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  • De pire en pire...

    Vous avez dit "démocratie"...?

    Une mère de famille Commentryenne a partagé la publication, ce qui lui a valu la visite de la gendarmerie et une convocation au poste. 

La réforme des rythmes scolaires en partie financée par les commentryens

La gendarmerie de Commentry a convoqué une mère de famille de Commentry parce que celle-ci avait relayé une publication de la page Facebook de "Commentry pour tous" dont le contenu avait également été reproduit sous forme de communiqué (lire ICI). Les élus de "Commentry pour tous" ont immédiatement réagi par le nouveau communiqué ci-dessous.

Communiqué de "Commentry pour tous":

Visite des gendarmes acte 2. Le Conseil municipal est le lieu ou s'exerce la démocratie, il est ouvert au public. "Commentry pour tous", dans sa dernière publication Facebook, invite les familles à assister au conseil du samedi 12 juillet à 10h30. Il y sera question de l'aménagement du temps scolaire, enjeu capital pour nos enfants.

Une mère de famille Commentryenne a partagé la publication, ce qui lui a valu la visite de la gendarmerie et une convocation au poste. Le groupe d´opposition est profondément choqué par de telles pratiques et s'interroge sur le bon déroulement de la démocratie locale.e convocation au poste. Le groupe d´opposition est profondément choqué par de telles pratiques et s'interroge sur le bon déroulement de la démocratie locale.

La Montagne a immédiatement réagi et publié cette brève dans ses colonnes
Déjà, durant la campagne électorale des municipales, des gendarmes de Commentry s'étaient rendus au domicile de Sylvain Bourdier pour une histoire d'affiches qui avaient pourtant été collées sur des panneaux "expression libre" (lire LA). Les colistiers de la liste proche du Front de Gauche s'étaient émus de cette initiative alors que la campagne électorale battait son plein. Raison pour laquelle ces derniers ont intitulé leur communiqué " Visite des gendarmes, acte 2". Alors les gendarmes de Commentry font-ils du zèle ? Certains s'interrogent, car la page qui a été partagée sur facebook ne comportait pourtant rien de répréhensible en soi. On attend en tout cas que la justice démontre le contraire.

Aujourd'hui, la majorité municipale a confirmé qu'elle imputerait une partie du coût de la réforme des rythmes scolaires aux familles dont les enfants sont inscrits dans les établissements scolaires de la commune. Le Maire n'a donc pas pris en compte les protestations de certains de ses administrés. Mais les familles mécontentes n'ont peut-être pas dit leur dernier mot. En tout cas, les prochains mois peuvent encore réserver bien des surprises.

11 Juillet 2014 Publié par RegardActu

http://www.regardactu.com/2014/07/la-reforme-des-rythmes-scolaires-en-partie-financee-par-les-commentryens.html

http://www.regardactu.com/2014/07/premiere-reunion-publique-des-elus-de-commentry-pour-tous.html

https://www.facebook.com/lalternative.commentry?fref=ts

    Une mère de famille Commentryenne a partagé la publication, ce qui lui a valu la visite de la gendarmerie et une convocation au poste.

    La réforme des rythmes scolaires en partie financée par les commentryens

    La gendarmerie de Commentry a convoqué une mère de famille de Commentry parce que celle-ci avait relayé une publication de la page Facebook de "Commentry pour tous" dont le contenu avait également été reproduit sous forme de communiqué (lire ICI). Les élus de "Commentry pour tous" ont immédiatement réagi par le nouveau communiqué ci-dessous.

    Communiqué de "Commentry pour tous":

    Visite des gendarmes acte 2. Le Conseil municipal est le lieu ou s'exerce la démocratie, il est ouvert au public. "Commentry pour tous", dans sa dernière publication Facebook, invite les familles à assister au conseil du samedi 12 juillet à 10h30. Il y sera question de l'aménagement du temps scolaire, enjeu capital pour nos enfants.

    Une mère de famille Commentryenne a partagé la publication, ce qui lui a valu la visite de la gendarmerie et une convocation au poste. Le groupe d´opposition est profondément choqué par de telles pratiques et s'interroge sur le bon déroulement de la démocratie locale.e convocation au poste. Le groupe d´opposition est profondément choqué par de telles pratiques et s'interroge sur le bon déroulement de la démocratie locale.

    La Montagne a immédiatement réagi et publié cette brève dans ses colonnes
    Déjà, durant la campagne électorale des municipales, des gendarmes de Commentry s'étaient rendus au domicile de Sylvain Bourdier pour une histoire d'affiches qui avaient pourtant été collées sur des panneaux "expression libre" (lire LA). Les colistiers de la liste proche du Front de Gauche s'étaient émus de cette initiative alors que la campagne électorale battait son plein. Raison pour laquelle ces derniers ont intitulé leur communiqué " Visite des gendarmes, acte 2". Alors les gendarmes de Commentry font-ils du zèle ? Certains s'interrogent, car la page qui a été partagée sur facebook ne comportait pourtant rien de répréhensible en soi. On attend en tout cas que la justice démontre le contraire.

    Aujourd'hui, la majorité municipale a confirmé qu'elle imputerait une partie du coût de la réforme des rythmes scolaires aux familles dont les enfants sont inscrits dans les établissements scolaires de la commune. Le Maire n'a donc pas pris en compte les protestations de certains de ses administrés. Mais les familles mécontentes n'ont peut-être pas dit leur dernier mot. En tout cas, les prochains mois peuvent encore réserver bien des surprises.

