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  • "Levez-vous !"

    NETWORK (1977)...

    Cet extrait de "Network" (Main basse sur la télé) de Sidney Lumet sorti en 1977 nous prouve que le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui est prévu et planifié de longue date. Un personnage, magnat des médias, nous dépeint un monde sans nations dirigé par l'argent et les grandes entreprises et des humains absorbés par la virtualité médiatique.
    Fiche du film : http://www.premiere.fr/film/Network-552862

    "Il n'y a qu'en vous-mêmes que vous trouverez la vérité. "

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  • "La mort est dans le pré"

    Suivre les injonctions de l'Etat

    Aller toujours plus vers l'exploitation intensive

    S'endetter pour rentabiliser...

    Une fois endetté, utiliser les pesticides pour rembourser les dettes

    Le noeud se resserre, le tabouret vacille, il faut s'empoisonner et empoisonner la population pour ne pas mourir sous la pression des banques. 

    C'est effroyable...

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  • Esclavage

    Primark : trois appels à l'aide découverts et une grosse question d'éthique qui se pose

    M. LE ET S.C Publié le - Mis à jour le 

    MAGAZINEUne autre étiquette a été découverte, ainsi qu'une lettre interpellante dans un jeans Primark. Tout ceci relance le débat sur les conditions de travail de ceux qui, dans les pays du Sud ou même en Europe, fabriquent « nos » vêtements. Eclairage avec Jean-Marc Caudron, d'achACT.

     

    Primark, l'enseigne irlandaise de vêtements bon marché est à nouveau pointée du doigt depuis deux jours après la découverte interpellante d'une jeune fille. Et il semblerait que cette histoire d'étiquette en guise d'appel à l'aide ne soit pas un cas isolé. Une autre cliente affirme au DailyMail avoir découvert l'inscription "Conditions dégradantes de travail " sur un habit acheté l'an dernier dans le même magasin, celui de Swansea au Pays de Galles. A 21 ans, Rebecca Williams s'est dit choquée en découvrant ce mot cousu main. " J'avais l'habitude d'acheter de nombreux vêtements chez Primark, mais je ne le ferai plus. Ça m'a fait réfléchir sur la façon dont les vêtements sont faits! ", explique-t-elle.

    Une autre histoire du même genre commence à tourner sur la toile. Il s'agit de celle de Karen Wisinska . Elle a récemment découvert dans la poche d'un jeans acheté à Belfast chez Primark une lettre manuscrite en chinois dont l'intitulé était plutôt alertant: « SOS! SOS! SOS! », ainsi que la carte d'un ouvrier. L'emplette datait de juin 2011, mais était restée bien rangée sur une de ses étagères jusqu'à aujourd'hui.


    Via les réseaux sociaux et Amnesty International, la cliente choquée a pu prendre connaissance de la traduction:

    • Nous sommes prisonniers de la prison de Nan Xiang de la province du Hubei en Chine. Notre travail à l'intérieur de la prison est de produire des vêtements de mode pour l'exportation. Nous travaillons 15 heures par jour et la nourriture que nous mangeons ne serait même pas servie aux chiens ou aux porcs. Nous travaillons aussi dur que des bœufs dans le champ.

    De son côté, l'enseigne irlandaise dit enquêter sur ces différents faits qu'elle estime très étranges. Sur Twitter, on peut lire ceci: "Nous continuons à enquêter sur les origines d'une étiquette supplémentaire qui a été trouvé dans une de nos robes."


    Le mystère reste entier et ces découvertes déstabilisantes. S'agit-il de faits réels ou d'une manière très efficace de conscientiser les consommateurs? Eclairage avec Jean-Marc Caudron, d'achACT (action acheteurs consommateurs), organise qui lutte pour un travail décent.

    De manière très pragmatique, est-ce possible qu’un travailleur soit à l'origine de cette étiquette?
    On ne le sait pas. Probable, ça l'est, évidemment. Cela correspond aux conditions de travail harassantes des travailleuses, je le dis au féminin parce que ce sont principalement des femmes qui travaillent dans l'industrie textile. Le message exprimé sur l'étiquette correspond en tout cas à la réalité observée sur le terrain. On en a eu les preuves durant l'année écoulée avec l'effondrement du Rana Plaza (une usine textile qui s’est effondrée le 24 avril 2013 à Dacca au Bangladesh, tuant plus d’un millier de personnes, ndlr) ou les manifestations en Asie sur la question salariale dans l'industrie du vêtement...


