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  • Apocalypse

    J'espère que je serai encore de ce Monde pour voir ça.

    Une époque qui sera passionnante...

    Je me suis depuis longtemps demandé quelles seront les individus les plus aptes à survivre...

    Suite au premier épisode...

    Peut-être pourrons-nous en causer un soir au fond d'une grotte...


    Climat : les météorologues brossent un tableau apocalyptique

    Le Nouvel Observateur avec AFP

    Turbulences aériennes accrues, épisodes polaires et caniculaires extrêmes, tsunamis : des spécialistes internationaux s'accordent à dire que le pire est à venir.

    Le fleuve Gan (Chine) complètement asséché à cause du réchauffement climatique. STRLe fleuve Gan (Chine) complètement asséché à cause du réchauffement climatique. STR

    Turbulences aériennes accrues, épisodes polaires et caniculaires toujours plus extrêmes, vagues géantes dans les océans : les spécialistes mondiaux du climat ont brossé un tableau apocalyptique de la météo des prochaines décennies lors d'un congrès international qui s'est conclu jeudi 21 août à Montréal.

    A l'initiative de l'Organisation météorologique mondiale, agence des Nations unies, un millier de scientifiques ont débattu autour du thème, "la météo, quel avenir ?" à l'occasion de cette première conférence mondiale sur la météorologie. Près de 10 ans après l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto qui visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre, la question n'est plus d'établir si le réchauffement de la Terre va avoir lieu.

    [Le réchauffement climatique] est irréversible et la population mondiale continue d'augmenter, il faut que l'on s'adapte", observe Jennifer Vanos, de l'Université Texas Tech.

    Des pluies plus fortes

    La première décennie du XXIe siècle a vu la température moyenne de la surface de la planète augmenter de 0,47 degré celsius. Or, une hausse de 1 degré génère 7% plus de vapeur d'eau dans l'atmosphère, et comme l'évaporation est le moteur de la circulation des flux atmosphériques, une accélération des phénomènes météorologiques est à prévoir. 

    D'autant que les scénarios retenus par la communauté scientifique privilégient une hausse de 2 degrés de la température moyenne à la surface de la Terre d'ici 2050.

    Les nuages vont se former plus facilement, plus rapidement et les pluies vont être plus fortes", engendrant notamment davantage d'inondations soudaines, note Simon Wang, de l'Université Utah State.

    D'une manière générale, relève ce chercheur américain, la hausse des températures va avoir "un effet d'amplification sur le climat tel qu'on le connaît actuellement".

    (Le vortex polaire qui a glacé la ville de New York pendant l'hiver 2014. Afton Almaraz / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP)

    Les épisodes de grand froid, tel le vortex polaire qui s'est abattu cet hiver sur une grande partie de l'Amérique du nord, seront plus marqués, plus extrêmes, tout comme les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse, ajoute-t-il. Le défi pour les météorologues est donc désormais d'inclure la "force additionnelle" créée par le réchauffement climatique dans des modèles de prévision toujours plus complexes, explique Simon Wang.

    Plus de turbulences en avion

    Pour ce faire, les météorologues des prochaines décennies auront besoin d'ordinateurs surpuissants, actuellement extrêmement peu nombreux.

    Météorologue à l'Université britannique de Reading, Paul Williams a par exemple dû recourir au superordinateur de l'Université américaine de Princeton, l'un des plus puissants au monde, pour étudier les impacts du réchauffement climatique sur les jetstreams, ces courants d'airs rapides situés à une dizaine de kilomètres d'altitude, où les avions de ligne évoluent. Après des semaines de calculs, son verdict est sans appel :

    Le changement climatique donne plus de force à ces courants. [...] D'ici 2050, vous passerez deux fois plus de temps en vol dans des turbulences."

    (Un Airbus A380 dans les nuages. ERIC FEFERBERG/AFP)

    Tout en notant qu'actuellement, en moyenne, seulement 1% du temps de vol des avions commerciaux subit des turbulences, Paul Williams souligne que si la concentration de dioxyde de carbone augmente de façon exponentielle dans les prochaines années, "on ne sait pas comment les avions vont réagir" à ces masses d'air très agitées.

    Plus de grosses vagues

    Et pas question de se rabattre sur le transport maritime pour voyager en toute quiétude : il faut en effet s'attendre à des vagues monstrueuses sur les océans.

    Les compagnies de transport maritime rencontrent toujours plus de vagues énormes [jusqu'à 40 mètres de hauteur alors qu'auparavant 20 mètres était exceptionnel]", dit Simon Wang, de l'Université Utah State.

    "Ce n'est que le début du changement climatique, car les océans auront beaucoup plus d'impact en libérant davantage de chaleur et davantage de vapeur", avertit-il.

    (La calotte glaciaire du Groenland, victime du réchauffement climatique. MICHAEL KAPPELER/POOL/AFP)

    Hausse du niveau des océans

    D'autant que l'épaisse calotte glaciaire du Groenland a commencé à fondre et pourrait à terme - "pas avant le siècle prochain" - engendrer une hausse de six mètres du niveau des océans, rappelle Eric Brun, chercheur chez Météo France et auteur d'une récente étude sur le sujet.

    Face à tant de bouleversements, Jennifer Vanos, biométéorologue à l'Université Texas Tech, estime qu'il y a urgence à modifier l'urbanisme des villes et les modes de vie en fonction de cette nouvelle réalité, afin de tenter de protéger les populations.

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  • Le business du cancer

    Cancer : le remède oublié


    Chère lectrice, cher lecteur,
    Nous sommes en 1890 à New York. Il fait nuit. Le Dr William Coley se tourne et se retourne dans son lit. La veille, ce jeune chirurgien de 28 ans a, pour la première fois, vu mourir une de ses patientes. Cette patiente, Elizabeth Dashiell, est morte d’un cancer des os. Et le Dr Coley est submergé par un sentiment de culpabilité et d’impuissance.