    11 Juillet 2014 Publié par RegardActu

    http://www.regardactu.com/2014/07/la-reforme-des-rythmes-scolaires-en-partie-financee-par-les-commentryens.html

    http://www.regardactu.com/2014/07/premiere-reunion-publique-des-elus-de-commentry-pour-tous.html

    https://www.facebook.com/lalternative.commentry?fref=ts

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  • La force des mots

    Comprendre que les paroles ont un impact considérable...Bien au-delà de ce qu'on suppose...En bien comme en mal...

    «On avait gagné avant de nager»

    A l'image de Jérémy Stravius, les nageurs du relais 4x100m, vainqueurs en grand Championnat pour la troisième année de suite, lundi lors de la première journée des ''Europe'' de Berlin, ont rendu hommage au discours mobilisateur de Fabien Gilot.

    Fabien Gilot félicite Mehdy Metella, sous les yeux de Florent Manaudou, tandis que Jérémy Stravius vient de toucher pour offrir aux Bleus une nouvelle médaille d'or. (Photo : Richard Martin/L'Equipe)

    Fabien Gilot félicite Mehdy Metella, sous les yeux de Florent Manaudou, tandis que Jérémy Stravius vient de toucher pour offrir aux Bleus une nouvelle médaille d'or. (Photo : Richard Martin/L'Equipe)
    Jérémy Stravius : «C’est un des relais que je garderai en mémoire. Je ne pensais pas qu’il y aurait cette alchimie entre nous. Ce capitaine (Fabien Gilot) a été énorme avant la course. Il a trouvé les mots justes, j’en avais la chair de poule. Pour moi, on avait gagné avant de nager. Faire 3’11’’, c’est beau. J’appréhendais forcément un peu ce 100m car j’en ai peu nagé cette saison. Partir dernier, j’adore. J’associe Yannick (Agnel), même s’il n’a pas nagé, et Greg (Mallet) et Clément (Mignon), qui ont nagé ce (lundi) matin et qui ont fait le job pour nous qualifier. Et nous reposer. On a gagné cette victoire à 6, même à 7 avec Yannick. Ayant vécu des séries aussi, notamment aux Jeux, je sais qu’il faut associer tout le monde.»

    Florent Manaudou : «J’adresse un gros coup de chapeau au staff qui a su encore une fois trouver le bon relais, ce n’était pas évident d'écarter Yannick (Agnel). Ne pas être au start m’a donné deux minutes de récupération en plus (après les demi-finales du 50m papillon, ndlr). Et Mehdy (Metella) avait fait disqualifier un relais à Herning (Euro 2013 en petit bassin). Moi je suis peut-être plus expérimenté et ça me plaisait de partir lancé. On est beaucoup à avoir nagé ce relais décontracté. Fab (Gilot) a su trouver les bons mots en chambre d'appel. On est une grosse équipe, une dizaine à pouvoir nager.»

    Gilot : «J'essaie d'appuyer sur le bouton qui va les transcender»

    Mehdy Metella : «J’ai essayé d’être aussi relâché qu’en séries. Mais tu as aussi le stress. Toute la France même les DOM-TOM te regardent. C’est une responsabilité, surtout quand tu passes premier. Sur 4x100m, si tu n’es pas bon dès le premier 100m, tes partenaires auront du mal. Ce qu’a dit le capitaine (Fabien Gilot) ? Je ne vous le dirai pas. Vous m’avez eu sur Twitter (quand il a révélé trop tôt la composition de l’équipe alignée en finale, ndlr). J’étais furieux contre moi. Flo (Manaudou) m’a dit : «oh blond ! Regarde ce qu’ils ont écrit sur L’Equipe...»

    Fabien Gilot : «Ces compliments vont me faire rougir. J’essaie de trouver les mots. Je suis passionné par ces gens qui, dans tous les sports, avec quelques mots, peuvent changer l’état d’esprit d’une équipe. Je me rappelle toutes nos erreurs et je commence à connaître par cœur tous les gars. J’essaie d’appuyer sur le bouton qui va les transcender. Mehdy, je lui ai mis ça dans la tête : amuse-toi, rigole, souris. Flo a encore un peu ses a priori sur le 100m. Je sais le transformer, sur l’orgueil, "Superman", car il ne veut pas planter le relais. Aucun ne veut être le maillot faible. Jérémy, le relais 4 nages (gagné aux Mondiaux) nous a fait passer un cap l’année dernière, on a passé beaucoup de temps à deux. Mon speech de capitaine, j’y suis allé avec mes tripes, des mots simples, j’ai creusé un peu pour motiver tout le monde.»

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  • Les Refuzniks

    Israéliens, ils refusent de porter les armes

    PHOTOGRAPHE : MARTIN BARZILAI

    Pendant toute leur scolarité, les Israéliens reçoivent dans leurs classes des militaires qui leur expliquent le rôle et l’importance de l’armée. Aujourd’hui, environ la moitié des Israéliens est enrôlée à l'âge de 18 ans (3 ans de service pour les hommes, 2 ans pour les femmes), à l'exception des Arabes israéliens (18 % de la population) et de la plupart des Juifs Haredim qui se consacrent à l'étude religieuse. On peut être exempté pour problèmes physiques ou mentaux. Les refuzniks sont objecteurs de conscience, pacifistes ou refusent de combattre dans les territoires occupés. S’ils déclarent refuser la politique d’occupation sur les territoires palestiniens lors de leur incorporation, ils sont envoyés en prison militaire pour désobéissance. En 2014, cinquante jeunes ont pris cette décision et devraient être incarcérés en octobre prochain.
    → Lire aussi l'entretien : « Pourquoi j’ai refusé d’aller combattre à Gaza »