    Primark faisait justement partie des marques identifiées au Rana Plaza… Illustre-t-elle particulièrement les conditions de travail imposées aux travailleurs du Sud par les enseignes low cost européennes?
    C’est une enseigne de plus en plus importante en Europe et en Belgique aussi où plusieurs ouvertures sont prévues. Et on sait en effet qu’elle se fournissait au Rana Plaza. Les bas prix qu’elle propose peuvent nous faire imaginer les conséquences sur les travailleuses asiatiques. Mais cela ne veut pas dire que les enseignes low-cost en font moins que d’autres marques plus luxueuses… Un vêtement vendu plus cher dans nos pays et parfois identifié « made in Europe » – comme Benetton ou Hugo Boss…- peut aussi cacher des conditions de travail désastreuses (lire à ce sujet la récente enquête menée par achACT et la Clean Clothes Campaign) Dans le cas du Rana Plaza, l’enseigne irlandaise Primark a réagi rapidement. C’est elle qui a mis le plus gros montant d’indemnités sur la table.

    Cette affaire relance le débat sur les conditions de travail dans l'industrie textile et l’importance du lien entre travailleurs et consommateurs… 
    Cela rappelle d’ailleurs le film China Blue qui dressait le portrait d’une jeune fille de 16 ans fabricante de jeans en Chine. Il visait à montrer qu’il y avait une personne derrière le vêtement. Nous défendons ce lien entre consommateurs et travailleurs pour qu’une prise de conscience s’effectue du côté des consommateurs. Mais aussi pour créer une solidarité et que les consommateurs puissent interpeller les grandes marques sur les conditions de travail déplorables qu'elles imposent à leurs employés.


    Comment, en tant que consommateur, une étiquette peut-elle nous renseigner sur l’"éthique" du vêtement que nous achetons ?
    L’affaire soulève justement la question de la transparence des étiquettes. Dans l’Union européenne, il n’y a pas d’obligation de marquer le pays d’origine. S’ils sont souvent mentionnés, c’est parce que le vêtement est destiné également au marché américain ou canadien, où c’est obligatoire. Les étiquettes ne nous fournissent donc aucune information sur le respect des travailleurs. C’est pourquoi nous plaidons pour avoir un système sur base d’un code chiffré qui identifie le lieu de fabrication d’un vêtement. Cela permettrait de travailler sur la solidarité de la filière et de soutenir les travailleuses. Avec cette étiquette, les travailleuses pourraient aussi savoir vers qui sont destinés les vêtements qu’elles confectionnent.



    ALLER PLUS LOIN :

    Le site d'achACT http://www.achact.be/ rassemble plusieurs rapports sur les conditions de travail dans le secteur du textile, des jouets ou de l'électronique, pays par pays ; invite à agir à travers plusieurs campagnes ; et livre les outils pour une consommation plus responsable.

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  • Fausse démocratie

    . Analyse de notre système politique : l’élection crée notre impuissance politique.

    http://lavraiedemocratie.fr/7-i-a-notre-impuissance-politique.html

    I. A. Notre impuissance politique est prévue par la Constitution

    « Il faut qu’une constitution soit courte et obscure. Elle doit être faite de manière à ne pas gêner l’action du gouvernement. » (Napoléon Bonaparte)

    L’ensemble des normes (Déclaration des droits de l’Homme, lois, décrets, contrats…) sont hiérarchisées dans le droit français selon la pyramide des normes. Au sommet de celle-ci se trouve la Constitution, qui s’impose à tous les textes de loi. Pour comprendre les défauts de notre système politique, il convient de s’intéresser à ce texte qui est supposé organiser au mieux les pouvoirs en nous protégeant des abus et en nous assurant du respect d’un certain nombre de libertés fondamentales.

    1Nous devons d’abord faire le constat de notre impuissance politique : nous ne sommes que de simples électeurs, notre avis sur la politique nationale ne doit être pris en compte qu’une fois tous les 5 ans. Entre temps, le référendum est laissé à l’initiative des dirigeants et il n’existe aucune possibilité légale de faire annuler leurs décisions si le peuple les conteste (hormis le contrôle de constitutionnalité, mais de nombreuses lois conformes à la constitution de la Ve République ont fait l’objet de contestations populaires). En outre, les mandats ne sont pas impératifs et donc les programmes des candidats ne sont pas des engagements solides.

    2Il nous faut aussi constater l’inertie du système : le choix que l’on nous propose lors des élections ne nous permet pas de défendre l’intérêt général. Quel que soit le parti que l’on nous présente, les inégalités sociales et le chômage demeurent voire empirent, nos services publics ne sont pas défendus voire sont menacés... Bref, il n’est pas étonnant dans ces conditions que les gens s’abstiennent de voter. Pour l’anecdote, le bipartisme a été dénoncé avec humour et pertinence par l’ancien premier ministre canadien Tommy Douglas en 1944 dans un discours allégorique connu sur le « pays des souris », invariablement gouverné par des chats (noirs ou blancs)... Un discours aisément transposable à d’autres pays et d’autres époques...

