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  • Changeurs de Monde

    Une belle nouvelle pour moi puisque les éditions Seepia ont retenu mon texte "Goutte d'eau" pour figurer dans ce recueil collectif. Le concours est toujours ouvert. Eva Wissenz est une belle personne, engagée, rayonnante, riche d'une vie tournée vers la connaissance de soi et le partage.

    Une belle rencontre et un projet "Changeurs de monde" auquel je souscris pleinement. Il n'est plus temps d'attendre que des individus soi-disant influents conduisent nos existences. Le changement nous appartient, nous sommes les fondations du monde et ceux qui se croient au sommet d'une pyramide, au sommet d'une hiérarchie ne sont que des faussaires. Ils vivent dans une tour d'ivoire qu'ils ne méritent aucunement. Ils vivent sur nos fondations. Il est temps de secouer l'ensemble et de nous libérer du poids néfaste qu'ils représentent. 

    Nous sommes les changeurs de Monde. 

    Partagez, agissez, participez.

    Ou alors, choisissez de continuer à supporter la masse écrasante des Puissants. 

    La suite est entre vos mains. 


    Vous pouvez nous écrire à cette adresse électronique : commelevent (at) free.fr
    Envoi des manuscrits par email uniquement. 


    Merci de lire les précisions ici.

    "Le chemin le plus court pour aller d’un point à un autre n’est pas la ligne droite, mais le rêve." 
    Proverbe africain

    Concours de nouvelles


    Seepia propose un concours de nouvelles sur le thème :
    FEU TERRE AIR EAU

    Vous choisirez un des quatre éléments comme axe de votre texte.

    Votre nouvelle fera vivre le ou les thèmes suivants (liste non exhaustive) : amour de la vie - biodiversité - altruisme - non-violence - engagement - alternatives - permaculture - énergie - semences - nature - espace - créativité - travail - plaisir - enfants...

    Les récits peuvent se faire en mots et/ou dessins (noir et blanc seulement).

    La longueur des textes est libre dans la limite du raisonnable pour une nouvelle.

    L’idée de ce concours est de célébrer les noces de la littérature et de ce que les médias appellent "l’écologie" qui n’est en réalité qu’une relation libre, consciente et responsable à tous les environnements.

    Après délibération, les textes retenus seront publiés en volume par Seepia. Il n’y a pas de règlement pour ce concours parce qu’il n’y a rien à régler mais il y aura des accords avec chaque créateur et créatrice les assurant de rester tout à fait propriétaires de leurs travaux. Si tous et toutes sont d’accord, le volume pourra être placé sous licence Creative Commons.

    Le concours est ouvert jusqu’au 1er décembre 2014.

    Envoyez vos textes par email uniquement à : commelevent (at) gmail.com

    Buena suerte !

    La belle et inspirante image qui accompagne cette proposition d’imaginaire collectif a été réalisée par Anne Steinlein.


    Changeurs de Monde


    "Comme le vent" : pour une littérature d’éveil, d’amour et d’action.

    L’énorme production de tristes distractions nourrit un imaginaire d’impuissance, tout un tissage de peurs, d’habitudes, de jugements et de découragement qui, partout où je suis allée, m’a semblé être le lot de bien des gens, des jeunes surtout – et ce n’est plus supportable.

    Un des enjeux de la crise du vivant que l’humanité traverse est de savoir si nos imaginaires seront capables de quitter sans nostalgie les clichés et les fictions de l’ancien monde pour créer des récits qui nous ramènent à la vie, nous régénèrent et encouragent à l’autonomie et au changement.

    La littérature forme un vaste champ d’exploration de l’imaginaire. Ce que j’aime creuser dans les livres c’est une façon de trouver dans le monde tel qu’il est, ainsi que dans nos relations qui le font, de quoi évoluer en mieux. Et puisque la graine de changement est en nous, et que c’est si difficile, pouvons-nous déjà commencer par imaginer ce que nous voudrions vivre ?

    A la manière de ceux qui conservent des semences anciennes pour préserver une diversité naturelle en péril et s’échangent de précieuses graines, les livres "Comme le vent" édités par Seepia restent à l’essentiel, veulent faire circuler certaines idées et voir si les choses peuvent être rêvées autrement. Et donc vécues autrement... puisque le rêve et l’imagination sont les premiers pas de l’action.

    "De plus en plus d’indices nous portent à croire que la perception et l’imagination sont des fonctions mentales étroitement liées. Elles sont distinctes, bien sûr, mais il y a une foule de points communs entre une image mentale et la perception d’une situation réelle. Il est donc possible d’apprendre et de changer physiologiquement par le biais de l’imagination." Francisco Varela

    Que nos racines soient devant nous.
    Eva Wissenz

    "Ne vous demandez pas de quoi le monde a besoin. Demandez-vous ce qui éveille la vie, puis faites-le. Car ce dont le monde a besoin c’est d’êtres qui éveillent la vie." Dr Howard Thurman

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  • Antigone

    Le texte que j'ai lu hier à mes élèves...

    Le devoir de désobéir...


