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  • Fermeture

    Quant aux enseignants qui disaient que j'étais "parano", on voit ici les effets désirés de cette réforme. 

    Les fermetures des petites écoles.

     




    Ecole Louis Pergaud à Roncq NON au projet de fermeture

    Vous avez appris par la presse ….comme nous qui avons pourtant des élus au conseil municipal, la fermeture de l’école publique LOUIS PERGAUD au centre bourg de Roncq !

    Comme toujours c’est au nom de la « bonne gestion » que cette décision est « justifiée »

    Silence dans les rangs…c’est pour vous qu’on économise !

    L’argent est sacré …ce qui est fait en son nom ne saurait être contesté ni même discuté

    Contre cette fermeture, nous devons nous mobiliser au-delà des parents et familles concernés car une fois de plus ce sont des valeurs fondamentales qui sont mises à mal :

    • C’est l’école de la république contre l’école privée qu’on laisse seule sur le centre-ville avec demain des menaces directes sur l’autre école maternelle KERGOMARD,
    • c’est l’activité économique qu’on menace à travers les commerces qui vont pâtir de la baisse de passage et donc de fréquentation,
    • c’est de la déshérence du patrimoine municipal qu’on érige en modèle de gestion (laisser pourrir pour ensuite justifier la vente)
    • C’est une vision étriquée de l’économie et du rôle d’une municipalité contraire aux besoins de dynamique et d’investissement
    • Ce sont les plus petits qu’on « punit », les enfants qu’on ignore
    • C’est l’avenir des jeunes familles qu’on bafoue
    • C’est une gestion autoritaire ignorant tous les corps sociaux (parents, enseignants, associations, commerçants …sans parler de l’opposition !

     

    Alors quand l’adjoint en charge de cette « opération » admet en privé  en avoir honte nous ne pouvons que partager avec lui cette honte mais au lieu de nous « coucher » nous réveiller ainsi que les consciences

    Avec vous nous démontrerons qu’un autre projet est possible et obligerons Monsieur le maire à garantir l’accès de toutes les familles à une école publique de qualité sans réserver le centre ville aux intérêts privés des marchands 

      

    Il faut nous rassembler contre ce projet, Il faut signer et faire signer la pétition, MERCI

    roncq avenir    Contacter l'auteur de la pétition

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  • Jackpot pour l'école privée

    Le pire, c'est qu'ils ont l'air surpris...Depuis un an que je le répète.

    Et c'est évidemment VOLONTAIRE DE LA PART DU GOUVERNEMENT. 


    Selon Le Canard enchaîné, la réforme des rythmes scolaires favorise... l'école privée

    Le Canard enchaîné · 20 sep. 2014 à 18:12 · Commentaires 1

    Ecole privée

    Un comble pour un gouvernement de gauche : selon Le Canard enchaîné, la réforme des rythmes scolaires est une aubaine... pour l'école privée. A double titre : en terme d'effectifs et de budget. "La réforme des rythmes scolaires n'étant obligatoire que dans le public, 90% des écoles privées ont décidé de ne pas l'adopter. Du coup, elles connaissent un afflux de nouveaux élèves, que leurs parents hostiles à la semaine de 4,5 jours, ont retiré du public. La réforme fait donc gonfler les effectifs", assure l'hebdomadaire sans toutefois donner le moindre chiffre.


    Mais il y a mieux : grâce à la réforme des rythmes, l'école privée fait une bonne opération... financière ! Aujourd'hui, les mairies, qui financent en partie l'école publique, versent aux écoles privées un "forfait communal" compensatoire, calculé en fonction du coût moyen d'un élève dans les écoles publiques. Vous voyez l'idée ? "Les dépenses supplémentaires des communes pour les nouvelles activités périscolaires vont gonfler ce coût moyen", explique Le Canard. Du coup, le "forfait communal" compensatoire, versé aux écoles privées, va automatiquement augmenter.

    Des effectifs en hausse, un budget en hausse : l'école privée apparaît donc comme la principale bénéficiaire d'une réforme... qu'elle ne s'applique pas. Incroyable, non ?


    *** Source
    - "Une réforme tout bénéf pour l'école privée", Le Canard enchaîné n°4899, 17.09.2014

    Ecole privée, Canard enchaîné

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  • Jarwal le lutin (tome 4)


    "Ils mangèrent en gardant les yeux tournés vers les horizons ou sur les eaux miroitantes. Ce calme étrange dans les pensées secrètes et quelques paroles dérisoires qui surgissaient parfois. Cette présence du monde qui emplissait les esprits, comme un partenaire respectueux qui se tenait, immobile, silencieux et fidèle.