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    1. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Yuval, 25 ans, étudiant : « J'ai décidé d'aller en prison pour protester contre l'occupation. J’ai fait trois séjours en prison militaire. Je suis content d’avoir fait cette démarche mais je ne suis pas certain que je le referais. Je n’ai pas fait quelque chose de mal, et pourtant j’ai été puni. Je ne crois pas que je méritais une telle punition. Bien entendu, nous avons utilisé la prison pour faire parler de l’occupation des territoires palestiniens. Disons que c’est une bonne façon de se battre mais il y en a peut-être de meilleures. » Tel-Aviv, 2014

    2. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Tamar, 20 ans : « Je suis pacifiste. En 2008, j’ai choisi d’aller en prison pour pouvoir expliquer qu’il est possible de remettre en question le tabou du service militaire. Le plus important pour moi c’était que les gens entendent une voix différente. Je suis resté 3 mois en prison. Le dernier mois, je l’ai passé en isolement parce que je ne voulais pas porter l’uniforme. Au regard de ce qu’il se passe actuellement, je pense qu’il est d’autant plus important de refuser l’armée. La haine et l’intolérance envers ce genre de décisions sont encore plus fortes aujourd’hui qu’à ce moment-là.  Le nationalisme, la propagande de droite ont fait perdre tout espoir. Ma génération a grandi sans aucun contact avec la société palestinienne. La haine vient donc plus facilement. » Tel-Aviv, 2014

    3. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Kobi, 43 ans, mathématicien : « J’ai décidé de ne pas faire l’armée quand j’avais 12 ans. Je ne me sentais pas obligé de servir une société dont je ne me sentais pas faire partie. La première fois qu’ils m’ont convoqué, j’ai dit que j’étais gay, déprimé et déséquilibré. Aujourd’hui, je regrette d’avoir pris la voie la plus facile et de ne pas avoir déclaré que je refusais de servir dans l’armée. L’atmosphère en Israël devient de plus en plus irrespirable, il devient de plus en plus dangereux de manifester à Tel-Aviv contre l’occupation des territoires. » Haïfa, 2014

    4. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Alex, 22 ans, travaille dans un cinéma : « À 17 ans, j’ai été dans les territoires occupés aider les Palestiniens à ramasser les olives. Ça m’a beaucoup marqué. Un jour, des colons ont volé toute la récolte de la journée. Leur argument était que tout ce qui pousse sur la terre d’Israël est aux Juifs. Il n’y a pas d’instance juridique pour régler ce genre de problème. J’ai compris que l’argument de la sécurité pour occuper la Palestine était un mensonge. J’ai décidé que je ne ferais pas le service militaire. J’ai passé cinq mois en prison pour désobéissance. » Tel-Aviv, 2009

    5. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Ben, 27 ans, employé de vidéoclub : « Mon père a passé 40 jours en prison parce qu’il ne voulait pas servir l’armée à Gaza. Quand ça a été mon tour, je n’ai pas voulu y aller non plus. J’ai dit à l’officier chargé des problèmes mentaux que je ne voulais pas porter d’arme et que s’ils m’y obligeaient je l’utiliserais contre mes supérieurs. Cette décision a été l’une des plus importantes de ma vie. Quand je vois tous ces jeunes qui meurent pour la cause sioniste, je ne peux que me réjouir de ma décision. J’aimerais pouvoir sentir de la compassion pour ces soldats, mais honnêtement, je ne peux pas : quand ils appuient sur la gâchette et tirent sur des civils, c’est impardonnable. » Tel-Aviv, 2014

    6. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Omer, 20 ans, étudiante : « Le système de l’armée fonctionne bien. Il ne laisse pas le temps de réfléchir. Je pense que les jeunes Israéliens doivent connaître la situation des Palestiniens pour pouvoir choisir s’ils font ou non l’armée. Mon père est un général important, il a été vice-président du Mossad. Nous sommes à l’opposé l’un de l’autre. J’ai passé deux mois en prison. Mon cas a fait beaucoup de bruit. Ça a été difficile, j’ai perdu cinq kilos. » Tel-Aviv, 2009

    7. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Haggai, 26 ans, journaliste : « Quand j’avais 16 ans, j’ai eu un professeur qui pour la première fois nous parlait du conflit d’une façon différente. J’ai participé, cette même année, à un convoi pour la paix en Cisjordanie afin d’aider à reconstruire les maisons des Palestiniens qui avaient été détruites par l’armée. En 2001, quand nous avons décidé d’aller en prison pour protester contre l’occupation, nous étions 25. Un grand procès eut lieu. Les témoignages passaient à la télé. À la faculté de droit, ce procès est devenu un exemple important aussi bien du point de vue politique que philosophique. L’armée a voulu faire un exemple pour faire peur aux autres. Ils m’ont condamné à deux ans de prison. » Tel-Aviv, 2009

    8. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Neta, 18 ans : « J’ai reçu une éducation très sioniste. Mais vers 15 ans, en cherchant sur Internet, j’ai découvert ce qu’était l’occupation des territoires palestiniens. Beaucoup d’amis militants autour de moi n’ont pas fait l’armée, je leur ai demandé conseils. Ils m’ont dit de ne pas aller en prison. En général, la raison qu’ils invoquent, c’est on ne peut pas y lutter. Mais j’ai tout de même choisi cette solution parce que je pense que les gens doivent savoir : l’armée israélienne ne respecte pas les droits humains et commet des crimes de guerre. » Haïfa, 2009

