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  • Responsabilités

    Clair, précis. Nous sommes responsables du désastre actuel. Ceux qui en profitent usent simplement de l'autorisation que nous leur avons donnée...

    L obeissance

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  • L'analyse transactionnelle (5)

    http://www.ifat.net/etat_moi.php

    Les états du moi

    La scène que vous pouvez lire ci-dessous va nous servir à illustrer les explications concernant le concept d'état du moi.

    Bernard rentre du travail, il est content, il a reçu une promotion inattendue. Il sifflote, il se sent comme un enfant insouciant. Il arrive chez lui, sa femme Anne est dans la cuisine, elle épluche des légumes.

    « J'ai une excellente nouvelle », lui dit-il. 
    Anne : « Quelle bonne nouvelle ? »
    Bernard : « J'ai eu une promotion » 
    Elle lui répond avec un ton neutre : « Ah bon, tant mieux ». 
    Il ajoute : « Oui, je suis satisfait. » 
    Anne hausse les épaules et lui dit : « Enfin, une promotion, je n'y croyais plus » ! 
    Bernard « Ah bon, mais pourquoi ? » 
    Anne soupire « Oh ! comme ça » 
    Bernard est vexé par cette remarque et lui dit « C'est toujours pareil avec toi, tu ne te réjouis même pas, j'en ai marre » 
    Anne rétorque « Non, c'est pas mal, mais depuis le temps que tu l'espérais, c'est normal ! » 
    Bernard lui dit : « Oui, bien sûr, avec toi tout est normal », 
    Elle lui répond « Oui, ce n'est pas normal, mais depuis deux ans, ils te la doivent bien cette promotion ». 
    Bernard, énervé, dit : « Oui, eh bien viens dans mon entreprise, tu verras si c'est normal ! Décidément, 
    tu ne comprends vraiment rien
     ». 
    Anne est piquée au vif et lui répond « Eh bien, puisque je suis bête, fais-le toi-même le repas » et elle quitte la cuisine en claquant la porte.

    « Etat du moi » est le premier concept élaboré par Eric Berne. Le terme : « état du moi » veut simplement désigner les différents états d'esprit et les habitudes, réflexes de comportement qui y correspondent, tels qu'ils se présentent à l'observation directe. »1

    Eric Berne classe nos manières d'exprimer les différents aspects de notre personnalité à un moment donné, en trois états du moi distincts : le Parent, l'Adulte, l'Enfant écrits avec une majuscule, P, A, E pour les distinguer du parent, de l'adulte ou de l'enfant, sans majuscules quand ils désignent des personnes réelles.

    Pour établir sa théorie, Berne se fonde sur trois observations empiriques2 :

    • « Toute personne adulte a été autrefois un enfant.
    • Tout être humain dont les organes cérébraux fonctionnent correctement est doué d'une épreuve de réalité convenable.
    • Tout individu qui parvient à l'âge adulte a eu soit de véritables parents, soit des personnes qui en tenaient lieu. »

    De ces constats découlent les hypothèses suivantes :

    • « Des vestiges de l'enfance survivent par la suite sous forme d'états du moi intégraux: vestiges archéopsychiques.
    • L'épreuve de réalité est une fonction d'états du moi discontinue et non une faculté isolée : fonctionnement néo psychique.
    • Le pouvoir exécutif peut être assumé par l'état intégral du moi d'une personne étrangère, telle que le sujet se la représente : fonctionnement extéropsychique.3 »

    Le modèle structural

    De la naissance à l'âge adulte, l'être humain grandit et passe par des états différents. Eric BERNE a montré que l'individu engramme les différents états par lesquels il est passé et il les intègre.

    De cette façon, la personne construit son ajustement identitaire par la coexistence cohérente des trois états du moi que sont le Parent, l'Adulte et l'Enfant. Quand nous utilisons le modèle des états du moi pour analyser les différents aspects de la personnalité, il s'agit d'analyse structurale (en d'autres termes, il s'agit de la manière dont la personne s'est construite et avec quels matériaux). Les états du moi sont représentés par trois cercles tangents superposés.

    Le Parent ou « extéropsyché » : C'est la partie du « moi » qui s'est constituée dans l'enfance sous l'influence du modèle parental et de l'entourage.

    C'est comme un musée ou un magasin d'antiquités, comme une collection conservée en mémoire. C'est parce que j'ai mis en mémoire des figures parentales, que je les ai introjectées, que je vais pouvoir fonctionner de manière identificatoire : je me comporte, je pense et je sens comme l'une d'elles.

    Lorsque Anne dit à Bernard : « enfin, je n'y croyais plus » en parlant de la promotion que vient d'obtenir son mari, elle fait référence à ses propres valeurs sur le travail et aux mérites liés à celui-ci, elle juge que c'est normal, sans doute parce qu'elle appris cela de ses parents.

    L'Adulte ou « néo-psyché » : C'est l'état du moi qui permet de traiter les informations avec les moyens cognitifs à disposition, développés lors des interactions avec notre environnement. Lorsque dans une situation, je me comporte, je pense, je ressens en relation avec ce qui se passe dans le présent, si j'utilise toutes les capacités dont je dispose en tant que grande personne, en Analyse Transactionnelle, on dit que je suis dans mon état du moi Adulte.

    Lorsque Anne répond avec un ton neutre : « ah bon, tant mieux », et que Bernard répond : « oui, j'ai eu une promotion », on peut supposer qu'ils sont dans leur état du moi Adulte.

    L'Enfant ou « archéo-psyché » : C'est l'état du moi où j'ai conservé les émois, les besoins, les compétences cognitives, la pensée magique de l'enfant que j'ai été. C'est pourquoi, lorsque la situation présente éveille un vécu ancien mis en mémoire, je me comporte, je pense et je ressens comme la petite fille ou le petit garçon que j'étais autrefois. Lorsque Bernard rentre du travail, il se sent joyeux comme un enfant, son attitude peut être observée à travers ses gestes et ses expressions. Il vient d'avoir une récompense, on peut imaginer qu'il recontacte en lui-même des sentiments, vestiges de son enfance.

    Eric Berne englobe les trois états du moi pour signaler la cohérence des trois systèmes entre eux, représentés par ce diagramme5.

    La structure de la personnalité complète englobe les trois systèmes qui déterminent une identité singulière et révèle le cadre de référence de la personne à travers lequel chacun d'entre nous perçoit la réalité. La personne ressent les émotions et les besoins (E) qui correspondent aux valeurs et aux normes parentales (P) et qui sont cohérents avec le traitement de l'information possible par l'Adulte (A).

    Elle va traiter les informations (A) qui sont cohérentes avec les valeurs et les normes parentales (P) et qui sont cohérentes avec les émotions et les besoins permis (E). Elle va sélectionner les valeurs et les normes (P) qui sont cohérentes avec les besoins et les émotions habituels (E) et qui sont cohérentes avec les façons de traiter les informations (A).

    Regardons à présent les états du moi visibles de l'extérieur et que l'on nomme états du moi fonctionnels.

    Le modèle fonctionnel

    Ce modèle explicite « comment » la personne manifeste ses états du moi. Ces manifestations sont des réalités observables (mouvements du corps, mimiques, ton de la voix, postures, regards).

    LE PARENT s'occupe des autres, pour les protéger, en prendre soin. Il impose des normes ou des valeurs.

    Il est subdivisé en deux parties intitulées : Le Parent Normatif et Le Parent Nourricier.

    • Le Parent Normatif (PNf) est considéré comme positif quand il a pour fonction : 
      protection et transmission de valeurs. Il devient négatif lorsqu'il impose des normes non pour le bien-être de l'autre, mais pour son propre confort, par rigidité ou autre.
      Ex : Anne manifeste à travers sa réponse : « enfin une promotion, c'est normal » son jugement négatif, PNf-.
    • Le Parent Nourricier (PNr) est considéré comme positif quand il a pour fonction : 
      permissions et encouragements. Il devient négatif lorsqu'il agit et pense à la place des autres.
      Si Anne avait réagi avec enthousiasme en disant, « c'est super, je pense que tu l'as bien mérité » elle aurait contacté un état du moi PNr+.

    L'ADULTE traite la situation, saisit les informations, résout les problèmes, répond à ses propres besoins, exprime ses émotions dans l'instant présent.

    Ex : Anne : « Quelle bonne nouvelle ? » Bernard « J'ai eu une promotion » Anne et Bernard sont à ce moment-là dans un dialogue A/A. Anne demande une information à laquelle Bernard répond simplement.

    L'ENFANT s'occupe de lui-même.

    • L'Enfant Libre ou Naturel (EL) satisfait ses besoins et exprime ses émotions. 
      Ex : Bernard qui sifflote en rentrant chez lui
    • L'Enfant Adapté (EA), très tôt, s'adapte aux contraintes de l'environnement, aux exigences parentales.

    Suivant les cas, l'Enfant Adapté dispose de deux façons de faire :

    • Soit, il se soumet jusqu'à oublier ses propres besoins, Enfant Adapté Soumis (EAS).
    • Soit, il se rebelle jusqu'à négliger ses propres besoins, Enfant Adapté Rebelle (EAR).