    Antigone
    Dans les temps anciens, une terrible guerre civile ravagea la ville de Thèbes. Lorsqu'elle fut terminée, le roi Créon ordonna de laisser le corps d'un guerrier, Polynice, sans sépulture, car il avait pris les armes, contre sa patrie. Or, Antigone, sa sœur, brava cet interdit et fut arrêtée au moment où elle enterrait Polynice. On la conduisit donc devant le roi Créon qui lui demanda si elle était au courant de la loi interdisant l’enterrement, et si elle savait qu'elle risquait la mort. 
    - Je savais, répliqua Antigone. Mais il ne s'agissait que d'une loi humaine. Il existe des lois plus importantes, celles qui sont au fond de nos cœurs. Toutes mes pensées et mon amour me commandaient d'ensevelir le corps de mon frère. Face à ses lois, la loi humaine ne pesait guère...comme ne pèse guère le fait que je doive en mourir. Je préfère périr pour cela, plutôt que d'être à jamais désespérée d'avoir laissé le corps de mon frère sans sépulture.

    D'après la pièce du poète tragique grec, Sophocle

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  • Grève de la faim

    FORUM "VIGILANCE RYTHMES SCOLAIRES"  ACCUEIL :
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/index.php

    FORUM "VIGILANCE RYTHMES SCOLAIRES"  RUBRIQUES :
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/f2-vigilance-rythmes-scolaires.htm

    GROUPE FACEBOOK "RYTHMES SCOLAIRES : ARRETEZ LE MASSACRE !" ( plus de 9600 membres )
    https://www.facebook.com/groups/609556085733767/




    Publié le 30/06/2014 à 21:30 Vu 5203 fois 
    Loire: un maire en grève de la faim contre la réforme des rythmes scolaires 
    http://www.leprogres.fr/loire/2014/06/30/la-maire-de-saint-medard-en-forez-… 
    Évelyne Flacher, maire de Saint-Médard-en-Forez, veut faire de sa commune un symbole de résistance contre la réforme des rythmes scolaires. « Je ne partirai qu’avec les pompiers. Je ne lâcherai rien », affirme-t-elle, quelques heures après le début de son action débutée lundi matin



    Si de juin 2013 à octobre 2013, elle a travaillé avec les parents d’élèves pour essayer de mettre en place les nouveaux rythmes scolaires définis par le décret gouvernemental, la maire en a conclu que sa commune ne pourrait pas les appliquer. « D’une part, les rythmes de l’enfant ne sont pas respectés. D’autre part, leur mise en place imposerait une augmentation de 7 % des impôts. En pleine crise, ce n’est pas possible ».

    Evelyne Flacher a donc choisi l’action médiatique pour riposter. Installée dans un fauteuil devant la mairie, elle a organisé ce qui ressemble fort à un coup de communication. « J’ai annoncé ma décision au conseil municipal qui m’a apporté son soutien unanime. Depuis, nous avons mis en place plusieurs commissions : logistique, sécurité, médicale ».




    Communiqué de presse d’Evelyne Flacher : 

    Ce message s’adresse à toute personne en désaccord avec la réforme scolaire telle que celle proposée aujourd’hui et qui souhaite plus de démocratie : soit les élus, parents d’élèves, enseignants, spécialistes de l’enfance… Nous sommes pour une refonte de l’école primaire prenant en compte les rythmes de nos enfants, leur bien-être, le coût (650 millions pour l’Etat et 1 milliard pour les collectivités territoriales), la sécurité… Une réforme juste, identique à tout le monde (privé, public, urbain, ruraux, riches, pauvres). Depuis 1 an, nous tentons de nous faire entendre par le gouvernement pour dialoguer en respectant les voies judiciaires.
    La réponse faite est la surdité, l’irrespect, l’interdiction d’accès aux médias nationaux.
    Depuis 5 mois, le Conseil d’Etat n’a toujours pas statué sur nos recours.
    Sommes-nous en dictature ou au pays des Droits de l’Homme ?
    Face à cela, le gouvernement fait l’autruche en jouant le montre et avec d’es menaces violentes infondées juridiques. (Pour les élus : amendes, suspension…)
    Je me vois donc, moi femme, élue de la république, contrainte de faire la grève de la faim pour que l’on nous entende. Messieurs HOLLANDE, HAMON en êtes-vous flattés ?
    J’appelle tous les élus à nous rejoindre en votant d’urgence la dernière délibération qui permet aux maires de fixer les horaires de l’école publique et lui donne le droit d’assigner l’Inspection Académique au Tribunal Administratif en cas de non-respect de ces horaires.
    Cette délibération est légale car basée sur la loi.
    J’en appelle à toutes personnes qui le souhaitent à nous soutenir par signature sur internet. Ou à nous faire le plaisir de sa visite.
    Nos revendications, bien légitimes, sont les suivantes :

    • Que le Conseil d’Etat rende son verdict sur nos recours
    • Prise en compte, par voie juridique, de notre dernière délibération.
    • Un face à face sur les chaînes nationales entre Mr HAMON, Mr SCHOETTL (que vous connaissez, et moi-même. Attention qu’il ne mente pas lors de ce débat et qu’il soit enfin respectueux des élus de la République.
    • Que nous ayons libre accès à tous les médias nationaux jusqu’à la fin.
    • Enfin, que l’on retravaille ensemble ce projet avec des élus (urbains et ruraux), des parents d’élèves, des enseignants, des professionnels de la santé des enfants (dont Mme LECONTE) et vous.