    9. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Giyora Neumann, 55 ans, journaliste : « À 17 ans, en 1971, j’ai été le premier à refuser de faire l’armée et à aller en prison. À l’époque, j’étais militant de Matzpen, un parti politique socialiste, révolutionnaire et antisioniste. Nous étions contre l’occupation depuis le début (1967). Je l’ai aussi fait pour des raisons personnelles : ma famille avait souffert une autre occupation… en Pologne. Mes parents m’ont soutenu même s’ils avaient peur. Moralement, ils comprenaient ma position. Peut-être que d’un point de vue social, à cause de ce que l’on disait sur leur fils, ils en ont plus souffert que moi. » Tel-Aviv, 2009

    10. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Naomi, 20 ans, étudiante : « Je n’ai pas fait mon service militaire parce que je suis contre l’occupation et contre la militarisation de la société israélienne. Il n’y a pas que les Palestiniens qui souffrent de la militarisation de notre société. Nous avons l’une des armées les plus importantes au monde, alors que nous sommes un tout petit pays. L’argent qui est investi dans la défense ne l’est pas ailleurs, dans l’éducation par exemple. Ce fut un problème quand j’ai voulu chercher un travail. Je devais travailler dans une librairie, mais quand ils ont vu que je n’avais pas été à l’armée, les patrons ont changé d’avis. » Tel-Aviv, 2009. 
      Israël détient le record mondial en dépenses d'armement par habitant : 1 429 US $ en 2006 (source :Le Temps – Suisse).

    11. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Gal, 19 ans : « Je me souviens, quand j’avais 13 ans, avoir vu à la télé les refuzniks qui allaient en prison pour ne pas faire l’armée. Je les trouvais répugnants. Les attentats suicides des années 2002-2003 m’avaient marqué. Par la suite, j’ai lu sur l’histoire palestinienne et j’ai réalisé toute l’étendue de mon ignorance. Finalement, surtout à cause de ma famille, j’ai décidé de me faire réformer pour problèmes psychologiques. Je crois que le plus difficile pour mon père, c’est quand les gens lui demandent ce que je suis en train de faire. Si j’étais un garçon “normal”, je serais à l’armée. » Haïfa, 2009

    12. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Daniel, 24 ans, étudiant : « Étant socialiste, je n’ai pas voulu faire l’armée parce que je suis contre l’impérialisme. Par ailleurs, au niveau de la société israélienne, la guerre a toujours été synonyme d’injustice sociale. N’importe quel problème social majeur passe à l’arrière-plan du débat public si l’État décide que l’armée doit attaquer le Liban ou Gaza. Mes parents ne voulaient pas de drame pour leur fils unique. J’ai finalement été réformé pour problèmes psychologiques. » Haïfa, 2009

    13. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Margarida, 23 ans : « Je suis arrivée du Brésil en Israël à 14 ans avec ma famille. J’ai commencé mon service à 19 ans et je leur ai demandé d’être près de chez moi. Ils ne m’ont jamais écoutée. Au final, j’ai dû prendre 60 comprimés pour qu’ils comprennent que c’était sérieux et ils m’ont virée. Je rêvais de travailler à l’aéroport, mais maintenant c’est impossible. » Ashkelon, 2009

    14. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Avner, 32 ans, historien : « J’ai grandi dans un kibboutz, dans une famille de gauche sioniste. Tous les hommes de ma famille sont dans l’armée. À 18 ans, j’y suis allé confiant, je pensais que nous étions les bons, même si nous faisions parfois des erreurs. Mais quand j’ai découvert comment vivaient les Palestiniens, j’ai pensé que c’était inacceptable de voir que l’armée, au lieu de protéger notre pays, défendait un projet colonialiste. Avec 13 autres soldats, nous avons envoyé une lettre qui expliquait que nous ne voulions pas être réservistes. » Jérusalem, 2009

    15. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Tal Sela, 33 ans, éducateur : « J’ai été affecté à 19 ans dans une unité d’élite. Pour cette spécialisation, il fallait prendre des cours et j’ai donc tout de suite su que j’allais rester un an et demi de plus que la normale. En 1997, il y avait la guerre au Liban. Le 15 septembre, douze soldats israéliens sont morts à cause d’une charge explosive qu’ils transportaient. Ils ont envoyé mon unité pour récupérer les corps. Je suis resté traumatisé par l’horreur. Maintenant je ne veux plus être réserviste. Je suis membre de l’association Combattants for peace. » Tel-Aviv, 2009

    16. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Raz, 19 ans : « Quand j’avais 15 ans, je ne connaissais rien aux Palestiniens. Je vivais dans une sorte de bulle. Mais quand je suis allée dans les territoires pour la première fois, j’ai vu très clairement que l’occupation n’existe pas pour des raisons de sécurité. J’ai clairement ressenti qu’on m’avait menti. En 2008, nous étions sept à refuser de faire l’armée. J’ai passé quatre mois en prison. Je me suis confronté à la réalité des autres filles qui étaient dans des situations bien plus compliquées que moi aussi bien au niveau social que familial. » Tel-Aviv, 2009

    17. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Hilla, 23 ans, étudiante : « Je ne me voyais pas dans l’armée, mais je voulais donner quelque chose à la société. Je voulais faire un service civil. Cela a posé un gros problème à mes parents. Nous nous sommes disputés très sérieusement. J’ai finalement déclaré que j’étais pacifiste et je suis passée devant une commission. Mon père m’a soutenue et s’est même prêté à cette comédie imposée par l’armée en étant mon témoin lors de cet entretien. » Haïfa, 2009

    18. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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      Uri, 26 ans : « Quand j’étais au lycée, j’ai commencé à comprendre que ce qu’on nous apprenait à l’école n’était que partiel. Je me suis intéressé à la politique et je me suis positionné contre l’occupation des territoires palestiniens. À 17 ans, pour la première fois, j’ai pensé que je ne devrais pas y aller. Ce fut un choc pour mes parents. Ils ont essayé de me convaincre, mais ils n’ont pas réussi. J&rsquo

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  • Des bénévoles...