    Dans les deux cas, il n'est pas centré sur ses besoins, il se contraint aux influences parentales.

    Ex : Bernard : « j'en ai marre » (EAR), là, il se rebelle contre la remarque d'Anne.

    Pour Eric Berne7 : « c'est l'influence parentale qui décide si c'est l'Enfant adapté ou l'Enfant naturel ou libre qui se manifeste à un moment donné. L'Enfant adapté est un état archaïque du moi soumis à l'influence parentale, alors que l'Enfant naturel est un état archaïque du moi qui est libre de cette influence ou qui essaie de s'en libérer »

    1. Berne Eric, Analyse Transactionnelle et psychothérapie, Payot, 1971, p. 28
    2. Berne Eric, Des jeux et des hommes, Stock, 1975, p.26
    3. Berne Eric, Analyse transactionnelle et psychothérapie, Payot, 1971, p.34
    4. Berne Eric, Des jeux et des hommes, Stock, 1975, p.27
    5. Dans une perspective psychodynamique, il est clair que cette représentation de liens cohérents entre les différents états du moi est mise à mal par les conflits psychiques, et les impasses.
    6. Berne Eric, Des jeux et des hommes, Stock, 1975, p.27
    7. Berne Eric, Analyse transactionnelle et psychothérapie, Payot, 1971, p.42

  • L'Enfant Intérieur

    MERCI à AUDREY STEINMETZ (formatrice) pour son aide et sa bienveillance.

    J'apprends...Peu à peu...J'explore, je travaille, j'observe...


    Le thérapeute avait accompagné Yoann dans la détente, une longue respiration, les yeux fermés, allongé sur un tapis moelleux, à même le sol. Il flottait dans la pièce un parfum de roses. 

    Yoann regardait à l'intérieur. Les yeux inversés. Il suivait calmement le parcours de l'air dans son corps, ce fourmillement au bout de ses doigts, il le connaissait bien désormais. Comme des étincelles infimes qui grésillaient. 

    Il avait retrouvé son lieu de calme, une plage de son enfance, il devait avoir dix ans, il aimait bien s'asseoir sur un rocher et contempler la houle du large et les longs rubans d'écume qui ourlaient les vagues. Il s'abandonnait tranquillement à la rumeur lancinante de l'Océan, des paroles qui se diffusaient en lui comme un chant de paix. Il arrivait même à ne plus penser. 

    Son geste de calme. Il avait posé ses mains à plat sur son ventre et il accompagnait les mouvements respiratoires de son ventre. Comme un ressac silencieux en lui. L'inspiration comme un retour de vague dans le corps immense de l'Océan et l'expiration comme un déploiement liquide à l'intérieur de son corps. Il voyait se diluer dans l'immensité toutes ses pensées récurrentes. 

    La voix chaude et enveloppante du thérapeute s'étendit dans l'espace autour de lui. Comme portée par les embruns iodés.

    "Tout autour de vous se dessine un canal de lumière, une lumière douce et accueillante, elle vous enveloppe, elle vous enlace. C'est le canal du Temps, le canal des souvenirs. Laissez-vous guider par cette lumière. Elle vous emporte dans une longue descente, elle vous invite à retrouver vos racines, à retourner vers les profondeurs intérieures, laissez-vous guider, la lumière est là pour vous, c'est votre chemin de vie. Vous avez en vous toutes les ressources nécessaires pour vous retrouver. »

    Silence…

    « La lumière tourne de plus en plus vite, vous descendez en vous, vous descendez, vous suivez le fil du temps, au coeur de ce canal qui vous enveloppe, votre respiration est longue et calme, vous savez que vous êtes en sécurité, vous êtes sur votre chemin de vie, dans une lumière qui veille sur vous, laissez-la vous amener là où vous devez aller.

    Vous descendez de plus en plus vite, vous descendez dans la lumière qui vous enveloppe, elle tourne autour de vous, elle vous guide, vous descendez toujours plus bas, toujours plus profondément...

    Vous arrivez dans un lieu de silence et de calme, un espace aussi calme que votre respiration, longue et profonde. La lumière vous enveloppe toujours et vous voyez apparaître un enfant, un petit garçon, vous vous rapprochez l'un de l'autre. Vous vous retrouvez, vous êtes ce petit garçon, vous le reconnaissez. Sa coiffure, son visage, ses vêtements, son allure, sa démarche, son sourire. C'est peut-être une photographie qui s'inscrit sur votre écran mental mais ce petit garçon existe, cet instant existe en vous, retrouvez cet enfant, donnez-lui votre main, ouvrez-lui vos bras.

    Silence…

     « Vous pouvez vous asseoir, l’un à côté de l’autre ou face à face, comme vous le souhaitez. Prenez le temps de vous présenter à cet enfant, dites-lui avec vos mots que vous êtes l’adulte qu’il va devenir et que vous êtes là pour lui, aujourd’hui, que vous avez souhaité le retrouver, pour l’aider à bien grandir, pour l’aider à se sentir bien, pour répondre à ses questions, pour l’accompagner dans son chemin de vie. Vous êtes là pour lui mais il peut aussi vous aider à mieux comprendre l’adulte que vous êtes devenu. Personne ne sait mieux que vous deux ce que vous portez, ce qui est en vous. Profitez pleinement de cet instant. »

    Silence…

    « Comment ça se passe pour vous ?

    -Je suis bien, c’est chaud dans mon ventre. »

    Silence…

    « Demandez maintenant à ce petit garçon de quoi il a besoin. En lui disant que vous le comprenez, que vous êtes là pour lui, que vous êtes là pour écouter ce qu’il a à dire. Vous savez ce qu’il a vécu et vous pouvez répondre maintenant à ces questions. Demandez-lui ce dont il a besoin. »

    Silence

    « Qu’est-ce qu’il vous dit ?

    -Il a besoin d’être aimé.

    -Par qui ?

    -Par son papa.

    -C’est quoi pour lui d’être aimé par son papa ? Être aimé comment ?

    -Il a besoin que son papa soit fier de lui.

    -Bien, très bien. Demandez à votre enfant intérieur de quoi il a encore besoin.

    -Il a besoin de liberté.

    -Par rapport à quoi ou qui ?

    -Par rapport à sa maman. Sa maman l’étouffe parce qu’elle l’aime trop.

    -C’est comment cette liberté qu’il souhaite ? Comment veut-il la vivre ?

    -Il veut pouvoir aller dehors dès qu’il peut, aller dans la forêt, aller voir la mer, aller grimper sur les rochers.

    -Qu’est-ce que ça lui apporte ?

    -Il est heureux, toujours. Il aime beaucoup la nature.

    -Bien, très bien. Demandez-lui de quoi il a encore besoin. »

    Silence…

    « Rien d’autre.

    -Bien, très bien. Alors, maintenant, j’aimerais que vous demandiez à votre enfant intérieur de quoi il a peur ? »

    Silence…

    « Il a peur de mourir étouffé.

    -Pourquoi est-ce qu’il pourrait mourir étouffé ?

    -Il est asthmatique.

    -Mais il a des médicaments ? Ses parents savent qu’il a de l’asthme ?

    -Oui et sa maman a très peur pour lui.

    -C’est pour ça qu’il a l’impression d’étouffer ?

    -Oui, c’est ça. C’est un asthme d’amour étouffant.

    -Comment ça se passe pour lui quand il a une crise d’asthme ?

    -Il a très peur, il a beaucoup de mal à respirer, il doit rester assis dans son lit, il est très fatigué. Il est malheureux aussi de ne pas pouvoir faire de sport comme les autres enfants. Et il a honte d’être trop gros. Il ne veut plus prendre de médicaments. Il veut guérir tout seul.

    -Bien, très bien. Demandez encore à ce petit garçon de quoi il a peur.

    -Parfois, il a peur de ne pas être normal.

    -Pourquoi a-t-il cette impression ? Comment ça se passe ?

    -Parce qu’il aime bien être seul. Il n’aime pas les mêmes choses que les autres enfants.

    -Est-ce qu’il est malheureux de ne pas faire comme les autres ?

    -Non. Mais il se demande si c’est normal.

    -Peut-être que c’est simplement normal pour lui parce que c’est ce qui convient à sa vie. De quoi a-t-il peur encore ? »

    Silence…

    « Il a peur des disputes.

    -Des disputes entre qui et qui ?

    -Entre son frère et ses parents.

    -Mais lui, il n’est pas disputé ?

    -Non, mais il a peur de tous ces cris et il s’enferme dans sa chambre pour ne pas les entendre.

    -Pourquoi est-ce qu’il en a peur ?

    -Il a peur que ça se termine mal, que ses parents se séparent ou que son frère fasse une bêtise. 

    -Bien, Et de quoi a-t-il peur encore ? »

    Silence…

    « Rien d’autre.

    -Bien, très bien. Est-ce que l’adulte que vous êtes aujourd’hui aimerait aider ce petit garçon ?