    Au loin, des brumes de chaleur couvraient les vallées d’un voile diaphane, des haleines tièdes qui cachaient les agitations humaines. Les villes se dissipaient sous des volutes immobiles. Les sommets rayonnaient en pleine lumière. Quelques nids de neige subsistaient encore dans les faces sombres. Les forêts de résineux dessinaient des lignes de partage avec les alpages et, plus bas, les feuillus dispensaient des palettes de verts aux variétés infinies.

     

    Léo jeta un caillou dans l’eau du lac. Des ondes circulaires s’étendirent dans une symétrie parfaite.

    « Quand je vois les cercles, comme ça, sur l’eau, expliqua Rémi, j’imagine toujours mes pensées. Comme si la première qui arrive, c’est comme un caillou qui tombe à l’eau et ensuite, la pensée s’étend, s’étend. Et puis, après le calme revient et c’est tout lisse dans ma tête, comme le lac. »

    Lou regarda Rémi avec surprise, une certaine curiosité. Une émotion étrange. Elle n’avait jamais fait attention à lui au collège. Il était juste le frère de son amie, de sa seule amie. Mais elle ne l’avait jamais écouté et elle découvrait un monde intérieur qui lui plaisait beaucoup. Elle se trouva absurde en réalisant qu’elle avait ignoré le garçon uniquement parce qu’il avait un an de moins qu’elle.

    « C’est une très belle image Rémi, avoua-t-elle. Je trouve difficile en tout cas de parvenir à faire en sorte que dans ma tête, ça soit comme le lac. J’ai l’impression que des cailloux tombent tout le temps à l’intérieur et que tous les cercles se superposent sans arrêt. »

    Rémi ressentit un picotement délicieux. Cette certitude qu’il existait vraiment pour Lou, qu’il n’était pas juste qu’un camarade du jour. Il se surprenait en même temps d’avoir osé révéler cette image devant de nouveaux compagnons. Cette conscience soudaine que les pudeurs entretenaient l’insignifiance des échanges alors qu’il suffisait d’être vrai et honnête pour créer un réel partage, une rencontre inespérée. Cette idée que les hommes construisaient leurs propres prisons. Jarwal l’avait dit.

     

    Ils finirent leur casse-croûte et reprirent le chemin.

    Les interrogations s’éveillèrent rapidement. Lou voulait en savoir davantage sur le voyage de l’eau. Tian s’intéressait grandement aux Kogis. Il pensait aux Tibétains, colonisés à leur tour. Encore et toujours des soumissions et des douleurs, rien n’avait changé dans le fonctionnement de l’humanité.

    Marine essayait d’expliquer ce que Jarwal avait découvert à travers la perte de sa mémoire.

    « Il dit que si on reste attaché à notre mémoire, on perd la conscience de la vie. Mais c’est compliqué à expliquer en fait. C’est comme si le passé que notre mémoire garde en elle nous privait de la compréhension de la vie immédiate.

    -Un peu comme si on traînait un fardeau. On dépense notre énergie pour ça alors qu’on devrait l’utiliser dans l’instant présent, c’est ça ? demanda Tian.

    -Oui, c’est ça, acquiesça Marine, en souriant au jeune garçon. Mais en plus, Jarwal disait qu’on en finissait par ne plus exister réellement. On se souvenait d’avoir vécu et on se servait de ces souvenirs pour recevoir le présent.

    -Par exemple, en ce moment, on est tellement attaché au souvenir de Jarwal qu’on en finit par ne plus voir ce qui nous entoure, ajouta Léo, alors que la petite troupe arrivait au col.

    -Tu as bien raison, petit frère, renchérit Rémi. On ne se sert même pas de ce que Jarwal nous a appris. C’est nul.

    -C’est bien la preuve que quand on apprend quelque chose, ça n’est pas pour autant que c’est à nous.

    -Oh oui, Léo, alors tu imagines un peu avec tout ce qu’on doit avaler à l’école, reprit Marine. Et en plus, ça ne nous concerne pas directement. C’est juste du savoir. Alors que Jarwal, il nous parle de notre vie. Et pourtant, même ça, on n’arrive pas vraiment à s’en servir.

    - Dites donc, vous n’imaginez pas le plaisir que j’ai à être avec vous. Je pensais qu’on allait juste faire une balade en montagne et j’étais déjà très contente mais alors, là, ça dépasse tout ce que j’espérais, lança Lou, rayonnante. C’est chouette toutes ces discussions. C’est triste d’ailleurs qu’à l’école, on ne parle jamais de tout ça et même entre nous, comme si l’endroit lui-même nous rendait bête.

    -Ah, ah, éclata Tian, c’est exactement ça, c’est un endroit qui nous rend bête de savoir.  