    Benevoles tap

    "Pour le bien des enfants" qu'il a dit ...

    Cette rentrée va être le plus grand fiasco de toute l'histoire de l'éducation nationale. 

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  • Ce qui va me manquer...

    Les débats philo, les discussions spontanées ou préméditées, les questions des enfants, l'énergie qu'ils mettent parfois à avancer dans la réflexion, la lumière dans leurs yeux quand la révélation se fait, quand l'idée en eux devient un ressenti, quand les mots s'ancrent, quand je les sens "grandir" intérieurement...

    Ce qui va me manquer... 

     

    " Je me demande si nous nous sommes jamais posé la question du sens de l'éducation. Pourquoi va-t-on à l'école, pourquoi étudie-t-on diverses matières, pourquoi passe-t-on des examens, pourquoi cette compétition pour l'obtention de meilleures notes? Que signifie cette prétendue éducation et quels en sont les enjeux?
    C’est une question capitale, non seulement pour les élèves, mais aussi pour les parents, les professeurs, et pour tous ceux qui aiment cette terre où nous vivons.
    Pourquoi nous soumettons nous à cette épreuve qu'est l'éducation...

    ... La fonction de l'éducation n'est-elle pas plutôt de nous préparer, tant que nous sommes jeunes, à comprendre le processus global de l'existence?

     

    ... Assurément la vie ne se résume pas à un travail, un métier; la vie est une chose extraordinaire, un grand mystère, ample et profond, un vaste royaume au sein duquel nous fonctionnons en tant qu'êtres humains..."

     

    " C'est pourquoi il est d'une grande importance que nous soyons éduqués de façon authentique- sans être étouffés par la tradition, sans tomber dans le destin tout tracé d'un groupe racial, culturel ou familial particulier, sans de venir des êtres mécanisés en marche vers une fin déterminée.

     

    Celui qui comprend l'ensemble de ce processus, qui rompt avec lui et qui fait front tout seul,- cet homme-là est le moteur de son propre élan..."

    Krishnamurti
    Le Sens du Bonheur: Chapitre I) l'Éducation Chap XIII) Egalité et liberté



    Une liste de questions posées en classe.

    Juste quelques exemples...

     

    Doit-on supprimer l’école ?

    A-t-on le droit de désobéir ?

    Un ami et un copain, est-ce que c’est pareil ?

    Peut-on dépasser ses peurs ?

    Tout le monde peut-il être courageux ?

    Tout le monde peut-il être heureux ?

    Doit-on toujours éviter les situations dangereuses ?

    Est-ce que la peur peut être utile ?

    Est-il raisonnable de risquer sa vie pour une passion ?

    Est-il possible d’arrêter d’apprendre ?

    Peut-on apprendre en s’amusant ?

    Peut-on définir clairement l’intelligence ?

    Est-il nécessaire de faire ses propres expériences pour comprendre une idée ?

    Apprendre et comprendre, est-ce que c’est pareil ?

    Est-ce que le progrès suffit à prouver que nous sommes intelligents ?

    Est-il nécessaire de toujours progresser ?

    Peut-on se contenter de vivre comme nos ancêtres ?

    Est-ce que notre opinion peut changer ?

    Une personne handicapée a-t-elle les mêmes droits que les personnes valides ?
    Doit-on toujours respecter les idées des autres ?

    Est-il possible de vivre seul ?

    Sommes-nous influencés par les autres ?

    Est-ce que quelqu’un d’intelligent peut être méchant ?

    Est-ce qu’il suffit de vivre pour exister ?

    Un enfant dans sa famille a-t-il les mêmes droits que ses parents ?

    Un adulte doit-il toujours répondre à la question d’un enfant ?


    Peut-on ne pas avoir peur de la mort ?

    Peut-on combattre l’injustice par la violence ?

    Est-ce qu’il suffit d’être riche pour être heureux ?

    Est-ce que nos erreurs sont utiles ?

    Est-ce que le passé est utile dans le présent ?

    Est-ce que le présent sert uniquement à préparer l’avenir ?

    Est-il possible de définir ce qui est beau ?

    Est-il possible de définir la beauté intérieure ?

    Mon corps est-il à moi ?

    Est-ce qu’il suffit d’être intelligent pour être sage ?

    Qu’appelle-t-on la sagesse ?

    Peut-on apprendre la sagesse tout seul ?

    Est-ce que l’animal a conscience de lui-même ?

    Nos cinq sens suffisent-ils à tout comprendre ?

    Existe-t-il des formes de communication que nous ne comprenons pas ?

    Tous les animaux ont-ils un langage ?

    Est-ce qu’il est grave de tuer un insecte ?

    Doit-on respecter un animal comme on respecte un être humain ?

    Doit-on respecter une plante comme on respecte un animal ?