    -Oui.

    - Alors puisque vous êtes d’accord, je vous propose de prendre ce petit garçon dans vos bras et de le rassurer. Dites-lui les mots qu’il aurait aimé entendre, que vous auriez aimé entendre. C’est votre enfant intérieur. Vous êtes le seul à savoir exactement ce que votre enfant intérieur éprouve. Vous êtes la personne la plus capable de le comprendre et de l’aider. Personne ne peut le faire mieux que vous si vous le désirez, si vous êtes prêt pour cela, prêt pour cet accompagnement. Vous pouvez prendre soin de votre enfant intérieur et en le comprenant davantage, vous comprendrez davantage votre vie d’adulte. Prenez le temps de lui dire les mots qu’il a besoin d’entendre. »

    Silence… 

    « Comment ça se passe pour vous ?

    -Bien, très bien, je suis heureux. Je lui ai dit que je le protègerai, que je serai toujours là, que je sais ce dont il a besoin et que je peux le lui donner. Je lui ai dit que son asthme passera et qu’il fera beaucoup de sport, dans la nature qu’il aime. Je lui ai dit que j’étais fier de lui et de tout ce qu’il allait vivre.

    -Bien, très bien. J’aimerais maintenant que vous preniez la place de ce petit garçon et que vous observiez avec ses yeux. Vous êtes l’enfant qui regarde l’adulte qu’il va devenir, l’adulte qui sera toujours là pour lui. Vous devez lever les yeux pour voir cet adulte et vous pouvez regarder celui que vous allez devenir»

    Silence…

    « Comment ça se passe pour vous ? 

    -J’ai beaucoup d’amour en moi, c’est chaud dans mon ventre et dans mes mains. Je souris intérieurement et je remercie cet adulte d’être là pour moi.

    -Prenez le temps de ressentir tout cela, inscrivez-le en vous, laissez la respiration diffuser ces émotions dans tout votre corps. »

    Silence.

    « Avant de revenir et d’ouvrir les yeux, je vous invite à remercier votre enfant intérieur de s’être présenté à vous. Prenez le temps de lui dire que maintenant vous savez qu’il existe en vous et que vous reviendrez le voir régulièrement, qu’il ne sera plus jamais seul, que vous l’aimez et que vous êtes fier de lui. Prenez le temps de lui dire tout ça. »

    Silence…

    « Et tranquillement, vous pourrez revenir ici et maintenant, quand vous sentirez que c’est le moment… »


     

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  • Se relier à l'Enfant intérieur (spiritualité)

     

    ANALYSE TRANSACTIONELLE 

     

     

     

    Sortant du Triangle Dramatique, LE SAUVEUR

    Par Ana Sandrea

    Dans mon article comment-sortir-du-triangle-dramatique-la-victime/ je disais textuellement, « nous avons appris qu’en étant gentils et en faisant plaisir aux autres, en les servant ou en nous soumettant à leur autorité, nous pouvions attirer leur reconnaissance, des paroles valorisantes, des flatteries, des motivations sincères de la part de nos parents, et ainsi se développa le rôle de Sauveur. Nous avons également oublié les effets secondaires désastreux pour notre personne et les autres. Nous avons mis l’autorité, le respect, notre pouvoir interne à l’extérieur de nous même. Notre valeur dépendant de ce que les autres la percevait ou non»

    Ces deux paragraphes résument parfaitement le problème du rôle de SAUVEUR, L’APPROBATION.

    CHERCHANT L’APPROBATION

    Dans mes thérapies je reçois fréquemment des Sauveurs, et dès qu’ils m’expliquent leur situation je leur demande : tes parents te disaient-ils des petits mots doux, te valorisaient-ils ?, appréciaient-ils tes efforts ? Te félicitaient-ils pour tes réussites ? t’approuvaient-ils ? Ou au contraire ils te critiquaient constamment, se focalisaient sur le négatif de ce que tu faisait et non le positif, ils te maltraitaient ? et la réponse est quasiment systématiquement la même : « ils ne me valorisaient pas ou ils me critiquaient »

    C’est un chemin difficile qui s’annonce pour ces enfants car la majorité prendra la décision de chercher à l’extérieur la reconnaissance qui leur a manqué dans leur foyer.

    Combien de drames a créé le manque d’approbation, à cause de cela, un enfant peut être sans doute le premier de la classe mais par contre en tant qu’adulte, il vivra très mal la critique. Il peut être narcissique, se lancer dans des affaires à risques afin de montrer sa valeur. Chez les femmes, elles peuvent être séductrices ou au contraire se couper de leur féminité pour lutter sur le terrain des hommes comme l’un des leurs…

    Les résultats sont différents selon chaque individu mais ce qui nous intéresse ici, est le rôle du Sauveur, dans le triangle dramatique.

    Comme j’ai déjà donné assez de théories dans les articles précédents : le-triangle-dramatique/ comment-sortir-du-triangle-dramatique-la-victime/ En sortant du triangle dramatique, le bourreau, sur le triangle en soi et les différentes figures, je vais aller directement au diagnostic.

    ES-TU UN SAUVEUR ?

    1.      Quand tu étais petit, as-tu manqué d’attention, d’approbation, d’écoute, de paroles valorisantes, de soutien, de considération, de félicitations de la part de tes parents ou des personnes qui avaient un impact dans ton éducation ?

    2.      Etais-tu constamment critiqué, réprimandé, relégué au second plan, désavoué, comparé, minimisé, maltraité, insulté par tes parents ou par les personnes qui avaient un impact dans ton éducation ?

    3.      As-tu une tendance à aider les gens, à proposer ton aide même si on ne te la demande pas ?

    4.      Lorsque tu fais quelque chose de bon, as-tu besoin de le raconter ? et si personne ne le sait, as-tu l’impression que cela n’a pas de sens ?

    5.      Te sacrifies-tu pour les autres ?

    6.      Est-ce que cela te dérange lorsque les gens ne suivent pas tes conseils ?

    7.      Bien que tu veuilles aider les autres, lorsqu’ils vont mieux, te sens-tu un peu inutile ?

    8.      Vis-tu très mal la critique et le manque de reconnaissance surtout lorsque tu fais bien les choses ?

    Les réponses à ce test peuvent déjà te donner une piste, pour savoir si tu souffres ou non du rôle du SAUVEUR.

    QUE FAIRE ?

    Si tu as des tendances de Sauveur, j’imagine que tu auras constaté que chercher la reconnaissance des autres  ne fonctionne pas toujours, et cette voie peut t’apporter beaucoup de déceptions et de frustrations.

    Donc, comment chercher l’approbation qui t’a manqué ? Cette reconnaissance, tu peux seulement te la donner toi-même.

    Voici un exercice :

    Comme il s’agit de l’enfant intérieur qui n’a pas été reconnu, il est préférable de le soigner directement.

    Chaque fois que tu fais quelque chose d’important, dis-toi devant un miroir, « je te félicite ! », « tu l’as très bien fait ! », « excellent ! » ou une certaine phrase que tu aimerais que les autres te disent. Il est possible que tu te sentes un peu ridicule au début, mais cet exercice est terriblement réparateur.

    En méditation, respires trois fois en sentant en conscience l’air qui entre et sort de tes narines. Ensuite, tu te concentres dans ton cœur et tu visualises un jardin à l’intérieur ; une fois ici, tu appelles ton enfant, tu observes son âge, comment il se sent, et comment est son visage.

    Mets toi en face de lui en tant qu’ adulte responsable et conscient, prends le dans tes bras et dis lui toutes les phrases que tu aurais aimé que tes parents, grands parents, maîtres, professeurs, frères etc. te disent.

    Reconnais son individualité, ses efforts, ses réussites, son intelligence, sa bonté, sa générosité, son courage sa beauté, son aide, son développement, son travail.

    Lorsque l’enfant intérieur sourit et se comporte à nouveau de façon joyeuse, dis lui « je te laisse ici, dans mon cœur, nous sommes unis, tu n’a qu’à m’appeler, ici tu es en sécurité, je t’aime très fort.

    Répètes cette méditation minimum 21 jours d’affilée, c’est le temps que prends la formation d’un nouveau chemin neuronal, en plus elle est très courte et dure seulement quelques minutes.

    Mes autres articles sur le sujet: Le Triangle DramatiqueComment sortir du Triangle Dramatique?, La VictimeEn Sortant du Triangle Dramatique, Le Bourreau

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    à bientôt.

    Ana Sandrea, thérapeute et coach intuitive.

    www.maitredetavie.com

  • Victime, Bourreau, Sauveur

     ANALYSE TRANSACTIONNELLE

     

     

    Comment Sortir Du Triangle Dramatique ? LA VICTIME

    Par Ana Sandrea

    La semaine dernière, j’ai écrit un article intitulé « le triangle dramatique » où j’expliquais les trois figures crées par Stephen Karpmann, spécialiste de l’analyse transactionnelle : Victime, Bourreau et Sauveur.