    Au petit matin, il sort de chez lui. Mais au lieu de se rendre, comme d’habitude, au New York Cancer Hospital où il travaille, il décide de partir pour Yale. Yale est la grande université qui se trouve à deux heures de train au nord de la ville, dans l’état voisin du Connecticut. Yale était déjà, à l’époque, réputée mondialement pour sa faculté de médecine. La bibliothèque universitaire conserve des archives qui couvrent toutes les maladies connues à ce jour, décrivant précisément les cas de millions de malades.
    C’est dans ce gisement prodigieux que le Dr Coley va rechercher des cas de « sarcome » semblables à celui qui a tué sa patiente. Le sarcome est une sorte de cancer. Le Dr Coley espère trouver des cas dans lesquels des patients, touchés par le même cancer que sa patiente, auraient guéri. Car il est convaincu qu’il existe, quelque part, un traitement qui aurait pu la sauver.
    Plus de deux semaines durant, ses recherches sont vaines. Il épluche des kilos de dossiers poussiéreux. Mais la conclusion est toujours la même : patient décédé. Il commence à désespérer lorsqu’un soir, alors qu’il est sur le point d’abandonner, il fait une étonnante découverte.

    Guérison mystérieuse

    Le Dr Coley a mis la main, sans le savoir, sur un cas qui va révolutionner le traitement du cancer. Il découvre en effet le dossier médical complet d’un homme dont le sarcome a mystérieusement disparu après avoir attrapé une maladie infectieuse. Cette maladie, pratiquement disparue aujourd’hui, s’appelle l’érysipèle. C’est une infection de la peau due à une bactérie, le streptocoque. Elle se manifeste par de gosses plaques rouges, qui peuvent toucher le visage, mais plus souvent les jambes, et s’accompagne de fièvre. Mais ce n’est pas une maladie grave.
    Aussitôt après avoir attrapé l’érysipèle, le sarcome de ce patient a donc brutalement disparu. Le Dr Coley chercha d’autres cas semblables et en trouva plusieurs dans les archives, dont certains remontaient à des centaines d’années : leur cancer (sarcome) avait disparu après une simple infection de peau !
    Il découvrit que d’autres pionniers de la médecine comme Robert Koch (qui découvrit le fameux bacille de Koch, responsable de la tuberculose), Louis Pasteur, et le médecin allemand Emil von Behring, qui reçut le premier prix Nobel de médecine en 1901, avaient eux aussi observé des cas d’érysipèle coïncidant avec la régression spontanée de cancers.
    Convaincu qu’il ne pouvait pas s’agir d’un hasard, le Dr Coley décida d’inoculer volontairement le streptocoque (bactérie) responsable de l’érysipèle à l’un de ses patients touché par le cancer de la gorge. L’expérience fut menée le 3 mai 1891 sur une homme appelé M. Zola. Immédiatement, son cancer régressa et l’état de santé de M. Zola s’améliora considérablement. Il retrouva la santé et vécut huit ans et demi de plus.
    Le Dr Coley créa une mixture de bactéries mortes, donc moins dangereuses, appelée Toxines de Coley. Cette mixture était administrée par injection jusqu’à entraîner de la fièvre. Il fut observé que le remède était efficace, y compris dans le cas des cancers métastasés.

    Un jeune de 16 ans sauvé du cancer

    Le premier patient à recevoir les Toxines de Coley fut le jeune John Ficken, un garçon de 16 ans atteint d’une tumeur abdominale massive. Le 24 janvier 1893, il reçut sa première injection, qui fut répétée ensuite tous les deux ou trois jours, directement dans la tumeur. A chaque injection, il faisait une poussée de fièvre… et la tumeur régressait. Dès le mois de mai 1893, soit 4 mois plus tard, la tumeur n’avait plus qu’un cinquième de sa taille originelle. Au mois d’août, elle n’était pratiquement plus perceptible. John Ficken fut définitivement guéri du cancer (il mourut 26 ans plus tard d’un infarctus).

    Comment cette découverte fut tuée dans l’œuf

    Mais les Toxines de Coley se heurtèrent à un redoutable « concurrent » : le développement des machines à rayons radioactifs (radiothérapie), plus facilement industrialisables.
    Coley lui-même s’équipa de deux machines de radiothérapie. Mais il conclut rapidement à leur moindre efficacité. Pendant quarante ans, il continua à utiliser avec succès les Toxines de Coley, jusqu’à sa mort le 16 avril 1936.
    Le formidable business de la chimiothérapie prit ensuite le relais pour garantir que ce remède, bien plus simple, moins dangereux, et surtout beaucoup moins coûteux, reste dans les oubliettes de la médecine.

    1999 : les Toxines de Coley ressortent des cartons

    L’histoire ne s’arrêta pas là, heureusement. En 1999, des chercheurs ouverts d’esprit reprirent les archives laissées par le Dr Coley. Ils comparèrent ses résultats avec ceux des traitements les plus modernes contre le cancer. Et ils s’aperçurent que ses résultats étaient supérieurs !
    « Ce que Coley faisait pour les malades du sarcome à l’époque était plus efficace que ce que nous faisons pour ces mêmes malades aujourd’hui », déclara alors Charlie Starnes, chercheur chez Amgen, une des premières sociétés mondiales de biotechnologie, qui travaille en France avec l’Institut National du Cancer.
    La moitié des patients de Coley touchés par le sarcome vivaient dix ans ou plus après le début du traitement, contre 38 % avec les thérapies les plus récentes. Ses résultats auprès des patients malades du cancer des reins et du cancer des ovaires étaient également supérieurs.

    Un grand espoir pour les patients malades du cancer

    Aujourd’hui, une société américaine, MBVax, a repris les recherches sur les Toxines de Coley.
    Bien qu’elle n’ait pas encore mené les études à grande échelle nécessaires à leur commercialisation, 70 personnes ont bénéficié de cette thérapie entre 2007 et 2012.
    Les effets ont été si positifs que la grande revue scientifique Nature s’en est fait l’écho au mois de décembre 2013 [1]. L’information a également été reprise par le magazine français Le Point, le 8 janvier 2014 [2].
    Les personnes qui ont pu bénéficier de cette thérapie non-homologuée étaient des personnes touchées par des cancers en phase terminale, dont des mélanomes, des lymphomes, des tumeurs malignes dans le sein, la prostate, les ovaires. Il est d’usage en effet dans les hôpitaux de permettre aux personnes dans des situations très difficiles de se tourner vers des thérapies innovantes, qui sont refusées aux autres.
    Malgré l’extrême gravité de ces cancers, les Toxines de Coley provoquèrent une diminution des tumeurs dans 70 % des cas, et même une rémission complète dans 20 % des cas, selon MBVax.
    Le problème auquel la compagnie se heurte aujourd’hui est que, pour mener les essais à grande échelle exigés par la réglementation actuelle et construire une unité de production aux normes européennes ou nord-américaines, les besoins de financement se chiffrent en… centaines de millions de dollars.
    Ce qui était possible en 1890 dans le cabinet d’un simple médecin new-yorkais passionné par sa mission est aujourd’hui devenu quasi-impossible dans notre monde hyper-technologique et hyper… étouffé par les réglementations.
    Espérons qu’un chercheur saura trouver les arguments propres à convaincre les experts des comités qui président à l’avenir de notre système de santé, qu’un peu d’audace et un peu de liberté sont indispensables pour permettre le progrès et sauver des vies. Mais ça, je doute que les bureaucrates qui nous gouvernent le comprennent facilement.