    -Et qui nous éloigne de nous-mêmes, continua Rémi, en nous racontant que c’est pour nous préparer à gagner notre vie. Je déteste cette expression. »

    Un regard de Lou que Rémi surprit, un choc immense, l’attention qu’elle lui portait, comme une volonté de le comprendre, de saisir tout ce qu’il portait, la tête légèrement inclinée, une interrogation curieuse, tendre, le bonheur de la rencontre, une découverte inattendue. Comme une fenêtre ouverte sur un espace inconnu.

    Ils regardèrent silencieusement les horizons gagnés. La chaîne de la Lauzière et ses arêtes dentelées, les forêts comme arrêtées par une ligne infranchissable, l’altitude dessinée sur le faîte des derniers arbres, une longue ligne régulière courant sur les flancs, les alpages les dominant jusqu’aux premières zones rocheuses et cet élan vertical projetant vers les cieux immobiles des flèches minérales.

    Ils percevaient, remontant du fond de la vallée, la rumeur des camions et des voitures filant sur l’autoroute, une rumeur sourde, envahissante.

     

    « J’aurais aimé connaître cette vallée avant même que l’homme y soit installé, annonça Léo. Vous imaginez cette immensité dans le silence, tout à découvrir, aucun chemin, des animaux en pagaille, ça devait être extraordinaire.

    -En Chine, il y a des régions qui sont encore très peu habitées, des étendues immenses, mon père m’a dit qu’il y avait une différence de vie incroyable entre certaines zones du Nord et les grandes villes. Dans les mégapoles, il y a des enfants qui n’ont jamais vu la nature, rien, ils ne sont jamais sortis de ces centaines de kilomètres de rues, les villes en France sont toutes petites comparées à Shangaï ou Pékin.

    -Je ne pourrais pas y survivre, intervint Rémi.

    -Moi non plus, Rémi, continua Tian et il y a d’ailleurs beaucoup de gens qui y meurent. La pollution atmosphérique est terrifiante. Certaines villes industrielles sont constamment recouvertes par un nuage gris. On n’y voit jamais le ciel bleu.

    -C’est complètement fou. 

    -Oui, Léo, pire que ça, même, c’est suicidaire. Et soi-disant pour vivre mieux.

    -Il me fait terriblement peur ce monde adulte », avoua Lou, en baissant les yeux.

    Une infinie tristesse qui toucha immensément Rémi, comme des tenailles qui enserraient son cœur.

    Le silence qui s’imposa, une peur partagée, un avenir aussi inquiétant qu’un ciel d’orage.

    « Et si on descendait voir notre cabane ? proposa Léo. De toute façon, Jarwal ne viendra pas, faut pas rêver.

    -Ouais, tiens, chouette idée ça petit frère, » acquiesça Rémi.

    Un dernier regard sur les horizons, comme un ultime espoir projeté. Tian et Lou, désolés de cette rencontre manquée, Marine, Rémi et Léo, inconsolables de cette disparition. Il fallait occuper le reste de la journée. La mission de partage était achevée. Et c’était déjà un grand bonheur. Et puis, il y avait ces émotions impromptues, fugaces mais déjà si puissantes. Tian et Marine. Lou et Rémi.  

    Léo s’en amusait. Il sentait bien qu’il y avait dans l’air des parfums inhabituels, des échanges secrets, des pensées lumineuses.

     

    Ils prirent le chemin vers la forêt."

  • Un courrier à M Peillon.

    "16 décembre 2012. Cher Monsieur Peillon,

    L’illettrisme ? C’est ma faute. Ma méthode de lecture était sans doute trop globale. J’assume
    Le décrochage scolaire ? C’est ma faute. Je ne suis pas capable d’intéresser mes élèves et rendre l’école attrayante. J’assume.
    La délinquance juvénile ? C’est ma faute. Je n’insiste pas suffisamment sur l’Instruction civique et morale.J’assume.
    L’obésité ? C’est ma faute. A cause du biscuit à la récré. J’assume.
    Les caries ? C’est ma faute. Je devrais fournir le matériel nécessaire à mes élèves afin qu’ils puissent se brosser les dents sur le temps de classe. J’assume.
    Théo a 12 ans et porte encore des baskets à scratch ? C’est ma faute. J’aurais dû lui apprendre à faire ses lacets. J’assume.
    Arthur s’est fait renverser par une voiture ? C’est ma faute. Je ne lui ai pas fait passer son permis piéton.J’assume.
    Zoé ne connait ni ses tables de multiplication, ni sa poésie, ni Jules César, ni Vercingétorix, ni les départements français, ni…. Encore ma faute. J’aurais dû lui faire apprendre ses leçons pendant qu’elle se brossait les dents d’une main et nouait ses lacets de l’autre, avant de traverser la rue en courant pour éliminer les calories du biscuit que je l’avais forcée à ingurgiter à 10 heures ! Bref, j’assume tout.
    Même la crise économique. Il faut bien avouer que l’Etat me paie grassement pour finir mes journées à 16 h 30 et passer le plus clair de mon temps en vacances…
    Et j’allais oublier la sécurité de l’emploi…