    Bien que j’ai expliqué brièvement chacune d’entre elle, par manque de temps, je n’ai pu proposer aucune solution pour sortir de ce jeu si dangereux et commun.

    J’utilise le tutoiement, car je voudrais établir un lien directe avec « toi » qui me lit.

    J’ai donc immédiatement reçu des messages du style « super je me suis identifié à ce que tu expliques mais comment je dois faire pour sortir de tout cela ?

    Aujourd’hui je te donne quelques éclaircissements qui t’aideront, premièrement  à te rendre compte que tu es entré dans le triangle, et deuxièmement, quelques pistes pour en sortir.

    Comme le thème est vaste, les solutions seront tournées vers le rôle de la victime, et lors d’écrits ultérieurs, je traiterai de la figure du bourreau et de celle du sauveur.

    Avant toute chose, je voudrais te prévenir que l’action la plus efficace quant au triangle dramatique, est de ne jamais y entrer, parce que cela peut se convertir rapidement en une philosophie de vie, qui est assez difficile à démonter.

    ANTECEDENTS

    LA VICTIME ;

    Tous, nous avons de bonnes raisons de nous comporter comme des victimes, c’est un mécanisme qui fonctionne presque toujours, depuis l’enfance, quand notre mère nous refusait quelque chose ; en nous plaignant, en pleurant avec amertume, en faisant une tête de malheureux, généralement, nous la faisions changer d’opinion, et ainsi, comme la majorité, nous avons conclu que nous convertir en victime de l’autre nous permettait d’obtenir ce que nous ne pouvions pas en faisant une simple demande…. Nous en avons fait l’expérience tellement de fois que nous l’avons ancrée dans nos cellules ; mais à cause de notre innocence et notre ignorance, nous n’avons pas tenu compte des aspects morbides de cette façon de faire, et pourtant ils existent. La manipulation par exemple, au détriment de ma personne, que nous avons établie dans certains cas, comme une règle de vie.

    Cette fausse croyance a créé de véritables drames dans notre société.

    La victime est également renforcée, par les médias, jusque dans les contes pour enfants. La majorité des personnages ne sont-elles pas des victimes ? Est-ce que Blanche-neige, Cendrillon, la Belle au bois dormant étaient des femmes puissantes qui atteignaient leurs buts avec l’aide de leur pouvoir interne ? Non, absolument pas, elles furent des personnes que nous avions envie d’aider en entrant dans le conte, en premier lieu, et qui au final réussissaient tout en nous faisant pitié.

    Le triangle dramatique a été validé par les histoires pour enfants, comme le petit chaperon rouge : d’un côté il y a les victimes : le petit chaperon rouge est une petite fille démunie, qui ne peut pas faire grand-chose et la grand-mère, qui pourrait être l’adulte responsable mais qui est malade ; le loup est le grand méchant, et le sauveur qui est le bucheron.

    Ceci est loin d’être un cas à part, dans presque tous les contes, récits, feuilletons télévisés, ce triangle se répète.

    Son problème caché : la victime n’a pas confiance en elle-même, elle craint d’exister pour elle-même, de s’affirmer, par crainte de perdre, d’échouer ou d’être abandonnée. Pleurs, doute rébellion sont ses modes d’expression.

    LE SAUVEUR :

    Parallèlement, nous avons appris qu’en étant gentils et en faisant plaisir aux autres, en les servant ou en nous soumettant à leur autorité, nous pouvions attirer leur reconnaissancequi nous a manqué quand nous étions petits, des paroles valorisantes, des flatteries, des motivations sincères de la part de nos parents, et ainsi se développa le rôle de Sauveur. Nous avons également oublié les effets secondaires désastreux pour notre personne et les autres.

    Nous avons mis l’autorité, le respect, notre pouvoir interne à l’extérieur de nous même. Notre valeur dépendant de ce que les autres la percevait ou non, sans savoir que pour exister en tant que Sauveurs nous avions besoin ni plus ni moins d’une victime à pouvoir sauver, et qu’inconsciemment, nous ne sommes pas intéressés à l’aider réellement à sortir de son drame, puisque cela supposerait la fin de notre rôle.

    Son problème caché :

    Personne qui cherche à tout prix la reconnaissance parce qu’elle lui manque, elle a peur de faire du mal en établissant ses limites, et ne se respecte pas. Elle accumule de la rancœur, de la culpabilité, ne sait pas donner ce qui est juste,  elle donne généralement trop, et s’épuise.

    LE BOURREAU :

    Lorsque dépassés, irrités, fatigués, désespérés par les difficultés émotionnelles, et relationnelles qu’impliquent le schéma de victime-sauveur, suffocant d’injustice, nous tombons dans l’amertume et le ressentiment, nous créons le bourreau qui est le côté obscur de la force. Celui-ci espère qu’en projetant sa souffrance sur les autres il l’a sentira moins, oubliant les effets pervers de cette opération.

    C’est-à-dire qu’avant tout, la majorité des bourreaux sont conscients d’une manière ou d’une autre de ce qu’ils font, et même si inconsciemment ils ont une image dégradée d’eux-mêmes, ceci sans parler de la quantité d’émotions toxiques qui découlent d’un petit rôle si polémique : culpabilité, doute, colère, désespoir… et de la part de souffrance que génèrent ces comportements destructeurs, en soi-même et pour les autres.

    Son problème caché :

    Le bourreau à peur de montrer sa frustration, ses désirs, ses aspirations, il fait tout pour que les personnes pensent qu’il n’a pas de problème et qu’il est fort. Il cherche à dominer, à contrôler, il vit dans la peur secrète d’être démasqué. Il se venge inconsciemment de sa douleur et des blessures souffertes pendant l’enfance, c’est-à dire de la victime qu’il a été un jour…

    Il est important de savoir, qu’une fois entré dans le jeu, à un moment donné, nous endosserons les différents rôles. N’est-ce pas la victime de son propre bourreau ? Ou le bourreau victime de soi même.

    VICTIME BOUREAU OU SAUVEUR ?

    Pour le savoir, répond avec sincérité à ce test, créé par Lyliane Clémente

    Sauveur :

    1.       Aides-tu des personnes qui ne te l’ont pas demandé ? oui – non

    2.      te sens-tu coupable, responsable, mal lorsque quelqu’un de ton entourage a des difficultés ? oui – non

    3.      cela te dérange-t-il car tu en es convaincu, que quelqu’un que tu connais irait mieux s’il écoutait tes conseils ? Oui – non

    4.      Te sens-tu exploité et non considéré à ton travail, malgré tous tes efforts pour aider les autres. Oui- non

    Victime :

    5.      Accuses-tu les autres d’être la cause de tes problèmes ? oui – non

    6.      te dénigres-tu ou te diminues-tu devant les autres ? oui – non

    7.      te plains-tu de tes difficultés sans rien faire ? oui – non

    8.      en difficulté, agis-tu de manière autonome ou attends-tu que se soient les autres qui te sauvent ? oui non

    9.      donnes-tu plus d’importance à la manière dont les autres te perçoivent plutôt qu’à celle dont tu te perçois toit même ? oui –non

    10.  demandes-tu d’une manière ou d’une autre, de l’attention de la part des autres ? oui – non

    11.   critiques tu les autres parce qu’ils ne font pas ce que tu espérais qu’ils fassent ? oui – non

    12.   t’es-tu mis en danger pour attirer l’attention des autres ? oui – non

    13.   cèdes-tu au chantage affectif ? oui – non

    Bourreau :

    14.  sens-tu la nécessité d’agresser, humilier, maltraiter, insulter, frapper, violer, ne pas respecter, rabaisser, te moquer, tromper une personne de ton entourage ? oui-non

    15.   provoques-tu de manière négative ton couple, tes amis, tes collègues afin d’obtenir ce que tu désires ? oui –non

    16.   es-tu coléreux, bagarreur, crieur, polémique et conflictuel ? oui – non

     
    17. Est-ce qu’on t’a fait le reproche que tu es sévères, manipulateur, dominant, et que tu veux toujours avoir raison? oui – non
    18. utilises-tu le chantage affectif, séduis-tu les autres pour obtenir ce que tu désires? oui – non
     
    si tu as répondu deux oui quelque soit la catégorie, victime, sauveur ou bourreau, il est probable que tu utilises les relations de force  comme moyen de relation aux autres
     

     QUE PEUT-ON FAIRE ?

     Grâce au test, tu as défini dans quel (s) rôle (s)  tu te trouves,  à présent, je vais te proposer une série de questions et suggestions pour t’aider à sortir de ce triangle infernal.

    VICTIME : une des prises de consciences que mon travail de thérapeute m’a permis, est de constater les grandes souffrances auxquelles sont soumis beaucoup d’enfants et de personnes, parfois j’ai l’impression quand j’écoute certains de mes clients, que l’inconscience humaine est sans limite, seule la spiritualité m’apporte des réponses, à ce qui paraît une escalade de folie.