    A votre santé !

    Jean-Marc Dupuis

    Santé nature innovation

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  • Trémargat

    TREMARGAT16/03/2014 à 18h28

    C’est un trou perdu en Bretagne et vous allez avoir envie d’y vivre

    Clément Guillou | Journaliste Rue89

    Rue89 est allé vérifier le dicton qui veut qu’à Tremargat, « quand on découvre la dynamique, les gens, l’environnement, on ne peut plus partir ». Rencontre avec les habitants écolos de ce village (très) alternatif.


    A Trémargat (Côtes-d’Armor), 24 février 2014 (Clément Guillou/Rue89)

    (De Trémargat, Côtes-d’Armor) A Trémargat, on dit qu’on est « ravitaillés par les corbeaux » et que lorsqu’ils survolent le bourg, c’est sur le dos pour ne pas voir la misère. Le centre Bretagne – le « Kreiz Breizh » – est le pays le plus pauvre de la péninsule.

    Il a échappé aux remembrements et conservé ses fossés, ses landes, ses bois. Une zone rurale au possible, où la terre n’est pas bonne à cultiver. Dans ce beau pays de cailloux, il y a 50 ans, on conseillait aux enfants de ne pas rater le train de l’exode rural. En 1966, le journaliste et indépendantiste breton Jean Bothorel avait pris Trémargat en exemple de ces « communes marginales » vouées à disparaître.

    UNE SEULE LISTE AUX MUNICIPALES

    Depuis que la liste des « néo-ruraux » a battu celle de la dynastie locale en 1995, il n’y a plus de liste concurrente aux municipales. Cette année, la liste d’inspiration écolo s’ouvre à des...chasseurs.

    Un village voisin, Peumerit-Quintin, pourrait prendre le même chemin : une liste inspirée par l’expérience de Trémargat est candidate face au conseil municipal sortant. Là-bas aussi, Eva Joly est arrivée en tête au premier tour de la présidentielle en 2012, à égalité avec Marine Le Pen et François Hollande.

    Il avait raison, jusqu’à un certain point : 269 habitants en 1962, 199 en 75, 152 en 90. Et puis la courbe est remontée, doucement. Près de 200 âmes peuplent aujourd’hui Trémargat et les candidats à l’installation sont nombreux. La population est particulièrement jeune pour le coin.

    Quatre couples de soixante-huitards ont présidé à ce petit miracle. Leur envie d’un retour à la terre les a amenés dans cette commune étendue, où ils ont repris des fermes selon leur conception de la paysannerie, à rebours de l’agriculture intensive dans laquelle la Bretagne se jetait à corps perdu.

    « Tout seuls ici, on n’aurait pas tenu le coup »

    Parmi les quatre couples précurseurs, il y avait Kathleen, Achille, leurs « sept hectares et 12 biquettes ».

    « On n’y connaissait rien mais on voulait faire paysans. Contrôler notre truc, faire tout juste ce dont on avait besoin. On n’avait pas le choix, il nous fallait acheter sur la terre la plus pauvre de Bretagne. Et puis ici, il y avait de la place : tout le monde était parti. »


    Kathleen Castrec, à Trémargat, 24 février 2014 (Clément Guillou/Rue89)

    La jeune retraitée raconte l’aide des agriculteurs du coin pour monter les fermes des nouveaux venus, l’enthousiasme des chantiers en commun, l’alliance improbable des jeunes frais émoulus de la lutte du Larzac et de vieux paysans si surpris de découvrir des gens qui s’intéressent encore à leur terre et leur métier.

    « Tout seuls ici, on n’aurait pas tenu le coup. Mais on savait qu’on ne resterait jamais seul en panne. »

    Aujourd’hui, les constructions qui poussent sont quasiment toutes en bois et l’œuvre d’un chantier collectif. L’entraide tient lieu de religion.

    Nathalie Benibri, qui a eu l’audace d’ouvrir à Trémargat un restaurant bio – qui marche très bien, avec son menu à 7,50 euros le lundi et 12 le reste de la semaine –, pense que les gens viennent « chercher une autre façon de vivre, être tranquilles, vivre bien sans bosser comme des fous ». Son fils, 11 ans, ajoute : « Ici, c’est la fête et on n’est pas embêtés par les flics. »

    La fierté : les 14 fermes sur la commune

    Le nombre de fermes sur la petite commune – 14 – revient comme un motif de grande fierté. « C’est la base de la vie sociale », assure le maire Eric Bréhin, un enseignant à queue de cheval qui cèdera sa place fin mars, respectant la présidence tournante du conseil municipal.

    « Quand on n’a pas assez pour faire les repas, on achète aux voisins, ça permet d’entretenir le réseau de fermes », disent spontanément Leïla et son copain Dorig, jeunes gérants d’une « ferme pédagogique » montée en 1990.

    Succédant aux parents de Leïla, ils transmettent à leurs jeunes visiteurs un certaine vision de la paysannerie : protection de l’environnement, aménagement du territoire, consommation locale. L’agriculture intensive est un repoussoir commun.


    Dorig Le Cras et Leïla Saliou, à Trémargat, 25 février 2014 (Clément Guillou/Rue89)

    La hantise des habitants « verts » de Trémargat est de voir une ferme vampiriser le territoire. Seuls deux agriculteurs du village ne sont pas adhérents du Centre d’étude pour le développement d’une agriculture plus autonome (Cedapa), qui prône une agriculture durable, à l’herbe, sans intrant et à taille humaine. On ne les voit jamais au bourg, qu’ils traversent, dit-on, en 4x4.