    Alors vous avez raison, Monsieur le Ministre. Il est grand temps de réformer tout ça. Le changement, c’est maintenant !
    Vous avez enfin dévoilé votre plan pour une grande Refondation de l’École. Grandiose ! Magnifique ! Courageux ! Audacieux !
    Mes collègues et moi-même sommes enfin investis d’une véritable mission d’intérêt général : supporter et soulager tous les maux de notre société. Alors, méprisez-nous, insultez-nous, frappez-nous, instrumentalisez les familles au nom du bien être et de l’avenir de leurs enfants…
    C’est tout ce que nous méritons ! En plus, une fédération de parents d’élèves se gausse et certains de nos syndicats applaudissent. Franchement, vous auriez tort de vous en priver.
    Toutefois, bien qu’irresponsable, paresseuse, incompétente et quelque peu limitée intellectuellement comparée aux cols blancs de la rue de Grenelle, j’ose vous dire, Monsieur le Ministre, que votre projet est une hérésie voire même une involution.

    Bon nombre d’enseignants ne veulent pas de votre semaine de 4 jours et demi. Quel salarié accepterait de travailler plus pour gagner moins ? Le précédent gouvernement en a rêvé, vous l’avez fait !

    Vous brandissez l’étendard des rythmes de l’enfant. Il est en effet d’une logique implacable qu’ils seront moins fatigués en travaillant une demi-journée supplémentaire. Vous êtes le Ministre de l’Éducation nationale et vous ne vous adressez qu’aux enseignants. Pourquoi n’expliqueriez-vous pas à moult parents qu’il est déraisonnable de coucher son enfant à 23h ?...

    La journée d’école écourtée, bonne idée ! Expliquez à nos concitoyens que leurs impôts vont financer l’accueil périscolaire (par ailleurs totalement inégalitaire sur le territoire) et que leurs frais de garde vont augmenter. Je suis sûre qu’ils apprécieront! Les maires qui doivent supporter le coût de votre réforme aussi !

    Savez-vous que le mercredi est une journée de coupure nécessaire à la santé mentale des enseignants qui gèrent une trentaine d’enfants chaque jour ?! Ignorez-vous que nous consacrons déjà la majeure partie de notre mercredi à l’école (formation, corrections, préparations…) ? Savez-vous que beaucoup de parents apprécient de travailler à 80 % pour passer le mercredi avec leurs enfants ? Ah oui ! Suis-je bête ! C’est vrai qu’ils sont mieux à l’école que chez eux …

    Pensez-vous sérieusement qu’en supprimant les devoirs vous lutterez contre les inégalités sociales ? Venez dans nos classes et montrez-nous comment faire apprendre une leçon à 30 élèves en même temps ! Les parents investis continueront le suivi de leur enfant à la maison. Pour les autres, vous cautionnez leur manque d’intérêt pour l’école et les encouragez à se déresponsabiliser encore un peu plus. Les enseignants ne sont pas omnipotents et ne pourront jamais se substituer aux familles ! Leur faire croire le contraire est un mensonge éhonté et dangereux ! Dans notre métier, le temps consacré à l’éducation tend déjà à prendre le pas sur celui consacré à l’instruction (tant pis pour l’orthographe, Vercingétorix et Jules César !). Il est donc grand temps de redéfinir les missions de chacun !

    Après les MDPH, les PPRE, les PPMS, les DUERP nouvelle révolution : vous tentez de nous enfumer avec les PEdT ! Jamais un sigle n’aura aussi bien porté son nom !