    Beaucoup de personnes ont vécu de telles situations, notamment quand ils étaient enfants, que prendre des responsabilités leur est très difficile, et lorsqu’ils le font, ils se demandent comment ai-je pu me créer de telles circonstances ?

    Pourtant, je suis convaincue que « NOUS SOMMES CREATEUR DE TOUT CE QUI NOUS ARRIVE DANS LA VIE » qu’il n’existe pas de malchance, de fatalité, d’accident. Tout, sans exception a été créé ou co-créé par nous-mêmes.

    Je sais que dans certains cas, c’est très dur de l’accepter, surtout si nous avons souffert d’abus, de torture ou de la perte d’un être cher. J’en ai conscience.

    De mon point de vue, nous avons choisi la planète, le pays, la famille, les parents et frères et sœurs avec lesquels nous désirons nous incarner, pour  vivre des circonstances particulières, bien qu’obscures pour nous, afin de les conscientiser et apprendre d’elles dans ce jeu complexe qu’est la VIE.

    Nous attirons également par résonnance les amis, le couple, les enfants, les événements, les travaux, les ennemis etc. dont nous avons besoin pour notre évolution.

    Je sais très bien que si tu as vécu une enfance douloureuse, ou si tu es dans la souffrance, il est très dur de lire cela sans réagir, crois moi je te comprends. Il faut que tu comprennes que tu as créé ces circonstances en partie à cause de la croyance qui existait dans le passé, qui est que nous devons souffrir pour évoluer, ce qui est vrai, mais jusqu’à un certain point.

    Comme créateurs également nous pouvons changer cela, je vais faire ici une analogie avec les systèmes informatiques. Seul le programmateur a accès au programme et peut le modifier, et bien en nous, c’est la même chose, nous créons toutes ces circonstances douloureuses mais nous pouvons également les changer.

    J’ai aidé des personnes qui ont souffert de véritables drames, ces personnes se sont dit un jour, « ok, j’ai souffert mais maintenant  je ne veux plus de souffrance. Toutes ont cherché une manière de sortir du problème, en mobilisant pour cela leurs ressources internes, parfois insoupçonnées, qui les ont aidées et portées vers la voie de la libération.

    Chercher des coupables est inutile,  il existe uniquement des êtres responsables.

    Une fois que tu décide de passer à l’action et te prendre en charge, tu verras combien l’Univers fait en sorte de t’aider, mais avant cela, tu dois prendre ta responsabilité et contacter la force infinie que tu as toujours eu en toi.

    Si tu vis une situation difficile et que tu ne veux pas te voir comme une victime, pose toi les questions suivantes :

    Que me montres de moi cette situation ?

    Si quelqu’un te fais du mal : quelle partie de moi est en train de révéler cette personne ? Puisque nous agissons comme des miroirs, et l’autre est seulement une partie de moi que je ne veux pas voir.

    Quels recours j’ai besoin de mobiliser pour sortir de cette situation ? Quelle partie de mon ÊTRE c’est-à-dire la part de Dieu en moi, celle qui possède tout et qui est déjà tout,  puis-je mettre en avant  pour résoudre ce problème ?

    Que puis-je faire avec ce défi, comment je peux apprendre de cela, et même, quel sens puis-je lui donner ?

    Est-ce que je suis en train de donner  mon pouvoir à cette personne qui veut m’aider, plutôt que de me débrouiller tout seul ?

    Quelle partie de mon identité ai-je besoin de changer pour résoudre cette situation ?

    Dans le prochain article je donnerai des solutions pour sortir du rôle de Bourreau.

    Si tu as aimé cet article merci de me laisser un commentaire plus bas, ils sont très importants pour moi, tu peux également t’inscrire à mon blog pour recevoir mes écrits et vidéos par mail, sur la première page en haut. Cet article peut aider d’autres personnes, si tu connais quelqu’un qui peut en être intéressé, n’hésite pas à lui envoyer! cliques sur l’icone de Facebook et Twitter pour l’avoir sur ton profil.

    Merci, et à bientôt

    Ana Sandrea, www.maitredetavie.com

    Traduction du espagnol au français Florence Licari (merci florence!!!)  

     

     

  • Le Triangle dramatique

    ANALYSE TRANSACTIONNELLE.

     

    Le Triangle Dramatique

    http://asandrea.files.wordpress.com/2012/03/damon-elena-and-stefan.jpgPar Ana Sandrea

    J’ai toujours été intéressée par les interactions entre les personnes, j’ai d’ailleurs traité ce sujet dans plusieurs de mes articles. Aujourd’hui j’ai décidé d’aller encore plus loin par rapport aux différents rôles que nous pouvons avoir dans une relation.

    J’utiliserai l’outil crée par Stephen Karpmann, spécialiste en analyse transactionnelle,  »Le Triangle Dramatique ».

    Celui-ci est définit par trois rôles : la Victime, le Bourreau et le Sauveur.

    Je vais les expliquer brièvement:

    http://asandrea.files.wordpress.com/2012/03/mujer-victima-del-aborto.jpgLa Victime, C’est le personnage principal, autour duquel se créent les deux autres rôles, il est impuissant, il ne prend pas de responsabilités, tout est la faute de l’autre, du destin, de la mauvaise chance, de Dieu, d’un  »accident », c’est une manière d’attirer l’attention, l’aide, l’amour, un des messages caché est  »pauvre de moi », de cette manière il attire également la pitié, la compassion, mais il peut aussi réveiller chez les autres la colère, l’agressivité, et alors le jeu des blessures commence…

    Je me souviens toujours de l’histoire d’un de mes clients, qui avait une relation toxique avec sa partenaire.

     »Au début, tout était magnifique, il y avait une forte attraction sexuelle entre nous, on appréciait être ensemble, mais un jour, au milieu d’un ébat amoureux passionné, elle me demanda de la frapper avec une sandale de plage, je fis abstraction de sa demande, mais elle insista tellement que j’ai finis par le faire, c’était fou, je me suis sentis super excité, suite à cela, une relation de force, de dominant-dominé s’installa dans notre couple, laquelle commença à se dégrader de plus en plus, jusqu’à en arriver à la caricature. »

    Alors que cela paraît un cas extrême ce n’en est pas un, peut-être qu’avec des mécanismes plus subtiles, nous acceptons, à cause de nos carences, des situations inacceptables, pas seulement au niveau du couple, mais aussi dans le travail, dans l’amitié ainsi qu’avec nos parents et enfants.

    http://asandrea.files.wordpress.com/2012/03/ira.jpgLe Bourreau C’est la personne qui croit avoir le contrôle, il est critiqueur, possessif, tyrannique, rabaisse, réduit, croit que les autres sont stupides, incompétents, il pense que s’il a fait quelque chose de mal c’est à cause de la victime, dans la violence conjugal par exemple, fréquemment cela fait parti de l’agresseur  »il ou elle m’a cherché »  »si tu m’avais dit ou avait fait telle chose… »  »Je te l’avais dit, si seulement tu m’avais écouté »  »je fais le maximum pour toi »  »Je ne veux pas te blesser mais je vais te dire la vérité » Le bourreau a beaucoup de colère, de rage, de frustrations non résolues ; au lieu de les affronter il envie les autres qui ont cette énergie, il se croit indispensable, sans lui la victime serait perdue.

    http://asandrea.files.wordpress.com/2012/03/super-hero.jpgLe Sauveur En recherche de reconnaissance, en apparence il veut aider, mais en réalité ce qu’il l’intéresse c’est que la victime continue à l’être pour pouvoir obtenir la reconnaissance recherchée. Généralement il propose son aide, il n’est pas nécessaire de lui demander, il peut devenir envahissant, une des facettes du sauveur par exemple peut être l’aide financière, cela peut convertir l’autre en assisté et ce qui ne lui permettra pas de développer ses facultés et révéler ses talents. Dans une situation d’interaction, le message du sauveur à la victime et au bourreau est  »Je vais vous aider »  »A ta place je ferais »

    Le Sauveur, veut se donner une aura positive, de quelqu’un de bon, généreux, et certainement qu’il l’est, seulement pour se maintenir dans cette position il a besoin d’un jeu sociologique extrêmement nocif.

    Pendant que nous sauvons quelqu’un, nous nous échappons de nos propres difficultés. Je vois fréquemment cela avec des personnes désintéressées par la religion, ou des oeuvres caritatives…

    Il est important de savoir, qu’en essayant de sauver les autres, nous leur évitons aussi, la connaissance et l’évolution que produisent les difficultés.

    QUE FAIRE?

    Le plus important à faire par rapport à ce triangle, est de ne jamais y entrer, mais nous avons appris ces jeux psychologiques depuis l’enfance, de manière naturelle, nous les répétons et ils font partie de notre personnalité, comme tout ce qu’on a apprit, nous pouvons les changer en nous transformant en adulte responsables.

    Dans le prochain article http://espaceconscience.com/2014/06/comment-sortir-du-triangle-dramatique-la-victime/, je donnerai des outils pour sortir de ce triangle et j’irai plus loin dans la réflexion. Ne le manquez pas!