    Ont-ils été mis au ban ? « Ce sont eux qui s’auto-excluent », dit Nathalie Benibri. Un artisan installé de longue date, observateur mitigé, estime que l’accueil proverbial de Trémargat est désormais réservé à certains, qu’un « comportement insulaire » s’est développé. Réponse de la restauratrice :

    « Peut-être que les gens qui ne sont pas de sensibilité écolo ne voudront pas s’installer ici, mais tant mieux à la limite. »

    Après une nouvelle vague d’arrivants dans les années 1980, ceux qui voulaient croire à l’avenir de Trémargat ont commencé à peser dans la vie du village, à s’organiser.

    En 1995, ils ont pris la mairie à la famille qui gérait le bourg en père peinard. Ils ont eu mille idées, guidés par un leitmotiv : redonner de la vie, accueillir de jeunes agriculteurs, protéger leur nature qui attire les randonneurs.

    Le conseil municipal a trouvé les solutions pour maintenir le café, ressusciter l’épicerie, accueillir davantage d’habitants. Des jeunes, attirés par l’ambiance et l’identité de Trémargat, tapent aujourd’hui à la porte. Voici quelques-unes de leurs expériences, qui réconcilient avec la politique locale.

    1. Prendre la mairie pour « développer le village »
    2. L’épicerie : rachetée par la mairie, alimentée par les paysans
    3. Sauver le café, un réflexe de survie
    4. Rénover l’église pour trois fois rien, malgré l’anticléricalisme
    5. Un plan local d’urbanisme pour accueillir de nouveaux habitants
    6. Acheter des terres via une SCI, pour attirer les jeunes agriculteurs
    7. Retaper le bourg grâce aux habitants

    Eric Bréhin devant la mairie de Trémargat, 25 février 2014 (Clément Guillou/Rue89)

    Dans les années 1980, le maire était le fils de son prédécesseur. « Et puis, il y a eu une ouverture », dit Kathleen Castrec.

    « Quand on a eu envie de développer le village, ça a discuté dur. Ils estimaient qu’il n’y avait plus rien à faire. Aucune idée d’avenir. »

    L’entretien de la voirie était l’essentiel de l’activité du conseil municipal. « Mais pas la peine de mettre des pavés s’il n’y a personne pour les lancer », ironise Eric Hamon, élu en 1995 contre la liste de l’ancien maire avec ce slogan : « Vivre, participer et accueillir dans un environnement préserver et de qualité. »

    Depuis le changement de majorité, l’édile change à chaque élection : le boulot est suffisamment prenant comme ça. Eric Bréhin, l’actuel maire, prof de sciences économiques et sociales, estime y consacrer quinze heures par semaine.

    L’équipe fait des compte-rendus de mandat à la salle polyvalente et organise des réunions publiques pour préparer son programme. La capacité d’investissement d’une commune de cette taille est limitée : 40 000 euros par an. La moitié part dans l’entretien des vingt kilomètres de chemins qui mènent à l’un des hameaux.

    Depuis 2012, la mairie est éclairée aux énergies renouvelables. Le conseil municipal a rompu avec EDF, le nucléaire et ses actionnaires, et a fait appel à une coopérative, Enercoop. Un choix plus symbolique qu’autre chose, puisque la facture pour les bâtiments municipaux est passée de 1 500 à 2 000 euros par an.

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  • L'âme de la Nature (spiritualité)

    Cette Vie originelle, je la perçois aujourd'hui, comme une entité intelligente, la force créatrice dont l'intention est de pouvoir s'observer elle-même à travers la multiplicité de ses créations...
    Lorsque je pense à ma conscience, il m'est impossible d'en avoir une vision matérielle, une image, une représentation...

    Le problème pour la Vie créatrice est du même ordre. Elle ne pouvait pas construire une conscience d'elle-même sans une représentation physique. Il ne s'agissait pas pour elle d'avoir conscience puisqu'elle était la conscience. La Vie n'a pas de conscience, elle EST la conscience. La Vie avait donc besoin de représentations, elle devait transcender le Réel en créant la réalité.
    Toutes les formes de vie sont des états de conscience matérialisée, les excroissances individuelles d'une Conscience unique. 

     

     

    Marion Woodman : de Terre et d’Âme

     

     

    http://carnetsdereves.wordpress.com/2014/02/08/marion-woodman-de-terre-et-dame/

     

    ilCerchiodellaLunaUne interview de Nancy Ryley

    Nous acceptons encore des valeurs culturelles qui anéantissent la Terre. Si nous ne changeons pas, nous allons vers notre propre extinction. C’est précisément ce que font les toxicomanes.

    — Nancy Ryley  : Vous avez dit que nous devons surmonter nos dépendances avant de pouvoir nous connecter à la nature. Est-ce que notre refus de faire face à nos dépendances conduit directement à la destruction de la Terre Mère ?
    — Marion Woodman : Je pense que oui. Enfants, beaucoup d’entre nous ressentent un lien profond avec elle. Mais notre culture déforme nos instincts naturels . Cette déformation mène à l’addiction. Il y a une conduite suicidaire chez l’individu dépendant comme dans la société dépendante. Notre planète va droit dans le mur.
    Pourtant, malgré toutes les abominations que nous avons créées, nous continuons précisément à faire ce que nous savons être finalement destructeur. Déni ! Déni ! Nous cautionnons toujours des valeurs culturelles qui anéantissent la Terre. Si nous ne changeons pas, nous allons vers notre propre extinction. C’est précisément ce que font les toxicomanes. Les toxicomanes — c’est à-dire la plus grande part de notre société — prétendent que tout va bien. Ils rient, parlent et font des projets, tout en reniant leur âme mourante. C’est ce que nous faisons à la planète. Nous nous battons pour des choses qui ne seraient d’aucune importance si nous devions disparaître.

    — Nancy Ryley : Vous voulez dire que les toxicomanes ont perdu le contact avec l’instinct de survie ?
    — Marion Woodman : C’est exact. Nous vivons dans une société de consommation où il n’y a aucun espoir de trouver un point de satiété, parce que nous sommes coupés de nos racines instinctives qui savent quand arrêter de manger ou de boire ou de consommer, etc.