    Et les enfants dans tout ça ? On continue de les asphyxier sous le poids de programmes surchargés et inadaptés. On continue de les accabler sous le poids d’évaluations toujours plus normatives et dévorantes. Quand va-t-on leur rendre le temps d’apprendre ? On continue le bricolage avec les élèves en difficulté. Quid des RASED dans votre réforme. A quand une véritable égalité sur le territoire des prises en charge en orthophonie, psychomotricité, psychothérapie…. ? (Jusqu’à un an d’attente dans le Cher !) On continue d’intégrer les enfants handicapés dans des classes surchargées avec, dans le meilleur des cas, la présence d’AVS sous-payés, plein de bonne volonté mais pas formés ! La négligence confine parfois à la maltraitance ! Et les collégiens qui décrochent ? On continue de briser des talents sous prétexte qu’on a raté sa vie si on ne finit pas col blanc ? Pas de manuels, pas de pâtissiers, pas de boulangers, pas de plombiers... Au nom de l’égalité, tous bacheliers ! Et tant pis pour ceux qui craquent avant : ils ne pourront plus être orientés à temps !
    Je pourrais continuer ainsi bien longtemps.
    Vous l’aurez compris, Monsieur le Ministre, il va falloir réviser votre copie !
    Les enseignants ne sont pas hostiles à toute réforme. Au contraire, nous voulons redresser notre école.

    La refondation doit se faire avec nous. Nous sommes les premiers acteurs du système éducatif. Qui peut prétendre mieux le connaître que nous ? Nous débordons d’idées, de suggestions alors écoutez-nous !
    Je n’appartiens plus à aucun syndicat, je ne suis membre d’aucun parti politique, mes propos ne feront sans doute pas l’unanimité, c’est pourquoi je vous invite à consulter les blogs sur le sujet. Vous constaterez alors qu’il y a au moins deux points sur lesquels nous sommes tous d’accord : votre projet en l’état actuel des choses est inacceptable (aussi bien pour les élèves que leurs enseignants) et nous ne nous laisserons pas déplumer !

    J’appelle maintenant les deux premiers syndicats enseignants de France à ne plus rester sourds aux glouglous de leur base.
    J’appelle tous les enseignants dépités, découragés, résignés à rester en colère.
    J’appelle tous les parents qui veulent pour leurs enfants une école publique, républicaine et laïque digne de ce nom à nous rejoindre.
    J’appelle tous les maires de France qui refusent d’assumer le poids de cette réforme à faire entendre leur voix.

    J’appelle tous ceux qui se considèrent comme les dindons de cette farce à la mobilisation !

    Soyons la nouvelle grippe aviaire de cet hiver !

    Zaz Malaussène du 18"
    NB : Mes propos n’engagent que moi "

  • "L'insti-tueur"

    FABULEUSE RÉFORME DES RYTHMES

    Je vous préviens, c’est écrit au kilomètres, comme ça vient. Pas la peine de vous la jouer grand écrivain !

    J’en ai marre, j’en peux plus. Cette réforme n’est pas qu’un changement de rythmes scolaires. C’est aussi et surtout une vraie connerie. Qu’on balance une réforme pour que les élèves puissent avoir des semaines plus lissées, pour que les élèves puissent sortir de l’école plus tôt pour pratiquer des activités de qualité, pour que les élèves puissent bénéficier de journées de classe moins longues pour accumuler moins de fatigue, je dis OUI !
    Mais c’est FAUX! Et j’en ai la preuve : certaines écoles françaises ne pratiquent pas ces rythmes scolaires, mais ont mis en place un rattrapage des heures d’activités sur une demi-journée. Pour exemple, ça peut donner :
    LUNDI journée complète comme l’année dernière (8h30-11h30 puis 13h30-16h30), MARDI journée complète again, mercredi matin (8h30-11h30) puis jeudi matin (8h30-11h30) puis vendredi toute la journée. Ceci est un exemple de ce qui est possible de mettre en place désormais dans l’esprit de la réforme. L’ESPRIT DE LA REFORME ??? On rembobine : cette réforme avait pour but d’alléger les journées de classe. Donc, là, t’es un élève, on te bourre le crâne trois jours par semaine, à l’ancienne, 6 heures par jour, on te fait venir une demi-journée le mercredi matin, on te fait revenir le jeudi matin avant de te lâcher l’après-midi entière dans le grand bain des activités de qualité. Au choix, tennis de table, foot, théâtre, musique pour les plus chanceux, et pour les autres dessin, jeux collectifs sous le préau miteux, mal chauffé, voire carrément ouvert, ou jeux de société dans des classes réquisitionnées, vidées de leurs enseignants. Et pour le bas-peuple, garderie! Wooow! La classe. Et cerise sur le gâteau, la garderie est parfois payante ! Extraordinaire ! Et enfin (désolé pour les divagations), tu termines ta semaine complètement tordue par un vendredi plein, juste avant le week-end. Okaaay… Donc, PLEIN – PLEIN – MOITIE – MOITIE – PLEIN. Semaine idéale pour les élèves.
    Autre preuve : toujours dans la catégorie des écoles françaises favorisées : les écoles privées. Personne ne se demande pourquoi ces écoles de plus en plus attirantes n’appliquent pas les nouveaux rythmes (seulement 10% d’entre elles appliquent les nouveau rythmes !) ? Quand même, pour ceux qui ne le savent pas, ces écoles, majoritairement sous contrat, sont financées et entretenues par l’Etat et les collectivités territoriales, de la même manière que pour les écoles publiques. Les enseignants y sont d’ailleurs aussi rémunérés par l’Etat. Si cette réforme est si belle, si parfaite, on peut m’expliquer pourquoi les écoles privées ne foncent pas têtes baissées ? Non parce que soit les responsables du privé se foutent de leurs élèves en ne pensant qu’à sauver leur mercredi, soit ils ne souhaitent tout simplement pas investir massivement pour installer des activités de fin de journées et rouvrir les portes de leurs écoles le mercredi (et oui, ça coûte d’ouvrir un jour de plus!) pour rien. J’ai ma petite idée…