     Ana sandrea

    www.maitredetavie.com

     

  • Ce que je vis.

    .."la synchronicité se produit en conséquence d'un changement dans notre futur qui agit de façon rétrocausale sur notre présent (déterminisme inversé). Ce changement fait suite à un examen intérieur profond qui permet de dégager le sens que l'on donne à sa vie (autonomie) et de faire émerger en conséquence un destin idéal, une volonté authentique: c'est l'éveil de l'intention, qu'il importe de bien clarifier pour pouvoir être sensible à toute forme de réalisation imprévue qu'elle prendra (significativité), même si elle parait irréalisable au départ (rêve). Suite à cet éveil, notre futur est sur le point de se modifier, encore faut-il que nous parvenions à nous détacher de notre passé qui tend à nous maintenir dans une direction contradictoire, car automatique: nous devons lacher prise, puis rester détachés de l'emprise (karmique) de notre passé. C'est ce qui permet alors à notre futur de changer instantanément (labilité): L'intention devient ainsi réellement agissante dans ce futur (débloqué), mais ce dernier ne se maintient que par l'entretien de la confiance qui permet de vivre au temps présent (participation), condition essentielle de préparation aux cadeaux de la vie. L'amour que nous avons peut ensuite énergétiser ce futur pour qu'apparaissent les voies non causales qui nous offrent des ponts pour l'atteindre, lesquels peuvent se présenter n'importe où (non localité) et à tout moment (imprévisibilité). Encore faut-il, là aussi, que nous rendions possible la création de ces ponts. Ils ne peuvent se former que si nous augmentons le champ des possibles en favorisant les chemins du hasard. Ceci n'a lieu que lorsque nous provoquons le changement (nouveauté) et acceptons de danser avec le chaos (trickster) quitte à dépasser nos peurs et limites intérieures (transliminalité élevée) afin que la magie puisse apparaître. Mais attention: l'univers peut nous avoir tendu son cadeau, encore faut-il que notre raison ne réprime pas au dernier moment notre intuition au moment où ce cadeau devient presque visible (intelligibilité) en nous empêchant de nous engager dans la voie offerte..."


    Tout est là. 

    C'est ce que je vis. 


    Lire la suite

  • Synchronicité.

    Depuis deux jours, je tente de saisir quelques données de cette page...Je sais, je sens qu'il y a dans toutes ces recherches des réponses à mes questions...

    Cette impression, extrêmement forte, que la conscience crée la matière...

    Et je dis bien "impression" car il ne s'agit pas uniquement d'une élucubration mentalisée...

    Cette perception du "Je qui est", au-delà du "Je suis". Il y a en moi une entité qui a besoin de s'observer pour s'explorer et le "Je suis" est l'espace expérimental du "Je qui est". 

    J'ai vu un jour dans les yeux de la femme que j'aime une Présence qui s'observait...

    Et je ne suis pas fou...

    Je le serais inévitablement si je ne cherchais pas obstinément à comprendre ce qui est en moi. Ce qui est en tous, ce qui est dans l'Un. 


    http://www.synchronicite.net/

    Les Théories de la Synchronicité

    ou les différentes approches de l'ordre sous-jacent qui préside aux manifestations du hasard:

    Informations, archétypes, champs morphiques, formes pensées, psyché quantique ?

    Note: l'auteur de cette page est également celui d'une nouvelle théorie de la synchronicité developpée sur http://www.philippeguillemant.net

    La science bute toujours aujourd'hui sur l'incroyable défi pour la raison humaine que représentent les témoignages nombreux et crédibles de certains phénomènes qui par leur synchronisme étrange exigent la recherche de causes physiques, tout en ne laissant aucune possibilité d'explication causale: il s'agit de synchronicités ou de coincidences dont la forte improbabilité laisse penser qu'elles n'ont pas pour origine un hasard du à notre ignorance des causes.

    Du point de vue du commun des mortels, les coïncidences les plus courantes ont été banalisées par différentes expressions comme << Le monde est petit >>, << La loi des séries >>, << La loi de Murphy >>, << L'effet Pauli ou effet Démo >> ou encore << La Chance >>. Certaines synchronicités peuvent également être très banales comme par exemple: suite à un problème que vous aviez en tête, vous prenez au hasard et sans y penser un livre dans une librairie et vous êtes surpris d'y trouver une réponse à vos questions.

    L’exemple classique présenté par le père du concept de synchronicité (1946), Carl Gustav Jung, est celui d’une patiente ayant tendance à trop rationaliser ce qui lui arrive, rendant ainsi son analyse inefficace. Un jour elle raconte un rêve à Jung dans lequel elle reçoit un scarabée d’or. Au même moment, elle entend un bruit à la fenêtre et Jung va l'ouvrir puis saisit l'insecte qui s'y trouve et le montre à sa patiente: « Le voilà votre scarabée » dit-il, attrapant l’insecte qui vient de se cogner contre la vitre. Le choc ressenti par elle à cette vue eu alors pour effet de générer chez elle un déblocage mental qui aida grandement à la poursuite de sa thérapie.

    Ce ne sont cependant pas ces évènements plus ou moins imputables au hasard et relativement subjectifs qui justifient à nos yeux la nécessité de rechercher une théorie physique de la synchronicité. Ce sont des évènements encore plus puissants dans leur improbabilité et dans leurs conséquences, par exemple des cascades de coïncidences significatives qui changent une vie profondément, que différents auteurs ont relaté dans de nombreux ouvrages et qu'il serait trop long de résumer ici. L'un des aspects du caractère le plus intriguant des synchronicités est qu'il semble aujourd'hui de plus en plus admis qu'il soit possible de les provoquer, ce qui en ferait ainsi un phénomène reproductible qui ouvre la porte à une possible approche scientifique et expérimentale.

    Il semblerait toutefois que les synchronicités les plus improbables tendent à se produire dans certaines circonstances particulières de la vie où une transformation à la fois psychique et matérielle est à l'oeuvre, cette situation instable pouvant conduire le sujet à changer radicalement sa vie. La synchronicité semble alors jouer un rôle de guidage dans ce processus de changement. Au contraire, les personnes ayant une vie bien réglée par des habitudes ont très peu de chances d'en vivre. C'est pourquoi il s'agit d'un phénomène difficile à contrôler et qui se prète mal à une investigation rationnelle.

    La pensée rationnelle dominante ne sait d'ailleurs y répondre qu'en invoquant le hasard ou la subjectivité de l'observateur, mais cela n'explique pas la caractéristique essentielle de ces phénomènes qui provient moins de leur subjectivité que de leur forte improbabilité. Le fait de mettre systématiquement cette improbabilité sur le compte du hasard lui-même en prétendant qu'il n'y a aucune autre explication à rechercher provient au mieux d'une méconnaissance des lois de la statistique, au pire d'une foi aveugle dans le caractère abouti d'une science qui reposerait exclusivement sur la causalité. Bien qu'il soit juste et sain d'invoquer en première hypothèse le hasard face à de tels phénomènes, il devient obscurantiste de maintenir envers et contre tout cette hypothèse en présence de cas où elle ne résiste pas au calcul des probabilités.

    Depuis des décennies, de nombreux auteurs ont cherché à trouver d'autres explications et ont proposé différentes théories alternatives au hasard. Elles s'interessent toutes à la compréhension de l'ordre sous-jacent au réel qui semble présider à ces manifestations:

    Tableau récapitulatif

    Nom* de la théorie Auteur
    Idées fortes
    Année
    Théorie de l'Acausalité C.G. Jung et W.E. Pauli

    L'inconscient collectif et sa manifestation non causale

    1952
    Théorie de l'Ordre Implicite David Bohm Idée que la réalité s'implie ou se déplie comme un hologramme 1980
    Théorie des Champs Morphiques Rupert Sheldrake

    Concept de causalité formative (pensées agissantes)

    1988
    Théorie de l'Ordre Caché David Peat
    Synthèse des approches reliant la synchronicité et la mécanique quantique
    1988
    Théorie des Hasards Nécessaires Jean-François Vezina

    Synchronicité relationnelle (approche expérimentale)

    2001
    Théorie du Champ Akashique Ervin Laszlo

    Champ d'informations sous la manifestation du réel

    2004
    Théorie de la Psyché Quantique François Martin

    Synchronicité et intrication quantique du psychisme

    2004
    Théorie de la Double Causalité Philippe Guillemant

    Déterminisme inversé, rétrocausalité et libre arbitre

    2009
    Théorie de l'Endo-Système Joachim Soulières

    Interactions entre endo-système et exo-système

    2012

    Dans la revue qui suit nous développons sommairement chacune de ces approches en tentant d'en extraire les points communs. Chacune apporte un éclairage original et complémentaire sur ce phénomène qui n'est pas encore - ou trop marginalement - intégré par la physique comme sujet d'étude "mainstream". L'objectif de cette page et de ce site est de contribuer à ce qu'il le soit.