    Enfin Messieurs HOLLANDE et HAMON, votre immunité n’est pas éternelle. Sachez que vous serez attaqué pour NON ASSISTANCE EN PERSONNE EN DANGER si je viens à décéder ou à garder des séquelles.
    A compter du 2 juillet, un cabinet d’avocat réputé sera mandaté notamment par ma famille, amis, et des élus de la république ou autres.
    Ce n’est pas la première fois que l’Etat sera assigné en justice et perdra. A vous de jouer Messieurs !!!
    Le Maire de Saint-Médard en Forez Evelyne Flacher

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  • Etats modifiés de conscience (spiritualité)

     
    REVUE INEXPLORÉ
    INREES
     
     
     
     
     
    http://www.inrees.com/articles/Decouverte-etats-modifies-conscience/
     

    A la découverte 
    des états modifiés de conscience

    En modifiant nos états de conscience, nous pourrions développer notre intuition, mieux nous connaître et obtenir de précieuses informations.
    Cet article est accessible dans son intégralité uniquement aux abonnés INREES
    © Aleshyn_Andrei
    Chaque fois qu’elle doit faire un choix ou prendre une décision importante dans sa vie, l’écrivaine et pianiste Corine Sombrun confie qu’elle « [s’]offre une petite transe [pour] calmer le mental et obtenir des réponses ». Certes, tout le monde n’est pas, à l’instar de cette « exploratrice de la conscience », une chamane initiée depuis 10 ans au sein du peuple Tsaatans en Mongolie, ayant la capacité d’entrer dans une transe profonde par sa seule volonté, mais nous avons tous la possibilité, comme elle, d’étendre notre conscience au-delà des limites habituelles de notre corps et de notre cerveau, pour voyager dans d’autres dimensions, celles de notre inconscient individuel et de l’inconscient collectif. L’objectif : se connecter à notre être profond, réveiller notre intuition, notre source d’inspiration mais également goûter aux expériences transcendantales et vivre des moments d’extase transformateurs. 

     

    Transe quotidienne


    Sans nous en rendre compte, nous avons tous déjà connu l’état de transe. Dans le cadre de nos occupations quotidiennes – penser, parler, manger, lire, marcher – nous sommes dans ce que les neuroscientifiques appellent un « état de conscience ordinaire ». Un état que nous connaissons tous, qualifié de neutre, banal, usuel. Les paramètres « espace, temps, corps, moi » y sont familiers. Comme l’explique Charles T. Tart, professeur américain de psychologie, internationalement reconnu pour ses recherches sur la nature de la conscience, « notre état de conscience ordinaire est un outil, une structure, un mécanisme d’intégration qui nous permet d’interagir avec une certaine réalité sociale acceptée, un consensus de réalité ». Selon lui, cet état est maintenu grâce à un effort actif du mental qui cherche constamment à le perpétuer. Nos 5 sens perçoivent mais c’est notre « mental » qui interprète ces perceptions, et façonne sans cesse notre réalité ordinaire. Or, plusieurs fois par jour, dès qu’il le peut en réalité, notre cerveau se plonge spontanément et brièvement dans une transe. Si pour beaucoup d’entre nous, le mot « transe » a tendance à effrayer car il est associé à un état spectaculairement violent accompagné de convulsions, il s’agit en fait d’une potentialité tout à fait naturelle de notre conscience… à s’évader. En effet, quand nous dormons, quand nous sommes « dans la lune », ou encore lors de phases d’auto-hypnose – lorsque nous fixons longuement un objet, un paysage, une flamme, ou dans notre voiture après plusieurs heures de conduite sur l’autoroute –, nous mettons ce mental sur pause, et modifions involontairement notre état de conscience. Nous sommes en transe. « Lorsqu’ils jouent, les enfants se mettent naturellement et très facilement en état modifié de conscience », précise par exemple Paul-Louis Rabeyron, pédopsychiatre des hôpitaux, responsable d’enseignement à l’Université catholique de Lyon et membre du comité directeur de l’Institut métapsychique international. Si déjà les filtres physiologiques que constituent nos 5 sens nous empêchent de percevoir la réalité telle qu’elle est vraiment – nous ne voyons, par exemple, ni la lumière infrarouge, ni les ultraviolets, nous n’entendons pas les ultrasons, notre odorat est limité comparé à celui des autres animaux… –, notre éducation et notre système de croyances, propres à chaque culture, créent, à l’âge adulte, de nouveaux filtres mentaux qui, un peu comme une passoire, ne vont laisser passer que certaines informations. Ce que nous percevons et appelons notre réalité n’est en fait qu’une interprétation des stimuli parvenant à notre cerveau. Malgré cela, chacun de nous, plusieurs fois par jour, échappe donc à ces conditionnements mentaux en entrant inconsciemment en transe. 