    Alors pourquoi des écoles à deux vitesses ? Qui va enfin prendre la parole pour dénoncer ces injustices?

    Et puis pour ne jamais oublier, voilà ce que ça a induit pour mes élèves (j’en oublie certainement, je me permettrai de modifier en cas de réveil de cerveau intempestif). Je ne fais que parler de MOI hein, j’imagine que d’autres pourraient en rajouter un couche. C’est juste montrer ce que ça change sur les élèves de ma ville :

    - Plus de natation pour les CM depuis l’application de la réforme.
    – 15 minutes de moins par classe d’intervention musique. Les intervenants devant désormais intervenir sur le péri…
    – Moins d’activités extra-scolaires, confirmé par de nombreux parents. Avec la suppression du mercredi matin, impossible parfois de recaser les activités le mercredi après-midi ou en soirée. Il a donc parfois fallu choisir entre musique et sport par exemple.
    – Des activités périscolaires de qualité (c’est ce qui était prévu) pas de qualité.
    – Des activités périscolaires pas pour tout le monde. Rien en maternelle, peu au CP et quelques grands peuvent espérer pratiquer quelques séances de sport dans la cour de l’école.
    – Beaucoup d’enfants qui restent à l’école après la sortie. La mairie a d’ailleurs communiqué l’an dernier en se félicitant de cette réussite. Mais comment pouvait-on imaginer que les élèves rentreraient plus tôt chez eux??? Cette augmentation était une évidence !
    – Des mardis soirs qui ne seront plus jamais comme avant.
    – La suppression des récréations de l’après-midi !!! Énorme injustice alors qu’on nous rabâche que le temps de l’élève à l’école n’a pas changé! Les élèves ont donc plus "d’heures de cours" et moins de récré. Ou pour faire plus simple, les élèves du primaire ont désormais moins de pause que des élèves du secondaire. Un gamin de CP a moins de temps qu’un élève de 3e pour discuter avec ses copains, pour partager des moments importants, pour jouer, pour se détendre ou pour aller aux toilettes (pas de récré l’après-midi, c’est pas de passage aux toilettes pendant 2h15 / 2h30.
    – Des séances de sport le mercredi matin ! Parfait pour ceux qui pratiquent un sport le mercredi après-midi  ! Il me semblait pourtant que le matin devait être consacré aux apprentissages fondamentaux (maths / français).
    – La fin du ski à la semaine. Les enseignants ont dit stop ! Avant, de tradition, ski une semaine en CM1 et en CM2, sans nuitée, avec retour vers 17h30. Aujourd’hui, avec raccourcissement de la journée, les enseignants ont dit stop ! Plus de bénévolat. On raccourcit les journées, alors pourquoi continuer à faire des heures supp’ ? On reste dans l’esprit de la réforme et on pénalise les pauvres gamins qui n’ont rien demandé…
    – Des petites sections à qui on coupe la sieste ou qu’on ne laisse plus faire la sieste. Après-midi trop courte…
    – Le recul du début de la journée, passant de 8h30 à 8h45, et donc fin des classes à 16h au lieu de 16h30. Révolution? Les parents remercient la mairie pour ce changement qui ne leur permet plus de déposer leurs enfants à l’école le matin…
    – Des après-midi raccourcies, pendant lesquelles on a l’impression de moins en faire. Et donc, d’en demander encore plus aux élèves (petit rappel de circonstance, les élèves sont passés de 27 heures pour tous à 24h pour presque tous, et 25h ou 26h pour les élèves en difficulté ("T’es nul ? Ok, tu viendras en fin de journées travailler un peu plus. Toi, la réforme, c’est pas pour toi. T’es en difficulté, tu n’as donc pas le droit au repos et aux journées allégées, et par conséquent, t’auras pas la possibilité de participer aux activités sportives et culturelles qui pourraient te faire découvrir d’autres choses que ta télé. Tu viendras donc jusqu’à 17h ET le mercredi matin, comme les autres bons élèves !").
    – Des activités sont proposées sur la pause méridienne ! Et personne ne se rend compte que seuls les enfants inscrits à la cantine peuvent y participer ! "Toi, t’as la chance de bouffer chez ta mère, au calme, tu vas pas nous demander en plus de participer aux activités de 12h30 non?" [Précision: les activités sur ce temps sont... roulement de tambour... BCD et pétanque. Génialissime.]