    3Nous sommes insuffisamment protégés contre les abus de pouvoir car nous élisons des maîtres qui prétendent abusivement être nos représentants« Pour pouvoir devenir le maître, le politicien se fait passer pour le servant. » (citation attribuée à Charles de Gaulle). Nous avons certes une toute petite garantie : la séparation des pouvoirs (souple, en plus : en pratique, l’exécutif utilise la majorité législative de son bord politique pour légiférer, et l’indépendance de la justice est un idéal menacé). Mais malgré cela, nos dirigeants mènent des politiques qui nous sont défavorables et des inégalités sociales très fortes pèsent sur notre société. La constitution de la Suisse indique dans son préambule, elle, que « La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres. ». Ajoutons à cela que nos maîtres politiques sont régulièrement impliqués dans des scandales qui montrent qu’ils défendent des intérêts particuliers et donc abusent de leur pouvoir. Il faut bien comprendre que le concept de « démocratie représentative » n’a été inventé que pour légitimer des régimes instaurés par des gens qui craignaient le pouvoir du peupleAux États-Unis, le philosophe Takis Fotopoulos relève que « Les pères fondateurs de la constitution américaine n’en voulaient pas (fin du XVIIIe siècle) et ont donc inventé la démocratie représentative. Leur objectif réel était de dissoudre le pouvoir populaire, afin de garantir que le système démocratique, qui prétendait répartir le pouvoir à égalité, serait bien compatible avec la dynamique de l’économie de marché, qui provoquait déjà une concentration du pouvoir entre les mains d’une élite. […] Si la démocratie représentative a été inventée, ce n’est pas parce que la population était trop nombreuse. Le raisonnement des pères fondateurs n’était pas : “La représentation est nécessaire parce que la république à un vaste territoire” mais “Il est souhaitable d’avoir une république territorialement étendue pour que la représentation soit inévitable”. La notion de représentation […] a donc été imaginée pour servir de filtre : elle était exactement l’inverse de l’Iségoria, l’impératif d’égalité de parole de la démocratie. […] Ainsi comprise, la démocratie cessait d’être l’exercice du pouvoir politique : on en faisait au contraire l’abandon de ce pouvoir, qui se trouvait transférée, via les élections, à une élite politique. »En France, l’abbé Sieyès (député du tiers-état ayant rédigé le serment du Jeu de paume et participé à la rédaction de la constitution après la Révolution) le reconnaissait lui-même dans un discours du 7 septembre 1789 : « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète,dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. ».

    4« Aux yeux des riches, la seule valeur de votre existence, c’est qu’ils ont besoin de votre bulletin de vote à chaque élection pour faire élire les politiciens dont ils ont financé la campagne. » (Michael Moore). Il est quasiment impossible pour un citoyen lambda de s’engager pour participer aux décisions politiques du pays car il n’y a pas d’égalité réelle entre les candidats aux élections. Le mythe de l’égale éligibilité des citoyens ne tient pas : pour être élu par des millions de personnes, il ne suffit pas d’avoir des qualités, il faut se faire connaître par une campagne que seule une personne très riche ou soutenue par des puissances d’argent peut financer. Ceci vaut autant pour l’aspect matériel que pour la présence dans les médias nationaux, l’égalité réelle du temps de parole dans les médias de masse n’existant que pendant quelques semaines avant les élections — et c’est même d’ailleurs déjà trop pour un certain nombre d’éditorialistes. Or ces puissances d’argent (les 1 %, parfois proches des plus gros actionnaires des médias de masse) ont des intérêts particuliers plutôt contraires à l’intérêt général (ou du moins à l’intérêt du plus grand nombre, les 99 %) (exemple : le Code du travail) : l’élection nous assure que nos dirigeants seront redevables de leur élection à des puissances d’argent et non au peuple, donc qu’ils n’agiront pas dans l’intérêt de ce dernier (ou seulement en apparence juste avant les élections pour briguer un nouveau mandat), tout simplement car d’autres intérêts priment. On remarque au passage que, sauf mandat unique prévu par la constitution, les élus doivent travailler à leur réélection en même temps qu’ils exercent leurs fonctions. L’élection prévoit donc intrinsèquement que l’élu ne travaillera pas exclusivement à préserver l’intérêt général (il doit aussi travailler à préparer sa réélection ou à organiser sa succession).

    5La constitution qui s’impose à nous aujourd’hui est un héritage de celle du 4 octobre 1958, qui a été écrite pour De Gaulle. Elle a donné un pouvoir démesuré à l’exécutif. Cela avait du sens pour un homme qui voulait sincèrement défendre les intérêts nationaux, mais c’est dangereux pour des présidents moins vertueux. Notre constitution actuelle, bien que réformée sur de nombreux points depuis 1958, a gardé cette esprit d’exécutif fort typique d’une « dictature éclairée » menée par la personne du Président. Est-ce vraiment le meilleur système pour protéger le peuple des abus de pouvoir ? On peut en douter.