    1 / Théorie de l'Acausalité

    Carl Gustav Jung a étudié le phénomène de synchronicité conjointement avec le physicien Wolfgang Pauli, l'un des pères de la physique quantique qui a reçu le prix Nobel en 1945 pour la découverte du "principe d'exclusion de Pauli", un principe fondamentalement acausal. L'acausalité étant un concept émergeant de la mécanique quantique, la collaboration entre Jung et Pauli les a conduit a rattacher ce phénomène à un "synchronisme acausal " dans lequel les deux événements sont liés par un principe de correspondance dénué de causes. Autrement dit l'Acausalité est l'absence de lien causal entre deux événements corrélés.

    Pauli a ainsi eu une participation décisive pour la préparation finale de la théorie de l'inconscient collectif de Jung (Théorie de l'Unus Mundus) dans laquelle il introduit la notion d'archétype comme provenant de la tendance humaine à utiliser une même « forme de représentation psychique donnée a priori ». L'archétype peut ainsi être considéré comme une "forme pensée" qui existe déjà dans un collectif humain et qui est même un principe fondateur de sa tradition.

    Si l'on essaie de se rapprocher de la physique on pourrait dire que l'archétype agit en tant qu'attracteur de toute autre "forme pensée" qui s'en rapproche. L'Acausalité peut alors se concevoir comme recouvrant le mécanisme encore inconnu qui tend à synchroniser des évènements reliés par le sens (similarité archétypale) et non par la cause.

    Ce n'est qu'en 1992 qu'a été publiée la correspondance entre Jung et Pauli. Il s’agit surtout de discussions entre eux sur la relation entre la psyché et la matière, où l'on découvre qu'ils sont parvenus avec un accord remarquable à la supposition de l’existence d’un seul monde dans lequel la psyché et la matière seraient une seule et même chose. Nous verrons que cette absence de distinction entre matière et psyché, somme toute très objective dans une vision matérialiste, a des implications fortes sur une théorie de la synchronicité qui centre son approche sur le temps..

    2/ Théorie de l'Ordre Implicite de David Bohm:

    La théorie de l'Ordre Implicite (ou encore implié, caché...) suppose que le comportement des particules élémentaires est à tout instant déterminé par une description d'un ordre supérieur, non observable dans notre espace temps ordinaire à 4 dimensions. En ce sens elle rejoint la théorie des cordes qui fait appel à des dimensions supplémentaires de l'espace, qualifiées de dimensions invisibles, car extrèmement petites ou encore repliées sur elles-mêmes.

    Le problème de cette hypothèse est qu'elle est à priori en contradiction avec les conclusions de la mécanique quantique, vérifiées depuis 1982 par l'expérience d'Alain Aspect, suivie de bien d'autres, selon lesquelles il ne peut exister de variables cachées qui détermineraient le comportement apparemment aléatoire des particules.

    Cependant, en unifiant la mécanique quantique et la relativité générale d'Einstein, la théorie des cordes nous propose un modèle cohérent de l'univers dans lequel il existerait bien un ordre supérieur caché, qui serait contenu dans des dimensions supplémentaires de l'espace embobinées dans un espace de Calabi-Yau, décrivant les propriétés de vibration des cordes et notamment leurs formes géométriques.

    Le comportement des particules ne serait donc pas déterminé par des variables cachées faisant partie de notre espace-temps ordinaire mais par des informations extérieures à cet espace-temps, qui seraient contenues dans des dimensions spatiales supplémentaires, au nombre de 7 selon la théorie M.

    Or les conclusions de David Bohm conduisent au solipsisme, cette philosophie selon laquelle le Monde est dans l'esprit de celui qui l'observe, et serait ainsi indissolublement relié à, voire dépendant de, notre psyché: Tout est dans tout, nous dit-il, la masse, l'énergie contiennent des informations sur l'univers tout entier. Quand un son ou une lumière parvient jusqu'à nous, que la conscience les reconnaît, nos organes sensoriels sont confrontés à tout l'Univers. Nous devenons le sujet de notre étude, l'observateur s'observe.

    On peut alors s'avancer à conclure, si ces intuitions sont fondées, ainsi que la théorie des cordes, que ses dimensions supplémentaires de l'espace pourraient être intimement liées à notre psyché, à notre esprit, en tant qu'entité douée de la propriété de nous rendre observateur de l'univers. Cette idée est reprise dans la théorie de la double causalité, dans le but d'expliquer le mécanisme des synchronicités.

    Le phénomène de synchronicité serait alors l'une des rares manifestations concrètes de l'"ordre caché" de l'univers.

    Voir également à ce sujet cet article sur un portail d'Astronomie

    3/ Théorie des Champs Morphiques de Rupert Sheldrake:

    La morphogénèse sheldrakienne est censée toucher toutes les formes auto-engendrées, des cristaux aux embryons, du langage à nos comportements. Vaste ambition, que les sciences modernes peuvent toutefois difficilement intégrer. La résonnance morphique remet en effet en cause toutes les disciplines contemporaines.

    Dans son premier livre, Une nouvelle science de la vie (1981), ce jeune biologiste de Cambridge essayait de tout prouver par A plus B, citant moultes expériences frappantes, tant sur les cristaux que sur les rats ou sur les humains, mais son approche a toujours eu le même souci que la parapsychologie: grand renfort de statistiques et/ou témoignages, mais absence de modèle de compréhension connecté à la physique actuelle.

    Dans son livre, Presence of the Past (1988, traduit La mémoire de l’Univers), Rupert Sheldrake affirme que tout ce qui arrive devient une question d’habitude, de coutume. La lumière même, qui se déplace à 300000 km/s ? Est-ce parce qu’elle a pris cette habitude ? Rien ne serait immuable. Tout pourrait bouger, évoluer. Nous serions influencés par des "champs de forme" depuis en dehors de l’espace-temps, mais nous influençerions ces champs en retour - comme si une idée divine nous modelait tout en étant modelée par nous en permanence.

    Avec son livre The rebirth of Nature (1991, traduit L’âme de la nature), le chercheur entre dans une réflexion philosophique. Après deux cents ans de mécanisme forcené, dit-il, on a voulu mordicus comparer la nature à nos machines, la transformant en un enchevêtrement de structures inertes, et voilà que s’annonce un nouvel animisme. La nature a une âme !

    A l'occasion de la sortie de son dernier livre "The Science Delusion" Rupert Sheldrake a été invité à faire une conférence à TEDx Whitechapel (2013) où il a présenté la science comme un système de croyances en faisant une liste de dix dogmes selon lui très contestables. Il a ensuite argumenté contre le dogme des constantes universelles de la physique en expliquant que la vitesse de la lumière pourrait varier. Sheldrake n'est pourtant pas physicien. Se rend-t-il compte que la physique sans constantes ne pourrait pas exister ? Or ses résultats sont pourtant là. On ne s'étonnera donc pas que cette conférence ait ensuite été controversée et ait subi une tentative de censure.

    Son travail d'argumentation en faveur de son hypothèse des champs morphiques reste toutefois intéressant, d'autant plus que les champs morphiques peuvent être comparés aux archétypes et à l'inconscient collectif de Jung. Là ou Sheldrake a surement raison, c'est lorsqu'il dit que la science fera un fabuleux bond en avant lorsqu'elle sera capable d'appréhender les champs psychiques. En voici autant de qualificatifs: archétypes, fomes pensées, champs morphiques, psyché quantique...? Dans tous les cas, nous avons là des informations qui semblent se situer en dehors de notre espace-temps.

    Voici sa conférence à TEDx qui est plus une rébellion justifiée contre le matérialisme scientifique qu'une argumentation en faveur de ses thèses:

    4/ Theorie de l'Ordre Caché de David Peat

    Dans son livre, "Synchronicité: le pont entre l'esprit et la matière", David Peat fait une synthèse des approches très distinctes de l'ordre sous-jacent au réel qui ont été faites par de nombreux physiciens. Il développe la liaison possible entre la théorie quantique et la synchronicité, et ouvre la voie à une nouvelle compréhension dans laquelle il considère l'esprit et la matière comme les deux aspects manifesté et non manifesté d'une même totalité liée à la conscience.

    Une originalité de David Peat est de prolonger l'oeuvre de David Bohm dont il fut un collaborateur en intégrant l'enseignement d'Ilya Prigogine sur la théorie du chaos et les structures dissipatives, dont l'étude nécessite les mathématiques non linéaires:

    "L'image suggérée par les mathématiques non linéaires est une image où l'univers apparaît comme une totalité une et indivise, et où ses structures existent en fonction d'un arrière plan plus large. Manifestement, cette image n'est pas loin de celle qui s'applique à la synchronicité. Par ailleurs, cette approche peut éventuellement intégrer l'esprit, puisque la conscience elle aussi peut être considérée comme provenant d'un plan plus profond, commun à la fois à l'esprit et à la matière. En ce sens, donc, on peut voir les modèles déployés de l'esprit et de la matière, qui sont observés lors d'un événement de synchronicité, comme émergeant d'un principe unique."