    Et pour d’autres écoles aussi c’est dur. Un exemple parmi d’autres : des élèves de primaire (rappel : primaire = maternelle + élémentaire, donc de la PS au CM2) qui doivent se taper 1h20 de trajet en car A/R pour 2 heures de classe le mercredi matin. 1h20 de trajet pour 2 heures de classe !!! N’importe quel adulte travailleur prendrait très mal une telle demande de son employeur. Voire même refuserait.

    Et demander une application de la réforme à toutes les communes de France, sans tenir compte des spécificités de chacune d’entre elles, c’est comme si on demandait à une famille riche et une famille pauvre d’avoir le même train de vie. NO WAY !
    Et ça va même au-delà des différences entre communes. Les différences se font aussi au sein d’une même ville! Par chez moi, on trouve des écoles avec grande cour, terrain de hand et basket, un voire deux préaux fermés, des salles inutilisées par les enseignants. Mais on trouve également des écoles sans préau fermé, sans salle libre, sans grande cour et marquage au sol de terrains sportifs.

    L’idée de génie serait peut-être tout simplement de revenir aux 27 heures, avec 2 samedis sur trois vaqués pour le bonheur des familles et des enseignants, TOUT EN PROPOSANT DES ACTIVITÉS de 16h30 à 17h30.

    Alors, que ceux qui pensent que cette réforme est une bonne chose pour nos élèves, pour nos enfants, prennent la parole. Je suis tout ouïe. Mais pas de langue de bois hein ! Du sérieux !

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  • Si...

    Si tu peux être en paix alors qu'autour de toi

    Tombent les enfants comme les feuilles des bois,

    Étouffent les enfants dans les bras des aînés

    Qui se croient tout permis envers ces nouveau-nés

     

    Si tu peux violenter la virginité

    De leurs âmes offertes à tes sourires menteurs

    Sans jamais ressentir la tristesse de leurs cœurs

    Périssant sous le poids de tes divinités

     

    Si tu peux devant eux te dresser sans honneur

    Sans jamais en toi-même observer ton enfant

    L’âme pure et joyeuse des matins naissants

    Avant que tu ne croises le chemin des tueurs

     

    Si tu crois détenir une quelconque vérité

    Quand tu n’es qu’un pantin aux idées engoncées

    Une tumeur cérébrale qui s’extasie

    Des poisons qui la tuent tout au long de sa vie

     

    Si tu penses devoir lutter contre la Terre

    Et choisir follement de souiller notre Mère

    Éduqués par des fous à gagner une vie

    Qui jamais ne se plaint alors qu’elle te remplit

     

    Si tu peux devant toi entasser tous tes biens

    Et te sentir heureux en gâchant ton destin

    Posséder des chimères et en nourrir tes peurs

    De perdre tout à coup une vie de labeur

     

    Si tu penses choisir l’horizon du chemin

    Quand tu ne fais qu’emprunter celui de tes aînés

    Et pour te rassurer faire de tes héritiers

    Des enfants formatés à la course des biens

     

    Si l’amour en ton cœur n’est qu’une possession

    Une mise en valeur de toutes tes ambitions

    Si tu veux enchaîner les âmes comme des chiens

    Tu n’es juste qu’un pilleur qui court à sa fin

     

    Si tu te crois entier quand tu n’es qu’un fragment

    Qu’un moi émietté qui n’a plus de ciment

    Et qui cherche la paix dans les mirages payants

    Quand le trésor est en toi et qu’il t’attend

     

    Si tu peux voir détruit cette existence plate

    Sans un mot quitter l’idée de la rebâtir

    Tu laisseras s’éteindre cette âme de blatte

    Pour un matin laisser de toi l’Humain jaillir.

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  • Prince Ea

    Dans l'océan du net, des chroniques et plus de 1000 adresses fiables, éthiques et bio.



    http://www.laseiche.net/les-chroniques-de-la-seiche/article/prince-ea-le-monde-va-finir#forum719

    (16 septembre 2014)

    Prince Ea... Le monde va finir

    Quand la musique inspirée et le flot des mots nous ramènent à l’essentiel...