    — Nancy Ryley : Et quelles sont les conséquences pour la planète ?
    — Marion Woodman : La destruction. Un toxicomane se détruit lui-même. Et si nous n’avons pas de respect pour notre propre corps, nous n’en aurons certainement aucun pour la Terre. Nous continuerons simplement à la piller.
    Je dirais que lorsque nous polluons la terre par nos artifices — quand nous détruisons l’unité naturelle — les réactions physiques des hommes et celles des plantes et des animaux sont perturbées et, dans certains cas, détruites.
    Il y a quelques années un film dramatique a montré les ravages causés par la bombe atomique de 1945 sur le Pacifique. Les grandes tortues de mer, au lieu de suivre leurs schémas archétypiques naturels qui les conduisent vers la mer, se sont tournées de l’autre côté et se sont dirigées vers l’intérieur des terres pour trouver l’eau. Ces tortues, vieilles de 400 ans, ces êtres adorables, ont fait ce qu’elles ont toujours fait : elles ont pondu leurs œufs puis elles se sont dirigées dans la mauvaise direction. Elles se sont détournées de la mer, ont franchi la dune de sable, et se sont retrouvées sur le dos en atteignant le sommet. Elles ont essayé de passer la dune et elles sont mortes dans cette position. Elles avaient perdu le contact avec le côté instinctif et la juste chose à faire. Le toxicomane est comme cette grande tortue qui, au lieu de rejoindre la mer, s’en va vers la dune de sable.

    — Nancy Ryley : En tant qu’addicts, nous avons nous aussi perdu l’attitude juste envers la Terre ?
    — Marion Woodman : Je pense que oui. Si la Terre ne fonctionne pas de la façon dont elle est censée le faire, nous n’avons pas de guide, pas de boussole pour nous orienter. Plus que cela, nous avons perdu le Nord. Il s’agit donc d’une double tragédie parce que la boussole n’est plus bonne et qu’on ne sait plus où est le Nord.

    — Nancy Ryley : Comment faire comprendre aux hommes que tant que nous sommes "accros" aux valeurs patriarcales matérialistes, nous courons le risque de nous auto-détruire ?
    — Marion Woodman : Je pense que les gens doivent se retrouver dos au mur ou à genoux avant de pouvoir faire demi-tour. Si nous ne nous sommes jamais trouvés face à notre propre mur, au point de vouloir faire quelque chose du simple fait que nous ne pouvons pas nous relever, nous ne ferons rien pour quelqu’un d’autre. Il est évident que nous ne ferons rien pour un arbre. Sans parler de la Terre. Tant que nous sommes piégés par notre arrogance, nous ne savons rien de la compassion.
    Je sais de ma propre expérience, et de mon expérience avec mes analysants, que tant que nous ne sommes pas face au mur, nous ne faisons vraiment rien pour changer. Il est terrible de devoir apprendre de cette façon, mais il semble que pour que le cœur s’ouvre, il faut être acculé. Je pense que c’est ce choc qui ouvre le cœur. Et c’est par cette ouverture du cœur que le pardon se fraie un chemin.

    — Nancy Ryley : L’éveil de l’âme viendra-t-il de la prise de conscience du monde d’une douleur collective ?
    — Marion Woodman : Oui. Je pense que nous devons ouvrir nos cœurs et ressentir cette blessure collective. C’est ainsi que nous apprenons l’amour. C’est via notre propre souffrance que notre cœur s’ouvre à l’amour pour l’autre. Amour dans notre culture est un mot terriblement sentimental, qui sent la guimauve. Très souvent, il signifie besoin compulsif. Mais l’amour EST une énergie. Il circule à travers le corps,  entre les gens, c’est une force qui maintient les atomes ensemble. Voilà comment je comprends l’amour.
    Je pense que les gens qui font de l’ introspection n’ont pas d’autre alternative. C’est très douloureux, et cela les place dans des situations douloureuses. Mais je pense que certaines personnes sont appelées à le vivre du fait leur destin ou de leur propre nature,  et elles n’ont pas le choix.
    Je ne pense pas que quiconque choisisse de faire ce travail. D’un autre côté, je ne pense pas qu’on puisse lui échapper non plus. Certaines personnes meurent plutôt que de le faire. Il arrive des choses à chacun d’entre nous. Jung dit que ce qui n’est pas porté à la conscience nous arrive sous forme de destin.

    — Nancy Ryley : Pensez-vous que la plupart des gens essaient d’éviter la souffrance de la prise de conscience — la douleur de l’expérience de la vie-mort-renaissance — dans notre culture ?
    — Marion Woodman : Oui , et c’est là que la dépendance entre en jeu. Quand vient la souffrance, nous n’en voulons pas,  nous faisons donc tout pour l’éviter.
    Je vois cette culture en termes de dépendance. Un toxicomane peut ne pas être conscient du désir de mort qui l’habite, ou il peut ouvrir ses yeux et choisir la vie. En tant qu’habitants de cette planète, nous pouvons faire de même : choisir de vivre dans le jardin ou alors le détruire. Nous pouvons soit proclamer bêtement que nous sommes tout-puissants, qu’il n’y a pas de miracle ici-bas, qu’il n’y a pas de force de vie que nous devons honorer. Ou nous pouvons humblement reconnaître qu’il y a un incroyable mystère créant toutes ces différentes formes de vie.
    Si nous croyons en un ordre divin, alors tout, tout sur ​​la Terre fait partie de cet ordre divin. Nous sommes tous les petites étincelles d’une seule Ame. Nous sommes " dotés d’une âme " sur cette planète. Et une fois que nous en sommes conscients, nous comprenons ce qu’est l’amour. Les atomes sont maintenus ensemble par l’amour, l’amour est la colle qui tient le tout ensemble.
    Mon sentiment est que le chaos que nous traversons peut durer encore longtemps — que peut-être nous ne sommes qu’au début du véritable chaos. Mais lorsque nous serons finalement à genoux, il se passera quelque chose de différent… Nous pourrions réaliser que nous faisons tous partie d’une seule Âme. Que nous lui appartenons. Que nous faisons tous partie du Cosmos. Que la force de vie est dans le saule, la marguerite, la mésange, en toute chose animée. Et que nous sommes une part de cette totalité, une part cet amour.

    — Adapté de The Forsaken Garden de Nancy Ryley — conversations with Marion Woodman, Laurens Van der Post, Thomas Berry & Ross Woodman on the deep meaning of environmental illness.
    — Traduction française : Michèle Le Clech et Roger Faglin

     


     

  • Enfants et sophrologie

    La sophrologie pour enfants

    Comme bien des adolescents de son âge, Claire, 13 ans, se plaint de son mal-être, de ses problèmes scolaires... Sa mère lui propose de découvrir cette technique avec une spécialiste.