    Un état modifié de conscience (EMC) – appelé aussi état de transe, état holotropique ou état de conscience chamanique – se produit donc lorsque notre système de référence à la réalité, nos filtres, cessent temporairement de fonctionner, si bien qu’il se produit, selon Charles T. Tart, une « restructuration de la conscience » sur d’autres bases, d’autres filtres, permettant alors l’accès – conscient ou inconscient – à des aspects invisibles, ou cachés, de la réalité ordinaire. Autrement dit, on perçoit des images, des sons, des informations, inaccessibles dans notre état de conscience ordinaire. « En état de conscience ordinaire, c’est comme s’il y avait un brouillage intense qui empêche notre conscience de “voir”, de capter certaines informations, explique le Dr Olivier Chambon, psychiatre et psychothérapeute, spécialiste des EMC. Quand les ondes cérébrales ralentissent, le silence s’installe et permet plus de clarté. Pour être plus explicite, j’utiliserai l’allégorie suivante : quand on remue l’eau sans arrêt, on ne peut pas voir ce qu’il y a au fond d’une mare. Si l’on arrête de la remuer, en revanche, les sédiments vont se redéposer, l’eau va s’éclaircir, et l’on verra ce qu’il y a au fond. Eh bien avec la conscience, c’est pareil ! » 
     

    Une recherche perpétuelle


    Depuis toujours, aux quatre coins de la planète, l’homme a cherché à se débarrasser de ces filtres, et ainsi percevoir ce qu’il qualifie d’autres réalités. Dans les pratiques de divination et de guérison chamaniques, les rites de passage, mais aussi avec le développement des perceptions extrasensorielles, l’influence de ces expériences de conscience modifiée revêt une importance considérable tant pour la vie culturelle des civilisations préindustrielles que dans l’histoire spirituelle de l’humanité. « Au contraire de la civilisation moderne, les cultures indigènes estimaient hautement les états holotropiques et dépensaient beaucoup de temps et d’énergie à développer des moyens sûrs et efficaces de les induire, explique Stanislav Grof, psychiatre américain d’origine tchèque, pionnier des recherches sur les EMC. Elles utilisaient ces états comme un véhicule dans leur vie rituelle et spirituelle [...]. Ces états jouèrent également un rôle crucial dans le diagnostic et la guérison de divers troubles. Bien que les cultures aborigènes aient souvent disposé de connaissances impressionnantes sur les remèdes naturels, elles mettaient tout d’abord l’accent sur la guérison spirituelle. Cela impliquait habituellement l’induction d’états de conscience holotropiques – pour le malade ou le guérisseur, ou pour les deux en même temps (…) De plus, ils constituaient une source d’inspiration artistique, apportant de nouvelles idées pour les rituels, les peintures, les sculptures et les chants. » 

    Une transe peut être naturellement induite par le sommeil, à travers les rêves, mais aussi par la méditation, les exercices de respiration profonde, l’hypnose, la sophrologie, la musique – tambours, maracas, hochets… –, des danses frénétiques et autres formes d’expression cognitivo-corporelle – yoga, tai-chi, qi gong… – ou encore la répétition verbale, comme les mantras. De manière plus drastique, plus risquée aussi, notre conscience peut être modifiée par l’isolement social et sensoriel – séjours prolongés en forêt, au sommet d’une montagne, dans une grotte… –, le jeûne, la privation totale de sommeil, le bombardement sensoriel ou encore la prise de substances psychédéliques. Moins spirituel mais tout aussi surprenant : l’hyperconcentration et l’hyperlucidité nécessaires à la pratique de sports extrêmes ou de haut niveau peuvent également induire un état modifié de conscience. Un état de grâce, que l’on peut presque qualifier d’état second, dans lequel le champion est capable de se dépasser et d’agir avec un temps d’avance. 

    Si nous sommes tous capables de changer naturellement d’état de conscience, les chamanes demeurent les maîtres en la matière, puisqu’ils savent contrôler leurs actions, diriger leurs aventures lors de leur transe, et rapporter des informations précises leur permettant d’enrichir leur savoir et de soigner. « Je peux voir, les yeux fermés, des animaux, des visages, des images, des couleurs, des représentations géométriques, des chaînes de cause à effet, à la fois évidents et impossibles à expliquer, raconte Corine Sombrun. L’essentiel est que, sans le moindre mot, toute question qui me vient à l’esprit semble aussitôt trouver sa réponse. En fait, tout se passe comme si la transe éveillait en moi une formidable intuition. Comme si, soudain, mon cerveau s’ouvrait à des capacités inconnues, plus subtiles. À une sorte d’hyperintelligence perceptive me permettant de résoudre un problème donné, en révélant ce que je ne savais pas que je savais. » 

     