    "Le monde va finir 
    L’air est pollué, les océans contaminés
    Les animaux disparaissent, l’économie s’effondre
    L’éducation est morte, la police corrompu
    On évite l’intelligence, on récompense l’ignorance
    Partout des gens déprimés, en colère
    On n’arrive pas plus à vivre ensemble qu’avec nous-mêmes
    Alors on se met sous médicaments
    Dans la rue, on se croise sans se voir 
    Et si jamais on se parle ce sont des mots sans vie 
    La plupart des gens désirent 15 secondes de gloire 
    Au lieu d’une vie pleine et riche de sens 
    Car ce qui est populaire est plus important que ce qui est juste 
    Évaluer compte plus que dire la vérité 
    Nos politiques construisent deux fois plus de prisons que d’écoles 
    C’est plus facile d’avoir un Big Mac qu’une pomme 
    Et quand tu trouves une pomme 
    Elle a été créée dans un labo, génétiquement modifiée 
    Les présidents mentent, les politiciens se jouent de nous 
    Les races sont encore un problème tout comme la religion 
    Ton Dieu n’existe pas, mon Dieu existe et il est Tout-Amour 
    Et si tu n’es pas d’accord... je te tue 
    Ou pire je vais discuter à mort 
    A la radio, 92% des chansons parlent de sexe 
    Nos enfants ne tagguent pas, ils matent des vidéos douteuses 
    En moyenne, les gens passent 5 heures par jour devant la télé 
    Et il y a plus de violence sur les écrans que jamais par le passé 
    La technologie nous a donné tout ce que nous pouvions désirer 
    Nous volant en même temps tout ce dont nous avons vraiment besoin 
    L’orgueil est toujours au top, l’humilité méprisée 
    Tout le monde sait tout, tout le monde va quelque part 
    Ignorant celui-ci, critiquant celui-là 
    Y a plus d’avoir que d’être humains 
    Beaucoup d’hommes repliés sur le passé, pas beaucoup en devenir 
    L’argent reste la racine de tous les maux 
    On dit à nos enfants de ne pas passer tel diplôme 
    Parce que ça ne paye pas assez 
    Les devoirs spirituels ne sont faits que dans un esprit de profit 
    Des vidéos montrant les malheurs des uns réjouissent les foules 
    On se marre et on partage ça pour en rire entre amis 
    Nos modèles actuels 
    Auraient été il y a 60 ans les exemples à ne pas suivre 
    La discrimination est encore légale dans certains États 
    Juste parce que tu es né comme ci ou comme ça 
    Des entreprises investissent des millions pour recruter des têtes 
    Et convaincre des fillettes de se maquiller pour être belles 
    Rabaissant en permanence leur estime de soi 
    Puisqu’elles ne seront jamais assez belles pour 
    Incarner d’impossibles normes 
    Les entreprises nous disent achète achète achète prends ceci ou cela 
    Suis la mode, allez vas-y 
    Ce truc va te rendre heureux... mais ça ne dure pas longtemps 
    Alors qu’est-ce qu’on peut faire au milieu de cette folie, de ce chaos ? 
    Quelle est la solution ? Nous pouvons aimer 
    Pas l’amour sirupeux des tubes à la radio 
    Non, je parle d’amour, un véritable amour, libre, fort 
    Vous pouvez aimer, vous pouvez vous aimer 
    Du réveil au coucher 
    Posez des actes de gentillesse parce que ça c’est contagieux 
    On peut être attentif à chaque instant 
    Et planter des graines de bonté 
    Faire preuve d’un tout petit peu plus de compassion 
    Nous pouvons pardonner 
    Parce que dans 300 ans ce sera quoi ta rancune envers 
    Ton ami, ta mère, ton père, ça vaut le coup ? 
    Au lieu d’essayer de changer les autres, changeons-nous d’abord 
    Nous pouvons changer nos coeurs 
    Assez de mensonges 
    Assez de lavages de cerveaux orchestrés par nos leaders et nos proches 
    Tout cela nous empêche de nous relier à nos frères et soeurs 
    Et met en avant la colère, la haine, la cruauté 
    Mais quand on est dans l’amour, la colère se fait empathie, 
    La haine devient compassion, la cruauté bonté 
    L’amour est la plus puissante arme sur cette planète 
    Robert Kennedy a dit ça un jour 
    Peu d’entre nous vont changer l’histoire 
    Mais chacun d’entre nous peut changer une petite série d’événements 
    Et c’est dans la somme de tous ces changements 
    Que s’écrira l’histoire d’une nouvelle génération 
    Alors oui, ce monde va finir 
    Et le chemin vers un nouveau départ commence en vous." 

    Merci à Prince Ea de m’avoir envoyé ses paroles pour que je les traduise.

     

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