    « C’est un extrême malheur d’être sujet d’un maître duquel on ne peut jamais être assuré qu’il soit bon, puisqu’il est toujours en sa puissance d’être mauvais quand il le voudra. »(Étienne de la Boétie, La servitude volontaire, 1576).

    6« Dès qu’on se laisse gouverner, on est mal gouverné. » (Alain). Dans le système actuel, nous sommes dépossédés de tout rôle politique quotidien : notre implication est l’exception au lieu d’être la règle. Nous sommes ainsi éloignés de la politique alors que c’est elle qui est susceptible de protéger nos services publics et nos salaires, de réduire le chômage, la pauvreté, les conflits avec son employeur... Brefs, nos problèmes de tous les jours, qui intéressent forcément chaque individu, même celui qui prétend que la politique ne le concerne pas !

    7Si nous tentons de nous révolter, on nous rétorque qu’il suffit d’aller voter et la police nous réprime : notre impuissance politique est rendue possible par l’existence d’élections qui légitiment que l’on étouffe (ou du moins ignore) toutes les contestations qui s’expriment autrement que par la voie électorale (réforme des retraites, aéroport de Notre-Dame-des-Landes, mariage homosexuel...). Cela se traduit par la tendance de l’oligarchie élue par la majorité à imposer ses vues aux minorités politiques et à éviter toute initiative de délibération à visée décisionnelle au sein du peuple. Ainsi, la prise en compte des intérêts des minorités n’est assurée que par le bon-vouloir occasionnel des élus de la majorité (exemple des droits des LGBT ou des étrangers, longtemps méprisés et encore partiellement ignorés pour la simple et bonne raison qu’il n’est pas rentable dans un système électif de défendre des minorités puisque c’est la majorité seule qui a le pouvoir de réélire).

    8« Le secret d’une autorité, quelle qu’elle soit, tient à la rigueur inflexible avec laquelle elle persuade les gens qu’ils sont coupables. » (Raoul Vaneigem). Au-delà de la légitimation de l’action des élus au détriment de toute contestation extérieure au processus électif, l’élection permet d’attribuer à l’ensemble des électeurs la responsabilité des erreurs des élus. Si les actions de l’élu sont mauvaises, les électeurs sont supposés avoir une part de responsabilité : ils auraient fait un mauvais choix, ils n’auraient pas été capables de prévoir les trahisons possibles dans le futur mandat ! Mais la liberté du choix (qui autorise le blâme postérieurement) ne commence qu’à partir de l’instant où l’on fait la différence entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous. Cette rhétorique évite en fait aux élus d’avoir à assumer la pleine responsabilité de leurs décisions en laissant dire que leurs erreurs dépendent en partie de la volonté de leurs électeurs.

    Suite : I. B. L’élection n’est pas un catalyseur mais un inhibiteur de démocratie

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  • Désobéir

    Le droit de désobéir est parfois un devoir. 

     http://www.everyoneweb.fr/presentation_tier/Index.aspx?WebID=LoiEduNat&BoomID=B1&KnooppuntID=K457&KnoopOpen=True&LG

    8) Un fonctionnaire peut-il refuser d'exécuter un ordre de son supérieur s'il estime que cela le mettrait en défaut avec la loi et porterait atteinte à l'intérêt public ?

    OUI

     

    L'article 28 de la Loi n°83-634 du 13 juillet 1983 dite Loi Le Pors indique d'une part que le fonctionnaire "doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique", mais pas "dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public".

     

    Remarquons cependant l'aspect très restrictif de ce "devoir de désobéissance". Il ne suffit pas que l'ordre soit illégal, il faut démontrer qu'il l'est manifestement, ce qui laisse une marge d'interprétation non négligeable à celui qui donne l'ordre et aux autorités dont le fonctionnaire solliciterait l'arbitrage. Il faut démontrer, en outre, que l'ordre porte gravement atteinte à l'intérêt public.

     

    Il en résulte que le fonctionnaire n'a plus qu'à choisir entre deux bâtons pour se faire battre. Soit il résiste à son supérieur et s'expose à de graves sanctions immédiates comme c'est le cas des enseignants du mouvement des "Désobéisseurs". Soit il obéit et s'expose au risque de se voir reprocher ultérieurement son zèle dans la mesure où le fait d'avoir reçu des ordres ne justifie pas que l'on transgresse la loi ou la morale.