    Est-ce que toutes les formes de vie ont une importance ?

    Est-ce qu’une grande personne est toujours plus intelligente qu’un enfant ?

    Les autres sont-ils indispensables à notre bonheur ?

    Est-ce que les autres peuvent nous empêcher d’évoluer ?

    Est-ce que les modes sont importantes ?

    La télévision nous apprend-elle autant que les livres ?

    Sommes-nous dépendants du progrès ?

    Est-il nécessaire d’avoir des idoles ?

    Est-il dangereux d’avoir des idoles ?

    Est-ce que les héros d’aujourd’hui sont les mêmes qu’autrefois ?

    Est-il important de se souvenir ?

    Est-il important de se souvenir des morts ?

    Est-ce qu’il est possible de définir l’âme ?

    Est-ce qu’il est possible de définir l’esprit ?

    Notre corps a-t-il une volonté ?

    Est-ce que les sociétés modernes s’intéressent autant à l’esprit qu’au corps ?


    Est-ce qu’il suffit de connaître son corps pour se connaître ?

    Est-ce que le fait de souffrir peut être utile ?

    Est-il possible de contrôler toutes ses pensées ?

    Est-il possible de définir la conscience ?

    Est-ce que notre conscience suffit à nous empêcher de faire du mal ?

    Peut-on avoir clairement conscience de la vie ?

    Est-ce que l’existence est nécessairement rattachée à un objectif ?

    Peut-on affirmer que nous sommes maîtres de nous-mêmes ?

    Sommes-nous réellement libres ?

    Comment définir l’amour ?

    Est-ce que l’amour nous rend prisonnier ?

    L’amour permet-il à l’homme de progresser ?

    L’amour est-il limité à quelques personnes ?

    A-t-on besoin d’être aimé ?

    A-t-on besoin d’aimer ?

    Est-il utile de faire partie d’un groupe ?

    Est-ce que la compétition est utile ?

    Est-ce que les notes sont nécessaires ?

    Doit-on avoir nécessairement une bonne note pour être fier de soi ?

    La poésie peut-elle servir à défendre des idées ?

    Peut-on vivre sans machine ?

    Peut-on définir clairement la vérité ?

    Peut-on perdre son temps ?

    La science peut-elle tout expliquer ?

    Peut-on définir clairement la morale ?

    La morale est-elle toujours au bénéfice de l’homme ?

    La morale est-elle partout la même ?

    Doit-on s’occuper de la Terre comme d’un être vivant ?

    Comment définir ce qui est vivant ?

    Est-ce que nous pensons par nous-mêmes ?

    Sommes-nous responsables de tous nos actes ?

    Est-il important de s’interroger ?

    L’état est-il ennemi de la liberté ?

    Liberté et égalité sont-elles compatibles ?

    Le plaisir conduit-il au bonheur ?

    Peut-on être maître de son destin ?

    Conscient et inconscient, qu’est-ce que ça veut dire ?

    Notre éducation détermine-t-elle notre vie ?


    Que ces interrogations leur deviennent une nourriture spirituelle vitale, indispensable, quotidienne...

    C'est ce que j'ai toujours essayé de réaliser...


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  • Indigné...Et après ?...

    Si je vais naviguer sur le net, je m'aperçois que les thèmes reviennent en boucle et si je prends des ouvrages, parfois très anciens, je retrouve les mêmes interrogations, les mêmes cheminements. La non-dualité par exemple...Depuis combien de temps est-ce un sujet ressassé ?  Et j'essaie à mon tour de m'y retrouver et d'autres esprits dans leur coin. Bon, c'est très bien, je ne vais pas m'en plaindre mais là où je m'interroge, c'est au regard de ce temps passé et de cette relative fixité et parallèlement de l'évolution exponentielle de la technologie.

    Il faut bien pourtant que l'homme use de son intelligence dans les deux domaines : une intelligence scientifique, mathématique, technique, informatique etc... et une intelligence philosophique, une capacité à raisonner. La spiritualité a besoin d'une approche, d'une méthode, d'un travail philosophique pour progresser et ne pas sombrer dans certains travers du "new age."  

    Bon, alors, d'où vient cet écart, d'où vient cette stagnation, ces infinies répétitions, ces messages qui tournent en boucle ?

    Pourquoi est-ce que la technologie n'est pas confrontée à cet immobilisme et profite au contraire d'un phénoménal élan ?

     

    Les échanges tout simplement.

    L'argent ensuite.

    La technologie se vend, elle représente un moteur économique extrêmement puissant, elle a donc une valeur marchande qu'aucun état ne peut délaisser.

    La spiritualité n'apporte rien économiquement parlant. Elle ne profite pas dès lors de l'enthousiasme, de la recherche, de la curiosité, de l'expérimentation, du partage des connaissances (ou de son pillage...)

    La spiritualité n'a aucun avenir marchand.

    J'ai beau tourner le problème dans tous les sens, j'en reviens toujours à cette valeur commerciale. Et c'est effroyable.

     

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  • Frenchwriters

    Merci à ce site pour le partage.

    Clin d'œil

    "Pulsion de Vie"

    http://frenchwritersworldwide.com/authors-open-letter/pulsion-de-vie

     

     

    tetesable

     

    Pulsion de vie.

     de Thierry Ledru

     


    La Vie est une pensée qui a pris forme, il y a bien longtemps, cette pensée sous-tend  deux voies indissociables l’une de l’autre, la première est la naissance de la vie (de la cellule), sa multiplication par division, créant ainsi une nouvelle cellule et la deuxième est la mort de la cellule programmée originellement pour une certaine durée de vie…

    Dans sa nature originelle, la vie est composée de pulsions de vie et de pulsion de mort. La biogénèse nous enseigne que le renouvellement de la vie est programmé ou formaté. Le compte à rebours a -t-il commencé ? comme Albert Jacquard nous l'enseigne.