    En étudiant la nature de l'énergie, du temps, du hasard, de la causalité et des coïncidences, il fait une synthèse des idées de C. G. Jung, Wolfgang Pauli, Ilya Prigogine, David Bohm, John Wheeler, Rupert Sheldrake, etc. pour dessiner l'évidence d'un principe fondamental, d'un ordre caché sous la surface du réel. Il reconnaît que sa synthèse est très intuitive et il en conclut:

    "Il est possible d'imaginer un univers où le physique et le psychologique ne seraient plus séparés, et où la synchronicité serait complémentaire de la causalité ".

    Or nous verrons que cette complémentarité est mise en lumière par la théorie de la double causalité où la synchronicité est liée à une rétrocausalité temporellement symétrique de la causalité.

    5/ Théorie des Hasards Nécessaires de Jean-François Vézina:

    Nous avons à travers Jean-François Vézina, psychologue, auteur et conférencier, une approche à la fois intuitive et pragmatique de la synchronicité, mais surtout novatrice et utile dans le sens où elle tend à donner du sens à notre rapport au monde et à nos relations. En ce sens on peut qualifier JFV d'éclaireur du quotidien. Il se décrit lui-même comme un explorateur de l'inconscient.

    Il scrute les manifestations de l'inconscient collectif à l'aide de différents outils. Ses thèmes de recherches sont la synchronicité relationnelle, le sens des rencontres, la réinvention du couple, le cinéma et la psychologie, l'intelligence émotionnelle et l'influence des nouvelles technologies sur l'être humain.

    En 2001, il publie Les hasards nécessaires, un livre qui traite de la synchronicité dans les rencontres qui nous transforment et qui est vite devenu une référence. Il publie ensuite d'autres livres, le dernier en date (2012) étant "Danser avec le chaos" qui apprend le lecteur à accueillir l'Inattendu et à explorer le rôle créateur du chaos et de l'"inattente".

    Jean-François Vezina: un éclaireur du quotidien

    JFV a bien identifié le rôle de la synchronicité dans les rencontres avec ses aspects à la fois romantiques et "mécanistes" au sens du chaos créatif. De nombreux scientifiques avaient ressenti dans les années 80 tout le potentiel de la théorie du chaos dans l'émergence du vivant. Très intuitif, il s'en est brillamment inspiré et l'a transposé dans le domaine de l'humain dans la lignée de Jung, tout en l'enrichissant par son expérience de psychologue. Il a mis à la portée de tout un chacun le sens des coïncidences dans nos rencontres et en particulier la raison pour laquelle nous rencontrons un partenaire plutôt qu'un autre: un partenaire qui correspond exactement au franchissement d'un nouveau cap d'évolution que nous avons à vivre... et qui n'arrive donc jamais par hasard.

    Son livre "Les Hasards Nécessaires" décrit fort bien cette dimension fondamentalement humaine, romantique et créative de l'existence tout en nous permettant d'accéder le plus simplement du monde à la véritable dimension spirituelle de l'être.

    JFV en conférence à l'INREES:

     

    6/ Théorie de la Psyché Quantique de François Martin:

    Cette théorie postule que le psychisme humain est une excitation particulière d’un champ psychique de nature quantique sous-jacent et universel - un champ qui serait de conscience universelle ainsi que d’inconscient universel.

    Le psychisme humain aurait ainsi une représentation analogue à un système quantique, avec des états virtuels et des états physiques qui correspondraient respectivement à la potentialité et à l’actualisation de l’esprit humain.

    La psyché quantique considére que le libre-arbitre joue un rôle central dans la transition de la potentialité à l’actualisation et vice versa. Elle modélise la psyché humaine comme un champ quantique avec des interactions caractérisées par l’échange d’entités liées à d’autres champs quantiques.

    Elle propose un modèle pour l’état fondamental du psychisme de l’espèce humaine et elle montre comment le psychisme d’un individu donné se manifeste en tant qu’excitations d’un état fondamental individuel. Elle donne une brève description quantique des états d’éveil et des états de sommeil de l’esprit humain.

    La théorie de la psyché quantique propose finalement un modèle de l’infrastructure du psychisme humain, en particulier de l’inconscient, basé sur les idées d’états liés en mécanique quantique c'est à dire d’états quantiquement intriqués.

    7/ Théorie de l'Endo-Système de Joachim Soulières

    Dans son livre "Les coïncidences" paru en mars 2012 Joachim Soulières fait le point sur l'état de la recherche scientifique sur les coïncidences (principalement en psychologie et parapsychologie), après en avoir donné de nombreux exemples. Tout en recensant les différentes approches depuis un siècle (les plus anciens étant les travaux de Kammerer, Koestler et Jung), il fait émerger des concepts clés qui favorisent les synchronicités (coïncidences significatives). Pour qualifier ces concepts clés, il conserve les termes parfois alambiqués employés par leurs auteurs, tels que la Transliminalité (Thalbourne, psychologue australien), la Labilité (Braud, parapsychologue américain), ou encore le Trickster qui nous vient de la mythologie et que plusieurs auteurs mettent en avant pour symboliser le lien entre le chaos et la synchronicité. A ce propos, Jean-François Vezina a très joliment développé ce lien dans son dernier livre "Danser avec le chaos"..

    A la fin de son livre, Joachim Soulières nous dresse un tableau de synthèse qui décrit l'ensemble des propriétés qui caractérisent les coïncidences en les divisant en fonction de la perspective selon laquelle on les considère (en 1ère personne: endo-perspective, en 3ème personne: exo-perspective). Comprenez l'endo-système comme un système d'évaluation subjective (en 1ème personne) alors que l'exo-système est notre système habituel d'évaluation objective (en 3ème personne) qui, en l'absence d'enchainement de causes à effets, exclut le premier en partant du principe que dans ce cas la réalité extérieure doit rester nécessairement indépendante de notre psyché.

    Voici ce tableau dans lequel l'ordre de la liste (1 à 9) a été changé pour faciliter la comparaison qui va suivre :

    Endo-système
    Exo-système
    1
    Significativité (meaningful)

    Absurdité (meaningless)

    2
    Intelligibilité
    Inintelligibilité
    3
    Transliminalité élevée
    Transliminalité faible
    4
    Nouveauté

    Confirmation

    5
    Autonomie

    Fiabilité

    6
    Labilité

    Inertie

    7
    Participation

    Observation

    8
    Trickster

    Gravité rationnelle / Oubli

    9
    Non-localité

    Localité

    = Coïncidence

    = Hasard

    8/ Théorie de la Double Causalité ... versus ... Théorie de l'Endo-Système

    Un aspect interessant du tableau de Joachim Soulières est qu'il comporte exactement le même nombre d'éléments que celui de la classification de la Théorie de la Double Causalité concernant l'état d'esprit qui favorise les synchronicités provoquées par une demande (voir le livre La Route du Temps page 188 ou cette page). De plus la correspondance entre les éléments de ces deux tableau est impressionnante. Voici la liste de Philippe Guillemant concernant l'état d'esprit:

    1. avoir un besoin d'aide authentique,
    2. faire une demande liée à une réelle préoccupation au moment de la demande,
    3. prendre le risque de " se mouiller " par un comportement risqué, non raisonnable et surtout pas raisonné,
    4. demander quelque chose dont la réalisation aura une réelle incidence sur son chemin de vie (changement)
    5. conserver son libre arbitre : surtout ne pas demander à l'"Ange" de choisir à sa place,
    6. atteindre un niveau suffisant de détachement et de lâcher prise,
    7. voir naître en soi un authentique sourire intérieur,
    8. sortir des habitudes et sentiers battus au moment de la demande (ou s'appréter à le faire),
    9. Se positionner dans le don de soi et ressentir l'amour qui l'accompagne.

    On a donc 9 mots d'un coté et 9 phrases de l'autre pour parler des facteurs favorables à l'apparition des synchronicités. On remarque quelques correspondances évidentes comme "Libre arbitre et Autonomie", "Nouveauté et Changement", "Labilité et Détachement".... Ces deux classifications ayant été établies dans un contexte totalement différent, on pourrait s'attendre à ce que la correspondance s'arrète là, or on découvre au contraire un mariage parfait entre les listes de Joachim Soulières et de Philippe Guillemant:

    1 Significativité (meaningful)

    Le caractère significatif de la coïncidence provient de ce qu'elle répond à un vrai besoin (dans le cas contraire elle n'est pas une synchronicité) ce qui la rend d'autant plus improbable.

    2 Intelligibilité Faire une demande préalable permet de rendre la coïncidence intelligible (en allant jusqu'à créer soi-même les codes d'accès, les conditions improbables: voir mon livre)
    3 Transliminalité élevée Savoir dépasser les limites de la raison ou prendre des risques
    4 Nouveauté

    Accepter la nouveauté permet de changer son chemin de vie

    5 Autonomie

    L'autonomie dépend du libre arbitre

    6 Labilité (aptitude à changer)

    Le détachement ou le lacher prise rendent labile

    7 Participation

    La confiance dont témoigne le sourire intérieur est la clé de la participation

    8 Trickster

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