     

    On comprend ainsi le malaise des directeurs d'école sommés de renseigner le fichier "Base Élèves". Les uns résistent et ils subissent des sanctions, comme c'est le cas en Isère, ou à Coulomiersdans la banlieue toulousaine où Alain Refalo mène une résistance courageuse. Les autres obtempèrent et s'exposent à certaines des sanctions très graves (des peines de cinq ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende) que les articles 226-16 à 226-24 du Code Pénal réservent à ceux qui se livrent à des traitements de donnée qui ne respectent pas tous les critères de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 dite "Informatique et libertés". S'il devait leur arriver de répondre devant la loi à de telles infractions, le fait d'y avoir été enjoints par leur hiérarchie ne constituerait pas une excuse. Il existe une jurisprudence des "crimes de bureau".

     

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  • Le destin (2)

    Le destin se nourrit de la logique du hasard.

    L'intuition... Il convient à mon sens d'analyser ce que nous entendons par là. Premièrement, il me semble que nous sommes obligatoirement au fil du temps engagés dans des schémas de pensées et que ces schémas constituent des chemins sur lesquels nous aimons avancer. Dès lors, nous risquons de voir dans un phénomène la validation d'une pensée ancienne, sa confirmation. C'est là que la vigilance ou la lucidité jouent un rôle essentiel. 
    Il est possible par conséquent que le cas surprenant d'une intuition vienne nourrir en moi l'idée de cette âme qui a en charge mon parcours. Ca ne serait donc nullement une preuve mais juste un ressenti qui convient à mon cheminement spirituel.
    Mais il est possible également que cette intuition soit en fait nourrie elle-même par l'assemblage hétéroclite de mes anciennes expériences de vie et que ce que j'appelle une intuition ne soit en fait qu'une résurgence inconsciente issue de ma mémoire.
    Je prends un exemple.
    Je fais de l'escalade. Il m'arrive parfois d'arriver dans un passage particulièrement complexe et je ne sais pas si je dois prendre à droite ou à gauche, rien ne me permet d'être certain de la suite. Et pourtant, il pourrait s'avérer redoutable de ne pas partir dans le bon passage. Alors, j'observe, j'essaie de trouver des repères... Et puis, là, soudainement, j'ai l'intuition que je dois partir à droite... Qu'est-ce qui s'est passé ? On pourrait imaginer qu'en fait, dans ma mémoire, il reste quelques traces d'une ancienne voie, ressemblant quelque peu à celle-ci et que la décision que j'avais prise d'aller à droite s'était révélée juste...Peut-être que la couleur du rocher, la lumière, la structure de la roche, la forme d'un pilier ont suffi à créer dans mon inconscient le rappel de cette décision favorable. Je ne m'en souviens pas, de façon rationnelle, mais ce ressenti est là. Et je vais le suivre.
    Si cette décision s'avère être la bonne, selon mes schémas de pensées, je vais considérer cette intuition comme un signe intérieur, une écoute intime, une apparition de mon âme, celle qui a en charge mon parcours.

    Ou alors, il ne s'agira que d'un pur hasard, un sacré coup de chance... Aucune intention d'âme mais juste une issue favorable, une tournure qui aurait tout aussi bien pu virer au cauchemar... 

    Prenons maintenant le cas d'une décision défavorable. Après une longue traversée ascendante sur des prises ridicules, je me retrouve au pied d'un pilier surplombant absolument infranchissable. Et cette traversée que je viens d'effectuer m'interdit tout retour...Je suis piégé...Selon mes schémas de pensées, je vais voir dans cette situation une sacrée déveine ou une mauvaise intuition... Mais comment peut-on concevoir une mauvaise intuition si on accepte l'idée qu'elle vient de notre âme ? Ça paraît impossible que notre âme soit à la source d'une galère monumentale ?

    "Ah, la vache, pourquoi elle me fait ça ????"

    Mais dans le cheminement de l'âme, cette galère est nécessaire. Je ne dois pas la voir avec mon mental. C'est là que prend toute la force de cette conception de la vie. Je suis là, c'est à dire moi en tant qu'individu, parce que mon âme a besoin de cette épreuve pour avancer ou pour que tout s'arrête. Il ne me reste donc qu'à entrer en lutte contre mes faiblesses pour voir où cette intuition d'âme veut m'amener. Ça ne dépend pas de moi que je sois là mais ça dépend de moi, pour l'instant, que je mette tout en oeuvre pour m'en sortir...Et là, j'aime mon âme dans ce qu'elle me propose de vivre. Et si je tombe et que tout s'arrête, c'est que l'âme jugeait cette fin idéale dans son parcours d'âme.

