis c’est très bien organisé……..Mais dès que j’ai la possibilité d’aller chercher mon petit prince à 16h30 (rarement…) Je suis déçue de ne pas voir son enseignante!!! on communique par cahier…. Pffff….. ou je dois prendre rdv…… Du coup, si mon bonhomme ne veut pas m’expliquer ce qu’il a fait de sa journée ( car souvent la réponse est :  » Je sais pas… » )…. et bien il faut attendre les avcances pour avoir le FAMEUX CAHIER d’ACTIVITES…. un vrai césame…!!!

      De plus, cette année c’est gratuit…. et comment feront les familles pour payer les TAP et le périscolaire en plus et les nounous ( qui parfois sont HORS DE PRIX)!!!!

      Pour moi cette réforme sera vouée à être réformée!!!

      Dans les communes qui l’ont appliquées l’année dernière… Elles l’ont déjà modifiées cette année…Pour dire…

    6. C’est la merde !

    7. Zéro apport ici aussi. Je ne saurais dire s’ils sont plus fatigués parce que chez nous la 5e matinée est le samedi et que LittlePirate n’y va jamais (!). SweetPrincess si mais elle a sa journée du mercredi avec maman au calme et elle commence à 9h30 le samedi. Bref, de ce côté-là ça va. Si ce n’est qu’on nous a rajouté une matinée (qui nous fait bien chier le vendredi soir quand on se rappele que non, on n’est pas à la cool car la semaine n’est pas finie par tout le monde et il faut faire les devoirs !) pour RIEN ! Zéro TAP (ou NAP ou what ever). Et 2h15 le midi, la blague quand on sait que la pause du midi est super accidentogêne (et en même temps, des hordes de gamins qui déambulent sans but pendant des plombes dans la cour, comment pourrait-il en être autrement ?). Côté égalité des chances, on rigole vu que ça dépend totalement des communes, de leurs moyens, du bon vouloir du maire, etc. Bref, une réforme de merde qui n’apporte rien mais crée des complications…

    8. Chloé a écrit:

      Pfff. Ici aussi, c’est la cata ! Ma grande est un petite section et ça promet… Elle est déjà fatiguée, se plaint d’aller tous les matins à l’école au bout de deux mois alors qu’elle adore ça. Encore 7 mois à supporter des pleurs et des chouinements. Chouette !!!

    9. Cecile a écrit:

      Rien a rajouter, tu as tous dit.

    10. Je veux pas que ma fille aille a l’ecooooooooooooole

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