    Si je m’en tiens à l’idée que la Vie est une pensée qui a pris forme, cela sous-entend que cette pensée contient deux voies : 
    - Une pulsion de vie dont le but est de créer, de prolonger puis de renouveler.
    - Et une pulsion de mort.
    Pour que ce renouvellement se fasse, la mort a pour rôle de mettre un terme aux formes. Il était inconcevable que des formes apparaissent sans que celles existantes ne laissent leur place.

    Dans la pensée de la Vie, il y a une finitude des formes, mais pas de la Vie elle-même. C’est juste un remplacement afin que les formes existantes soient vivaces, exaltées, enthousiastes, lumineuses et soient dans un état favorable à l’idée du renouvellement. L’épuisement de la forme n’est pas compatible avec l’idée de reproduction. Le principe de la reproduction s’appuie sur des formes robustes. La Mort n’intervient pas comme une fin mais comme une évolution possible.

    Le remplacement implique l’éventualité d’une amélioration, d’un renforcement, d’une transformation nécessaire. Rien n’est figé parce que la Mort se charge d’éliminer l’ancien temporel afin que la Vie propose une suite elle-même provisoire, nourrit par des changements constants, aussi infimes soient-ils, ou aussi dérisoires dans le temps d’existence de cette forme.

    Le Temps de la Vie s’inscrit dans un système solaire dont la durée n’est pas accessible à notre cerveau. L’évolution de cette Vie n’est pas plus palpable. Tout juste une intuition malgré toutes les connaissances accumulées.Des savoirs qui progressent et se transforment eux aussi.  

    Cette mort a pourtant eu une conséquence néfaste dans ce système parfait.

    La pulsion de mort, générée par la pensée, est devenue chez l’homme une véritable addiction.

    Un enfant marche le long d’une haie. Il laisse traîner sa main dans les feuillages puis soudainement, il serre les doigts et arrache une feuille. Il la malaxe quelques secondes et la laisse tomber au sol.
    Pulsion de mort !
    Un geste irréfléchi ? Une action impulsive, très facile à réaliser, générant un sentiment de puissance qui vient renforcer l’identification de l’individucette irréalité du détachement envers la Vie. 
    « Tu as écrasé cette chenille. C’était facile. Maintenant, refais-la. » Lanza del Vasto.
    « Je ne suis pas cette plante, je ne suis pas cette chenille. »
    Et se disant cela, l’enfant peut la blesser ou la tuer. Elle n’est pas « lui ».

    Effectivement, elle n’est pas « lui », mais elle porte une Vie identique à celle qui est en lui.
    Pour concevoir cette idée, il faut être habité par la pulsion de Vie. Cela implique un détachement envers cette identification formatée dont l’individu est abreuvé depuis sa naissance par l’éducation, la société, l’histoire antédiluvienne, des conditionnements répétés, le matérialisme mondialisé, l’idée consternante que les humains possèdent la Terre. Et par conséquent la Vie.    

    La pulsion de vie n’est pas la norme en vigueur dans le monde occidental. Elles l’est chez les Peuples Premiers, les kogis par exemple.


    La pulsion de mort a un impact incommensurable. Elle répond à des désirs immédiats d’identification et cette identification favorise le développement de comportements mercantiles. La pulsion de mort renforce le conditionnement qui consiste à présenter l’individu comme détaché de la Vie. Il y a lui et « l’environnement ».
    En étant éduqué comme une entité individuelle évoluant dans un environnement et non comme un fragment d’une entité originelle, une pièce infime d’une image immense et en dehors de laquelle il n’est rien, l’individu n’est pas amené à se tourner vers la pulsion de Vie mais bien au contraire à exploiter cette pulsion de mort qui exacerbe ce schéma de pensée éducatif.


    Les effets mercantiles se mettent en place dès lors que l’identification à l’individu est suffisamment ancrée pour que des désirs de puissance viennent l’alimenter. Posséder et détruire sont deux phénomènes révélateurs de ce formatage de la pensée.

    La possession matérielle va apporter à l’individu un renforcement de sa distinction, de cette croyance à son extériorité au regard du phénomène vital. En accumulant les biens, il comble inconsciemment le vide existentiel tombé en lui avec son rejet forcené du phénomène vital. Etranger au cœur de ce phénomène vital, il va s’engouffrer au cœur du matérialisme « vivant ». L’appartenance à des groupes sociaux renforce là encore l’identification étant donné qu’elle créé un miroir dans lequel l’individu s’observe. « Je suis comme ceux-là. »

    Tous les phénomènes sociaux, qu’ils soient politiques, économiques, religieux, consuméristes, médiatiques… sont des excroissances de cette pulsion de mort. Il s’agit tout simplement de renforcer sans cesse, en multipliant les supports, tout ce qui permet de combler le vide laissé par la perte de la pulsion de Vie et la perte de quête de sens.