    Sentiment d’unité


    Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, ces « voyages » de la conscience dans d’autres dimensions, quelle qu’en soit l’induction, ne semblent pas altérer les fonctions intellectuelles, ni à court, ni à long terme. D’après les spécialistes de la question, ils offriraient même, à l’inverse, une compréhension plus claire de la réalité que nous expérimentons au quotidien. Différents chercheurs spécialisés dans les EMC ont défini les états de transe comme une relation non linéaire au temps, à l’espace, et au corps. A également été constatée une acuité des sens, avec pour corollaire des perceptions exacerbées de notre environnement. En transe, nous avons en effet le sentiment de nous dégager des limites de notre ego, que les temps passé et futur peuvent coexister dans l’instant présent et que nous sommes, par ailleurs, reliés à quelque chose de plus vaste, à un ensemble universel conscient. De fait, ces expériences dites « transpersonnelles » – au-delà de notre ego, de notre histoire personnelle – engendrent des modifications de la conscience de soi et une transformation de nos rapports avec le monde. « Nous pouvons accéder à une compréhension psychologique profonde de notre histoire personnelle, de nos dynamiques inconscientes, de nos difficultés émotionnelles, et de nos problèmes relationnels, écrit Stanislav Grof. Nous pouvons également faire l’expérience de révélations extraordinaires sur divers aspects de la nature et du cosmos qui dépassent largement notre culture et notre formation intellectuelle. Toutefois, les révélations de loin les plus intéressantes que peuvent apporter les états holotropiques concernent les problèmes philosophiques, métaphysiques et spirituels. Nous pouvons effectivement faire l’expérience de la mort et de la renaissance psychologique, de tout un spectre de phénomènes transpersonnels – sentiment d’unité avec d’autres personnes, la nature, l’univers et Dieu. Nous pouvons découvrir ce qui semble pouvoir être interprété comme étant des mémoires d’autres incarnations, nous pouvons rencontrer de puissantes figures archétypales, communiquer avec des êtres désincarnés et visiter de nombreux paysages mythologiques. » 

     

    Des capacités inexplorées


    Physiologiquement, que se passe-t-il ? « Le système nerveux est ce qui nous permet de construire notre perception de la réalité, explique l’anthropologue médical suisse Jean-Dominique Michel. Toutes ces techniques d’accès à un état modifié de conscience déconstruisent la réalité ordinaire car elles viennent perturber le système nerveux et ralentir l’activité cérébrale qui se manifeste par un changement de fréquence mesurable. Le cerveau va se mettre en mode alpha ou thêta, c’est-à-dire en relaxation légère ou profonde, selon l’intensité de l’expérience. Ce qui va ouvrir une brèche permettant d’accéder à d’autres niveaux de réalité. » Les électro-encéphalogrammes, les magnétoencéphalogrammes et les scanners constituent des outils qui, en neurosciences, nous permettent aujourd’hui de commencer à objectiver ces états. 

    Depuis 7 ans, Corine Sombrun, la Française « mongolisée », comme elle s’amuse à le dire, joue justement les « souris de laboratoire » au Canada, et plus récemment en France, pour évaluer les effets de la transe sur le cerveau. Les premiers résultats démontrent que la transe modifie de manière spectaculaire le fonctionnement des circuits cérébraux activant des zones dites « perceptives ». « Ce qui expliquerait pourquoi cet état me permet d’accéder à d’autres informations et, en quelque sorte, à une perception augmentée de la réalité, précise Corine Sombrun. Pour l’écrivaine et chamane française, les études approfondies sur la transe chamanique auxquelles elle participe actuellement permettraient d’explorer les nouvelles frontières des capacités cérébrales. Et de les exploiter. « La pratique de cette technique de transe, qu’il est donc possible d’induire par la seule volonté, pourrait nous aider à développer cette forme d’intelligence perceptive qu’on a tous naturellement en nous, mais qu’on ne nous apprend pas à utiliser, et que ces états modifiés de conscience permettent d’amplifier. Des capacités qui offrent une façon plus intuitive d’envisager notre rapport à notre corps, aux autres et à notre environnement. La transe permet de sortir de l’ego, dans lequel le cerveau spéculatif semble nous enfermer, et révèle l’être humain dans la totalité de ses capacités, l’entraînant dans le monde de l’intuition et délaissant provisoirement celui de la raison dans lequel nous évoluons dans la réalité ordinaire. »

    Le chamanisme, Stéphane Allix et Audrey Mouge
    Editions de la Martinière (Mai 2014 ; 168 pages) 



    Pour une psychologie du futur, Stanislav Grof
    Dervy Poche (Novembre 2009 ; 632 pages) 


     

     
     
     
     

    INEXPLORÉ 23

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    Au sommaire du numéro #23

     

  • Orgasme et expansion de conscience (sexualité sacrée)