    Cette question du "destin" dans les mains de cette âme est un sacré problème. 
    Si effectivement, nous décidons qu'il existe une "ame", une "énergie", un "Soi", etc ...et que cette âme a une Conscience, non pas notre conscience mentalisée (J'ai conscience en ce moment de ce que j'écris) mais une Conscience qui appartient à une dimension éternelle, universelle, qui prend sa source dans le flux vital et ne peut pas le quitter, une âme qui a besoin de parcours matérialisés dans une enveloppe pour affiner son évolution, alors on peut s'attendre de sa part à un choix objectif, elle sait ce dont elle a besoin, cette Conscience a conscience de ses manques, de ses errances, des paramètres inachevés, elle va donc chercher une "destinée" qui correspondra à ce qu'elle doit apprendre, on peut imaginer une âme étudiant diverses options humaines et choisissant par exemple l'enveloppe de celui qui va devenir "moi". Cela sous-entend qu'elle a donc accès à une vision future, qu'elle peut "imaginer" ce qui va se produire dans la vie de ce "moi", tout ce qu'elle va pouvoir développer au coeur de cette enveloppe...
    Dès lors, ce "moi", lorsque sa conscience sera suffisamment évoluée, va chercher à comprendre son "destin", son cheminement, les évènements survenus dans sa vie et sur lesquels il n'avait aucune emprise possible, sa naissance, sa famille, son pays, son physique etc..."Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi ?"...
    Et là, on entre tous dans un conflit intérieur parfois redoutable. Nous allons nous plaindre, nous lamenter ou nous réjouir d'un destin qui nous brutalise ou nous comble alors que ce regard est issu d'un mental, de l'ego, de nos identifications et pas de cette âme...Elle, l'âme, elle sait très bien où elle va...Notre vision du Bien ou du Mal doit bien l'amuser d'ailleurs...

    Même le nouveau-né qui va mourir deux heures après sa naissance a une âme qui savait ce qu'elle voulait. 
    Si on rejette cette éventualité parce qu'elle est insupportable, alors il faut rejeter tout le concept d'âme.

    Il faut à mon sens établir une distinction claire et nette entre l'âme et le mental, et ne pas essayer de comprendre l'âme avec ce mental.

     Evidemment, lorsque je vois la catastrophe aux Philippines, je me demande par quelle épouvantable malédction, ce peuple peut encore avoir été frappé, comment un tel acharnement néfaste peut exister... Une vision mentalisée, par compassion...Même si d'ailleurs, dans mon salon, elle ne sert à rien...

     Mais, reprenons l'idée de l'âme. Il y aurait donc dans la vie brisée de tous ces gens le choix volontaire d'une âme... Difficile à accepter... Parce qu'il est très douloureux de se dire que cette immense souffrance est intentionnelle et que cette intention nous sera toujours inaccessible... C'est sans doute cela le plus effroyable... Nous ne connaitrons jamais le projet de cette âme. Nous continuerons à errer au gré des évènements exogènes sans jamais savoir ce qui se trame depuis le début au coeur de cette enveloppe fragile.

     Si, et seulement si, nous considérons cette hypothèse viable...

     

     Car, si ça n'est pas le cas et qu'il faut s'en tenir à un hasard facétieux, ou sordide, alors, il faut accepter cette errance absolue et opter pour l'absurdité définitive de l'existence. Nous n'allons nulle part, ni en tant qu'individu, ni en tant qu'esprit, si jamais il y a autre chose qu'un simple cerveau... Nous nous rapprochons juste des vers qui nous rongeront.

    Il faut choisir. Une intention ou le néant.

    J'en viens à me demander si cette fameuse intuition ne serait pas une entité à part entière qui se révélerait dans certaines situations mais bien plutôt l'osmose enfin établie entre notre raison et nos émotions.
    Imaginons deux voies parallèles : celle tracée par la raison, c'est à dire notre intellect et l'accumulation de connaissances tirées de nos expériences, la capacité à nous servir de ces expériences pour avancer dans la voie de cette connaissance et puis une deuxième voie tracée par nos émotions, le bouleversement généré par l'usage de nos cinq sens, joie, colère, contemplation, des émotions qui se mêlent à l'interprétation faite par notre intellect et par conséquent, bien souvent, un détournement de ces émotions, un alourdissement, des dérives. 
    Il est difficile d'imaginer un individu avançant dans une voie sans jamais explorer son parallèle. 
    L'intuition consisterait par conséquent, non pas à tracer une troisième voie (sur quelle base serait-elle construite ?) mais bien plutôt à unifier ces deux entités en nous pour construire une voie bien plus large, cesser le passage alterné de la voie de la raison à celle des émotions tout en parvenant à user des deux potentiels pour projeter l'individu dans une unification supérieure, une osmose créatrice. 
    Pour Platon, l'intuition est la saisie immédiate de la vérité de l'idée par l'âme, indépendamment du corps.

    Au contraire pour Épicure, l'intuition est la saisie immédiate de la réalité du monde par le corps, indépendamment de l'âme. 