     
    Là où le phénomène a pris une ampleur jamais perdue depuis, c’est lorsque certains individus totalement impliqués dans cette pulsion de mort se sont aperçus du bénéfice qu’ils pouvaient en tirer. Ils sont devenus « les Maîtres » à penser. Dans un schéma de pensées individualistes. 
    La guerre en est l’exemple parfait : pouvoir, puissance, accumulation des richesses, extension des territoires, suprématie etc… Pour parvenir à ses fins, un conquérant, qu’il soit président élu, dictateur ou empereur doit avant tout accumuler des armes. Il faut des matières premières, des usines, des marchands. Des sommes colossales. Une fois les terres ravagées et la paix revenue, il faut reconstruire. Des sommes colossales et des bénéfices pour les exploitants.

    Et la mort et la détresse pour les exploités... La pulsion de mort dans toute son horreur. Les instigateurs des combats n’en seront pas les victimes. Il leur aura suffi d’utiliser les masses populaires, celles qui depuis leur naissance ont appris à être identifié à eux-mêmes, puis à une nation, à un drapeau, à des idées politiques, à tout un ensemble intellectuel, jusqu’à la déraison. Pensant avec les Maîtres en retirer des bénéfices. Aussi dérisoires soient-ils. L’essentiel étant de continuer à exister comme l’individu qu’ils ont appris à être.

    Il aurait été envisageable qu’à la suite de deux guerres mondiales dévastatrices, l’humanité s’engage dans un cheminement réfléchi au regard du Vivant. Il n’en a rien été. Rien de durable. La mondialisation spirituelle a été étouffée par la mondialisation matérielle.  

    En temps de paix, la pulsion de mort est également très profitable. Le principe est toujours le même. Pour exister, il faut posséder et combler le vide de la pulsion de Vie abandonnée. Les possessions matérielles sont là pour ça. L’individu existe parce qu’il a une maison à son nom, une voiture à son nom, un compte en banque à son nom, des enfants qui portent son nom, il a un bout de terrain qui lui appartient, il achète la technologie à la mode et il peut en parler avec ceux qui font comme lui, il est supporter d’un club de foot, il a même une femme qui a pris son nom…
    Mais tout ça ne serait pas très enthousiasment s’il n’y avait pas la possibilité de changer. Il suffit de casser et on remplace, il suffit d’attendre la dernière nouveauté et on remplace, il suffit de jeter, de perdre, d’abîmer, d’user, d’abuser. Même une femme, « ça » se remplace…Mêmes des enfants, « ça » se remplace, « ça » se jette. C’est normal tout ça. Tout le monde vit comme ça. C’est le monde moderne.
    Il est tout aussi intéressant de renforcer les appartenances. Les religions ont montré la voie dans ce domaine. Les religions technologiques les ont remplacées. Toujours des appartenances, du néant pour combler le vide originel. Les religions politiques, les religions médiatiques, les religions syndicalistes, historiques... Du néant.
    Ce qui importe pour tous les Maîtres de ces mouvements, c’est de prolonger et d’intensifier les richesses accumulées, de renouveler la masse des consommateurs, des électeurs, des participants. Il suffit qu’ils y trouvent du rêve à défaut d’une réalité enviable.
    Il est facile de faire rêver un endormi.
    Dans la pulsion de Vie, le principe du renouvellement est une nécessité afin de maintenir la vie.
    Dans la pulsion de mort, le principe du renouvellement est évènementiel. Il s’agit de créer un évènement qui va renouveler le rêve, lui donner un nouveau visage. Il n’y a aucune nécessité intrinsèque mais une intention cachée. Il faut changer la décoration de la cellule.
    Le droit de vote n’est jamais que le droit de rester endormi. Comme il est doux de continuer à rêver après avoir fait son devoir…Juste le devoir inséré dans le cerveau de la masse par les Maîtres du système.
    «Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être adapté à une société malade. »   © Krishnamurti.

    Il ne sert à rien de chercher à améliorer le confort d’un malade quand on en oublie de combattre la maladie. Ou pire encore quand on ne la voit même pas.
    Ce monde moderne s’entête dans une voie sans issue. 
    Et je ne vois aucune solution collégiale au problème. L’Humanité n’évoluera qu’au regard de l’évolution spirituelle de chacun.
    D’avoir perdu le sens de l’unité originelle a généré une unité fondée sur l’individualisme.

    Les individus se regroupent sous les bannières des Maîtres à penser. Eux-mêmes regroupés sous la bannière de leurs propres intérêts et de leurs pulsions les plus basses.

    Le monde moderne fonctionne comme une unité morcelée qui broie l’individu en prônant sa liberté. 
    Il est impossible d’imaginer ce que sera l’Humanité dans dix mille ans. En imaginant qu’elle existe encore.

    Une évolution positive est-elle encore envisageable ? Une évolution réfléchie bien entendue, pas une somme de réactions forcenées, dictées par des évènements catastrophiques…


    Je n’ose même pas essayer d’imaginer ce qu’il restera de la Nature.

    Et cette douleur-là m’est insupportable.

    Pour l’Humanité elle-même, je n’en éprouve aucune peine. C’était sans douteun beau projet.

    Mais la pensée de la Vie aura peut-être besoin d’en changer.

    Il fallait voir ce que nous étions capables de faire et de devenir...

    Nous ne sommes finalement peut-être qu’une expérience.

     

    Pulsion de vie © Thierry Ledru pour frenchwritersworldwide.com

    11 juin 2012.

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    A coeur ouvert © Thierry Ledru

     

    A coeur ouvert
    © Thierry Ledru
    Collection e-LIRE
    ISBN : 978-2-89717-503-0
     
    Genre : fiction, romance, connaissance de soi
     
    Formats disponibles : ePub et Mobi (Kindle)
     
     
     
     
     
     
     
     
     

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