    Erik Pigani

    http://www.psychologies.com/Therapies/Toutes-les-therapies/Therapies-breves/Articles-et-Dossiers/Se-soigner-avec-la-sophrologie/La-sophrologie-pour-enfants

    « Je ne me sens pas bien, j’ai souvent mal à la tête... J’ai des problèmes à l’école, du mal à me concentrer, du mal à m’endormir, je ne me sens pas sûre de moi », lance Claire, 13 ans, dès le début de la séance, tout en peinant à exposer ses idées. «Parler d’une manière désordonnée est typique de son âge, explique d’emblée Natalia Caycedo. Dans un premier temps, je laisse toujours l’enfant s’exprimer librement. Puis je l’aide à mettre un peu d’ordre en faisant la liste de ses problèmes. Enfin, je lui demande de me raconter une journée complète de sa vie, ce qui me permet d’avoir une vue d’ensemble, comme une photo globale de son contexte familial et scolaire. »

    Psychiatre diplômée en neurophysiologie et en neuropsychologie, vice-présidente de Sofrocay, Natalia est la fille d’Alfonso Caycedo, le créateur de la sophrologie. « Ce que j’ai pu remarquer ces dernières années, c’est que de plus en plus de parents attendent trop de leurs enfants, les inscrivent à trop d’activités extrascolaires. Je vois beaucoup d’ados qui n’ont plus de temps pour eux, pour se retrouver, pour se découvrir. Ou tout simplement pour rêver. En rentrant de l’école, ils sont fatigués, ne savent plus quoi faire et vont sur Internet. Ils sont de plus en plus déconnectés de leur réalité, de leur corps... »

    Un accompagnement

    Cette première partie de l’entretien est très importante, car elle permet au sophrologue non seulement d’établir un lien de confiance avec l’enfant et avec le parent qui ni l’accompagne, mais aussi de déterminer des objectifs pour commencer le travail. « Ce n’est pas un traitement thérapeutique, mais un accompagnement pédagogique sous la forme d’un “cours”, précise Natalia Caycedo.Il se déroule de la façon la plus ludique possible pour que les enfants aient envie de faire les exercices. » Cet aspect a été développé par une équipe internationale spécialisée dans la sophrologie pour enfants ; cette méthode peut de fait être pratiquée chez les plus jeunes, dès qu’ils sont en âge de comprendre ce que le praticien leur explique.

    « Nous commençons avec un exercice sophrologique d’introduction, simple et court, de cinq minutes, suffisant pour eux. Ce petit moment de tranquillité leur permet de mieux se connaître et de se relâcher de la tête aux pieds. Ils l’assimilent très rapidement.

    Après l’avoir testée, Claire a utilisé cette technique pour s’endormir, et ça l’a convaincue de faire les autres exercices. Nous continuons avec d’autres méthodes de relaxation dynamique, plus “actives”, qui permettent de ressentir la présence du corps et de créer une relation positive avec lui. Il était essentiel pour Claire de commencer à “vivre son corps”. Ce moment de conscience de soi, Alfonso Caycedo l’a appelé la vivencia, “expérience consciente”. Ensuite, je lui ai montré qu’à l’aide de la respiration abdominale elle pouvait apprendre à recentrer son attention sur elle. Elle a vite compris que se concentrer sur son souffle lui permettait de prendre conscience d’elle-même. Nous devrions tous faire cet exercice le plus souvent possible, notre société nous pousse à trop diriger notre attention vers l’extérieur. Il suffit de prendre dix minutes pour soi et de respirer en toute conscience. Parfois, les parents sont un bon soutien pour motiver les enfants à faire leurs dix minutes de sophrologie. »

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  • Ados et sophrologie

    Ados et sophro : la sophrologie pour accompagner une vie qui change

    L’adolescence est une période de transition : c’est le passage de l’enfance à l’âge adulte, de l’état de dépendance à l’égard de ses parents, à l’état d’indépendance pour le jeune individu. L’étymologie du mot en rend bien compte : adolescere en latin signifie littéralement «grandir». Ce passage ne se fait pas sans difficulté, et l’inquiétude des parents est d’abord celle des adolescents, qu’il leur faut pouvoir maîtriser.

    Le corps de l’enfant change avec la puberté, ses sentiments se développent et se modifient, des responsabilités nouvelles se présentent à lui. Au terme de l’adolescence, le statut corporel, sexuel et social de l’individu est bouleversé. Pour accepter ces changements et s’engager sereinement dans la vie adulte, la sophrologie se révèle être un outil de plus en plus précieux.

    Un moment de transformations


                   Qu’est-ce qu’être adolescent ? C’est d’abord subir de nombreux changements biologiques et corporels. L’individu quitte peu à peu son corps d’enfant. Il doit faire face à des changements qui se déroulent aussi bien à l’intérieur du corps (développement des organes sexuels, premières règles, fécondité nouvelle), comme à l’extérieur (apparition de la pilosité, possible acné, modification de la voix, du poids, de la masse musculaire, et plus généralement des contours du corps). L’adolescentdoit pouvoir accompagner et accepter ces modifications rapides qui entraînent des changements dans l’image qu’il a de soi. Son corps devient autre : difficile d’appréhender ce que lui renvoie alors le miroir, et le regard des autres. Des complexes peuvent apparaître, chez les filles comme chez les garçons. C’est un temps où l’individu subit aussi de nombreuses variations d’énergie, dues aux modifications hormonales, qui le portent de l’excitation extrême à la nonchalance apathique : il faut pouvoir maîtriser ces phases, apprendre à se détendre et à se régénérer positivement.
     

                Dans le même temps, les sentiments et les idées de l’adolescent se modifient en se complexifiant. Des questions sont omniprésentes : Qui suis-je ? Suis-je différent des autres ? Comment m’intégrer socialement et qui peut décider pour moi ? Il y a la découverte de la sexualité, et l’apprentissage de l’autonomie affective vis-à-vis des parents : c’est le temps des premières amours et des premiers choix. Ce faisant, l’individu construit sa personnalité, affirme sa pensée, s’engage parfois politiquement. L’écrivain irlandais Georges Bernard Shaw disait en ce sens que «l’adolescence est l’âge où les enfants commencent à répondre eux-mêmes aux questions qu’ils se posent». En gagnant son autonomie, l’adolescent doit se resituer dans son environnement social, à l’égard de ses parents, de ses frères et sœurs, des ses professeurs, de ses amis. Les «teen-movies», dans la fougue, l’humour ou dans le drame, montrent bien quels genres de parcours initiatiques traversent les adolescents en quête de leur nouvelle identité et de leur accès à la majorité.