    Et s'il s'agissait d'une saisie concertée ? L'apparition spontanée de l'individu unifié ? 
    Lorsque je suis dans en montagne et que j'ai l'intuition que le passage à suivre est à gauche alors que les éléments visuels me pousseraient davantage vers la droite, n'y a-t-il pas en moi une réunification de TOUS les éléments dont je dispose, à travers la connaissance générée par l'expérience et simultanément, une "divination" des ressentis sensitifs...
    Pour Michel Henry, l'intuition est la propriété que possède la vie de se sentir elle-même hors de toute idée.
    C'est là que je me retrouve. Toujours cette projection vers un accord absolu avec la Vie. Il ne s'agit pas d'un cheminement volontaire mais d'une offrande de l’Énergie vitale lorsque l'humilité me fait accepter l'idée que je ne suis pas le Maître de mon existence mais que je peux être le Maître de ce que la Vie me propose.

      Le destin se nourrit de la logique du hasard...
    Si nous ne parvenons pas à établir une vision claire de l'existence, c'est peut-être parce que nous sommes conditionnés à mettre en opposition plusieurs "interprétations"...Dans un registre scientifique, dans un regsitre religieux, dans un registre spirituel, dans un registre nihiliste. Ou pire que tout, dans une indifférence totale...
    Le libre arbitre consiste peut-être tout simplement à reprendre sa liberté de penser et rien d'autre...
    Une liberté d'âme...

  • Grève de la faim

    Réforme des rythmes scolaires : la maire de St-Médard-en-Forez annonce son intention de faire une grève de la faim

    Evelyne Flacher est en colère. Contre l’État, « qui ne nous entend pas, nous les opposants à la réforme des rythmes scolaires ». Comme le ministre de l’Éducation nationale, Benoit Hamon « qui menace les maires qui n’appliqueront pas la réforme de condamnation ».

    L’élue de la petite commune de 976 habitants a  annoncé, ce mercredi 25 juin, à la fin du conseil municipal son intention d’entamer, une grève de la fin ce lundi 30 juin

    L’élue de la petite commune de 976 habitants a annoncé, ce mercredi 25 juin, à la fin du conseil municipal son intention d’entamer, une grève de la fin ce lundi 30 juin

    Mais aussi contre les médias « qui privilégient ceux qui appliquent la réforme » et contre le conseil d’État « qui n’a toujours pas donné de réponse à notre recours pour l’annulation du décret alors que pour Dieudonné, il n’a mis que quelques heures». 

    L’élue de la petite commune de 976 habitants a donc annoncé, ce mercredi 25 juin, à la fin du conseil municipal son intention d’entamer, une grève de la faim ce lundi 30 juin. « ce n’est pas un coup de tête, je vais m’installer devant la mairie, et le gouvernement va devoir se bouger car je suis un tout petit gabarit » prévient Evelyne Flacher

    A Saint-Médard-en-Forez où 13 enfants sont concernés par les nouveaux rythmes scolaires, les 11 élus du conseil municipal ont voté une délibération le 15 novembre 2013 sur la non-application du décret Peillon-Hamon.

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  • Lettre ouverte

    Lettre ouverte à Benoit Hamon

     Par  (Express Yourself), publié le 

    Monsieur le ministre de l'Éducation Nationale, je suis papa de deux petites filles et je découvre votre prose du 12 juin 2014, le courrier que vous venez d'adresser aux parents de France. 

    Tout d'abord, nous n'avons pas en commun la réussite de mes enfants. Comme parents responsables, c'est à mon épouse et à moi-même que revient le devoir de pourvoir aux besoins de nos enfants. Le vôtre est d'y concourir. 

    Votre courrier témoigne d'une profonde hypocrisie car nulle part vous n'y faites mention de l'expérimentation en cours. Les rythmes dont vous parlez n'existent pas encore et ils n'existeront pas avant trois ans. Par ailleurs, le propre d'une expérimentation n'est-elle pas d'être volontaire ? Or votre expérimentation nous est imposée à tous. De quel droit ?! 

    Sur ce point, la seule once de vérité que l'on puisse trouver à votre diatribe réside dans les cinq matinées travaillées. Est-ce un choix judicieux ? Vous l'affirmez en citant des études internationales. Pourtant, vous ne nous présentez pas ces études, vous ne les expliquez pas et nous devrions pourtant vous croire par la seule force de votre discours. Je m'y refuse ! 

    Imaginer que nous puissions boire vos paroles comme texte d'évangile ne peut être que le résultat d'un aveuglement. Ce doit être ce même aveuglement qui vous permet, devant l'Assemblée Nationale, lors des questions au gouvernement posées le 10 juin 2014, de vous ériger en juge. Vous y avez affirmé que tous les recours seront rejetés. Monsieur, vous n'êtes que ministre et si vous avez la possibilité de saisir la justice pour faire appliquer la loi, avez-vous le droit de préjuger du résultat de ces saisines ? 