     
    http://www.inrees.com/articles/Orgasme-expansion-conscience/
     

    Orgasme et expansion de conscience

    L’orgasme serait-il une voie d’éveil ? C’est ce que nous disent les plus anciennes traditions... Éclairages sur les enjeux de l’énergie sexuelle.
    Cet article est accessible dans son intégralité uniquement aux abonnés INREES
    © nois7 / Robert Jahns
    La lecture du Grand Pouvoir du Chninkel, une quête initiatique en bande dessinée, ouvre le champ de bien des interrogations. L’oracle, une femme en l’occurrence, que vient consulter le héros, ne peut énoncer des prophéties qu’en état de plaisir ! C’est par l’orgasme que ses visions surgissent... L’orgasme pourrait-il être une voie d’expansion de la conscience ? Et si c’était la raison pour laquelle on l’appelle aussi la « petite mort » ? Les liens entre la sexualité et la spiritualité ne datent pas d’aujourd’hui ; les textes anciens, et tout particulièrement le Kama-sutra, évoquaient déjà cette particularité. Toutefois, ils semblent avoir été relégués au fin fond de notre mémoire. Pour mieux comprendre les enjeux autour de l’orgasme, tournons-nous vers la psychanalyse. L’orgasme, du grec orgân, qui signifie « bouillonner d’ardeur », est au cœur des recherches de Wilhelm Reich, suscitant à la fois la surprise et les sarcasmes de Freud. Si le célèbre psychiatre viennois a bel et bien amorcé la révolution sexuelle dont nous sommes témoins, en théorisant la nécessité de l’acte sexuel pour notre équilibre, l’orgasme en revanche lui a toujours semblé un phénomène secondaire de « décharge ». Sans grande importance, donc. Résolument à contre-courant de cette pensée, Reich soutient que « la satisfaction orgastique évite la névrose, à une condition toutefois, le total abandon de soi ». En d’autres termes, « un orgasme réussi ne se réduit pas à la seule zone des organes génitaux, mais s’étend à tout l’être, grâce notamment à la dissolution de la conscience, condition de la décharge complète des tensions ». L’orgasme constituerait alors une expérience extatique. 

     

    Un cocktail de molécules bienfaisantes


    Et du point de vue biologique ? Le sentiment de bien-être et d’euphorie que peut procurer l’orgasme serait dû au ballet d’endorphines qui se libèrent à ce moment précis dans notre cerveau. Récemment, des chercheurs de l’Inserm ont pu mettre en évidence la production d’un cocktail de neuromédiateurs et d’hormones qui inonderait notre cerveau pendant l’acte sexuel pour conduire à l’orgasme. On y trouve notamment de la dopamine et des endorphines comme la lulibérine, qui rend euphorique, et l’ocytocine, qui renforce le lien affectif, toutes deux messagères du désir et du plaisir. « Les effets seraient comparables à ceux ressentis par les fumeurs d’opium », écrit le Dr Marc Schwob dans son ouvrage De l’amour plein la tête ou La Biologie de l’amour (Éd. Hachette), établissant ainsi un lien entre l’orgasme et les états modifiés de conscience. Aux États-Unis, des recherches corroborent cette hypothèse. « Ce sont les mêmes parties du cerveau qui sont activées au cours d’une méditation intense et pendant un orgasme », explique la Dre Pooja Lakshmin, spécialiste de l’orgasme à la Rutgers University (États-Unis), à savoir, plus précisément, le système limbique et le cortex somatosensible (ou sensoriel), avec pour effet une profonde connexion à l’instant présent. Comme souvent, les résultats scientifiques récents viennent confirmer des expériences bien plus anciennes. Ainsi, Margot Anand, disciple d’Osho et pionnière du tantra en Occident, évoque dans son ouvrage La Voie de la sexualité sacrée (Éd. Trédaniel) que ce sont « les maîtres indiens et védiques, il y a 5 000 ans, qui auraient découvert la méditation et l’éveil en explorant l’art de prolonger les états orgasmiques ! » 

     

    Les dessous de la « petite mort »


    Parmi les indices qui tendraient à soutenir la vision « mystique » de l’orgasme, le terme de « petite mort », qui lui est associé, mérite qu’on s’y attarde. L’origine de l’expression remonte au XVIe siècle, et désignait une sorte de syncope, d’étourdissement, de grand frisson nerveux. À l’époque d’Ambroise Paré, chirurgien de son état, il avait été établi que l’orgasme provoquait, de manière plus ou moins fugace, ces types de symptômes « corporels ». Au fil du temps, le langage érotique se l’est appropriée, nous en transmettant le mystère, via la voix des poètes en premier lieu. Pour la psychologue Catherine Blanc, « au moment de l’orgasme, on a comme une espèce de conscience de la mort de tout ce qu’on a construit, de son identité, de tout ce qu’on maîtrisait jusque-là ». Une vision que partage Jacques Lucas, coauteur avec Marisa Ortolan du Tantra, horizon sacré de la relation : « Il y a une petite mort du “moi”, et c’est alors le “soi” qui apparaît... » Ainsi l’orgasme, quand il est vécu comme une petite mort, ouvrirait de nouvelles perspectives, plus larges. 

    L’orgasme comme voie d’expansion de conscience semble par ailleurs une évidence dans les traditions orientales. Dans le Kama-sutra, écrit vers le Ve siècle, le brahmane Vātsyāyana annonçait déjà que « le plaisir sexuel [est] un excellent moyen d’accéder à la béatitude ». Autrement dit, comme l’exprime si bien le Dr Gérard Leleu, « la jouissance résultant de l’union sexuelle est une expérience métaphysique car elle déclenche un changement majeur de conscience : l’extase ». La tradition tantrique qui repose sur une vision sacrée de la sexualité nous éclaire sur ce point. Ainsi, l’union de la femme et de l’homme serait la réplique de celle de Shakti et de Shiva de laquelle naquit le monde. La femme, connectée à la déesse, c’est-à-dire à l’aspect féminin de la divine création, s’unit à l’homme, l’aspect masculin du divin. « Cette vision, poursuit le Dr Gérard Leleu, sacralise également le désir », qui devient alors cette force d’attraction inéluctable, attirant l’un vers l’autre les principes séparés pour reconstituer l’unité originelle. En d’autres termes, « la sexualité tantrique permet de sortir de la dualité de notre condition humaine, et de nous reconnecter à la source, mettant ainsi fin à l’illusion de la séparation d’avec notre divinité », traduit Jacques Lucas. Ainsi, l’union sexuelle et son aboutissement orgastique s’avèrent une voie royale pour atteindre la « félicité » par la fusion entre l’humain et le divin. 