    Gérer ses émotions et son stress     

                        Du fait de toutes ces modifications, l’enjeu est, pour l’adolescent, de parvenir à gérer ses émotions : la colère, l’agressivité, les angoisses, qui sont des émotions assez classiques, ne doivent pourtant pas prendre le pas. Comment éviter les situations critiques ? Il faut un retour attentif sur soi, sur ses sensations et ses besoins. Par des stimulations corporelles, des exercices de respiration ou des suggestions mentales, la sophrologie est attentive à libérer les tensions, à développer les envies positives et créatives de l’adolescent mais aussi à renforcer sa capacité à restaurer son énergie.
                   L’autre grand enjeu est celui de la gestion du stress. Le stress s’accompagne généralement d’une somatisation importante : la douleur émotionnelle se trouve alors transformée en douleur physique. Des troubles du sommeil peuvent apparaître ainsi que des addictions, ou des troubles alimentaires : le corps devient le support et le signe du mal-être. La sophrologie est une pratique extrêmement attentive au corps, et à notre relation à lui, à la perception qu’on a de notre «schéma corporel» : pour l’adolescent, elle permet de maîtriser les contours et les limites de son corps, et de créer l’accord heureux avec lui.
       

    Se préparer à la performance

                   Le stress que les adolescents subissent est également lié à leur parcours scolaire : car l’adolescence est aussi un moment où l’on doit se confronter aux premiers examens qui constituent la clé de la future vie professionnelle de l’individu. Il faut alors lutter contre les inhibitions, le trac, le manque de concentration. L’idée est, avec la sophrologie, de développer les énergies positives et d’affermir la confiance en soi des adolescents, en somme de travailler à leur bien-être pour faire s’évanouir toutes les pressions.
     

                Les établissements scolaires mesurent d’ailleurs bien le stress que représente pour nos adolescents le redouté passage du baccalauréat. La sophrologie est alors une alternative à la trop grande médicalisation du «stress des exams» : les infirmières scolaires alertent ainsi l’administration, et incitent de plus en plus à ce que des séances de sophrologie soient mises en place au sein des lycées[1]. Ainsi, des séances sont prodiguées gratuitement au lycée Champlain de Chennevières-sur-Marne, dans le Val-de-Marne[2]. On y apprend «à maîtriser sa respiration, à détendre ses muscles et à apprivoiser son corps. On accueille ces petites sensations de picotement au niveau du cou.». Jessica, alors élève en classe de terminale, et Maëva, candidate au bac français, toutes deux élèves au lycée Champlain, confiaient s’en remettre à la sophrologie pour cesser de «jouer sa vie à chaque examen», ou pour régler des «problèmes de concentration». Selon le proviseur du lycée, les ateliers de sophrologie, sans être un remède miracle, ont une vertu «combler un vide dans l’Éducation nationale qui n’a guère le temps de s’occuper du bien-être des élèves[3]».

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  • Un silence coupable

    Une désinformation des médias.

    Un discours politique totalement arbitraire.

    https://www.facebook.com/jean.raage/posts/1481954498728256:0

    UN ARTICLE DE JEAN RAAGE SUR FACEBOOK

    "On étouffe ?

    Non non non, on en parle pas de la température qui a légèrement augmenté ce week-end ni de l’air de plus en plus irrespirable…

    On parle de l’absence de communication sur : les centaines de rassemblements de parents, manifestations d’enseignants et autres opérations « école vide », des milliers de motions contre la réforme des rythmes scolaires votées en conseil municipal, des petites communes dans l’incapacité de mettre en place des TAP dignes de ce nom, de garderies payantes à la place des TAP, ou carrément pas de TAP (démerdez-vous pour faire garder vos enfants), du coût élevé pour les communes (impôts nouveaux en perspectives), de l’avis de chrono-biologistes indépendants non affiliés au PS, des communes appliquant déjà les nouveaux rythmes et souhaitant revenir en arrière…

    On étouffe ce sujet qui préoccupe des millions de Français.
    Ce qui permet aux quelques un(e)s qui soutiennent à tous prix leur gouvernement de dire qu’il n’y a pas de quoi polémiquer et que « des réformes on en a connu aussi ».
    Et pourtant…
    Il y a de quoi lire quand on cherche vraiment et constater que des millions de Français sont contre !

    "Opposés aux futurs rythmes scolaires, les parents d’élèves font un «sit-in» dans l’école"
    http://www.lest-eclair.fr/education/opposes-aux-futurs-rythmes-scolaires-les-parents-ia0b0n242942

    "La réforme appliquée à minima à Gien (pas de temps d’activités périscolaires)"
    http://www.lest-eclair.fr/education/opposes-aux-futurs-rythmes-scolaires-les-parents-ia0b0n242942

    "L’impact de la réforme des rythmes scolaires sur le budget transports scolaires. "
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/06/20/cote-d-or-l-impact-de-la-reforme-des-rythmes-scolaires-sur-le-cout-des-transports-503019.html

    "Des DDEN (Délégués Départementaux de l'Education Nationale) contre la réforme des rythmes scolaires"
    http://www.marcjammet.fr/m/article-123850035.html

    "Rythmes scolaires : débat tendu sur un moratoire"
    http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2014/06/20/rythmes-scolaires-marie-mercier-demande-un-moratoire

    "Les parents d'élèves perturbent le conseil municipal"
    http://www.ouest-france.fr/education-les-parents-deleves-perturbent-le-conseil-municipal-2627670

    "Claire Leconte et Benoît Hamon : ça va mal finir !"
    http://dordogne-contre-reforme-rythmes-scolaires.com/claire-leconte-et-benoit-hamon-ca-va-mal-finir/

    "Une commune poursuit l’Inspection Académique en justice"
    http://dordogne-contre-reforme-rythmes-scolaires.com/une-commune-poursuit-linspection-academique-en-justice/

    "Nouveaux horaires des écoles : « Rien ne va sur le site internet du gouvernement ! 
    http://www.lecourriervendeen.fr/2014/06/23/rythmes-scolaires-la-commune-poursuit-linspection-academique-en-justice/


    Heureusement qu’il y a encore parfois la presse locale pour informer réellement sur cette réforme absurde !

    Vous en voulez encore, il y en a des milliers comme cela, pour la plupart non relayés par les grands médias ?