    Quant à moi, j'ai bien l'intention de saisir la justice, si c'est possible et nécessaire, espérant ne pas être le seul, non pas pour réclamer un coup d'arrêt au changement mais pour demander que l'État remplisse ses devoirs envers la Nation. En effet, monsieur le ministre, l'inconsistance des décrets concernés va laisser bien des enfants sur le carreau. Vous vous êtes préoccupés du temps scolaire mais vous avez laissé de côté le temps périscolaire, fuyant lâchement votre responsabilité. 

    En conséquence un temps qui aurait pu être mis à profit pour gommer les inégalités va se réduire, dans bien des communes, à de la simple garderie. Le mercredi, jour ouvré autant qu'ouvrable, les enfants n'auront pas accès aux cantines scolaires et, parents, nous pouvons légitimement nous inquiéter pour la sécurité de nos enfants. Pourtant cette sécurité, lorsque nos bambins vous sont confiés, est un devoir de l'État ! Vous l'esquivez en faisant du mercredi, en dehors de la matinée de cours, un temps extrascolaire. Bien sûr, vous pouvez me rétorquer que c'est à moi de m'organiser mais de quels droits remettriez-vous en cause notre droit et notre devoir à travailler ? Comme parents, nous n'avons pas que le devoir d'instruire nos enfants ; nous avons également le devoir de les nourrir, de les vêtir et de les loger. Comme État, la France s'est d'ailleurs engagée à nous y aider de toutes ses forces. La faiblesse avec laquelle ce changement de rythme est conduit vous a fait ignorer la Convention des Droits de l'Enfant, traité international dont la France, je crois, est signataire. Relisez-là ! 

    À ce propos, je vous signale qu'à aucun moment, les enfants n'ont été consultés. Pourtant certains, c'est le cas d'une de mes filles, font preuve d'une maturité suffisante. En accord, avec les engagements de la Nation elle aurait dû, et je le suppose d'autres enfants avec elle, être entendue sur un sujet qui la concerne au premier chef. 

    Monsieur le ministre, la réforme de l'Éducation Nationale est une promesse de campagne de François Hollande, la seule que vous ne sauriez ignorer car elle engage l'avenir de la Nation, mais on ne peut réussir un tel chantier sans un engagement plein et entier. Le compte n'y est pas ! Et il est évident que le gouvernement essaye d'imposer un changement sans débourser les sommes indispensables. Vous promettez un fond d'amorçage de 50€ par enfant sur deux ans alors que le minimum serait de 150€ par enfant et par an. Et je parle bien ici d'un minimum car je dirais qu'il manque à cette réforme plusieurs millions d'euros, 1,5 milliards si j'en crois l'Association des Maires de France, d'un engagement concret et durable de l'État. Où sont-ils ? Que faites-vous de notre Constitution qui vous impose pourtant le devoir suivant ? 

    Article 13 du préambule de la Constitution de 1946 : La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'État. 

    Mais qui suis-je pour interpréter notre Constitution ? Un simple citoyen qui comprend à sa lecture que votre obligation ne s'arrête pas à l'enseignement mais s'étend à tout ce qui y concourt. 

    Monsieur le ministre vous tentez de nous rassurer en affirmant que " les équipes académiques ont travaillé, dans chaque commune, main dans la main avec les enseignants, avec vos représentants et avec les élus locaux pour que la modification des temps scolaires se fasse dans les meilleurs conditions ". Si vous le croyez vraiment, c'est qu'on vous a menti. À chacune des réunions auxquelles j'ai participé, dans le canton de Fayence, nous étions seuls. N'étaient présents que les enseignants, la mairie et les parents ; vos équipes académiques ont été inexistantes ! Elles se sont bornées à transmettre vos directives et celles de votre prédécesseur sans jamais participer activement à la mise en place des nouveaux rythmes. De fait, se sont la crainte et la défiance qui se sont immiscées entre les Français alors que vous auriez dû les unir. 

    Monsieur le ministre en écrivant cette lettre et en la diffusant mon but n'est pas d'arrêter toute réforme car, c'est une évidence pour beaucoup, la France et son système d'enseignement en ont bien besoin. Mon objectif est de réclamer que l'État et le gouvernement dont vous faites partie prennent toutes leurs responsabilités sans en esquiver aucune. Il y va de mes enfants, de ceux de mes amis, de ceux de mes voisins, de ceux de chaque Français. 

    Monsieur Hamon, il est grand temps pour ce gouvernement d'investir pleinement dans l'avenir du pays. 

     

    Gauthier Vranken 

    Papa et Représentant de parents 

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