     

    Sentiment océanique


    Alors, qu’est-ce qui différencie le simple orgasme à visée de décharge, de celui qui nous mène à l’expansion de conscience ? « Le sentiment océanique ! répond Jacques Lucas. Là, je perds ma dimension corporelle au profit de quelque chose de beaucoup plus vaste, un sentiment d’unité et de complétude, dans un moment d’ouverture et de relâchement. » Selon Margot Anand, « l’ego et le temps s’effacent, l’énergie sexuelle et la conscience deviennent un ». Autre fait notable, « un orgasme procurant une élévation de conscience ne s’accompagne pas obligatoirement d’une éjaculation ! », précise Marisa Ortolan, psychothérapeute en psychologie biodynamique. Ses effets pourraient s’apparenter davantage à une montée de Kundalini, « ce serpent de feu lové dans notre bassin, qui se déploie le long de notre colonne, jusqu’à notre chakra Ajna du troisième oeil, selon la tradition védique », ajoute-t-elle. Appelé « l’énergie des profondeurs » par Lilian Silburn, directrice de recherche au CNRS, l’orgasme est pour elle « une énergie latente dans le corps humain qui sert de fondement aux expériences mystiques les plus élevées. » 

    Toutefois, comment y parvenir reste mystérieux… « Cette expérience échappe totalement au contrôle », précise Jacques Lucas. « Cette montée orgasmique spécifique s’exprime quand il n’y a plus de comportement volontaire, et une perte de vigilance », a pu observer Marisa Ortolan. Si tenter de la provoquer et se crisper sur sa venue est totalement vain, voire contre-productif, certains facteurs en favorisent en revanche l’expression. « Dans les pratiques tantriques, dédiées à la sexualité sacrée, respirer ensemble et rester connectés par le regard sont de précieuses pistes accessibles à tous », indique Jacques Lucas. « Ritualiser les ébats en invitant notre partie divine en est une autre », ajoute Marisa Ortolan. Le simple choix de se mettre en route pour réunir ces conditions va en favoriser l’accès, « entraînant toutefois une profonde transformation de la personnalité, de ses relations, à l’autre et à la vie », rappelle Jacques Lucas. Renouer avec la part sacrée de notre sexualité s’inscrit dans une démarche spirituelle, qui demande un renversement radical de nos valeurs. Alors seulement nous pourrons accéder à cette incroyable énergie que libère l’orgasme, pour nous ouvrir à la nature essentielle de notre être. Faites l’amour, pas la guerre, un slogan toujours d’actualité !

    Le Tantra, horizon sacré de la relation, Marisa Ortolan, Jacques Lucas
    Éditions Le Souffle d'Or (Novembre 2011 ; 168 pages) 



    Psychologie du yoga de la Kundalinî, Carl-Gustav Jung
    Albin Michel (Janvier 2005 ; 271 pages) 


     

     
     

  • Bouthan

    Là-bas, je veux bien être encore enseignant...

    Destination à venir, nécessairement. 

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  • Pardonner

    Auras

    Pardonner, ce n'est pas oublier l'offense ou l'abandon, 
    Ce n'est pas excuser l'autre,
    Ce n'est pas nier ses émotions et ses sentiments,
    Ce n'est pas l'effet d'un coup de volonté,
    Ce n'est pas nécessairement se réconcilier avec l'autre.
    Pardonner, c'est d'abord se libérer du désir de vengeance et du ressentiment, (...)
    C'est libérer l'autre de sa dette et lui vouloir du bien (...)


    ~ Jean Monbourquette

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  • Sophrologie

    Dr Yves DAVROU

    "Les sentiments, les pensées, les émotions, les angoisses, les inquiétudes se traduisent toujours, au niveau du corps, par les tensions. Ces tensions musculaires sont plus ou moins profondes, selon le degré d'intensité et la qualité du facteur qui les déclenche. La peur peut se manifester par des tensions dans la nuque, le dos, les mâchoires. La colère, dans les poings fermés, le front plissé, les lèvres pincées. la joie dans le coeur, le ventre etc...

    Le corps est donc, toujours, le siège de ces manifestations, mais nous ne le savons pas, pour la simple et bonne raison que nous ne connaissons pas notre corps, que nous ne l'observons pas réellement.

    En effet, l'éducation occidentale privilégie, depuis des siècles, en négligeant, en niant même, l'importance du corps. Or, la pensée ne peut maîtriser l'émotion, qui est une pulsion profonde et puissante qu'aucun raisonnement ne peut endiguer. 

    Avez-vous déjà essayé de raisonner un amoureux ? Avez-vous déjà essayé de raisonner une personne angoissée par des arguments ? C'est la plupart du temps inutile.