    Il y a Facebook qui relaie tout cela ici
    https://www.facebook.com/groupe70nonalareforme?fref=ts
    Ou là
    https://www.facebook.com/groups/609556085733767/?fref=nf
    ou bien ici
    https://www.facebook.com/groups/540254186063889/

    Certains médias étouffent donc un sujet qui préoccupe des millions de Français pour le plus grand plaisir des élus qui soutiennent le décret. Ce n’est pas absurde, c’est scandaleux !

    Dormir moins pour être moins fatigué...

    casimir a une idée Dormir moins pour être moins fatigué ?
    C’est totalement absurde !!!

    C’est pourtant le ministre de l’éducation qui le dit (comme son prédécesseur).
    En se levant un jour de plus par semaine plus tôt pour aller à l’école, les enfants seraient moins fatigués…

    24 juin 2014

    http://absurde.over-blog.net/article-on-etouffe-123988522.html

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  • Sept raisons de refus

    Pourquoi s’opposer à cette réforme ?

    Un dossier complet pour comprendre la face cachée de la réforme : à télécharger librement ICI 
    dossier-reforme
    Cliquez sur le lien ou sur l’image, puis en bas à droite de votre écran, cliquez sur l’icône « enregistrer » ou consultez-le en ligne (tous les liens inclus dans ce pdf sont cliquables pour accéder aux sources citées).

    Vous voulez savoir ce qu’est la RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES ? Ce qu’elle implique comme changements dans votre vie de tous les jours ?


    Découvrez dans une interview exclusive CE QUE L’ON VOUS CACHE.

    Interview de Christian Schoettl, maire de Janvry.
    La seconde partie sur http://youtu.be/y3zx7MK8RG0
    Explications d’une réforme bâclée ne visant pas le bien-être des enfants mais juste laterritorialisation de l’Education nationale au frais des contribuables et une baisse du chômage en embauchant à la pelle des animateurs pour quelques heures.
     

     

    7 raisons de refuser ENSEMBLE
    les nouveaux rythmes scolaires

    1   Les rythmes des enfants ne sont en rien respectés, bien au contraire !

    Les élèves arriveront aussi tôt à l’école et en repartiront aussi tard, le ministre s’y est engagé. Le temps de classe ne pouvant dépasser 5 h 30, ils verront augmenter le temps d’interclasse du midi ou le temps d’Activité Pédagogique Complémentaire avant la sortie des classes, selon les décisions prises par tel ou tel Projet Éducatif Territorial. Qui peut prétendre que ces temps ne sont pas générateurs de fatigue et de stress ?

    De plus, tous devront venir en classe le mercredi  matin. Où est l’amélioration pour les élèves ? Des générations d’élèves ont bénéficié de cette coupure de la semaine, mais à présent on améliorerait leurs rythmes en instaurant la semaine continue !? ! ?

    2   Des activités à la charge des familles

    Toutes les Mairies qui ont fait une évaluation financière de cette réforme prévoient des coûts considérables : personnels supplémentaires, intervenants divers, transports … La Mairie de Bordeaux par exemple, estime ce coût à 6 millions d’€, la Communauté du Bassin Sud à plus de  100 000 € pour une seule commune. Ce sont les contribuables, et les parents d’élèves en particulier, qui seront mis à contribution, puisque les aides et incitations financières (insuffisantes) ne sont pas pérennes.

    3   Des inégalités considérables

    Entre quelques rares collectivités « riches » qui peuvent être en mesure d’organiser des activités attractives avec des personnels formés, et la masse des communes « ordinaires » qui ne pourront mettre en place qu’une simple garderie dans une salle quelconque, l’inégalité de traitement des élèves deviendrait la règle.

    Pour la plupart des élèves vivant dans des communes déjà écrasées par de nombreuses charges, « l’amélioration des rythmes biologiques” va se traduire en fait par des interclasses “à rallonge”, encadrées a minima, sans moyens ni locaux suffisants, par des personnels précaires.

    4   Une mise en danger des écoles communales

    Confrontées aux charges supplémentaires considérables induites par la territorialisation(dont les rythmes scolaires ne sont que le prélude), de très nombreuses communes, ne pouvant faire face, seront poussées à abandonner leur compétence scolaire et leur école elle-même à la Communauté de communes ou d’agglomération…

    Face au coût engendré par la mise en place des activités périscolaires, les mairies ayant une école de

    moins de 4 classes risquent de fermer leurs écoles et d’envoyer les élèves de la commune dans une autre école plus importante. Nous avons déjà des cas !

    5   Les conditions de travail des maîtres sont totalement ignorées

    Les enseignants ont toujours connu la coupure du mercredi (antérieurement du jeudi). Elle leur permet, en les libérant de la tenue de la classe, de préparer leurs cours, de corriger les devoirs et les cahiers, etc.

    L’administration elle-même a calculé qu’un enseignant du 1er degré travaille en moyenne 41 heures par semaine.

    Les conséquences de l’augmentation de l’amplitude de leurs horaires vont être très lourdes… et la fatigue des enseignants ne profite jamais aux élèves.

    De même, dans certaines communes, faute de locaux, les salles de classe pourraient être utilisées pour les activités périscolaires, amenant la confusion entre les règles de la classe et celles du périscolaire.

    6    Des écoles lieux d’affrontement d’intérêts locaux contradictoires

    Chaque « territoire » étant sommé de définir son propre Projet Éducatif Territorial, l’école deviendrait rapidement l’enjeu d’intérêts locaux étrangers aux besoins des élèves.

    Les enseignants et leurs élèves verraient leurs horaires, leur travail, soumis aux fluctuations des majorités locales.

    7    Les vraies raisons sont totalement étrangères à l’intérêt des élèves

    Le gouvernement, au nom de la réduction des déficits, engage un nouveau transfert de ses compétences et de ses responsabilités sur les collectivités territoriales. Celles-ci devront en assumer les conséquences financières (donc répercussions sur nos impôts locaux !).

    L’Education Nationale et ses personnels se verront ainsi peu à peu « territorialisés »,mettant en danger les principes d’égalité de droit de tous les élèves face à l’instruction.

    Les Projets Éducatifs de Territoires, les formations et qualifications locales mettront en péril tout l’édifice social républicain (Code du travail, statuts nationaux…) adossé aux Services Publics et aux diplômes nationaux.

    Antenne départementale 24 des Gilets Jaunes contre CETTE réforme des rythmes scolaires.
    Groupe Facebook 24 
    Site National des Gilets Jaunes Contre la Réforme

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