    Par contre, les manifestations corporelles de ces pulsions sont tout à fait contrôlables, par l'intermédiaire de la détente des muscles superficiels et profonds, détente qui va s'étendre à l'esprit, grâce au jeu "activateur-désactivateur" de tout le système nerveux. Ce système réagit en chaîne. Il faut savoir que la montée de l'émotion entraîne la montée des tensions qui à leur tour vont amplifier les émotions, et ainsi de suite...

    L'inverse est aussi vrai. La détente musculaire va entraîner une détente mentale et un apaisement qui, à leur tour, vont détendre un peu plus le corps et ainsi de suite...Nous possédons un véritable thermostat de l'émotion qui permet de réguler automatiquement l'émotion et les tensions qu'elle entraîne...jusqu'à un certain point. 

    Au-delà de cette limite, il faut que nous l'aidions, sinon il peut se dérégler et entraîner des lésions par mauvaise adaptation. C'est ce thermostat (l'hypotalamus) qui règle nos fonctions végétatives, notamment en commandant l'hypophyse et la sécérétion des hormones.

    Nous pouvons donc agir sur nos mécanismes les plus profonds, les plus végétatifs, les plus automatiques. Cela veut dire que si nous n'en sommes pas conscients, nous pouvons les détériorer, sans nous en rendre compte.

    Imaginons que nous sommes des vases, de tailles et de formes différentes, ouverts à l'extérieur et aux contenus variables. Si le vase est petit, il est vite plein, il en a rapidement "ras le bol" et la moindre goutte le fait déborder. Pour que ce vase ne déborde pas tout le temps ou qu'il ne casse...il y a deux solutions.

    La première est celle qui a été adoptée par une grande majorité de l'humanité, c'est de vider le vase de son trop-plein, de ses contenus négatifs, afin de faire un peu de place à de nouvelles expériences et il faudra recommencer une fois le vase à nouveau plein...L'effervescence de la vie, les "loisirs", les accumulations matérielles, des relations superficielles, des visées extérieures, essentiellement extérieures, des objectifs de hiérarchie, le cadre social, l'appartenance, la reconnaissance......

    L'autre solution est celle que la sophrologie préconise : l'augmentation de la capacité du vase, son développement. Ce vase symbolique est bien concrétisé par le corps, notre contenant, celui qui reçoit toutes les informations de l'extérieur, celui que nous présentons et sans doute celui qui "trinque" le plus...

    Puisque ce corps est le contenant de tout notre nous-même, apprenons à le connaître, à l'apprécier, à le savourer, à l'aimer. Non seulement, nous ne le connaissons pas mais on nous a appris que "le silence du corps est rassurant"...Lorsque nous l'entendons, c'est bien souvent quand il se plaint ; "J'ai mal à la tête...J'ai mal partout..."

    Mais pourquoi n'aurions-nous pas aussi "bon à la tête", "bon partout"...?

    Pourquoi toujours ce négatif ?

    Une éducation millénaire, basée sur le péché de la chair, nous a marqués d'une plaie difficile à guérir. Une plaie continuellement entretenue..."


    Pour connaître le corps, il faut l'écouter...Apprendre à écouter ce que nous n'entendons plus... 

    Je sais que ce que je vis depuis plusieurs mois et qui s'est accéléré dernièrement est une expérience positive étant donné que toutes les douleurs et tensions qui ont surgi sont des champs d'expérimentation que la vie met à ma disposition. Puisque je veux devenir thérapeute, il n'est pas meilleur terrain d'apprentissage que le champ de ruines qui me remplit...

    J'ai un point de contraction très fort à l'épaule gauche depuis deux jours...

    "L'épaule est pour le bras, l'équivalent de la hanche pour la jambe. C'est l'articulation basique, le point d'ancrage, l'axe premier du bras. Elle représente les axes conceptuels profonds de notre capacité et de notre volonté d'action et de maîtrise. Nos épaules portent la trame inconsciente de notre rapport à cette action et à cette volonté de maîtrise sur le monde. la capacité à agir, la volonté volontaire, les préjugés, les intentions appartiennent à la symbolique de l'épaule. Tout ce qui touche à nos désirs profonds d'agir sur quelque chose ou quelqu'un aura donc une relation somatique directe avec elle. Comme la hanche, l'épaule est la porte de l'Intégration, la porte du Non-Conscient mais ici, dans le rapport à l'action, alors que pour la hanche, ils 'agit du rapport à la relation. C'est à ce niveau que les désirs et les volontés d'agir émergent, sortent pour s'exprimer dans le réel. 

    Cette image de porte est révélatrice car l'os qui relie la pointe de l'épaule à la poitrine s'appelle la clavicule , ce qui signifie "petite clé" en latin...Or, le point d'attache de la clavicule au sternum se situe sous le Chakra de la gorge, qui est celui de l'expression de soi. Cette remarque prend encore plus d'intérêt lorsqu'on réfléchit au fait que le seul moyen d'expression de l'homme dans son incarnation est justement le "faire", l'action, dont les épaules sont la porte..."

    Michel ODOUL

    "Dis-moi où tu as mal".


    Je ne suis pas malade, j'apprends juste à me connaître. 

    Wei-chi : la crise est une opportunité de transformation et en ce sens, elle se doit d'être honorée.


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